Le devoir, 19 janvier 2002, Cahier B
D 1 M A N 1‘ H E 2 0 .1 A N V 1 E R 2 0 0 2 LE DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET SCIENCE Les médecins veulent une écographie au premier trimestre de la grossesse Page B 12 ÉCONOMIE L’usage des cartes de credit peut s’avérer dommageable pour votre santé financière Page B 4 LE DEVOIR • PERSPECTIVES / Elections françaises Une course de lenteur v A trois mois du scrutin présidentiel, les candidats sont au coude à coude Tout l’Occident s’interroge Les mystères de la natalité La dénatalité tient à une foule de facteurs sur lesquels les experts ne s’entendent pas CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS \ A trois mois des élections présidentielles françaises, une photo vaut plus que tous les sondages.Celle dont parle toute la France ces jours-ci montre le premier ministre Lionel Jospin de dos posant amicalement sa main gauche sur l’épaule du président Jacques Chirac.Lorsque dans quelques mois les experts feront le bilan de l’élection, il se pourrait que ce geste croqué par toutes les télévisions apparaisse comme un point tournant de la campagne présidentielle.Les présidents, contrairement aux premiers ministres, ne peuvent se contenter de diriger.Ils doivent aussi se faire aimer.C’est ce que Lionel Jospin, un sévère protestant peu porté sur les familiarités, semble avoir com-mencé à apprendre.A un peu moins d’une centaine de jours du scrutin présidentiel français, tout est en place pour le lancement officiel de la campagne.La seule question litigieuse étant de savoir qui ouvrira les hostilités.Cette élection pourrait se jouer sur un mouchoir de poche.En fait, les sondeurs avouent leur incapacité à prévoir qui, de Jacques Chirac ou de Lionel Jospin, est aujourd’hui véritablement en avance.La plupart des enquêtes donnent 52 % d’intentions de vote au président sortant contre 48 % au premier ministre.Un seul sondage a pour l’instant donné 52 % à Lionel Jospin et 48 % à Jacques Chirac.Seule certitude: rarement une élection présidentielle française aura été à ce point un match à deux.Parmi les tiers candidats, seul le «souverainiste de gauche» Jean-Pierre Chevènement est parvenu à distancer ses concurrents.Encore que sa popularité stagne autour de 10 %, pas très loin du leader du Front national, Jean-Marie Le Pen.Tirez le premier Dans la tradition politique française, il est de très mauvais goût de dégainer le premier.Les candidats savent qu’une fois les hostilités ouvertes, tout se jouera en quelques courtes semaines et que celui qui sera parti trop tôt sera vite essoufflé.Les candidats non déclarés se livrent donc à une «course de lenteur».Cela n’empêche pas l’épouse du président, Bernadette Chirac, d’être sur toutes les tribunes.C’est pour une bonne cause puisqu’elle fait la cueillette des pièces jaunes (nos «cennes noires») destinées à un organisme de charité.Mais personne ne s’y trompe.Son livre d’entretiens, qui fat l’éloge de son époux, s’eçt vendu à 140 000 exemplaires.A gauche, les socialistes ont loué les anciens locaux du couturier Jean-Paul Gaultier pour y loger leur quartier général de campagne.Les gros canons comme Dominique Strauss-Khan multiplient les apparitions.Laurent Fabius appelle à la victoire de «l’homme de la vérité».Lionel Jospin a même accordé une exceptionnelle conférence de presse à l'occasion de ses vœux de nouvelle année.A droite, où l'on n'a pas de véritable équipe à opposer, les pressions se multiplient pour que Jacques VOIR PAGE B 2: PRÉSIDENTIELLE AGENCE FRANCE-PRESSE Lionel Jospin (à gauche) et Jacques Chirac.JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Tout l’Occident s’interroge: comment amener les gens à avoir plus d’enfants?Et chacun de bricoler des solutions afin de trouver la formule magique qui permettra d’atteindre un taux de fécondité de 2,1 enfants, histoire d’assurer le renouvellement des générations et préserver la vitalité des sociétés.Tout l’Occident, vraiment?Non.Les États-Unis font bande à part avec leur absçnce totale de mesures pour aider les familles.A part aussi parce que, depuis dix ans, ils sont les seuls à atteindre le fameux taux de 2,1 enfants! De là à dire que les politiques publiques ne servent au fond qu’à bien peu de chose, c’est là un pas.que tous les spécialistes refusent de franchir! Oui, le phénomène de la dénatalité est bien mystérieux et tient à une foule de facteurs sur lesquels les experts ne s’entendent pas.«Mais même s’il n’y a pas de preuve concluante que les politiques ont un impact direct sur la natalité, il est de la responsabilité de l’État de créer des conditions propices à la naissance des enfants», dit le député Russell Copeman, porte-parole libéral en ce qui concerne la famille et l’enfance, résumant la pensée générale.Il faut en fait préserver le libre choix des femmes, mais savoir donner un coup de main lorsqu’elles, et leurs conjoints, décident de se lancer dans l’aventure familiale.Et il n’est pas futile de faire grimper le taux de fécondité de quelques points, comme l’explique Pierre Lefebvre, économiste de l’Université du Québec à Montréal qui s’intéresse depuis longtemps aux politiques natalistes.«Avoir un taux de fécondité de 1,8 enfant par femme, comme en France, et un taux de 1,4 comme on a actuellement, ça signifie 15 000 enfants de moins par année — des centaines de classes dans les écoles.Cumulé sur plusieurs années, l’effet n’est pas négligeable: il faut beaucoup d’immigrants pour compenser ça!» Or le solde migratoire (quand l’on soustrait des arrivées au Québec le nombre de gens qui en partent) a été de 5500 personnes en l’an 200io.Un chiffre bien insuffisant pour remplacer les 26 000 naissances de moins par rapport à 1990.Pas plus que ne compensent les 800 enfants adoptés à l’étranger chaque année depuis dix ans.de transitoire, ajoute-t-il.Peut-être que ça va nous mener à un repartage du monde où on va équilibrer les motivations de l'individu et les motivations sociales.Retrouver une certaine idée de nature.sans pour autant revenir à des sociétés traditionnelles!» La thèse de Daniel Dagenais ne fait pas l’unanimité mais elle plante le décor.Ce qui n’empêche pas que des différences historiques, sociologiques et économiques expliquent les variations entre les pays.Manque de temps Par exemple, on compare souvent le Québec à l’Italie en matière de fécondité.Or l’un des facteurs clés de la situation italienne tient à un de ses traits culturels: la cohabitation prolongée des enfants et des parents.On quitte la maison seulement quand on peut fonder soi-même un foyer solide.Réalité économique oblige, ce départ a maintenant lieu plus tard.I.a cohabitation s’est même étendue depuis 15 ans, au point où les deux tiers des hommes et la moitié des femmes de 20 à 34 ans résident chez leurs parents.Leur départ, tardif, débouche bel et bien sur un mariage G’union libre est marginale en Italie).Mais il reste alors bien peu de temps pour faire un enfant! En France, la situation est différente.On y a des préoccupations démographiques depuis la Révolution française! Au XIX' siècle, on réclamait ouvertement des enfants, histoi- «HL re d’avoir des soldats et des ouvriers pour faire face à l’ennemi anglais et allemand.Les politiques natalistes et familiales, fort variées, existent donc là-bas depuis plus de 100 ans, ce qui explique que ce pays résiste mieux que d’autres à la baisse de la natalité.Ainsi, il n’y a que 13 % des Françaises qui n’ont pas d’enfants (contre 24 % des Québécoises) et un taux exceptionnel de 21 % en ont trois (contre 11 % ici).On assiste même actuellement en France à une reprise de la natalité, le taux de fécondité étant passé de 1,7 enfant en 1995 à 1,9 en 2000, et la tendance se poursuit en 2001.De plus, exception française, les femmes de 20 à 24 ans se sont remises l’an dernier à avoir des bébés.Même aux États-Unis, en dépit de l’absence de politiques publiques, la forte natalité s’explique plus finement que par le fait que les immigrants et la population noire ont de grosses familles.«On peut le comprendre à partir de deux facteurs, explique le sociologue Simon Langlois, de l’Université laval.D’une part, les Américains paient moins d’impôts qu’ailleurs et ils ont droit à une exemption pour enfant jusqu’à un salaire de 300 000 $ par année.De plus, ils peuvent déduire leurs frais d’hypothèques, ce qui avantage les jeunes familles.D'autre part, comme il n’y a pas d’assurance sociale, il y a une vaste main-d’œuvre disponible pour garder les enfants à bon marché.Tout ce système est finalement l’équivalent des politiques publiques des autres pays.» VOIR PAGE B 2: NATALITÉ Dans la tradition politique française, il est de très mauvais goût de dégainer le premier Une expérience existentielle Difficile toutefois de renverser la vapeur d’un phénomène qui, au Québec comme ailleurs, règne avec force depuis près de 40 ans.Et qui, comme le souligne le sociologue Daniel Dagenais, de l’université Concordia, s’inscrit dans une tendance beaucoup plus vaste.Car ce à quoi on assiste, c’est à «la fin delà famille moderne», comme le veut le titre de son ouvrage paru l’an dernier.«On n'a plus de familles: on a des enfants», résume-t-il.«Le cœur du problème, c’est qu’il y a changement dans ce que l’enfant représente.Avoir un enfant est devenu une expérience existentielle: on fait ça “pour soi”.Ce qui entraîne deux conséquences majeures: on peut préférer d’autres expériences — la carrière ou les voyages par exemple.Et puis, avec un seul enfant, l’expérience est faite: on ne ressent pas la nécessité d'en avoir d’autres.» Avant, nul ne se posait de question.Un homme avec une femme, ça fondait une famille: «Faire des enfants appartenait à notre genre», comme le dit M.Dagenais.C’était là le fondement de la famille moderne, qui a vu le jour au XVI' siècle en Occident et s’est développée jusqu’au XK'.Contrairement à la famille des sociétés traditionnelles, où l’enfant était soit l’héritier, soit les bras pour aider, la famille moderne est fondée sur l’amour et a pour objectif d’éduquer les enfants pour qu’ensuite ils s’émancipent de la tutelle familiale.Pour y arriver, la quantité doit donc céder la place à la qualité.Ainsi, chez les protestants d’abord et dans les milieux aisés ensuite, le taux de fécondité se mettra à diminuer.Cette baisse se généralisera par la suite.Même au Québec, la baisse de la natalité s’observe à partir de 1850.«Ça fait longtemps, en Occident, que les énormes familles ont disparu et qu’on a à peu près les enfants qu’on veut», dit Daniel Dagenais.«Depuis les années 60, on est dans une pério- ÉÉsi JACQUES NADEAU I.E DEVOIR Il est difficile de renverser la vapeur d’un phénomène qui sévit depuis 40 ans.Le tiers des femmes nées au début du siècle n’ont pas eu d’enfants * B 2 E DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 JANVIER 2 0 0 2 PERSPECTIVES Je an Dion Une population trois fois et demie plus nombreuse Ueau chaude, l’eau frette Au Danemark.Ils l’ont envoyé au Danemark.Bien que ce ne soient pas des maudites farces, jamais une semaine ne se sera écoulée sans que naissent autant de blagues sur le Danemark.Ils doivent avoir les oreilles qui cillent, là-bas.Les beaux esprits ont évidemment ressorti Hamlet pour se rendre intéressants.Ah! mais il y a beaucoup d’autres choses à dire sur le Danemark, cela sans même s’aventurer dans les méandres sinueux mais ô combien passionnants de la diplomatie canadodanoi-se.Par exemple, que lorsque j’eus l’occasion d’y séjourner pendant quatre jours de pure euphorie en compagnie de monsieur Bergeron, il y a cinq ans, Bjarne Riis venait tout juste de remporter le Tour de France, mais qu’aujourd’hui, l’athlète danois le plus en vue est Wilson Kipketer, un coureur de 800 mètres plus noir que noir du fait qu’il est né au Kenya, médaillé d’argent aux Jeux de Sydney.Mes sources m’indiquent toutefois que Kipketer se fait parfois harceler dans ce pays à l’immigration réticente et que s’il s’appelait Rasmussen ou Troej-borg, les choses seraient bien différentes.A Copenhague, il y a la petite Çirène qui reste à moitié nue à longueur d’année.A Skagen, tout au nord, les courants de la mer du Nord (Skagerrak) et de la Baltique (Kattegat) s’entrechoquent pour former des marées uniques au monde; la lumière y prend aussi parfois une coloratiop particulière, qui a inspiré de nombreux peintres.À Fredrikshavn, un bled perdu au fond de nulle part dans le Jutland, je suis entré dans un kiosque à journaux, y ai aussitôt aperçu un magazine danois portant en page frontispice la photo de Céline Dion et me suis demandé où devrai-je donc aller pour avoir la pane.Par ailleurs, les Danois en général et les boulangers en particulier sont réputés pour s’impatienter un tantinet lorsque vous leur demandez une pâtisserie danoise.C’est que la célèbre danish pastry, évoquée par Shakespeare mais dans D Marchand de Venise cette fois, est en réalité une création autrichienne.Si donc vous êtes au Danemark et que vous désirez une danoise, il vous faut commander une viennoise.C’est un peu le même genre de choc qui vous guette lorsque vous êtes à Venise et que vous apprenez que les pâtes alimentaires viennent de Chine, ou que vous êtes en Chine et apprenez que le pâté chinois vient de l’Ouest canadien.?Quant à la royauté danoise, elle fait vraiment pic-pic.La fortune de la reine Margrethe est évaluée à 22 millions d’euros, au 47' rang seulement des personnalités monarchiques d’Europe, et la famille (le prince consort Henrik, le prince héritier Frederik et le prince Joachim) ne possède que 146 millions d’euros, loin derrière nos souverains à nous, Elizabeth, Charles, Edward, Harry Poteux et tout ça, avec 4,15 milliards d’euros, et encore plus loin derrière la maison du Liechtenstein et ses 5,05 milliards d’euros.Autre fait intéressant malgré tous ces chiffres, il n’y a pas d’euros en circulation au Danemark.En 1999, par référendum, les Danois ont rejeté dans une proportion de 53,3 % l’adhésion à la zone monétaire unique, comme l’ont fait la Suède et le Royaume-Uni.Nous aurons toutefois maintenant un ambassadeur de première ligne pour déterminer sur le terrain si ces 53,3 % formaient une majorité suffisante et si la question était vraiment claire.Pour déterminer aussi si les Danois, ayant également rejeté en 1992 le traité de Maastricht, devraient prendre leur trou et oublier toute possibilité d’intégration monétaire future puisqu’ils ont déjà dit deux fois «non».Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour sortir un ministre de l’eau chaude.Qu’est-ce qu’on ne ferait pas?Sûrement pas prendre les gens pour des imbéciles finis, comme l’a fait le premier ministre du Canada, et dire que cet envoi au Groenland n’a rien à voir avec rien et que l’autre voulait juste «servir le Canada à l'étranger».Après ça, ils viendront se plaindre du cynisme ambiant.Non mais vous n’êtes pas indignés, vous, des fois?Et puisqu’il est question d’eau chaude et de nouilles, venons-y: la semaine dernière, vous vous souvenez, des nouilles à faire cuire, «amenez à ébullition deux tasses d’eau froide», je m'interrogeai.Or cette question en apparence anodine a suscité une avalanche de réactions dont je n'avais pas vu l'ampleur depuis l’affaire des trous dans le gruyère pendant les Jeux de Nagano.Vous m’ave» cité qui Le Guide alimentaire canadien, qui la dernière livraison de Quelques tuyaux pour votre plomberie, qui votre matante Huguette, et la conclusion, bien sûr, est claire comme de la flotte: il ne faut pas consommer d’eau chaude du robinet parce qu'elle a séjourné dans le chauffe-eau et un peu partout ailleurs et peut donc contenir des particules de rouille, de métal, etc., qui ne disparaissent pas à l’ébullition.Fort bien, je savais que je pouvais compter sur vous.Mais vous me connaissez, et cette réponse soulève bien d'autres questions, dont voici quatre spécimens.1.Que penser du danger d’absorber un nanomilligramme de métal lorsque le produit lui-même — «Nouilles: farine de blé, huile de palme, sel, phosphate de sodium, carbonate de potassium; Base de soupe: sel, glutamate monosodique, sucre, poudre de soya, fécule de pomme de terre, saveur artificielle de poulet, poudre d'oignon, poudre d’ail, poudre d'extrait de levure, oignon vert séché, poivre blanc, colorant curcuma, poudre de graine de céleri, poudre de gingembre, inosi-nate disodique, guanylate disodique» et, comme si cela ne suffisait pas, «arôme artificiel ajouté» — apparaît nulle fois plus létal?2.Lorsque, dans le mode d'emploi de ma patate pilée, il est écrit «mélanger 1 1/2 tasse d’eau chaude et 1/2 tasse de lait», dois-je déduire qu'il s'agit d’eau froide, mais chaude?3.Comment agis-je au juste avec mon sachet de marque Neoguri, fabricant de «Nouilles d’orientales aux la base de soupe» qui m’informe de «1.Mettre les mouilles dans 550ml d’ean bovillante et kmsser cuire pendant 4-5 min.2.A jonter les sachets d’assaisonnement, remver et servir varier en ajoutant œuf ou vos légumes favoris»?4.Devrais-je modifier mon alimentation avant que de devenir fou, si ce n’est déjà fait’ jdiotfa ledevoi r.com Autant de naissances 1908 • • • qu en Le taux de natalité aurait augmenté au Québec l’an dernier JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Sur papier, le chiffre est impressionnant il n’y a eu que 72 000 naissances au Québec en l’an 2000, le même nombre qu’en 1908.Sauf qu’à l’époque, on ne comptait que 1,9 million d’habitants contre 7,4 millions aujourd’hui.Le Québec vient donc de franchir un seuil historique: celui d’avoir moins de 10 naissances par 1000 habitants.Avec un taux de natalité (soit le rapport entre les naissances et la population totale) de 9,7 enfants par 1000 habitants en 2000, on est en fait à des années-lumière du taux de 37,8 enregistré en 1908.Le nombre de naissances a même fondu du quart depuis dix ans, puisqu’on comptait 98 000 naissances en 1990.Pourtant, en 2000, les femmes québécoises n’ont pas, elles, battu le record du plus bas taux de fécondité (calculé à partir du nombre de femmes en âge de procréer).Certes, ce faux n’a été que de 1,44 enfant par femme — ce qui est très peu élevé —, mais on a vu pire en 1987, alors qu’il sombrait à 1,36 après avoir été à 1,39 et 137 en 1985 et 1986.Or, c’est le taux de fécondité qui permet le mieux d’interpréter l’évolution des naissances dans un pays.Il est basé sur la probabilité que chaque tranche d’âge des femmes de 13 à 49 ans a d’avoir un enfant selon le taux de fécondité d’une année donnée.En 2000, donc, s’il y a eu moins de naissances, c’est parce que les mères potentielles sont maintenant surtout issues des générations nées après le baby-boom — donc des cohortes beaucoup moins nombreuses.Forcément, en ayant moins de femmes en âge de procréer, on se retrouve avec moins de bébés.Découle-t-il de ce constat qu’on s’en va vers l’extinction totale?Non, dit le démographe Ixmis Duchesne, de l’Institut de la statistique du Québec.«Cest le passage de la queue du babyboom aux femmes des générations suivantes qui amenait la chute du nombre de naissances Les filles nées entre 1970 et 1971 auront 1,5 enfant depuis dix ans.Maintenant, le nombre de femmes en âge de procréer va moins bouger.» D’ailleurs, selon les premières données, le nombre de naissances aurait augmenté en 2001, précise M.Duchesne.Mais le chiffre le plus intéressant pour des démographes, c’est celui de la descendance finale.Il indique combien les femmes qui ont dépassé l’âge de la procréation ont eu d’enfants.C’est un chiffre final, contrairement au taux de fécondité qui comprend une certaine part d’aléatoire.Par exemple, en 1960, on avait évalué que le taux de fécondité était de 3,9 enfants.Mais finalement, la génération des femmes nées en 1933 (donc ceDes qui ont eu des bébés en 1960) n’a eu que trois enfants.On avait en fait surévalué à l’époque le comportement de fécondité de cette tranche d’âge.Cette génération a eu ses enfants plus tôt que ses aînées.mais, contrairement aux prévisions, n’en a pas eu plus pour autant! C’est d’ailleurs la descendance finale qui permet de voir à quel point la baisse d’enfants au Québec n’est pas un phénomène récent Les femmes nées en 1905-1906 comme celles nées au début des années 20 ont eu une descendance finale de 3,6 enfants.Mais sitôt après, la baisse s'amorce et ne diminuera plus.En fait avec une descendance finale de 2,1 enfants, les femmes nées en 194243 seront les dernières à assurer le remplacement de leur génération.On estime aujourd’hui que les petites filles des années 50 et 60 n’auront que 1,6 enfant (le chiffre n’est pas final parce que techniquement, ces femmes, aujourd’hui dans la quarantaine, sont toujours comprises dans la cohorte des femmes en âge de procréer).Ce sont elles qui amènent la baisse spectaculaire de la natalité, qui passe de 27,5 naissances pour 1000 habitants en 1960 à 16,1 en 1970.Depuis, le mouvement ne s’est que stabilisé.On estime que les filles nées en 1970-1971 (qui ont donc 30 ans aujourd’hui) auront 1,5 en- m Indice de fécondité et de descendance finale de 1950-2000 Fécondité 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 NATALITE On s’interroge sur la spécificité du Québec en matière de fécondité SUITE DE LA PAGE B 1 Au Québec Devant une telle diversité, difficile d’importer les solutions d’ailleurs.Le Québec lui-même l’a bien vu lorsque, en 1988, le Parti libéral a mis en place une politique nataliste axée, comme en France, sur le troisième enfant.Ce qui a certes entraîné une augmentation de troisième et quatrième enfant, et même de ïa natalité tout court de 1988 à 1992.Mais était-ce vraiment grâce aux bébé-bonus (comme on a surnommé l’allocation versée à la naissance)?Certains rappellent que la conjoncture économique était aussi favorable; d'autres disent que les mères baby-boomers étaient simplement passées à l’action après avoir reporté de quelques années leur projet d’avoir un bébé.Et surtout, la politique libérale n’a eu aucun impact sur le problème numéro un du Québec en matière de fécondité: amener les femmes à avoir un premier bébé! Les libéraux ont toutefois eu le mérite d'avoir été les premiers à mettre au point une politique dont on ne voyait pas jusque-là la nécessité.Aujourd’hui, tous acceptent le principe de l’intervention étatique.L’aide économique libérale a toutefois cédé la place aux politiques du Parti québécois axées sur une meilleure conciliation travail-famille avec les services de garde à 5 $ et l’instaura- tion d'un congé parental bien rémunéré pour toutes.mais qui doit toujours être négocié avec Ottawa.Une option généralement appréciée.mais qui n’a encore eu aucun effet sur la natalité.Surtout on s’interroge encore sur la spécificité québécoise en matière de fécondité.Il y a quelques consensus: le nombre très élevé d’unions libres et le fait qu'un enfant sur deux naisse hors du mariage — un phénomène unique en Amérique du Nord.Or ces unions sont moins fécondes que les couples mariés (notamment parce que les femmes qui s’y engagent sont plus actives professionnellement) et sont plus instables.Un point important puisque dans les enquêtes menées par l’anthropologue Renée Dandurand, de l'INRS-Urbanisation, culture et société, les femmes reliaient leur projet d’avoir des enfants (un désir qui s’exprime toujours avec force) à la stabilité de leur couple.Pour le reste, certains font prédominer les conditions économiques: taux de chômage élevé chez les jeunes, baisse du niveau de vie des familles.D’autres insistent davantage sur la transformation des rôles féminins, qui se traduit par une présence toujours accrue des femmes sur le marché du travail, particulièrement des mères (ce qui limite les grosses familles).Sans oublier l’impact d’une contraception plus efficace que f par le passé et les critères extrêmement élevés qu’on s’impose aujourd’hui pour élever un enfant.Mais d’autres phénomènes restent peut-être à explorer.Par exemple, la forte infécondité des Québécoises n’est pas nouvelle.Le tiers des femmes nées au début du siècle n’ont pas eu d’enfants: la moitié d’entre elles étaient mariées, les autres étaient célibataires ou religieuses.«On sait aujourd’hui que bien des femmes sont devenues religieuses parce qu’elles y voyaient un épanouissement, confirme l’historienne Yolande Cohen.Peut-être que, pour les autres, ne pas avoir d’enfants avait aussi valeur d’émancipation?Il faut être prudent avec ce genre d'hypothèse mais ce serait à vérifier.Il est clair toutefois qu’au Québec, en dépit de ce que l’on croit, seul un petit nombre de familles faisait un grand nombre d’enfants.» En fait l’infécondité volontaire est un sujet non étudié scientifiquement et bien tabou socialement, comme le constatait il y a dix ans Marlène Carmel dans un livre resté unique: «Ces femmes qui n'en veulent pas - Enquête sur la non-maternité volontaire au Québec».Les femmes interviewées — plus de 400 — vivaient plutôt bien leur décision, leur entourage beaucoup moins, ne ménageant pas les remarques désobligeantes.Peut-être y a-t-il là aussi une piste à creuser?« JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les mères potentielles sont maintenant surtout issues des générations nées après le baby-boom.fants.Quant au taux de natalité, cela fait maintenant 15 ans — en dépit du creux de 2000 — qu’il tourne autour du 12 ou 13 naissances par 1000 habitants.PRESIDENTIELLE SUITE DE LA PAGE B I Chirac se lance dans la bataille.L’effet 11 septembre, qui a propulsé le président à des sommets de popularité, est retombé.Malgré son avance apparente, ses partisans s’inquiètent de la faible marge qui sépare les deux candidats.Rarement un président sortant s’est représenté devant l’électorat avec si peu d’avantages sur ses concurrents.En 1988, François Mitterrand culminait à 58 % d’intentions de vote et l’emporta finalement avec 54 %.En 1981, Valéry Giscard d’Estaing était donné gagnant à 54 %, contre 46 % pour Mitterrand.La prime au sortant ne fut pas suffisante pour lui assurer la victoire.Même en 1995 (où il n’y avait pas de sortant), la droite caracolait entre 58 % et 64 % des voix.La grande surprise fut alors de voir Jacques Chirac, donné perdant, supplanter complètement le premier ministre Edouard Balladur.Depuis un an, Jacques Chirac n’a jamais dépassé les 53 % dans les intentions de vote au second tour.Dans toutes les enquêtes publiées au cours des derniers mois, le total des suffrages attribué aux candidats de gauche est supérieur à la somme de celui des candidats de droite.Jacques Chirac aurait si bien éliminé ses adversaires potentiels dans son propre camp qu’il risque de souffrir d’un faible report des voix au second tour.Les candidats de l’UDF, François Bayrou, et de Démocratie libérale, Alain Madelin, font à peine mieux que les candidats d’extrême gauche.Seule une partie des voix «souverainistes» de Jean-Pierre Chevènement, qui recrute assez largement chez les vieux gaullistes partisans de l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, risque de s’ajouter au résultat du premier tour.Tout indique que Jean-Marie Le Pen n’incitera pas non plus ses partisans à réélire Chirac.On se demande pourquoi autrement le président du Front national aurait révélé dans un livre d'un journaliste du Figaro (L’homme qui ne s’aimait pas) qu’il avait rencontré secrètement Jacques Chirac entre les deux tours de l’élection présidentielle de 1988.Une rencontre que Jacques Chirac avait toujours niée.La succession impossible A gauche, personne n'oublie pour autant que jamais depuis 1958 un premier ministre n’a succédé à qn président sans une période de purgatoire.Edouard Balladur et Jacques Chirac s’y sont respectivement cassé les dents en 1993 et 1986.Georges Pompidou et Jacques Chirac ne l’ont emporté qu’après avoir démissionné.C’est que le poste de premier ministre est à haut risque.Lionel Jospin l’apprend à ses dépens alors qu’il vient de subir pour la troisième fois la censure du conseil constitutionnel et qu’il doit faire face aux mouvements de grève qui accompagnent les périodes électorales.Les stratèges socialistes sont néanmoins convaincus que l'image de Jacques Chirac est plus atteinte qu’il n’y paraît par les scandales financiers qui ont décimé la droite.Ils comptent sur un effritement de la popularité du président dès qu’il descendra de son piédestal.La longévité politique de cette bête politique qui fut quatre fois candidat à l’Elysée, deux fois premier ministre, trois fois ministre demeure pourtant une exception en Europe.Ce qui pourrait provoquer une abstention record.Sans compter le climat de scandale dans lequel de nouvelles révélations peuvent éclater à tout moment.Le juge Eric Halphen, qui a enquêté sur le financement occulte des partis politiques, vient justement de prendre congé pour écrire un livre qui sortira comme par hasard en mars.Et puis, on attend toujours de savoir ce que les candidats ont à proposer.Les campagnes électorales servent encore à cela i LE l> E V 0 I R .LES SAMEDI 1 !» ET D I MA N C II E 2 0 ,1 A \ V I E R 2 U 0 2 B :> • l> î I! S P E C TI V E S • \ Petites vacheries entre amis La rue Notre-Dame Un diagnostic, deux solutions Le BAPE examine le projet controversé d’autoroute en tranchées L’axe Notre-Dame qui relie le centre-ville de Montréal à l’est de l’île occupe les fonctionnaires depuis 1940.Le ministre des Transports, Guy Chevrette, compte bien en finir une fois pour toutes avec ce dossier en aménageant une autoroute en tranchées.«Une solution des années 40!», clament les opposants qui, avec la Ville de Montréal, militent plutôt pour l’aménagement d’un boulevard urbain en surface.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Rarement les piétons, les automobilistes et les cyclistes sont-ils au diapason.D’où l’importance de le souligner lorsque tel est le cas.Et la rue Notre-Dame, dans sa configuration actuelle, fait précisément l’unanimité contre elle: elle doit être complètement repensée.L’ennui, c’est que deux visions diamétralement opposées s’affrontent D’un côté, il y a ceux qui souhaitent répondre à la demande automobile croissante dans la rue Notre-Dame.Tel est notamment le pari du ministère des Transports du Québec (MTQ), qui pilote le projet actuellement à l’étude devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).Le motif derrière cette volonté est principalement économique, comme on pouvait clairement le lire dans le plan de transport déposé par le gouvernement du Québec en avril 2000.«La modernisation de la rue Notre-Dame, écrivait alors le MTQ, vise à améliorer la fluidité et la sécurité du transport des marchandises dans un secteur stratégique pour le camionnage: 300 000 conteneurs entrent ou sortent du port par camion annuellement, alors que le secteur industriel de l’est de Vile génère un important trafic lourd.La réalisation de ce projet permettra aussi de doter l’Est d'un parcours est-ouest pouvant servir de solution de rechange à l’autoroute Métropolitaine.» Le secteur, il est vrai, pose problème.La congestion routière durant les périodes de pointe est qualifiée de «chronique» par les fonctionnaires du MTQ, particulièrement entre les rues Papineau et Dickson ainsi qu’à l’intersection des rues Hochelaga et Dickson.De plus, la configuration routière est inadaptée aux besoins des camions, notamment pour l’accès au port et pour la desserte des industries riveraines.Mais ces problèmes ne touchent évidemment pas que les camionneurs et leurs poids-lourds.Le trop grand nombre d’entrées privées, de feux de cir- JOSHUA WOLF Voici un exemple réussi de boulevard urbain: l’Embarcadero de San Francisco.Inutile de dire qu’il fait saliver les opposants au projet d’autoroute en tranchées.culation et également de mouvements de camions — parfois interdits, souvent dangereux — génèrent en effet des problèmes importants de sécurité, tant pour les automobilistes que pour les cyclistes et les piétons.D’ailleurs, les déplacements de ces derniers sont fort hasardeux dans le coin.En effet, pour traverser la rue Notre-Dame, les bipèdes doivent franchir l’équivalent de cinq voies de circulation, sans refuge au centre.Comme la rue accueille actuellement jusqu’à 110 000 véhicules par jour, dont une dizaine de milliers de camions, la dangerosité d’y circuler à pied est très élevée.Et ne parlons pas du réseau de transport en commun dans cet axe.Il est nettement déficient, l’autobus qui y circule n’ayant d’express que le nom.Vu la congestion routière quasi permanente de la rue Notre-Dame, les délais en période de pointe à l’est de la rue Papineau mettent quotidiennement à l’épreuve la patience des usagers.Les cyclistes ne sont pas mieux servis alors qu’ils ne peuvent compter dans le secteur que sur une piste cyclable fort désuète: sa géométrie est problématique, sa largeur insuffisante et son pavage, en état de décrépitude avancée! Un projet global Il est donc bien évident que ces problèmes débordent du seul secteur du transport routier.Ils commandent donc une intervention plus large, a reconnu le MTQ, qui, depuis 2000, a accepté de bonifier son projet sous l’impulsion de groupes communautaires et de la Ville de Montréal, notamment.La facture du projet est ainsi passée de 165 à 263 millions de dollars.«Le ministère des Transports a opté pour une approche de mise en valeur globale qui résout les problèmes de transport sur les plans local et régional et qui permet d’améliorer la qualité de l’environnement, la qualité de vie en bordure de la rue Notre-Dame, la sécurité ainsi que la fonctionnalité de la rue Notre-Dame», soutient le MTQ.Cette solution globale, donc, est l’aménagement d’une autoroute sur près d’une dizaine de kilomètres entre le pont Jacques-Cartier et l’autoroute 25.Québec compte en effet construire un tronçon d’un peu plus de six kilomètres entièrement encaissé sous le niveau du sol, comme l’est par exemple l’autoroute Décarie.Le ministère entend creuser vers l’est à partir de l’endroit où l’actuelle autoroute Ville-Marie se retrouve en surface, c’est-à-dire à la hauteur de l’édifice de Radio-Canada.Les véhicules n’auraient donc plus à remonter pour passer sous le pont Jacques-Cartier.Ils passeraient plutôt sous le pilier qui soutient le pont, puis sous une nouvelle esplanade qui serait aménagée en périphérie du Pied-du-cou-ranL Poursuivant leur chemin vers l’est, les véhicules rouleraient sur une autoroute enclavée à quelques mètres du sol, en ligne droite depuis l’avenue De Lori-mier jusqu’au boulevard de l’Assomption.Entre ces deux ar- Wülï Une vue d’un des aménagements proposés par le MTQ.SOURCE MTQ Le MTQ reconnaît que les problèmes débordent du seul secteur des transports tères, le boulevard gagnerait une voie dans chaque direction et la fluidité serait d’autant plus améliorée que tous les feux de circulation et toutes les entrées privées seraient éliminés.Entre la rue Vimont et le boulevard de l’Assomption, à la hauteur de la cour de triage de Longue-Pointe du CN plus précisément, l’autoroute Notre-Dame prendrait un virage à 90 degrés vers le nord jusqu’à l’avenue Sou-ligny, où elle tournerait à droite pour poursuivre son chemin vers l’est.Le MTQ souhaite en ce sens prolonger l’avenue Souligny sur une distance de près de quatre kilomètres afin de raccorder l’autoroute Notre-Dame à l’A-25.Entre la rue Viau et le boulevard de l’Assomption, le promoteur entend élargir le boulevard à deux voies plutôt qu’une.Pour le transport en commun, on propose de transformer en voies réservées les accotements de l’autoroute en période de pointe entre le boulevard de l’Assomption et l’avenue de Lorimier.Là où il n’y en a pas, d’autres voies de desserte pourraient accueillir les autobus, ce qui pose évidemment problème lors d’accidents de voiture, notamment.Tous ces changements permettraient à la rue Notre-Dame de supporter les débits de circulation anticipés d’ici 2011, affirme le ministère dans l’étude d’impact qu’il a déposée au BAPE, ce qui soulagerait les rues adjacentes actuellement sollicitées.D’ailleurs, le projet prévoit l’accès au quartier Hochelaga-Maisonneuve à deux intersections seulement, soit au boulevard Pie IX et à la rue Al-phonse-D.-Roy.Afin d’ajouter du lustre au projet, on souhaite agrandir les parcs déjà existants, soit Belleri-ve, entre les rues Fullum et d’Iberville, Dézéry, un peu plus à l’est, et Viau, à la hauteur de la rue du même nom.L’élément le plus original du projet est certes la réunion des parcs Morgan et Champêtre au-dessus de l’autoroute, à la hauteur de la rue Morgan.Le nouveau parc Mor-gan-Champêtre ainsi que le parc Bellerive seraient tous deux aménagés sur une dalle de béton qui enjamberait l’autoroute Notre-Dame.Levée de boucliers Depuis le 19 novembre, donc, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) se penche sur «le projet de modernisation de la rue Notre-Dame» tel que présenté par le MTQ.Ayant reçu de la part du ministère de l’Environnement un mandat de quatre mois, les commissaires Louise Boucher (présidente), Alain Cloutier et Ixmis Dériger déposeront leur rapport final le 19 mars.Hier marquait le dernier jour de présentation des mémoires, ce qui signifie que les commissaires entameront lundi la rédaction de leur rapport.La tâche de la commission est loin d’être mince puisque l’opposition au projet est forte.Très forte même.Non seulement dans les quartiers directement touchés (Mercier, Hochelaga-Maisonneuve et Centre-Sud), mais également au sein des organismes qui ont des préoccupations urbaines.Le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE Montréal), qui regroupe plus de 70 groupes membres, est de ceux-là.«En présentant sa proposition comme un projet aux impacts locaux, le MTQ ne met pas sur la table ses véritables objectif;, estime le directeur du Conseil et exministre péquiste, Robert Perreault L’intention réelle est de compléter le réseau métropolitain régional.De plus, on camoufle sous le terme de “modernisation de la rue Notre-Dame” le bon vieux projet d'autoroute est-ouest du milieu du siècle passé.» Et ce projet ne satisfait pas plus son organisme que les dizaines de groupes qui se sont affichés contre au cours des dernières semaines ainsi que la Ville de Montréal, qui compte déposer son mémoire au BAPE au cours des prochains jours.Tous ces groupes préféreraient que la rue Notre-Dame soit transformée en un boulevard urbain donnant priorité aux transports en commun et permettant une opération de revitalisation des quartiers limitrophes.«Cette solution a non seulement l’avantage de répondre aux besoins des quartiers traversés, mais également de respecter les orientations gouvernementales à l’égard de la consolidation des quartiers centraux, de favoriser l’utilisation des transports en commun et également la protection de l’environnement», soutient le CRE.Selon M.Perreault, la proposition du MTQ manque profondément d’imagination et de sensibilité au milieu.Et ce ne sont pas les deux dalles de béton recouvertes de verdure, les nouvelles pistes cyclables ou les sentiers piétonniers que l’on compte aménager qui changeront quoi que ce soit à ce fait «Ça vient tout simplement se greffer à ce qu’est réellement le projet, soit une autoroute de transit entre l’Est et le centre-ville, déplore M.Perreault.Et il faut voir quand on parle d’espaces verts.L'autoroute Décarie, devant Villa-Maria, contient de telles esplanades et, pour autant, ça demeure l’autoroute Décarie!» La politique est un métier où l’on verse d’autant plus facilement dans la paranoïa qu’on s’y fait réellement et rapidement des ennemis.Qui plus est.les plus dangereux ne sont pas nécessairement ceux d’en face, qu’on peut au moins voir venir.Ceux qui invoquent publiquement la solidarité ministérielle sont souvent les premiers à déblatérer privément contre leurs collègues.D’ailleurs, il y a des déclarations d’appui qui sont passablement ambiguës.Quand Pauline Marois al firme que les entreprises n’ont pas besoin d’inter médiaire pour s'adresser au gouvernement et qu'il conviendrait d’encadrer la pratique du lobbying, son collègue Gilles Baril peut difficilement y voir un grand désir de lui venir en aide.De son côté, Guy Chevrette se défend bien de vouloir porter un jugement sur ses fréquentations, mais il ajoute du même souffle que, «sur le plan éthique, ça pourrait être questionnable».Comme ou dit, avec des amis comme ça.11 n'y a pas la moindre preuve que l'une ou l'autre soit à l’origine des informations qui se sont retrou vées en première page d»' Im Tresse jeudi, sous un titre pour le moins embarrassant: «Un lobbyiste monnaie grassement ses accès auprès du ministre Baril».Bien sûr, tout le monde sait que Mme Marois n’a jamais digéré que le premier ministre Landry confie le ministère de l’Industrie et du Commerce (MIC) à son protégé et qu elle rêve de le récupérer.Malgré «le plus grand respect» qu’elle dit avoir pour M.Baril, qui, à pareille date l’an dernier, n’était qu’un ministre junior sous sa tutelle, elle supporte très mal sa présence continuelle à ses côtés.Une vigoureuse partie de bras de fer les a également opposés lors de la nomination du nouveau prési dent d’investissement Québec.Li rivalité qui oppose Guy Chevrette à son voisin de comté est tout aussi notoire.11 ne peut y avoir deux coqs dans une même basse-cour.El région de Lanaudière ne fait pas exception à la règle, mais il y a bien d’autres gens qui trouvent que la promotion de M.Baril a été un peu trop rapide.?Cela dit, les faits rapportés jusqu'à présent par Im Bresse n’ont rien de commun avec les allégations de favoritisme et d’ingérence qui ont entraîné l'éviction d’Alfonso Gagliano du cabinet Chrétien, même si la coïncidence rend le rapprochement inévitable.Il n’y a rien non plus qui suggère que M.Baril ait lui-même tiré un quelconque avantage du fait que des entreprises et des organismes publics aient fait appel aux services de la firme appartenant à son ami et organisateur, André Desroches, pour obtenir des subventions du MIC.Une firme dont l’actuel directeur général du PC), Raymond Bréard, lui-même un ami du premier ministre Erndry, était anciennement un des associés.On ne répétera cependant jamais assez à quel point les apparences sont primordiales en poli tique, où tout est affaire de perception.Un ministre qui part en vacances avec un lobbyiste, qui est aussi son organisateur, s’expose très imprudemment à la critique.M.Baril peut toujours crier à la mesquinerie, il connaît très bien les règles du jeu.Avant de porter un jugement, il convient toutefois de voir l’ensemble du portrait.L’amitié qui lie Gilles Baril et André Desroches est d’un genre assez particulier.M.Baril a servi de parrain à son ami Desroches quand celui-ci a senti la nécessité de faire appel aux Alcooliques anonymes, comme il avait lui-même dû le faire il y a plusieurs années.Partir en vacances ensemble était sans doute un manque de jugement, mais ça s’explique assez facilement.Si attaché qu’il soit à Gilles Baril, qu’il avait lui-mème pris sous son aile, le premier ministre Em-dry, qui réfléchit présentement à son prochain remaniement ministériel, n’a pas apprécié de voir cette histoire faire la manchette.D’autant plus que Jean Chrétien vient de donner l’exemple en faisant le ménage complet de son propre cabinet.?Dans l’entourage de M.Baril, on savait que les journalistes étaient sur la traçe d’André Desroches depuis le printemps dernier.A la veille du remaniement, le coup est difficile à encaisser, mais l’un n’explique pas nécessairement l’autre.On ne tentait pas moins de mesurer l’étendue des dégâts.Déjà, l’échec cuisant des partielles d’octobre dernier, dans Jonquière et Inviolette, a fait pâlir l’étoile du ministre-organisateur et les choses s’annoncent plutôt mal dans Anjou.Cette dernière tuile ne peut que renforcer l’hypothèse selon laquelle il pourrait perdre le MIC.S’il s’agissait simplement de l’échanger pour l’Energie et les Ressources, dont Jacques Brassard serait dépouillé, on ne pourrait pas vraiment parler de rétrogradation.Il s’agirait même d’un complément logique aux Régions, dont M.Baril est déjà responsable.A la condition cependant que Mme Marois n’hérite pas du MIC, ce qui serait alors considéré comme une défaite pour M.Baril.L’idéal serait qu’il échoit à Rita Dionne-Marsolais, mais pas en qualité de ministre déléguée sous la tutelle de Mme Marois, ce qui ne serait qu'un moindre mal.Le candidat le plus naturel serait sans doute François Legault, m^is le premier ministre semble vouloir le laisser à l’Education.De toute manière, il ne voudrait sûrement pas du MIC si Mme Marois conservait la responsabilité d’Investissement-Qué-bec.Or M.Landry ne pourrait pas la lui retirer sans lui faire un affront impardonnable.Comme on voit, un remaniement n’est pas un exercice simple.Le pire pour M.Baril serait que M.Landry se range à l’avis de ceux qui suggèrent — privément, bien entendu — qu'un homme avec autant d’ennemis et si peu de jugement n'est peut-être pas le mieux qualifié pour diriger l’organisation péquiste.Mais à qui d’autre ferait-il autant confiance?mdavidéo ledevoir.corn i I t I.K I) K V O I H .LES S A M EDI I !> ET l) I M A X < H E 2 0 J A X V 1 E P.2 il II 2 U I COURS DE LANGUES • ANGLAIS • FRANÇAIS • ESPAGNOL • ITALIEN Tests de niveaux : mi4L TOUS LES MERCREDIS DE MIDI A 18 H TIVH.A | centre-ville © 849-8393 poste 709 ou 719 _____________[ Hochelaga-Maisonneuve ® 255-4651 —-• LE DEVOIR ?- ECONOMIE PERSPECTIVES Surveiller les comptables Les malversations comptables derrière l’effondrement d’Knron ont mené le président de la Securities and Exchange Commission (SEC) à soumettre une étrange recommandation: la création d’un organisme privé chargé de surveiller le fonctionnement de la profession comptable.Une drôle de proposition formulée par celui qui, à l’époque où il pratiquait le droit dans le secteur privé, aurait combattu une volonté des pouvoirs réglementaires de dissocier les fonctions consultation et vérification au sein des cabinets d’experts-comptables.CI est probablement * en réaction à la panique, à froid, que le président de la SEC, Harvey Pitt, est venu soumettre cette proposition.Une proposition qui, dans les faits, vient bafouer le principe d’autoréglementation.Après tout, l’ampleur du rôle présumé du cabinet Arthur Andersen dans la débâcle Enron — la plus importante faillite de l’histoire corporative américaine — exige une préoccupation réglementaire qussi exceptionnelle.A sa face même, du moins.Mais une fois que l’on affirme sa volonté de vouloir prendre des mesures afin qu’une telle » histoire ne puisse se répéter, qu’aurait pu faire un nouvel organisme de supervision quel qu’il soif pour empêcher que de telles malversations présumées se répètent?Au cours d’une rare sortie publique, et alors que la faillite d'Enron est sous enquête criminelle, le président de la SEC, Harvey Pitt, a proposé jeudi la mise sur pied d’un organisme privé dominé par des représentants du public pour surveiller le fonctionnement de la profession comptable.Çet organisme serait financé par la profession mais tomberait sous la responsabilité de la SEC.11 aurait des pouvoirs d'enquête et de sanction.Outre un désaveu face à la capacité de cette industrie à s'au-toréglementer, cette proposition n’apporte rien de plus que l’ajout d’une autre structure relevant de la SEC et n’intervenant qu'a posteriori.Le cas Enron soulève une question de confiance dans la présentation et la vérification des états financiers, a-t-il soutenu.Des problèmes de cette nature, sans son volet malversations, sont également survenus, au cours des dernières années.La littérature cite les cas d’America Online, de Cendant, de MicroS-trategy, de Rite Aid, de Sunbeam, de Xerox ou de Waste Management.Dans ce dernier cas, le cabinet Arthur Andersen a été condamné à une amende (record) de sept millions après que la SEC eut allégué l'émission d’un rapport financier erroné venant grossir le bénéfice de Waste Management de plus de un milliard.Visiblement, Enron est devenu un cas de trop.Aux Etats-Unis, la profession est encadrée par deux organismes, explique Gilles Henley, responsable des normes comptables au cabinet Raymond Chabot Grant Thonton.11 y a l’AlC-PA, chargé de l'autoréglementa-tion, de la discipline et de la pro- tection du public.Et la FASB, dont le travail consiste à définir les principes comptables et la présentation des états financiers.Au Canada, ce dernier rôle est exercé par l’Institut canadien des comptables agréés (ICCA) alors que le volet autoréglementation tombe, à l’échelle provinciale, entre les mains d’un ordre des comptables répondant au code des professions.C’est cette structure que vient de remettre en question Harvey Pitt.Gérard H é r u b é La question d’indépendance des vérificateurs n’est pas l’enjeu de l’affaire Enron.Mais tant qu’à évoquer la confiance.Etrangement, M.Pitt a écarté tout lien entre le dossier An-dersen-Enron et ce » long contentieux au- tour de la double fonction vérification-consultation réunie au sein des cabinets d’experts-comptables.Plus large encore, la question d'indépendance des vérificateurs demeure toujours en suspens.Le prédécesseur de M.Pitt à la tête de la SEC, Arthur Levitt, avait, en 1999, frappé un grand coup en soulevant ce débat sur l’indépendance des vérificateurs comptables après avoir relevé pas moins de 7000 irrégularités impliquant certaines firmes de courtage.L’essentiel de ces irrégularités portait sur le fait que nombre de ces comptables détenaient des actions d’entreprises pour lesquelles ils effectuaient un travail de vérification.Mais on soulevait, au passage, ce malaise découlant de cette double fonction au sein des cabinets pouvant inciter ces derniers à sacrifier la rigueur de leur vérification, ou à fermer trop facilement les yeux, afin de décrocher de lucratifs contrats de consultations.Ce simple questionnement a provoqué un mouvement chez ces firmes consistant à se départir de leurs activités-conseils.Arthur Andersen était du mouvement.Malgré ce délestage, la SEC n’a pu introduire cette règle venant empêcher un cabinet d’exercer des fonctions de consultations auprès d’une entreprise pour laquelle il agit également à titre de vérificateur.Il appert que M.Pitt, qui avant d’accéder à la présidence de la SEC pratiquait le droit et avait notamment Arthur Andersen comme client, a joué un rôle important dans la victoire de la profession comptable contre les visées d’Arthur Ir'vitt.Mais il est vrai que cette question d’indépendance des vérificateurs n’est pas l’enjeu de l’affaire Enron.Qu'il n’est question, ici, que de malversations comptables potentiellement criminelles.Mais tant qu’à évoquer la confiance.McLean McNally présente un colloque sur la planification fiscale et institutionnelle internationale : sociétés d'investissement étrangères G> fiducies internationales ri> compagnies offshore u> immigration et résidence Ce colloque aura lieu du 17 février au 22 février 2002 aux îles Turks et Caicos, Providenciales.Pour plus d'information, contactez Peter Michael Karam : Téléphone (649) 946-4277 Télécopieur (649) 946-4484 Courriel karam@temple-group.com 1 Grâce à la mise en marché d’un nouveau commutateur Hyperchip créera 280 emplois à Montréal MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Hyperchip créera 280 emplois à Montréal au cours des trois prochaines années avec la mise en marché de son produit-vedette, un commutateur intelligent qui permettra d’acheminer 1000 fois plus de données sur Internet que les commutateurs actuels.Hyperchip, une entreprise de haute technologie basée au centre-ville de Montréal, doublera ainsi son effectif.Elle estime que la mise en marché de son routeur permettra de créer environ 300 emplois additionnels chez ses fournisseurs, pour la plupart dans la région de Montréal.«Grâce à Hyperchip, le Québec fournira les routeurs Internet de la nouvelle génération, un Internet renouvelé qui permettra la transmission d'images vidéo de très haute définition, d'un moniteur d’ordinateur à un autre, à des vitesses de transmission qui permettront aux gens créatifs de développer de nouveaux services», a déclaré le chef de la direction d’Hyperchip, Brian Barry, hier en conférence de presse.Hyperchip a annoncé qu’elle venait de compléter sa quatrième ronde de financement, une ronde de 70 millions de dollars, ce qui porte à plus de 220 millions les sommes amassées depuis sa création, en 1997.Financement Hyperchip est notamment financée par TechnoCap, une société de capital de risque qui compte parmi ses investisseurs Bombardier et le Fonds de solidarité FTQ.«Cet investissement servira à solidifier Hyperchip alors qu’elle poursuit ses essais avec des fournisseurs internationaux de services de télécommunications et qu’elle se prépare à la commercialisation de son routeur», a déclaré M.Barry.La nouvelle ronde comprend notamment un prêt de 50 millions d’investissement Québec.«Je crois que nous faisons un bon choix, a déclaré la ministre des Finances Pauline Marois, présente lors de l’annonce.Nous investissons dans le présent et dans l’avenir de notre économie en misant sur ce qu’il y a de plus précieux dans une société, ses ressources humaines.» Elle s’est montrée très confiante quant à l’avenir d’Hyperchip, en dépit de l’état pour le moins précaire de l’industrie des télécommunications.«C’est une industrie qui connaîtra une expansion exceptionnelle dans les années qui viennent, a-t-elle affirmé./g pense qu'il n’y a aucun doute quant à la valeur de ce marché et quant à la valeur des produits qui seront disponibles.» Dans un récent rapport de la C1BC World Market, des analystes prédisent que les ventes de routeurs à grande capacité atteindront six milliards $US d’ici 2006.Les analystes Steve Kamman et James Moon affirment que les fournisseurs de services devront rebâtir leurs réseaux à partir de cette nouvelle génération de routeurs en raison de la croissance du trafic sur Internet Les analystes croient que de grandes firmes comme Cisco et Juniper essaieront de s’emparer du marché, mais ils suggèrent aux investisseurs de ne pas sous-estimer les chances des plus petites entreprises, comme Hyperchip.La société montréalaise fait valoir que son routeur sera compatible avec les architectures des réseaux actuels, ce qui réduira les frais d’immobilisation.En outre, il sera possible de multiplier sa capacité sans coûteuses mises à niveau de système et sans interruptions de service.Un routeur de base, de la taille d’un très gros climatiseur, coûtera entre deux et trois millions $US.Les premiers routeurs d’Hyperchip devraient être mis en marché avant la fin de l’armée.mil REUTERS lin passant consulte un tableau des taux de change des devises dans le centre-ville de Montréal.(LltnBO IHlBêa ê.èbb*0^ Mb 180 OBbHbl ÜO0301} IHlBeO aiBmo ùiBiBo adopts LHiBso atHoao aiBino ^ 1100 LHIBSO LHIBSL a tb ibt Ü88S3L clôture à 62,02 CUS Le dollar poursuit sa glissade Le huard s’est même retrouvé sous la barre des 62 CUS avant de reprendre un peu d’altitude PRESSE CANADIENNE Toronto —- Le dollar canadien a poursuivi sa glissade, bien que de façon plus modérée que mercredi et jeudi, pour atteindre un nouveau creux historique de 62,02 CUS à la clôture hier.Cette baisse de 0,10 è pour la journée survient après deux plongeons consécutifs de 0,41 cent, mercredi et jeudi.Le huard s’est même retrouvé sous la barre des 62 èUS, jeudi et hier, avant de reprendre un peu d’altitude en après-midi.L’annonce d’une augmentation du solde commercial du Canada en novembre, qui s’est établi à 4,6 milliards $, n’a pas suffi à convaincre les cambistes de la bonne santé de l’économie canadienne.Cette nouvelle a en fait été éclipsée par l’annonce de la réduction de près de cinq poyr cent du déficit commercial des Etats-Unis, grâce à la baisse des importations de pétrole.Selon Jeff Cheah, analyste de la firme Standard and Poor’s MMS, le dollar canadien se retrouve coincé dans une spirale baissière et les cambistes sont convaincus que la Banque du Canada n’interviendra pas pour soutenir la devise.«Tant que la Banque du Canada semble afficher une attitude de laisser-faire à l’égard de la devise [.], elle envoie le signal aux intervenants sur le marché qu’ils peuvent faire plonger le dollar encore davantage s’ils le veulent, a dit M.Cheah.tes indicateurs techniques montrent que le dollar pourrait chuter encore davantage.» La sortie de John McCullum reste sans effet L’usage des cartes de crédit peut nuire à la santé financière ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Avis aux consommateurs: l’usage des cartes de crédit peut s’avérer extrêmement dommageable pour votre santé financière.Evitez d’utiliser comme moyen d’emprunt.Privilégiez les substituts.La virulente sortie de l’ancien banquier et nouveau secrétaire d’Etat aux Institutions financières internationales, John McCallum, contre les taux d’intérêt «ridiculement élevés» imposés par les banques sur leurs cartes de crédit a été accueillie cette semaine par un haussement d’épaules par les principaux intéressés.«Ce genre de critique revient périodiquement, soupire le directeur du secteur Québec de l’Association des banquiers du Canada, Jacques Hébert.C’est la mode depuis quelque temps de critiquer les banques comme on critique les compagnies de tabac ou les pétrolières.Ça nous donne l’occasion de redire que les cartes de crédit ne sont pas un mode de financement.Il existe d’autres outils pour ça.» Il convient volontiers qu’avec un taux d’intérêt moyen qui s’élève ces joursci à 18 % (jusqu’à 28 % pour les cartes des grands magasins ou des pétrolières), l’emprunt avec des cartes de crédit relève pratiquement de l’usure.Il se dépêche toutefois d’ajouter que ces taux ne font rien d’autre que refléter les coûts de fonctionnement des quelque 600 institutions financières impliquées.C’est qu’il en faut des effectifs et des ordina- teurs pour suivre la trace des 41 millions de cartes émises! Cela n’a pas empêché les banques de devoir éponger 200 millions en fraude l’an dernier, précise-t-il, sur un exercice total de 139 milliards.Et puis, il y a tous ces usagers zélés, dont la proportion se situe habituellement à 50 % mais qui peut grimper jusqu'à 65 %, qui s’acquittent systématiquement de leur dette dans les temps prescrits et qui profitent par conséquent du système gratuitement «La concurrence est forte dans ce domaine, dit Jacques Hébert S’il y avait de l’abus, on ne pourrait pas restera ce niveau bien longtemps.» Aussi, à ceux qui se plaignent des taux d’intérêt trop élevés, il conseille premièrement de s’équiper d’une carte de crédit à taux réduit.Offrant un taux moyen qui se situe aux alentours de 10 % mais qui peut descendre aussi bas qu’à 5,9 %, elles sont accordées moyennant des frais annuels d'environ 25 $.Quant à leur enquête de crédit, elle se révèle habituellement, selon lui, une simple formalité.«Dans les faits, ces cartes ne sont pas plus difficiles à avoir que les autres, af-firme-t-il.Sauf que par ignorance, ou par paresse, les gens ne semblent pas s’y intéresser.» Mais il recommande surtout de profiter de la panoplie des moyens de crédit offerts par les banques.Il donne pour exemple les prêts personnels et les marges de crédit personnelles dont les taux varient ces temps-ci entre 5,5 et 6 % ou l’emprunt sur la valeur nette d’un actif, comme une maison par exemple.«Il est évident que quelqu’un qui présente un mauvais dossier de crédit aura de la difficulté, à obtenir ce genre de financement», reconnaît-il néanmoins.La revanche du consommateur D'autres moyens encore plus intéressants sont offerts dans plusieurs commerces où l’on applique la règle du «acheter aujourd’hui et payer plus tard».«Cela se révèle extrêmement avantageux pour quelqu’un qui sait bien utiliser ce genre d’offres, affirme le directeur en relation de presse au Mouvement Desjardins, André Chapleau.On peut se retrouver, dans certains cas, à profiter d’un prêt sans intérêt pendant un an.» Depuis les dernières années, Desjardins est devenue la principale institution financière impliquée dans ce genre de financement.Commencé à Québec avec les magasins d’ameublements Tanguay, son programme «Accord D» est offert aujourd'hui dans près de 2500 commerces dont les chaînes Brault et Martineau et Bureau en gros.Il peut s'appliquer à n’importe quels biens jusqu'à concurrence d’une valeur totale de 5000 $.Durant la fameuse année où le consommateur profite de sa nouvelle acquisition sans l’avoir payée, c’est le commerçant qui assume les intérêts sur l’emprunt Si le consommateur s’acquitte de la totalité de la facture avant ou au terme de la période de grâce, il ne lui aura rien coûté de profiter à crédit durant tout ce temps de son acquisition.S’il ne s’acquitte que d’une partie du montant dû, le taux d’intérêt qui s’appliquera sur le solde sera le même que celui exigé par Desjardins pour ses cartes de crédit, soit actuellement 17,8 %.«Même dans ce cas-là, c’est mieux que les 20 ou 25 % exigés par les agences de finance», note André Chapleau.les acheteurs de téléviseurs ou de divans ne sont pas les seuls à se voir offrir du crédit à bon marché ces temps-ci.Ceux qui rêvent de changer leurs vieux tacots pour de rutilants carrosses sont courtisés en effet par les grands manufacturiers automobiles, qui se montrent disposés à leur prêter gratuitement l’argent nécessaire pour acheter leurs modèles.Chez Jean-Paul Lalonde, comme dans tous les concessionnaires GM, une batterie de modèles sont par exemple offerts à 0 % d’intérêt sur 36 mois.Cela veut dire que leur prix total avec taxe sera divisé en paiements mensuels égaux et qu’aucun intérêt ne sera imposé pour ce prêt accordé par la compagnie.«Je me souviens, raconte le président de la Corporation des concessionnaires automobiles de Montréal.quand j'ai commencé dans le métier en 1989, on était tout fiers de pouvoir offrir du 20 %! C’était évidemment parce que l’inflation et les taux d'intérêt étaient autrement plus élevés que maintenant.» «Les acheteurs ne peuvent pas avoir de meilleure offre, estime-t-il.Plus bas que cela, tu payes les gens pour qu'ils achètent tes voitures!» 1 t LE REVOIR.LES SAMEDI 1 K ET RI M A N ( Il E > O .1 A N V I E K O O 2 Marchés boursiers REUTERS A New York, les valeurs américaines ont terminé en baisse hier, les résultats décevants publiés par plusieurs grands noms de la cote ayant réduit les espoirs d'un redressement rapide des résultats des sociétés.Toronto marche dans les pas du Nasdaq REUTERS Toronto — I^i Bourse de Toronto a emboîté le pas au Nasdaq et terminé la journée en baisse hier, les investisseurs affichant leur déception devant le manque de clarté des prévisions des grandes sociétés.L’indice composite TSE 300 a fini sur un recul de 47,91 points, ou 0,63 %, à 7604,80, clôturant la première semaine de divulgations des résultats trimestriels sur une baisse de 0,13 %.Après un recul prononcé suivant les attentats du 11 septembre, le parquet torontois a repris de l'altitude et failli atteindre les 8000 points la semaine dernière.Depuis, l’indice a fléchi, le secteur technologique en tête.Certains experts estiment toutefois que le sentiment général n’a pas changé.«Le cycle d’affaires général favorise un retour à la rentabilité des entreprises, et donc aux dépenses en capitaux et aux dépenses en technologie», soulève Gerald Vincent, vice-président et gestionnaire de portefeuilles pour Davis-Rea.«Le mouvement de fond est revenu vers une amélioration des données fondamentales de ces entreprises, mais une forte volatilité demeure.» Les titres technologiques ont de nouveau mené la marche baissière vendredi à Toronto, au premier chef Nortel Networks, qui a glissé de 29 cents à 12,05 $, et Celestica, qui a perdu 2,69 $ à 68,90 $ canadiens.Tous sauf un des 14 sous-indices ont chuté, dont celui de l'or qui a cédé 2,01 %.Wall Street plombée par les résultats À New York, les valeurs américaines ont terminé en baisse hier, les résultats décevants publiés par plusieurs grands noms de la cote, notamment par IBM et Microsoft, ayant réduit les espoirs d'un redressement rapide des résultats des sociétés.L'indice Dow Jones a fini en re- pli de 0,79 % ou 78,19 points à 9771,85 points, tandis que l’indice élargi Standard & Poor’s 500 reculait de 0,99 % ou 11,30 points à 1127,58 points et que le Nasdaq Composite des valeurs technologiques cédait 2,79 % ou 55,48 points à 1930,34 points.Sur la semaine, l'indice Dow Jones a perdu 2,2 %, le Nasdaq Composite 4,55 % et le S&P 500 1,6 %.Des sociétés aussi importantes que Microsoft Corp., International Business Machines Corp.ou Sun Microsystems ont publié des résultats tellement décevants que les investisseurs ont préféré solder leurs positions avant un long week-end de trois jours, sans vouloir tenir compte des statistiques montrant une amélioration du moral des ménages et une réduction du déficit du commerce extérieur.Lundi est jour férié aux Etats-Unis en commémoration de l’assassinat de Martin Luther King.«Le marché est comme Saint-Thomas actuellement», commente Bill Schneider, chez UBS Warburg.«Il veut qu’on lui montre les résultats pour y croire [.] mais ils ne sont tout simplement pas encore là.» «Les résultats décevants, c’est le principal thème du moment, poursuit-il.[.] Il ne s’agit pas seulement des résultats, mais aussi des commentaires faits par les sociétés au sujet de leurs perspectives.» «Ces sociétés ne constatent pas de grands signes de reprise et elles sont incertaines au sujet de leur avenir», renchérit David Mem-mott, chez Morgan Stanley.«On veut des nouvelles meilleures, mais nous en sommes encore sans doute à la fin du ralentissement économique.» «Le marché avait monté sur la perspective d’un rebond économique», rappelle Nat Pauli, gérant de fonds chez New Amsterdam Partners.«Maintenant, alors qu’une partie de la réalité est en train d’être comprise [par le marché], cela fait couler certaines valeurs.» - ï (' 0 .\ 0 ,\11E * U excédent commercial canadien grimpe De 4,06 milliards en octobre, il est passé à 4,56 milliards en novembre REUTERS AGENCE FRANCE-PRESSE L’excédent commercial du Ca-' nada en novembre s’est éleve à 4.56 milliards contre 4.06 milliards en octobre, encourage par un rebond des exportations de machines et d'équipement, de produits de l'automobile et de matériel électronique, a indique hier Statistique Canada.«Ces trois secteurs représentent près des deux tiers du total des exportations.Par contre, les exportations de produits énergétiques ont chute pour un troisième mois consécutif», a écrit l'agence gouvernementale dans son rapport mensuel.Les exportations se sont chiffrées à 32,65 milliards, contre une performance révisée de 32.23 milliards en octobre.I.es importa- tions ont par ailleurs diminue pour un cinquième mois consecutif, s'abaissant à 28,09 milliards, un plus bas depuis septembre 1999.Elles s'étaient chiffrées à 28,17 milliards en octobre.les exportations à destination des Etats-Unis, plus important partenaire commercial du Canada.ont reculé à 27,2 milliards en novembre contre 27,3 milliards un mois plus tôt.Les importations ont grimpe de 0.7 % à 20,4 milliards.L'excédent commercial canadien face aux Etats-Unis s'est chiffré à 6,77 milliards, comparativement à 7,02 milliards en octobre.Réduction du déficit commercial américain Aux Etats-Unis, le déficit de la balance commerciale s'est réduit de 4,8 4- à 27,89 milliards en novembre grâce à la baisse de la facture pétrolière extérieure, a annoncé hier le département du Commerce.Los importations de pétrole ont plonge de 22.6 %, reflétant la baisse du coût du baril de brut.Sans compter le pétrole, le défi cit s'est aggrave de 1,2 % par rapport à octobre, le gouvernement a ri vise très légèrement à la baisse son estimation du déficit pour octobre, à 29,3 milliards contre 29.4 milliards initialement.En novembre, les importations ont baissé de 0,8 % à 106,09 milliards de dollars, une indication de l;i faiblesse de la demande aux Etats-Unis, tandis que les exportations ont progressé de 0.7 % à 78,20 milliards, leur niveau le plus haut depuis août 2001.Indice du Michigan Nouvelle amélioration de la confiance du consommateur REUTERS New York — Cela fait un an que les consommateurs américains n’avaient pas été aussi optimistes.L’attente de plus en plus forte d'une reprise économique éclipse les inquiétudes suscitées par la montée du chômage, montrait hier l’indice de confiance de janvier de l’Université du Michigan.Le baromètre progresse pour le quatrième mois d’affilée, atteignant en données préliminaires 94,2 ce mois-ci contre 89,3 attendu et 88,8 en décembre.Il se trouve désormais à son plus haut niveau depuis janvier 2001 et a repris plus de 12 points depuis son plus bas de 81,8 touché après les attentats du 11 septembre.«Cela nous confirme encore ce que tout le reste nous montre: que les Américains sont de plus en plus optimistes».constate James Classman, économiste chez J.F Morgan Chase à New York.e Evolution de la consommation Les indices de confiance du consommateur fournissent le plus souvent des données précieuses sur l’évolution future de la consommation, qui sous tend les deux tiers de l’économie américaine.Ixs Américains ont continué à dépenser malgré la récession en cours qui s’est déclarée en mars 2001.Les fonds d’Etat, qui traduisent depuis plusieurs séances les doutes croissants du marché concernant une éventuelle baisse des taux de la Réserve fédérale à la fin du mois, ont brièvement aggravé leurs pertes, le marché boursier, obnubilé par les résultats d’entreprises, a en revanche ignoré la statistique.«Le sentiment change en partie à la faveur de l’action volontariste de la Fed, qui soutient l'optimisme [.] et l’économie semble se comporter bien mieux que ce que beaucoup croyaient», dit Classman.Le sous-indice du sentiment du consommateur sur la situation actuelle est ressorti en janvier à 98,1 après 99 en décembre, tandis que celui de ses anticipations sur les 12 prochains mois montait à 91,7 après 82,3.L’indice de l’Université du Michigan est calculé à partir d’une enquête réalisée par téléphone auprès d’environ 250 personnes à travers les Etats-l luis.L’indice définitif de janvier sera publié vers la fin du mois.Pour contrer les pertes d’emplois Les industriels américains réclament une baisse du dollar AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Des représentants de l’industrie américaine ont demandé hier au gouvernement américain d’agir pour obtenir une action coordonnée du Groupe des sept pays industrialisés (G7) en faveur d’une baisse du dollar.Cette demande a été faite auprès du sous-secrétaire au Trésor pour les Affaires internationales, John Taylor, par une délégation de l’Association américaine des industriels (NAM) et des représentants de l’industrie aérospatiale, automobile et textile, a indiqué le vice-président de la NAM, Frank Vargo.Les pertes d’emplois dans l’industrie depuis un an s'expliquent largement par le recul des exportations américaines lié à un dollar «surévalué», a affirmé à la presse M.Vargo à l’issue de la rencontre avec M.Taylor.Les pays du G7 devraient «se préparer à agir de concert» pour faire baisser le dollar face au yen, à l’euro et au dollar canadien, a souligné le responsable de la NAM.John Taylor a écouté les arguments avancés mais n’a pris aucun engagement, a précisé M.Vargo.Politique américaine M.Taylor a réaffirmé hier, comme le font régulièrement les responsables du Trésor américain, que la politique du dollar fort du gouvernement américain n’avait pas changé, lors d’une conférence de presse avant la réunion avec les représentants du secteur industriel.«Il n’y a pas de changement dans la politique américaine sur le dollar», a de nouveau souligné un porte-parole du département du Trésor, Tony Fratto, à l’issue de la réunion.Le G7 regroupe les Etats-Unis, le Japon, le Canada, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France et ITtalie.Une première depuis août 2001 Le nombre de voyages a augmenté en novembre PRESSE CANADIENNE Ottawa — L'augmentation des voyages en automobile entre le Canada et les Etats-Unis a engendré une hausse significative des voyages entre le Canada et les autres pays en novembre dernier par rapport à octobre.La hausse des voyages des étrangers au Canada, de 10,8 %, est la première augmentation depuis août 2001.Plus de 3,5 mil lions de voyageurs sont entrés au Canada en novembre.Par ailleurs, plus de trois millions de Canadiens sont sortis du pays.Pour ce qui est des voyages en automobile, avec nuitée, le nombre des Américains qui ont utilisé ce moyen de transport pour venir en sol canadien s’est élevé à 830 000, une augmentation de 9,4 % par rapport à octobre.L’augmentation monte à 17 % si on ne considère que les voyages d’une journée en automobile.Le nombre de Canadiens qui sont allés aux Etats-Unis en voiture, pour une nuitée ou plus, en novembre, s’est élevé a 606 (XXI, en hausse de 9,6 %.L’augmentation est de 6,5 % pour les voyages en voiture d’une seule journée.K N B K E K Cognicase conclut l’acquisition de M3i (PC) — Cognicase a conclu Lie : quisition de l'ensemble des actions de M3i, une filiale d'1 lydro-Que-Ixv spécialisée dans la conception de systèmes de gestion jxmr l'industrie de l’énergie.Cognicase avait déjà tait |xu t, au debut du mois de décembre, d'une entente de principe avec 1 lydro-Quebec i concernant cette liliale creee en tiW lut la société d'Etat et qui lui a valu de nombreux ennuis, en raison d’allégations de conflit d’inte rets.I a vente du bloc d’actions d'Hydro-QuetHY dans M3i devait toutefois être approuvée iur les autres actionnaires de cette liliale, soit la société britannique Mid lands Electricity ainsi que Benvest Capital.Cognicase a tait savoir hier que ci-s deux groupes avaient ega lenient accepte de lui vendre loin's actions de M3i.AngloGold renonce à acquérir Normandy Toronto (IV) — la plus importante siK'iété aurifère au monde, la sud africaine AngloGold, a riv connu sa défaite, hier, dans la bataille qui l’opposait à l'américaine Newmont pour la prise de contrôle de Normandy Mining, premier producteur d'or en Australie.le désistement d’AngloGokl |x*rmet-tra donc à Newmont de fusionner ses activités avec celles de Normandy et de la société torontoise Franco-Nevada, ce qui détrônera AngloGold du premier rang mondial pour la production aurifère.AngloGold avait déposé à l’automne son offre non sollicitée |x>ur Normandy, puis l’avait majorée.Evaluée à 2,1 milliards $US, la nouvelle offre d'AngloGold demeurait tout de même inférieure à celle de 2,2 milliards $US de Newmont.AngloGold a révélé hier que son offre ne lui avait |xt-mis de récolter que 7,1 % des actions de Normandy.fonds de la recherche en santé Québec E9C1 El El Pierre Boyle, vice-président exécutif Le dfxteur Michel A Bureau, président-directeur général du Fonds de la recherche en santé du Québec, est heureux d'annoncer la nomination du docteur Pierre Boyle au poste de vice-prési dent exécutif Le docteur Boyle a été directeur exécutif de CANVAC, le réseau canadien des centres d'ex cellence sur les vaccins et l'immunothérapie Auparavant, il a acquis une grande expérience à titre de directeur général du FRSQ, de 1996 à 2000 Titulaire d'une maîtrise en administration de la santé et d'un doctorat en épidémiologie clinique, il a œuvré comme chercheur et occupé plusieurs postes de responsabilité dans le milieu hospitalier et de la recherche en santé Le docteur Boyle mettra toute son expertise et sa connaissance intime des milieux de la recherche en santé au profit du FRSQ, notamment en matière de développement stratégique, de développement de partenariats, ainsi que dans l'établissement de liens entre le FRSQ et divers organismes à l'échelle internationale, entre autres dossiers Organisme de financement de la recherche en santé du Québec, le FRSQ a pour mandat de développer l'ensemble de la recherche en santé - y compris la recherche fondamentale, clinique et épidémiologique, la recherche en santé publique, la recherche sur la santé des populations et sur les services de santé - et d'en maximiser les retombées sur la santé des individus et de la population ainsi que sur le développement social et économique du Québec.Nouveaux membres au conseil d'administration Le conseil des ministres a nommé, en décembre dernier, de nouveaux membres au conseil d'ad-mimstration du FRSQ II s'agit de mesdames Mkkèle lean et Lise Talbot et de monsieur Réfeaa Tessier ainsi que de monsieur Georges Archanbaolt.sous-ministre adjoint à la direction générale de la liaison et de la coopération du MRST, à titre de membre observateur Mme Jean est membre du Comité international de bioéthique de ('UNESCO et conseillère en développement de programmes à la faculté des études supérieures de l'Université de Montréal.Mme Talbot est chercheuse et directrice du dé partement des sciences infirmières de l'Université de Sherbrooke Monsieur Tessier est cher cheur et professeur titulaire au département de psychologie de l'Université Laval long terme Rien ne sert de courir, il faut planifier à point, se dit la tortue.Avec le REER à taux progressif Placements Québec son épargne profita graduellement, grâce à des taux avantageux fixés pour dix ans Pour lui donner une longueur d’avance, elle put aussi compter sur un généreux boni la première année.Remboursable une fois l’an sans pénalité, son placement fut garanti pleinement par le gouvernement du Québec, jusqu’au fil d’arrivée ! Placements Québec El El El El On prépare l'avenir 1 800 463-5229 Pour la région de Quebec, composez le 521-5229 8.50 \ 8,00 % | 8* T,25 % 675 %1 6,oo % I 5,50 % I 4,50 % | 3,50 % I ?2,70 % I 2,00 % I Boni+1% la premiere annee pour les nouveaux fonds REER REER à taux PROGRESSIF PUCEMENTS QUÉBEC www.placementsqc.gouv.qc.ca Heures d’ouverture: du lundi au vendredi de 8 h à 20 h.et les samedis de février de 10 h a 16 h I LE Ü E V 0 I K .LES SA M EDI 19 ET DI M A V f H E i (I JANVIER 2 0 0 2 B B Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 XS PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com DEMEURES.AFFAIRES ET LIEUX PRIVILEGIES Charme prestige lïlj H* Si - « J • ^’1 I ü - J i miiètjS1 > îî y\\ MM&' ' Till ;: - • •¦teiîïSî?» * 5TIS55‘.7 ¦ * m m I LE-DES-SŒURS Verrière VI • Le meilleur qualificatif pour ce 2368 pi car est -Élégance- Cette superficie comprend salle â manger exceptionnelle, salon idéal pour réception, boudoir, bureau fermé, 2 chambres, cuisine ultra moderne, le tout enveloppé d’une terrasse absolument grandiose Qualité et raffinement sont au rendez-vous.Place pour 3 voitures.Prix: 988 000,00 $ Patricia Lallier agent agréé (514) 499-1898 immeuble mternationel I VIVRE! 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