Le devoir, 28 janvier 2006, Cahier F
LE DEVOIR DI 2 8 D 1 M A N C LlTTKRATI RK QI KBIXOISE Roman et poésie F3 et F4 LI ITÊRATI RK FRANÇAISK 365 nouveaux titres! F4 LlTTKR ATI RKS ET R A N( i ERES Ailleurs |K)iir ici F5 Poi.AR On n’est jamais trop curieux.F6 JEUNESSE Surprises et rigolades F3 et P5 hSSAlS QtiÉBÉCOlS Des idées, toujours littéraire JACQUKS N AD K AU 1 K DEVOIR La vérité toute nue de ramour La Fabrication de Vaube ou le voyage de l’ombre vers la lumière FRÉDÉRIQUE DOYON La réalité dépasse parfois la fiction.Dans ces moments, rien ne sert de revêtir les mots de beaux apparats ou de loques atermoyantes.La vérité toute nue suffit Jean-François Beau-chemin a vu îa mort de près, il l’a même invitée à sa table, à l’été 2004, alors qu’une foudroyante maladie l’a plongé dans un coma profond dont il avait peu de chances de se réveiller.Et puis la mort s’en est allée, elle est sortie lentement de son corps, une expérience limite que même le plus athée des auteurs n’hésite pas à qualifier de miracle.•C’était comme une résurrection, j’ai vraiment eu le sentiment de revenir au monde», confie au Devoir avec une infinie douceur l’auteur du Jour de la corneille, qui vient de remporter le prix France-Québec de l’ADELF.Avec La Fabrication de l'aube, tout juste paru aux Editions Québec Amérique, Jean-François Beauche-min, de nature plutôt pudique, a osé ce qui] considérait jusqu'alors comme inconcevable: écrire un récit autobiographique.•C’est la première fois de ma vie que je fais cela et ce sera la dernière, lance-t-fl en écho au caractère unique du contexte qui a vu naître son livre.L'expérience que je raconte et que fai vécue imposait que je sois dans la vérité.C’était tellement extrême.Au moment où fai commencé à écrire, j’en étais encore tout imprégné.Si je réécrivais ce livre, il n’y aurais pas cet aveu de fragilité — ça fait partie de la vérité du récit.» •Un jour, je suis mort, écrit-il d’entrée de jeu au début de son récit C’était vers le milieu de l’été, le ciel était d'un bleu immaculé.» Le ton est donné: dans un On ne peut pas vivre une expérience comme ça sans être totalement ébranlé style au naturel désarmant, l’auteur ne cherche pas tant à brosser le tableau d'un drame qu’à raconter la part de beauté qui en a émergé.S’ouvrir à l’indicible •C’est comme une rencontre de la nuit et de l’aube», rapporte celui qui fait abondamment référence au ciel étoilé accompagnant ses nuits ballottées par le combat incessant de la mort et de la vie en lui.À sa lente sortie des limbes du trépas et à sa remontée vers la lumière se joint un autre mouvement, celui qui mène son esprit pourtant pétri de pragmatisme et de cartésianisme du côté de l’émotion et de l’indicible."C'est sûr que j’ai été très bien soigné par les médecins et les infirmières, relate-t-il.N’empêche que, si je n'avais pas eu autour de moi des gens proches qui m’aiment et que j’aime, je serais mort.J’ai toujours dit cela et je le dirai toujours parce que je le ressens profondément.C’est mystérieux tout cela, fai été à même de constater l’importance de l’amour.Ça m’a sauvé la vie.» Moins le récit d’une conversion que celui d'une ouverture à ce qui lui était jusqu’ici étranger, La Fabrication de l’aube est aussi une ode à ceux qui en furent les instigateurs.Chaque chapitre, truffé de témoignages, de réflexions, de questionnements sur la vie, la mort, rend un poignant hommage à sa famille et à sa femme.Comme si, en sondant la nature profonde des êtres aimés et de la relation qu’il entretient ou a développée avec eux dans l’enfance, il pouvait puiser la matière même de ce qui l'a sauvé comme homme — et comme écrivain.•C’est une chose curieuse de sentir en soi-même l’amour résister aux coups que lui inflige le corps, tandis même que ce corps relâche peu a peu son emprise sur les choses, s'affaire au projet de sa mort.Peut-être y a-t-il dans ce phénomène un peu de l’immortalité que les religions mettent en vitrine depuis si longtemps.Peut-être même cela est-il à l’origine de l’invention de Dieu.» Toucher l’universel Jean-François Beauchemin a bien compris, quand son éditeur a refusé de laisser le manuscrit dormir dans un tiroir, que son récit, bien que tiré de son intimité et tissé de personnages sans histoire, touchait à une certaine universalité.•R y a quelque chose qui dépasse largement ma petite expérience personnelle.Je pose des questions que tout le monde se pose, sur le rôle de l’amour dans une vie, la question de l’existence de Dieu, la proximité des gens.» Loin de prétendre que ses lecteurs se reconnaîtraient dans le détail factuel de son histoire, il sait toutefois que personne n'est à l’abri d’une épreuve limite comme celle qu’il a vécue.Bien que chose du passé, cette difficile mais sublime fabrication de l’aube* a bien sûr laissé des traces.•Ça tout changé, dit-il On ne peut pas vivre une expérience comme ça sans être totalement ébranlé; on ne vit pas ça intellectuellement.Je l’ai vécue dans mon corps et dans mon coeur.» Depuis sa sortie de l’hôpital, Jean-François Beauchemin a notamment pris la décision de se retirer à la campagne et de se consacrer à l’écriture.Finie la job payante, mais (Teintante, à Radio-Canada Comme auteur aussi, il sent une transformation, une sensibilité plus aiguisée.Ijes 50 pages déjà écrites de son prochain roman, qu’il entend faire paraître aux Allusifs (pour ouvrir phis grande la porte de la France), le lui indiquent.-R y a plus de prqfrmdeur dans ce que j’écris», note-t-il a propos du vieux couple qu’il met en scène, affrontant la fin de son parcours a deux.D'ailleurs, -il y a une chose qui est morte en moi: l’enfance», avoue-t-il a la fin de l'entrevue.Cette étape de la vie, dont il croyait ne jamais sortir et qui était si présente jusqu’ici dans ses romans, s’en est allée, avec la Grande Faucheuse qui l’a frôlé, -pour laisser place à plus de beauté».Le Devoir jACQUKS OKKNICR I.K DEVOIR QUEBECOR INC.ORAND PARTENAIRE OC Montréal cipnilt mondiiic .feudu Itvr* m Fière d'appuyer les artisans de l'édition d'ici / LE DEVOIR, LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2006 RENTREE LITTERAIRE EN APARTÉ L’élection Pasolini Jean-François Nadeau uis, as-tif gagné tes élec-twns?» A vous aussi, on l’a demandé cent fois, pas vrai?A croire que nous étions tous candidats indépendants à ces élections, «le ventre à terre» de surcroît comme un André Arthur lancé à fond de train sur la bourrique de ses illuminations du moment.Les avez-vous gagnées, vos élections, candidats de l’ombre tous autant que vous êtes?Le soir des résultats, tandis qu’au moins 64 % de la population s’intéressait à l’inertie politique renouvelée par la somme des votes du jour, je relisais plutôt tranquillement, loin de cet embrouillamini observé par Bernard Derome comme s’il s’agissait d’une œuvre d’art, un solide roman de Pier Paolo Pasolini, Une vie dangereuse.Je venais en fait tout juste de terminer au préalable La lecture d’une nouvelle biographie de ce cinéaste et écrivain qui s’efforça, sa vie durant, de tout remettre en question, souvent de façon salutaire: sexualité, idéologie, rapports sociaux, religion, politique, histoire.Signée René de Ceccaty, traducteur d’une dizaine de livres de Pasolini, cette biographie est tout à fait passionnante.Belle plume, Ceccaty fait tenir avec brio, dans un livre pourtant assez court, une vie qui en mène bien large.D'où l’idée de relire l’œuvre, en commençant par Une vie dangereuse et, bien sûr, les estais éblouissants rassemblés dans Ecrits corsaires.Personnalité atypique à la charge charismatique très forte.Pier Paolo Pasolini est né en 1921 dans une famille où le père joue un rôle de second violon par rapport à la mère, omniprésente dans la vie et l’œuvre d’un fils phénoménal.Sa jeunesse italienne est celle d'un enfant qui grandit sous le soleil noir du fascisme.Son frère trouve la mort durant la guerre, assassiné à la suite d’une rivalité entre groupes de partisans communistes, ce qui n’empêche pas Pier Paolo de devenir communiste à son tour, quitte à être honni par eux plus souvent qu’à son tour.Cette mort du frère dans le grand théâtre du fascisme européen marque au fer rouge la conscience de Pasolini.Fils d’une époque de toutes les douleurs, Pasolini se jouera sans cesse de la mort à travers une vie de feu.Les métaphores sur lesquelles toute l’œuvre de Pasolini s’élabore sont pétries surtout par la sexualité, le marxisme et, paradoxalement, par le catholicisme passionné de cet athée.Malgré ces références connues et assez facilement décryptables, son œuvre ne renvoie, au fond, à rien d'autre qu’à elle-même.Pasolini n’appartient en effet à aucune école.Il s'est fait seul, en intégrant des matériaux pourtant connus à une architecture de pensée nouvelle.Pour cet écrivaincinéaste, qui ne connaît encore rien de la caméra la quarantaine venue, le cinéma renvoie d’abord et avant tout à la fiction.Ses films sont ainsi des prolongements, d’une certaine façon, de son écriture, comme il le dira d’ailleurs en entrevue lors d’un second séjour à Montréal, en 1969, dans le cadre d'une tournée de promotion pour Théorème.Œuvre et pensée politique Au cinéma comme pour tout le reste, Pasolini ne vient pas d’une école.Et fl n’a pas fait école non phis.Son influence sur un certain cinéma d’auteur s’avère néanmoins certaine.Au Québec, on pourrait songer à l’œuvre de Bernard Emond, en particulier à ce beau film qu’est La Neu-vaine, très près de Pasolini quant au fond et au thème.L’univers de générosité complètement laïque qui habite le film dÉmond, mis en parallèle avec un univers de douleurs qui touchent fresque au sacré, le tout situé dans l’ombre d'un passé religieux très catholique, apparaît en effet dans la droite ligne des aventures humaines pour lesquelles Pasolini se passionnait , A l’époque où Pasolini lance son Evangile selon saint Mathieu, peut-être son plus grand film, il est une fois de plus détesté autant par la gauche que par la droite.Dans un café parisien, un soir de 1965, ce rejet de la gauche lui est expliqué par Jean-Paul Sartre: «[La gauche] n’a rien à faire de la christologie.Elle a peur que le martyre du sous-prolétariat ne puisse être interprété d’une façon ou d'une autre comme le martyre du Christ.» Or, chez Pasglini — autant que chez Bernard Emond du reste —, il est pourtant clair que les préoccupations pour les cieux du religieux ne brident pas l’intérêt profondément sensible éprouvé pour la douleur terrestre.Sartre est appelé à défendre Pasolini à quelques occasions.A cette époque, le même Sartre, dans un numéro des Temps modernes, présente une synthèse de sa pensée sur les scrutins dans un texte inîitu-lé, de façon assez provocatrice.Elections, piège à cons.«Pourquoi voterai-je?demande le philosophe.Parce qu’on m’a convaincu que le seul acte politique de ma vie consiste à porter mon suffrage dans l’urne une fois tous les quatre ans?Mais c’est le contraire d’un acte.Je ne fais que révéler mon impuissance et obéir au pouvoir d’un parti.En outre, je dispose, d’une voix de valeur variable selon que j'obéis à celui-ci ou à celui-là.Par cette raison, la majorité de la future Assemblée ne reposera que sur une coalition et les décisions quelle prendra seront des compromis qui pourront ne refléter aucunement les désirs qu'exprimait mon vote.» Dans II Carrière della sera, Pasolini assimile pour sa part le jeu électoral à une forme à’«embourgeoisement psychologique» qui mène au pire des «conformismes» sociaux.Les 36 % de citoyens canadiens qui n’ont pas voté le 23 janvier, auxquels s’ajoutent ceux qui ont annulé leur vote — un chiffre impossible à connaître avant plusieurs jours encore chez Elections Canada! —, n’avaient pas forcément besoin de lire Sartre ou Pasolini pour agir de la sorte.Décider de se situer en marge du cirque électoral constitue certainement un choix démocratique parmi d’autres, même si bien des petits professeurs de vertu souhaitent toujours le faire passer pour le pire des manquements à son «devoir de citoyen».Mais revenons plus précisément à l’auteur des Ragazzi.Homme d’action et d’engagement, il chronique beaucoup dans les journaux, même si les médias ne sont pour lui que «du lancement de produits».Il écrit notamment sur des questions littéraires, dialoguant à hauteur égale, entre les grands de la littérature, vivants ou morts.Homme doux et courtois, Pasolini se passionne pour des situations radicalement pessimistes et pour des univers agressifs.A la fin de sa vie, qui va toujours comme en s’accélérant, Pasolini souffre de la perte de son grand amour, multiplie les aventures et se surprend même à se laisser attendra' par une femme, la belle Maria Callas.Qui peut s’étonner tout à fait, après avoir considéré son œuvre immense, de le voir trouver la mort en 1975 sur une plage d’Ostie, tué violemment par un prostitué de 17 ans qu’il avait dragué quelques heures plus tôt?Qu’importe d’ailleurs de savoir si ce meurtrier eut des complices ou non, comme s’évertuent à en disserter les exégètes d’une œuvre qui n’a pourtant pas besoin de plus de détails tragiques pour s’éclairer d’elle-mème.Cette vie de soufre a fini par se consumer tout à fait dans la nuit, l’existence humaine d’une pareille étoile noire pouvant après tout, comme les autres, s’éteindre aussi facilement qu’une allumette.Une ville comme un livre ouvert Quelques activités littéraires choisies pour clore la grande fête du livre jfnadeau@ledevotr.com Le dernier tome de la grande saga d’Yves Beauchemin arrive le 23 mars ! YVES BEAUCHEMIN « Porté à son paroxysme dans des scènes ambiguës [.], un plaisir douloureux frappe à la lecture de Terre salée.Un beau morceau de littérature, qui aura certainement sa place parmi le sel de cette saison.» Mathieu Simard, Le Libraire CHARLES LE TÉMÉRAIRE Parti pour la gloire ssssmtyr- « Le roman d Irina Egli vous prend à la gorge [.].Il a la vigueur de muscles bandés.Les dialogues sont directs, lourds de non-dits.Ils claquent comme des balles dans l’air oppressant de cette terre salée ».Florence Meney Radio-Canada Roman 248 pages • 24.9s $ v\ editionsboreal qc cu FRÉDÉRIQUE DOYON Déménagé à l’automne, le Festival international de littérature garde toutefois un pied dans le printemps avec la présentation du spectacle attendu Jean-Louis Trin-tignant dit Apollinaire, à la Place des Arts du 28 mars au 1" avril.Le même esprit de rencontre anime la série pilotée par la Maison de la poésie Paroles sous le signe de l’amitié, dont la programmation s’élargit cette année à neuf entre tiens avec des poètes d’ici, notamment Nicole Brossard, Jean-Marc Desgent Pierre Nepveu et Fernand Ouellette.Le site Internet de la Maison (www.maisondelapoesie.qc.ca) permet dès aujourd’hui d’écouter l’entretien que le philosophe Georges Leroux a mené avec le regretté Michel van Schendel l’an dernier.La jeune institution, fondée en 2000, organise son septième Marché francophone de la poésie du 30 mai au 4 juin, qui accueillera un nombre record d’éditeurs et d’associations de poésie du Québec, de la France et de la Belgique.Dans une veine plus théorique, MCML organise un colloque international sur le thème «Le manuel scolaire d’ici et d’ailleurs, d’hier à demain» à la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ) et à l’Université du Québec à Montréal.Du 11 au 14 avril, plus de 150 chercheurs venus de 20 pays différents uniront leurs voix aux chercheurs d’ici pour faire le point sur l’importance et l’influence du manuel scolaire dans les pratiques d’enseignement et le processus d’apprentissage.A l’heure où Internet multiplie les bibliothèques virtuelles, le sixième Symposium sur le droit d’auteur de l’IInion internationale des éditeurs prendra une résonance particulière, surtout dans le contexte de refonte de la loi canadienne sur le droit d’auteur.Du 23 au 25 avril, des éditeurs et experts des milieux tant gouvernementaux, juridiques que plus proches de l’édition (bibliothèques, sociétés de gestion) convergeront vers l’hôtel Hyatt Regency Montréal pour discuter de ces enjeux.Le Devoir Il est encore tôt pour mesurer la portée réelle de l’événement Montréal capitale mondiale du livre (MCML).Chose certaine, les œuvres littéraires et les auteurs ont plus que jamais envahi la métro- 2006 a été pole, et ce n est pas terminé puisque les trois décrétée derniers mois de la manifestation, qui prend l’année fin le 23 avril, s’annon- • cent chargés, com- Leopold me en témoignent les c , quelques activités choi- Sedar sies qui suivent et por- o .i _ tent presque toutes le Sengnor sceau de MCML.Outre son festival international annuel qui se déroulera du 5 au 9 avril prochain sur le thème «Une ville, des mots», Métropolis bleu s’engage dans un projet de taille qui modifiera le paysage littéraire urbain.Des extraits de 50 œuvres d’écrivains montréalais seront inscrits de manière permanente sur les murs de la ville.Les textes choisis feront référence au quartier où ils s’implanteront En écho à ce projet, les Voix d’écrivains dans la ville se poursuivent à travers la douzaine de postes d’écoute aménagés dans la métropole (taxis, marchés publics, théâtres), qui diffusent des extraits de la littérature montréalaise.Celle-ci est aussi à l’honneur avec Lisez, Montréal inspire, un site Internet proposant une sélection de plus de 200 œuvres d’auteurs québécois, qui font également l’objet de lectures publiques livrées par Guillaume Vigneault et Dominique Demers.Parce quelle coïncide avec le centenaire.de naissance de l’auteur et chef d’Etat sénégalais Leopold Sédar Senghor, 2006 a été décrétée Tannée Senghor par l’Agence intergouvemementale de la Francophonie.Des festivités sont prévues un peu partout dans le monde.De ce côté-ci de l’océan, MCML propose pour sa part, en collaboration avec Vues d’Afrique, une exposition intitulée Les Chantres de la négritude: Léopold Sédar Senghor et Aimé Cé-saire, du 31 janvier au 15 février dans le hall des pas perdus de la Place des Arts.Deux tables rondes sur l’œuvre de ces auteurs africains se grefferont à l’exposition.?Éditions Hurtubise HMH HRH Maison d’édition établie depuis 1960, occupant une place importante dans l’industrie éditoriale au Québec, recherche UN ÉDITEUR ou UN ÉDITRICE D’EXPÉRIENCE dans les domaines littéraire et pratique.Exigences : - diplôme universitaire - cinq années d’expérience au sein d’une maison d’édition - très bonne culture générale - rigueur intellectuelle, leadership et esprit d’équipe Ixs personnes intéressées doivent faire parvenir leur CV au plus tard le 13 février 2006 : Secteur littéraire, 1815 ave.de Lorimier, Montréal (Qc) H2K 3W6 iOO nuits.Préparez-vous à un voyage original au pays de Tinconscient! m Christian tétreault mm l’homme éléphant.«(.) une aventure onirique complètement éclatée.* Manon Guilbert, Le Journal de Montréal et les ai iitrpç Il U Ud V- « r*' ^ F les 4oo coups 296 pages 24.95 $ Les 4oo coups LE DEVOIR.LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2 0 0 « v RENTREE LITTERAIRE LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Un livre ne fait pas le printemps, mais.(sur un air connu) Suzanne Giguère Des livres, encore des livres.un peu comme le travail sans cesse recommencé des saisons, il y aura là, bien davantage qu ’une simple répétition, un véritable renouveau, des propositions nouvelles et d'heureuses surprises.» Laissons-nous porter par ces mots remplis de promesses de Normand de Bellefeuille, poète et directeur littéraire de Québec Amérique.Regardons de plus près ces nouveautés.Fictions attendues Au Boréal: Louis Hamelin, écrivain et chroniqueur au Devoir, avec Sauvages, des nouvelles qui nous feront voyager de Montréal jusqu’aux territoires les plus sauvages: Neil Bissoondath et La Clameur des ténèbres, un suspense sur la folie destructrice qui semble s’être emparée du monde au pours de la dernière décennie.A L’Hexagone, nous lirons de Gilles Jobidon Morphoses, où les mots «désir», «blessure», «solitude», «deuil» et «lumière» sont déclinés en plusieurs tableaux.Chez Leméac, Jacques Poulin nous revient avec La traduction est une histoire d'amour.A surveiller également: Dénouement, deuxième roman de l’essayiste Jean Larose, l’histoire d'un esprit de la Renaissance égaré dans un siècle de spécialistes.Après un silence de cinq ans, l’auteur de Risible et noir, Maxime-Olivier Moutier, fait un retour avec Les Trois Modes de conservation des viandes (Marchand de feuilles).A lire impérativement aux Editions de la Pleine Lune: Revoir Nevers, roman intimiste sur la mémoire et l’oubli de Roger Ma-gini (Prix des Ecrivains francophones d’Amerique pour Quena-mican).Assis à la terrasse d’un café de Cholula, l’antique cité sacrée mexicaine, un journaliste écrit sur Hiroshima soixante ans plus tard.La Fabrication de Taube, de Jean-François Beauchemin, présenté comme une «véritable confession», avec le récit d’une résurrection, et La Musique, exactement, de Micheline MorisseL une réflexion maritime sur le vieillissement et la mémoire effacée, sont également remplis de promesses (Québec Amérique).Ont aussi retenu notre attention: Un alligator nommé Rosa, de Marie-Célie Agnant, qui décrit Une rencontre entre un bourreau et sa victime dans l’Haïti de Duvalier (Remue-ménage); Maman Goélande, une fable douce-amère de Monique le Maher qui raconte l’histoire d’un enfant abandonné (Triptyque).Aux Trois-Pistoles, aBsalon-mOn-gArçon, de Victor-Lévy Beaulieu, une sombre et lumineuse histoire en pays profond, et Vautour haché, un conte inédit de Jacques Perron.L’Année sauvage, de Bianca Za-golin, qui débute par l’enlèvement d’une fillette (VLB éditeur).Enfin, deux incontournables.Elles ont à peine vingt ans et elles publient leur deuxième roman: Clara Ness avec Genèse de l’oubli, le roman de deux arbres généalogiques qui se rencontrent et Emilie Andrewes, avec Le Traversier, où un grand-père raconte à son petit-fils son voyage au pays des plis, un lieu mythique (XYZ).Premières œuvres de fiction Parmi les nouvelles voix, celles d’Irina Egli avec Terre salée et de Caroline Montpetit, journaliste au Devoir, avec Tombée du ciel, un recueil de nouvelles traversé par une interrogation: connaissons-nous bien ceux que nous aimons?Au Boréal.L’Instant même propose les nouvelles de la poète Nicole Richard, Intra-muros, sur le thème de la réclusion; Les Enfants de Manhattan, de Marie-Jeanne Fourlanty, et Mon Acadienne, d’Hélène Robitaille.Chez Libre expression, Monique Fournier nous plonge dans la France du XVII siècle, où une jeune paysanne est accusée de sorcellerie, dans Comme une brûlure sur une robe du dimanche.La criminologue Sylvie Frigon raconte, dans Ecorchées, la vie de femmes en prison (Remue-ménage).Enfin, L'Enfant du caribou, de Francine Saint-Aubin, réunit quatre récits où le caribou imprime sa trace profonde (Vents d’ouest).Abécédaire Avec l’incontournable abécédaire, nous complétons ce grand tour de piste de la majeure partie des maisons d’édition québécoises.Le Boréal propose un roman «oulipien», Les Taches solaires, de Jean-François Chassay.De Yin Chen: Le Mangeur sur la figure paternelle.L'Ombre légère, de Gilles Archambault, regroupe des nouvelles poignantes et ironiques.Daniel Poliquin s’attache, dans La Kermesse, à saisir l’esprit d’une époque charnière dans l’histoire de ce pays (la guerre de 1914).La Courte Echelle publie Lo-velie d'Haïti, la saison des trahisons, troisième tome de la saga de Sylvain Meunier, et Le Retour de Maud Graham, de Christine Brouillet, sur les libérations conditionnelles.Aux Écrits des Hautes-Terres, Stéphane-Albert Boulais amorce une trilogie dans laquelle il célèbre Maniwaki et le pays de la La rentrée littéraire Wl éditeur FICTION Janvier • Lisa Carducci, Saisons d’amour, roman • Andrée Laberge, La rivière du loup, roman Février • André Pronovost, Bord-de-TEau, romans • Jocelyne Saucier, Jeanne sur les routes, roman Mars • Daniel Castillo Durante, La passion des nomades, roman • P.Aubert de Gaspé fils, H.Beaugrand, L.Fréchette, P.Le May, J.-C.Taché, Treize contes fantastiques québécois, anthologie Avril , • Émilie Andrewes, Eldon d'or, roman • Clara Ness, Genèse de l’oubli, toman ESSAI Février • Noël Audet, Entre la boussole et l'étoile, essai Mars • Bruno Roy, Journal dérivé.III.L’espace public IçfO-ZOOO, journal • Rachel Bouvet, Pages de sable.Essai sur l’imaginaire du désert, essai Avril • Tara Collington, Lectures chronotopiques : espaces, temps, et genres romanesques, essai XYZ éditeur.1781, rue Saint-Hubert.Montréal (Québec) Hat 3Z1 Téléphone : (514) 525-*»-70 • Télécopieur : (514) 525.75.J7 Coumel : info^xyzedit.QC-ca • wwwjryiedit.qc ca Haute-Gatineau avec Le Sablier du grand Zor.Chez Fides paraît le troisième tome de Charles le téméraire, d’Yves Beauchemin, et Paule Doyon nous entraîne, avec Le Bout du monde, dans l’Abitibi des premières décennies du XX' siècle.Dans Flashback Love, de Maurice Elia (Humanitas), deux amis sont amenés à fouiller dans leur propre vie.Chez Hurtubise HMH, la passion amoureuse est au cœur de L’Arrière-Petite-Fille de madame Bovary, de Bernard Marcoux; de Monique de Gramont nous lirons L’Éden dans la peau (titre provisoire), vision féministe du texte biblique du jardin d'Éden.A L'Instant même.Jean-Paul Beaumier signe un quatrième recueil de nouvelles, Trompeuses, comme toujours, qui tourne autour de la vie et de promesses non tenues, de questions qui survien-neqt à contretemps.A l’enseigne de Lanctôt éditeur, la nouvelle équipe éditoriale lance Pourquoi je ne me suis pas suicidé comme mon ami Louis, de Jean-Marc Beausoleil, un roman qui parle d'amour, d’amitié, de création et de,révo-lution.Aussi, Le Procès d'Émily, de.Line Gaudreault, l'histoire d’Émily Sprague, condamnée à mort en 1925 puis acquittée.libre expression nous invite à lire im récit inédit de Jean O’Neil, L’ile d'Orléans.Aux Estions l,e Marchand de feuilles.Éric Dupont, remarqué avec Voleurs de sucre, récidive avec La Logeuse, qui a pour cadre un village gaspésien insolite.Aux Éditions de la Pleine Lune paraitra L’Homme à la caméra, le premier roman traduit en français du Canadien anglais Bill Gaston, un suspense dans le monde des studios de cinéma Notons, chez Québec Amérique, Disparues sous le signe de l’infini, de Sylvie Nicolas, un huis clos façonné de rumeurs, de présomptions, d’allusions, et Corps cé- lestes, de Robert Maltais, un voyage dans le passé au milieu d’un peuple d'insulaires bigarrés.Chez Septentrion, Cher Emile.d’Éric Simard, libraire chez Pantoute, et Les Culottes de tôle -Journal d'un défroqué, d’Alonzo Le Blanc.Les Éditions Stanké publient Im Mort, l’amour et les trois chevaliers, de Marie Navarre, des récits érotiques qui se déroulent au XV' siècle, en pleine guerre de Cent Ans.Triptyque mise sur Écran total.de Laurent Chabin, délire d’un homme sur le spectacle cruel de la télévision, et Gomme de xantha-ne.de Bertrand Laverdure, qui nous convie, non sans humour, au cénacle des poètes québécois.Aux Éditions Trois-Pistoles paraissent le deuxième roman de Sébastien Chabot, L’Angoisse des poulets sans plume, Une enfance magogoise de Daniel Gagnon et Le Cadeau de Nicole Filion sur les plaisirs (Je l'écriture.Aux Editions Vents d'ouest, retenons Un kaléidoscope au cœur de Linda Leroux, un regard amusant et provocant sur les rapports amoureux, et Solos de Danièle Simpson, dans lequel trois destins s’entrecroisent Chez VLB éditeur, le journaliste Richard Hétu, spécialiste de la politique américaine, fait paraître Rendez-vous à l’étoile.Deux romans historiques aussi: Êmilien-ne, le troisième tome de Im Naissance d’une nation, de Pierre Caron, et Im Fille du cardinal (tome 2), de Nadine Grelet.Enfin, XYZ annonce Saisons d'amour, de Lisa Carducci, qui traite de la réincarnation et de la recherche de l'amour; La Rivière du loup, d'Andrée Laberge, «un roman comme on n’en a jamais lu qui dégage une odeur âcre de sexualité animale», et Jeanne sur les routes, de Jocelyne Saucier, l’histoire d’une oratrice communiste dans le Rouyn des années 1930.Collaboratrice du Devoir (JSfîvieri I i b r a i r i e >- b i s t r o Olivieri Au cœur de la littérature Lundi 30 janv.à 19 heures Entrée libre 5219.Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Néiges RSVP : 739-3639 Dans le cadre des Lundis du CRILCQ, Université de Montréal Causerie avec Pierre Monette Dernier automne Pierre Monette est romancier, essayiste (Macadam tango.L'immigrant Montréal, Pour en finir avec les intégristes de la culture) et poète.Avec son dernier roman, Dernier automne (Boréal 2004), Pierre Monette nous livre un témoignage émouvant : le récit des derniers mois de la vie de sa compagne Diane, atteinte d’un cancer du poumon.Animatrice : Micheline Cambron Avec le soutien du Conseil des Arts du Canada Aux Éditions TROIS ce printemps Luc Mercure Le Souvenir blanc des Cyclades 4 Le Souvenir Marx des Cydades Michel Régnier L’Afrique en silence L'Afrique en sttence* rxxwele nouvelle* Les Èditiom TROIS 4882 Cherner, Lovai (Québec) H7T 7Y9 Courriel.ed3amo®videotron ta Un hiver et un printemps chargés ! ANNE M IC HAVD Les prochains mois s’annoncent très occupés en littérature jeunesse québécoise.Aux Éditions de la Courte Échelle, Gilles Tibo s'adressera pour la première fois aux adolescents et aux jeunes adultes avec Les Grandes Heures de la terre et du vent, un recueil de trente histoires qui oscillent entre le conte et la nouvelle.C’est aussi à la Courte Échelle que paraîtra La Cite des plaintes, le dernier tome de l’excellente trilogie Le Destin de la pierre, de même que L'Enfant de la cheminée, île Jasmine Dubé, un conte moderne où il est question de sorcellerie, de persévérance et d'amour.Depuis de nombreuses années, les auteurs québécois ont compris qu'il ne fallait pas éviter les sujets difficiles.Cet hiver, deux d'entre eux abordent le sujet du suicide: Elaine Turgeon dans Ma vie ne sait pas nager (Québec Amérique) et Camille Bouchard dans lœ Parfum des filles (Dominique et compagnie).Aux 400 Coups.Robert Sou-lières parle de fidélité, de soumission et de violence dans lx ( hien de Léopold, alors que, dans Le Cœur des gorilles, Philippe Blan-chet raconte un massacre entre êtres humains vu par les grands singes, qui habitent un pays ressemblant beaucoup au Rwanda.Pour sa pari.Jean Icmieux parle du choc post-traumatique dans Ma vie sam rire (La Courte Echelle) et Danielle Simard aborde le thème de la violence dont le.s enfants font parfois preuve entre eux dans lœ Mauvais Coup du samedi (Soulières éditeur).C’est certainement avec plaisir que les jeunes lecteurs se plongeront dans de nouvelles aventures de certains de leurs héros favoris, tels que Steve Charbonneau dans Sacrilège de François Gravel (Québec Amérique), Thomas qui reviendra dans L'Audition de They mas (Sylvie Desrosiers.l;i Courte Echelle), le roi lAm qui vivra une douzième mésaventure d;ms Histoire de fous (Jean Herre Davidts, Boréal) et Madame B qui sera l’héroïne non pas d’une mais bien de trois nouvelles histoires signées Bénédicte Froissart (lx>s 400 Coups)! Babette fera son entrée d;uis le monde de la littérature avec Iss Petites Couettes de Babette (Andrée Poulin, Québec Amérique), une incroyable sorcière qui empeste le boudin de dinosaure baptisée Effroyable Mémère (Agnès Gri-maud, Québec Amérique), un i>e tit garçon plein d’imagination qui se transforme en aventurier intergalactique (Maryse Dubuc, Bayard) et Amélie, une drôle de fille qui raconte Des histoires à n'en plus finir (Isabelle Larouche, Hurtubise HMH).On invitera aussi les enfants à rencontrer des gens qui sont différents d'eux dans Les Voisins Pourquoi d’Aline Apostolska (Québec Amérique),/«shW et Sofia de Cécile Gagnon (Soulières éditeur) et Monsieur Soleil de Di cie Papineau et Marie-Louise Guay (Dominique et compagnie).VOIR l’ACIE K r>; HIVER ¦à •V MMààâmiàÊi Jean-François CHASSAY Les taches solaires « Innombrables sont les catastrophes, et les humains possèdent un don pour en provoquer à satiété.» if* fâtHfs v>»At*n Roman 376 pages • 27,95 $ www.edittonsboreal ot ca t LE DEVOIR, LES SAMEDI 28 ET D I M A X C H E 29 JANVIER 2 0 0 6 présente Une tétralogie signee fclr , 'if/tfY Gravid LE PETIT MONDE DE SAINT-ANSELME (CRronIoue (Iis années 10) ISBN 2-7601-6454-3 496 pages • 24,95 $ L'ENRACINEMENT (ChRONioUE Regard, peinture et fantastique au Québec Essai de Simone GROSSMAN 199 pages Simone Grossman REGARD-, PEINTURE ET FANTASTIQUE AU QUÉBEC llmîlMt mime * L’auteure s’est penchée sur le cas particulier des textes québécois ayant recours à la peinture, la photographie et aux arts de la figuration comme objet représenté ou dévoyé par l’intrusion d’événements étranges - à moins que ce ne soit l’interpénétration qui soit en cause : si la peinture est présente dans la nouvelle québécoise contemporaine, on peut aussi soupçonner que le texte viendra infléchir l’histoire dont sont porteurs certains tableaux.-f À PARAÎTRE }- NOUVELLES • Intra-Muros - Nicole Richard * 96 pages Les phrases sont brèves, elles s’entrechoquent : le rythme confine au halètement, répondant à la thématique de la réclusion suggérée par le titre, très kafkaïenne, angoissante.• Les enfants de Manhattan - Marie-Jeanne Méoule Un détective privé ici.l’obligation d’assister à un concert: les apparences s’imposent, ce qui complique la vie des personnages, mais nous place dans une savoureuse indécision.• Mon Acadienne - Hélène Robitaille La grande qualité du texte est de ne pas se fixer à demeurc.d’épouser dans le récit comme le mouvement, la bougeotte des personnages.• Trompeuses, comme toujours • Jean-Paul Beaumier L’art de Jean-Paul Beaumier.emblématique de tout un courant de la nouvelle québécoise, tient à la capacité à donner aux circonstances les plus quotidiennes une portée soudain exceptionnelle.ESSAIS • .4 tout propos - Claire Martin On peut lire ici un écho de certains des livres marquants dcClaire Martin : telle détail de Doux-amer, telle conduite-adoptée pour survivre à ce père dont la mémorialiste de Dans un gant de fer a fait une icône.Chaque réflexion nous mène à la fois chez la femme et la romancière, indissociables l’une de l'autre.• Sang et lumière.La communauté du sacré dans U cinéma québécois ¦ Étienne Beaulieu Les rituels ancestraux trouvent à se répéter dans notre cinéma : très souvent, on y meurt en groupe, on y trouve un bouc émissaire, on cherche à remonter le chemin des origines.Linsfant Mime NOUVELLES • ROMANS • ESSAIS h?MDL marchedulivre.qe.ca librairie agréée livres et bandes dessinées Sur le campus UQAM, à deux pas de la Drande Bibliothèque 514.288.4350 Angle de lîlaisonneuue et St-Hubert Je vo«/f offre 1er pU; bca^x livrer, bd et ce4 d’occario* à o*e friction oU prix do vsCoA BOUQUiMERÊE SAINT-DENIS 4075.rue St-Denis, Duluth) 288-5567 -BOUQUINERIE du plateau.799 Mont-Royal, (angle st «ubtui 523-5628 GILLES JOBIDON ,- v'T;( rT / I 11 # 41 Après deux romans, La route des petits matins et Lame frère, Gilles Jobidon nous offre un recueil de courts récits poétiques sous forme de tunnel qui va de l'ombre à la lumière.Un bouquet d'esquisses clair-obscur qui fait se dessiner sur nos lèvres «un immense buisson de sourires».• l’HEXAGONE www.edhexagone.com morphoses Récits - 104 p.- 14,95 S Place des Arts Le Studio Uttétaire Siiscm 2005-2006 8 février 2006 ïaul Savoie Ut Tristam meurt d’Antonio Tabucchi Tristam meurt est un monologue poignant dans lequel alternent les souvenirs et les considérations sur la fidélité, la trahison, l'héroïsme et la lâcheté, le mystère de la vie, plus âpre ici que celui de la mort.Tacifs 15 S pat personne 19h30 10 $ étudiants Studio-tbé&tce Billetterie (514)142-2112 1IS6142-2112 www.pda.qc.ca notaire complet www.pda.qc.ca les Capteurs ^ de mots % © PteeadMArtt f\ GRANDE BIBLIOTHÈQUE Bibliothèque nationale du Québec 4ZS, bout.De Maisonneuve Est.Montréal (Métro Bern-UQAM) Mardi au vendredi, de 10 h à 22 h Samedi et dimanche, de 10 h à l?h Pour en savoir plus .www.bnquebec.ca (514) 8?3-ll00 ovoi/- Bibltothèque nationale __ Québec «n expositions à l'affiche cette saison à la Grande Bibliothèque Entrée libre 1 Graff : 40 ans et pas de poussière 1 Du 24 janvier au 31 août Sept livres d'artistes Dans le cadre du 40 anniversaire de Graff J L'Abécédaire des insectes " Du 31 janvier au 31 décembre De concert avec l'Insectarium de Montréal ^ Redécouvrir Perron Du 7 février au 14 mai Manuscrits, livres et textes inédits de l'écrivain Jacques Perron _1 L’Espace-couleur de Robert Wolfe Du 28 mars au 12 septembre Retrospective de l'artiste, décédé en 2003, dont la Bibliothèque nationale du Quebec possède le fonds dèstampes i 1 E D E V 0 I R .LES SAMEDI 28 ET DIMA X HE 2D .1 A X V 1 E R 2 0 0 ti K 7 RENTREE LITTERAIRE ESSAIS QUÉBÉCOIS Quelques mythes, de Thistoire et des idées Louis Cornellier Le Québec est-il vraiment sous l'emprise de mythes politiques qui entravent son développement?C’est ce que croit le «lucide» André Pratte, qui défendra cette thèse dans un ouvrage intitulé Essai sur les mythes politiques québécois, devant paraître chez VLB.Au menu: des considérations sur le nationalisme, la démographie, le système de santé et les finances publiques.Lex-mandarin Claude Morin, quant à lui, plus tard en saison, au Boréal, contestera les mythes entretenus à son sujet dans Pour en finir avec les légendes, racontars, sottises et calomnies dans l'affaire Morin.En Pierre Godin, René Lévesque a trouvé un biographe à sa mesure.Cette saison, chez Québec Amérique, ce sera au tour de l’ex-femme de confiance du grand homme, Martine Tremblay, de donner son point de vue sur ce personnage mythique.Derrière les portes closes - L'exercice du pouvoir au temps de René Lévesque (1976-1985) nous apprendra-t-il du nouveau?C’est à lire.Aux Intouchables, le médecin François-Xavier Simard explorera, pour sa part, ce qu’il croit être Le Vrai Visage de Pierre Elliott Trudeau.Politique et société Notre système de justice n'est pas à l’abri, lui non plus, des mythes entretenus à l’égard de tous les univers complexes.Deux ouvrages en traiteront, mais à partir d’angles qu’on présume différents.Au Boréal, l’avocat Jean-Claude Hébert nous livrera ses Fenêtres sur la justice, alors que, aux Intouchables, dans un style qui s’annonce plus pamphlétaire, son confrère Charles Brochu critiquera les aberrations du système dans Ta pas de justice au Québec.L’université québécoise est-elle à la dérive?Aline Giroux le pense et elle tentera de nous dire pourquoi dans Le Pacte faustien de l'université, chez Liber.Aux Éditions Trois-Pistoles, le prolifique Normand Baillargeon rapaillera ses interventions récentes dans Ecrits dans la marge.Dans un registre très différent, c’est-à-dire néolibéral, Nathalie Elgrably, chez Logiques, analysera La Face cachée des politiques publiques.La langue française sera au cœur de trois essais à paraître.Chez Québec Amérique, sous la direction de Pierre Georgeault et Michel Pagé, on attend Le Français, langue de la diversité québécoise.Chez Triptyque, Jean Forest signera Les Anglicismes dans la vie quotidienne des Québécois.Au Septentrion, Christian Dufour proposera une réflexion sur la francophonie dans un contexte de mondialisation dans Lç Défi français.Aux Éditions Écosociété, c’est bien sûr la prose d’idées franchement militante qui domine.On y attend l’imposant Israël, Palestine, Etats-Unis.le triangle fatidique, de Noam Chomsky, La Tourmente climatique, de la militante indienne Joyeeta Gupta, La Diplomatie non gouvernementale - Les ONG peuvent-elles changer le monde?, de l’économiste français Henri Rouillé d’Orfeuil, Artisans du changement social, du Québécois Éric Shragge, et Où vont nos impôts?, du collectif At-tac-Québec.Dans le même genre, chez Fides, Sylvie Dugas signera Le Pouvoir citoyen: la société civile canadienne et québécoise face à la mondialisation.Aux Editions Athéna, la petite maison spécialisée en géopolitique et en histoire militaire, on attend quelques titres, dont Culture stratégique et politique de défense -L’expérience canadienne, sous la direction de Stéphane Roussel, et Crise de l'Etat, revanche des sociétés, sous la direction du trio Du-chastel, Canet et Saint-Onge.Chex Lux, on publiera une petite réflexion de Charles Gagnon sous le titre de II était une fois.Conte à l’adresse de la jeunesse de mon pays.On note aussi Impérialisme humanitaire, un essai de Jean Bricmont, et deux ouvrages d’inspiration anarchiste: Pour une anthropologie anarchiste, de David Graeber, et L'anarchiste et le diable, du montréalais Normand Nawroki.Histoire Chez Septentrion, plusieurs titres pour nourrir les amateurs d'histoire: L'Exode des Canadiens -Le cas de la Guyane (1754-1805), de Robert Larin, Nouvelle-France.English Colonies - L’impossible coexistence (1606-1713), de Robert Lahaise, Les Escaliers en fçr de la ville de Québec, de Marie-Éve Bo-nenfant, Monuments intellectuels québécois du XX' siècle, sous la direction de Claude Corbo, et La Peur au ventre, l’histoire du soldat Marcel Auger racontée par Julie Hubert Dans Se créer des ancêtres - L’arbre imaginé, Caroline-Isabelle Caron proposera une réflexion sur la généalogie.Chez VI JA, deux titres à retenir Les Canadiens français et la guerre de Sécession, de Jean Lamarre, et Une histoire du cinéma d'animation au Québec, de Mira Falar-deau.Chez Fides, Pierre Hébert Yves Lever et Kenneth Inndry livreront leur Dictionnaire de la censure au Québec: littérature et cinéma, alors que, chez Libre Expression, Nicole Mathieu Boisvert et Telesforo Tajuelo s’intéresseront à la censure au cinéma dans Censure en vue!.Au Boréal, on attend Une question d’égouts, une histoire des égouts de Montréal par Robert Gagnon, et, chez Varia, Lettres à divers correspondants, tomes I et II, la suite de la correspondance de Papineau, colligée par le couple Aubin-Blanchet Biographie Quelques biographies agrémenteront la saison.Au Boréal, ce sera l'Autobiographie de David Suzuki.Chez Bayard Canada, on pourra lire Michael Moore -L’homme derrière le personnage, signée Emily Schultz.Chez libre Expression, Paul Rusesabagina, «le Schindler de l'Afrique», se racontera dans Un homme ordinaire.Chez XYZ, deux nouveaux titres dans la collection «Les grandes figures»; Napoléon-Alexandre Comeau, de Réjean Beaudin, et Honoré Mercier, de Pierre Couture.Chez Québec Amérique, Nicolle Forget retracera le parcours de la danseuse Ludmilla Chiriaeff dans Danser pour ne pas mourir.Littérature Chez Nota bene, l’éditeur Guy Champagne n’a pas chômé et il nous offre plusieurs titres: L’Humour avec soi, un essai de Christian Morin sur Romain Gary, L’Imagination biographique, une réflexion sur l’autofiction et l’auto- éditions Liber Philosophie • Sciences humaines • Littérature Alain Médam Ce que la musique donne à ente?idre A propos du plaisir de l'écoute V’.m JACQUES NADEAU I.K DEVOIR René Lévesque et Corinne Côté.Cette saison, chez Québec .Amérique, ce sera au tour de l’ex-femme de confiance du grand homme, -Martine Tremblay, de donner son point de vue sur ce personnage mythique.biographie signée Caroline Dupont, Ecriture migrante et identité culturelle, de Clément Moisan, et Le Régionalisme au Canada français, par l’indispensable Maurice Lemire.Pour accompagner ce dernier titre, on aura aussi droit à L'Heure des vaches et autres récits régionalistes, une anthologie de textes du terroir réalisée par Denis Saint-Jacques et Marie-José Des Rivières.Chez Lanctôt, on attend les Chroniques littéraires 1961-1981 de Jacques Ferron, Morley Callaghan: écrivain anarchiste, une biographie signée Gary Boire, et Ga-brielle Roy et le nationalisme québécois, d'Ismène Toussaint.Aux Trois-Pistoles, c’est aussi la prose de Jacques Ferron qu’on pourra lire dans La Charette des mots.Chez XYZ, trois titres à retenir Entre la boussole et l’étoile, le journal d’écriture du regretté Noël Au-det, le tome 3 du Journal dérivé de Bruno Roy et Pages de sable, un essai de Rachel Bouvet sur l’imaginaire du désert.Chez Vf.B, trois titres aussi: La Littérature en puissance.Autour de Giorgio Agamben, un collectif dirigé par Jean-François Bourgeault et Guillaume Asselin, Braconnages identitaires.Un Québec palimpseste, de Simon Harel, et Paroxysmes.La parole hyperbolique, un essai de Michaël Lachance sur Holderlin etCelan.Au Boréal, on publiera Cibles mouvantes, des chroniques littéraires de Margaret Atwood, et, chez Fides, Gilles Marcotte présentera une anthologie titrée François Mauriac: le chrétien, le romancier, le journaliste.Philosophie La philosophie, cette saison encore, sera surtout chez Liber, où on attend 1x2 Rencontre d’un Occi- dental avec le zen, de Jean A.Niso-le, Clonage et dignité humaine, de Geneviève Trépanier, Droit humanitaire et guerres destructrices, de Louis Lafrance, L’Impératif stratégique, de Jacques Marchand, et.dans un genre plus particulier, Ixi Beauté des petites bêtes que personne n'aime, un essai de Line McMurray sur les animaux laids.A noter, aussi, l’essai d’Alain Médam sur la musique dite classique intitulé Ce que la musique donne à entendre.Chez VIH, dans Les Dieux de la terre, Hervé Fisher réfléchira au mythe de la souffrance et au masochisme en Occident.Chez Fides, on fera plutôt dans la spiritualité avec La Vie spirituelle en questions, de Jean-Claude Breton, et Mort et survie des religions, de l'irréductible Benoît Lacroix.En vrac Impossible, évidemment, de mentionner tous les ouvrages à venir.Retenons au moins, enfin, quelques titres supplémentaires.Dans le monde de la chanson, l’essai de Stéphane Venue intitulé Le Frisson des chansons, à paraître chez Stanké.Dans le domaine religieux, chez Novalis, les entretiens de Pierre Maisonneuve avec Marc Ouellct intitulés Le Journaliste et le Cardinal.A souligner, aussi, chez Lanctôt.la parution de livres-reportages: passeport pour l'Iran, de Marie-Éve Martel.Voyage au bout du monde, un récit de voyage en Corée du Nord rédigé p:tr le photoreporter Patrice Bériault, et La Cicatrice de Staline, une exploration des pays issus de l’ex-URSS réalisée par Laura-Julie Perreault A suivre ensemble, donc, dans les prochains mois.Collaborateur du Devoir US Fllici tlccmyui présenttnt ' ^tstu/dl .word MVW.4-^5r* »o-i7 7 CétM d KM dd Pcfpciff pouf* ÉDITIONS HURTUBISE HMH La littérature raconte le monde RONAID Breve histoire du pro WGHT Brève histoire du progrès Ronald Wright Avons-nous appris les leçons du passe ou serons-nous les prochains à mourir?Disponible en février C La Soif des entreprises Cupidité inc.Wade Rowland Comment l’industrialisation et le capitalisme ont fait de notre univers un monde égoïste et matérialiste.Disponible en mars ROWfAN BOSCO Ces gens-là Monique Bosco Un essai d’une grande réflexion qui nous force à revoir notre vision de monde.Disponible en février L'arrière-petite-fille de Madame Bovary Bernard Marcoux Comme une certaine Madame Bovary d’un autre siècle, Béatrice, femme mariée, fin trentaine, dont le mari est à l'étranger, prend pour amant un homme de 12 ans son cadet.Disponible en mars AME 0ÔVARY Adam, Êve et.Tout n’est pas si rose au jardin d’Eden.Yahvé est fou a lier! À chacun d’assumer sa ’ destinée.Disponible en mars ¦S3 hW! www.hurtubisehmh.com LE DEVOIR, LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2 0 0 6 F 8 RENTREE LITTERAIRE PHILOSOPHIE ET SCIENCES HUMAINES ESSAIS Fragments du nouveau GEORGES LEROUX Phénomène souvent observé, les générations marquent aussi l'histoire des idées: on parlera de la génération 68, et maintenant peut-être de la génération post-11 septembre.Des questions centrales comme celles de la différence et de l’exclusion prennent le devant, la pensée des utopies reflue.Cette rentrée illustre l’arrivée de jeunes penseurs qui méritent une écoute.L’essai de Vincent Cespedes (.Mélangeons-nous - Enquête sur l’alchimie humaine, Maren Sell) invite à une réflexion sur l’altérité et lance un appel à l’ouverture en s’attaquant à la résignation ambiante, aux luttes claniques, aux repliements.De tous les auteurs qui arrivent, Slavo Zizek, psychanalyste et philosophe d’origine Slovène, est peut-être le plus attendu.Auteur de plusieurs essais peu diffusés jusqu’à présent, il propose deux titres: d’abord un essai très échevelé sur la turbulence politique post-11 septembre (Bienvenue dans le désert du réel, Flammarion), et une réflexion inspirée de Walter Benjamin sur les liens du religieux et du politique (Jm Marionnette et le TOUT COMME ELI Louise Dupré En jetant un regard lucide sur la transmission de mère à fille, ce texte pour le théâtre aborde la nécessaire naissance de la femme à elle-même.Louise Dupré lout comme elle QiltMC AMERIQUE « [.] ce texte théâtral est d'une richesse inouïe.[.] Louise Dupré, poète, romancière et essayiste, possède une écriture follement mature, teintée de candeur, de sagesse, de vérité.» Catherine Drysdale, Journal Mir LA FABRICATION DE L'AUBE Jean-François Beauchemin Le récit d'une mort annoncée, défiée et différée.Un remarquable hymne à l'amour.Et à la résilience.Sans aucun doute le texte le plus personnel et le plus impudique de l'auteur du Garage Molinari et du Jour des corneilles.Nain - Le christianisme entre perversion et subversion, Le Seuil), qui cherche à retrouver l’esprit révolutionnaire du christianisme.Signalons aussi le travail de l’Italien Roberto Esposito, auteur d’un bel essai sur la communauté (Communitas, PUF), qui présente une réflexion de nature fondamentale sur la démocratie et la représentation (Les Catégories de limpolitique, Le Seuil).Sur un autre registre, Eric Dupin (Une société de chiens - Petit voyage dans le cynisme ambiant, Le Seiul) revient sur le thème déjà mis en avant par Peter Sloterdijk et se fait critique de l’individualisme qui désactive la démocratie.Professeur de communications, il propose un essai concret.C’est aussi le sujet d’un ouvrage çollectif (Jndividu, individualisme, Editions des Sciences humaines) publié sous la direction de Xavier Molénat et où on retrouvera, entre autres, le philosophe Charles Taylor.Enfin, un nouvel ouvrage de David le Breton (La Saveur du monde.Le Seuil), une méditation sur les rapports de la perception sensible et de la culture, sur les variations de ces rapports selon les formes d’organisation sociale, les conceptions du moi et du cosmos.Le champ de l’éthique et de la philosophie politique demeure très actif.On notera la publication de deux essais, complémentaires, de Avishai Margalit (L’Ethique du souvenir et La Société décente, Flammarion et Climats), un philosophe de Jérusalem qui propose une réflexion sur l’importance de fonder, dans une société juste, les rapports des autorités avec les individus et des individus entre eux sur l’honneur et la dignité, ainsi que sur les effets destructeurs de l’humiliation.Cette exigence recoupe les rapports qu’entretiennent le souvenir et l’éthique.Dans sa tentative de réponse à la question du devoir de mémoire, l’auteur montre la nécessaire présence d’une autorité chargée de la transmission du souvenir et s’interroge sur le rôle de l’oubli et sa filiation avec le pardon.On lira également, de J.Candau, un essai sur les usages sociaux du passé (Anthropologie de la mémoire, Armand Colin).Marcel Gauchet continue d’intervenir dans le débat politique (La Condition politique, Gallimard), dans un livre qui rassemble ses essais dispersés.Signalons aussi la réédition en poche de son grand essai sur la religion (Le Désenchantement du monde.Folio).On retrouvera avec plaisir Michel Serres (Récits d’humanisme, Pom- mier) , un livre qui est d’abord le récit de l’humanité dans son histoire diversifiée et qui veut mettre en relief les convergences et l’unité de l’aventure humaine.Signalons également un instrument de travail, préparé par 0.Nay (Dictionnaire de la pensée politique.Idées, doctrines et philosophes, Armand Colin), qui présente à la fois les auteurs et l’histoire des grandes thématiques.La discussion sur la place de la religion à l’école au Québec sollicitera ces mois prochains une réflexion de fond sur les enjeux de la transmission dans une société sécularisée.On pourra compter sur les travaux de Solange Lefebvre (La Religion dans la sphère publique, PUM), qui a préparé un recueil sur l’ambivalence de la société, qui oscille entre la reconnaissance de l’importance du religieux et sa marginalisation, et sur les défis de la transmission.Issu d’un colloque à l’Université Laval (Les Philosophes et la question de Dieu, PUF), un ouvrage collectif passe en revue les philosophes qui ont contribué à la réflexion, à la fois métaphysique et religieuse, sur cette question.On lira aussi avec intérêt un dialogue entre Joseph Ratzinger, théologien devenu pape sous le nom de Benoit XVI, avec un philosophe athée, Paolo Flores D’Arcais (Est année 2006 devrait témoi-i gner du dynamisme qui prévaut de plus en plus dans l’univers de la bande dessinée produite ici.Un dynamisme aux multiples facettes, s’entend.Philippe Girard — connu dans le milieu sous le drôle de borborygme PhlppGrrd — va se charger d’ouvrir le bal dans les prochaines semaines avec Béatrice (Les 400 Coups/Mécanique générale) .Loin de son dernier coup de crayon, Histoire de pêche, publié chez le même éditeur, le jeune bé-déiste explore cette fois-ci l’univers familial.Au cœur de ce recueil d’histoires courtes: la fille de l’auteur, qui évolue dans un environnement féminin, naïf et spontané, dit-on, aux côtés de ses parents, grands-parents et amis.Le tout pour une œuvre «pop», «la plus pop» même publiée dans cette collection, assure l’éditeur.Tout aussi naïf et débordant certainement de bons sentiments, Ma voisine en maillot (Les 400 Coups/Mécanique générale), de Jimmy Beaulieu, se prépare, pour sa part, à venir égayer et surtout réchauffer février.Et pour cause.Avec cette nouvelle création, l’auteur de -22 degrés Celsius fait après la déprime et l’hiver, dans la chaleur de l'été et surtout dans l’histoire d’une importante panne d’électricité qui va contraindre (pour le mieux) deux Montréalais à se parler et à passer du temps ensemble.Cette quête de l’amour en milieu urbain risque sans doute de trancher avec une autre quête, plus identitaire celle-là, proposée par Rui Tenreiro.L’homme est le premier auteur norvégien à être édité à la Pastèque, une maison d’ici qui profite autant de la mondialisation pour exporter les artistes d’ici que pour dénicher des bijoux venant d’ailleurs.Le Merle — c’est le titre de son bouquin — en fait sans doute partie.Mélancolique, mariant bande dessinée et illustration, le bouquin est sorti après l’impressionnante Fugue de Pascal Blanche!, paru celui-là à la fin de l’an dernier.Il s’agit aussi du deuxième artiste dont le jeune et audacieux éditeur accepte de publier «un travail reçu parla poste», dit-il.Tout aussi attendu, Joseph (La Pastèque, encore), de Nicolas Ro-bel, va une fois de plus faire souffler un vieux vent nouveau avec le récit grinçant d’un garçon qyi vit avec de trop grandes mains.Edité une première fois en noir et blanc en 1999 en Suisse chez B.ü.L.b Combe, l’œuvre de ce dessinateur, né au Québec mais vivant au pays du chocolat fin et des horloges, s’apprête donc à connaître une deuxième vie dans une bichromie — s’il vous plaît! — apte à exacerber les angoisses de jeunesse et les questionnements sur la tolérance qui anime cette création.Avec les rééditions dans l’air du temps, normal de voir aussi apparaître sur les étagères, en 2006, La Cage de Martin Vaughn-James, co-édité par Les 400 Coups et Les Impressions nouvelles de France.Traduction en français d’un bouquin datant des années 70, l’œuvre qui a été stigmatisée et boudée à son lancement pour faute de goût et incompréhension n’en demeure pas moins une des pièces «les plus importantes de l'histoire de la bande dessinée», prétend l’éditeur québécois.Rien de moins.Jouant avec la trame narrative pour explorer le thème de l’obsession, cette mise en Cage devrait très bien se marier avec une autre réédition tout aussi décalée: Ivoire (La Pastèque), d'Emile Bravo et Jean Regnaud.Sur fond de contrebande, ce duo franco-espagnol y chatouille avec un dessin naïf les zones obscures de l’être humain, annonce la jeune maison d'édition qui monte.Leif Tande, qui a surpris l’automne dernier avec son étonnant Morlac (la Pastèque), devrait lui aussi monter.au ciel et avec le personnage de ConverstaVion (les 400 Coups/Mécanique générale).Résumé: «un avocat véreux vient de mourir, il rencontre Dieu et discute avec lui sur quelque 80 pages».Que dire de plus! Le Devoir Sur la table à café LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY St ils sont les mal aimés des littéraires, les beaux livres et les livres pratiques restent les préférés de bien des Québécois qui aiment les feuilleter, les premiers pour s’évader, les seconds pour se ressourcer.Cet engouement n’a pas échappé aux maisons d’édition qui, ce printemps, entendent multiplier les parutions de ce côté-ci de la littérature.De belles surprises pourraient survenir du côté des Editions de l’Homme, qui ont pris le virage pratique depuis longtemps déjà.On entend beaucoup de bien de La Nouvelle Encyclopédie des antiquités du Québec, signée par l’ethno-histo-rien Michel Lessard et l’historien Christian Fortin.On est également intrigué par Ping, une fable sur le changement signée par le gourou américain Stuart Avery Gold.La maison récemment rachetée par Québécor continuera évidemment à explorer les beautés du Québec, notamment par des ouvrages photographiques dédiés cette saison à la région de Charlevoix {Les Saisons de Charlevoix), aux beautés nocturnes de la Vieille Capitale {Québec, rencontres de nuit) et aux vignobles de la Belle Province (Sur la route des vins).Chez Flammarion, on mise beaucoup sur un beau livre signé Laure Adler.Dans Les femmes qui lisent sont dangereuses, l’écrivaine et essayiste française fait l’éventaire des lectrices immortalisées dans les œuvres, du Moyen Âge à aujourd’hui, tant du côté de la peinture que de celui du dessin et de la photographie.Pour revoir Marilyn Monroe lisant Ulysse.Sinon, la maison revisite une formule qui a déjà ses adeptes en proposant cette fois Les 1000 lieux qu’il faut avoir vus dans sa vie et Les 1001 greens qu’il faut avoir joués dans sa vie.Côté alimentation, Flammarion reprend le filon creusé par Montignac avec La méthode Montignac expliquée et illustrée et propose une autre manière de ré unir la familia avec son guide À table en famille.Les Editions Hurtubise HMH jouent d’audace en présentant un virmti Bouthtf r\r> ouvrage hybride mélangeant photos d’archives, plans architecturaux et recherches historiques.Signé lise Bissonnette, La Flouve ou le parfum de Balzac est un album qui fait appel à l'art, à l’architecture et à la fiction pour raconter l’histoire de La Flouve, la maison acquise à Montréal par Mme Bissonnette il y a déjà quelques années.Dans la veine architecturale, HMH ajoute un nouvel album à sa collection «.isme» avec Comprendre l’architecture, un ouvrage qui a pour ambition de dres- ser le portrait global des mouvements ayant marqué les siècles et les civilisations.Dans un cré neau plus traditionnel, la maison propose non pas un mais deux ouvrages sur la grossesse, un premier consacré aux femmes qui désirent avoir un enfant après 35 ans et un second pour celles qui désirent suivre leur grossesse au jour le jour.Chez Art global, toute l’énergie a été mise sur André Pitre, un beau livre qui présente une quarantaine de tableaux inédits du peintre André Pitre accompagnés d’extraits tirés de Poèmes de sable, du dramaturge Marcel Dubé, dans une mise en page que l’on promet soignée et unique.La maison Phaidon, reconnue pour le soin apporté à ses beaux livres, travaille pour sa part à une immense biographie visuelle consacrée au roi de la culture pop, Andy Warhol.L'ouvrage de 624 pages, intitulé Andy Warhol Giant Size, réunira pas moins de 2000 images et documents.Pour la rentrée 2006, les maquettes intérieures et extérieures des guides touristiques Ulysse ont été complètement refaites.La maison proposera 15 nouvelles paru- tions.dont cinq entièrement inédites, parmi lesquelles on signale des ouvrages dédiés au camping et à la moto au Québec et im autre réservé aux plus belles escapades à Montréal et dans ses environs Chez Guy Saint-Jean éditeur, l’accent est mis sur la santé avec Yoga minceur, un programme d’entrainement du corps et de l’esprit, mais aussi avec La Ménopause, naturellement, un ouvrage destiné à aider les femmes à vivre leur ménopause sans hormones de remplacement Notons également les rééditions en format poche des deux premiers titres de la collection «Pas à pas», conçue en collaboration avec le magazine Enfants Québec.Finalement, la maison Broquet, qui s’illustre notamment en horticulture et en ornithologie, ajoute quelques nouvelles cordes à son arc.Parmi elles, signalons Les 1500 trucs du jardinier paresseux, de Larry Hudgson, Les Oiseaux du Québec, un guide volumineux richement illustré par l’ornithologue et photographe Suzanne Brûlé, et Les Insectes du jardin, qui se veut la bible des insectes des jardins du Québec et des Maritimes.Le Devoir BIANCA ZAGOLIN Dans un village des Cantons de l’Est, les destins de trois femmes et de deux hommes s'entrecroisent au rythme des saisons.Une année sauvage durant laquelle chacun découvrira, juste au-delà du quotidien, un univers parallèle peuplé d'étrangeté et d'enchantement, où se révélera sa nature profonde.Bianca Zagol i SAUVACjf J ":"vS/Br .vlb éditeur www oilvib cqfh Roman • 200 p.• 22,95 S EDITIONS-SAINTMARTIN.COM NOUVEAUTÉS Cakni.ts di Zoi.t» O llfl TERRORISME Jp! scandale des commandites LES MÉDIAS ET LE TERRORISME LA FILIERE POLITIQUE DU SCANDALE DES COMMANDITES 104 pages 113,95$ 254 pages I 29,95$ CARNETS DE ZOE 1 /4 pages 119,95$ TEMPORALITÉS.LE LUMPS : l N ENJEU SIM IA! ET Kn.I ITQI K 196 pages I 35,00$ La transformation du communia taire 276 pages I 25,00$ I I l ui I ! 'I /• I Dû ot.tpr f»m«f mdttu* «n t* un m*‘ tlf suivi et ri evjlUAtion AK* NUI («wultatv ?234 pages I 35,00$ 96 pages 119,95$ L'ÉDUCATION Chaque Mimatlas • i>8 pages • tout en couletiis • eatlet; Uiemaliqnt • 11,95$ En eullabüuhon avei la Banque mondiak 1 TUjimiÜE Sitmimi L lu llllltill II i ÉDITIONS ! SAINT-MARTIN 5000.rue Iberville, bureau 203 Montréal (Québec) H2H2S6 Tél.514.529.0920 Téléc.514.529.8384 st-martin@qc.aira.com
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