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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-02-08, Collections de BAnQ.

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ECONOMIE ENVIRONNEMENT Ambrose est un bon choix pour vendre Kyoto à l’Alberta Page A 3 1 e d e v o i r.c o m ?w w w m m Le Conseil du patronat se donne un nouveau président Page B 1 LE DEVOIR H Des Haïtiens attendent dans la cohue le moment d’exprimer leurs votes.SHANNON ST A PI I TON KMUIUS Haïti vote dans le désordre Déséquilibre fiscal Harper est moins pressé ALEC CASTONGUAY Ottawa — Stephen Harper n’a pas l’intention de ralentir le pas même s'il est en situation de gouvernement minoritaire.En fait, le premier ministre a l’intention de liquider pas moins de quatre de ses cinq grandes priorités avant ses vacances estivales de juillet, ce qui annonce un printemps extrêmement chargé.Par contre, le gouvernement du Québec risque de rester sur sa faim dans les prochains mois puisque, selon les informations obtenues par Le Devoir, le sommet entre Ottawa et les premiers ministres des provinces pour régler le déséquilibre fiscal n’aura pas lieu ce printemps ou cet été.Même si aucun échéancier n’a encore été fixé, des sources près du dossier avancent l’automne ou même l’hiver prochain comme période la plus rapprochée pour tenir cette grande rencontre.Dans les coulisses à Ottawa, on estime «très, très minces» les chances de pouvoir tenir dans les prochains mois une rencontre de tous les premiers mi-Stephen nistres pour régler le déséqui-Harper libre fiscal.Lundi en fin de journée, Stephen Harper a d'ailleurs ouvert la porte à un long processus.«Nous commencerons les discussions aussitôt que possible et j'espère voir un progrès pendant la première année, mais on verra», a-t-il dit à la sortie de son premier cabinet Pas de long show C’est que les conservateurs ne veulent pas d'une rencontre fédérale-provinciale comme ceUes organisées par les gouvernements libéraux précédents, avec un rapport de force qui s’installe et un marathon de négociations.«On ne veut pas d’un long show où tout le monde déchire sa chemise en public», explique-t-on.Ottawa va donc tranquillement débroussailler le terrain avec les capitales pour comprendre les attentes de chacune.Ces négociations de coulisses dureront «au minimum» jusqu’à l’été.Puis, «quand les positions vont se rapprocher, on va mettre au programme un sommet avec les provinces, pas avant», souligne une source gouvernementale, avant qu’une autre personne n'ajoute: «Les négociations vont prendre du temps.» «Nous avons pris un engagement et nous allons le respecter.Mais aucun échéancier n'a été fixé», a d’ailleurs précisé hier Michael Chong, nouveau ministre des Affaires intergouvemementales.Ce scénario, qui repousse la conclusion de cette priorité du gouvernement Harper vers le milieu ou la VOIR PAGE A 8: HARPER GUY TAILLEFER Haïti à la queue leu leu.Leur patience mise à l’épreuve, les Haïtiens sont allés voter en grand nombre, ou du moins ont-ils tenté de le faire, dans le cadre du premier tour d'élections présidentielle et législatives qui se sont ouvertes hier matin sous le signe de la confusion et de la désorganisation, faisant mentir les garanties d’efficacité et de transparence données ces derniers jours par les autorités.Si les électeurs se sont mobilisés pour participer à ces premières élections depuis la chute de Jean-Bertrand Aristide, il y a deux ans, les responsables du Conseil électoral provisoire haïtien (CEP) ne semblaient tout simplement pas prêts hier matin à les recevoir, d'évidence pris de court par l’affluence.Ces ratés logistiques risquent de donner beau jeu, dans un pays politiquement très tendu, à tous ceux qui cherchent des prétextes pour discréditer la légitimité de l'exercice électoral qui s’est finalement tenu hier, après quatre reports de calendrier depuis novembre dernier.Enthousiasme débordant A l'ouverture officielle du scrutin, l’ONU et le CEP se déclaraient satisfaits de «l'enthousiasme» électoral manifesté par les Haïtiens.Cet enthousiasme les a vite débordés.Les Haïtiens ont l’habitude d'aller voter tôt, si bien que le soleil n’était pas encore levé qu’ils étaient déjà très nombreux à attendre l'ouverture des bureaux de scrutin à 6h.Dans de nombreux cas, les opérations de vote n’avaient toujours pas débuté deux heures plus tard.Dans certains centres électoraux, le matériel de vote n’était pas disponible, selon des radios haïtiennes.Les choses se sont arrangées au cours de la journée, alors que la fermeture des bureaux de vote était repoussée d’au moins deux heures.Ixs résultats dé- finitifs du scrutin ne sont pas attendus avant trois jours.On espérait tout au plus que des résultats partiels soient publiés hier soir.Pas dévaluation non plus du taux de participation.Mais selon Jacquelin Télémaque, un journaliste haïtien, il pourrait dépasser fil) %, ce qui, en Haïti, serait exceptionnel.Place Saint-Pierre, à Pétion-Ville, la scène était im-pressionnante hier matin, huit il y avait des électeurs pressés les uns contre les autres en file indienne, progressant lentement vers l'un des centres de vote installés autour du grand parc.Des files serpentant sur plusieurs centaines de mètres, sur la place et autour des édifices.Combien auront fini par laisser tomber?«Il y a trop longtemps qu'on est là, maintenant, pour s'impatienter», nous dit avec philosophie Robert Cawley, qui attendait depuis deux heures et demie mais était encore loin du but.VOIR PAGE A K: HAÏTI Le Publicité club pourrait se faire hîira-kiri Autopsie d’un cadavre ambulant Services de garde Charest tient au respect de l’entente ANTOINE ROBITAILLE Saint-Georges — L'annulation de l’entente Québec-Canada sur les garderies par un gouvernement Harper tout juste assermenté indispose fortement le gouvernement Charest Stephen Harper et Jean Charest ont convenu hier matin, lors d'une conversation téléphonique, de «s’asseoir et de se parler» incessamment à ce sujet «On a VOIR PAGE A 8: GARDERIES INDEX .Actualités.A 2 ¦Annonces.A4 Avis publics.B 5 Carrières.B 4 CuJture_____B 12 Décès._.A4 Économie.B 1 Éditorial .A 8 Idées.A 9 Météo.B 5 Monde.A 7 Mots croisés .B 5 Sodoku.B 5 Télévision B11 Le Publicité club de Montréal pourrait se faire hara-kiri cette semaine.Pourquoi une menace mortelle pèse-t-elle maintenant sur l’institution fondée en 1959 pour regrouper les forces vives de la publicité québécoise?«On revient à la situation du début des années 60», observe un spécialiste.«On fait de plus en plus d’adaptations de pubs et de moins en moins de création.» STÉPHANE BAILLARGEON La mort rôde et le verdict tombera cette semaine.Après un demi-siècle de bons et loyaux services, le Publicité club de Montréal (PCM) pourrait subir le coup de grâce si ses membres entérinent la proposition de dissolution du conseil d’administration.La motion sera débattue lors d’une réunion extraordinaire convoquée vendredi.L’autodestruction planifiée signalerait en même temps la fin de toute une époque.La création du Publicité club remonte à 1959.La Révolution tranquille est sur le point d’exploser.Jacques Bouchard, futur fondateur de la célèbre agence BCP (pour Bouchard, Champagne, Pelletier), veut rassembler les professionnels de son milieu pour promouvoir la publicité made in Québec et plus particulièrement la publicité francophone.La majorité des campagnes diffusées ici se contentent alors de traductions des spots conçus et réalisés à l'etranger plus ou moins proche.Dès le milieu des années 60, Bouchard, le premier président du PCM, expose a Toronto sa théorie dite des lits jumeaux (twin-bed marketing).Pour lui, selon une jolie formule, le Québec et le Canada partagent la même chambre, mais pas le même lit.Chrysler, I^batt puis d’autres gros joueurs se rendent à l’argument et en tirent vite profit tout en stimulant le développement de l’industrie de la publicité sur la paillasse francophone.Au plus fort de son magistère, il y a encore une décennie, le PCM pouvait se réclamer d’un bon millier et demi de membres, ce qui en faisait la plus importante association de publicitaires du Canada.Ils ne sont plus maintenant que quelques centaines, autour de 800 selon les données non officielles, représentant tous les maillons de la longue chaîne publicitaire, des -créatifs» aux «marketologues», en passant par les petits et longs couteaux des médias.L'organisme distribue les prix Coqs d'or et organise un VOIR PAGE A H: PUBLICITÉ ]A< oi l S SADKAe | K Ot.VOlK La publicité québécoise a été emportée depuis une dizaine d'années par le tourbillon de la concentration.Les airs de Dompierre.jSs ESPACE MUSIQUE 1007 FM i v LE DEVOIR, LE MERCREDI 8 FÉVRIER 20 0 6 LES ACTUALITES Un succès d’estime Les fromages du terroir québécois ne remplacent pas (encore) leurs cousins français FABIEN DEGLISE Les apparences sont parfois trompeuses.Malgré un semblant de popularité, les fromages fins québécois ne représentent toujours pas une menace pour leurs cousins importés d’Europe, dont le statut dans les fromageries et épiceries du Québec demeure inchangé.C’est du moins ce qu’affirment des spécialistes de l’univers lacté, qui n’envisagent pas un renversement de tendance.sans une grande révolution dans les terroirs.«Lu multiplication des fromages fins produits au Québec n’a pas eu d’impact sur les ventes des fromages européens ici», assure Joël Vajou, responsable de l’approvisionnement en fromages étrangers chez Agropur, un géant du lait qui occupe environ 70 % de ce marché d’importation pour le Québec.«Les fromages du terroir font beaucoup parler les journalistes, c’est bien, mais les capacités de production, les réseaux de distribution et les habitudes de consommation ne suivent pas.» Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) le confirme d’ailleurs.«Depuis plusieurs années, les importations sont stables, dit Jocelyn Trudel, qui analyse le secteur laitier au ministère.Certes, la consommation augmente, tout comme la production intérieure.Mais même si on fait des fromages de qualité, ceux que l’on importe arrivent toujours à un meilleur prix que ceux d’ici.» Dans les faits, si la production de fromages à pâte fraîche a certes connu une faible croissance entre 2003 et 2004, les autres types de fromages sont plutôt en perte de vitesse au Québec, selon les dernières statistiques du secteur laitier contenues dans l’édition 2005 du document du MAPAQ intitulé Profil sectoriel de l'industrie bioalimentaire au Québec.Pis, le marché des fromages fins, qui statistiquement comprend étrangement la mozzarella, a été allégé de 2(XX) tonnes depuis 2001 après une production de 49 20Q tonnes l’an dernier.A l’inverse, les fromages importés se portent toujours bien.Bon an, mal an, près d'un quart des fro- mages consommés au Canada ont été produits à l]étranger: en France (23 %), en Italie (18 %), aux Etats-Unis (15 %), au Danemark (9 %) et en Suisse (9 %).Ces importations se font dans les limites d'un contingent d’accès négocié entre le Canada et l’Union européenne.«Et ce quota d’importation [établi pour protéger les producteurs locaux] est toujours utilisé à pleine capacité», explique M.Vajou.Au Québec, sur les 6,8 kg de fromages fins, mozzarella comprise, consommés en une année par habitant — soit 400 granunes de plus qu’en 2001 — 1,4 kg a donc traversé l’Atlantique en bateau ou en avion.«Et si le quota n’existait pas, nous en importerions et mangerions beaucoup plus», assure M.Vajou.C’est que, malgré une bonne vitalité, malgré la multiplication des producteurs et des fromages issus des terroirs naissants du Québec, le secteur fromager serait encore loin d’être assez mature, selon lui, pour faire face aux terroirs européens.«Les volumes ne sont pas assez importants, le prix du lait [plus élevé ici qu’en Europe en raison des politiques agricoles canadiennes] ne permet pas de réduire les coûts et il y a des lacunes dans le système de distribution qui freinent le développement de ce secteur», poursuit l'importateur.A titre indicatif, en 2002, les producteurs français de reblochon ont livré aux amateurs du genre près de 17 500 tonnes de fromage.C’est l’équivalent du tonnage produit par 67 fromagers du Québec pour près de.150 produits différents.N’empêche, avec sa «qualité et son originalité», la production des fromages fins du Québec «pourrait à terme concurrencer de façon significative les fromages français», estime l’ambassade de France au Canada, dans un document daté de juillet dernier et portant sur le marché des fromages au Canada.Mais le terme pourrait toutefois être long, croit M.Vajou, et il devrait s’accompagner d’un changement des règles du jeu, mais aussi de l’apparition de regroupements de producteurs de fromages, dit-il, pour se montrer plus forts sur le marché.Le Devoir PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR Le premier jour de la retraite., .La première banque.-> t ¦ •=*»• m • * j1 * .* * ON PEUT VOUS AIDER Billet Stratégique : pour planifier une retraite en toute confiance Le Billet Stratégique est un placement lié à la performance d’un portefeuille composé de fonds communs.Il vous offre un potentiel de rendement annuel composé allant jusqu’à 7,35 %.De plus, votre capital est protégé à 100 % par la Banque Nationale à l’échéance (terme de 6 ans).1 888TELNAT-1 (1888 835-6281) www.bnc.ca/reer BANQUE NATIONALE LA PREMIÈRE BANQUE AU QUÉBEC Le billet à capital protégé Stratégique (le « Billet ») est un placement dont le capital est protégé et remboursable à l’échéance.Le Billet vous offre un potentiel de rendement allant jusqu’à 53 % sur une période de 6 ans, ce qui représente un potentiel de rendement annuel composé allant jusqu'à 7,35 %.La variation de l’indice de référence du Billet, qui correspond à la variation du rendement du panier qui le compose, aura un impact direct sur l’intérêt à paver.Il est donc possible qu’aucun intérêt ne soit versé.Des frais de gestion à un taux annuel de 2,95 % du portefeuille de référence seront cumulés quotidiennement et retranchés mensuellement à terme échu.Une mise de fonds minimale de 500 $ est requise.L’information complète concernant cette émission de Billets sera contenue dans un document d'information qui sera envoyé aux investisseurs avant la date de clôture.Placements Banque Nationale est le distributeur de ce Billet.Aide aux toxicomanes Cactus pourra déménager JEANNE CORRIVEAU Les derniers obstacles qui empêchaient la relocalisation de Cactus Montréal sont en train de tomber.La Ville de Montréal a décidé de céder par bail emphytéotique le terrain que convoite Cactus à l’angle des rues Sainte-Catherine et SanguineL Elle met ainsi un terme à une saga qui durait depuis près de deux ans.L’arrondissement de Ville-Marie a confirmé hier que le projet de déménagement de Cactus pourrait se réaliser et qu’une promesse de bail emphytéotique avait été signée par la Ville et les dirigeants de l’organisme qui viept en aide aux toxicomanes.A l’étroit dans ses locaux de la rue Saint-Hubert Cactus cherche depuis des années à déménager.L’organisme avait un œil sur le parc Godfrey, propriété de la Ville, mais l'arrondissement de Ville-Marie refusait de lui céder le terrain de la rue Sainte-Catherine, compte tenu des objections exprimées par des résidants et des commerçants du quartier.En mai 2005, à force de persuasion.Cactus a finalement convaincu les conseillers de l’arrondissement d’appuyer sa cause.Première étape Les nouveaux élus de Ville-Marie, entrés en fonction à la suite des élections de novembre, ont entrepris hier soir la première étape qui mènera à la concrétisation du projet en soumettant, en première lecture, une résolution visant à transférer au domaine privé le terrain en question.«C’est une décision technique.A partir du moment où le terrain est versé au domaine privé, il devient disponible pour des acheteurs», a expliqué le maire de l’arrondissement, Benoît Labonté.On s’attend à ce que cette procédure soit complétée en avril et que le comité exécutif de la Ville ainsi que le conseil municipal donnent leur aval au projet au cours des semaines suivantes.Franchir toutes ces étapes ne devrait pas causer trop de difficultés, puisque l’administration Tremblay-Zampi-no souhaite voir le projet de Cactus se réaliser.L’UQAM renonce Le terrain était également convoité par l'UQAM, mais Nicolas Buono, directeur des investissements, a confirmé hier que l’établissement d'enseignement supérieur avait renoncé à s’en porter acquéreur.«On était intéressé à ce terrain et on avait fait une proposition à la Ville pour loger Cactus dans un immeuble que l’UQAM doit construire entre Sainte-Catherine et René-Lévesque, mais Cactus a refusé.A ce moment-là, on s’est retiré du dossier», a-t-il indiqué.Rappelons que l’UQAM s’est toutefois portée acquéreure du CLSC des Faubourgs, situé à côté du parc Godfrey où Cactus projette de construire ses nouveaux locaux.La tournure favorable que prend le dossier remplit d’optimisme le président du conseil d'administration de Cactus, qui a mené, au cours de la dernière année, d'intenses négociations avec les représentants de la Ville.«On souhaite que toutes les tergiversations soient terminées pour qu'au mois d’avril ça puisse passer au conseil municipal.Ça serait odieux défaire encore marche arrière et de nous avoir fait perdre autant de temps», a indiqué hier Louis Letellier de Saint-Just.L'organisme, qui, à un certain moment, avait craint de perdre une subvention de 1.1 million provenant d’Ottawa, devra signer un nouveau contrat avec le gouvernement fédéral pour toucher cette aide financière.«Ce qui nous inquiète plus, c'est le voisinage immédiat du terrain, notamment les i gens de la Coop UQAM, avec lesquels il faut discuter de la question du mur mitoyen.C’est un peu désagréable».ajoute-t-il.Le Devoir FAITES UN DON DE LIVRES Prolongez la vie utile de cert aim de vos fines en les envoyant dans le Sud Ils seront logés dam des bibfiothégues scolaires, universitaires ou de quartier Nous accueillons fous genres d'ouvrages et du matériel scolaire, informatique et bureaucratique Remerciements anticipés.Carrifm mtemutioMl de soldante jemesse (CISJ) TéL : 514-641-8943 Fax : 514-641-0231 CMrriel : IdMecShotaicaLcem « d LE DEVOIR, LE MERCREDI 8 FEVRIER 2 0 0 6 POIJTIOIIE 1 Gagnez Vienne et Salzbourg , /iv UH /tt U Mo/.art 250 99i.) .Visitez www.cjpx.ca PERSPECTIVES Hélène Buzzetti La dictature de la représentativité Un autre rapport de la commissaire aux langues officielles, un autre blâme pour le gouvernement.Hier, c’était au tour du quartier général de la Défense nationale de se faire reprocher par Dyane Adam son trop timide bilinguisme.Parions que ses recommandations n’émouvront pas outre mesure le nouveau ministre unilingue anglophone de la Défense, Gordon O’Connor, dont les adjoints ne semblaient même pas connaître l’existence de la commissaire.,.Cet événement met certes en évidence les risques d’un cabinet trop peu bilingue, mais il ouvre aussi la porte à une réflexion sur les limites de la représentativité.Six femmes ministres sur 27.Deux personnes issues des communautés culturelles.Cinq Québécois, mais seulement quatre Al-bertains.Quatre ministres provenant du feu Parti progressisteconservateur, mais à peine deux fidèles du Reform Party.Trois personnes de moins de 40 ans.Le cabinet de Stephen Harper a été examiné sous toutes ses coutures pour évaluer si, oui ou non, il reflète bien la diversité canadienne et la complexité de la Chambre des communes.Les verdicts sont déjà tombés: il y a trop peu de femmes, avec un ratio d a peine 20 %.Les ex-réformistes — en particulier ceux de l'Alberta — sont déçus du manque de reconnaissance pour les 12 années qu'ils ont passées à tenir le fort Quant aux personnes parlant le français, il n’y en a que 10 au cabinet, incluant le premier ministre, dont deux ne possèdent que les rudiments de la langue: Tony Clement et Stockwell Day.C’est plus ou moins un ratio de 37 %.C’est pire que sous Paul Martin (42 %), qui lui-même avait concocté le cabinet le plus unilingue anglais du règne libéral.Sous Jean Chrétien, il n’était pas rare qu'un ministre sur deux puisse s’exprimer en français.Stephen Harper a donc fait preuve d'audace — ou d’inconscience?— cette semaine en écartant des candidats comme James Moore — un jeune bilingue — ou encore Diane Ablonczy — une femme réformiste —, se privant ainsi de deux candidats minis-trables qui lui auraient permis d’améliorer ses «statistiques».De surcroît, il n’a pas hésité à recruter le transfuge libéral David Emerson, qui diminue encore un peu plus son «score»: il manquait de tout sauf d’hommes blancs, d’àge mûr, unilingues anglais et provenant de l’Ouest.Mais Stephen Harper a préféré la compétence.Compétence.Ce critère est presque devenu secondaire dans la confection d'un cabinet Pourtant le Canada n’a pas toujours été bien servi par cette dictature de la représentativité.Ainsi, l'Ile-du-Prince-Edouard, avec ses 160 000 habitants, a fourni un ministre pendant tout le dernier règne libéral.Les insulaires ont comblé leurs quatre sièges de la Chambre des communes par des libéraux depuis 1988.Jean Chrétien les a remerciés de cette fidélité d'abord avec Lawrence MacAulay, puis avec Wayne Easter.C’est un euphémisme que de dire que M.MacAulay n’avait pas l’envergure d’un ministre, et sa pitoyable performance à titre de solliciteur général (1998 à 2002).notamment dans la gestion du cas de Maher Arar, en a fait la risée de la colline parlementaire.M.Easter n’a guère fait mieux en reprenant le flambeau.Paul Martin a d’ailleurs vite fait de le remplacer dès son arrivée au pouvoir, ce qui ne l’a pas empêché de se choisir un ministre parmi les deux autres députés de Me.Stephen Harper n’a pas réussi à se soustraire corn plètement de cette logique mathématique.Ainsi, en tentant de récompenser un peu tout le monde, il a confié le rôle de secrétaire parlementaire à la Francophonie à l’Albertain Ted Menzies.un unilingue anglophone.Surtout Stephen Harper a utilisé cet argument de la représentativité pour justifier la nomination de son ami non élu Michael Fortier au cabinet avec un détour obligé par le Sénat D fallait selon le premier ministre, dénicher à Montréal un ministre coûte que coûte.La tactique est d'autant plus fumeuse que M.Harper accepte que le très diversifié Toronto soit représenté par un ministre d’une ville industrieUe plutôt uniforme — Oshawa — située 55 kilomètres phis loin.11 accepte aussi très bien que Peter MacKay, de la Nouvelle-Ecosse, agisse à titre de ministre responsable de lile-du-Prince-Edouard.Le choix de Michael Portier aux Travaux publics est d'autant plus étrange que M.Harper se trouve à reproduire un schème introduit par Jean Chrétien: placer un organisateur politique — dans le cas libéral, Alfonso Gagliano — a la tète du ministère fédéral le plus apte à faire des cadeaux.De tout temps, le ministère des Travaux publics a été considéré comme un nid à patronage.Ce ministère «transversal» signe tous les contrats d'approvisionnement du gouvernement et octroie, à ce titre, pour environ un milliard de dollars de contrats.par mois.En théorie, toute attribution doit respecter un processus compétitif avec appel d'offres à la clé.Mais dans les faits, il existe quatre exceptions pour ne pas se soumettre à ce processus: une valeur de moins de 25 000 $, une seule compagnie peut s'acquitter de la tâche, le projet est d'intérêt national, un appel d’offres mettrait en peril la sécurité nationale.Du temps d’Alfonso Gagliano.les contrats versés à des entreprises amies du régime ont pullulé.Les contrats de 24 999 $ étaient monnaie courante et on invoquait de façon farfelue le critère de la compétence unique.D ne faut certainement pas sauter aux conclusions.Toutes les raisons sont bonnes de donner sa chance à Michael Fortier, comme il l'a d’ailleurs demandé hindi.*/e suis plus qu 'un organisateur politique», a-t-il plaide.M'empêche que la Chambre des communes ne pourra pas lui demander des comptes.M.Harper a fait remarquer que M.Fortier resterait disponible a la période de questions du Sénat et répondrait aux journalistes.Est-ce toute l'importance qu’il accorde aux parlementaires?Peutétre finalement partage-t-il l’avis de plusieurs deputes et observateurs.A savoir que la période de questions n’a jamais été autre chose que cela: une session de questions.sans réponses.Le Devoir FRED CHARTRAND PRESSE CANADIENNE Rona Ambrose a été assermentée lundi à titre de ministre de l’Environnement dans le cabinet Harper.Ambrose, le meilleur choix pour vendre Kyoto à l’Alberta LOUIS-GILLES FRANCŒUR Alors que le milieu environnemental accueillait avec anxiété la nomination d’une ministre alber-taine à la tète d’Environnement Canada, dans la haute direction de ce ministère, le pessimisme de quelques-uns contrastait avec l’optimisme de plusieurs, qui voyaient dans l'arrivée de la nouvelle ministre Rona Ambrose «la meilleure décision possible dans les circonstances, y compris pour le dossier de Kyoto»."Personne dans le camp conservateur, expliquait un haut fonctionnaire, ne pourra mieux qu’elle raisonner les Albertains et l’industrie pétrolière sur la nécessité de maintenir une réelle crédibilité à l’échelle internationale, où les messages d’inquiétude arrivent de toutes parts.Les Albertains ne pourront plus dire qu ’ils se font imposer des politiques par l’Est si la ministre est l’une des leurs, et en particulier quelqu’un qui est bien appuyé politiquement dans ce milieu.Et si elle est trop généreuse pour l’Ouest, on l’accusera de favoritisme, ce qui l’obligera à plus de parcimonie pour demeurer crédible.» La nouvelle ministre Rona Ambrose a été critique de son parti en matière d’affaires étrangères.Avant son élection en 2004, eDe a travaillé comme consultante et représentante du gouvernement albertain en matière de relations internationales et intergouvemementales, notamment dans le dossier de Kyoto.Dans 15 jours, elle devrait présider à Bonn la première réunion postconférence de Montréal du Bureau exécutif du Secrétariat de la Convention sur les changements climatiques, pour préparer notamment les négociations sur la phase post-2012 des réductions d’émissions de gaz à effet de serre.Elle remplacera vraisemblablement à ce poste son prédécesseur Stéphane Dion.Un spécialiste fédéral de haut niveau du dossier de Kyoto expliquait, lui aussi sous le couvert de l’anonymat «que mettre les sceptiques conservateurs au travail dans le dossier de Kyoto pourrait bien s’avérer en définitive la meilleure façon de tuer les démons qui paralysent son évolution» en les confrontant au test du réel Stéphane Dion, l'ancien ministre de Environnement n’est toutefois pas de cet avis.E confirme, comme plusieurs hauts fonctionnaires, avoir eu «beaucoup de signaux d’inquiétude» de différents pays, où on craint que le «Canada change de camp» en s’alignant servilement sur les Américains, alors que les conservateurs ont pourtant promis une stratégie de réduction vraiment canadienne.La situation de gouvernement minoritaire assure un certain contrôle des politiques gouvernementales au Parlement, poursuit Stéphane Dion.Mais cela ne permet pis de le forcer à déposer les projets de loi et règlements en préparation, ni de détourner deux ou trois milliards réservés au plan national de lutte contre le réchauffement du climat en remboursements d’impôt pour l’utilisation des transports en commun, ce qui ne changera que très peu, à son avis, le bilan canadien d’émissions de gaz à effet de serre.Un autre haut fonctionnaire d’Environnement Canada estimait que la nouvelle ministre «fera nettement le poids à côté du nouveau ministre des Ressources naturelles».Gary Lunn, ce qui n’a pas toujours été le cas dans les dernières années, disait-il, et cela, d’autant plus que la nouvelle ministre est une proche du premier ministre Steven Harper.Par aiDeurs, notait la même source.Mme Ambrose n’aura à discuter de l'application du traité de Kyoto à l’échelle internationale qu'avec son collègue des Affaires étrangères, Peter MacKay.Par contre, la dynamique du nouveau cabinet Harper offrirait un réalignement inquiétant des forces politiques en matière d’environnement.Depuis le passage d'Allan Rock à l’Industrie, le ministre fédéral de l’Environnement comptait de ce côté un allié dans une certaine mesure, car plusieurs grandes entreprises — pensons à une pétrolière comme Shell — réclament la mise en place d’un système d’échanges de crédits pour profiter du marché international.la nomination de Maxime Bemier à l’Industrie change la donne.Ce ministre s’est récemment ridiculisé en attribuant la hausse des prix de l’essence aux écologistes, ce qui illustre son idéologie de droite radicale.Certains pensent, à Environnement Canada, que ce ministre pourrait recréer l’ancienne coalition dure avec les Ressources naturelles contre l’Environnement.Ce nouvel «axe du Mal» au sein du gouvernement Harper, comme le caricaturait un haut fonctionnaire, pourrait faire «à court terme beaucoup de dommages à l’environnement du Canada en raison de sa volemté affichée durant la campagne électorale de réduire les tracasseries administratives imposées par la réglementation a différents secteurs industriels, en particulier les mines».Le Devoir Lilliane COYNE Gérard-A.DUBÉ Andrée S0UCIE-DUBÉ (Ü CONTES D'ARGENT Pour les élèves de la s1 année Manue/tfcl'élive 1160p.)-22.11 S flU DlifflllPe S K X U A L l T É Le ministre de la Justice veut relever au plus vite lage du consentement HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le nouveau ministre de la Justice, Vie loews, s'ost montré lidèle à sa réputation hier en donnant un aperçu de ses priorités, dont certaines hérisseront bien des gens.loin de reculer, il désire procéder «le plus tôt possible» pour faire augmenter Mge du consentement sexuel, de même que pour taire comparaître les candidats à la Cour suprême devant un comité parlementaire public.L’augmentation de l'âge du consentement sexuel, qui passerait de 14 à Iti ans, apparaît dans le programme conservateur.I lue telle mesure rendrait illégale et passible d’une condamnation pénale toute relation sexuelle entre une personne de moins de H> ans et quelqu’un de plus âgé.«Nous ne voulons pas criminaliser les relations sexuelles entre jeunes, mais plutôt protéger 1rs enfants des jeunes adultes qui sont des prédateurs sexuels, a explique hier le nouveau ministre.Je pense que si on le présente dans une loi séparée, ça peut se fiiirr assez rapidement C’est un exemple d'une de mes priorités.» les allianeistcs avaient tenté d’apporter ce changement en 2002, mais leur projet de loi privé avait été défait Ils pourraient bien réussir diuis leur entreprise cet te fois-ci.Si les libéraux et les bloquistes s'opposent toujours à une telle mesure, le N PD se dit en faveur d'elle.D- porte-parole en matière de justice, Joe Co-niartin.explique que son ixu ti l’appuiera si la loi stipule cine la différence d'âge entre les deux partenaires de vra être de plus de cinq ;uis pour que cela constitue un acte criminel.Ainsi, un jeune de 21 ans qui aurait des rapports sexuels avec un autre jeune de 15 ans se placerait dans l'illégalité, mais pis celui de 19 uns qui aurait de tels rapports avec un jeune de 14 ans.«Si on élève loge du consentement et qu'on n'apporte pas cette modification, ce sont SOO 000 jeunes qui pourraient se retrouver avec un dossier judiciaire», explique M.Comartin en citant des statistiques sur l'activité sexuelle des jeunes.Selon le Code criminel, un adulte ixmt avoir dès relations sexuelles avee un enfant d’au moins 14 ans sans que cela ne constitue un détournement de mineur, dans la mesure où il nW-cupe pas une ixisilion d’autorité (professeur, instructeur, etc.) par rapport à cet enfant.Les libéraux s’opposent d’autant plus à la volonté conservatrice qu’ils avaient fait voter l’an dernier un projet de loi interdisant tout comportement sexuel de «prédation» sur des jeunes de 14 à 17 ans.Un adulte «entretenant» une jeune adolescente en lui offrait une voiture, des vêtements luxueux et un cellulaire pourrait tomber dans cette catégorie, |>ar exemple.M.Toews, connu pour ses positions de droite en matière de justice, a indiqué de plus qu’il voulait appliquer «le plus tôt possible» un nouveau processus de nomination des juges à la Cour suprême.«Ma préférence serait que nous ayons ces audiences publiques qui respectent l’indépendance du pouvoir judiciaire», a-t il dit après sa nomination.M.Toews a expliqué qu’il procédera «enjeu par enfeu» pour réaliser les promesses conservatrices en matière de justice.«Mon opinion est qu’il est préférable d’avoir plusieurs petits projets de loi plutôt qu ’une grosse loi omnibus.» Le Devoir m.SSK ( ANADIKNNF Vie Toews, ministre de la Justice a Jean-Paul PAGE, fcga, cfa 4 Mario LAVALLÉE, Ph o Jacques BOURGEOIS, Doctorat Performance linanclère LES ASPECTS PRATIQUES DU FINANCEmENT DES ENTREPRISES GUERIN, éditeur Itee (514)842-3481 la uems tans loues les imnines ZMpatei - 19.95$ P0UP OlBG flUlUBP le BBSiionnaiPG.GUÉRIN, éditeur lté* (a «eaie laits loues les Miriirtes (514)842-3481 prix sont indiqués sous réMtrvu du tnodriicahons 2e edition Marc-Aimé GUÉRIN Réginald HAMEL DICTIOKHAIRE GUÉRIN DES POÈTES D'ICI DE 1101A NOS JOURS lictimatrt m Ivt h saccts •> lllrsiPts ot iMt il •mura MltliR tat tiiises n Mt«s lo Irii iis Alain MESSIER ç Pour découvrir rorigiNo ^512^-21.95$ mystérieuse des Amérindiens.ENGVCLOPÉDiQUE ET HISTORIQUE DES COUREURS DES BOIS GUITRIN edrteur Ht»»*» (514) 842-3481 la Mite laos laites la Htriines GUERIN éditeur né* (514)842-3481 f« MMS IMS Itoits IIS I A.793533 LE DEVOIR, LE MERCREDI 8 FÉVRIER 2006 LES ACTUALITES Consensus chez les gynécologues Uhormonothérapie, un traitement d’exception ISABELLE PAKE La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) fait volte-face et recommande désormais à toutes les femmes en bonne santé qui ne souffrent pas des symptômes de leur ménopause d’abandonner la thérapie hormonale.Après avoir prôné pendant des années la prise d’hormones de façon préventive pour la majorité des femmes atteignant l’âge de la ménopause, la SOGC vient donc de modifier radicalement ses lignes directrices sur le traitement de la ménopause, qui étaient restées inchangées depuis 2002.Ce nouveau consensus, établi par un comité d’experts, doit servir de guide aux médecins de première ligne, aux infirmières et aux spécialistes qui s’occupent de la prise en charge des femmes ménopausées.Ce changement de cap est motivé par les résultats de plusieurs études parues depuis 2002 — notamment ceux du Women Health Initiative (WHI) — qui s’accumulent et qui concluent à un risque légèrement accru de cancer du sein chez les pa- tientes suivant une hormonothérapie, a indiqué hier le Dr Serge Bélisle, coprésident du panel d’experts de la SOGC et chef du département de gynécologie au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).«Plusieurs études sont venues chambouler nos connaissances et ont remis en question les effets bénéfiques des hormones, compte tenu des risques qui les accompagnent.Avant, nous prônions une approche de prévention de masse, où les hormones étaient proposées à toutes les patientes.Désormais, nous les recommandons seulement pour les patientes qui présentent des symptômes modérés à graves», a-t-il expliqué hier.Depuis les craintes soulevées par l’étude WHI, la plupart des médecins avaient déjà spontanément cesser de prescrire des hormones à leurs patientes ménopausées, affirme cependant le Dr Bélisle.Plusieurs femmes pnt décidé elles-mêmes de mettre fin au traitement A tel point que plusieurs entreprises pharmaceutiques, dont le géant Pfizer, ont même carrément mis fin à la production d'hormones de substitution.Aux hormones, la SOGC préfère donc désormais une approche préventive basée sur le mode de vie pour faire échec aux symptômes associés à la ménopause: exercice physique, alimentation saine, contrôle du poids, consommation d’alcool modérée et arrêt du tabagisme.Chez la moitié des femmes, ces changements sont suffisants pour soulager les principaux symptômes et prévenir un risque accru de maladies cardiovasculaires à la ménopause.Malgré ce virage à 180 degrés, la SOGC recommande la nuance.Selon le D'Bélisle, rien ne devrait empêcher les femmes gravement indisposées par des symptômes persistants, notamment les bouffées de chaleur et l’insomnie, de recourir à l’hormonothérapie pour atténuer leur inconfort Dans ces cas, la SOGC suggère toutefois de diminuer de moitié les doses normalement recommandées et de revoir le traitement aux deux ou trois ans.«On estime que 25% des femmes souffrent de symptômes assez graves pour les empêcher de fonctionner normalement.Dans ces cas, les bénéfices de l’hormonothérapie, surtout à faible dose, l’emportent sur les risques», estime le Dr Bélisle.Car même si des risques accrus ont pu être démontrés, ils demeurent légers, ajoute ce dernier.Ainsi, le risque accru de cancer du sein est évalué à 1 % après 10 ans de thérapie hormonale, soit de 0,01 à 0,02 % par année.Cela représente deux cas de cancer additionnels pour 10 000 femmes, s’ajoutant au taux normal de 45 pour 10 000 femmes.En clair, ce risque accru est moins élevé que celui qu’entraînent, pour les femmes ménopausées, la consommation de deux verres d’alcool par jour ou le manque d’exercice (0,027 %).La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada propose aussi de revoir le traitement hormonal offert aux femmes souffrant d’ostéoporose, pour le remplacer par des médicaments non hormonaux comme les biphosphonates.«Notre message se veut d’abord rassurant pour les femmes.Nous les invitons à ne pas se priver inutilement d’un bon traitement quand leur condition médicale le justifie», conclut le Dr Bélisle.Le Devoir U) (A 3 3 >1 N Sj (U on c c O £0.tests .ÉA VEUSE5 ET SÉCHEUSES >0) L HP* 2 t*7MMK)UES l/AU LABO mm *VTaèm& 300 modèles 12 mois combinés magazine + Internet pour seulement 35 $ f taxe:.* LïiOUI! 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Je Kww.epq.gouv.qc.ca Epargne Placemen fs Québec n n Quand dépolluer devient payant LOUIS-GILLES FRANCŒUR La lutte contre la pollution atmosphérique est probablement l’une des activités les plus rentables au plan économique qu'un gouvernement puisse réaliser aujourd’hui, révèle l’Annuaire de l’avenir de l’environnement mondial 2006, dévoilé hier aux ministres de l'Environnement réunis en sessiop extraordinaire à Dubai, dans les Émirats arabes unis.Ce rapport qui réunit les indicateurs GEO permettant de dresser un état de la planète, estime que chaque dollar investi dans la dépollution atmosphérique peut rapporter jusqu’à six fois plus que les coûts inhérents à une réglementation solide et bien appliquée, qui vise les usines, les véhicules, les centrales électriques, etc.Ces «économies» s’expliquent par une diminution du taux de la mortalité prématurée, des coûts de la santé et de la fréquence des maladies liées à la pollution.Les sols agricoles vont aussi profiter de retombées atmosphériques moins acides et moins toxiques.La productivité des forêts sera améliorée et les infrastructures publiques seront moins endommagées.Ces évaluations s’appuient notamment sur des études de ITinvi-ronmental.Protection Agency (EPA) des États-Unis et des expériences réalisées à Mexico et à Santiago.L’EPA estime avoif fait épargner 690 milliards aux États-Unis avec ses normes en 20 ans.Santiago a épargné plus de quatre milliards en 15 ans.De son côté, la Commission européenne évalue qu'un investissement de sept milliards d’euros en dépollution atmosphérique lui épargnera des déboursés de 42 milliards, tout en améliorant la productivité.D'autre part, les indicateurs GEO confirment que les attaques contre la couche d’ozone terrestre ralentissent et que le nombre de zones terrestres protégées aux fins de la biodiversité continue d'augmenter.Mais, en parallèle, le réchauffement du clirnat entraîne une accélération de la fonte des glaciers et une diminution de l'albédo polaire et de l’ampleur des ressources halieutiques, alors que de 1961 à 2001 la consommation de poissons a plus que triplé, passant de 28 à 96 millions de tonnes.L’évaluation environnementale du Millénaire avait démontré l’an dernier que 60 % des «services biologiques» de la planète ont été altérés.Aujourd’hui, l’inventaire GEO précise que 25 % des ressources halieutiques sont surexploitées et que l’utilisation des eaux douces dépasse de 25 % la réserve disponible à long terme.La raréfaction des stocks de poissons stimule désormais l’élevage en cages marines.avec d’importantes répercussions sur l’environnement: rejets d’engrais alimentaires non digérés, déchets biologiques et vétérinaires, propagation de maladies et de parasites ainsi qu'une contamination croissante des cheptels naturels par les espèces cultivées, moins fortes génétiquement Le rapport de l'ONU précise qu’il faut rapidement adapter l’agriculture au réchauffement du climat et à la rareté croissante de l'eau.La production d’énergie doit aussi être revue parce que l’essentiel est monopolisé par les pays développes, alors que 1,6 milliard de personnes n’ont pas encore d’électricité à la maison.H en ré» suite notamment de graves problèmes de santé, car de 10 à 20 % de la biomasse utilisée pour la cuisson des aliments (bois, fumier séché, etc.) est brûlée à l’intérieur des maisons, devenant une des 10 grandes causes de mortalité.Le Devoir 4 4 LE REVOIR.LE MERCREDI 8 FÉVRIER 2006 LE MONDE Gagnez Vienne et Satzbourg ///•r mt /" „ Mo/ai l 250 ( 99d.) .Visitez www.cjpx.ca Caricatures: 100 000 manifestants au Niger Les appels au calme se multiplient Pendant que les appels à la retenue se multipliaient hier, le mouvement de protestation dans le monde musulman à la suite de la publication de caricatures de Mahomet s’est poursuivi dans plusieurs pays.A l’appel du collectif des organisations islamiques au Niger, près de 100 000 personnes ont manifesté à Niamey, mais dans la division, pour condanmer, aux cris de «Allah akbar» (Dieu est grand), la publication de caricatures du prophète Mahomet dans la presse européenne.En Afghanistan, un millier de manifestants ont attaqué une base de soldats norvégiens dans le nord-ouest du pays.En Iran, une centaine de manifestants iraniens se sont rassemblés hier soir devant l’ambassade de Norvège à Téhéran en lançant des pierres sur le bâtiment C’est la troisième mission diplomatique européenne, après celles de l’Autriche et du Danemark, à être la cible de manifestants iraniens depuis lundi.L’ambassade du Danemark a été la plus visée dans ces attaques, avec notamment des jets de cocktails Molotov.Téhéran a demandé hier aux habitants de la capitale de ne pas attaquer d’ambassades européennes, expliquant que «ce n’est pas dans l’intérêt du régime».Par ailleurs, un groupe musulman radical a publié en Belgique sur son site Internet des dessins caricaturaux visant, dans son esprit à défier les tabous européens et à souligner l’incohérence de RAHEB HOMAVANDI REUTERS Sur l’ordre du gouvernement, la police iranienne a protégé hier l’ambassade norvégienne à Téhéran.l’approche européenne en matière de liberté de parole.«Il est temps de briser des tabous et de franchir toutes les lignes rouges.Il n’est pas question pour nous de rester à la traîne», a expliqué la Ligue arabe européenne sur son site (www.arabeuropean.org).L’ONU, l’Union européenne (UE) et l’Organisation de la conférence islamique (OCI) ont exprimé leur profonde préoccupation devant la fureur causée dans le monde musulman par la publication en Europe de caricatures du prophète Mahomet et ont appelé à la retenue et au dialogue.«Nous sommes profondément préoccupées par les répercussions de la publication au Danemark il y a plusieurs mois de caricatures insultantes du prophète Mahomet, leur republication ultérieure par d'autres journaux européens et par les actes de violence qui se sont produits en réaction», ont-elles déclaré dans un communiqué commun.L’Union européenne a pour sa part appelé les pays musulmans à assurer la sécurité des représentations diplomatiques et des ressortissants européens.Dans un communiqué au ton très ferme, l’Autriche, qui préside actuellement l’Union, a précisé avoir demandé à ses ambassades au Moyen-Orient en Asie et en Afrique de réclamer aux autorités locales un renforcement de la sécurité des ressortissants européens.La colère de certains musulmans s’est violemment exprimée ces derniers jours en Syrie, au li-ban, à Gaza et en Afghanistan, notamment Les ambassades du Danemark, pays où ont d’abord été publiées les caricatures de Mahomet ont été prises pour cible.Agence France-Presse et Reuters EN BREF Incendies suspects Miami — Quatre autres églises ont été incendiées dans l’Alabama entre lundi et hier, portant à neuf le nombre d’édifices religieux incendiés en moins d’une semaine, a annoncé la police.Les autorités locales et fédérales enquêtent pour déterminer la cause de ces incendies quelles soupçonnent d’origine criminelle.Deux des quatre églises incendiées dans la nuit de lundi à hier ont été complètement détruites et les deux autres endommagées.Toutes étaient fréquentées en majorité par des Noirs.-AFP Journalistes poursuivis Istanbul — Le procès de cinq journalistes turcs, poursuivis pour avoir critiqué une décision de justice bloquant la tenue d’une conférence sur les massacres d’Arméniens sous l’empire ottoman, s’est ouvert hier dans la confusion à Istanbul, des avocats en venant aux mains avec la police.Dès l’ouverture de l’audience, les avocats de la partie civile, membres d’une association de juristes nationalistes dont les plaintes sont à l’origine des poursuites.ont réclamé à grands cris l’expulsion d’un «certain nombre d'étrangers» interférant selon eux avec le fonctionnement de la justice turque.- AIT GRANDE-BRETAGNE La prison pour Pimam extrémiste Abou Hamza Londres — L’imam extrémiste Abou Hamza a été condamné hier à Londres à sept ans de prison pour incitation au meurtre et à la haine raciale.Abou Hamza, 47 ans, ancien imam de la mosquée de Finsbury Park, connu pour ses prêches enflammés contre les juifs et les non-musulmans, a été reconnu coupable de 11 des 15 chefs d’accusation retenus contre lui, notamment incitation au meurtre, «utilisation de mots menaçants, excessifs ou insultants dans l'intention de susciter la haine raciale» et détention d’un document pouvant être utilisé à des fins terroristes.L’imam barbu, borgne et manchot n’a montré aucune réaction particulière à l’énoncé de la peine.Durant son procès, les jurés avaient vu et entendu neuf de ses discours, pour mieux se faire une idée de la violence de ses propos.Ils avaient également été invités à lire quelque 600 pages de transcription de ses prêches et discours, jusqu’à ce qu’il soit officiellement démis de ses fonctions d’imam en 2003.Jusqu'à son arrestation en 2004, il avait continué à prêcher dans la rue.Même s’il n’a jamais été inculpé de faits terroristes, la police reste perspadée que l’imam extrémiste, Egyptien d’origine de- Abou Hamza venu Britannique par mariage en 1980, et qui vivait depuis 1979 en Grande-Bretagne, a joué un rôle dans la mouvance terroriste jusqu’à son arrestation.«De nombreuses enquêtes sur les réseaux extrémistes et les activités terroristes ont montré des liens avec la mosquée de Finsbury Park à l’époque où celle-ci était dirigée par Abou Hamza, entre 1997 et 2003», a expliqué un haut responsable de Scotiand Yard sous le couvert de l’anonymat A l’issue du procès, la police a annoncé que des armes et des cen- taines de faux documents — passt^ ports, cartes de crédit carte d’identité vierges — avaient été découverts dans la mosquée par les enquêteurs en 2003, qui pourraient avoir été utilisés dans des camps d'entrainement au Royaume-Uni.Parmi les anciens fidèles de la mosquée de Finsbury Park figuraient le Britannique Richard Reid, emprisonné à vie aux Etats-Unis pour avoir voulu faire exploser un avion reliant Paris à Miami avec ses chaussures piégées en décembre 2001, et le Français Zacarias Mous-saoui, dont le procès vient de s’ouvrir près de Washington pour les attentats du 11 septembre.Abou Hamza s’était dit innocent des 15 chefs d’accusation retenus contre lui et a affirmé n’avoir jamais appelé ses fidèles à tuer quelqu’un au Royaume-Uni, ni ailleurs.Mais dans ses discours entendus au procès, il appelait a saigner l'ennemi, sans épargner les femmes et les enfants.Les Etats-Unis réclament son extradition, l’accusant de liens avec al-Qaïda, de participation à une tentative de création d’un camp d’entraînement terroriste dans l’Oregon et d’implication dans l'enlèvement de touristes occidentaux au Yémen, dont deux Américains, en 1998.Agence France-Presse Pamela SUNNING • Rachel LALONDE Micheline SCHINCK • Wynenne WATTS A NEW TWIST TO ENGLISH Students book-27.95 S chacun (514)843-5991 Anglais laegae monda a* cycle da nrinaire En vente flans (mites (es iiferaines Les prix sont indiques sous reserve de modrfic Michel DAVID PASSEPORT POUR LA GRAMMAIRE FRANÇAISE collection truism des Cahm 1" et ?secondairt-18,90 S chacun connaissances grammaticales Cahm S'iPsemdan-18*5 (chacun •t ontiograghiaues.Le chef de Fallouja a été abattu Fallouja — Ix1 chef de la muni-cipalité de Fallouja a été assassine hier matin et, quelques heures plus tard, des affiches menaçant de mort ceux qui «collaborent» avec les forces américaines ont été placardées sur les mosquées de la ville.Cheikh Kamal Chaker Nazal, 54 ans.père de trois entants, avait dévidé de travailler avec les Américains pour la reconstruction de sa ville.La cité de 250 000 habitants, qui fut la citadelle de la guérilla jusqu’à ce qu'elle soit chassée par une offensive militaire améri cano-irakienne en novembre 2004, porte encore les stigmates des combats.Pendant qu’il se rendait en voiture à son bureau, des hommes ont ouvert le feu dans le centre de la cité, blessant mortellement cheikh Kamal Chaker N;izal.a indiqué le D Hathem al-Doulaùui, de l’hôpital de Fallouja.Peu de temps après, la police a annoncé avoir arrêté trois sus pects qui se trouvaient à bord d'une BMW noire, identique à celle qu'avaient décrite des témoins.Des affiches signées par les Lions de l’islam et «menaçant du pire ceux qui coopèrent avec l’ar-mee américaine» sont apparues sur les murs des mosquées.L'avertissement vise nommément deux personnalités: cheikh Thamer Ibrahim al-Farhan, chef du conseil des chefs de tribus de Fallouja, et Ahmed Sarhane Abed al-Doulaïmi, un chef tribal très connu dans la ville.Elu à son poste il y a six mois, cheikh Kamal Chaker Nazal n otait pas au depart particulièrement bien disposé envers les Américains.Avec son frère Jainal, l’imam de la grande mosquée de la ville, il avait été détenu un an (en 2003 et 2004) à Bucca, un centre de détention situe dans le sud du pays.Membre du Conseil des oulémas musulmans de Fallouja et élu diet du conseil municipal, il avait participé, il y a quelques jours, à une réunion des chefs de tribu et des imams de la ville, qui y avaient discuté dos revendications des habitants de Fallouja, de la liberation des prisonniers et surtout de la mise sur pied d’une brigade de l'armee qui soit composée d’habitants de Fallouja.11 n'est }>as le premier notable à trouver la mort.Cheikh Hamza al-Issaoui, mufti de la ville, qui avait incité l'été dernier les autorités locales à établir un contact avec les militaires américains, a été abattu le 30 novembre dernier.Les autres responsables politiques et religieux sont menacés de subir le même sort, ce qui iules empêche pas de continuer à rencontrer régulièrement les forees américaines.Agence France-Presse Paris et Pékin pour une solution diplomatique Paris — In France et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ont souligné hier leur volonté de par venir à une solution diplomatique dans le dossier nucléaire iraqien.Jacques Chirac a reçu à l’Elysée le ministre chinois des Affaires étrangères, li Zhaoxing.«Le président de la République a souligné l'importance qu’il attache à,poursuivre la concertation étroite avec la Chine afin de trouver une solution diplomatique concernant l’Iran», a rapixirté son |)ortt‘-paro-le, Jérôme Bonnafont.Le chef de la diplomatie chinoise a précisé, à l'issue de l’entretien, que Paris et Pékin entendaient renforcer leurs échanges et consultations sur cette question.«Nous espérons pouvoir trouver une solution adéquate à cette question par voie diplomatique, qui profite à la paix et à ta stabilité de la région», a-t-il dit en français.En réponse à la décision de lAl K A de saisir le Conseil de seoir rité du dossier iranien, Téhéran a annoncé la suspension des iusixr lions de l’agence sur son territoire.Agence France-Presse SCHIZOPHRÉNIE: passons à l'action! QUAND AGIR: :, L ’ih'tervéhtion précoce,- ta clejl'un meilleur pronostic ’.k::.f/ : .COMMINT ActS\ I , À) les mpalcoments et les therapies en znoô Üi B) La readoülahpn yiuationnellerliavail et etudes Tût MwMÛ.ri :j|p| f: li mÈ' CONFÊRENCIERS D1 Pierre Lalonde, M.D., FRCPC, FAPA 0' Lut Nicole, tm., M.Sc„ FRCPC Ginette Comtois, M.Ps.Mercredi 15 février 2006 18 h — Inrrlptlon et buffet 19 h - Cwiférences lllU»*l*5f«l»MAj ly/uiv- Maud< ktou* Soucv fCulture ’ P U RÉDACTION Journalistes A V*kxm*km «eneraie ei metropobtaim- (rf-raW Daüair* adentnt au dtr r faits de socieië) Hairandree Cauchv (GdmérëD Jean Dion.Lcwi^-GtUen f rancœur fennronnement Benoît Manger irespen Miche! Carneau (caricaturiste) D-ane Precourt responsable des pages thèmattgues) : Martin Duelos.Michele Malenfant et Christine Uumaaet (relerteun.Renée Léo ( i nitf mai H —u—iie M,cbei Beiair theatre et cahier Culture).Jubé Carpentier pupitre).Paul Bennett pupitre cahiers spenaux et culturels du weekmd ^ephane Baüiargeon 'reporteur, Pa G-rard Berube « *«rte.r O n.forma,„ml Dom.niqae Renr Ph.l.ppr P.pme.u O.r.—Do.re a l 'nformajon intCTMtkm^e jean-fiem Lr*au!t pupilrr * par Claude Leveaque.Gs» TaüMer d.rrrte«r* Oafrnpiaft».Se-r*eTruftaui (AteW.tfe- * l'.nlr.rrMtaon potabque tawai.Antoine RobttaiBe et Robert Dotnac (rrererpowfaat.perUmnUu™ l^hlwn ttoanau LC PlTUJaTE ET LE MARKETING Jacqueline Avril Jean de Bffly.Manon Blanchette.Syfvîe Laporte Martme Bamr&r CarHara.Richard Des Cormier* Donald Ftbun.Yartmck Morin.N eau (coordonnateur a la promotion et a la sollicitation).Monique I.Heureux.PachelJe Lecler Paqu * fmed Mare-HH Marlene Càtt.Das *ian G B Moraoue rrrAemi DameTf* LE DEVOIR, LE MERCREDI 8 FÉVRIER 2006 A 8 I 1CTUALITES GARDERIES HAÏTI SUITE DE LA PAGE 1 assez travaillé la-dedans dans les deux, dernières années pour dire qu'on n’a pas l’intention de recommencer», a tenu à préciser Jean Charest, hier, lors d’un point de presse tenu en marge du caucus libéral qui se tient à Saint-Georges, en Beauce.Lors de ces négociations, M.Charest dit qu’il exigera «que l’entente conclue avec le gouvernement précédent soit respectée» intégralement Une telle entente, «on ne défait pas ça du j/mr au lendemain.Et il faut en tenir compte.Et je m’attends à ce que [M.Harper] en tienne compte dans la discussion que nous aurons», a précisé le premier ministre, tentant d’illustrer les choses ainsi: «On va pas cherchera remettre la pâte à dents dans le tube.» Pas choqué Malgré tout, M.Charest a insisté pour dire qu’il n’était pas «choqué» par la décision de son homologue fédéral: «L’ouverture, la discussion, la négociation, ça fait partie de nos vies.» Le dossier prend malgré tout une allure de première crise entre les deux gouvernements.Pressé de questions par les médias, M, Charest a déclaré, impatient: «On ne va pas faire la négociation sur la place publique, on va voir s’il y a un espace de compromis possible.» Dans l’entourage du premier ministre Harper, on laissait entendre hier qu’on tenterait d’en arriver avec Québec à une «entente de transition» allant au-delà de 2007, sans préciser la durée de cette éventuelle prolongation.L’accord initial Charest-Martin devait prendre lin en 2009-2010.Signé en octobre, il prévoyait le versement de 1,125 milliard de dollars à Québec, sur cinq ans.Les nouveaux ministres du Québec ont toutefois évoqué d’autres avenues, hier, à Ottawa.Pour Maxime Bernier et Jean-Pierre Blackburn, la question pourrait se régler de façon globale dans le cadre des négociations à venir sur le déséquilibre fiscal.Intrusion M.Charest, quant à lui, a laissé entendre que, si le gouvernement Harper appliquait intégralement sa promesse de remettre aux parents 1200 $ par année pour chaque enfant de moins de six ans, comme il l’avait annoncé pendant la campagne électorale, il violerait les competences du Québec en la matière.«Les services de garde, c'est une compétence qui relève du gouvernement du Québec», a-t-il martelé pendant le point de presse.Le programme conservateur spécifie que le gouvernement Harper «offrira à toutes les familles une nouvelle allocation pour le choix en matière de garde d'enfants de 1200 $ par année, pour chaque enfant de moins de six ans.à comp- ter de 2006, allocation qui sera imposable comme revenu du conjoint qui a le revenu le plus faible., pouvait-on lire dans le programme intitulé Changeons pour vrai.Hier, le ministre Jean-Pierre Blackburn a affirmé que, si on donnait l’argent au gouvernement du Québec, «les familles ne pourraient pas prendre de décisions» au sujet des services de garde et que l’argent irait «dans le système de garderies, et nous c’est pas ça qu’on veut», a déclaré le ministre à la sortie de la réunion du caucus conservateur.Par ailleurs, en quoi le versement d’une somme aux familles constituerait une intrusion dans un champ de compétence provinciale?«Je comprends votre questùm, qui est subtile, d’essayer [de me faire dire] qu’on ne veut pas que les citoyens obtiennent de l’argent», a rétorqué M.Charest à un reporter, lors du point de presse, avant de répéter: «Ce qu’on veut, c’est un respect de nos compétences.» Le ministre des Af-faires intergouvemementales, Benoît Pelletier, lui-même constitutionnaliste, a lui aussi soigneusement évité de répondre à la question, hier.«Moi, je.répète que ce n’est pas ce qu'on a dans notre entente», a-t-il noté en taisant référence au versement des 1200 $.«Dans notre entente, c'est un paiement qui est fait au Quebec et non pas aux parents en tant que tels [.].Honnêtement, je n’ai rien d’autre à ajouter», a-t-il déclaré, prudent Chose certaine, l’annulation de l’entente Charest-Martin prévue dès le 31 mars 2007 — rendue possible par une clause de l’entente — entraînera un important manque à gagner de 807, 2 millions pour le gouvernement québécois dans les quatre prochaines années.M.Charest soutient que cela n’aura aucun effet sur le réseau québécois.«On n’a jamais attendu l'argent fédéral pour développer les services de garde au Québec», a-t-il tenu à dire, ajoutant: «Pour l’avenir, on ne remettra pas en question ce qu’on a développé non plus, peu importe ce qui peut arriver avec le fédéral.» Duceppe Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a pour sa part sommé le nouveau gouvernement, hier, de respecter l’accord conclu avec Québec.«Il faut que [M.Harper] respecte intégralement l'entente signée entre les deux gouvernements ou qu’il offre au Quebec une entente nouvelle comportant exactement la même somme d'argent, à savoir 807 millions [pour les quatre dernières années], dans le cadre du règlement du déséquilibre fiscal», a déclaré M.Duceppe, lors d'une conférence de presse tenue à Montréal.Arec la collaboration d'Hélène Buzzetti Le Devoir Arec la Presse canadienne SUITE DE LA PAGE 1 De concert avec la Mission de l’ONU pour la stabilisation en Haiti (MINUSTAH), le CEP avait décidé qu’il valait mieux réduire le nombre de bureaux de vote et de les regrouper à l’intérieur de centres de votation.D’abord par mesure de sécurité, de peur que les sympathisants pro-Aristide purs et durs, opposés à la tenue des élections, ne tentent de perturber le scrutin.Ensuite, dans l’espoir qu’un nombre réduit de bureaux de vote faciliterait le contrôle du processus électoral et garantirait la transparence du résultat en minimisant les risques de fraude.Sauf que l’ONU et le CEP n’ont apparemment pas mesuré les incroyables bouchons d’électeurs — 3,5 millions d'Haïtiens étaient appelés aux urnes hier à travers le pays — que leur décision allait provoquer aux portes des centres de vote.Sans compter les bousculades, les bagarres et les engueulades.Coincées dans un mouvement de foule, deux personnes sont mortes à Port-au-Prince, l’une d’une crise cardiaque, l’autre par asphyxie.Par exemple, une bousculade qui aurait pu mal tourner s’est produite devant la porte étroite du Lycée de Pétion-Ville, par laquelle on avait accès aux 37 bureaux de scrutin censés faire voter.13 000 personnes.la Télévision natiomde haïtienne (TNH) a passé une partie de la journée à donner voix aux griefs des électeurs exaspérés par SUITE DE LA PAGE 1 fin de son mandat — qu’on estime autour de 24 mois —, pourrait aussi s’appliquer au domaine de la santé, même si le sujet demeure moins complexe.On a souligné au Devoir que le menu très chargé de ce printemps avait de «fiertés chances» de ramener à l’automne la rencontre des premiers ministres sur la santé, qui vise à trouver des solutions pour réduire les listes d’attente.«J'ai commencé à avoir des discussions avec mes homologues des provinces, a dè daré hier le ministre fédéral de la Santé, Tony Clement.Nous n'avons pas fixé de date encore, puisque nous commençons à peine les discussions et que nous mrulons que ça se fisse dans un esprit de collaboration.» le règlement du déséquilibre fiscal et la réduction des listes d’attente en santé constituent la cinquième et dernière grande priorité fixée par le gouvernement Harper.Or tout semble indiquer que les quatre autres priorités, soit la réduction de la TPS, l’allocation de 12(H) $ par enfant de moins de six ans.la loi sur l’imputabilité fédérale et la mise en place de sen- tes lenteurs.Sur la route de Delmas, la grande artère de la capitale, une manifestation rapidement dissoute par les policiers s’est formée pour réclamer l’ouverture de bureaux de vote additionnels.Frénésie électorale Croisé hier matin, le Québécois Claude Parent directeur de la Mission internationale d’évaluation des élections en Haiti, dirigée par le Canada, était stupéfié par l'ampleur de la frénésie électorale.«J'espère que les gens ne se décourageront pas.» Il lui paraissait déjà évident que les bureaux n’allaient pas pouvoir fermer à 16h, comme prévu.Le déploiement de la Police nationale haïtienne et des quelque 9000 Casques bleus et policiers de la MINUSTAH semble avoir découragé les actes de violence que l’on redoutait de la part des gangs du bidonville de Cité Soleil.Craignant le pire, des compagnies aériennes, dont Air Canada, avaient annulé leur vol hier sur Port-au-Prince.Malgré les difficultés, les Haïtiens donnaient l’impression de prendre leur devoir de citoyen très au sérieux.Comme si une partie au moins d’entre eux avait espoir que ces élections aideront le pays à s’en sortir.Voter hier n’était pas qu’un acte de patience, c’était aussi un acte de foi, vu les conditions de fortune dans lesquelles ils le faisaient des listes électorales incomplètes, des électeurs qui n’arrivaient pas à trouver leur bureau de vote, des isoloirs qui n'isolent rien, beaucoup de va-et- tences minimales pour les crimes graves, seront mises en œuvre avant les vacances d’été.La réduction de la TPS se retrouvera dans le premier budget, tout comme l’allocation pour la garde d’en-fants.La loi sur l’imputabilité sera le premier projet de loi au menu en avril, alors que le nouveau ministre de la Justice, Vie Toews, a annoncé hier vouloir mettre en avant le programme du Parti conservateur dans son domaine «dès que possible».Un caucus sonné Les députés conservateurs ont d’ailleurs pu entendre de vive voix les priorités de leur chef hier, à l’occasion de leur premier caucus depuis les élections du 23 janvier dernier.Si, devant les caméras, le sourire et les bons mots étaient de rigueur, on n’avait pas besoin de gratter très fort pour faire apparaître le malaise évident de certains députés à la suite de l'arrivée au cabinet d'un libéral et d’un sénateur non élu, deux nominations qui heurtent les principes conservateurs.le premier ministre a d’ailleurs vient autour des scrutateurs.Sans compter les délais inhérents au toit que 60 % de la population est analphabète.D fallait voir ce jeune homme, à l’école des Frères de l’instruction chrétienne, donner à cette vieille dame, qui ne savait visiblement ni lire ni écrire, les trois grands bulletins de vote comportant les photos de chacun des candidats et lui expliquer qu'il fallait choisir sur le jaune un président, sur le vert un député et sur le brun trois sénateurs.Il fallait voir ensuite la travailleuse d’élections, désagréablement autoritaire, lui dire de «faire vile» parce que les gens attendaient En province Hier matin, la désorganisation semble avoir été nationale.A Cap-Haïtien (nord), deuxième ville du pays, le vote n’avait pas débuté plus de deux heures après le début officiel du scrutin, selon une radio privée, Radio-Caraïbes.Des problèmes étaient aussi signalés à Jac-mel (sud-est) et à Carrefour (centre), selon les radios Vision 2000 et Radio métropole.A Carrefour, «les responsables des opérations de vote sont dépassés par les événements», a précisé Vision 2000.Aux Gonaïves, dans le nord-ouest, la foule a aussi forcé des barrages pour entrer dans des bureaux de vote.«C’est incompréhensible, anormal», ont dénoncé des électeurs, pour qui «peu de bureaux fonctionnaient» normalement Les Haïtiens étaient appelés à élire un nouveau président, par- senti le besoin de revenir sur l’entrée au conseil des ministres de David Emerson et Michael Fortier.«Ma détermination est claire: je veux avoir un vrai gouvernement national le plus fort possible», at-il dit à ses députés dès le début du caucus.Pendant que certains exprimaient leur embarras devant cette situation, la plupart des députés prenaient le rôle du bon soldat qui fait confiance à son chef.surtout qu’ils étaient sous la surveillance étroite de l’équipe de communication conservatrice, qui voulait visiblement restreindre les commentaires aux médias.«M.Fortier est un très bon gars et M.Harper est un grand garçon.C’est lui qui prend les décisions», a lancé Luc Harvey, député conservateur dans la région de Québec.«C’était une grande surprise hier, mais on est une grande équipe qui travaille ensemble.Je suis sûr que M.Harper a bien pensé à sa décision», a soutenu de son côté James Moore, de la Colombie-Britannique, qui a probablement perdu sa place au cabinet avec l’arrivée de David Emerson.Tous les députés ont souligné mi 33 candidats, et les 129 membres de la Chambre des députés et du Sénat parmi 1300 candidats.Un deuxième tour est prévu le 19 mars si aucun candidat présidentiel n’obtient plus de 50 % des voix, ce qui paraît probable.Le favori serait l’ex-président René Préval (1996-2001), ancien proche d’Aristide, «le père des bidonvilles» en exil en Afrique du Sud.Dans le fief aristidien du bidonville de Cité Soleil, des électeurs choqués affirmaient d’ailleurs que la désorganisation était faite exprès pour empêcher l’élection de Préval.Les autres candidats de tête sont l’homme d’affaires Charles-Henri Baker, l’ancien président et intellectuel Leslie Manigat et l’ancien maire de Port-au-Prince Evans Paul.Un vox pop instantané, mené hier par Le Devoir, a montré la diversité des tendances.Le cœur de Robert Cawley, un commerçant à la retraite, oscillait entre Charlito Baker et Evans Paul.Jean Daniel, un autre électeur, allait voter pour Manigafi «un rassembleur».Baker, c’est du bluff, disait un autre, qui tenait à son anonymat et qui allait voter pour «le changement» représenté par Préval.Gregory, un électrotechnicien pour Air Canada, voterait pour Manigat ou Baker.Enfin, Guerline, l’une des rares femmes à avoir accepté de répondre à nos questions, allait voter Préval.Le Devoir les compétences de M.Emerson et l’expérience qu'il amenait au cabinet.Même scénario dans le cas de Michael Fortier, qui passe par le Sénat pour atterrir au conseil des ministres.Les deux hommes ont beau être compétents, la façon de procéder à leur nomination en a irrité plusieurs au sein du caucus conservateur.Les députés de l’Ouest, qui se battent depuis des années pour un Sénat élu et qui n’apprécient pas les changements de partis politiques, ont quant à eux exprimé leur malaise.«Je n’aimais pas ce type de politique et je n’aime pas plus ça.Mon opinion n’a pas changé.Je n’aurais jamais fait ça», a lancé le député al-bertain Myron Thompson en parlant de David Emerson.«Le premier ministre a pris sa décision, il est en charge et je lui fais confiance, mais c’est certain que je vais en entendre parler dans mon comté», a-t-il ajouté.Le principal intéressé est bien conscient de la réaction qu’il a suscitée.«Les gens me donnent l'impression d’être contents de me voir», a affirmé Michael Fortier hier.Le Devoir HARPER PUBLICITÉ SUITE DE LA PAGE 1 tournoi annuel de goll, assez couru.Seulement, à la longue, le club fondé pour accompagner une revolution a oublié que le monde avait lui-mème continue de se transformer.La roue tourne «Le FCM a accompli des choses merveilleuses et.sans lui.le marche québécois de la communication marketing ou de la publicité ne serait pas le meme», écrit Cari Grenier, president du conseil d'administration du club, dans une lettre parvenue la semaine dernière aux membres, l e document de quelques pages, dont Le Devoir a obtenu copie, explique le contexte de la réunion capitale à venir.«Toutcjbis, les temps ont change, les associations et organismes dans le secteur des communications se sont multiplies, l'industrie privée s'est organisée, et ce, au profit de l'ensemble de l’industrie Nous croyons aujourd'hui que l'industrie souhaite passer à autre chose, c'est pourquoi nous vous proposons la dissolution de l'organisme.» En entrevue, le vice-président du conseil d’administration.Michel Desjardins, ajoute le facteur de la démobilisation au sein d’une structure ne comptant qu'une petite poignée de permanents.«Le PCM.fmc-lionne beaucoup avec des bénévoles de plus en plus difi ficilis à recruter, dit-il.Notre organisme ne semble plus répondre aux bisins et aux habitudes du milieu ¦ Comme d'autres professionnels interroges au cours des derniers jours, il observe que le consortium constitué autour du media Infbpressc réussit mieux qu'un bon vieux club à tvunir, au moins virtuellement, fa communauté des publicitaires, en rameutant au pas sage les marketologues.les relationnistes et même quelques vilains journalistes.En plus.Infi’pnsse organist' maintenant le concours Créa, alors que le milieu a clairement manifeste, par sondage, sa volonté de ne pas voir se multiplier les récompenses.La direction d'Infirprcsse a refusé de commenter son rôle involontaire tiuis la chute du PCM.I Association des agences de publicité du Quebec (AAPQ), fondée il y a deux décennies, offre également des services autrefois réservés aux membres du club.Le regroupement de 44 agences a d’ailleurs eu des discussions avec le FCM pour éventuellement abriter les archives du suicidaire, conserver les droits sur les prix gallinacés, reprendre le tournoi de golf.«Nous représentons les employeurs, commente Yves St Arnaud, porte-parole de l'association.Im disparition du Publicité club ne nous tait pas plaisir C'est une voix de moins pour défendre ce secteur comptant entre 3000 et 4(kX) employés.• Le retour du refoulé II nY a pas que ces questions de cuisine et d’efficacité.Jean Desautels, docteur en sémiologie, fondateur et president de Communication 7, membre du 1VM — il n'a pas encore décidé s’il voterait pour le grand sabordage —.reproche au Publicité club son manque de leadership moral dans la récente tourmente éthique, «fai ete éberlué, en tant que membre, par lefiiit que le Publicité club ne se soit pas man {teste de manière importante dans le cadre des revelations de la commission Gomery qui entachait le milieu de la publicité québécoise.Slais ça s'explique.Les grandes agences impliquées [par leurs membres] dans le Publicité club étaient impliquées dans le scandale.On ne mord pas la main qui nous nourrit.» C'est finalement Yves St-Amand.de 1AAPQ.qui a affronte la situation, au nom des agences.«Les membres provenant de la publicité ne trouvent plus leur compte dans le elub.résume M.Desautels.Seulement, si le PuNicite club dispiuvit, il n y aura plus d'organisme pour parler au nom des publicitaires et des profissionneh.» Pour lui, le nœud de l’affaire se trouve peut-être là, dans l'atomisation croissante de son secteur, emporté depuis une dizaine d’années par le tourbillon de la concentration.Huit des vingt grandes agences du Québec appartiennent maintenant en tout ou en partie à des conglomérats nationaux ou internationaux — Cossette, avec son chiffre d’affaires annuel dépassant les 50 millions, demeurant l’exception notable.La publicité se nourrit des tendances et les subit tout autant.«On revient à la situation du début des années 60.observe le spécialiste Desautels.On fait de plus en plus d'adaptations de pubs et de moins en moins de création.On peut bien blâmer la mondialisation.il reste qu 'une part du marché publicitaire québécois glisse à l'extérieur du Québec.On fait de nouveau face à des traductions.• L’exemple le plus flagrant concerne McDonald.L'empire du hamburger-frites fait maintenant réaliser une seule et unique pub pour la planète.Fini le beau temps du célébré «Moi.fM McDonald» à la québécoise.Il a ete impossible de joindre M.Bouchard pour qu'il commente cette grande boucle historique et ironique, «éifl théorie des lits ,jumeaux demeure tout aussi valable, mais on l'a oubliée au Québec, dit M.Desautels.Le pire, c'est que l'industrie de la publicité du Québec est une locomotive pour l'industrie culturelle québécoise.De 1965 à 1995.c'était une industrie florissante, extrêmement forte, d'une originalité indéniable.On produisait ici en une année à peu près autant de films publicitaires que la France.L'industrie cinématographique a profité de cette base solide et a permis d'attirer des tournages hoHyuvodtens à Montréal.La publicité a nourri le bottin de l'Union des artistes Le glissement axluei tu atvirdes repercussums à plus ou rrunns kmg terme sur toute notre culture.• Où sont les idées?La solution?Se semer les coudes, comme aux premiers temps du PCM.répond M.Desautels, qui en appelle donc à la création d’une institution de substitution — ou à la mutation du PCM.— pour représenter les intérêts de tout le milieu.Certains de ses collègues souhaitent une plus grande réforme encore, la mort du PCM fermant un cycle d’affirmation et de maîtrise pour en ouvrir un autre.Simon Beaudry vient d’écrire un long texte, presque un manifeste, diffusé sur le site oeilpouroeil.Il y défend le rayonnement international de la pub québécoise qui’ selon lui, pourrait emboîter le pas au cinéma ou à la musique, dont les produits d'ici reçoivent des reconnaissances enviables à l’étranger.«Le PCM nous a permis de ne plus être de simples faiseurs d'adaptations, dit l’employé de Bos, qui s’exprime à titre personnel.Maintenant, on doit pouvoir exporter notre créativité et attirer ici les grandes marques mondiales.[.]Jesuis nationaliste, c’est-à-dire que je désire améliorer le sort de mon pays.Les Anglais ont été vus longtemps comme les meilleurs du monde.Les Néerlandais réalisent des pubs exceptionnelles.Je pense que le Québec peut à son tour devenir une des plaques tournantes de la création publicitaire.» En même temps, il ne se fait pas trop d'illusions sur les capacités de débattre des grands enjeux de son milieu professionnel ou de sa société, «faimerais peut-être ajouter quelque chose qui est plutôt une perche pour un débat plus grand.poursuit-U dans un courriel.Où sont les penseurs québécois?En fait, où sont les penseurs, tout court?On dirait qu ’on assiste à une période molle, tout en étant dans une période excitante au Québec.Les débats sont des événements marginaux.Les opinions véhiculées à haute voix sont exception et créent une sorte de malaise.Lintemationalisa-tion-mondialisation est vraiment le temps de dire ce qu'on pense, d'affirmer des valeurs, de redéfinir ce que nous sommes dans ce tout de plus en plus universel.» Le Detoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situes au 2050, rue De Bleury, 9 étage.Montreal (Québec).HAA3M9 S5 Place-dos-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de Sh30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 l* Dtnnr irtrt.A l\xv*won.meftrr U fcsïr if.nirrw*» .iNmuk*'* à k U Dnvtr e«*i pubft* «ht hnMt au samedi par 1 r iVwnr liv .ioni W» nk-qv < l AffiXY lYrsw* CflnidfcfM?esi autoréec a tS A ttufiixei inhvmvK» Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone 514-985-3333 Ifar télécopieur 514-985-3360 Par courrier red action tfledewur oom Iai publicité Au telephone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montreal (sans frais' 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphoné 514-985-3344 l'or télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdevs81edevoir.cofn Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du hindi au vendredi de 7h30 a 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnemeritsaiedevoir.com Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800463-7559 L’agenda culturel Au telephone Par télécopieur 514-985-3346 514-985-3390 xr* nvonoif* dixu ta a»car le A rue IV BJrtirv.^ etAgr.NL it* it /V»w Lt est dfe -tu*» ou k» iwivrm iiwrrrw -r- W-lnrs N «w nr whafti [«• rcvrww dr aT-r-ssmimor * ors .«varwaorrs ro iwmr ikCt *r«vr a k .Uratti »\«i, HXyfrvV HoA AI- n O'HTO* w !m,râ*r«-gurtss-ur tv«*wrd todu*wtS«KRcMm.draco dr hnpnnimr, Qurbrcur tac-., 612.rar Sam lot»* Ouro M mn-a.•"U IQ Mr-soîrnn IViwnwjcK-s du(kv«** OurSrcvr tac.W.Wrcwd sont Mmw Ourü.Lml Kim» dr pubtaaoto — FjKTSMrrrarnt rr C*5B Drpdt égal EW*c
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