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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2006-01-21, Collections de BAnQ.

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.> O N ?w w w .I (' il r \ o i r .r n ni ?LE DEVOIR 1 ¦ N ( ' I I \ Il ?LKS SA M I l> I I I D I M \ X ( Il I " I II ' 1 .1 \ X \ I KH iOOH ¦ .I s s .i \ \ Bleu.minoritaire ?Harper fait-il encore peur aux Canadiens ?iWM J.U ijl I S l.KIMl K I I UKVOIK CLAIRANDRÉE CAUCHY On prédisait une campagne électorale ennuyeuse, une copie carbone de celle de 2004.Les blasés ont eu tout faux.Contre toute attente, le Parti conservateur a pris la tête dès le retour des Fêtes, tant et si bien qu’il flirte au fil des sondages avec une majorité.Même le Québec semble vouloir introduire une nouvelle teinte de bleu au sein de sa députation.Qui l’eût cru?A 48 heures du scrutin, le suspense est encore intense.S’il devient de plus en plus certain que les Canadiens éliront lundi un gouvernement conservateur, un doute important subsiste encore quant à savoir si celui-ci sera majoritaire ou minoritaire.Un sondage Ipsos-Reid auprès d’un impressionnant échantillon de plus de 8000 Canadiens, publié en début de semaine, laissait entrevoir la possibilité d’une faible majorité, avec 38 % d’appui au PC, contre 26 % pour les libéraux, avec une marge d’erreur de 1,1 %.La firme de sondage prédisait qu’avec un tel résultat, le PC pourrait récolter jusqu’à 153 sièges, alors qu’il en a besoin de 155 pour obtenir la majorité.Ces derniers jours, d’autres sondages, effectués au moment où les supputations sur l’éventualité d’un gouvernement majoritaire allaient bon train, ont montré un très léger fléchissement de l’appui aux conservateurs.Quoi qu’il en soit, les intentions de vote en faveur des conservateurs continuent d’oscil- ler entre 36 % et 38 % selon les firmes de sondage, qui ne manquent pas d’ouvrage ces jours-ci.Si la montée des conservateurs est surprenante en soit, elle l’est encore plus au Québec.Tous les sondages indiquent que les conservateurs devancent maintenant les libéraux au Québec, grugeant à la fois des votes au Bloc québécois et au PLC.Une tendance qui semble surtout le fait des électeurs en région, à en croire les coups de sonde dans quelques comtés.Dernier blitz Les chefs ont entamé hier un dernier blitz de tournée électorale avant que les machines électorales prennent le relais dans les comtés pour «faire sortir le vote».Fort de sa percée potentielle au Québec, le chef conservateur a fait campagne hier dans les comtés chauds de l’Ontario, sur le thème de l’unité canadienne, que Paul Martin semble maintenant avoir délaissé complètement.«Ne vous y trompez pas, tous les votes en faveur du Parti libéral donnent des munitions aux bloquistes pour dire que le fédéralisme est corrompu.On ne peut pas avoir cela, on doit élire un nouveau gouvernement pour ce pays», a martelé Stephen Harper, en invitant à «défendre le Canada» en appuyant le Parti conservateur.Ironiquement, Stephen Harper entame le dernier droit de la campagne sur un thème que son rival Paul Martin tentait d’imposer avant les Fêtes en qualifiant VOIR PAGE A 10: BLEU Panique au culturel ¦ Le milieu craint de perdre la subvention promise au Conseil des arts du Canada ¦ Bev Oda est fort appréciée par les producteurs et les télédiffuseurs STÉPHANE BAILLARGEON PAUL CAUCHON La volte-face conservatrice au sujet du financement du Conseil des arts du Canada (CAC) suscite de profondes inquiétudes, tant au sein de l’organisme fédéral qu’auprès de sa clientèle.L’éventuelle adoption de critères politiques ou moraux pour guider les décisions de l’organisme subventionnaire ne rassure pas davantage le milieu culturel.«Les conservateurs sont en train de se dédire, note Simon Brault, vice-président du CAC.Je constate un changement dans les positions.C’est inquiétant.Il devient urgent que Stephen Harper prenne position.• Le PC a tenu des propos contradictoires depuis une semaine.La députée ontarienne Beverly Oda, porte-parole conservatrice en matière de culture, a d’abord affirmé à l’émission VOIR PAGE A 10 PANIQUE L’éventueUe adoption de critères politiques ou moraux pour guider les décisions du CAC ne rassure personne INDE X ¦M Actualités .AS Idées B5 mm 1 m&wmsmas****» ce SSBS ' ' " - .Annonces _ C 9 Monde A8 Avis publics „C8 Mots croiaés C 9 Bourse .C 4 Météo C 8 Carrières - C 6 Perspectives B 1 Décès .C9 -Cl Rencontre*.Sport» D2 C 7 » Éditorial _ .B 4 Sodoku D5 «God bless Canada» Pour les organisations de droite, la victoire de Harper serait un début et non un aboutissement JACQUES NADEAU LE DEVOIR Stephen Harper «God bless Canada»: c’est par cette expression pour le moins connotée que le chef conservateur Stephen Harper, en route vers la victoire lundi, termine plusieurs de ses discours en anglais.Malgré ces accents religieux américains, aucune organisation religieuse ou de philosophie conservatrice n’ose dire ouvertement qu’elle appuie le parti de M.Harper, bien que plusieurs candidats en soient issus.D’une part par stratégie: le parti a tout fait pendant la campagne pour museler cette portion de sa base.D’autre part parce que ces organisations ont l’ambition de construire au Canada un véritable «mouvement conservateur» qui maintiendra la pression sur le gouvernement pendant tout le mandat et au-delà.Selon elles, la victoire de Harper ne serait qu’un début et non un aboutissement ANTOINE KOBITAILLE En entendant «God bless Canada» dans la bouche de Stephen Harper, Clifford Krauss, correspondant du New York Times, a été intrigué.«Il est assez inhabituel — surtout au Québec, mais aussi ailleurs au Canada — d’entendre une telle chose chez vous», raconte Krauss, en poste depuis quatre ans dans notre dominion.«Vos politiciens parient rarement de Dieu ou de leurs croyances religieuses.Les églises sont de plus en plus vides et le mariage homosexuel a été légalisé.» Selon Krauss.qui suit la campagne électorale fédérale, Stephen Harper ose cette finale déiste pour plusieurs raisons: d’abord pour se distinguer des libéraux, «qu’on nimaginerait jamais dire une telle chose» Ensuite, il fait ainsi plaisir a «une partie de sa base» VOIR PAGE A 10: CANADA ÉLECTIONS 2006 Les batailles du Québec et de l’Ontario, les derniers soubresauts de la campagne, des commentaires et des analyses ¦ À lire en pages A 2, A 3, A 4, A 5, A 6, B 3, B 4, B 6 et C 1 BISMOTHtQUt QUÉBÉCOISE Hubert Aquin Prochain épisode fi * Roman de la révolution, de l’amour et du pays * 1L95 * www.livres-bq.com à I i i < LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JANVIER 2 0 0 6 ELECTIONS FEDERALES Harper n’a pas tout dit, martèle Duceppe • _ _ ¦ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les ministres Pierre Pettigrew, Liza Frulla, Jean Lapierre, Lucienne Robillard, Irwin Coder et Stéphane Dion ont rencontré la presse hier afin de mettre en garde les Québécois contre le changement qu’ils s’apprêtent à opérer à la direction des affaires de l’État.«M.Harper veut faire reculer l’horloge», a déclaré Jean Lapierre, qui doit batailler pour conserver son siège de député.La vision libérale de Papocalypse «Le vieux fond réformiste va refaire surface», prévient Jean Lapierre HOLLANDE PARENT Les électeurs canadiens ont beau avoir le goût du changement, ils devraient y penser à deux fois avant d’opter pour les conservateurs, dont ils ont toutes les raisons du monde de se méfier, ont averti hier sept influents candidats libéraux de la région métropolitaine.Les sept ministres du Québec, Lucienne Robillard, Stéphane Dion, Pierre Pettigrew, liza Frulla, Irwin Cotler, Jacques Saada et Jean Lapierre, ont tour à tour indiqué en conférence de presse ne pas être du tout surpris par l'appétit de changement des électeurs face au Parti libéral, en poste depuis 12 ans, mais ils ont aussitôt brandi les divers dangers qu’il y a à se défaire des libéraux.M.Lapierre estime que les électeurs risquent d’être renversés par la face cachée des conservateurs.des gens de droite à qui le chef Stephen Harper a imposé le silence.«Son agenda est un agenda de droite.II se retient.Ce n'est rien, là.M.Harper s’est calmé un peu pendant la campagne électorale, mais vous n’avez pas vu la vraie nature de Bernadette, quand il va enlever la muselière à ses candidats et candidates^, a lancé M.Lapierre.«Quand vous allez voir la vraie nature de Bernadette, il y a beaucoup d’éléments d’extrême droite, et le vieux fond réformiste va refaire surface», a-t-il averti.Pour Pierre Pettigrew, titulaire sortant des Affaires étrangères, il importe que «la politique étrangère canadienne ne soit pas faite par Washington, une perspective qui fait déjà saliver l'administration Bush», a-t-il dit Aux yeux de Stéphane Dion, ministre sortant de l’Fnvironnement, les électeurs ont le choix «entre la vision de Paul Martin et l’abdica- tion de M.Harper pour ce qui est de l’efficacité énergétique et la réduction des gaz à effet de serre».«M.Harper brûlerait ce plan [de Kyoto].Plutôt que d’investir dans des mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, il accorderait des baisses d’impôt», a avancé M.Dion, qui estime que «les gens doivent voter en pensant à Kyoto».Quant à l’ancien ministre de la Justice, Irwin Cotler, il a dénoncé les propos tenus par Harper relativement aux juges libéraux.«Voulons-nous un leader qui manque de respect quant à l’indépendance de la magistrature?», a-t-il demandé.Pour Liza Frulla, responsable de la Culture, «s’il est un secteur où les différences entre les libéraux et les conservateurs sont fondamentales, c’est bien celui de la culture».Il est clair pour elle qu’un gouvernement conservateur ferait fi des intentions libérales d’augmen- ter le soutien financier dans le secteur des arts et des lettres.Subirait le même sort, prédit-elle, la protection du contenu canadien, notamment par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), visant à maintenir la diversité culturelle face aux Etats-Unis.Aux journalistes de CBC et de Radio-Canada, elle a tenu à souligner l’intention de conservateurs de réduire le financement de la télévision publique en le ramenant à sa part de marché.Finalement, le lieutenant politique pour le Québec, Jean Lapierre, a résumé ainsi la situation: «L’appétit légitime pour le changement ne doit pas faire perdre de vue aux électeurs qu'ils ont le choix entre deux visions et deux systèmes de valeurs.M.Harper veut faire reculer l’horloge», a-t-il affirmé.Presse canadienne Du 7 au 29 janvier Des prix exceptionnels sur tous les articles en magasin V liM Ouvert les dimanches MONTREAL - 505, avenue du President Kennedy (514) 350-9070 OTTAWA - 22, rue York (613) 860-3273 TORONTO -101, rue Parliament (416) 366-3273 www.roche-bobois.com rochebobois COMMENCE A L INTERIEUR Loi 101, déséquilibre fiscal et présence internationale du Québec, le chef conservateur est sommé de préciser sa pensée LIA LÉVESQUE Québec — Pas de «chèque en blanc» pour Stephen Harper le janvier, martèle Gilles Duceppe.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a repris hier son idée voulant que le chef conservateur, Stephen Harper, demeure imprécis sur plusieurs de ses positions et engagements électoraux.Et M.Harper doit tirer le tout au clair d’ici lundi pour que les électeurs sachent à quoi s’en tenir avant de voter.«Je refuse de donner un chèque en blanc à Stephen Harper», s’est-il exclamé, alors qu'il faisait campagne dans la circonscription de Pontiac, en Outaouais, hier matin.M.Duceppe cite la question du déséquilibre fiscal — toujours pas chiffré par M.Harper —, la loi 101 et la place du Québec sur la scène internationale.Sur ces questions, dit-il, M.Harper n’a pas corrigé ses affirmations passées ou ne dit pas clairement ce qu’il fera.M.Duceppe a aussi déploré les prises de position de M.Harper sur l’accord de Kyoto et sur le boqclier antimissile américain.A Masson-Angers, dans le comté de Pontiac, M.Duceppe a visité l’usine Papier Masson.Les travailleurs présents l’ont bien accueilli, s’arrêtant parfois pour lui faire la conversation.Dans Pontiac, la candidate blo-quiste Christine Emond-Lapointe fait une chaude lutte au conservateur Lawrence Cannon, d’après des sondages.Et le Bloc espère aussi remporter des sièges ailleurs, en Outaouais, où il a d’ailleurs obtenu l'appui de la section régionale de l’Alliance de la fonction publique du Canada.«Nous avons de très bonnes chances d’effectuer une percée et ce serait une première.Et ça sera une première», s’est exclamé M.Duceppe.«Nos militants, nos bénévoles, nos partisans doivent faire sortir le vote.Je leur demande de donner tout ce qu’ils ont dans le ventre car les prochains jours seront déterminants»^ lancé le chef du Bloc québécois.Loi 101 Par ailleurs, M.Duceppe s’est montré insatisfait des réponses obtenues de Stephen Harper sur ses intentions par rapport à la Charte de la langue française.Jeudi, M.Duceppe avait ressorti des déclarations de M.Harper datant de 2002, dénonçant les «restrictions linguistiques» au Québec et le fait que l'organisme que M.Harper présidait en 1999 avait financé une contestation de la loi 101 devant les tribunaux.M.Duceppe avait ensuite demandé à M.Harper s’il était prêt à s’engager à ce que le gouvernement fédéral ne finance pas une éventuelle contestation de la loi 101.Hier, M.Harper a répliqué que, s’il est élu premier ministre, il respectera la compétence de l'Assemblée nationale.«Dans le passé, a-t-il dit le Parti conservateur a appuyé le projet de loi S-3 et nous avons insisté sur un amendement pour respecter la compétence du Québec.» S3 est une loi du Sénat qui per- JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Je refuse de donner un chèque en blanc à Stephen Harper» met aux communautés francophones et anglophones de poursuivre le gouvernement fédéral si la Loi sur les langues officielles n’est pas respectée.M.Harper a admis que la loi 101 a eu des effets positifs au Québec au fil des ans.«Mais ce sont des décisions de l’Assemblée nationale, pas du fédéral, et je dis depuis des décennies que je crois que le gouvernement fédéral ne doit pas intervenir dans les compétences provinciales.» Mais M.Duceppe est revenu à la charge durant la journée hier.«C’est bien beau de dire qu’on respecte les compétences du Québec, ça c’est une chose.Mais est-ce qu 'il s engage à ce que le fédéral ne subventionne pas des groupes qui vont contester la loi 101?Va-t-il faire indirectement ce qu ’il ne peut faire directement?» M.Harper a également été interrogé pour savoir s’il demanderait à ses éventuels ministres d’ap-prendre le français, deuxième langue officielle du Canada, s’il est élu lundi.«Evidemment, les deux langues officielles, c’est quelque chose d’important et c’est un grand avantage pour un homme et une femme politique au niveau fédéral.Je n’ai pas l’intention, à ce moment, de parler des choses d’un nouveau cabinet jusqu'à ce que je reçoive un mandat de la population», a répondu M.Harper.En matinée, dans un restaurant de la circonscription de Papineau, à Montréal, M.Duceppe avait rencontré plusieurs membres de communautés culturelles venus appuyer le Bloc.En après-midi, il accordait en rafale des entrevues à des médias de Québec.Presse canadienne Andrée JOLICOEUR Luce SAB0URIN TROUSSE DE DÉPANNAGE EN LECTURE 7 BOITIERS Cahiers - 9.95 f chacun Boîtiers 1.4.J S.7- 70S BoHms Z 3 (njuart ithchesr -9S S GUERIN, éditeur Itee (514) 842-3481_ Pour reoondre aux demandas das parents! des enseignants et des ortnaeédagogaes ER feule Dans toutes les librairies Les pnx sont indiques sous reserve de modrôcafcons.VllMZ AU P m « Vous str«2 charme par la splendeur du site •( des arbres centenaires qui orneront votre tutor jardin II1MÜK» BUREAU DES VENTES : 170, SHERBROOKE EST, MONTREAL / (SU) 849-7666 Lan au von : midi à 11k Sam tl dim midi ¦ 17k 0« Mtl www lHaMtawni*.» mit 4 » LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JANVIER 2 O O (i A A ELECTIONS FEDERALES Chasser les libéraux favorisera l’unité du pays, selon Harper Le chef conservateur doit expliquer pourquoi son entourage cache certains de ses candidats ALEC CASTONGUAY Toronto — C’est un Stephen Harper écartelé entre l’offensive et la défensive qui a entrepris la dernière fin de semaine de la campagne électorale hier, dans la région de Toronto.Multipliant les apparitions dans les banlieues libérales de la métropole ontarienne, le chef conservateur a lancé un vibrant appel à l’unité nationale, soutenant que chaque vote pour le Parti conservateur «est un message envoyé au reste du pays» et aux «séparatistes du Québec».Mais, comme la veille, Stephen Harper a dû s’expliquer sur les raisons qui poussent son équipe à cacher certains candidats controversés pour ne pas qu’ils parlent aux médias.Le Parti conservateur étant maintenant en avance sur le Parti libéral dans les intentions de vote au Québec, Stephen Harper affirme qu’il est la seule formation politique à pouvoir faire élire des députés dans toutes les provinces.D a d’ailleurs lancé un message sans équivoque aux Ontariens hier «Si les libéraux sont réélus, les scandales, les cachettes et les enquêtes vont continuer.Et ne nous y trompons pas, tous les votes en faveur du Parti libéral donnent aux séparatistes du Québec les munitions pour dire que le fédéralisme est corrompu.On ne peut pas avoir ça! On doit avoir un nouveau gouvernement pour ce pays», a-t-il lancé, répétant le même message en français.Selon le chef conservateur, le temps d’unir le pays est arrivé.«Je demande à tous les Canadiens de faire un vote qui envoie un message.Lundi, nous avons l’occasion de ramener ensemble l’Est et l’Ouest, les anglophones et les francophones, les villes et les campagnes, les nouveaux et les anciens Canadiens.Nous avons besoin d’un gouvernement positif qui regarde vers le futur», at-il dit Les troupes de Stephen Harper ont beau être solidement en tête à l’échelle nationale, la lutte est beaucoup plus serrée en Ontario, notamment dans les banlieues de Toronto, ce qu’on nomme le 905 en raison du code régional téléphonique.La caravane conservatrice s'y attarde depuis deux jours, alors que le départ vers l’ouest du pays est constamment retardé pour accorder le maximum de visibilité à Stephen Harper dans la province qui décidera de la couleur du gouvernement lundi soir.La campagne du PC augmente d’ailleurs le rythme, alors que Stephen Harper prononce des discours plus courts et plus fougueux dans trois ou quatre endroits différents par jour.Candidats invisibles Mais si le chef conservateur prenait l’offensive hier, il a par contre dû se défendre en point de pres- «Tous les votes en faveur du Parti libéral donnent aux séparatistes du Québec les munitions pour dire que le fédéralisme est corrompu » ANDY CLARK RKITLRS Le chef conservateur Stephen Harper autographie une affiche lors d’un arrêt h Mississauga.se, talonné par les journalistes au sujet des agissements de son équipe, qui empêche les médias de questionner certains candidats plus controversés lorsque la caravane passe dans leur coin.Jeudi, à deux reprises des candidats qui avaient fait des déclarations controversées dans le passé ont été tenus à l’écart prétextant des réunions importantes.Hier matin, c’était au tour d’un candidat de la région de Mississauga, au sud de Toronto, d'être poussé dans l’ascenseur de l’hôtel à l'arrivée des journalistes, même si aucune information ne laissait entendre que ce candidat était un quelconque extrémiste, contrairement aux pro-vie et aux anti-mariage gai de la veille.Sans compter qu'en après-midi, les journalistes ont appris que Stephen Harper était allé saluer sa controversée candidate pro-vie dans la grande région d’Ottawa, Cheryl Gallant lors d’un souper avec une poignée de militants dans un restaurant, et ce, sans permettre aux médias de le suivre.C’était samedi dernier, alors qu'un changement d'horaire en raison du mauvais temps a forcé le convoi conservateur à prendre une nouvelle route.L’autobus du chef a alors bifurqué vers le comté de Mme Gallant, alors que les véhicules des médias ont poursuivi leur route.Mercredi, le journal local publiait une photo couleur du chef et de la candidate, actuellement députée aux Communes.Le directeur des communications de Stephen Harper, Williams Stairs, a soutenu que le changement de dernière minute avait permis cet arrêt imprévu, sans préciser pourquoi les médias n’ont pas été invités pour l'occasion.Stephen Harper a soutenu qu'il ne cachait personne.«Les candidats font du porte-à-porte, ils parlent aux médias locaux et font campagne dans leur comté.Je suis très satisfait de leurs efforts», a-t-il dit Selon lui, les insinuations libérales que les médias reçoivent par courriel sur les candidats conservateurs montrent à quel point les troupes de Paul Martin n’ont rien d’autre à offrir.«Je pourrais passer le même temps à pointer certains de leurs candidats, a-t-il dit, faisant allusion à la trentaine de députés pro-vie et anti-mariage gai chez les libéraux./e pourrais même faire ça avec Paul Martin, qui a radicalement changé de position sur plusieurs sujets au fil du temps [mariage gai, entre autres).M.Martin attaque corn me ça parce qu'il ne peut pas offrir de vision positive pour le pays.Je ne pense pas que c’est ce que les gens veulent entendre.» De nouveau questionné sur l'avortement en raison des attaques soutenues des libéraux, Stephen Harper s’est fait plus ferme que jamais hier.«J’ai un mandat de mon parti obtenu en mars dernier, lors du congrès, de ne pas toucher à l'avortement.Je ne vais pas aller de l’avant avec ça.Un gouvernement conservateur n’encouragera pas et ne soutiendra pas de loi sur l’avortement.J’ai été clair là-dessus», a-t-il lâché.Le Devoir i — ¦ i Jack Layton WX.-Jr.**?- Layton veut policer les conservateurs LES P ERREAUX Vancouver — les néo-démocrates sont les seuls à pouvoir faire contrepoids aux conservateurs dans le prochain Parlement , a déclaré hier le chef Jack Layton, lançant un nouvel appel aux électeurs li béraux et à ceux de son propre parti qui sont moins convaincus.M.Layton a affirmé que seul le Nouveau Parti démocratique (NPD) est suffisamment fort et uni pour contrer les conservateurs de Stephen Harper, qui semblent sur le point de former le prochain gouvernement, après le scrutin de lundi.«Si vous voulez un contrepoids aux conservateurs dams le prochain Parlement, si vous voulez un député qui prendra la défense de vos intérêts et de ceux de votre famille, alors votez pour nous», a dit le chef du NPI).«Qui va vraiment faire contrepoids à Stephen Harper au Parlement?Un Parti libéral brisé et abattu?Je ne crois pas», a poursuivi M.Layton.11 a refusé de dire comment il pourrait travailler avec les conservateurs, mais il s'agissait de son plus rivent appel pour que les Canadiens donnent la ba lance du pouvoir à son ixirti, lundi.Cette position lui a échappé par un seul siège lors des élections de 2(XM, remporté par les libéraux.les conservateurs méritent peut-être un contrepoids aux yeux de M.1 avion, mais c’est le chef libéral Paul Martin qu’il a ciblé, hier, accusant ce dernier d’avoir été décevant.I !tilis;mt ses mots les plus durs, il a affirmé qui' M.Martin trompe les électeurs eu soutenant que les libéraux sont le seul choix possible.«M.Martin tente de commettre une nouvelle fraude libérale dans ces elections, en espérant que vous allez lui accorder une fiiis de plus votre vote», a dit M.lay ton, ajoutant que M.Martin tente désespérément de «sauver les meubles».Ivs libéraux ont un parti «en ruine» et ils seront trop occupés par leurs luîtes internes pour être efficaces dans l’opposition contre les conservateurs, a dit M.Layton.le chef du NPI) fait un dernier effort en Colombie-Britannique, où le scrutin de lundi déterminera le succès ou l’échec de la campagne néo-démocrate.Alors qu’une dizaine — ou plus — de circonscriptions pourraient être remportées par le parti, plusieurs des cinq sièges qu’il détient sont menacés.Presse' canadienne ' .s ÉCOLES PRIMAIRES Le jour, du 23 au 27 janvier En soirée, le 24 janvier de 19 h à 21 h " .ÉCOLES SECONDAIRES Du 20 février au 3 mars ILS IRONT LOIN.NOUS AUSSI.Pas à pas, nous accompagnons nos élèves sur le chemin de la réussite avec la ferme conviction qu'ils iront loin.Et nous aussi.L-tcile pobUqB*, unaftCtlB , équitable Commission scolaire de Montréal Détails sur i inscription: 514 5H6 6118, poste 6114 www.csdm.qc.ca/jlsirontloin Par un collectif d’auteurs Sous I* direction d* Jean-Marie DEBUNNE W "¦X y LA TRODITIOH JUIUE un Dieu qui lait alliance 64 pages - 0.30 S ÉTHIQUE ET CULTURE RELIGIEUSE AU SECOHUaiRE fSa/j c/cr/e fame - « \ oôseife Wij r fb/(/e*//wy/f (m iV> janoier 20% aw fotfte /a nuitH'/twufwc SÎmm te/tofM en inuenfuire L’AGENDA MODERNE, uye/u/a MIGNON, fix dcofnfjta, etc .(c/e/u/aa./)(//oü)x.artn/ex r/r /jura/// », rue>//- i/r /(> A ()() A NO À l'heure où les scandales et les coups d'éciat relatifs au dopage semblent de plus en plus fréquents, le journaliste Robert Frosi présente un ouvrage qui saura alimenter les discussions et susciter la réflexion.OOP! STOW de Robert Frosi LOGIQUES Les Editions LOGIQUES tiennent à Féliciter l'auteur et journaliste Robert Frosi d'avoir mérité le Prix du meilleur grand reportage sportif francophone dans b catégorie radio, lors du Festival international du journalisme francophone. LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JANVIER 2 0 0 6 A 4 ?ELECTIONS FEDERALES- JACQUES NADEAU LE DEVOIR MEURCOSEMENT.ICI, cest le BIOC François Grégoire •lABftiir» Ibefal Q Conservative Sand up iot C.made JACQUES NADEAU LE DEVOIR Halton Les batailles du Québec et de l’Ontario L’imprévisible société distincte La province déterminante KATHLEEN LÉVESQUE Le Québec constitue un terreau fertile pour un véritable suspense électoral cette année.Des luttes à trois ici, une division du vote fédéraliste là et un nouvel engouement pour les conservateurs pourraient modifier la carte politique du Québec.la croissance des conservateurs risque de faire perdre des plumes au Bloc québécois, qui pourrait toutefois se rattraper en gagnant des sièges à Montréal.Mais les sondages laissent entrevoir que le Bloc ne pourra pas atteindre son objectif de franchir la barre des 50 % des voix exprimées.C’est dans la région de Québec et ses environs que la montée des troupes de Stephen Harper pourrait d’abord se vérifier.le l’îirti conservateur (PC) présente Josét> Verner dans Louis-Saint-Laurent et Maxime Bernier dans Beauce.Des sondages CROP dans ces deux circonscriptions tendent à démontrer l’avance incontestable de ces deux candidats-vedettes.Mme Verner en est à sa deuxième tentative pour se 6dre élire.Après le scrutin de 2(X)4, elle s’est jointe au cabinet du chef conservateur.Quant à M.Bernier qu’en coulisses on destine déjà à devenir ministre comme son père l’a été dans le cabinet Mulroney, il était jusqu'à l’automne vice-président de l'Institut économique de Montréal.Les conservateurs pourraient également faire des gains dans lé-vis-Bellechasse avec le jeune ingénieur Steven Blaney, dans Lotbiniè-re-Chutes-de-la-Chaudière, où se présente un agriculteur jusqu'à tout récemment organisateur pour l’Action démocratique du Québec, et dans Mégnntic-L'Erable, où l’avocat Christian Paradis brigue les suffrages.Jonquière-Alma est également dans la mire du Parti conservateur.Selon un sondage UniMar-keting publié hier, l’ancien député conservateur Jean-Pierre Blackburn est en tête.Devant les résultats, le Bloc québécois a montré des signes de panique.A l’extrême ouest de la province, la circonscription de Pontiac est également ciblée par les conservateurs.C’est là que I awrence Cannon, ancien ministre de Téquipe de Robert Bourassa, se présente.M.Cannon est l’un des principaux porte-étendards des bleus.Cette semaine, M.Harper s’y est rendu et a indiqué qu'il avait besoin de M.Cannon dans son équipe ministérielle.Si l’appui aux conservateurs devait se révéler être une vague, peut-être faudra-t-il surveiller de près les comtés de Beauport, de Charles-bourg et de Louis-Hébert ainsi que, dans l’est du Québec, les circonscriptions de Rimouski-Neiget-te-Témiscouata-Les Basques et de Matapédia-Matane.Kn fait, les bleus fondent principalement leurs espoirs dans les régions semi-rurales et agricoles.A l’inverse, le Bloc québécois, qui risque d'écoper de la montée conservatrice en région, pourrait faire des percées importantes à Montréal.Les bloquistes visent à ravir aux libéraux les circonscriptions d’Ahuntsic, de Bourassa, d’Honoré-Mercier, de Jc:mnt-Ie Ber, de Papineau et même la très fédéraliste circonscription d’Outremont.Dans ces circonscriptions, le Bloc table sur l’appui au PC qui pourrait permettre de diviser le vote fédéraliste.Outremont suscite une attention particulière puisque le comté est détenu par le lieutenant politique de Paul Martin au Québec, Jean Lapierre.les adversaires sont de taille: l’ancien ministre péquiste Jacques Léonard pour le Bloc, le candidat-vedette des conservateurs Daniel Fournier et le coloré professeur Léo-Paul Lauzon, qui se présente sous la bannière du Nou- veau Parti démocratique.Tout au long de la campagne, le chef Gilles Duceppe a martelé qu’il n’y avait plus de château fort libéral Il a poussé jusqu’à prétendre que la circonscription du prepiier ministre Paul Martin, LaSalle-Emard, pourrait tomber entre les mains du Bloc.Les ministres libéraux Liza Frulla, Pierre Pettigrew et Jean Lapierre, ainsi que les députés Denis Coderre et Eleni Bakopanos font partie des objectifs premiers du Bloc.Les troupes de Gilles Duceppe souhaitent également faire une percée chez les communautés culturelles.Plusieurs candidats bloquistes sont d’ailleurs issus de l'immigration: Maria Mourani (Ahuntsic), Apraham Niziblian (Bourassa), Gérard Labelle (Honoré-Mercier) et Vivian Barbot (Papineau).Le Bloc québécois promet aussi une lutte serrée dans Brossard-La Prairie, où le ministre Jacques Saada tente de se faire réélire; Marcel Lussier y est candidat pour le Bloc.Le parti souverainiste croit également pouvoir fêter une victoire dans Gatineau (Richard Nadeau).En Estrie, le député libéral Denis Paradis pourrait mordre la poussière, laissant le Bloc québécois (Christian Ouellet) se faufiler entre fui et le conservateur David Marier.A l’ouest de Montréal, dans Vau-dreuikSoulanges, il faudra surveiDer si le vote fédéraliste se divisera comme en 2004 et pennettra la réélection de la députée bloquiste Meilli Faille.Le Parti libéral espérait remettre la main sur cette circonscription en y présentant l’ex-astronaute Marc Carneau.Iajs rares sondages régionaux réalisés au cours des derniers jours donnaient gagnant un seul candidat indépendant au Québec, et c’est dans Portneuf-Jacques-Cartier.L'ancien animateur de radio André Arthur bénéficierait d'iui appui massif de ki population.Le controversé polémiste propose aux électeurs de se faire plaisir en se débarrassant de la ^charogne».Le Devoir HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — L’itinéraire d’un chef en fin de campagne électorale en dit souvent davantage que ses discours.Ainsi, en sillonnant tous les deux la grande région torontoise, Stephen Harper et Paul Martin ont chacun envoyé un signal bien différent cette semaine.Le chef conservateur se sent suffisamment en confiance pour se risquer en territoire hostile alors que le leader libéral doit colmater les brèches.Encore une fois, les élections fédérales se joueront lundi en Ontario.Le premier ministre sortant a consacré deux précieux jours cette semaine pour visiter une série de circonscriptions du Sud ontarien.Dans cette course en autobus un peu folle, il a visité 11 comtés, dont neuf déjà représentés par des libéraux.Il s’est bien rendu dans trois circonscriptions remportées en 2004 à Tarraché, comme Trinity-Spr dina au centre-ville de Toronto, où son ministre Tony lanno devra encore se mesurer à Olivia Chow.Mais, en général, elles avaient été remportées par des majorités confortables de 6000 ou 7000 voix.En comparaison, Stephen Harper a eu l’audace de se rendre dans les centres-villes torontois et montréalais, où ses appuis stagnent, mais aussi dans les villes voisinant la métropole, comme Burlington, Kitchener et St Catherines, toutes dome nées par le PLC.Hier soir, M.Harper se dirigeait vers Withby-Oshawa, où M.Martin s’était rendu la veille.La députée libérale sortante, Judy Longfield, y a remporté son siège avec 5000 voix de majorité, mais elle fait face à un poids lourd: l’ex-ministre provincial conservateur Jim Flaherty.M.Flaherty a assumé des fonctions importantes sous Mike Harris et s’est même présenté à la course à sa succession.Sa participation à la «révolution du bon sens» de Mike Harris est l’arme la plus utilisée par les libéraux pour le discréditer.«J’étais ministre des Finances à l’époque du gouvernement Harris, a lancé Paul Martin devant les militants réunis dans le local électoral de Mme Longfield.Nous avons vu les dommages causés par Jim Flaherty et Mike Harris et nous ne laisserons pas Stephen Harper faire de même au Canada!» M.Flaherty se dit plutôt flatté par ces accusations.«On tente de me dépeindre comme le diable en personne avec des cornes.Mais ici, les gens me connaissent, alors ça les amuse plus qu’autre chose.» M.Flaherty s’est fait réélire aux récentes élections provinciales ayant porté les libéraux au pouvoir.Ces attaques le font d’autant plus rigoler qu’il connaît bien Paul Martin.«J’ai été ministre des Finances pendant qu’il était ministre des Finances et nous étions plutôt sur la même longueur d’onde, tentant tous les deux d’éliminer nos déficits et de réduire les impôts.» L’Ontario offre aux partis 106 sièges, soit un peu phis du tiers des 308 places à la Chambre des communes.À la dissolution du Parlement les libéraux en détenaient 74, les conservateurs 23, le NPD sept et deux indépendants — qui abandonnent la politique — avaient la balance.De tous ces sièges, 47 ont été remportés par une majorité de moins de 5000 voix.La tactique de peur fonctionne bien à Toronto-le-rouge, qui ha pas gardé un bon souvenir de Mike Harris.Les libéraux y détiennent 22 des 23 sièges.Le chef néodémocra-te Jack Layton se battra pour garder son siège tandis que son épouse tentera de réussir le même exploit dans la circonscription voisine.Les libéraux détiennent aussi pour ainsi dire toutes les circonscriptions de la première couronne torontoise.appelée le 905.Quelques-unes sont menacées, mais les libéraux y jouissent souvent de majorités confortables de près de 10 000 voix, comme dans les cinq comtés de Mississauga, les deux de Markam, Vaughan ou encore Oakville.S’ils devaient tomber à ces endroits, à peu près aucun siege n’est sûr pour eux dans la province en dehors de sa métropole.Les sièges libéraux plus fragiles se situent dans la deuxième couronne (le comté-baromètre de Guelph, Hamilton, Burlington, Barrie et Newmarket-Aurora, où se présente Belinda Stronach), de même que dans la pointe sud-ouest de la province.Les conservateurs ont déjà remporté plusieurs de ces sièges de la pointe sud-ouest (quoique avec de très minces majorités) et, avec les sondages qui les placent en avance.Us devraient rafler la balance, à l'exception de Windsor, dominée par le NPD.Des luttes à trois devraient se jouer dans les villes de London, de Hamilton et deThunder Bay.On assistera aussi à un combat de titans dans Parry Sound-Muskoka, en bordure du lac Huron.L’ex-ministre provincial conservateur Tony Clement tente d’y déloger le ministre fédéral de l'Agriculture, Andy Mitchell.M.Clement, lui aussi ministre sous Mike Harris, avait tenté sans succès de devenir chef du nouveau Parti conservateur fusionné en 2004.Il avait également mordu la poussière aux élections.S’U remporte enfin une victoire, sa place à un hypothétique cabinet Harper est quasi assurée.En entrevue, son adversaire libéral ne semble pas à l’aise de l’attaquer de plein front «H ne s’agit pas de se choisir un ministre, il s’agit de se choisir un représentant local», fait-il valoir.Une façon subtile de rappeler que Tony Clement a «magasiné» sa circonscription.En 2004, il avait tenté de déloger Collen Baumier dans Brampton West où elle trônait avec plus de 20 000 voix d’avance.Le Devoir Quel sera l’appui réel au Parti conservateur lundi soir?Quel rôle jouera la peur qu’entretient Paul Martin ?La passation des pouvoirs Une victoire conservatrice provoquerait un séisme à Ottawa ALEC CASTON GUAV Toronto — les éléments des d'une éventuelle passation des pouvoirs entre les conservateurs et les lé béraux demeurent le secret le mieux gardé de ki carte vine de Stephen Harper, qui hiisfal campagne hier dans ki métropole ontarienne.Toujours en tète dans les sondages, le chef du PC ne veut pas s’aventurer sur ce terrain glissant qui l’avait tait trébucher en 2004, alors qu’il avait évoque trop rapidement mie prise du pouvoir qui avait effrayé It's électeurs.«J'ai dit que nous senms prêts, peu importe le mandat que les citoyens veulent nous confier», répète sans cesse Stephen Harper.N’empèche, si certaines étapes sont incontournables dans tous les changements de gouvernement, même si les libéraux sont reportes à ki tète de l’Etat hindi, l’élection d’un premier gouvernement conservateur depuis 12 ans provoquerait un important séisme à Ottawa, Et h' Const'il privé est bien au fait de cette situation.Ce ministère des ministères, k'i où les grandes stratégies de l’Etat sont élaborées avec le premier ministre, est déjà à pied d’oeuvre depuis plusieurs jours.Les énormes cartables qui font état de ta situation du gouvernement dans tous les domaines imaginables sont prêts.Les programmes des partis politiques qui aspirent à former le gouvernement ont été soigneusement étudiés, question de pouvoir rapidement donner un coup de main au premier ministre.«Le rôle de la /onction publique est d'être prête pour n ’importe quel gouvememt'nt.en jonction du parti qui gagnera les elections», a expliqué Hali Gemon, porte-parole du Bureau du Conseil prive.Evidemment, si les troupes de Paul Martin remportent une victoire-surprise hindi, le tremblement de terri' à Ottawa n’aura pas lieu, surtout que les promesses libérales de cette campagne n’ont rien de spectaculaires et n'exigent pas de gros ajustements, fa's hauts fonctionnaires sont habitués île travailler avec It's differents ministres et un nouveau gouvernement mugi' entrerait en fonction comme on enfile de vieilles pantoufles.Une situation complètement inverse attend par contre la colline parlementaire si les conservateurs l’emportent, eux qui ont promis beaucoup de change-moils.que ce soit avec leur foi sur l’imputabilité tedera- fo, la réduction de ki TFS ou l’annulation de l’entente sur les garderies avec les provinces, entre autres.«Le volume de tntmil serait énorme pour les fimetionnaires.explique Nicole Tunnel, présidente de l’Alliance de la fonction publique fédérale.Il y a la révisùm des dtissiers, des mandats, la période dt' brei/àge.l'adaptatüm aux nou-velles politiques.Ce simt ch'gros changements.» Les étapes D'abord, si le PC accède au pouvoir, la première étape consiste à choisir une date pour que l'ancien et le nouveau premier ministre exécutent la passation des pouvoirs officiels.C’est également à cette occasion que le Conseil privé commence son travail avec le nouveau premier ministre.La premiere tâche importante consiste à nommer un nouveau cabinet Habituellement, cette obligation est remplie dans les dix premiers jours, mais cette fois, le depot du deuxième rapport Gomery.le 1 février, soit une semaine après les élections, pourrait forcer Stephen Harper — ou Fhul Martin — à agir phis vite, puisqu'une réaction sera attendue.les hauts fonctionnaires et le nouveau conseil des ministres se pencheront ensuite sur le discours du Trône, soit les grandes orientations du prochain gouvernement, qui seront dévoilées le jour de la rentrée parlementaire.Selon nos informations, un gouvernement conservateur rappellerait la Chambre des communes assez rapidement, soit vers la fin du mois de février, la preparation du budget 2tX)6 serait aussi au menu, lui qu'on prévoit pour la fin de mars, dit-on dans l’entourage de Harper.Entre la nomination du cabinet et le retour au travail des deputes, une rent' de changements devront s'effectuer si un gouvernement conservateur est porté au pouvoir, la nomination des personnes clés au bureau du premier ministre sera une étape importante.Le directeur de cabinet de Stephen Harper, lan Baxlie.pourrait ne pas être de retour si le nouveau premier ministre décide de mettre en place quelqu'un qui a une grande experience de l'administration pubfique, ce qui n'est pas le cas de M.Bredie.un professeur d’univwsàte.La selection du nouveau greffier du conseil privé, l’équivalent du sous-ministre du premier ministre et grand diet de la fonction publique, rera egalement une étape cruciale (voir texte du 17 janvier dans Le Devoir).Les conservateurs veulent avoir une personne de confiance qui aura une poigne fenne sur une fonction publique très identifiée aux libéraux.Le nom de Peter Harder, actuel sous-ntinistre aux Affaires étrangères, circule présentement pour occuper ce poste névralgique.Et comme Le Devoir le révélait mardi dernier, l’équipe du PC est à élaborer un plan pour assurer une certaine fluidité dans une fonction publique qui pourrait résister à une prise du pouvoir de la droite.Selon nos informations, après une allocution «positive» et «tournée vers les priorités conservatrices» prononcée devant la haute fonction publique, Stephen Harper accordera six mois aux sous-ministres pour rentrer dans le rang et faire leurs preuves, après quoi plusieurs pourraient perdre leur emploi si l'expérience n'est pas concluante.Mais cette semaine, Stephen Harper a voulu re faire rassurant envers la fonction publique.«On ne chambardera pas tout le lendemain des elections, a-t-ü dit en point de presse.Cest leur rôle [aux fimetionnaires] de donner leur opinion, mais aussi de suivre la volonté d'un gouvernement élu par la population.» Ensuite, l’équipe de Stephen Harper devra s'attaquer à plusieurs nominations, notamment un siège à la Cour suprême, mais egalement changer quelques postes importants, comme l’ambassadeur à Washington.Frank McKenna un libéral qui convoite la succession de Paul Martin.Pour effectuer tous ces changements, Stephen Harper devra s'entourer d’une équipé de transition efficace qui connaît les rouages de l'administration publique et qui a egalement un crû attentif sur le parti, question de bien combler certains postes.Déjà, des personnes de confiance comme lan Brodie.son chef de cabinet et T universitaire de Calgary et conseiller Tom Flanagan sont assurées de faire partie du cercle intime.Mais beats coup d’anciens pragressisteSKxmservateuis seront aussi consultés, eux qui ont connu l'expérience du pouvoir avec Brian Mulroney.La sénatrice et conseillère Maijory LeBreton.landen chef de cabinet de Mulroney.Derek Bumey.ainsi que Hugh Segal seront de l'équipe.Le Devoir ?inn YOUNG REITERS mm LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JANVIER 2 0 0 6 A ;> * ELECTIONS FEDERALES Les écologistes craignent les conservateurs Avortement: ce sera un vote libre, dit Paul Martin Le chef libéral avait pourtant dit que les députés devraient suivre la ligne de parti I Tïl M |t| | r«rr T-f iïtï ( HRIS WMTIIv Kl I II K' Paul Martin et son épouse Sheila marchent sur un quai à Saint John’s, Terre-Neuve.LOUIS-GILLES FRANCŒUR Les deux plus importants groupes écologiques de Montréal, Greenpeace-Québec et Équiterre, vont distribuer des milliers de tracts en fin de semaine pour inciter les Québécois à «voter pour la planète» hindi en s’informant d’urgence durant la fin de semaine sur les plateformes politiques des différents partis en lice.Cet appel des deux groupes, lancé hier en conférence de presse, vise tout particulièrement les jeunes, dont on craint la démobilisation dans ces élections alors qu’ils sont, du moins d’après les sondages, très majoritairement favorables à la protection de l'environnement Dans pe domaine, expliquait Laure Waridel, présidente d’Equiterre, l’absentéisme, «c’est endosser les opinions des partis qui vont prendre le pouvoir».Et comme les sondages envoient les conservateurs au gouvernement à moins d'un retournement de dernière heure de l’électorat les écologistes montréalais ont tenu à inciter tous ceux pour qui l’environnement est important à voter «selon leurs valeurs environnementales».Equiterre et Greenpeace ont cependant précisé que leur démarche ne se voulait pas partisane et qu'ils comptaient des membres de toutes les allégeances politiques.Mais il est vite apparu au cours de la conférence de presse d’hier que les deux groupes craignent pardessus tout l’élection des conservateurs.Steven Guilbeault, le directeur de Greenpeace, a raconté comment il a été impossible pour son groupe d’obtenir des réponses même élémentaires de ce parti au questionnaire qu’ils ont adressé au début de la campagne à toutes les formations pour évaluer leurs positions.«C’est l’absence de réponse des conservateurs qui nous inquiète le plus», devait-il dire, avant de lâcher, un peu plus loin au cours de la même conférence de presse, que ce silence inquiétant ainsi que les prises de position antérieures et au cours des élections dans le dossier des changements climatiques rendaient la plateforme conservatrice «inacceptable» du point de vue environnemental.Cependant s’il est évident que les priorités des envi-ronnementalistes $ont aux antipodes de la plateforme conservatrice, ni Equiterre ni Greenpeace n’ont indiqué la moindre préférence pour les quatre autres formations adverses.Greenpeace et le Sierra Club du Canada ont tenté au cours des dernières semaines d’évaluer la valeur environnementale des différents partis en lice.Dans les deux cas, les conservateurs arrivaient à la queue du classement.La grande différence entre les deux groupes résidait dans la cote accordée au Bloc québécois.Alors que le Sierra Club accordait l’avant-dernière place au Bloc parce qu’il «ne soutient pas un gouvernement fédéral firrt, élément essentiel à la protection de l’environnement au Canada», Greenpeace plaçait les verts, le NDP et le Bloc implicitement sur le même pied.Steven Guilbeault, qui travaille souvent avec le Sierra, a tenu hier à se démarquer de leur a priori fédéraliste à une véritable plateforme environnementale.D a rappelé que le Bloc avait notamment été un allié des plus engagés dans le dossier des changements climatiques, allant jusqu’à mettre sur pied une imposante coalition au Québec pour pousser dans le dos d’Ottawa Le Devoir SYLVAIN LAROCQUE Saint John’s, Terre-Neuve — Le chef libéral Paul Martin ne cesse d’accuser son adversaire conservateur Stephen Harper de vouloir restreindre le droit à l'avortement mais hier, il a dû reconnaître que son parti laisserait ses députés d’arrière-banc voter comme ils l’entendent sur cette délicate question.La position des libéraux est donc beaucoup plus semblable à celle des conservateurs que le premier ministre voudrait le reconnaître.En matière d’avortement, «on va faire exactement ce qu'on a fait dans toute la question du mariage gai», a déclaré M.Martin lors d’une conférence de presse à Saint John's.Une trentaine de députés libéraux ont eu la liberté de voter contre ce changement en juin 2005, de sorte que le gouvernement a eu besoin de l’appui des bloquistes et des néo-démocrates pour avoir gain de cause.Seuls les ministres avaient été obligés de voter en faveur du projet de loi.Paul Martin se contredit donc dans le dossier de ' l’avortement Plus tôt cette semaine, il avait dit qu’il «demanderait à tous les libéraux de voter» contre toute initiative visant à limiter ce droit Or une trentaine de députés libéraux s’opposent net au libre choix des femmes.Quoi qu'il en soit, la plate-forme conservatrice stipule clairement qu’un gouvernement Harper «ne proposera et ne soutiendra pas de mesure législative sur l’avortement».S’il arrivait qu’un député prenne sur lui de présenter un projet de loi d'initiative parlementaire sur le sujet, les députés et les ministres conservateurs seraient libres de voter comme bon leur semble.Les libéraux permettraient aussi un vote libre pour les simples députés mais imposeraient la ligne de parti aux ministres.Tirant toujours de l’arrière dans les intentions de vote, le chef libéral a laissé entendre ces derniers jours que Stephen Harper était prêt à nommer des juges conservateurs à la Cour suprême afin de restreindre le droit des femmes de se faire avorter.Hier, il a poursuivi dans la même veine.M.Martin a reproché à son adversaire de ne pas révéler son point de vue personnel en matière d’avortement.«Ça me rappelle quand [l’ancienne première ministre conservatrice] Kim Campbell avait dit qu’une élection n’était pas le moment pour avoir des discussions sérieuses sur les politiques publiques», a-t-il raillé.«La très grande majorité de son caucus et de ses candidats n’appuie pas le droit des femmes de choisir», a noté Paul Martin, qui refuse curieusement de prononcer le mot «avortement».«Une chose est claire: un Parlement avec Stephen Harper comme premier ministre ne fera pas tout ce qui est nécessaire pour protéger le droit des femmes de choisir pour elles-mêmes, a-t-U martelé.Les gens ont le droit de connaître sa position sur le sujet.» Vent tournant?Lors d’un discours prononcé devant quelques centaines de partisans bruyants dans un hôtel de la capi- tale terre-neuvienne, M.Martin a par ailleurs soutenu que M.Harper était «contre le développement régional», une question importante dans les Maritimes.A trois jours du scrutin, il a aussi assuré que le vent soufflait maintenant en sa faveur, reconnaissant que tel n’avait pas été le cas au début de la campagne.«On arrêtera Stephen Harper, a promis Paul Martin.Il perd déjà du terrain.Il en perd depuis quelques jours.Et nous faisons des gains très importants.» Le chef libéral s’est aussi défendu d’avoir moins parlé en français dans ses discours cette semaine.«Honnêtement, ça, c’est une question — vous allez m’excuser—qui est ridicule», a-t-il lancé aux journalistes.«Ia grande majorité de l’auditoire [à l’extérieur du Québec], ce sont des anglophones, a noté M.Martin.Mais laissezmoi vous dire: il n’y a personne qui va me dire que je ne parlerai pas français partout au pays.» 11 en a profité pour affirmer que «M.Harper s’est opposé à la notion d’un pays bilingue».Mais contrairement à l'avion de tournée des libéraux, celui des conservateurs offre un service dans les deux langues aux journalistes.Dresse canadienne Réginaïd HAMEL VUOEC 64 pages-10.95$ | CÉLÉBRITÉS % collection BiograotiiQue | CHARLES GILL Le poète le plus original après Helligan 784 pages-40.55 S Robert LAHAISE UNE HISTOIRE DU QUÉBEC PAR SA LITTÉRATURE.1914-1939 Risuimtlon des années 1814 à mi tilles sue perçues ear let cnentonnien.poêlai, romanciers et essayistes.Guerin, éditeur itée En üBnlE dans loiiies les liDraiNes (514)842-3481 Les prix sont indiqués sous réserve de modifications.176 pages - 15,95$ Guénn urjvertttjore r mlltenuu Par un collectif d’auteurs Sous la direction de Nadia ROUSSEAU SE FORIYIER POUR MIEUK SUPERVISER GUERIN, éditeur Itée (514) 842-3481 favoriser une supervision rentchie de la pntioue pèdRooeieue des luiurs enseignants.En uenie dans toutes les lldraines Les prix sont indiqués sous réserve du modifications Perfectionnez votre anglais ou votre allemand en I Perfectionnez votre anglais au CANADA ! devenant assistants de langue française en EUROPE! ¦ Étudiants universitaires INE, VIVEZ UNE EXPÉRIENCE QUI SORT DE L’ORDINAHÉ ET EXPLOREZ DE NOUVEAUX HORIZONS EN DEVENANT ASSISTANTES OU ASSISTANTS DE LANGUE A L'ÉTRANGER.Le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec offre des postes d’assistantes et d’assistants de langue française au Royaume-Uni, en Irlande ou en Allemagne.Fonction : soutenir le professeur de français pendant 12 heures en organisant des activités qui favonsent la compréhension auditive et l'expression orale auprès d'adolescents dont la langue maternelle n'est pas le français.Durée du séjour : de 8 à 9 mois selon le pays d’affectation Allocation : montant brut de 1 170 S à 1 500 $ par mois selon le pays d'affectation Le MEIS octroie aussi une aWocabon forfaitaire de 1 500$ pour couvrir les frais de transport et de déménagement PRINCIPALES CONDITIONS : • Étudier à temps plein dans une université québécoise.• Résider en permanence au Québec: • Être citoyen canadien.Date limite d'inscription : Pour le Royaume-Uni et ITrtande le vendredi 27 janvier 2006 Pour la Franc* et l’Allemagne le vendredi 10 Mvrier 2008 Consultez le site Internet du mmstère de l’ÉdwaOan.du Loisir et du Sport www.m«ls.90irv.qc .ci/dâic • Pour obtenir plus de renseignements • Pour vous procurer les formulaires d inscription: • Pour «rinaNre le nom de la personne responsable du programme dans «*re université laüàr t Sport Québec nn VOUS VOULEZ VIVRE UNE EXPÉRIENCE INOUBLIABLE ?AVEZ LE GOÛT DE VOYAGER?Faites connaftre votre culture tout en découvrant une culture différente et en taisant l'expérience d'un travail des plus intéressant Comment ?En vous I {anciennement connu sous le nom de Programme des moniteurs de langues officietlesXPMLO) Le travail de moniteur ou de monitrice de langue (assistant de langue) consiste a soutenir le professeur de tangue en organisant des activités qui favorisent la compréhension auditive et I eocprossnr orale auprès d'adolescents dont la langue maternelle n'est pas le français Ce programme s adresse plus particuliérement aux étudiants universitaires Date limite d'inscription : 15 février 2006 Pour en savoir davantage sur les programmes Odyssée et Accent, é suffit de visiter le site Wet> du Conseil des ministres de l’FducaOon iCanadaiau nttp /'www cmer.ca/olp/ ou de vous adresser • i H personne rasponsaPts de l'aide financiers aur étudiants dans votre éteMssement d'enseignement ou • i la direction régionale du mmottrede l’Éducation du Loieir et du Sport le plus procfle de chez vous tears è tempe «Mu : EnWon 19 S meure pov un tote de 17 SOP ( «wuf mois de Irtvte é raaen de 25 Usures par semmel Preprsuns Accent, ¦stetricui st meet- teas I tempe pteM : Environ KI rtieura.pour un tou de « 1501 PUR mme de Varan i rate» de S tains per tenaM) fis:- Latodr •« S#ort Québec ¦ n Baronet Denver SOLDE 9780, Sherbrooke Est, Montréal ¦ 514 352-3913 1 LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JANVIER 2 0 0 6 A 6 ?LES ACTUALITES* L’insoutenable légèreté de l’électeur Décrets: la CSQ envisage toujours de défier la loi Oil Courtemanche Je n’aurais jamais cru qu'un jour j’appellerais les citoyens à voter pour le Bloc québécois ou le Parti libéral.Mon premier engagement politique, j’avais 18 ans, fut envers le NPD, mais aussi et peut-être plus encore envers des hommes politiques de valeur, tels Michel Chartrand, Fernand Daoust, Charles Taylor, Tommy Douglas.C’était dans le temps où le président de la FTQ Louis Laberge comprenait, contrairement à Henri Massé, qu’un mauvais gouvernement pour le Canada était un mauvais gouvernement pour le Québec.Au provincial, comme on disait dans ce temps, j’avais travaillé pour René lévesque dans le comté de Laurier.Je rêvais d’un Canada et d'un Québec gouvernés par des progressistes, des gens d’équité et de solidarité.Ces gens-là sûrement s’entendraient.Ils le firent durant quelques années sous Pearson et Lesage, puis Johnson.Cela donna la Caisse de dépôt et l’assurance maladie, les programmes conjoints.Le Québec gagna beaucoup durant cette période.Quand le PQ apparut, j’en étais, mais je persistais à dire que nous étions encore dans le Canada et qu’il fallait se battre pour le meilleur Canada possible, même s’il fallait un jour en sortir.Alors, j’ai persisté, élections après élections, je votais pour David Lewis, pour Broadbent Je n’ai jamais voté autrement au fédéral que NPD.Et voilà aujourd’hui que j’encourage les gens à voter pour le Bloc ou le Parti libéral.Je me fous absolument du résultat, Bloc ou libéral, pourvu que ce ne soit pas conservateur.Il y a quelques années, la possibilité d’un gouvernement conservateur m’aurait attristé et déçu, mais, soyons franc, cette année elle me terrifie.L’ancien parti progressiste conservateur était une alliance de conservateurs économiques et de centristes sur les questions sociales.Comme le Parti libéral, c’était un parti pragmatique et réaliste déterminé à maintenir une certaine idée de la société canadienne.Rien de cela dans le parti de Stephen Harper.Jamais dans l’histoire politique canadienne contemporaine nous n’avons eu un parti politique aussi idéologique ment marqué à droite, convaincu qu'il faut radicale ment changer le Canada dans tous les domaines: dans sa politique étrangère, dans sa politique sociale et dans son approche environnementale.Ce n’est pas brandir des épouvanüüls que de comparer Stephen Harper à George Bush, ni caricaturer grossièrement le Parti conservateur que de le comparer aux républicains américains.C'est regarder la réalité en face.La base militante de ce parti et la majorité de ses députés sont constitués de gens religieux qui veulent imposer leurs valeurs morales à la société.Ce n’est pas sans raison que de nombreux Américains membres des mouvements pro-vie et de la fascisante National Rifle Association sont venus au Canada pour donner un coup de main à des candidats conservateurs.Comme George Bush, les conservateurs ne croient pas à des services sociaux publics et universels, comme les républicains, ils ne pensent pas que les changements climatiques sont provoqués par l’activité des hommes et ils considèrent le protocole de Kyoto comme une sorte de bêtise socialiste destinée à brimer le développement de l’entreprise privée.Comme George Bush, ils ne croient pas au contrôle des armes à feu et, malgré toutes les preuves du contraire, ils sont convaincus que seule une plus grande répression et des peines plus sévères peuvent diminuer la criminalité.Sur toutes ces questions, les Québécois sont en généra] plus progressistes que le reste du Canada et on aurait pu penser que cela nous immunisait contre ce virus qu’est le Parti conservateur.Eh bien non! Il a suffi d’une petite phrase sur le déséquilibre fiscal et d’un sourire de Teflon pour qu’en Beauce, au Saguenay et dans la grande région de Québec, une foule de bloquistes et de libéraux se mettent, comme des girouettes, dans le sens du vent de changement qui semblait s’annoncer dans le reste du Canada.Cette petite poigne de comtés qui pourraient balancer dans le plateau conservateur risquent bien de frire la différence entre un gouvernement minoritaire et un gouvernement majoritaire.L’immense majorité des Québécois étaient viscéralement opposés à la guerre en Irak, mais ces Québécois, pour le seul plaisir de changer de couleur, veulent nous donner un gouvernement qui aurait envoyé des soldats canadiens se faire tuer en Irak.Ils veulent nous donner un gouvernement qui limitera le droit à l’avortement et rescindera la loi sur les mariages gais.Sans réfléchir aux conséquences profondes de leur geste d'humeur, ils veulent nous donner un gouvernement qui met en péril le financement public du système de garderie de même que celui du service de santé.Ils veulent nous donner un gouvernement qui va contribuer à inilitariser l’espace en se lançant aux côtés des Américains dans la folle aventure du bouclier antimissile.Voilà ce que ces gens s’apprêtent à faire.Le savent-ils, je suis persuadé que non.En voyant cette croissante popularité dans le cœur du Québec d’un parti qui bat en brèche toutes les valeurs de la société québécoise, je me souviens de cette phrase dont j’ai oublié l’auteur: «Le pire ennemi du peuple, c’est souvent le peuple.» Et me voici, gauchiste impénitent, comme Buzz Hargrove, en train d’appeler au vote stratégique.Que ce soit le Bloc, le PLC, le NPD, peu importe.Pourvu que les conservateurs ne passent pas.Collaborateur du Devoir MARIE-ANDRÉE CH OUINARD La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a concocté une riposte légale pour s’opposer à la loi spéciale, mais lorsque le «contexte social» s’y prêtera, elle pourrait défier les robustes dispositions de la loi 142.Voilà une brèche que le président de la CSQ, Réjean Parent, a ouverte hier, au terme d’un conseil général de négociation qui a décidé des badises d’un plan de résistance.La centrale syndicale, comme tous les autres groupes d’employés de l’Etat qui ont subi le décret de décembre, déploie beaucoup d’énergie à définir les contours possibles d’un — ou de plusieurs — recours juridique.«Pour l’instant nous agirons dans un cadre légal, mais éventuellement nous pourrons monter la pression d’un cran ou deux, dans la mesure où nom aurons le contexte social favorable à des actions plus corsées», a indiqué hier au Devoir le président de la CSQ, M.Parent Dans ce «marathon» qui s’annonce pour contrer les effets de la loi 142, qui a fixé les conditions de travail de quelque 500 000 employés du secteur public jusqu’en 2010, la CSQ promet des actions juridiques.«Nous sommes en train d’évaluer, ça peut prendre un certain temps, mais ce n’est pas un indice de notre impuissance.Il y a des choses à faire, mais il faut calculer, être stratégique.» Selon la Presse canadienne, la CSQ prépare notam- FABIEN DEGLISE Après la tempête, la réaction.Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Yvon Vallières, s’est dit hier «très préoccupé» par le dur coup porté aux producteurs d’alcool artisanal du Québec qui, sous la pression de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), viennent de perdre cette semaine un important point de vente à Montréal.Il espère d’ailleurs s’asseoir très vite avec son collègue Jacques Dupuis, ministre de la Sécurité publique, pour tenter de dénouer l’impasse.«M.Vallières est très préoccupé par l’affaire du Marché des saveurs du Québec, a expliqué André Ménard, son porte-parole.Des discussions avec ses collègues du cabinet devraient avoir lieu dans les prochains jours afin de voir ce qui pourrait être fait dans le cadre des lois et règlements en place.» Après sept ans de vente d’alcool du terroir, le Marché des saveurs du Québec, un établissement situé au cœur du marché Jean-Talon à Montréal, a été sommé cette semaine par la RACJ de mettre un terme à ce commerce.Motif le non-respect soudainement selon la Régie, de l’esprit d’une de ses directives qui permet aux producteurs artisans depuis plusieurs années de ment une requête en nullité devant la Cour supérieure, autour du motif que la loi 142 «viole les droits fondamentaux» et s’oppose à la Charte des droits et libertés.La résistance s’installe toutefois pour le moment sur un «triple terrain»: outre des recours juridiques O’ONU, le Bureau international du travail, et la Cour supérieure), des actions professionnelles et des gestes plus politiques.«Notre cible politique, vous l’aurez compris, ce sont les prochaines élections provinciales», explique M.Parent D’ici là, la centrale promet notamment des manifestations — dont une le 14 avril — et des actions dirigées contre les ministres, Jean Charest et Jean-Marc Fournier en tête.Le premier ministre Charest devrait d’ailleurs recevoir sous peu quelques centaines de cartes postales signées par des membres de la CSQ rappelant que la loi 142 porte atteinte aux droits des syndiqués.Les gestes de la CSQ seront essentiellement orientés autour des notions de droits syndicaux et de services publics, et le groupe cherchera à cet égard des appuis jusque dans la communauté internationale.«Nom voulons recréer une grande solidarité, ameuter la population pour ensuite passer à d'autres actions pim mmclées», affirme M.Parent Le Devoir vendre leurs produits dans les marchés publics.Passablement irritées par ce virage de la RACJ, les associations de producteurs ont reçu hier l’appui de l’opposition officielle, qui n’a pas manqué de dénoncer l’incohérence du gouvernement Charest qui, tout en prônant d’un côté le développement des terroirs, prive désormais les producteurs d’un outil important de mise en marché.«La main gauche ne peut pas ignorer ce que fait la main droite», a dit le député péquiste Nicolas Girard en marge d’une conférence de presse organisée au Marché des saveurs du Québec, commerce qui se trouve dans sa circonscription.«La décision de la Régie va avoir un impact important sur les producteurs, qui se voient bloquer l’accès au marché montréalais.Le rationnel est difficile à comprendre.» L’attaque de la Régie contre les producteurs est selon lui d’autant plus incompréhensible qu’elle survient quelques mois à peine après l’annonce en novembre dernier par Québec d’un programme d’aide aux producteurs d’alcool du terroir.Six millions de dollars sur trois ans vont servir à aider les producteurs à embaucher des conseillers techniques, à acquérir de l’équipement et., à mieux commercialiser leurs produits.Le De voir Alcool artisanal: le ministre de l’Agriculture promet d’intervenir JANVIER 2006 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 o CE LUNDI, ON VOTE.r Pour savoir où et quand aller voter, consultez votre carte d'information de l’électeur.Elle contient toute l’information dont vous avez besoin pour exercer votre droit de vote, et le processus de vote sera plus rapide si vous l’avez en main.Les heures d'ouverture de votre bureau de scrutin sont inscrites sur votre carte d'information de l’électeur et sur le site Web d’Élections Canada à www.elections.ca en cliquant sur l'icône Service d’information à l’électeur.Si vous n'avez pas reçu cette carte, vous n’êtes probablement pas inscrit sur la liste électorale.Pour voter, il vous suffira de présenter à votre bureau de scrutin le jour d’élection, le 23 janvier, une preuve d’identité qui porte vos nom, adresse et signature.Si vous n’avez pas un tel document, vous pourrez affirmer sous serment que vous êtes autorisé à voter à ce bureau de scrutin, pourvu que vous soyez accompagné d'un électeur inscrit dans la même section de vote qui peut se porter garant de votre identité.Pour plus de renseignements, communiquez avec votre bureau local d’Élections Canada ou consultez notre site Web à www.elections.ca.www.elections.ca 1 800 463-6868 sans frais au Canada et aux États-Unis OOI 800 514-6868 sans frais au Mexique PI ATS 1 800 361-8935 pour les personnes sourdes ou malentendantes sans frais au Canada et aux États-Unis ou (613) 991-2082 de partout au monde Elections Canada i LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET D 1 M A X (' H E ') •> J A \ VIER 2 0 0 0 -i Gagnez Vienne et Satzbourg /A, /« // Mozart 250 f 99^ j w- ,'n •«»««««*' Visitez www.cjpx.ca CTUALITES Gambard UOA RUÉ CATHCAKT, CENTRE-VILLE | MONTRÉAL (514) 856-3876 ¦f ROLEX Vente et service Deuxième budget en six semaines Gel des taxes: Tremblay remplit finalement sa promesse JEANNE CORRIVEAU Gérald Tremblay avait promis un nouveau budget sans hausses d'impôts fonciers pour les Montréalais et il a tenu parole.Mais pour y parvenir, le maire devra retarder la mise en service de deux projets, soit l’implantation du service téléphonique 3-1-1 et l’intégration des policiers dans le métro.Six semaines après avoir fait son mea-culpa, Gerald Trpmblay a présenté hier le nouveau budget 2006 qui a été revu à la baisse et qui s'élève maintenant à 3,85 milliards de dollars.La nouvelle mouture du budget, en hausse de 3,8 % par rapport à celui de 2005, respecte toutefois l'engagement pris par le maire pendant la campagne électorale de ne pas hausser le fardeau fiscal total des Montréalais.Ainsi, 50,3 % des contribuables du secteur résidentiel et 60 % de ceux du secteur non résidentiel bénéficieront d’une baisse de leur compte de taxes.Si les autres subissent une hausse, c'est à l'effet du rôle foncier qu'il faut l’attribuer.Dans ce processus, le taux de taxes prévu au budget initial déposé en décembre dernier a été réduit de 3 C par tranche de 100 S d'évaluation pour les immeubles résidentiels (passant de 1,52 à 1,49 C) et de 13 C pour les immeubles non résidentiels.Les taxes foncières grimperont légèrement dans 12 des 19 arrondissements, parmi lesquels on retrouve ceux de LTle-Bizard-Sain-te-Geneviève (2 %), de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (1,9 %) et du Plateau Mont-Royal (1,5 %).En revanche, les contribuables de sept arrondissements verront leurs comptes de taxes diminuer.C’est le cas notamment dans LaSalle (-5,5 %), Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles (-2,3 %) et Verdun (-1,7 %).Pour la Ville, ces ajustements représentent une baisse de revenus de 61,4 millions par rapport au budget déposé avant Noël, ce qui force l'administration Tremblay-Zampino à procéder à une réduction de dépenses de 21.4 millions.Par conséquent, l'implantation du service télé phonique 3-1-1 sera étalée sur deux ans et la Ville n’y consacrera qu’un million en 2006, au lieu des cinq millions prévus.La mise en place d’effectifs policiers dans le métro sera également retardée, pour une économie de 5,3 millions.Finalement, la Ville effectuera des compressions dans les effectifs et dans les dépenses de services et d’hono- Gérald Tremblay et Frank Zampino JACQUES NADEAU LE DEVOIR raires professionnels.Question de «donner l’exemple», le budget de fonctionnement du cabinet du maire sera réduit de 600 000 $.Il n’était pas question pour le maire de renoncer aux investissements destinés au programme de propreté, au Fonds de l’eau et à celui de la voirie.Mais alors que les brigades de propreté seront financées grâce aux revenus supplémentaires de dix millions issus des hausses de tarif des parcomètres, la Ville utilisera l’argent provenant du transfert d’une partie de la taxe fédérale sur l’essence pour réaliser ses autres projets.Rappelons qu’un décret dé posé le 14 décembre dernier par Québec prévoit le transfert d’une somme de 33 millions pour Montréal en 2006.La Ville devra toutefois emprunter sept millions de plus dans son programme triennal d’immobilisations (FIT) pour combler son manque à gagner.Tel que prévu au budget initial de décembre dernier, la Ville maintiendra son financement de 278 millions destiné à la Société de transport de Montréal (STM) et consacrera dix millions à la sé curité routière avec l’embauche de 133 policiers.Quant aux budgets des arrondissements, ils ne seront pas modifiés et se chiffreront à S45 millions de dollars.Gérald Tremblay a tenu à préciser hier qu’il était essentiel pour lui d’avoir la confiance des Montréalais, la raison qui la mené à réviser le budget de la Ville: «Aurions-nous dû être plus prudents lors de la campagne électorale?Sûrement, mais les choses sont ce qu ’elles sont, et nous ne pouvons plus rien y changer», a-t-il dit Les trois prochains budgets de son administration respecteront-ils sa promesse électorale?Impossible de le savoir puisque le maire a refuse de répondre directement à la question, préférant lancer la balle dans le camp du gouvernement du Québec et réitérer ses demandes pour un nouveau pacte fiscal et un cadre financier destiné aux transports en commun.Le budget de la Ville sera soumis au vote des élus du conseil municipal mercredi alors que les comptes de taxes seront expédiés aux contribuables le 31 janvier.Le chef de l’opposition, Pierre Bourque, estime que malgré les modifications apportées, le budget de la Ville demeure «inflationniste» et qu’il aurait pu, à la limite, être révisé en mie fin de semaine compte tenu de l’absence de nouveaux éléments.Il a fait savoir hier que son équipe le rejetterait, une intention partagée par le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, qui dénonce la «confusion» et le «manque d’inspiration» dont a fait preuve l’administration du maire Tremblay.Quant au budget d’agglomération de 1,9 milliard, il sera déposé lundi matin pour fins d’adoption jeudi.La mairesse de Westmount, Karin Marks, n’entend pas donner son aval à ce budget concocté par la Ville de Montréal, estimant inconcevable que les maires des 15 villes défusionnées aient si peu de temps pour analyser un document d’une telle importance.Te Devoir Condamnations en relation avec les événements de janvier 2004 Des Mohawks chahutent la juge Les Mohawks de Kanesatake ont chahuté la juge Nicole Du-val-Hesler — la traitant de «raciste» — hier, lorsque celle-ci a condamné 13 des leurs à des peines allant d’une amende à 15 mois de prison pour leur participation à la fameuse émeute de janvier 2004.La juge Duval-Hesler a dû suspendre les audiences après avoir condamné Robert Gabriel et son cousin Bradley Gabriel à des peines d’un an de prison pour le rôle de premier plan qu’ils ont joué dans le siège du poste de police mohawk.Elle a été vertement engueulée par une minorité vokibile.Les constables spéciaux du palais de justice de Saint-Jérôme ont réussi à ramener le calme dunint la suspension temporaire.A la reprise, la juge a imposé les peines les plus sévères à deux des treize accusés, Gordon Irazore et, Gary Gabriel, le frère de Robert.A l'instar des deux autres Gabriel, ils avaient été reconnus coupables d’attroupement illégal, de séquestration de policiers et de participation à une émeute à l’issue d’un procès devant jury.Comme les deux hommes avaient des antécédents judiciaires, ils ont écopé de peines de 15 mois de prison.Trois accusés reconnus coupables d’émeute et de séquestration ont reçu des peines de trois à six mois de prison.Six autres s’en tirent avec une absolution conditionnelle et une amende de 5(X) $ pour attroupement illégtd.L’avocat des Mohawks, Daniel Lighter, a l’intention de porter la cause en appel.Une requête sera présentée lundi pour obtenir la remise en liberté des accusés dans l’attente d’une décision de la Cour d’appel.Le grand chef du conseil de bande de Kanesatake, Steven Bonspille, a justifié le déversement de colère de la cinquantaine de Mohawks attroupés au palais de justice.«Je ne suis pas satisfait de cette décision qui envoie des gens en prison, en les séparant de leurs femmes et de leurs enfants.Tout ce qu’ils ont fait, c’est de s'opposer à un geste illégal, et je ne crois pas qu'ils méritaient un tel traitement», a-t-il commenté.Une vingtaine de Mohawks avaient séquestré 67 policiers autochtones venus des quatre coins SHAUN HESI REUTERS l ne juge a condamné les participants ô l’émeute de janvier 2004 à Kanesatake à une amende pour certains et û des peines de prison allant jusqu'à 15 mois pour les autres.de la province à la demande de l’ancien grand chef de Kanesatake, James Gabriel, dans l’espoir de mettre en échec le crime organisé sur le territoire.Les séquelles de cette crise de trois jours, du 12 au 14 janvier 2004, sont encore palpables aujourd’hui.James Gabriel, chassé de Kane satake par l’incendie de sa maison, a perdu les élections tenues en juin dernier.11 a choisi de refaire sa vit' en Ontario.Son successeur, Steven Bonspille, dirige tant bien que mal le conseil de bande.Il se retrouve seul face à six chefs qui sont des partisans de James Gabriel.I.e conseil s’est réuni trois fois en présence d’un médiateur.«J’essaie de ramener la paix dans la communauté, et une décision comme celle [d’hier], ça n ’aide pas, déplore Steven Bonspille.Notre sentiment, c'est qu'il s'agit d'une injustice.Ça nous envoie le message qu'on ne peut pas faire confiance au système de justice québécois.» James Gabriel n’est pas surpris de cette réaction hostile.Steven Bonspille a clairement choisi le camp des émeutiers, a-t-il rappelé sur les ondes de LCN.Ix> grand chef Bonspille a d’ailleurs témoigne en faveur des accusés lors du procès, en déclarant que toute l’opération policière montée par James Gabriel était illégale.M.Bonspille a exigé jeudi une enquête publique pour faire la lumière sur les irrégularités ayant entouré cette opération.L’ancien ministre de la Sécurité publique Jacques Chagnon a aussi affirmé récemment que le raid était illégal et qu’il n’avait pas été informé de son ampleur.M.Chagnon a perdu son portefeuille de ministre en raison de sa piètre gestion du dossier de Kanesatake.Deux ans après l’émeute, la [x>li-ce mohawk n’est toujours pas revenue sur le territoire de Kanesatake.Ix- dossier de la sécurité publique lait l’objet des plus vives tensions ('titre M.Bonspille et les six chefs au conseil de bande.Ces six chefs ont profilé du jugement d’hier ixmr appeler à la guérison et à la reconstruction de la communauté.«Nous ne pouvons pas vivre dans un environnement où tout un chacun cherche des occasions pour rouvrir des blessures, nourrir la colère ou la haine envers ceux qui ne partagent pas leurs points de vue», écrivent-ils dans un communiqué annonçant leur intention de poursuivre la médiation.Le Devoir Colette BAILLARGE0N AU FIL DES JOURS auec ORPHÉE 176 pages-13,95$ GUÉRIN, éditeur liée (514) 842-3481 3” année Savoirs essentiels en mainématiQues au primaire En vente dans toutes tes itirairies Les prix sont indiqués sous réserve de modifications Par un collectif d'auteurs Sous la direction de Michel DION RESPONSABILITE SOCIALE DE L’ENTREPRISE ET DEREGLEMENTATION 19! pages-31$ Le rôle oe l’Étal et de i entreprise privée.GUERIN, éditeur Hee [g vente OlDt I0UIBS lit lltninit (514)842-3481 Les prix sont indiques sous réserve de modifications Restauration de tableaux otuvrei Anciennes et contemporaines T " ’ \7m/i reotcui/'otM /ont.snn/Ze-s cevn/vt ftn/u1*/ 4652, boul.Décarie, Montréal S14-484-8}32 www.themrfixit.com DEPUIS 1953 SOLDES AUTOMNE- HIVER 2005-2006 30% ^ 60% Vêtements d’enfants 0 i 18 ans Vêtements de maternité 1007.rie Laurier Ouest, Outremont Tel.: 274-2442 ^ BK Dystrophie musculaire Canada 1.800.567.2236 www.musclc.ca IL FAUT UNE ACTION.UNE ACTION MUSCLÉE ! ¦ THIERRY H/liiGL REPORTER/ KENNETH COLE TOMBOLINI FRANCESCO SMALTO .SAN REMO TORRAS LKAkÜ eouMi RTIGO OU! 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dernier sondage du Jerusalem Media and Communications Center, les deux partis sont désormais au coude-à-coude, le Fatah à 32 % des intentions de vote, contre 30 % au Hamas.A Gaza plus particulièrement, cet écart se resserre encore avec le Hamas à 36,4 %, talonnant le Fatah à 36,7 %.Cette enquête réalisée auprès de 1000 personnes comporte une marge d’erreur de plus ou moins 3,5 points de pourcentage.Plus connu à l'étranger pour les dizaines d’attentats suicide commis par ses membres, le Hamas a choisi la voie politique et séduit les électeurs palestiniens en promet- pectée depuis des mois, le discours de la résistance à Israël est revenu sur le devant de la scène hier, plusieurs intervenants rappelant que RODRIGO MARTINEZ Santiago — La future présidente du Chili, Michelle Bachelet, va tenter d'améliorer les relations traditionnellement tendues avec la Bolivie et le Pérou, pays voisins, dont l’instabilité politique rejaillit négativement sur son pays.Bachelet, élue dimanche, a également confié jeudi dans un entretien accordé à Reuters que son premier voyage à l’étranger se ferait en Argentine, un important partenaire commercial du Chili.Elle a dit espérer que le Chili et la Bolivie pourraient rétablir des relations diplomatiques rompues en 1978 du fait des retombées lointaines d’une guerre datant du XIX' siècle entre les deux pays, lors de laquelle le Chili a pris le contrôle d’un territoire côtier riche en minerai, privant la Bolivie d'accès à la mer.«J'espère que nous allons rétablir des relations diplomatiques normales, a déclaré Mme Bachelet.Je suis tout à fait disposée à le faire, et j’espère que le gouvernement bolivien veut aussi progresser dans cette direction.» La Bolivie est riche en gaz naturel mais refuse de le vendre au Chili tant que ce dernier lui réfu- tant de lutter contre la corruption politique et de mettre fin à l’anarchie régnant dans la bande de Gaza depuis le retrait uni-latéral israélien.Dès après la prière de la mi-journée, c’est dans un ordre parfait que des dizaines de milliers de personnes sont parties assister aux meetings du Mouvement, portant casquettes et écharpes vertes, des centaines de jeunes défilant au pas en brandissant des drapeaux.Outre la ville de Gaza, le Hamas avait organisé des meetings dans les camps de réfugiés de Jebaliya (nord) et Khan Younès (sud du territoire).Des candidats et des dirigeants importants du Mouvement devaient prendre la parole, les manifestants prêtant de leur côté serment de fidélité au Hamas.Si, durant la campagne électorale, les candidats du Hamas ont adopté un ton modéré et conciliant et que la trêve des attentats est res- E N BREF les objectifs du Hamas j restaient la destruction j de l’État d’Israël et la prise de la Mosquée d’al-Aqsa à Jérusalem.De leur côté, les responsables israéliens affirmaient hier être prêts à négocier avec le Hamas s’il renonce à la violence et désarme après le scrutin du 25 janvier.«Si cela se produit, nous pouvons alors envisager de revoir notre position en ce qui concerne le Hamas», a déclaré Raanan Gissin, haut responsable israélien.Et de remettre la pression sur Mahmoud Abbas, le président dç l’Autorité palestinienne dont l’État hébreu attend toujours qu’il désarme les groupes armés.«S'il échoue, alors nous devrons clairement réévaluer la totalité de la situation», a-t-il jugé.Israël n’a pas dit s’il romprait les liens avec les Palestiniens en cas d’entrée du Hamas au gouvernement Associated Press Le mouvement islamique fait campagne pour le changement et contre la corruption REUTERS Michelle Bachelet deviendra la première femme à diriger le Chili.se un accès à la mer.Le Pérou est lui aussi un fournisseur potentiel d’énergie au Chili qui, depuis quelques années, fait figure de moteur économique de la région.Bachelet deviendra le 11 mars la première femme à assumer la présidence du Chili.C’est la quatrième fois consécutive que le Chili se dote d’un dirigeant de centre-gauche.Le pays fait ligure de havre de stabi- lité dans la région, par contraste avec la Bolivie, par exemple, pays le plus pauvre d’Amérique latine, où des manifestations violentes souvent alimentées par un ressentiment antichilien ont abouti au cours des trois dernières années au renversement de deux présidents.Le président élu de la Bolivie, Evo Morales, a lui aussi laissé entendre qu’il était favorable à une réconciliation et a personnellement invité Mme Bachelet à assister à son investiture, ce week-end.Elle ne s’y rendra pas, mais le président Ricardp Lagos y sera le premier chef d’État chilien à assister à l’investiture d’un président bolivien.«La meilleure chose qui puisse arriver au Chili est que le Pérou, la Bolivie et l’Argentine se développent bien», a déclaré la présidente élue, interrogée dans la cour de son quartier général de campagne.Elle a par ailleurs déclaré qu’elle s’emploierait à entretenir de bonnes relations avec le vainqueur, quel qu’il soit, de l’élection présidentielle qui sera disputée en avril au Pérou par 23 candidats.Reuters Israël accuse l’Iran et la Syrie Jérusalem — Israël a accusé hier l’Iran et la Syrie d'avoir préparé et financé l’attentat suiride de jeudi à Tel-Aviv.Cet attentat, qui a fait 30 blessés, constitue un défi de taille pour le prenjier ministre israélien par intérim Ehoud ( Minert, qui assume le pouvoir depuis l'hémorragie cérébrale dont a été victime Ariel Sharon le 4 janvier.Il pourrait inciter Olmert à des représailles contre les activistes palestiniens, à quelques jours des élections législatives palestiniennes du 25 jimvier.Raanan Gissin, collaborateur de Sharon, a déclaré à Reuters qu'ls-raôl disposait de «preuves amples et concrètes» du financement par Téhéran de l’attentat i)erpétré par le Djihad islamique et de sa planification à Damas.Il a ajouté qu’il ne pouvait rendre ces preuves publiques.- Reuters Ali Agca rentre en prison Ankara — La Cour suprême de Turquie a ordonné hier la réincarcération de Mehmet Ali Agca, l’homme qui avait tiré sur Jean-Paul II en 1981.Agca a été remis en liberté la semaine dernière.Il avait purgé 19 ans de prison en Italie pour avoir tenté d’assassiner le pape* avant d’être gracié à la demande de Jean-Paul II en 2000.Il a ensuite été extradé en Turquie, oii il avait été condamné pour le meurtre d’un journaliste et pour vol.Le ministère turc de la Justice avait fait appel de la mise en liberté d’Agca.Au fil des années, Agca a attribué des motifs contradictoires à sa tentative d'assassinat du pape, évoquant en particulier un complot des services secrets bulgares et du KGB soviétique, ce que la Bulgarie a toujours démenti avec force.- Reuters Crash d’un avion militaire slovaque Hejce — Quarante-deux personnes, pour l’essentiel des militaires de retour d’une mission au Kosovo sous la bannière de l’OTAN, ont péri jeudi soir dans l’accident en Hongrie d’un avion militaire slovaque.L'accident s’est produit à 250 km de la capitale hongroise, Budapest, et à 20 km de la base slovaque de Kosice, où se rendait l’appareil.Ce dernier, un bimoteur «Antonov 24» de fabrication russe, s'est écrasé à 700 mètres d’altitude, dans une région montagneuse boisée et couverte de neige.La zonq d’impact n'est pas habitée et reste difficile d'accès.L’avion avait décollé de la capitale kosovare.Pristina.Le contingent slovaque de la Force de stabilisation de l’OTAN au Kosovo compte une centaine de militaires.- Reuters ILE DEVOIR O sol Melîd cuba Varaolaya TOURS " W ^KlNl & CULTUfte || Soi Pal me ras IRYP HABAÏA UBRE* .ra mF3 - H ^ V www.solmeliacuba.com CE VOYAGE POUR DEUX COMPREND : Billets d'avion aller-retour sur Cubans à destination de la Havane, quatre jours formule tout-indus à l'hôtel Sol Palmeras Beach Resort à Varadero, trois jours à l'hôtel Tryp Habana Libre à La Havane, petits-déjeuners indus TVansferts et taxes non compris.LE Rrtxmc à : Concoure 8MM J QLUK.2050.lue de BIWY ^Rsge.Montreal'ûufteciH3A3S1 0 «v Mu k 2 Nww .\\¥ U ft ^-nous rarw» «s carat! * WfcWMr «*i « 1 • kw* 3005 à 1 Ml l« cnvws s *>WM «a WfKnvs * 15 ac et Ite Un sm ctueon w «nMPK lesklxwJurtonsMKStnqufsnrseurtpMicceeiwr iis .xnMm e.kgnnwts X .msus sut Jstvntües i t kceclon » Onw Nom :.Adresse :.App.:.Vie:.Code postal :.Coumel .Téléphone : ires.).(but.).Abonné^) : Oui 3 Non ?Question mathématique : &+23x3-30 = Pinochet est privé de son immunité pour les tortures à la Villa Grimaldi Santiago — La Cour d’appel de Santiago a privé hier l’ex-dic-tateur chilien Augusto Pinochet de son immunité d’ancien président pour la torture de prisonniers dans le centre clandestin de Villa Grimaldi, où fut aussi détenue la nouvelle présidente du pays, Michelle Bachelet Pour que la levée d’immunité qui ouvre la voie au jugement de Pinochet dans cette affaire soit valable, elle doit être validée par la Cour suprême chilienne.Le tribunal a décidé par treize voix contre cinq de supprimer l’immunité qui protège Pinochet dans le cadre d’une enquête sur la détention illégale et la torture de 59 personnes emprisonnées secrètement dans ce camp de prisonniers.Villa Grimaldi, du nom d’une ancienne maison de repos pour gens aisés située à Santiago, a servi de 1973 à 1978 de centre de détention clandestin aux terribles services secrets chiliens (DINA).La nouvelle présidente chilienne Michelle Bachelet et sa mère Angela Jeria y furent emprisonnées et torturées pendant up mois en 1975, après le coup d’État de Pinochet (11 septembre 1973) et l’arrestation du père de Mme Bachelet, le général d’aviation Alberto Bachelet «La décision a été adoptée par une majorité nette de ministres [juges] et cela indique qu'il y a des présomptions claires'et fondées de participation d’Augusto Pinochet à ces crimes comme pour d’autres pour lesquels il a déjà été privé de son immunité», a indiqué l’avocat représentant les parties civiles, Hernan Quezada.Hiérarchie Même si Pinochet a déjà perdu à quatre reprises son immunité d’ancien président autoproclamé (1973-90), c’est la première fois qu'il en est privé pour des délits liés à des détentions illégales.En motivant la demande de levée d’immunité de Pinochet, le juge d’instruction Alejandro Solis décrit Villa Grimaldi comme «le centre secret de détention et de torture le plus grand de Santiago».«Dans cette enceinte opérait un groupe d’agents à caractère militaire pour la verticalité de leur hiérarchie qui appliquaient des ordres explicites et catégoriques pour du travail de renseignement venant de leur directeur, qui répondait lui-même devant son supérieur hiérarchique, le président de la république et commandant de l’armée Augusto Pinochet», selon les motivations du juge.Selon des renseignements officiels, 226 personnes sont mortes sous la torture et 4500 ont été soumises à toutes sortes de mauvais traitements physiques et psychologiques à Villa Grimaldi.La villa, construite dans les années 30, a été démolie peu avant la fin de la dictature, en 1988, mais un petit musée témoigne des horreurs subies par les prisonniers clandestins au milieu d’un très beau parc.Agence France-Presse Pierre Trudel et complices du lundi au vendredi dès 5:30 Josée Legault, Yves Boisvert, Ron Fournier, Jacques Demers, Michel Bergeron, Richard Desmarais, Pierre Laçasse, Martin McGuire, Christian Gauthier et vous.730AM LA voix du Québec ckac.com k J I 86 LE DEVOIR LES SA M E D 1 1 ET DIM A X C H E .1 A N V 1 E R 2 O O 6 A !> E MONDE f Gagne?Vienne et Salzbourg Mo/art i'îO [991.J .visitez www.cjpx.ca Irak : les chiites sont les vainqueurs mais devront former une coalition L’Iran transfère ses réserves hors d’Europe QASSIM ABDOUL-ZAHRA Bagdad — L'Alliance irakienne unifiée (AIU), coalition de partis chiites conservateurs, a remporté la majorité des sièges du Parlement irakien, mais pas suffisamment pour gouverner seule.Elle devra donc former une coalition en se trouvant des partenaires, selon les résultats des législatives du 15 décembre dernier annoncés hier par la commission électorale.L’AIU a remporté 128 des 275 sièges du Parlement irakien et détient donc une majorité relative au sein de la nouvelle assemblée, mais elle est en recul par rapport aux 146 quelle avait gagnés en janvier 2005, a précisé Safouat Rachid, un responsable de la commission.Il lui aurait fallu 138 sièges pour gouverner sans partenaires.In coalition des partis kurdes a décroché 53 sièges, ce qui constitue une baisse par rapport aux 75 obtenus l'an dernier.Le Front de la concorde nationale, principal groupe sunnite irakien, a obtenu de son côté 44 députés.Un autre mouvement sunnite, le Front pour le dialogue national, dirigé par Saleh aLMotlak, en a remporté onze.Quelques sunnites appartenant à d'autres partis ont aussi été élus députés.Les sunnites, qui ne détenaient que 17 sièges au sein de l’assemblée sortante, ont donc réalisé une percée lors de ce scrutin.Il faut dire que de nombreux sunnites avaient boycotté les précédentes elections en janvier 2005.Malgré ce meilleur résultat, un homme politique sunnite, Salman al-Jumaili, a fait part de sa déception et a renouvelé ses plaintes concernant des irrégularités électorales commises pendant le scrutin du mois de décembre.Néanmoins, il a assuré que les sunnites seront partie prenante dans le Parlement et le gouvernement La liste nationale irakienne de l'ancien premier ministre chiite lyad Allaoui a remporté de son côté 25 sièges, contre 40 lors du dernier scrutin.A noter aussi que la liste d'Ahmed Chalabi, ancien protégé des Américains, n’a obtenu aucun siège.Plaintes Les partis irakiens ont quatre jours pour contester les résultats, qui sont en quasi-conformité avec les résultats provisoires annoncés juste après le scrutin.Les autorités auront ensuite dix jours pour étudier les plaintes avant de confirmer les résultats, ce qui permettra alors de réunir le Parlement pour nommer un nouveau gouvernement.Les Etats-Unis espèrent que le poids plus important des sunnites au sein du Parlement et du gouvernement contribuera à réduire l’insurrection sunnite, ce qui permettrait aux troupes américaines et à celles des autres pays de la coalition de commencer leur retrait du pays.Jeudi, la Mission internationale pour les élections irakiennes, une instance regroupant 10 pays présidée par le Canada, avait annoncé dans un rapport que de nombreuses irrégularités et des fraudes signalées avaient entaché les élections du 15 décembre, mais que les Irakiens devaient être félicités pour un scrutin qui s’est déroulé dans un calme relatif malgré le climat de violence.Bagdad et quatre autres provinces étaient sous sécurité maximale hier, de crainte de nouveaux attentats au jour de l’annonce officielle des résultats.Par ailleurs, alors que l’ultimatum fixé par les ravisseurs de Jill Carroll devait expirer hier soir, et à l’initiative de Reporters sans frontières (RSF), les représentants de la communauté musulmane et d’anciens otages français ont lancé un appel à la libération de la journaliste américaine enlevée le 7 janvier à Bagdad.Jill Carroll collaborait notamment pour le journal américain Christian Science Monitor.Associated Press -1 \i MUSHTAQ MUHAMMAD KI U II KS Des chiites ont brandi le portrait d'un chef assassiné, Mohamed Baqir al-Hakim, hier à Kerbala.Téhéran et Vienne — L'Iran est en train de transférer ses réserves en devises, notamment celles provenant de ses recettes trolières.d’Europe vers les pays d’Asie du Sud-Est, pour contrer d'éventuelles sanctions internationales à propos de son programme nucléaire.Mais le directeur de l’Agence in-ternationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed el-Baradeï, sou haite donner à l’Iran jusqu'à mars pour st' mettre en règle avec les demandes de ses inspecteurs et refuse de faire un rapport en urgence comme le souhaitent les Européens.a-t-on appris de source diplomatique hier.Répondant à une question à propos d’un transfert éventuel des reserves en devises de l’Iran vers les pays d’Asie du Sud-Est, le président de la Banque centrale, Ebrahim Sheibani.a affirmé: «Nous transférons nos réserves de tous les secteurs, notamment les reserves [provenant de recettes pétrolières], là ou nous le jugeons necessaire.» «Nous transférons nos réserves là où nous le jugeons bon», a-t-il affirmé en réponse à un journaliste qui lui demandait si l’Iran allait transférer la totalité de ses réserves vers l’Asie.Jeudi, le ministre iranien de l’Economie et des Finances, Davoud I )anesh J atari, avait affirmé que les Européens n'avaient («s le droit de bloquer les avoirs iraniens.Ijos Occidentaux, notamment les Européens, veulent renvoyer le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité pour convaincre l’Iran de renoncer à une partie de son programme nucléaire.Ix' ministre iranien avait toutefois qualifié de «politiques» les informations de presse sur le transfert des réserves iraniennes dans les banques européennes vers des banques asiatiques.Second pays producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l’Iran a eu 42 milliards de dollars de rentrées trolières en 2005, les réserves en devises de l’Iran dans les banques étrangères, principalement européennes, sont évaluées à plus de 36 milliards de dollars.Londres, l'aris et Berlin ont appelé à une réunion d’urgence de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) le 2 février, après la reprise le 10 janvier par Téhéran de ses activités de recherche en matière d’enrichissement d’uranium pour renvoyer le dossier iranien vers le Conseil de sécurité de rONU.* Mais de nombreux responsables européens ont déclaré qu’un tel renvoi ne signifiait pas que des sanctions économiques allaient être imposées à Téhéran.lx' conseil des gouverneurs extraordinaire de l’Agence internatkv nale de l’énergie atomique, convoqué pour les 2 et 3 février, devrait soumettre le dossier iranien au Conseil de sécurité de l’QNU, après la reprise d’activités d’enrichissement d’uranium en Iran.«¦Vf el-Baradeï ne souhaite pas avancer tout d'un coup la date» de la remise de son rapport, a indiqué un diplomate occidental, qui ajoute: «II ne pourra pas se procurer plus tôt l'information dont il a besoin» et il veut faire preuve de fair-play à l’égard des Iraniens, à qui il a donne jusqu’à mars pour se mettre à jour.Ce «rapport détaillé» doit porter sur «l’application des garanties» de non-prolifération par l’Iran concernant son programme nucléaire sur lequel l’AIEA enquête depuis trois ;ins.Mohamed el-liara-deï a récemment exprimé son «impatience» envers Téhéran.L’Iran a sans doute reçu de façon clandestine des centrifugeuses sophistiquées pour enrichir de l’ura-nium, ce qui alimenterait les doutes sur la nature pacifique de ses programmes nucléaires, ont d’autre part indiqué des sources diploma tiques hier.Si la livraison de ces centrifugeuses l’ 2 |iar un réseau de contrebande pakistanais se confirmait, ce serait un élément à charge contre l’Iran.Agence I rance-Presse Vie privée Google défie le gouvernement Bush MATTHIEU DEMEESTERE New York — Le débat sur la défense ,des libertés individuelles aux Etats-Unis rebondit avec le refus de Google de fournir au gouvernement les listes des résultats des recherches lancées sur son site dans le cadre de la lutte contre la pornographie.Le géant Internet américain a décidé de s’opposer au ministère de la Justice (DoJ), estimant «abusif» qu’il cherche à obtenir une liste d’un million de sites Internet accessibles grâce au célèbre moteur de recherche ainsi que tous les intitulés de mots clés utilisés sur une semaine.L’objectif du gouvernement est de défendre le bien-fondé d’une loi fédérale de 1998 destinée à protéger les enfants des contenus pornographiques accessibles en ligne.Ce texte est actuellement attaqué en justice par des défenseurs des libertés individuelles qui le jugent contraire au premier amendement de la Constitution garantissant la liberté d’expression.Selon l’Electronic Frontier Foundation (EFF), qui défend la liberté sur Internet et compte parmi les opposants à la loi, celle-ci exige «des démarches difficiles et coûteuses» à tous ceux qui veulent mettre en ligne des images ou vidéos de sexe.Tous les «contenus sexuels» sont menacés, selon l’EFF, même les «non obscènes» ne montrant aucun enfant Logiquement, l’EFF a applaudi à la résistance affichée par Google, qui a choisi de «défendre la vie privée de ses usagers dans cette affaire».«Nous sommes contents», a renchéri Ari Schwartz, du Center for Democracy and Technology à Washington.«La requête [du gouvernement] est vraiment scandaleuse, en particulier parce qu’elle essaie de défendre une loi anticonstitutionnelle», a-t-il ajouté.Parmi les piliers américains d’Internet Google fait visiblement cavalier seul contre la loi COPA (Child Online Protection Act).Selon la presse américaine, MSN, AOL et Yahoo! se sont tous pliés aux requêtes du ministère de la Justice, Yahoo! soulignant l’avoir fait sans fournir d’éléments susceptibles d’identifier un usager.Ce dernier joue la prudence depuis que sa filiale à Hong Kong a été accusée d’avoir livré à la police chinoise des renseignements ayant conduit à l’arrestation d’un journaliste.Hier, l’administration Bush s’est défendue des accusations d’atteinte à la vie privée.Le DoJ «ne demande pas qu’on lui décline des renseignements qui identifieraient une personne», a déclaré Scott McClellan, porte-parole de la Maison-Blanche.«Nous essayons de trouver les termes des recherches et les sites Internet», a insisté Charles Miller, un porte-parole du DoJ.S’il s'agit de protéger les en- Google estime que le gouvernement lui demande de faire son «sale boulot» fants, pourquoi ne pas les interroger directement et enquêter sur leurs habitudes en matière de recherches?, ont de leur côté suggéré les experts du site SearchEngi-neWatch.«Cela apporterait énormément de données et serait utile pour pouvoir tester rigoureusement les systèmes de filtre» que proposent les fournisseurs d’accès, ont-ils ajouté.Pour l’instant, estime EFF, «le gouvernement demande à Google de faire son sale boulot» puisque le groupe Internet recèle une quantité indescriptible d’information.«Si Google continue de rassembler et de garder autant d’information sur ses usagers, les gouvernements et les avocats du privé continueront d’essayer de les obtenir», met en garde Kevin Bankston, juriste à EFF.Joe Wilcox, du cabinet d’études Jupiter Research, souligne que la recherche en ligne chez Google «est le moyen pour parvenir à une fin.et cette fin, c’est l’accès à l’information» afin de proposer aux annonceurs publicitaires des ciblages les plus précis possibles.Le tout pour Google, ajoute cet expert est de garder la confiance de ses usagers, et l’opposition du groupe au gouvernement se justifie «à la fois dans sa philosophie et pour des raisons commerciales».Agence France-Presse Réformer ou reformer ?La pertinence des Nations Unies 60 ans plus tard Dans le cadre des événements organisés par l'Observatoire sur les missions de paix de la Chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM SOLDE D’HIVER Tous les meubles à prix réduits Du 14 janvier au 4 février Î00 laurier Ouest, Montréal Oc HZT 2N7 (514) 273-7060 - www artseteef ca Fermé les aftmancnes et lundis IMPORTATEUR DE MEUBLES DE FRANCE iiïïïI '* LES GRANDES PUISSANCES PEUVENT-ELLES ET VEULENT-ELLES SAUVER L’ONU ?Quelle place la réforme fera-t-elle aux êtres humains ?Jeudi 26 janvier 2006 CONFÉRENCE D'OUVERTURE Louise Fréchette, Vice-secrétaire générale aux Nations Unies LES ÉTATS-UNIS Thomas Weiss, Directeur, Ralph Bunch Institute for International Relations LA RUSSIE Michel Cormier, journaliste, Radio-Canada LA CHINE André Laliberté, professeur, UQAM LA FRANCE Jean-Jacques Roche, professeur.Université Panthéon-Assas LA GRANDE-BRETAGNE Julian Undley-French, Institut d’études sur la sécurité de l'Union européenne Animation Jean-François Lépine, animateur-reporter.Radio-Canada h Jeudi 26 janvier 2006, de 18 h 30 é 20 h 30 Université du Québec a Montréal Amphithéâtre SH-2800 PavHlon Sherbrooke 200, rue Sherbrooke Ouest £5 Ptace-des-Arts Entrée libre Renseigneme its et inscription www.dandurand.uqam.ca Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques (514) 987-6781 chaire.8trat@uqam.ca I Chaire f Raoul-Dandurand PARTENAIRES LE Devoir i*i DEMONTRtH UQÀM UQÀM Prenez position i.h I) £ V 0 J K .L E S S A M £ D I Ü I £ T I> ! M A N £ H E 2 2 .1 A \ V I E K 2 0 ü CTUALITES le devoir www.ledevoir.com Lx'S bureaux du Devoir sont situes au 2050, rue De Bleury.t> otage, Montréal (Québec), H3A3M9 Éî3 Ptece-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à ITh.Renseignements et administration : 514-985-3333 PANIQUE «On pourrait se retrouver avec un gouvernement fédéral qui, pour la première fois, n’aurait aucun ou à peu près aucun représentant à Toronto et à Montréal C’est pourtant là que se retrouve l’essentiel de l’activité artistique du pays.» SUITE DE LA PAGE 1 Info-Culture de Radio-Canada qu’un gouvernement conservateur respecterait l’engagement libéral de doubler le budget du Conseil des arts pour le faire passer à 300 millions en 2008.Elle a ensuite déclaré au Devoir que cet argent n’avait pas été réservé par les libéraux et qu’il faudrait soumettre le Conseil des arts, comme les autres grandes institutions nationales, à un examen critique approfondi avant de décider des budgets futurs.Les réactions se bousculent depuis.Le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL), qui regroupe huit associations artistiques québécoises, se dit désolé de ce retournement.Le MAI.milite pour la hausse du budget du Conseil des arts depuis cinq ans.«Si les conservateurs prennent le pouvoir, nom allons tout faire pour les convaincre du bien-fondé de hausser les budgets», dit Bastien Gilbert, porte-parole du MAI-, qui représente 14 (XX) artistes québécois.«La promesse gouvernementale a été faite et il faudrait la respecter.» La Fédération canadienne-française, qui défend «l'expression artistique et culturelle des communautés francophones et acadienne», a manifesté par communiqué sa position «inquiète et perplexe pour la suite des choses».Avec ses propres déclarations, Patrick Clune, candidat conservateur dans Saint-I-ambert, n’a pas rassuré les groupes de pression.Invité cette semaine à l’émission Maisonneuve à l'écoute de la Première Chaîne de Radio-Canada, il a fait une sortie contre le Conseil des arts, affirmant que cet organisme ne subventionne que la culture de pointe et les institutions des grandes villes.Cette logique tourmente Simon Brault, également membre fondateur de Culture Montréal, un groupe qui rassemble les forces vives de la métropole qui s’intéressent à son développement p;ir et pour la culture.«On pourrait se retrouver avec un gouvernement fédéral qui.pour la première fois, n 'aurait aucun ou à peu près aucun représentant à Toronto et à Montréal, dit M.Brault.C'est pourtant là que se retrouve l'essentiel de l'activité artistique du pays.Ce sera pour le moins intéressant à suivre.» M.Brault note également le nombre croissant de déclarations conservatrices à propos de l’imputabilité des gi qnds organismes de soutien aux arts et à la culture.«A mon avis, cette réalité apparaît plus inquiétante que l'absence de promesses chiffrées.Quand on tient un discours sur la reddition de comptes dans le domaine culturel, on glisse facilement vers des choix esthétiques ou l'idéologie.On en vient par exemple à se demander ce qui constitue un investissement responsable dans la création artistique.Ce genre de glissement me semble plus inquiétant que le débat sur l'argent.» Panique culturelle A propos d’argent, Beverly Oda, critique de l’opposition oflk ielle en matière de culture, est visiblement très appréciée par l'industrie télévisuelle privée: loi-s d'une soirée de financement qui s'est déroulée le 24 mai dernier àToronto, elle a bénéficié de l’appui sonnant et tRx-buchant de plusieurs dirigeants de cette industrie.Cet appui n’est pis banal quand on sait que Mme Oda pourrait être la prochaine ministre du Patrimoine si le Parti conservateur est élu lundi.En entrevue au Devoir cette semaine, elle affirmait qu'il fallait «mxhrle mandai de RadiihCanaila à la lumière des nouvelles chaînes et des demandes du public pour lis chaînes publiques».On sait que le secteur télévisuel privé s'oppose à l'augmentation des fonds à Radio-Canada.Certains de ses représentants voudraient même réduire le mandat de la télévision publique ir-.-nry-v* üurSvvw w s* -w N»n* '*•***%('*-* V
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