Le devoir, 15 janvier 2002, Cahier A
LE MONDE [AFFAIRE ENRON Rafle chez les extrémistes pakistanais Page A 5 Arthur Andersen est de nouveau au cœur du scandale Page B 1 w u u .led e v LE DEVOIR Environnement Les entreprises se scrutent à la loupe Les sociétés monopolisent Vaccès à ^information LOUIS GILLES FRANCOEU K LE DEVOIR La Loi d’accès à l'information sert en grande partie au Québec à des entreprises qui enquêtent sur les dossiers environnementaux d'autres entreprises ou qui, à la limite, vont tenter d'espionner des concurrents en essayant d’obtenir des renseignements techniques ou financiers présents dans leur dossier.C’est ce que révèle une enquête du Devoir qui indique que le ministère de l’Environnement recevrait à lui seul plus de la moitié de toutes les demandes d’accès à l’information adressées chaque année aux différents ministères gouvernementaux, soit environ 6000 sur 10 000 demandes.Ces chiffres constituent une approximation confirmée par diverses sources officieuses, car jamais Québec n’a effectué un relevé annuel des demandes d’accès adressées à l’ensemble de ses ministères et sociétés, comme le confirmait de son côté Michèle Hudon, porte-parole du ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, le responsable ministériel de la Loi d’accès.VOIR PAGE A 8: LOUPE PERSPECTIVES Innus: l’incertitude fédérale Tobin abandonne ARCHIVES PRESSE CANADIENNE En annonçant son retrait de la vie politique, Brian Tobin a complètement changé la donne de la campagne à la succession du premier ministre Jean Chrétien.Chrétien annoncera ce matin un remaniement majeur du cabinet HÉLÈNE BUZZKTT1 ni: NOTRE BUREAU DT) l l’AWA Bilan Tobin était censé s’adresser à la communauté d’affaires de Vancouver à titre de ministre de Tin dustrie hier après-midi, il sera plutôt resté a St.John’s pour annoncer son retrait de la vie politique, surprenant tout le monde.11 libéré du coup un piste d’importance au cabinet, que le premier ministre doit remanier ce matin, et change complètement la donne de la campagne au leadership latente du l’iu ti liberal.«C'est une dérision de famille, dont nous avons discuté pendant plusieurs semaines, a déclaré M.Tobin au cours d’une conférence de presse à laquelle participait son épouse, /r me suis donné beaucoup de temps pour changer d’avis.Noël a tendance à nous faire réfléchir.|.1 J’ai compris qu ’il était temps de passer à autre chose et d’écrire un nouveau chapitre après avoir passé 24 ans en vie publique.« les raisons qui poussent la «bête» politique de Terre-Neuve à se retirer maintenant, à peine Ib mois après sa démission en tant que premier ministre de sa province et son retour en politique fédérale, restent nébuleuses.Aucune maladie n’a été évoquée, pas plus qu’une déception majeure.M.Tobin a répété qu’il voulait [lasser plus de temps avec sa famille.Mais Tex-ministre a cru bon de préciser qu’il ne se retirait pas pour mieux préparer de l’extérieur sa campagne au leadership du Parti libéral.«Cette décision n'est pas stratégique.Cette décision n est pas politique.Elle est personnelle.» M.Tobin était un des candidats à la succession de Jean Chrétien les moins discrets.Il avait mis sur pied une machine efficace ayant réussi a rallier plusieurs gens d’affaires et s'était assuré d’une caisse très bien garnie estimée à 10 millions.VOIR PAGE A 8: TO H IN Lire aussi en page A 2 ¦ Remaniement: le départ de Tobin donne de la latitude à Chrétien Personne n’y croyait au départ.Quatre juristes ont pourtant établi une formule permettant d’inscrire dans un traité avec les Innus une reconnaissance de leurs droits ancestraux.I^s négociateurs des trois parties, Québec, Ottawa et autochtones, ont accepté les recommandations des avocats qui vont toutefois à l’encontre de la politique fédérale traditionnelle.Que fera Ottawa?Les droits ancestraux des autochtones tels que reconnus par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et soulignés par plusieurs jugements de tribunaux depuis, confirment le rapport séculaire qu’entretiennent les habitants des Premières Nations avec le territoire et les ressources.U ne s’agit pas de droits de propriété absolus, car ils doivent être compatibles avec la sauvegarde du territoire et le renouvellement des ressources.Ils ne représentent pas non plus des privilèges accordés aux autochtones au détriment des autres citoyens du Canada.H ne s’agit pas d’une invention récente, ni d’une excuse à la mode pour satisfaire les revendications actuelles des Amérindiens.«Ce sont des droits reconnus depuis quatre siècles, souligne le professeur de droit autochtone à l'université Laval, Ghislain Otis.C’était présent dans la première Constitution, cela fait donc partie du pacte fondateur de ce pays.» Depuis 30 ans, malgré la Constitution de 1982 et la commission Erasmus-Dussault de 1996.la politique du gouvernement fédéral est cependant d'inclure, dans les accords et les traités autochtones, des clauses d'extinction de ces droits.C’est le cas de l’accord récent avec les Nisgaas en Colombie-Britannique, mais aussi celui de la Convention de la Baie James au Québec.Dans ce cas, l'expérience a montre, eu égard aux très nombreuses causes soulevées par les Cris, que l’extinction des droits n'est pas une solution miracle pour se prémunir contre les poursuites en justice.Les négociations territoriales globales avec les Innus ont donc abordé ce continent méconnu et controversé des droits ancestraux avec un regard nouveau.VOIR PAGE A 8: INNUS 1 N D E X -q .Annonces B 4 Idées A 7 00 Avis publics .B5 Le monde A 5 w Bourse B2 Mots cn»isés .B 4 UJ Culture .B8 Météo B 5 O Économie B 1 Sports B 6 O Ati ai 00 Mario Cloutier ?Les fabricants attaquent (encore) la Loi sur le tabac La première journée d'audiences tourne en guérilla pour le contrôle de l'opinion publique La France révise sa morale biomédicale BRIAN MYLES LE DEVOIR Un site Internet de l’Etat pour diffuser les faits en cause, des déclarations de couloir tapageuses de la part d’avocats s’accusant de mauvaise foi réciproque: la contestation de la Loi fédérale sur le tabac lancée hier en Cour supérieure par les fabricants de cigarettes a vite tourné en guérilla pour le contrôle de l’opinion publique.La cause transcende la sphère de la justice.Les fabricants brandissent leur droit à la liberté d’expression commerciale, confirmé par la Cour suprême du Canada en 1995, pour terrasser une loi «farfelue» qui les privera de la publicité de commandite à partir du 1" octobre 2003; une loi qui les oblige déjà à afficher des messages visuels morbides sur les paquets de cigarettes.«Les fabricants réclament seulement le droit légitime de faire de la publicité», a lancé hier l’avocat des cigarettiers, Simon V.Potter, dans ses remarques d’ouverture à l’intention du juge André Denis.la Couronne fédérale a mis pour sa part le droit à la libre expression des fabricants en opposition à la dangerosité de la cigarette, «une drogue mortelle» selon le procureur Maurice Régnier.«Nous ne serions pas ici si les [fabricants] vendaient du ruban à mesurer ou du papier collant.Les demandeurs ne vous parleront pas du produit, ils ne veulent pas.» La cigarette tue bon an mal an 45 000 personnes au Canada.«C’est une drogue qui, tout comme la cocaine et l’héroïne, engendre une forte pharmacodépendance et qui tuera un fumeur sur deux», a lancé M' Régnier.La plupart des fumeurs prennent l’habitude de la cigarette à l’adolescence.Selon M Régnier, Ottawa a raison de restreindre la publicité sur le tabac, «non pas par croisade morale, mais dam l'intérêt fondamental de la santé publique».VOIR PAGE A 8: TABAC Elle s'apprête à autoriser la recherche sur l'embryon humain JEAN-YVES N AU LE MONDE La révision des lois sur la bioéthique, qui commence aujourd’hui à l’Assemblée nationale, doit interdire le clonage reproductif en France.Comme le réclament les scientifiques, les embryons humains surnuméraires, sans projet parental, pourront en revanche faire l’objet de manipulations.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Représentés par une batterie d’avocats, les fabricants de cigarettes ont lancé hier en Cour supérieure leur croisade — prise 2 — pour faire invalider la Loi sur le tabac, qui les écartera sous peu du lucratif marché de la publicité de commandite.Une nouvelle étape, essentielle, de la traduction de la morale biomédicale dans le droit français s’ouvre aujourd’hui à Paris, devant l’Assemblée nationale française.I,es députés doivent examiner le projet de loi relatif a la bioéthique présenté par Elisabeth (iuigou, ministre de l’Emploi et de la Solidarité, qui propose une révision du dispositif législatif promulgué, après plusieurs années de débats et de controverses, en juillet 1994.Cette révision était initialement prévue en 1999, les parlementaires ayant choisi d’inscrire dans leur texte le principe d’une révision de cette législation au terme de cinq ans afin de tenir compte des évolutions de la recherche scientifique.Trois ans après cette échéance, une série d’événements viennent de confirmer l’ampleur des bouleversements, en particulier dans le domaine de la génétique.la révision de la loi s’inscrit ainsi dans un paysage scientifique et médical international à bien des égards différent de celui du début des années 1990.Il y a eu tout d’abord la création de la brebis Dolly et la démonstration, publiée en 1997 dans la revue scientifique Nature par des chercheurs britanniques, de la possibilité de créer un mammifère par clonage.L’équipe de lan Wilmut avait implanté un noyau issu d’une cellule prélevée sur un organisme adulte dans un ovocyte énudéé.VOIR PAGE A 8: FRANCE 778313000658 LE DEVOIR.LE MARDI 15 JANVIER 2002 A 2 ?LES ACTUALITES* Procès des 17 motards Départ de Brian Tobin Les Hells contestent la validité de la loi antigangs BRIAN MYLES LE DEVOIR La défense a annoncé ses couleurs hier dans le procès pour meurtre de 17 membres et associés des Hells Angels: elle attaquera la validité de la loi antigangs au regard de la Charte canadienne des droits et libertés.L’avocat Jacques Bouchard en a fait l’annonce officielle, hier à la reprise des audiences devant le juge Jean-Guy Boilard.I^es 17 individus font partie d’un groupe de motards arrêtés lors de l’opération printemps.Certains sont accusés d’un seul meurtre, d’autres de neuf assassinats.Les victimes étaient pour la plupart des membres ou associés de la bande rivale des Rock Machine (aujourd’hui affiliés aux Bandidos).Ui validité de la loi antigangs sera attaquée pour la deuxième fois de sa jeune histoire, le 11 février devant le juge Boilard.Une première contestation s’est soldée par un retentissant échec il y a un an dans le procès de 13 membres des Hells Angels et de leur filiale des Blasions.Ils s’étaient appropriés le marché de la revente de drogue de la région de Shawinigan en écrasant la concurrence par la manière forte.Charte des droits et libertés Sous l’égide de Louis Belleau, la défense avait plaidé à l’époque que l’infraction de participation aux activités d’un gang violait la Charte canadienne des droits et libertés en raison de sa formulation imprécise et de sa portée excessive.La présomption d’innocence des accusés (qui ont tous fini par plaider coupable) s’en trouvait menacée.«Ni la liberté, ni la présomption d'innocence, ni l’équité du procès n'en sont affectées», a conclu le juge de première instance dans une décision qui n’avait pas été contestée en appel.la requête de M' Bouchard sera entendue par le juge Boilard dans les nouvelles salles d'audiences aménagées sur le boulevard Gouin, à un jet de pierre de la prison de Bordeaux où sont détenus les accusés.Le juge Boilard n’a pas caché son mécontentement hier en constatant qu'il n’y avait encore aucun service de restauration dans le nouveau Centre de services judiciaires Gouin.Il s’est interrogé sur la pertinence de tenir le procès en des lieux situés selon lui au milieu de nulle part.Dans l’autre cause, impliquant 13 membres et associés des Hells Angels accusés des mêmes meurtres, le juge Réjean Paul a clairement fait part de son intention de tenir le procès sur le boulevard Gouin.C’est à la défense que revient la tâche de prouver que ce transfert compromet le droit des accusés à un procès juste et équitable, défense tentera d’ailleurs d’empêcher le transfert lors d'un débat prévu pour le 24 janvier.Avec la Presse canadienne Chrétien a plus de latitude Le jeu de chaises musicales s’annonce très important MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA En quittant le ministère de l’Industrie au moment où le premier ministre se préparait à remanier son cabinet, Brian Tobin a offert une occasion supplémentaire à Jean Chrétien de procéder, pour la première fois en deux ans et demi, à des changements qu’on annonce «importants».Aux plus hauts échelons gouvernementaux, on parlait hier d’un «remaniement important» destiné a «donner au premier ministre la capacité de gouverner aussi longtemps qu’il le souhaite» et à «montrer qu’il est prêt à entreprendre plusieurs choses», de dire une source très bien placée.Le dernier remaniement majeur remonte à juin 1997, au lendemain des élections.Un autre, moins ambitieux mais quand même substantiel, a eu lieu en août 1999, mais le premier ministre s’est bien gardé par la suite, y compris après les élections de novembre 2000, de procéder à autre chose qu’à des changements mineurs.Cette fois, on parle de promotions, de rétrogradations et de départs.Les rumeurs s’entrecroisent et se contredisent, mais les derniers mois ont mis en lumière des forces et des faiblesses que le premier ministre ne peut complètement ignorer.Lawrence MacAulay (Solliciteur général), David Collenette (Transport), Art Eggleton (Défense), Elinor Caplan (Immigration) ont déçu, mais seuls les deux premiers seraient promis à une rétrogradation ou à un changement latéral, selon certaines sources.Martin Cauchon (Revenu), Anne McLellan (Justice) Alfonso John Martin Gagliano Manley Cauchon et John Manley (Affaires étrangères) ont pour leur part répondu aux attentes ou même agréablement surpris, ce qui ouvre la porte à des promotions.Le sort de John Manley accaparait les conversations hier car il aurait, selon plusieurs sources, fait un détour par le 24 Sussex en après-midi.Pour se voir confier des responsabilités supplémentaires ou nouvelles liées à son rôle de président du comité ministériel spécial sur la sécurité?On n’a pu le savoir avec certitude mais certains parlaient de promotion au rang de vice-premier ministre, ce qui ouvrirait la voie à la retraite de Herb Gray, ou de sa mutation à un nouveau ministère de l’Intérieur.L’ouverture au ministère de l’Industrie annonce, par ailleurs, une promotion pour un ministre en exercice.Le nom de Martin Cauchon a été suggéré par au moins une source, mais on n'a pu le confirmer, un jeu de chaise musicale s’annonçant parmi les ministres de niveau intermédiare.Et il y a la controverse entourant Alfonso Gagliano (Travaux Publics), accusé récemment d’ingérence et de favoritisme.Le premier ministre répétait encore, la semaine dernière, qu’il faisait toujours confiance a son ministre politique du Québec.On verra ce matin.Le vrai objectif de l’exercice n’est pas, de toute façon, de régler une crise ponctuelle, mais d’amener du sang neuf et de donner un nouveau souffle au gouvernement qui, après le 11 septembre, a dû se concentrer sur les questions de sécurité.On veut revenir aux priorités initiales du gouvernement, à savoir les autochtones, la formation et la recherche, l’environnement et le développement international.Dans ce contexte, il devient délicat de déplacer Bob Nault (Affaires indiennes), qui pilote actuellement, bien que difficilement, une consultation sur la refonte de la Loi sur les Indiens, ou Jane Stewart, (Développement des ressources humaines) qui se préparait a déposer, avec Brian Tobin, un livre blanc sur l’innovation.Par cqntre, des changements au sein des secrétaires d’Etat, avec surtout les départs de Hedy Fry et de Jim Peterson, et quelques départs de ministres, dont celui de Ron Duhamel (Anciens combattants) vers le Sénat, permettraient d'ouvrir la porte à la relève qui s’impatiente sur les banquettes arrière.Les noms les plus souvent cités sont ceux de John Mc-Callum, Stephen Owen, Susan Whelan, Serge Mardi et Georges Farrah.Mais comme c’est le cas depuis des mois, personne ne prévoit de mouvement pour certains des candidats pressentis à la succession de Jean Chrétien.Paul Martin devrait conserver la direction des Finances, Allan Rock celle de la Santé et Sheila Copps, celle du Patrimoine.Hells Angels « Montrez-nous que vous êtes des bons gars», a dit Lastman PRESSE CANADIENNE Toronto — Le maire de Toronto, Mel Lastman, n’a pu résister à l’impulsion de serrer la main qu’on lui tendait, a-t-il expliqué hier, alors qu’il s’efforçait de limiter les dégâts causés par sa récente poignée de main publique avec un membre des Hells Angels.Connu pour ses gaffes, M.Lastman a prétendu qu’il en savait peu sur le célèbre gang de motards criminels lorsqu’il s’est rendu au rassemblement des Hells, organisé le week-end dernier, dans un hôtel du centre-ville de Toronto.«J’ignore qui diable sont les Hells Angels, mais de toute évidence ils me connaissent, ou ils savent qui je suis», a déclaré M.Lastman à sa sortie d’un entretien, en mi-journée, avec le chef de la police de Toronto, Julian Fantino.Celui-ci a qualifié les Hells Angels de «bande de criminels organisés», ajoutant qu’ils «rient de nous».M.Lastman a déclaré qu’il avait rendu visite au directeur de l’hôtel qui accueillait le rassemblement pour s'assurer qu’il n’y avait aucun problème.C’est alors que s’est approché un membre du club, portant les couleurs de son gang.«Je lui ai dit: “pourquoi ne me donnez-vous pas tort, à moi et aux citoyens de Toronto, en démontrant que vous êtes des bons gars et que vous n’êtes pas ici pour semer le trouble?”», a raconté M.Lastman.«Fl m’a répondu: “nous ne sommes certainement pas ici pour semer le trouble” et m’a tendu la main, et je l'ai serrée.» la photo de M.Lastman serrant la main du motard, reproduite dans les jours qui ont suivi à la une des journaux, a déclenché un tollé — l’une des nombreuses controverses qui ont marqué les quatre années du mandat de M.Lastman à la tête de la plus populeuse ville du pays.Les motards, qui ont quitté Toronto sans incident, dimanche, seraient enchantés de l’affaire.Mais les autorités policières, qui s’efforcent désespérément d’ébranler une certaine perception publique selon laquelle les motards seraient inoffensifs, voire respectables, sont frustrées.Des adversaires politiques de M.Lastman ont même réclamé sa démission.La photo a tout particulièrement semé l’indignation au Québec, où une guerre de gangs rivaux qui oppose depuis six ans les Hells Angels aux Bandidos et aux Rock Machine a fait de nombreuses victimes innocentes.OU REALISER UN REVE?FAIRE UN VOEU AVONS NOUS LE CHOIX?PROFITS ET PRINCIPE Le soleil renferme tant de brillants espoirs comme source d'énergie propre et renouvelable.Malgré cela, il est resté hors de portée durant de nombreuses années.Propre, mais encore trop cher.Alors, posons nous la question : faut il se tourner vers le soleil ou éteindre la lumière et retourner se coucher?Nous ne pouvons négliger les sources d'énergie de remplacement.Pour continuer à répondre à la demande croissante d'énergie dans le monde entier et alimenter les régions éloignées, Shell doit être à la recherche de ressources renouvelables, comme les énergies solaire, de biomasse et éolienne.Une nouvelle société internationale, appelée Shell Renewables, favorise l'exploitation commerciale de ces nouvelles possibilités.Chez Shell Canada, nous croyons aux promesses de l'énergie éolienne et étudions des idées d'investissement.Cela fait partie de notre engagement à l’égard du développement durable, soit concilier le progrès économique, le respect de l'environnement et la responsabilité sociale.Ainsi, avec des objectifs réels et des investissements concrets, l'énergie renouvelable peut devenir réalité.VOTRE 0*NON NOUS INTERESSE COMMUNIQUEZ AVEC NOUS *AR N TERNE’ * WWW SMfU CA Ou RAI êCRP A AGIR t*S AUJOURD'HUI EN AYANT DEMAIN A L ESPRO SMEU CANADA UMfTtf 40C 4TH AVE SW » O RO* too STN m CALGARY [AiKRTAI 'V 2HJ L E DEVOIR.I E M A H I) I 1 .1 A N V I K R A A LE DEVOIR ACTUALITES 1 S \Am AU I I DKVOIK s lors «Pas de loteries vidéo dans notre quartier!», ont fait savoir hier les opposants au projet de mini-casino dans le quartier chinoi d’un manifestation devant les bureaux de la Régie des alcools, des courses et des jeux, rue Notre-Dame.Les Chinois ne veulent pas d’un mini-casino dans leur quartier Michel D avid Un an après Personne au PQ n’a manifesté une grande émotion, la semaine dernière, à l’occasion du premier anniversaire de la démission de Lucien Bouchard.Il est vrai que la façon dont il a laissé tomber un parti qui l’avait lui-même si mal | aime n’était pas de nature à entretenir la nostalgie.Rarement a-t-on vu une séparation susciter aussi peu de regret de part et d’autre.Il faut dire aussi que plusieurs étaient trop heureux de noircir le messager pour mieux enterrer le message.Le parfait gentilhomme qu'est devenu Bernard Landry, depuis qu’il est premier ministre, a fait mine de s’offusquer des propos très durs que Jacques Parizeau a tenus à l’endroit de son successeur dans sa fameuse Note sur la stratégie politique des souverainistes, mais il était finalement bien aise quelle soit rendue publique.«Le thème de la responsabilité du peuple, de son inertie, de son incapacité à s’indigner ou à protester est à peu près le plus débilitant auquel on peut recourir.Cela revient à affirmer: quand on vous dit que les Québécois sont des hésitants, des mélangés, sinon des peureuse, il faut le croire», écrivait M.Parizeau.Evidemment, après une pareille condamnation, il est un peu gênant de reprendre l’argument Pourtant qui pourrait nier que «les Québécois étaient restés étonnamment impassibles devant les offensives fédérales», comme M.Bouchard en a fait le constat en annonçant sa démission?Quoi qu’en dise M.Parizeau, c’était rigoureusement exact En dehors des cercles nationalistes, pratiquement personne ne s’est ému de la loi C-20 sur la clarté, des Bourses du millénaire ou de l’entente sur l’Union sociale conclue sans le Québec.Maintenant qu’il est parti, peu importe que M.Bouchard ait eu tort ou raison, direz-vous.S’il avait raison, il y a pourtant une question capitale qui se pose aux souverainistes: qu’est-ce qui a changé depuis un an?En admettant qu’il n’ait pas fait tous les efforts nécessaires pour «raviver la flamme», pour reprendre son expression, on ne peut certainement foire le même reproche à M.Landry.Alors qu’en est-il?Si M.Bouchard a été à ce point catastrophé par les résultats de l’élection fédérale du 27 novembre 2000, quand les libéraux de Jean Chrétien ont recueilli plus de voix au Québec que le Bloc québécois, que doit-on penser des sondages qui prédisaient le pire au Bloc le mois dernier?Si le scandale de l’auberge de Grand-Mère n’a même pas réussi à égratigner M.Chrétien, ce ne sont certainement pas les dernières frasques d’Alfonso Gagliano qui vont foire pâlir l’étoile libérale.D’ailleurs, M.Landry en est parfaitement conscient lui qui a ordonné aux députés bloquistes désireux de faire le saut sur la scène québécoise de demeurer à Ottawa, de peur que tout siège laissé vacant ne bascule dans le camp libéral.Quant aux empiétements fédéraux sur les champs de compétence provinciale ou présumée telle, par exemple l’assurance parentale, le recours aux tribunaux traduit bien le peu d’espoir du gouvernement pé-quiste d’obtenir gain de cause sur le terrain politique.Personne ne suggère sérieusement au PQ de renoncer à son projet souverainiste, peu importe qu’il le présente comme un nouveau «partenariat» ou une «union confédérale» inspirée de l’exemple européen.parti n’y survivrait pas et, de toute manière, les sondages indiquent clairement que c’est la souveraineté qui sert de locomotive au PQ et non l’inverse.Si Incien Bouchard avait voulu ou pu aller au bout de sa logique, il aurait proposé de mettre clairement le référendum en veilleuse jusqu’à ce que les Québécois envoient des signaux non équivoques de leur souhait d’en tenir un troisième, mais il était sans doute le dernier à pouvoir faire une pareille suggestion.Aussi bien au sein du caucus des députés que du conseil des ministres, il y en a cependant qui, sans le dire encore publiquement, sont d’avis que le PQ ne pourra pas remporter une troisième élection de suite, à moins de s’engager officiellement à ne pas tenir de référendum sur la souveraineté durant son prochain mandat.Comme on peut facilement le comprendre, les plus jeunes sont généralement moins pressés que leurs aînés.?Jusqu’à présent, M.Landry s’est appliqué à entretenir un flou artistique autour de cette question, mais il devra trancher tôt au tard.Pour l'instant, le prochain remaniement ministériel suffit sans doute à nourrir ses réflexions de vacances, mais il ne pourra pas refaire le coup des «conditions gagnantes» de 1998 durant la prochaine campagne électorale.Le taux de satisfaction étonnamment élevé à l’endroit du gouvernement laisse croire que le PQ pourrait combler l'écart qui le sépare des libéraux si l’hypothèque référendaire était levée, d’autant plus que la perpective de voir Jean Charest devenir premier ministre n’est pas particulièrement emballante.Ce qui suppose que l’appui des nationalistes «mous» qui se laisseraient séduire par la promesse d’un «bon gouvernement» péquiste ne soit pas contrebalancé par l’abstention d’un pourcentage équivalent de souverainistes déçus de voir le grand jour s’éloigner encore une fois.Déjà, une troisième victoire d’affilée constituerait un remarquable exploit.La possibilité que le PQ obtienne un quatrième mandat qui lui permettrait enfin de tenir un référendum tiendrait du miracle.Sans compter que M.Landry n'est plus un jeune homme, même si la longévité des politiciens européens peut l’inspirer encore une fois.Il y aurait peut-être moyen de contourner la difficulté en modifiant la Loi sur la consultation populaire de manière à laisser l'initiative du référendum à la population.On pourrait prévoir qu’une pétition signée par 500 000 personnes ou même un million en obligerait la tenue.Autrement dit, il n’y aurait pas de référendum à moins que la population ne l’exige.Vox populi, vox Dei, n'est-ce pas?mdavid@ledevoir.ca Le jeu compulsif constitue un problème aigu dans la communauté chinoise montréalaise, particulièrement chez les travailleurs de restaurant dont le taux de dépendance au jeu est de 18 et 19 % plus élevé que dans la population en général.Le projet d’implantation d’un mini-casino rue Clark n’a donc rien pour plaire aux résidants et aux gens d’affaires du quartier chinois qui ont lancé un appel à la mobilisation auprès de la population.JEANNE CORRI VEAU LE DEVOIR La colère gronde au sein de la communauté chinoise de Montréal qui s’inquiète de la possible arrivée d’un mini-casino et d’une salle de paris sur les courses de chevaux au cœur du quartier chinois.Les opposants au projet reprochent à la Régie des alcools, des courses et des jeux d’avoir omis de prévenir la communauté chinoise des demandes de permis déposées par un homme d’affaires et réclament une enquête publique sur son processus de consultation.May Chiu, directrice du Service d’aide à la famille chinoise du Grand Montréal, en veut à la Régie de s’être contentée d’un avis minuscule et peu explicite Poursuite contre Bayer Des Canadiens se joignent aux victimes américaines du Lipobay D'APRÈS ÀP ET PC Berlin — L’avocat qui poursuit aux États-Unis la société Bayer AG, au nom d’usagers du médicament anti-cholestérol Lipobay, a affirmé hier qu’il étendait son recours collectif au Canada et a d’autres pays.Le dossiçr de plaignants du Canada, d’Allemagne, de France, d’Égypte, d’Australie et de la Jamaïque sera joint à celui d’Américains, au sein d’une poursuite qui vise à obtenir un dédommagement pour quelque six millions de personnes, a indiqué l’avocat Kenneth Moll.Celles-ci avaient recouru au Lipobay — vendu sous le nom de Baycol, aux États-Unis — avant que Bayer ne le retire du marché, le 1" août 2001.Plus de 50 décès ont été liés au Lipobay, dont un au Canada.D’autres usagers, dont une trentaine au Canada, ont souffert d’une série d’effets secondaires connus sous le nom de rhabdomyolyse.H s’agit d’une affection aiguë dans laquelle des cellules de muscle sont détruites et libérées dans le sang, ce qui occasionne des douleurs musculaires et des faiblesses, de la fièvre et des urines sombres.Le médicament avait été autorisé au Canada en février 1998.Quelque 1,3 million d’ordonnances de lî-pobay ont été remplies depuis.La fusion des dossiers vise à s’assurer que toutes les personnes lésées auront droit à des dommages qussi élevés que ce qui pourrait être attribué aux États-Unis, a noté l’avocat Michael Witti, de Munich.Mais, a rétorqué un porte-parole de Bayer, la pharmaceutique fera valoir devant les tribunaux américains que ceux-ci n’ont pas compétence dans des causes impliquant des Allemands et autres ressortissants.publié dans Le Devoir l’automne dernier pour informer la population au sujet du projet de mini-casino.Dans les faits, la Régie avait publié dans l’édition du Devoir du 3 août 2(X)1 un premier avis public faisant état d'une demande de licence de salle de paris pour les courses de chevaux au 1(X)8, rue Clark, disposée par l’Hippodrome de Montréal au nom du requérant Puis, le 7 septembre, un second avis dans le même quotidien faisait mention d’une demande de permis pour deux bars avec autorisation de projections de films.Ces annonces ne pouvaient laisser présager l’ampleur du projet qui pourrait comporter une dizaine d’appareils de loterie vidéo, fait valoir Mme Chiu.L’arrivée d’un établissement voué aux jeux de hasard est d’autant plus préoccupante que la communauté chinoise est particulièrement vulnérable au jeu compulsif.«Il y a 51 restaurants dans le quartier chinois et une étude que nous avons menée a montré que les travailleurs de restaurants étaient un groupe social gravement touché par le problème de dépendance au jeu.Nous pensons que c’est à cause de leur horaire de travail, mais surtout à cause de leur isolement culturel et social», explique-t-elle en ajoutant qu’un minicasino à deux pas de leur lieu de travail ne ferait qu’aggraver la situation.Le mouvement de protestation a pris de l’ampleur et, hier matin, plus de 200 personnes ont répondu a l’appel des représentants de la «Coalition contre le jeu organisé au quartier chinois» en participant à une manifestation devant les bureaux de la Régie.Une pétition a d’ailleurs permis de recueillir 7000 signatures depuis samedi.Dans une lettre adressée au gouvernement du Québec, la Coalition réclame une enquête publique sur le processus de consultation de la Régie des alcools, des courses et des jeux ainsi qu’un moratoire sur tout nouveau permis de jeux daps le quartier.A la Régie, on se défend bien d’avoir agi en catimini.In publication des avis publics dans un seul quotidien, soit Le Devoir, constitue une pratique courante et respecte la loi sur les courses.Jusqu’à maintenant, explique Artur Pires, secrétaire à la Régie, cette façon de procéder n’avait causé aucun problème.«A la suite des événements de la semaine dernière, nous avons décidé de se donner le mandat de réviser nos façons de faire pour l’avenir, c’est-à-dire de voir s'il n’y aurait pas lieu de publier un avis dans le Devoir, mais également dans un hebdo local — un journal de la communauté chinoise dans ce cas-ci —, ou dans un quotidien anglophone.Nous allons réfléchir à tout ça», indique-t-il.D’ici là, la seconde journée d’audience pour l’examen du projet du promoteur permettra au Service d’aide à la famille de faire entendre son |)oint de vue.Cette audition devait avoir lieu hier matin, mais elle a été reportée à une date encore indéterminée à la demande du requérant Les BELLES SOIREES de t‘t l'Université de Montréal CONSTELLATION O i/#- ijrrrTTe/ ', c/e/tr/r f/tÿmij vous proposent une semaine de THÉÂTRE À PARIS.Groupe accompagné par M.Edgard Fruitier.Du 19 au 27 avril - Vol, hôtel 3 étoiles, petits déj.et billets de théâtre = Rens.et Réservations : Marjorie 397-0467 ou 987-9798 1 AVIS PUBLIC PRÉSENTATION PUBLIQUE DE PROJETS ROUTIERS ET DE TRANSPORT EN COMMUN VISANT L’AMÉLIORATION DE LA MOBILITÉ ENTRE MONTRÉAL ET LA RIVE-SUD La Commission de consultation sur l’amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud tiendra en février prochain deux séances publiques d’intormation portant sur les projets routiers et de transport en commun que souhaitent porter à l’attention de la Commission et de la population, des représentants de sociétés publiques et privées.L’objectif de ces rencontres est de rendre accessible à la collectivité montréalaise, toute l’information utile à la réflexion et à l’analyse, en vue des audiences publiques de la Commission qui se tiendront ce printemps.La Commission invite toute organisation intéressée à présenter un tel projet, et qui n’est pas encore en relation avec elle, à communiquer avec le secrétariat de la Commission d’ici le 22 janvier 2002.Tél.: (514)873-7289 Courriel : commission@mobilite-mtl-rsud.gouv.qc.ca 500, boul.René-Lévesque Ouest, bureau 1605 Montréal (Québec) H2Z 1W7 www.mobilite-mtl-rsud.gouv.qc.ca > fomnission de consultation .sut ramélwation de la mobilité v entre Montréal etlaflive-Sud Québec « E3 Cl A 4 E DEVOIR.LE M A R D I A \ V I E II 0 ' 1.1.S .1C T ü ALITES rarrinSm Un enseignant sur trois serait victime la méningite de harcèlement psychologique PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le ministère de la Santé du Canada a autorisé l’utilisation d'un nouveau vaccin qui, selon les chercheurs, pourrait faire disparaître la méningite de type C, l’une des maladies les plus redoutées chez les enfants et les nourrissons.Contrairement au vaccin offert actuellement, le nouveau produit mis au point par Harold Jennings, du Conseil national de recherches du Canada, donnerait de bons résultats chez les enfants en bas âge et même chez les bébés âgés d’à peine deux mois.La méningite de type C a refait surface il y a deux ans.En 2000, on a signalé 101 cas au Canada, et 87 au cours des six premiers mois de 2001.Cette maladie peut être mortelle, et elle peut entraîner un retard mental.Des cas de méningite — touchant surtout des enfants et des adolescents — ont été signalés dans cinq provinces depuis deux ans.la; Québec a lancé une campagne1 de vaccination en utilisant les vaccins existants.M.Jennings affirme que le nouveau vaccin, Neis-Vac-C, pourrait faire disparaître la méningite de type C au pays, si des programmes de vaccination étaient offerts dans toutes les provinces.Terre-Neuve VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Selon une étude commandée par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), un de ses membres sur trois se dit victime de harcelement psychologique au travail.L’eqquête, réalisée par le professeur Angelo Soares de l’École de gestion de l'UQAM, révèle que 11 % des répondants affirment vivre actuellement du harcèlement, 18 % indiquent en avoir vécu au cours de la dernière année et 6 % en ont été témoins.Ir-s agresseurs les plus fréquents seraient: un collègue ou plusieurs collègues enseignants (53 % des cas) et un supérieur immédiat (22,4 %).«C'est une réalité qui nous saute au visage», a indiqué la présidente de la CSQ, Monique Richard.«On devra, comme organisation syndicale, trouver des solutions.» Elle a précisé que son syndicat menait présentement une campagne de sensibilisation sur le terrain.la CSQ compte 145 000 membres dont près de 100 (XX) œuvrent dans le milieu de l'éducation.«Nous avons découvert que 3 % des gens qui ne se disaient pas harcelés l’étaient en réalité, souligne M.Soares.Il y a banalisation du phénomène, parce que les gens pensent que cela fait partie du marché du travail.» M.Soares ajoute que le harcèlement a occasionné la perte de 1500 jours de travail.Chez ceux qui sont harcelés, des conséquences graves viennent entraver leur santé: détresse psychologique, dépression et même syndrome du stress post-traumatique.Le harcèlement psychologique est très insidieux.Il peut s’exprimer sous diverses formes: allusions, calomnies, humiliations, menaces, discrédit, isolement menaces de congédiement, etc.Généralement, le harcèlement psychologique se reconnaît par la répétition et la persistance de la conduite blessante et par une atteinte a l’intégrité (physique ou psychologique) ou à la dignité d'une personne.«Les conclusions de la CSQ recoupent beaucoup nos propres constatations», précise Esther Paquet, porte-parole de l'organisme Au bas de l’échelle, un groupe de défense des droits des travailleurs non syndiqués.«Ça fait toujours un choc de voir ces chiffres, mais cela correspond à ce que vivent les gens dans leur milieu de travail.Ici, la moitié des appels que l’on reçoit sont liés au harcèlement psychologique.» Selon Monique Richard, il appartient au gouvernement d’agir en premier lieu dans le dossier en modifiant la loi du travail pour interdire le harcèlement psychologique.«On doit améliorer les conditions de travail pour que nos membres n'aient pas à grimper sur la tête des autres pour survivre», clame Mme Richard.Elle ajoute que la CSST devrait indemniser les victimes et qu’on devrait leur fournir de l’aide dans les CLSC.En mai dernier, le Comité ministériel sur le harcèlement psychologique au travail rendait public son rapport.Le groupe de sages recommandait la mise sur pied d’une structure permanente chargée de mettre sur pied une politique québécoise permettant de résorber le problème.On suggérait également au gouvernement d’élaborer une gamme de services de soutien aux victimes.«On est toujours en train de terminer la consultation sur ce rapport et d’intégrer les commentaires que nous avons reçus», a indiqué Sylvie Parent, attachée de presse du ministre du Travail, Jean Rochon.«Au cours des prochains mois, on sera en mesure de préparer un plan d’action.» Une loi pour interdire des mises à pied Rue Notre-Dame Harel appuie le projet de son collègue Chevrette Il y a 30 ans, elle militait contre une autoroute est-ouest PRESSE CANADIENNE Saint-Jean,Terre-Neuve — Le gouvernement ter-re-neuvien a lancé une bombe dans la communauté des affaires, hier, en menaçant d’adopter une loi qui lui permettrait d’empêcher une société inscrite en bourse de procéder à des mises à pied.Le premier ministre de la province, Roger Grimes, a toutefois indiqué que le gouvernement s’abstiendrait de procéder de la sorte si la direction de EPI, la plus importante entreprise de transformation de fruits de mer au Canada, renonçait à son projet de supprimer 580 emplois dans trois de ses usines situées sur la côte sud de Terre-Neuve.«Nous préférerions tous que la compagnie accepte volontairement de revoir sa position», a dit M.Grimes en conférence de presse, hier.Ije premier ministre terre-neuvien a qualifié de «totalement inacceptable» le plan de restructuration de FPI présenté la semaine dernière par le chef de la direction, Derrick Rowe.A son avis, ce plan va à l’encontre d’un précédent engagement pris par le conseil d’administration de FPI de ne pas supprimer d’emplois.Le plan de restructuration présenté par FPI a suscité de vives réactions à Terre-Neuve, où l’économie régionale dépend en grande partie de l’industrie de la pêche.Les 580 emplois que veut éliminer FPI représentent environ la moitié des effectifs aux usines de transformation de poissons de Marystown, Harbour Breton et Fortune.lœ taux de chômage dans cette région atteignait 20 % l’année dernière.Terrorisme FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Trente ans plus tard, la ministre Louise Harel change son fusil d’épaule.Ex-militante du Front commun contre l’autoroute est-ouest dans les années 70, la député d'Hochelaga-Maisonneuve croit aujourd’hui que la rue Notre-Dame doit servir de lien routier pour le transport par camion, y compris celui des matières dangereuses.En ce sens, elle donne un appui inconditionnel au projet de réaménagement piloté par son collègue Guy Chevrette.Dans un mémoire déposé hier lors de la reprise des travaux par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), Louise Harel indique que ce projet «marque une nouvelle étape vers la réparation d’une blessure vieille de 30 ans et la revitalisation de tout un quartier qui aura refusé de se résigner».S'exprimant à titre de citoyenne, de députée d’Ho-chelaga-Maisonneuve, de résidente du quartier et de ministre de la Métropole, Mme Harel a décoché quelques flèches aux opposants du projet, notamment ceux qui militent pour une diminution du trafic lourd sur cet important axe routier qui lie le centre à l’est de la ville.«Il faudrait avoir bien peu d’ambition pour le développement de l’est de Montréal pour souhaiter moins de camionnage ou une diminution du transport ferroviaire en croissance, grâce au Port de Montréal», affirme- t-elle.Elle qualifie donc de «chimères» les solutions avancées par certains détracteurs du projet qui suggèrent de détourner la circulation des véhicules lourds sur la route du port «C’est de la pensée magique! Je le dis en toute modestie parce que j’y ai cru moi aussi.À ma décharge, je dois dire que c’était il y a longtemps, peut-on lire dans son mémoire.À la hauteur de mon quartier, entre Pie-IX et Fullum, il faut circuler sur cette route du Port, à deux voies étroites, coincées entre un enchevêtrement de rails et de quais de déchargement, pour comprendre à quel point le simple objectif d’y canaliser le camionnage généré par l’activité portuaire, soient 1000 camions par jour, est déjà un objectif considérable.» la ministre croit que le projet du ministre Chevrette est tout indiqué pour canaliser le transport lourd sur la rue Notre-Dame et ce, sans débordement dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.Elle précise en ce sens que l’accès au quartier depuis la rue Notre-Dame ne se fera plus qu’à deux intersections (boulevard Pie-K et rue Alphonse-D.-Roy), ce qui restreint considérablement le trafic non désiré dans les rues résidentielles.«Les populations des quartiers Hochelaga-Maisonneuve, Centre-Sud et Mercier-Ouest bénéficient d'un effort de revitalisation sans précédent dans le cadre de ce projet qui bénéficie au développement et à la croissance économique de l'Est», conclut-elle.Demande d’extradition adressée au Canada Logement social Harel et Tremblay font le point sans promettre un sou de plus AGENCE FRANCE-PRESSE Ottawa — Les États-Unis ont officiellement demandé à Ottawa l’extradition d'un Somalien accusé de blanchiment d'argent pour financer des groupes terroristes liés au chef islamiste Oussama ben laden, a indiqué le ministère canadien de la justice hier.Liban Hussein, 31 ans, est recherché par les Etats-Unis pour avoir violé des règlements financiers dans l’état du Massachusetts (nord-est) afin d'exploiter une affaire de mandats et transferts d’argent.Il a été relâché sous caution par un juge canadien en novembre.Un porte-parole du département canadien de la Justice, Patrick Charette, a indiqué que les États-Unis avait soumis cette demande officielle la semaine dernière, bien avant la date limite.Hussein gérait une société à Ottawa, al-Barakaat, citée parmi les firmes suspectées de financer ben Laden.les autorités américaines ont fermé une succursale à Boston sous l'accusation de blanchiment d’argent au profit de terroristes.Washington affirme que la société a fait transité plus de deux milliards de dollars à partir d une banque américaine entre janvier et septembre.Le Groupe d’assistance internationale du ministère canadien de la justice a «trente jours pour étudier le dossier et déterminer si la requête doit être accordée», a indiqué M.Charette.La prochaine audience d'Hussein devant une cour est prévue le 11 février, et le ministère de la justice canadien doit rendre sa décision avant cette même date.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR La rencontre qui s’est tenue hier matin à l'hôtel de ville de Montréal entre Louise Harel et Gérald Tremblay ne s’est pas traduite en engagements neufs.Tout au plus, la ministre des Affaires municipales et de la Métropole a-t-elle confirmé les budgets qui seront alloués à la Ville au cours des deux prochaines années dans le domaine de l’habitation, lesquels permettront à la métropole de se doter de 5(XX) logements sociaux d’ici à 2(XM, a précisé le maire.Les diverses ententes entre Ottawa, Québec et les municipalités offriront la possibilité à la Ville de construire plusieurs milliers d’unités d’habitation abordables d’ici à deux ans.Puisque les deux ordres supérieurs de gouvernement adaptent leurs subventions en fonction des besoins de chaque municipalité, le maire Tremblay a choisi d’utiliser toute la marge de manœuvre qui lui était accordée pour construire des logements communautaires, mais a préféré s'en tenir au minimum quant aux nombre de logements abordables.Ainsi, la Ville construira 3150 logements abordables sur une possibilité de 4200.Ces logements, qui seront réalisés entre autres par des coopératives d’habitation, des OSBL ou des promoteurs privés, se loueront entre 350 et 500 $ par mois.De plus, 1850 logements communautaires (sur une possibilité de 1850) dont 500 logements sociaux avec soutien communautaire seront construits d’ici à 2004 pour les ménages à revenu faible ou modeste, les personnes âgées en perte d'autonomie et les personnes en difficulté ayant des problèmes particuliers de logements.Au total, Québec se dit prêt à débourser 290 millions pour l'habitation dans la métropole, des investissements qui commandent une contribution de 112 millions de la part de la Ville.«Tous les efforts n ’aboutiront pas nécessairement le 1" juillet 2002, a tenu à préciser le maire Tremblay.Je voudrais donc dire aux citoyens de Montréal qui ont un appartement de ne pas le quitter dans des conditions qui pourraient s’avérer difficile en pensant qu'il y aura demain matin 5000 logements abordables.Il va y en avoir mais sûrement pas assez pour combler le besoin qui va venir à court terme le 1” juillet prochain.» En outre, Québec et Montréal ont mis sur pied un groupe de travail pour aider au soutien et à l’encadrement des personnes qui en ont le plus besoin.Celui-ci sera notamment composé de représentants de la Société d’habitation du Québec (SHQ) et du Service d'habitation de la Ville.Bien que la première rencontre entre les deux élus et leur équipe respective doive être l’occasion de discuter de tous les sujets d’importance qui touchent Montréal, le maire Tremblay n’a pas abordé la question du plan d’affaires de trois milliards qu'il souhaite proposer au gouvernement.Il a cependant indiqué qu'il aurait des entretiens avec d'autres ministres à ce sujet au cours des prochains jours.Maïs StarLink » Greenpeace accuse Ottawa de négligence PAULINE GRAVEL LE DEVOIR \ A la suite de la découverte de mais StarLink dans des produits alimentaires et des cargaisons de maïs importés au Canada alors qu'il y est interdit, Greenpeace avait exigé des explications du gouvernement fédéral.La réponse gouvernementale vient d’être publiée et a déçu Greenpeace qui qualifie la politique canadienne A'«échec lamentable».Mis au point et commercialisé par Aventis CropScience, le maïs StarLink contient une protéine, le cry 9c, susceptible de causer des allergies chez l’humain.Pour cette raison, il n’e$t autorisé que pour l’alimentation animale aux États-Unis alors qu’il est complètement interdit au Canada.Néanmoins, des traces de mais StarLink se sont retrouvées dans des coquilles de tacos distribuées dans les épiceries américaines en septembre 2000.Et comme le Canada importe de grandes quantités de maïs américain chaque année, la contamination a gagné le territoire canadien.Dans la réponse fournie à Greenpeace, on y apprend que ce n'est que six mois après la contamination que le gouvernement a expédié une note à tous les importateurs de semences leur enjoignant de fournir des documents indiquant que le maïs qu’ils importaient avait été contrôlé et était exempt de maïs StarLink.De plus, aucun programme n’a été mis sur pied pour vérifier si du maïs StarLink ou d’autres semences issues des biotechnologies se sont introduits dans les écosystèmes.De même, Santé Canada n’a conduit aucune étude visant à examiner les effets du maïs StarLink sur la santé.Par ailleurs, la contamination au StarLink aurait coûté plus de 900 000 $ au gouvernement canadien qui ne semble pas disposé à exiger un dédommagement de la compagnie Aventis.«Ce rapport confirme que le Canada n’était pas préparé à faire face à la contamination génétique causé par le mais transgénique Starlink importé des États-Unis», Eric Darier, de Greenpeace.«Le gouvernement fédéral ne dispose pas d’un programme de surveillance de l’intégrité de la chaîne alimentaire», précise Marc Fortin, professeur au département de sciences végétales de l’université McGill.La contamination de la chaîne alimentaire humaine par le mais Starlink est accidentelle, mais la plupart des scientifiques l'avait prévue.Prétendre que le maïs Starlink n'aurait pas pollinisé le maïs pour consommation humaine est illusoire.» Marc Fortin ajoute que «les procédures d’inspection de ce qui est importé au pays ne sont pas claires.Le gouvernement a-t-il fait tous les efforts nécessaires ou souhaitables pour contenir l’importation de produits non approuvés au Canada?Et que fait-il maintenant comme vérification?» Bart Billmer de FACIA explique que lorsque les autorités canadiennes ont été provenues de la contamination au maïs Starlink aux États-Unis, elles ont mis sur pied un programme de surveillance des importations en provenance de ce pays.«Nous avons signifié aux importateurs canadiens que ce produit était illégal et interdit au Canada.Un avis à cet égard a été publié sur notre site Internet.Et, nous avons instauré un programme d’échantillonnage qui se poursuit toujours», dit-il.Mais comment FACIA contrôle-t-elle en temps normal le contenu en OGM des produits importés de l’étranger?«A moins que nous ne suspections un problème particulier, nous ne procédons pas à des vérifications, précise Bart Billmer.Nous avons autorisé au Canada de nombreux aliments issus des biotechnologies qui avaient déjà été approuvés aux États-Unis.Alors, nous n 'avons pas à les contrôler.» C'était un agent du FBI au-dessus de tout soupçon Un espion presque parfait AUX GRANDS REPORTAGES ce soir 20 h animation : Michèle Viroly la vie V 1 E DEVOIR.I E MARDI 1 A .1 A \ V l E R 2 O (I 2 LE DEVOIR \ a ;> LE MONDE I n cas bénin de bretzel Rafle____________________________________r__________________ Malgré la mise aux arrêts de 1400 membres de cinq groupes islamistes.George W.Bush l'Inde ne démobilise pas pour le moment ses troupes indiennes à la frontière SC Sent «très bien» La tension a baissé d’un cran en Asie méridionale, alors que le chef d’État pakistanais a rempli la promesse qu’il avait faite à la télévision semedi dernier.Islamabad a minimisé la rebuffade indienne à la suite de ce geste, estimant qu’un retrait des troupes massées à la frontière commune pouvait être espéré.Les rafles interviennent alors que le secrétaire d’État américain, Colin Powell, est attendu demain à Islamabad.RANA JAWAD AGENCE FRANCE-PRESSE Islamabad — La police pakistanaise a interpellé quelque 1400 extrémistes lors d’une rafle contre cinq organisations interdites samedi soir par le président Pervez Moucharraf, ont annoncé hier des sources officielles.Ces arrestations, commencées dès avant le discours radio-télévisé du général-président Moucharraf samedi soir, se sont poursuivies hier dans les quatre provinces du pays.Selon des responsables du ministère de l'Intérieur, outre ces arrestations, quelque 470 bureaux des organisations interdites samedi ont été fermées par les forces de l’ordre.La Bourse pakistanaise a augmenté de 3,9 % hier après le discours présidentiel que les investisseurs ont salué.L’indice de référence a gagné 53 points pour clôturer à 1428 points.Les responsables pakistanais ont indiqué que les groupes interdits ne seraient pas autorisés à renaître sous un autre nom, comme l’avaient envisagé certains d entre eux.«S'ils essayent de faire cela, nous les poursuivrons», a dit un responsable du ministère de l’Intérieur.Un peu plus tôt, le secrétaire général du ministère, Tasneem Noorani, avait déclaré à l’AFP que les activistes arrêtés l’avaient été pour «suspicion d’activités pouvant menacer l’ordre public» et «obstruction à l’application d’instructions officielles».Selon les autorités, les organisations interdites, La- m S AI.IM SHAH II) RKITKKS Le secrétaire général du puissant parti Jamiat l lma-e-Islam, Maulana Abdul Ghafoor Haideri, a dû prendre hier le chemin des cellules, même si sa formation n’est pas interdite.shkar-e-Taiba, Jaish-e-Mohammad, Sipah-i-Sahaba Pakistan, Tehreek-i-Fiqa Jaftia Pakistan et Tehreek-i-Nifaz-e-Shariat Mohammadi comptent moins d’un million de partisans, dans un pays de 145 millions d’habitants.«Mais leur noyau dur ne compte que quelque mil- liers de personnes», a estime un responsable du mi nistère de l’Intérieur.Parmi les groupes touchés par la décision présidentielle.le Lashkar-e-Taiba et le Jaish-e-Moham-mad, sont les deux organisations indépendantistes cachemiries accusées par l’Inde d’être responsables de l'attentat contre le parlement de Delhi, le 13 décembre, qui avait fait quatorze morts dont les cinq assaillants.D’abord mettre lin au «terrorisme transfrontalier» Selon le ministre indien de la 1 téfense, il n'y aura pas de demobilisation des troupes indiennes à la frontière avec le Pakistan tant qu’Islamabad n’aura pas ettectivement arrêté le «terrorisme transfrontalier».George Fernandes a également préconisé une action «rapide» de l’autre camp.Los deux rivaux d’Asie du sud sont au bord de leur quatrième guerre, l’Inde accusant le Pakistan de soutenir les terroristes en permettant aux groupes séparatistes cachemiris d’agir depuis son territoire.In lutte des rebelles islamistes contre la domina lion indienne sur cette région himalayenne avait déjà été la cause des trois précédents conflits entre les deux pays depuis leur indépendance en 1947.Les responsables pakistanais ont minimise la rebuffade indienne, estimant que la réponse de Delhi, n’était pas «négative» et qu’un retrait des troupes massées à leur frontière commune pouvait être espéré.«Nous attendons de l’Inde qu ’elle retire ses troupes vers les positions occupées en temps de paix» a dit le porte-parole militaire d’Islamabad, le général Rashid Qureshi.les rafles interviennent alors que le secrétaire d’Iv tat américain, Colin Powell, est attendu demain à Isla mabad pour sa deuxième tournée dans la région du puis sa prise de fonction.M.Powell, qui se rendra également au Japon, en Inde et en Afghanistan, devrait tenter de convaincre Delhi de donner au président Moucharraf le temps de procéder au «nettoyage» de l’extrémisme dans son pays.Il devrait également pousser M.Moucharraf à confirmer par des actes sa volonté d’éradication du terrorisme au Pakistan.AGENCE ERANCK PRESSE Moline — Au lendemain d’un bref évanouissement, le président George \V Bush s’est dit en pleine forme hier, et il a quitte Washington comme prevu |H)ur une tournee dans trois Etats destinée à détendre sa politique tvonomique.«Je me sens très bien», a declare M.Bush, 55 ans, avant de partir, alors que îles journalistes s’inquiétaient de son état de santé.11 a précisé que sa tension artérielle, [irise dimanche soir, était également bonne.I aie écorchure de plusieurs centimètres était visible sur sa pommette gauche, et sa lèvre inférieure semblait meurtrie, le président pense que cet he matome est dû à «une combinaison de la table, du plancher et des lunettes qu'il portait» lorsqu’il est tombe après s’etre eva noui, a expliqué son porte-pa role An Fleischer.I es lunettes «ont pu heurter la table, heurter le plancher», a-t-il précisé.,, la1 président a de son côte ^11 *,as81 r!l-plaisante en racontant qu’en reprenant ses esprits il avait vu ses chiens «liamey et Spot apparemment très inquiets» Il s’etait brièvement évanoui dimanche en tin d’après-midi après avoir avale de travers un bretzel.alors qu’il regardait un match de football améri cain dans sa chambre à la Maison Blanche.«Ma mère a toujours dit: "Quand çn mange des bretzels, il faut mâcher avant d'avaler" Ecoutez votre mère, a-t-il c\\l.Je suis tombé», a-t il explique Selon Ari Fleischer, M.Bush a été examiné hier matin par son médecin, Richard Tubb, qui a estimé que le président était parfaitement en état d'effectuer sa tournée.«A ce stade, le docteur ne voit pas la nécessité de tests supplémentaires», a précisé M.Fleischer.M.Bush s’etait évanoui à 171)35 dimanche dans sa chambre a la Maison Blanche, alors qu’il regardait sur un canapé un match de football américain opposant l'équipe des Baltimore Ravens aux Miami Dolphins.D'président a perdu conscience «pendant quelques secondes, après quoi il s’est relevé et a appelé sa femme et l’infirmière de la Maison-lilanehe», avait précisé un porte-parole de la Maison-Blanche, Ken üsaius.«Justice à deux vitesses» au pays de Jacques Chirac Démission fracassante d’un magistrat «écœuré» E N H R I
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