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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2002-01-28, Collections de BAnQ.

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BOMBARDIER r JERUSALEM Pettigrew n’est pas déçu du désavœu final de l’OMC Page A 2 Premier attentat suicide commis par une Palestinienne Page A 5 ?w w w .lede \ o i r .(* o ?LE DEVOIR U école anglaise gagne du terrain La progression des effectifs est légère, mais constante, et va en s’accentuant JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Les effectifs des écoles anglaises sont en hausse au Québec.Depuis huit ans, la progression est légère, mais constante, et va en s’accentuant Et cette hausse s’exerce au détriment des écoles françaises, constate Jean Dorion dans une série d’articles intitulée «Le recul de l’enseignement en français au Québec» dont Le Devoir entreprend la publication aujourd’hui (en page Idées).A première vue, le changement semble infime.La part des élèves fréquentant le secteur anglais au Québec, écoles publiques et privées confondues, est passée entre 1993-1994 et 2001-2002 de 9,8 % à 11,05 % au primaire et de 9.4(i % à 10,71 % au secondaire.Mais cette hausse de plus d’un point de pourcentage dans chacun des secteurs est loin d’être négli- geable, insiste Jean Dorion, ancien président de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal et délégué général du Québec à Tokyo de 1994 à 2(KK).Et elle se traduit par une baisse de la part des enfants qui vont VOIR PAGE A M: ÉCOLE PERSPECTIVES Bébé-tabou Au Québec, le mélange bébés et État est explosif.Comment peut-on même penser ouvertement inciter les femmes à faire des enfants?Il plane, derrière cet appel, de telles résurgences de revanche des berceaux qu'il est immédiatement condamné politiquement — comme Lucien Bouchard l’a appris à ses dépens au moment de la campagne référendaire de 1995.Mais il n’y a pas que ce tabou à l’œuvre.Il y en a un autre plus fort, plus idéologique, dont personne ne parle ouvertement, mais qui divise le monde des chercheurs et des décideurs: à quelle maman s'adresse-t-on?Ceux qui pensent qu’il faut offrir des incitatifs financiers pour stimuler la fécondité ont souvent, pour scénario idéal, la mère qui reste à la maison pour prendre soin de la marmaille.Ils feront Josée donc des calculs en fonction Boileau d’une famille biparentale avec un * * * seul revenu de travail, et sans dépenses pour des services de garde.Cette famille-type est pourtant en déclin puisque près de 70 % des mères de 20 à 44 ans travaillent au Québec.De leur côté, ceux (en fait beaucoup de «celles»!) qui insistent sur l’aide à la mère au travail ont un frisson quand les économistes font valoir le succès, bien documenté (comme le montrait encore la semaine dernière une étude d’un professeur de Colombie-Britannique) , qu’ont eu au Québec les primes à la naissance pour le troisième enfant.Certaines le disent ouvertement quel intérêt y a-t-il à avoir trois enfants puisqu’alors, les mères quittent massivement leur emploi?Et même si c’est pour y revenir plus tard, cette absence du marché rémunéré reste bien pénalisante: pas de revenus pendant des années, pas d’emploi garanti au retour et un beau déficit pour la future retraite.Non, vraiment, ce n’est pas un objectif bien tentant, font valoir les plus féministes.Pourtant, selon des données de l’Institut de la statistique du Québec, certes les femmes qui ont un (à 70,8 %) ou deux (à 67,6 %) enfants de moins de 16 ans travaillent plus que celles qui en ont trois ou plus.Mais la moitié de celles-ci, soit 50,7 %, sont quand même sur le marché de l’emploi! Ces chiffres, les plus récents disponibles, datent de 1998, mais rien n’indique un renversement de tendance.Il en ressort une drôle d’impression: les œillères idéologiques empêcheraient-elles d’analyser jusqu’au bout le phénomène de la natalité au Québec?Peut-être, par exemple, faudrait-il s’attarder à cette donnée historique qui démontre que le tiers des Québécoises du début du siècle n’avaient pas d'enfants (un taux qui, une fois éliminées les distorsions causées par celles qui, non mariées, ont tu la naissance d’un enfant illégitime, se rapprochp des 25 % d’infécondité rencontrés aujourd’hui).A l’inverse, seule une minorité de femmes avaient de très grosses familles.N'est-il pas envisageable qu’une certaine tradition d’infécondité volontaire ait perduré jusqu'à nos jours et qu’il soit vain, alors, d'essayer de lutter contre elle (d’autant plus que certains parlent d’une hausse de l’infertilité en raison de la pollution, de notre mode de vie, etc., ce qui appelle un autre type de solutions).VOIR PAGE A 8: BÉBÉ •a»**- • CONVERGENCE Nouveau rendez-vous dans Le Devoir Nos lecteurs découvriront ce matin une nouvelle page, «Convergence», consacrée aux mutations de notre monde, sous l'influence des nouvelles technologies de l’information et de la communication.La responsabilité de «Convergence» a été confiée au webmestre du Devoir, Benoît Munger, et regroupera notamment les chroniques de Paul Cauchon (médias) et Michel Dumais (technologie).¦ À lire en page B 7 T INDEX Annonces.B 4 Actualités.A 2 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial .A 6 Fonds.B 2 Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés .B 4 Météo.B 4 Religions .B 6 Sports.B 4 Télévision.B 6 Jeux de hasard à Kandahar _______ BANARAS KHAN AGENCE FRANCE-PRESSE DE PETITS Afghans jouaient hier pour la première fois sur des jeux vidéo installés dans la ville de Kandahar, autre signe que les choses ont bien changé dans le pays depuis la défaite des talibans.Ix président de l’administration intérimaire afghane, Hamid Karzaï, est arrivé hier à Washington où il doit rencontrer aujourd’hui le président Bush pour lui demander de poursuivre l’opération militaire jusqu’à l'éradication d’al-Qaïda.Nos informations en page A 5.Uouragan Hollywood Dans le ventre de la bête, les remparts culturels apparaissent dérisoires ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Arriver à Hollywood en brandissant ses réflexes de protection culturelle en faveur des petites cinématographies en péril, c’est se heurter à un mur de béton.Là-bas, dans les grands studios, au cœur des petites boîtes d’animation engagées dans la course du rat, chez les associations de producteurs, le discours dominant est celui de l’efficacité et de la rentabilité.Los Angeles est en business, championne du marché libre, sans entraves et sans fron- Jack Vnlenti tières.Quand on a les reins aussi solides qu’elle, on peut se le permettre.De passage à Hollywood la semaine dernière, j'ai rencontré des Canadiens qui travaillent là-bas.Une douzaine ont été engagés aux studios d’animation Dreamworks.D’autres possèdent leurs propres boîtes d’animation comme Side Effects Software dirigée par Kim Davidson.On leur demande: « Vous considérez-vous comme des Canadiens ou des Américains?» Ils finissent par répondre «comme îles citoyens du monde».VOIR PAGE A 8: HOLLYWOOD Le dossier noir de l’automobile Des milliards en coûts cachés Le pouvoir de la marge Depuis 30 ans, Renée Dupuis persévère dans la défense des droits de la personne et des autochtones L’ENTREVUE Cl.é.MENï AU-AKI) On peut avoir beaucoup d’influence tout en étant en dehors des structures officielles de pouvoir, a constaté Renée Dupuis.MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Renée Dupuis est une femme de principes.Avocate et mère.Mère et avocate.L’une ne va pas sans l’autre.Il n’y a ni passedroit, ni raccourcis.Elle a toujours fait les deux, slalomant entre les préjugés et les clichés.Elle a des valeurs et fait les choses à sa façon.Avocate, elle siège à la Commission des revendications des Indiens depuis un an.Lauréate d’un Prix du gouverneur général et d’un autre du Barreau pour son quatrième essai sur la question amérindienne, Quel Canada pour les autochtones?Im fin de l’exclusion, elle est une sommité en matière de droit autochtone.Respectée et consultée par tous.Mère, elle en est encore plus hère, probablement.Avec son conjoint, le poète Pierre Morency, elle a élevé deux hiles.Elle a délibérément choisi de concilier vie professionnelle et vie familiale, ce qui a parfois placé sa carrière en retrait, en marge.Aucune excuse, aucun regret A la maison, aussi, elle est respectée et consultée par tous.«La pédagogie est très importante dans tous ses aspects.C’est pour ça que j’ai écrit des livres, que j’ai arpenté aussi les rues de la ville avec mes enfants alors que mes collègues me disaient que je ne faisais pas une vraie carrière.Je ne me suis jamais vue comme marginale, c’est le regard de l’autre qui marginalise.» Le compromis et la facilité ne sont pas pour elle.Refusant les offres de partis politiques ou les nominations qui ne correspondaient pas à sa vision des choses et de la vie, elle a cherché et obtenu l’équilibre à la maison et au bureau.•J’ai travaillé très fort pour atteindre un certain équilibre.Étant ce que je suis, je devais domestiquer mon ambition.Peut-être que l’on confond le pouvoir avec la structure officielle de pouvoir.J’observe qu’on peut avoir beaucoup de pouvoir et d’influence en étant complètement en dehors des structures officielles de pouvoir.» VOIR PAGE A 4: DUPUIS Il s’en dépense de l’argent pour les voitures! Mais si la facture est parfois salée en sortant du garage, qu’en est-il plus globalement?Une deuxième entrevue pour clore cette série avec Richard Bergeron, qui publiait en 1999 aux Éditions Hypothèses Le Livre noir de l’automobile.LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Dernier de deux articles En 2000, les Québécois ont dépensé quelque 36,7 milliards de dollars pour se déplacer en voiture, soit 96, 6 % de toutes les dépenses en transport au Québec ou les quatre cinquièmes du budget annuel du gouvernement provincial ! Telle est l’étonnante compilation, qui n’inclut pas les coûts sociaux comme la pollution et l’étalement urbain, réalisée par Richard Bergeron, l’auteur du Uvre noir de l’automobile et qui est aussi spécialiste en analyses stratégiques à l’Agence métropolitaine de Iranspxirt (AMT).«Et les gens nous disent après ça qu’on exagère quand on demande un accroissement de budget de 20 ou 30 millions pour améliorer le transport en commun», qui n'obtient que 3,4 %.lœs miettes de la table! VOIR PAGE A 8: COÛTS ACTUALITÉS Chrétien ravit un député à l’Alliance Page A 3 A f 56301^99 LE DEVOIR.LE LUNDI 28 JANVIER 2002 A 2 • L E S A C T U A LIT E S • Présumé membre d’al-Qaïda à Montréal Al-Jiddi a tenu des réunions tard le soir.jusqu’au 11 septembre Conflit entre Bombardier et Embraer Pettigrew croit que le Brésil pourra revenir la tête haute à la table de négociations L’OMC rend une décision partagée dans le dossier du contrat de Bombardier avec Air Wisconsin MANON CORNELLIER EN BREF Alberta Energy et PanCanadian Energy fusionnent Calgary (PC) — Ijes compagnies Alberta Energy Company Ild (AEC) et PanCanadian Energy Q)rporation ont lait savoir hier qu’elles fusionnaient leurs activités, donnant du même coup naisr sance à la troisième plus importante société non financière au Canada Des responsables des deux entreprises ont indiqué que la nouvelle entité, ayant pour nom EnCana Corporation, serait de classe mondiale en vertu de sa valeur de 27 milliards, et qu’elle aurait son siège au pays.La compagnie née de cette fusion — qui faisait depuis un moment l’objet de rumeurs — sera la plus importante société pétrolière et gazière indépendante au monde en ce qui trait aux réserves ainsi qu’à la production.Uhôpital Honoré-Mercier démoli et reconstruit ?(PC) — Le centre hospitalier Ho-noré-Mercier de Saint-Hyacinthe devra être démoli étage par étage et reconstruit au coût de 40 millions en raison de la présence de champignons et de moisissure.C’est du moins ce qu’a révélé hier la chaîne LCN, se basant sur une étude de «pré-faisabilité» qui doit être présentée au ministre de la Santé d’ici la fin du mois de février.Le pavillon principal, construit en 1970 et qui compte dix étages, serait complètement infecté en raison d’infiltration d’eau dans les murs.Un comité d’experts doit se réunir vendredi pour élaborer un plan de relocalisation du personnel et des employés, les travaux de» vraient débuter en 2003 et se poursuivre pendant un an et demi.On devait rénover trois étages à la fois, un quatrième étage devant servir de tampon pour éviter que les malades soient perturbés ou infectés.Une étude du département de la Santé publique de la Montérégie n’aurait toutefois pas établi de liens de cause à effet entres les décès constatés dans cet hôpital et la présence de champignons.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le présumé membre de l’organisation al-Qaïda qui vivait à Montréal, aLRauf aLJiddi, aurait été croisé alors qu’il quittait définitivement son appartement avec ses valises, en pleine nuit, au mois de novembre.Il aurait alors affirmé à son voisin immédiat, qui venait de le croiser, qu’il s’en allait en Alberta C’est ce que racontaient hier deux autres locataires de l’immeuble où vivait al-Rauf al-Jiddi, au 7687 de la 22' avenue, Stéphanie Babusiaux et Carlos Jacobs.Al-Jiddi aurait également reçu chez lui, jusqu’à quatre fois par semaine, plusieurs hommes arabes avec qui il discutait à partir d’environ 23 heures jusque très tard dans la nuit Cet immeuble modeste de Rosemont est d’ailleurs assailli par les journalistes depuis l’annonce, par le gouvernement américain, qu’al-Jiddi, 36 ans, d’origine tunisienne et citoyen canadien depuis 1995, aurait été reconnu en compagnie d’Oussama ben Laden, sur une bande vidéo diffusée le 17 janvier.Al-Jiddi est le 5' homme reconnu sur cette vidéo par le gouvernement américain.Une lettre d’al-Jiddi retrouvée à Kaboul dans l’appartement bombardé de Mustapha Atef, chef militaire d’Oussama ben Laden mort en novembre, aurait également fait état de l’intention d’al-Jiddi de finir en martyr dans la guerre contre «les infidèles» et contenu des adieux.Le nom complet d'al-Jiddi est al-Rauf ben al-Habib ben Yousef al-Jiddi.«fai vu ces informations à la télévision, raconte Carlos Jacobs, mais ce n’est que quand les journalistes sont arrivés que j’ai fait le lien et que je l’ai reconnu».Aujourd’hui que le lien est fait entre son ancien voisin et l’organisation al-Qaïda, Carlos Jacobs se souvient que les réunions nocturnes de son voisin se sont tenues jusqu’au 11 septembre.«Après, plus rien», dit-il.Ces réunions n'étaient fréquentées que par des hommes, souvent au nombre de trois ou quatre, qui parlaient parfois très fort en arabe dans les escaliers en arrivant, vers 23 heures, ou en partant au milieu de la nuit Ne parlant pas l’arabe, Jacobs ne pouvait pas comprendre ce qu’il s’y disait.En dehors de ces réunions, al-Jiddi était un voisin calme, dit Jacobs, portant la barbe et s’habillant à l’occidentale.«Parfois il me saluait, parfois il ne me saluait pas», dit-il.Le bail de l’appartement numéro 6, récemment occupé par al-Jiddi, était peut-être au nom de son colocataire, un petit homme à lunettes, qui a également disparu de la circulation.«Parce que le propriétaire ne semblait pas se souvenir d’al-Jiddi», ajoute Jacobs.Ce propriétaire ne veut par ailleurs pas rencontrer les journalistes.ALJiddi, dont le passeport canadien est valide jusqu’en 2004, pourrait avoir quitté Montréal avant son colocataire.Pour leur parti Stéphanie Babusiaux et Carlos Jacobs ne se sentent pas en danger du fait des relations de leur ancien voisin.Depuis, l’appartement n° 6 est occupé par d’autres locataires, qui ont pourtant tenu, vendredi, une réunion nocturne semblable aux précédentes, réunissant plusieurs hommes, soutient Stéphanie Babusiaux.Stéphanie Babusiaux et Carlos Jacobs s’étonnaient par ailleurs hier, de n’avoir reçu la visite d’au-cun corps de police enquêtant sur al-Jiddi.«Ni la police de Montréal, ni la Sûreté du Québec, ni la GRC», dit Jacobs.Seulement des journalistes.Egalement recherché en relation avec le réseau al-Qaïda, Faker Boussora, lui aussi canadien d’origine tunisienne et âgé de 37 ans, pourrait voyager avec al-Jiddi.Boussora aurait déjà loué un appartement avenue du Parc et aurait fréquenté le restaurant tunisien Le Soleil, rue Ontario, près du boulevard Saint-Laurent, à Montréal DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA L* Organisation mondiale du i commerce (OMC) désapprouve l’aide financière accordée à Bombardier pour décrocher son dernier contrat avec Air Wisconsin, confirme la décision finale qui sera rendue publique aujourd’hui.Le Canada n’en est pas surpris et pense même que c’est dans son intérêt puisque cela permettra au Brésil de revenir à la table de négociations la tête haute, soutient le ministre du Commerce internationale, Pierre Pettigrew.«Je dois vous dire que cette décision est exactement le résultat espéré pour la stratégie que j’avais dessinée l’année dernière», a déclaré le ministre en entrevue au Devoir hier.Le Canada pourrait en appeler mais rien n’a encore été décidé.La décision «partagée», au dire même du ministre, rejette les plaintes du Brésil contre les programmes canadien et québécois d’aide à l’exportation, mais condamne la décision du Canada d’avoir voulu aligner son aide {matching en anglais) sur celle offerte par le Brésil à Embraer, l'autre principal constructeur de jets régionaux.Ottawa disait respecter en ce sens une politique de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) qui permet à un pays de combattre les subventions illégales d’un autre pays par ce qu’on appelle de l'alignement.«L’OMC n’a pas accepté notre argumentation.C’est une décision qui nous éclaire, qui nous informe», croit-il.Ainsi, le Canada et le Québec savent que le Compte Canada et le compte corporatif administrés par la Société d’ex- pansion des exportations et le programme d’investissement Québec sont, selon l’OMC, conformes aux régies internationales.La politique de l’alignement Ce qui est en cause, par contre, est la garantie de prêt de 1,7 milliard à un taux très avantageux que le Canada a offert à Air Wisconsin l’été dernier pour acheter 75 jets régionaux de Bombardier et prendre une option sur 75 autres.L’aide offerte était similaire à celle fournie par le programme brésilien Proex, un programme jugé à quatre reprises non conforme aux règles internationales, et ce, à la suite de plaintes du Canada Selon l’OMC, l’alignement n’est pas une pratique acceptable, une position d’ailleurs qu’a souvent soutenue le ministre.«J’ai quand même voulu le faire [l'été dernier] pour sauver des emplois à Montréal et obtenir une décision partagée qui allait ouvrir la voie à une négociation la tête haute pour chacune des deux parties.C’est plus facile que sur la base de quatre défaites.» Il estime donc être parvenu à ses fins.«Sur la base de quatre défaites dures à l’OMC, il était très difficile de ramener le Brésil à la table des négociations, a-t-il poursuivi./e crois honnêtement que notre stratégie de l’an dernier nous a permis d’abord de sauver les contrats, et ensuite, sur la base d’une décision partagée, de faire en sorte qu'il soit beaucoup plus facile de ramener le Brésil à la table de négociations et d’enfin résoudre ce litige entre nos deux pays.» Les pourparlers doivent d’ailleurs démarrer le 8 février prochain à New York.Le ministre souhaite une entente qui obligerait les deux constructeurs à se livrer une compétition normale, en vertu des lois du marché, une position défendue aussi par Bombardier.A son avis, la décision offre tous les éléments pour y arriver et ainsi permettre de meilleures relations entre les deux pays.«En négociations commerciales comme en politique, laisser de l’espace pour l’autre est très important.Autrement dit, il ne faut chercher à avoir l’air triomphant.Je ne veux pas prendre cette attitude.Pour moi, il est très important de laisser aux Brésiliens un espace.Ils ont leur fierté et y ont droit et moi, je veux l'accommoder», renchérit-il.Aucun contrat important ne pointe à l’horizon, ce qui rend tout le monde plus accommodant.C’était la même chose avant le débat autour du contrat d'Air Wisconsin.Malgré cela, le ministre pense que si une trêve est conclue, elle tiendra Les Brésiliens eux-mêmes, dit-il, y trouveraient leurs intérêts puisque certains secteurs industriels se plaignent de voir Embraer monopoliser les ressources du gouvernement.La décision de l’OMC, pense le ministre, offre à Brasilia un argument pour bouger.La décision de l’OMC ne remet pas en question les transactions conclues mais vise les actions futures du gouvernement.M.Pettigrew refuse cependant de promettre que le Canada n’aura plus jamais recours à l’alignement.«Ça ne veut pas dire qu’on ne le refera pas dans certaines conditions, des conditions extrêmes.[.] Mais nous ne sommes pas, le Canada, des partisans de l’alignement.Nous sommes cependant partisans de l’utiliser dans des conditions extrêmes comme celui où un pays gagne quatre panels en ligne et que l’autre pays n’applique pas les décisions.» T Il définit toujours la catégorie automobile qu'il a créée.IImM^• ! -y {‘(S^ I’ ® ' - : .: ' • ; ' ¦ Le RX300 fut le premier véritable utilitaire sport de luxe.Et c’est toujours le seul à offrir un confort de roulement digne d’une Lexus tout en vous Élisant bénéficier des capacités hors route d’un utilitaire sport pur-sang.Dotés d’un dispositif de contrôle du dérapage du véhicule, de quatre roues motrices, d’un régulateur de traction et de freins ABS, les RX 300 2002 répondront à toutes vos attentes.L’équipement des deux versions comprend : intérieur cuir, sièges avant chauffants, panneau de toit transparent et rétroviseurs à atténuation éiectrochromique.Et alors que l’Édition Luxe a des garnitures en ronce de noyer, l’Édition Sport, elle, est rehaussée de garnitures en aluminium brossé (et d’un aileron arrière).Tout cela dans un véhicule capable de vous emmener pratiquement n’importe où.Pour contacter un concessionnaire Lexus ou en savoir plus : 1 800 26-LEXUS ?wtvw.lexus.ca Le RX300 Édition Luxe, au prix de 51 250 $* Le RX30O Édition Sport, au prix de 52 100 S1 PAR MOIS 585* PAR MOIS 595* À la conquête de la perfection.© m •Le taux d'intérêt de 6,9 % s (Groupe B) Taux d'intérêt contrat de location) Frais de x véhicules en stock chez le concessionnaire et elle ne peut être combinée à aucune autre offre EXEMPLE DE PAIEMENT RX300 ' ’m par an Frais de O.IS $ pour chaque kilomètre supplémentaire (0.10 S par kilomètre si convenu au moment de la signature du e peut être montré avec un équipement en option Le taux d intérêt de 6,9 % s’applique à des plans de location de .to mois de Tovota Crédit Canada Inc sur approbation du crédit pour les véhicules Lexus RX 300 2002 neufs Cette offre s'applique uniquement aux véhicules en stock chez le concessionnaire et elle ne peut être combinée à aucune autre offre EXEMPLE DE PAIEMENT RX 300 intérêt de 6,9 % - Durée 36 mois PDSF S2 100 $ - Acompte ou échange équivalent 9 660 $ - Mensualité de location S95 $ - Dépôt de garantie 500 $ - Limite * lùlom " ’ (Groupe C) Taux d’intérêt de 6,9 - Durée 36 mois PDSF >2 I00 $- Acompte ou échange équivalent 9 660$ - Mensualité de location 59S$ contrat de location) Frais de transport et de préparation, assurance et toutes taxes applicables en sus Voyez votre concessionnaire Lexus le plus près pour pl rde garantie 500 $ - Limite de kilométrage 24 000 km par an Frais de 0.15 $ pour chaque kilomètre supplémentaire (0,10 $ par kilomètre si convenu au moment de la signature du de détails L offre prend fin le 31 janvier 2002 Le modèle peut être montré avec un équipement e t en option f Place au «génie» Atterrissage d’urgence aux Açores Un logiciel pourrait avoir induit en erreur l’équipage d’Air Transat PRESSE CANADIENNE Un programme informatique a donne des renseignements inexacts à l’équipage de l'appareil d'Air Transat en panne sèche ayant été contraint d'eftèctuer un atterrissage d'urgence aux Açores, archipel portugais de l'Atlantique, en août dernier, affirme le principal enquêteur charge de faire la lumière sur cet incident, Frederico Serra Des responsables du bureau de la sécurité des transports du Portugal, principale agence chargée de l’enquête, consacrent une partie de leurs efforts à ce logiciel, permettant habituellement au personnel naviguant de surveiller le fonctionnement des systèmes de tout avion de ligne.fis croient possible que le programme ait interprète une fuite de carburant comme une rupture d’équilibre du combustible, incitant du même coup l’équipage à reagir de façon différente au problème affectant l’Airbus A-330, alors que ce dernier perdait rapidement son carburant et planait jusqu'aux Aeon's.•Nous examinons attentivement la possibilité que l'information fournie par l'ordinateur n ait pas été la meilleure possible afin de faire face au problème, et nous nourrissons de sérieux doutes à ce sujet», a déclaré M.Serra à l’occasion d’une entrevue accordée depuis üsbonne, au Portugal.«By a quelque chose qui ne iw pas avec ce système Quelque chose n'a pas tic tienne à temps à iequipa-ge», a ajoute M.Serra, qui travaille de concert avec le Bureau de la se curité des transports du Canada l es enquêteurs estiment que lorsque l’équipage s’est rendu compte de la fuite, il était trop Utrd pour en atténuer la gravite.Ils croient possible que la fonction au tomatique chargée de corriger les déséquilibres de carburant — alors qu’il se trouve davantage de com bustible dans un réservoir que d;ms l’autre — ait aggravé la situation.L'ordinateur a interprète la fuite de carburant comme une rupture d’équilibre du combustible, déclenchant possiblement le mécanisme détournant le carburant du reservoir fuyant tout en vidant le second.«I.équipage ne pmevait.faire.face
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