Le devoir, 5 janvier 2002, Cahier E
LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE ti JA X VIER 2 O O I , LE DEVOIR Educati Agir autrement En juin 2001, le ministre de l'Éducation, François Le-gault lançait l’opération Agir autrement.Projet-pilote échelonné sur trois ans, l'exercice vise à développer des moyens de lutter contre le décrochage scolaire dans les écoles secondaires québécoises.Malgré certaines réticences du milieu, aux dires des intervenants impliqués, l’aventure promet.Page 3 Rentrée scolaire 'vît ^ * Une heure de plus?Le Québec traîne de l'arrière quant au nombre d’heures d'enseignement accordées aux élèves.Les enseignants québécois passent en moyenne 738 heures par année à enseigner, leurs alter ego ontariens et américains, eux, y consacrent respective ment 85 heures et 220 heures de plus.A l'échelle de l'OCDE, c’est 63 heures de plus par année.Page 7 PHOTOS JACQUKS «RKNIRR Bulletin de rentrée ;r< ï -IU I H» ï&fësmïfÊÈ- S F F F vÂ3Wii:i>Tt- ; ' f n Mm y BS»1S „„ V.2 mm Il faudra un jour s'entendre pour définir de façon objective l'état de l'éducation au Québec n-M1' 9 ' t* ri *>. I 5 ET DI M A N l' Il E ti .1 A \ V 1 E R 2 O O 2 E 7 i: I) I! (' A T10 N Journée scolaire Vous avez dit une heure de plus.?La réforme en éducation et la tâche d’enseignement On pourrait dire que la prochaine ronde de négociations est engagée dans le milieu scolaire.Quand le ministre de l’Éducation a proposé d ajouter une heure à la journée scolaire, commissaires et parents ont applaudi.Les représentants des enseignants ont vu là une autre façon de questionner indirectement le travail qui déjà se fait.durée sans doute longue.G U Y L AI N E BOUCHER Le récent débat sur l’équité salariale et le nombre d’heures de travail des enseignants de niveau secondaire et primaire a fait couler beaucoup d’encre.Entre les enseignants outrés de voir le gouvernement recourir à la Loi sur les services essentiels pour les forcer à réintégrer le travail et les parents excédés, le conflit a tout de même permis au ministre de l’Éducation François Legault d’amorcer un nouveau débat: celui du nombre d’heures passées chaque jour à l’école.Derrière les discussions interminables et les statistiques lancées à la volée, le rêve avoué de voir une heure de plus s’ajouter aux journées actuelles des élèves du primaire et du secondaire.Un rêve qui fait l’unanimité ou presque.puisque les centrales syndicales, elles, demeurent sceptiques.Histoire donc d'un débat à finir.Chiffres à l’appui, comparativement aux pays de l’OCDE, le Québec traîne de l’arrière par rapport au nombre d’heures d’enseignement accordées aux élèves.De fait, pendant que les enseignants québécois passent en moyenne 738 heures par année à enseigner, leurs alter ego ontariens et américains, eux, consacrent respectivement 85 heures et 220 hçures de plus à cette même tâche.A l’échelle de l’OCDE, c’est 63 heures de plus par année qui sont généralement consacrées à l’enseignement comparativement à ce qui se passe au Québec.Des chiffres qui n’ont laissé personne indifférent, des commissions scolaires aux parents, en passant par le personnel enseignant, les directions d’établissements et les représentants syndicaux.Ouverture sur un débat à Le pour.A ce chapitre, de nombreuses vont vont d’ailleurs dans la sen$ de la proposition ministérielle.A la Fédération des commissions scolaires par exemple, le président André Caron se dit enchanté par l’idée.«Nous sommes preneurs pour tout ce qui peut améliorer les services aux élèves.Or, c’est prouvé, l'augmentation de la présence élève/enseignant est très profitable, même si elle est utilisée pour autre chose que l’enseignement comme la récupération ou les activités para-scolaires.Consultés dans le cadre de notre récente tournée, tous les membres de la Fédération sont d’accord.L’idée est intéressante et mérite d’être regardée de plus près.» Même son de cloche à la Fédération des comités de parents.En fait, selon le président de l’organisme, Garry Stronach, la proposition va en droite ligne avec l’ensemble des revendications effectuées par les parents depuis, des années.«Lors des derniers Etats généraux sur l’éducation, les parents ont clairement fait sentir leur intérêt pour une heure de plus de présence à l’école.L’idée de soutenir entre autres les devoips et leçons avaient été abordée.À partir du moment où on s’assure que l’heure de plus est bien encadrée, structurée et utilisée à bon escient, on ne peut donc pas être contre la position de M.I^gault.» .et le contre Un discours qui tranche avec celui des centrales syndicales concernées.Il faut dire que, brandit en pleine période de négociations, l’idée a eu l’heur d’exacerber la rancœur des enseignants à l’égard de leur employeur.«L’idée a été lancée à la sortie d’un discours devant les dirigeants des commissions scolaires alors que nous avions précisément des discussions La Philosophie • La Science • L'Économie INSTITUT Thomas More des aventures pour l'esprit! 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