Le devoir, 10 janvier 2006, Page(s) complémentaire(s)
w w w .1 e d e v o i r.c o m v 0 L .x c v I I XI 4 LE DEVOIR LE MARDI I 0 ,1 A X V I E R 2 O O I! 8 7 o T A X K S = l $ Aide occulte pour le NON Option Canada aurait dépensé 3,5 millions lors du référendum de 1995 CLAIRANDRÉE CAUCHY Le journaliste Normand Lester et son collègue Robin Fhilpot ont lancé un immense pavé dans la mare de la campagne électorale hier en publiant un livre sur les activités d’Option Canada (OC) lors du référendum de 1995, Les Secrets d’Option Canada.On y révèle que l’organisme, issu du Conseil pour l’unité canadienne et financé par Patrimoine Canada à la hauteur de 52 millions, a contrevenu aux lois québécoises en assumant des dépenses en pleine période référendaire.Selon une évaluation des auteurs, OC aurait ainsi environ dépensé illégalement 3,5 millions, en plus des cinq millions que le comité du NON était autorisé à utiliser pour la période du 1" au 30 octobre.Ils soulignent cependant qu’il est difficile de déterminer quelles dépenses étaient clairement sous le coup de la loi québécoise sur les consultations populaires.A la source de ce livre: une boîte récupérée par le journaliste Normand Lester dans les poubelles d’un centre commercial de la Rive-Sud en novembre, VOIR PAGE A é-, NON PERSPECTIVES La magouille ormand Lester et son compère Robin Philpot auront beau jurer que la coïncidence entre la parution de leur livre Les Secrets d’Option Canada et la deuxième paire de débats télévisés entre les chefs de parti était purement fortuite, personne n'en croira un mot.D’ailleurs, quelle importance, si le contenu est exact?On juge l'arbre au fruit et Option Canada fait partie du bilan libéral.Le mois dernier, M.Lester avait expliqué que la publication d’un de ses textes dans Le Devoir du 21 avril 2005 avait incité un informateur à le contacter et à lui offrir des documents qu'on croyait disparus.N’importe quel auteur ou éditeur aurait fait l’impossible pour publier au moment où l’impact serait le plus grand.De toute évidence, le coup a porté, si on en juge par la réaction de Jean Lapierre.Pour une fois, le lieutenant de Paul Martin au Québec semblait à court de farces plates en conférence de presse.Il en était réduit aux procès d’intention.Après les révélations de la commission Gomery, Les Secrets d’Option Canada ne fera peut-être pas grimper l’indice libéral beaucoup plus haut sur l’échelle de l’immoralité politique, mais ce rappel de la turpitude du PLC ne pouvait survenir à un plus mauvais moment L’émotion ne sera sans doute pas très grande au Canada anglais, mais, pour Gilles Duceppe, qui était menacé (le redite aiguë, c’est un véritable cadeau du ciel.A deux semaines du 23 janvier, Paul Martin n’a plus une minute à perdre à défendre l'indéfendable, mais il ne pourra pas y échapper.Il y a trop d’éléments troublants dans cette histoire pour que les libéraux se contentent de renvoyer le tout à l’enquête annoncée par le directeur général des élections du Québec ou à toute autre enquête qui pourrait être instituée à Ottawa.?Incapables de refaire le coup du bonhomme Sept Heures, qui leur avait permis de coiffer les conservateurs dans les derniers jours de la campagne de 2004, les stratèges du PLC ont choisi de jouer la carte de l’unité nationale.Ce faisant, ils se sont eux-mêmes placés dans l'obligation de répondre des méthodes qu'ils ont utilisées dans le passé.VOIR PAGE A 8: MAGOUILLE ¦ Autres textes en page A 3 ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux, page A 6 Michel David IRAK Annonces — B5 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Décès______B5 Économie— B 1 Éditorial-A6 Idées________A 7 Météo —_____B 4 Monde________A 5 Mots croisés B 5 Sudoku_______B4 Télévisioo B 7 CMiO* JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le journaliste Normand Lester (ci-dessus) et son collègue Robin Philpot ont dévoilé hier les preuves montrant qu’üption Canada a contribué au financement du camp du NON lors de la campagne référendaire de 1995.Les dépenses d’Option Canada CLAIRANDRÉE CAUCHY Dans leur livre intitulé Les Secrets d’Option Canada lancé hier, les auteurs Normand Lester et Robin Philpot révèlent, preuve à l’appui, que l’organisme financé par le gouvernement fédéral a payé plusieurs dépenses visant à favoriser le camp du NON en pleine campagne référendaire.La fameuse boîte de documents récupérée en novembre par le journaliste Normand Lester à l’arrière d’un centre commercial de la Rive-Sud recèle la majeure partie des factures adressées à Option Canada (OC) à l’automne 1995, ainsi que des copies des chèques émis et des extraits du grand livre comptable.Les documents cités étaient aupara- Liza Frulla Claude Dauphin Tony Mignacca Daniel Johnson vant introuvables aux bureaux de l’organisme et au ministère du Patrimoine qui l’avait financé.Voici quelques faits saillants de l’analyse de ces dossiers effectuée par les deux auteurs: ¦ La soirée de dévoilement des résultats référendaires du camp du NON a été payée par Option Ca- nada, au coût de 102 814 $.¦ ( )ption Canada a versé 13 674 $ à Pierre Pettigrew, à titre d'expert-conseil, «pour ses services de recherche, rédaction et conseil stratégique, pour la période du 1" septembre au 15 octobre 1995».On retrouvait dans la boîte de documents d’Option Canada une série de cinq textes d’opinion signés Dierre par M.Pettigrew dans La Presse Pettigrew cn septembre ainsi qu’un autre diffusé en octobre.¦ I jc conjoint de 1 iza Frulla, l’expert en communications André Morrow, a facturé 10 028 $ à Option Car nada pour ses services professionnels à l’automne 1995.L'actuelle députée de Jeanne-Le Ber était à VOIR PAGE A 8: DÉPENSES Débat des chefs en anglais Coup d’éclat de Martin Le premier ministre promet d’abolir la clause dérogatoire incluse dans la Charte ACTUALITÉS La médecine «branchée» coûte plus cher ¦ À lire en page A 4 HÉLÈNE BUZZ E TT I ALEC CASTONGUAY Le chef libéra] Paul Martin a créé la surprise, hier soir au débat des chefs en anglais, en promettant, s'il était reporté au pouvoir, de modifier la Constitution canadienne pour abolir la clause dérogatoire incluse dans la Charte des droits et libertés.Ainsi, plus jamais un gouvernement fédéral ne pourrait se soustraire à l’application de cette charte en vertu de la- quelle, par exemple, les couples homosexuels peuvent désormais se marier.•La première chose que mon gouvernement fera sera de retirer le droit du gouvernement de suspendre des droits contenus dans la Charte», a lancé Paul Martin au début du débat d’hier.La sortie avait été planifiée, puisque M.Martin l’a faite alors qu’il devait répondre à une question portant sur la corruption et les scandales.VOIR PAGE A 8: MARTIN THAIER AL-SUDANI REUTERS Patrouille de police dans les rues de Bagdad à la suite d'un attentat suicide qui a fait 28 morts hier.Des kamikazes visent le ministère de l’Intérieur ¦ À lire en page A 5 INDEX \ '5 11H i POUR LA LIBERTÉ OE LA PRESSE v.w t mmmk J ET 20 TEXTES D'ÉCRIVAINS En achetant le nouvel album de photographies de Reporters sans frontières, vous nous aidez a défendre les journalistes emprisonnés pour avoir simplement fait leur métier.EN VENTE MAINTENANT - 12,75 S N'attendez pas qu'on vous prive de ('information pour la défendre.El., .'t' .:il JACQUES NADEAU LE DEVOIR Stephen Harper, Gilles Duceppe, Paul Martin et Jack Layton, détendus, quelques minutes avant le début du débat des chefs, hier soir, k Montréal.« I 1 ACTUALITES Incendie à la prison de Kashechewan La mort de deux détenus aurait pu être évitée STEVE ERWIN Toronto — L’incendie qui s’est déclaré dimanche au pénitencier de la réserve autochtone de Kashechewan, en Ontario, et qui a causé la mort de deux détenus, aurait pu être évité si les gouvernements avaient réagi aux appels réclamant l’amélioration des installations, ont affirmé hier des observateurs.Læ commissaire aux incendies de l’Ontario et des policiers provinciaux se sont rendus dans la réserve isolée, située le long des rives de la baie James, afin de faire enquête sur les causes de l'incendie au cours duquel un policier autochtone a également été blessé.Les autorités n’excluent pas la possibilité que l’incendie ait été d’origine criminelle.Néanmoins, les responsables de la réserve et des politiciens affirment que les gouvernements fédéral et ontarien étaient depuis des années au courant des conditions de détention déplorables régnant dans cette prison, un ancien immeuble transformé en installations poli-àères.«Nous ne permettrions pas que des postes de police soient dans un tel état ailleurs», a affirmé le député néo-démocrate provincial Gilles Bisson.«Il y a des normes à respecter.Pourquoi ne les respectons-nous pas dans ces collectivités?» M.Bisson, qui se trouvait à Kashechewan au moment de l’incendie, a affirmé que le poste de police n’était «pas du tout fonctionnel».Les serrures des cellules ne fonctionnaient pas et nécessitaient un cadenas.Le poste ne comptait en outre aucun avertisseur d’incendie ou système de gicleurs.Le chef de la réserve, Leo Friday, a fait savoir hier que les victimes étaient Ricardo Wesley et Jamie Goodwyn, tous deux dans la vingtaine.Presse canadienne MAGOUILLE SUITE UE LA PAGE 1 Si l’affaire est embêtante pour M.Martin, elle risque de l’être plus encore pour certains de ses ministres engagés dans des luttes très serrées, notamment Pierre Pettigrew dans Papineau et liza FruÜa dans Jeanne-Le Ber, qui n’étaient pas sortis trop égratignés par le scandale ses commandites.M.Pettigrew avait été assermenté comme ministre de la Coopération internationale, responsable de la Francophonie, à peine une semaine avant la réunion du cabinet Chrétien qui avait esquissé les grandes lignes de ce qui allait devenir le programme des commandites, les l"r et 2 février 1996.11 pouvait donc plaider l’innocence, à tout le moins dans la genèse des commandites.On apprend maintenant qu’il avait accepté, à l’insu de tous, des honoraires de 12 000 $ d’Option Canada pour la rédaction d’une série d'articles publiés dans La Presse, entre le 26 et le 30 octobre 1995, dans lesquels il expliquait notamment que le projet souveraineté présenté par le gouvernement «risquerait de nous ridiculiser à travers la planète».Les intellectuels stipendiés par le pouvoir sont monnaie courante, mais le genre demeure toujours aussi méprisable.?Députée de Marguerite-Bourgeoys à l'Assemblée nationale, liza Frulla avait parfaitement le droit d’agir comme vice-présidente du comité du NON en 1995, et elle n’a fait le saut sur la scène fédérale qu’en 2000.Il est cependant très gênant d'apprendre que son conjoint, le publicitaire André Morrow, avait facturé plus de 10 000 $ à Option Canada pour des services rendus avant et pendant la campagne référendaire.Cette fois, il ne s'agit plus simplement des mécréants d’Ottawa, qui ont perverti la démocratie québécoise avec leur argent sale.Le plus grand intérêt du livre de Lester et Philpot est peut-être de démontrer que les responsables du NON à Québec ont sciemment accepté que le gouvernement fédéral magouille pour contourner les règles de financement édictées par l’Assemblée nationale.Certains en ont même profité.Remarquez, on s’en doutait un peu.En mars 1997, le chef du PLQ et président du comité du NON, Daniel Johnson, avait déclaré formellement à The Gazette qu’il ignorait tout des activités d’Option Canada.«Je n 'ai jamais entendu le nom.Je Tai appris dans les journaux.Je n'ai aucune idée de qui il s'agit, de quoi, d’où, de quand, ni de pourquoi.» Comment l'en blâmer?Même le président d’Option Capada.Claude Dauphin, n’en avait aucune idée! A l’époque, The Gazette avait découvert qu'il y avait eu pas moins de 65 appels interurbains entre le comité du NON et Option Canada durant la période référendaire.Il s’agissait sûrement de faux numéros! 11 est toujours étonnant de constater à quel point les gens se parient peu au sein d'une organisation.Ainsi, le conjoint de la vice-présidente du comité du NON touchait des honoraires d’un organisme dont le président du même comité n’avait jamais entendu parler.11 est vrai que les couples ont aussi leurs petits secrets.M.Morrow n’avait sans doute rien dit à sa douce moitié! Il va sans dire que Jean Charest ne savait rien non plus.Sinon, vous pensez bien qu’il n'aurait jamais nommé l’ancien directeur général du Conseil de l’unité canadienne.Jocelyn Beaudoin, au poste de délégué général du Québec à Toronto.Son nom revient à plusieurs reprises dans le livre de Lester et Philpot Au terme de l'enquête sur Option Canada qu'il avait menée il y a huit mis.l'ancien directeur général des élections, Pierre-F.Côte, avait conclu que M.Beaudoin était «le personnage le plus obscur» de cette déjà ténébreuse histoire.L’enquête que vient d’entreprendre son successeur permettra peut-être de dissiper cette ombre mdavidtjiJede voir, com SUITE DE LA PAGE 1 contenant la majeure partie des documents comptables de l’organisme, dont 688 chèques émis, de nombreuses factures et le grand livre comptable.Production d’affiches, publicités, groupes de discussion, sondages, «bénévoles» payés, recherches commanditées, on retrouve dans le livre une description détaillée des dépenses assumées par Option Canada, dont plusieurs alors que la campagne électorale battait son plein et qu’elles auraient dû être assumées par le camp du NON.Option Canada a même payé quelque 100 000 $ pour la soirée du NON du 30 octobre au Métropolis.«Cela semble être un peu la genèse [du programme des commandites].On retrouve une partie des mêmes suspects déjà dans Option Canada qui se sont retrouvés dans les commandites», a affirmé Normand Lester.En effet, les noms des firmes BCP, Everest, ou encore de l’organisateur politique Tony Mignacca cités lors de la commission Gomery figurent sur les factures payées par Option Canada.Les auteurs égratignent sérieusement les libéraux, dont au premier rang Paul Martin lui-même qui avait embauché le président d’Option Canada Claude Dauphin après que The Gazette eut révélé en 1997 l’existence d’Option Canada.«Paul Martin nous a dit vendredi que l’argent avait été dépensé selon les règles.Il se trompe et nous trompe gravement.Cela n’a pas été dépensé selon les règles du gouvernement du Canada.On n’accorde pas une subvention de 5,2 millions pour la dualité linguistique pour la dépenser de façon secrète dans une campagne démocratique», a lancé Robin Philpot, qui réclame une enquête publique du Directeur général des élections du Québec.Le DGE recevra d’ailleurs une copie des documents contenus dans la mystérieuse boîte, dont les originaux seront transmis à la vérificatrice générale, comme M.Lester l’avait promis à sa source.Déjà, à la suite des appels des deux auteurs.Patrimoine Canada a pris contact en décembre avec la GRC qui évalue la pertinence de mener une enquête.Au bureau de la vérificatrice générale, on précise que des recherches avaient été amorcées en 1997, à la suite d’une vérification interne au sein de Patrimoine Canada, mais que le manque de documents n’avait pas permis de la conclure.On évaluera à la lumière des nouveaux documents s’il y a matière à l’entreprendre de nouveau, précise la porte-parole Isabelle Serrurier.Le DGEQ a quant à lui déjà indiqué qu’il mène- SUITE DE LA PAGE 1 l’époque députée du Parti libéral provincial et vice-présidente du Comité du NON.¦ Le président d’Option Canada, Claude Dauphin, qui affirme n’être qu’un «président honoraire», a reçu 21156 $ d’Option Canada pour services rendus, à raison de 3200 § toutes les deux semaines, pour la période allant du 15 septembre au 15 décembre.¦ L’actuel représentant du Québec à Toronto nommé par Jean Charest en 2005, Jocelyn Beaudoin, qui a auparavant été p.-d.g.du Conseil pour l’Unité canadienne de 1969 à 2004, a lui aussi reçu des honoraires d’Option Canada, soit 24 000 $, pour la période s’échelonnant du 1" septembre au 31 décembre 1995.¦ Une cinquantaine de personnes ont signé des contrats pour être «animateur pour la formation des citoyens sur les institutions canadiennes au nom d’Option Canada», pour un total de près de 300 000 $, pour la période s’échelonnant du l" septembre au 31 oc- MARTIN SUITE DE LA PAGE 1 11 en a remis plus tard, lorsque l’animateur a demandé à chacun des chefs s’ils seraient prêts à utiliser cette fameuse clause pour déroger au récent jugeaient de la Cour suprême permettant les clubs échangistes.M.Martin a alors demandé à Stephen Harper de se prononcer et de dire s’il serait d’accord pour abolir la clause dérogatoire une fois pour toutes.Stephen Harper ne s'est pas fait prier.«Il y a un danger à dire que les tribunaux auront toujours le dernier mot indépendamment de la volonté du Parlement, tout comme il serait dangereux de dire que le Parlement devrait toujours avoir le dernier mot.» M.Harper y est allé de sa propre promesse concernant la Charte des droits et libertés en indiquant qu'elle était incomplète.«/J devrait y avoir des droits de propriété dans la charte».a-t-il déclaré.Gilles Duceppe n’est pas demeuré en reste, rappelant que les valeurs «évoluaient» et que.si cela n'avait pas été le cas, l’homosexualité serait peut-être encore interdite de nos jours.Tout le Canada anglais avait les yeux rivés sur le chef conservateur, hier soir, à l'occasion de ce dernier débat en anglais à Montréal.En fulgurante progression dans les intentions de vote, tlirtant même avec un gouvernement majoritaire.Stephen Harper avait toute la pression sur ses épaules, alors que Paul Martin se devait d'offrir une performance remarquée pour freiner sa chute, ce à quoi devait servir cette sortie sur la Charte.En outre.Paul Martin était beaucoup plus agressif, cherchant à déstabiliser son adversaire conservateur.Il a soutenu que Stephen Harper ramènerait le pays vers le déficit s’il appliquait son plan et a rappelé qu’il voulait annuler la toute nouvelle entente avec les provinces sur les garderies.«La question de ce débat est: que i>eut-il couper d'autre?Il doit nous le dire.» Il lui a aussi reproche de ne pas comprendre que «les Etats-Unis simt nos wisins.ils ne sont pas notre pays»., M.Harper a assené quelques coups en retour.À propos de l’enquête de la GRC qui a ete ouverte sur NON rait une enquête.Le délai de prescription de cinq ans ne lui permettra toutefois pas d’entreprendre des poursuites.Outre Paul Martin, les auteurs mettent aussi dans sur la sellette les députés liza Frulla et Pierre Pettigrew.La première, alors députée au provincial et vice-présidente de la campagne du NON, ne pouvait pas ignorer l’existence d’OC, selon Lester et Philpot, parce que son conjoint André Morrow a adressé des factures totalisant plus 10 000 $ à l’organisme.Pierre Pettigrew se serait quant à lui fait payer 13 674 $ pour agir à titre d’expert-conseil.Il a d’ailleurs signé six textes d’opinion dans La Presse sur les sujets de ces recherches, précisent les auteurs.Philpot et Lester soutiennent qu’il était difficile d’ignorer les activités d'Option Canada chez les responsables du camp du NON, ciblant ainsi la députée Lucienne Robillard, qui représentait le PLC au comité du NON, Jean Charest qui représentait le Parti conservateur, Liza Frulla (dors vice-présidente de la campagne) et Daniel Johnson qui présidait le comité.«Ils ne peuvent plus plaider l’ignorance», a argué Robin Philpot «Il y a eu de la coordination [entre le comité du NON et Option Canada].Qui décidait d’envoyer les factures au comité du NON ou à Option Canada.C’est pour cela qu’on veut avoir une enquête publique pour forcer les gens à répondre.Nous, on ne peut forcer ces gens-là.On leur téléphone, ils nous raccrochent la ligne au nez», fait valoir M.Lester.Ce dernier s’est moqué de l’ignorance de Claude Dauphin, actuellement membre du conseil exécutif de la Ville de Montréal, qui disait ne pas savoir comment les fonds étaient dépensés.«Un président honoraire en général n’est pas impliqué aussi directement», note M.Lester en soulignant que M.Dauphin facturait «avec diligence 3200 $ toutes les deux semaines pour ses services».C’est le même scénario pour l’ancien p.-d.g.du Conseil de l’unité canadienne, Jocelyn Beaudoin, aujourd’hui délégué du Québec à Toronto, qui a touché quelque 24 000 $ au cours de l’automne 1995, alors qu’il prétendait ne plus être lié à OC depuis sa fondation en septembre.La majeure partie des sommes citées dans le brûlot est cependant allée à la firme BCP communication, pour la production d’affiches, de matériel promotionnel et de publicités.Chez BCP on niait formellement qu’Option Canada ait payé des factures pour des services rendus pendant la campagne référendaire.Lorsqu’on précise que certaines factures por- DEPENSES tobre (ce qui comprend la période référendaire).Parmi ces «bénévoles», répartis géographiquement sur le territoire, on trouve notamment Tony Mignacca, banni du Parti libéral après que la commission Gomery eut révélé qu’il était mêlé au scandale des commandites.M.Mignacca a reçu 10 500 $ d'OC.¦ La majeure partie de la caisse de 4,8 millions d’Option Canada a servi à payer des sendees rendus par BCP communication, soit 2 256 595 $.Le livre de Lester et Philpot présente plusieurs copies de factures émises en octobre pour des publicités, des campagnes d’affichage vraisemblablement diffusées après l'émission des brefs référendaires.Fait à noter, certaines factures ont été dans un premier temps adressées au Comité du NON et un autocollant portant Ten-tête d’Option Canada y a ensuite été apposé.¦ Option Canada a notamment payé BCP pour la production d’attaches en nylon destinées à poser des pancartes électorales pour 100 052 $, selon une facture datée du 4 octobre.¦ La firme CREATEC + a réalisé plusieurs sondages un possible délit d’initié émanant du cabinet du ministre des Finances, M.Harper a soutenu que le problème avec le gouvernement libéral était qu'«i7 doit toujours y avoir une enquête» avant d'aller au fond des choses.«Combien d’enquêtes criminelles ont cours dans votre gouvernement?», a lancé M.Harper à l’endroit de Paul Martin.Victime de cette course électorale serrée, Jack Layton a, de son côté, amorcé les échanges en soulignant que, «dans 14 jours, les gens auront un vrai choix et pourront faire un choix en faveur d’un changement positif».Pour le chef du NPD, il y a une troisième voie, entre la corruption libérale et les promesses en l'air des conservateurs, «celle du NPD».M.Lay-ton, coincé au milieu d'une lutte à trois en Colombie-Britannique et en difficulté dans certains endroits en Ontario, se devait de tirer son épingle du jeu.Il n'a donc ménagé aucun effort pour attaquer ses deux rivaux nationaux.Jack Layton a marqué quelques bons coups sur la question de la responsabilité ministérielle.Il a reproché à M.Martin de ne pas comprendre le concept.«Croyez-vous au concept de responsabilité ministérielle, M.Martin?Parce que c’est un concept fondamental dans notre système.» Gilles Duceppe, qui avait peu de points à marquer lors de cette confrontation en anglais, voulait tout de même offrir une bonne perfonnance.Victime lui aussi de la montée des conservateurs au Québec, le Bloc pourrait voir ses rêves de percer dans certaines circonscriptions à prédominance fédéraliste broyés par la perte de quelques votes au profit de Stephen Harper.11 était intéressant de noter à cet égard que M.Duceppe a souvent mis M.Harper et M.Martin dans le même panier.Sur les questions de la toi anti-briseurs de grève ou des diminutions d’impôts, il a rappelé que les deux partis partageaient la même position.11 a aussi réserve quelques flèches pour Stephen Harper, lui reprochant de favoriser ses intérêts politiques sur le dos de René Lévesque dont il évoque souvent la mémoire pour vanter son plan de responsabilité.Le chef du Bloc a lancé la soirée en soulevant l'af faire d’Option Canada.Il a soutenu que «les Québécois imt besoin plus que jamais de députes imputables à Ottawa».Comme les deux autres chefs, il s’en est pris à M.Martin et au Parti libéral pour les nombreux tent la mention «campagne référendaire» et étaient adressées dans un premier temps au comité du NON avant d’être réacheminées à Option Canada, le porte-parole de BCP, François Taschereau, fait valoir qu’il y a eu des «erreurs cléricales [sic]».D prend cependant bien soin de préciser que ce n'est pas la compagnie qui fournit les services qui contrevient le cas échéant à la loi québécoise, mais bien celui qui les paie et omet de les comptabiliser dans les dépenses référendaires.Réaction libérale Au Parti libéral, les Lucienne Robillard, Liza Frulla et Pierre Pettigrew se faisaient discrets hier, préférant envoyer au front le lieutenant québécois Jean Lapierre, qui n’a pas manqué de rappeler qu’il était «neutre et objectif» en 1995 puisqu’il travaillait dans le milieu des médias.Il remplaçait ainsi la ministre du Patrimoine canadien, Liza Frulla, qui a jugé bon de se récuser étant donné son rôle dans la campagne du NON en 1995.«U y a plus d’éditorial que de faits nouveaux [dans le livre].Cependant, je me réjouis de voir que les documents qu’on disait volés ont refait surface et que les autorités compétentes vont pouvoir les étudier et tirer leurs conclusions», a déclaré Jean Lapierre hier, soulignant que le paiement d’une facture en octobre ne signifiait pas nécessairement que le service ait été rendu en octobre.Arguant que Normand Lester réside dans sa circonscription et que son pointage indique qu’il n’est pas un «supporter libéral», Jean Lapierre a tenté de jeter le discrédit sur la démarche des auteurs.«Le timing est suspect.Ces gens-là se dépêchent pour produire ce livre et le diffuser le jour du débat.Ce n’est pas un exercice professionnel.Il y a même des doutes sur le fait que les documents auraient pu être volés», a -t-il déclaré.M.Lapierre a aussi réitéré la ligne de défense martelée la semaine dernière voulant que le gouvernement du Québec ait dépensé 25 millions en dépenses préréférendaires.En entrevue à Radio-Canada, Daniel Johnson a quant à lui nié catégoriquement avoir été mis au courant des activités d’OC.«J’ai un parcours d’une quarantaine d’années sans aucune anicroche et aujourd’hui on essaie de m’associer à ce qu ’on fait passer pour des infractions [.] à la loi sur les référendums.Tant que j’ai été député et chef de parti, jamais on n’a mené la barque autrement qu’en plein respect des lois référendaires et électorales du Québec», a-t-il soutenu.pour le compte d’Option Canada, d’une valeur de 44 442 $.Deux de ces trois sondages ont été menés après le début de la campagne référendaire.Le Groupe Everest a quant à lui tenu des groupes de discussion sur les «institutions canadiennes» les 2 et 3 octobre, pour la somme de 7122 $.¦ La firme de production vidéo Harvey Gagnon a envoyé deux factures le même jour, soit le 24 octobre 1995: la première à Option-Canada pour la production de matériel d’archive, au montant de 30 767 $, la deuxième au comité du NON pour le tournage d’un Vox Pop, pour 19 372 $.¦ Le Conseil québécois des gens d’affaires pour le Canada, qui a organisé un des plus importants rassemblements pour le NON, le 18 octobre, a reçu 343 760 $ d’Option Canada pendant la campagne référendaire.La facture précise cependant qu'on demande paiement pour des mandats réalisés en septembre.scandales affligeant leur gouvernement.Piqué, M.Martin a martelé que cette «campagne de salissage» devait cesser.«Assez, c’est assez Le juge Gomery a exonéré mon gouvernement.» Au moment de mettre sous presse, le segment du débat portant sur l’unité nationale battait son plein.M.Martin a dit que, pour être compétitif dans le monde, il fallait être regroupé et non divisé.M.Harper a reproché à son adversaire libéral d’avoir refusé un débat avec Gilles Duceppe sur la question nationale.«Un premier ministre de ce pays doit avoir le courage d'aller débattre de l’unité nationale au Québec.» Le PC en tête Le dernier sondage de la maison Strategie Council, publié hier dans le Globe and Mail, accordait au Parti conservateur une avance de huit points sur les libéraux (37 % contre 29 %).C’est la première fois que cette maison de sondage place les troupes de Stephen Harper en tête.Son enquête précédente, publiée exactement une semaine plus tôt, accordait 33 % des intentions de vote aux libéraux de Paul Martin et 31 % aux conservateurs.Le dernier Décima, effectué pour la Presse canadienne, place les conservateurs à 36 %, les libéraux à 27 % et le NPDà20%.La remontée conservatrice était à ce point importante que la firme Ekos, qui publie quotidiennement, dans La Presse et dans le Toronto Star, un sondage en continu.a décidé hier de ne pas dévoiler ses résultats craignant une erreur statistique.«Nos données sont si surprenantes qu’il serait irresponsable de les dévoiler à un moment aussi critique que l'aube d'un débat», a fait savoir le président dTAcos, Frank Graves.Ces résultats, s'ils s'avèrent permettent d’envisager un gouvernement conservateur majoritaire, a indiqué M.Graves.Même ce week-end, M.Harper a commencé à jongler avec la possibilité de diriger un gouvernement majoritaire.Au cours d’une discussion informelle avec les journalistes à bord de son avion de tournée, il a avoué que.selon lui, tout était encore possible.«Toits les scénarios sont encore possibles, a-t-il lâché.Alors, je dis à mes troupes de cesser ces petits jeux de prédire des gouvernements minoritaires ou majoritaires.» Le Devoir Le Devoir Avec la Presse canadienne Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.rue De Bleury.9* étage.Montréal (Québec), H3A 3M9 ED Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone 514-9853333 l'ai télécopieur 514-985-3360 IV courrier redaction uem, laval Envoi de publication - h/tregMtrenenf n* UH i Jül ifüj ( Munir**! Dépftl frgai BibtirAherjue nlumatr du Qurtxèç, ?f ê 9 B f» LE DEVOIR.LE MARDI 10 JANVIER 2006 LES SPORTS HOCKEY Les joueurs du Canadien auront besoin de souffle contre PAvalanche FRANÇOIS LEMENU Le Canadien va conclure la première moitié de sa saison en disputant la victoire à l’Avalanche du Colorado, demain soir, à Denver.Le Colorado, c’est loin pour livrer un seul match.La ligue l’a voulu ainsi et les joueurs de Claude Julien n’auront pas trop de deux entraînements pour s’acclimater à l’altitude des Rocheuses.L’équipe aurait pu quitter Montréal hier, mais la direction a plutôt choisi de partir ce matin.«J’ai joué à Sait ImUc City et je sais que deux entraînements suffisent pour s'accli- mater à l'air raréfié en altitude», a dit l’entraîneur du Canadien.11 faudra quand même de bons poumons puisque l’Avalanche demeure une équipe explosive à l’attaque malgré le départ de Peter Forsberg.«C’est une équipe talentueuse.C'est aussi une équipe qui marque des buts.L’Avalanche possède huit joueurs avec dix buts et plus.C’est une attaque aussi redoutable que celle des Sénateurs d'Ottawa.Les Joe Sakic, Alex Tanguay et Milan Hejduk se comparent très bien aux Dany Heatley, Daniel Alfredsson et Jason Spezza», lait valoir Julien.En fait, l’Avalanche ne compte que sept marqueurs de dix buts.C’est déjà quatre de plus que le Canadien.Le meneur est l’étonnant Marek Svatos.Le Tchèque a enfilé 22 buts et récolté 36 points, un rendement qui le place juste derrière Alexander Ovechkin et Sidney Crosby parmi les joueurs de première année.Sakic (22), Tanguay (22), lan Laperrière (13), Andrew Brunette (11), Hejduk (11), qui a raté six matchs, et Pierre Turgeon (10) sont les autres.Une confiance renouvelée Craig Rivet s’attend à une soirée occupée.«L’Avalanche a tou- te une équipe, dit le vétéran défenseur.Malgré tout son talent, l’Avalanche parvient à simplijier son jeu, surtout autour du filet.Cette équipe-là ne fait rien de spectaculaire.Mais c’est drôlement efficace.» Le Canadien se rend au Colorado animé d’une confiance renouvelée à la suite de sa belle victoire remportée contre les Sénateurs.«La victoire de samedi a redonné confiance à toute l’équipe.Et la confiance, c’est la chose la plus importante pour un athlète, a rappelé Rivet Pour l’emporter, nous allons devoir rester à l’intérieur du systè- me comme nous l’avons fait face aux Sénateurs», a-t-il ajouté.C’est le message que Julien entend livrer à ses joueurs avant de sauter sur la patinoire du Pepsi Center.«H faut neutraliser leur attaque, surtout en première période.Il faudra avoir la même approche et jouer comme on Ta fait samedi soir.» En l’emportant, le Canadien va conclure sa demi-saison avec une récolte de 46 points.Il en faudra au moins autant, sinon plus, en deuxième moitié, pour participer aux séries.Presse canadienne TENNIS Henin-Hardenne trop forte pour Hingis Sydney, Australie —Justine Henin-Hardenne a remporté la victoire 6-3, 6-3 contre Martina Hingis, hier, au premier tour du Tournoi de Sydney.Henin-Hardenne, qui est championne en titre de Roland-Garros, n'avait pas joué depuis octobre dernier alors quelle s’était étiré un tendon.Malgré tout, elle a été tout simplement trop forte pour la Suissesse.Hingis, gagnant*' de cinq tournois du Grand Chelem, a été tenue loin des courts depuis 2002 à cause de plusieurs ennuis physiques.Elle a remporté trois matchs la semaine dernière lors du Tournoi Gold Coast, son premier depuis trois ans.Il s’agissait pour Hingis de son premier match contre une joueuse classée dans les dix premières au monde.Hingis a été brisée d’entrée et n’a pas pu contenir les attaques de la joueuse Belge sur son faible deuxième service.Plus tôt, la Chinoise Li Na a remporté la victoire 6-4, 6-1 contre l'Italienne Flavia Pennetta, tombeuse d'Hingis lors des demi-finales au tournoi Gold Coast la semaine dernière.Francesca Shiavone a battu la Japonaise Ai Sugiya-ma, 6-1,6-2.Associated Press Un imposteur dérange le déroulement de l’entraînement du Tricolore L’inconnu avait fait ses devoirs avant d’affronter Théodore FRANÇOIS LEMENU Les joueurs du Canadien ne s’attendaient pas à découvrir «un nouveau coéquipier» lors de l’entraînement de l’équipe qui s’est tenu hier à l’auditorium de Verdun.Un imposteur, vêtu en joueur de hockey, a réussi à sauter sur la patinoire dq-rant l’entraînement du Tricolore.A l'étonnement de tous, entraîneurs, joueurs et journalistes compris, l’individu a pris sa propre rondelle pour diriger un tir inoffensif vers Cristobal Huet.Il a ensuite traversé la patinoire pour tenter de déjouer José TTiéodore.Celui-ci a harponné la rondelle, puis il a arrêté un second tir.L’homme de 28 ans, prénommé Raphaël, aurait aimé faire quelques passes, mais l’entraîneur Claude Julien s’est interposé en même temps que plusieurs joueurs.Finalement, l’intrus a quitté la patinoire sous le regard amusé des joueurs.Des policiers l’ont interrogé avant de le renvoyer chez lui.«Je voulais l’arrêter avant qu 'il se blesse, a expliqué Julien.Cest un comportement qu’on voit parfois au football.H m’a parlé et j’ai compris qu’il jouait au centre même si ses propos étaient incohérents.Je lui ai répondu à la blague qu’un centre droitier pourrait nous intéresser.» Ses devoirs Théodore a été aussi surpris que ses coéquipiers.«Je le voyais du coin de l’œil et je ne comprenais pas ce qui se passait avant qu’il se dirige vers moi, a raconté Théodore.77 s’est approché la tête baissée et je voulais juste lui souhaiter la bienvenue.fai harponné la rondelle pour lui rappeler de tenir la tête haute.À son deuxième essai, j’ai pensé quitter mon filet.Mais je suis resté en me disant qu’il avait eu le courage de sauter sur la glace.Il a alors essayé de me déjouer d’un lancer haut.Au moins, il avait ftiit ses devoirs», a ajouté Théodore avec un bon sens de l’humour.Craig Rivet a assisté à la scène prêt à intervenir si les choses devaient mal tourner.«Ça demeure toujours inquiétant sur le coup même si on en rit maintenant.On ne sait jamais à qui on a affaire.Il ne faudrait pas que (a se renouvelle», a prévenu le vétéran défenseur, qui n'a jamais été témoin d’un pareil incident depuis qu’il joue au hockey.Rivet en a quand même profité pour se moquer gentiment de Théodore.«Théo a effacé tous les doutes qu'on pouvait entretenir à son sujet.Il a bloqué les deux lancers», a-t-il ironisé.Alex Kovalev, quant à lui, a trouvé l’incident plutôt amusant «Je le voyais dans les estrades.Je suppose qu’il a attendu le moment propice pour sauter sur la glace.» L’individu portait un chandail blanc, comme celui du Russe.«Je le veux comme joueur de centre», a lancé Kovalev aux journalistes.Kovalev dit avoir vécu un incident semblable l’an dernier en Russie.«C’était durant un match et un spectateur a traversé la glace sur sa largeur.Je suppose qu’il voulait passer à la télé.Il avait dû être très rapide pour échapper à l’attention des agents de sécurité.» On peut penser que la sécurité sera désonnais renforcée à Verdun, le Canadien et la Ligue nationale ne voulant pas revivre une expérience similaire.Presse canadienne HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est 1 G P DPFBP BCPts Ottawa 28 9 3 167 97 59 Buffalo 27 13 2 13612456 Toronto 24 15 3 13713051 Montréal 19 15 6 11713144 Boston 16 19 6 12113138 Section Atlantique Philadelphie 27 9 6 15112760 N.Y.Rangers 23 12 7 12910653 New Jersey 20 18 5 12613345 N.Y.Islanders 18 21 2 12714938 Pittsburgh 11 21 9 11916331 Section Sud-Est Caroline 27 10 4 15112958 Atlanta 20 18 6 15815646 Tampa Bay 21 19 3 12713545 Floride 17 22 6 11514240 Washington 13 23 4 11215830 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Detroit 28 11 3 15611159 Nashville 26 12 3 13011755 Chicago 13 24 4 10614730 Columbus 13 27 2 9215028 St.Louis 10 24 5 10315025 Section Nord-Ouest Calgary 25 12 5 11210655 Vancouver 23 14 5 13813251 Edmonton 23 15 4 14013050 Colorado 23 17 3 15914149 Minnesota 20 19 4 12210744 Section Pacifique Dallas 28 12 2 14111058 Los Angeles 27 15 2 15312656 Anaheim 18 16 7 11611643 Phoenix 20 20 2 11912642 San José 18 16 5 12312341 Hier New Jersey 3 Philadelphie 0 Dallas 2 Minnesota 1 St.Louis au Colorado Los Angeles à Anaheim Aujourd’hui’ San José à Boston, 19h Calgary à N.Y Rangers, 19h Chicago à Washington, 19h Detroit en Caroline, 19h Phoenix à Ottawa, 19h30 Edmonton à Pittsburgh, 19h3Q N.Y Islanders à Nashville, 20h Toronto à Vancouver, 22h .Demain Nashville à Atlanta, 19h Pittsburgh à Columbus, 19h Philadelphie à Chicago, 20h30 Montréal au Colorado, 21 h Jeudi Los Angeles à Boston, 19h Phoenix à Buffalo, 19h Calgary à N.Y.Islanders, 19h Edmonton à N.Y.Rangers, 19h St.Louis en Floride, 19h San José à Ottawa, 19h30 Philadelphie à Detroit, 19h30 Washington à Dallas, 20h30 £ LE DEVOIR V A sol Melid cuba Varaplaya TOURS ¦ Æ O soi Patmeras '*;*•** 4 u TfiYP HABASA UBHU www.solmeliacuba.1 fi CE VOYAGE POUR DEUX COMPREND : Billets d'avion aller retour sur Cubans à destination de La Havane, quatre jouis formule tout-indus à l'hôtel Sol Patmeras Beach Resort â 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