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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2002-01-29, Collections de BAnQ.

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AFGHANISTAN WASHINGTON Des prisonniers de guerre, selon Bill Graham Page A 4 -n Bush et Karzaï: même combat Page A 5 ?w w w .led e v o i r .c o m ?- LE DEVOIR TAXES- I $ Cauchon: pas de faveur pour le Québec Personne n’est distinct en matière de jeunes contrevenants, dit le lieutenant québécois du PLC MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le Québec n’affiche aucun caractère distinct lorsqu’il est question de jeunes contrevenants et devra, comme toutes les autres provinces, se confor- mer à la future loi C-7 sur la justice penale pour les adolescents, a indiqué hier Martin Cauchon.le nouveau ministre de la Justice et le lieutenant politique de Jean Chrétien au Québec.«Je pense que l’objectif premier du projet de loi est louable et ce qui est vrai pour l’ensemble des autres pro- vinces est également vrai pour l’ensemble de la province de Québec', a-t-il d'abord déclaré aux Communes.Quand le bloquiste Michel Bellehumeur a répliqué en souhaitant que le projet de loi respecte le «caractère distinct du Québec en matière de traitement des jeunes contrevenants», le ministre Ta accusé d’entrete- nir des «mythes- sur la législation.«Ce que je voudrais vous dire, c'est qu’il n’existe pas de caractère distinct comme tel au Québec.Ce que je dis c’est qu’aetuelle-ment nous allons mettre davantage l’accent, à travers VOIR PAGE A S: CAUCHON Remaniement Landry réfléchit toujours Retranché à Verchères, le premier ministre consulte et rencontre MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Pendant que les cabinets politiques sont sur les dents à Québec, le premier ministre Bernard Landry s’est retranché dans sa résidence de Verchères avec ses proches collaborateurs pour terminer sa réflexion sur la composition de son Conseil des ministres.Certains ministres ont été convoqués et d’autres le seront d’ici à mercredi avant des rencontres prévues avec des députés qui accéderaient au cabinet M.Landry rencontrera dès son retour, probablement mercredi, le ministre des Transports, Guy Chevrette, qui a mis fin à une visite de 12 jours au Japon et au Cambodge.les rumeurs veulent que MM.Chevrette et Brassard perdent quelques-unes de leurs responsabilités au profit de nouveaux membres au sein du Conseil.VOIR PAGE A 8: LANDRY PERSPECTIVES De la guerre à la récession Guy Ta il le fer Le Devoir Le défi est le suivant pour le président George W.Bush ce soir au Capitole à l’occasion du discours annuel sur l’état de l’Union: convaincre les Américains qu’il saura mater les démons d’une récession moins «douce» que celle annoncée et d’une guerre contre le terrorisme qui n’a pas encore livré Oussama ben Laden.À dix mois d’élections législatives où se jouera le contrôle du Congrès, M.Bush dispose d’atouts indéniables dont le moindre n’est pas un indice de popularité phénoménal qui dépasse les 80 %.Il n’empêche que l’exercice de ce soir devant les élus des deux chambres du Congrès — et en présence d’invités comme Hamid Karzaï, chef du gouvernement intérimaire afghan — comporte certaines difficultés politiques, mettent en exergue les experts.Comme The New York Times aime à le taire dans des analyses fines de la politique présidentielle américaine, le journaliste Richard L Berke écrivait hier que le président voudra «calibrer» son discours de manière à se féliciter pour le renversement des talibans sans avoir l’air triomphaliste, tout en lançant des pistes de sortie de récession rassurantes pour les électeurs Oire la classe moyenne américaine).C’est un calibrage qui prend en fait la forme d'une transition d'intérêts: cinq mois après les attentats, disent les sondages, les Américains ont moins peur des terroristes que de la dégradation de la situation économique et du marché de l’emploi.VOIR PAGE A 8: RÉCESSION INDEX Idées.A7 Le monde.A 5 Mots croisés.B 5 Météo.B5 Sports.B 6 Télévision.B 7 Annonces.B 5 Avis publics .B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 REUTERS Le président Bush s’adressera à la nation américaine ce soir.Aznavour: la dernière tournée JACQUES GRENIER LE DEVOIR Charles Aznavour était à Montréal hier pour préparer la dernière tournée nord-américaine de sa carrière.W M- > CêfÈ ' L’irrémédiable fin Après un demi-siècle de spectacles, galère des débuts, duo Roche-Aznavour révélé à Montréal, succès en France et triomphes sur toutes les scènes du monde, le p’tit-bonhomme-grand-monsieur de la chanson française fait ses adieux au tour de chant.Mais pas au métier.SYLVAIN CORMIER Ça va mal.Il est midi trente, la conférence de presse d’Aznavour va commencer et la sono fournie par le Reine-Elizabeth n’amplifie rien.C’est d’autant plus crucial qu’Aznavour ne peut absolument pas hausser la voix: le timbre si magnifiquement enroué qui a fait sa renommée du Carnegie Hall de New York au Palais des congrès de Paris — où l’ancien crieur de journaux a tenu à l’automne 2000 le «haut de l’affiche», comme il le chante dans Je m’voyais déjà, six semaines consécutives — n’est plus en cet étrange lundi de printemps en hiver que pauvre filet de bronchitique.Aznavour, qui aura 78 ans en mai, jouit d’une santé proverbialement bonne, mais il se trouve qu’il a chopé ces jours-ci une vraie de vraie saleté et qu’il tousse méchamment.«Elle est furieuse», commentera-t-il.Mais que fait donc Charles Aznavour en tournée promotionnelle éclair au Québec et en Ontario, trois mois avant le pan canadien de La Dernière Tournée, ultime salut à la scène du dernier grand maître de la chanson française?Lui qui a déjà son Wil-frid-Pelletier archiplein le 25 avril et à ras bords les 26, 27 et 28, lui pour qui le Hummingbird de Toronto et le Colisée de Québec craqueront les 22 et 24 avril, n’aurait-il pas pu sucer tout bêtement des pastilles à la maison, en Suisse?Pourquoi se soumettre aux capsules des télés à llhSO, à la conférence de presse l’heure d’après, à la queue leu leu de la presse écrite dans l’après-midi, à l’entrevue en direct au journal télévisé de Pierre Bruneau, puis consacrer sa soirée à l’enregistrement du talk-show de Marc Labrèche?«Parce que ça fait partie du métier», offrira-t-il pour toute explication lors des vingt minutes allouées au Devoir.•Et j’ai toujours fait face à toutes les obligations de mon métier.» Ce n’est certainement pas une mise en scène: Aznavour est certes l’as des as de la composition dramatique au cinéma comme dans la chanson (du bi-dasse d’Un taxi pour Tobrouk au travesti de Comme ils disent), mais pas au point de cracher ses poumons pour justifier sa décision de «relâcher totalement» l’agenda des engagements et renoncer à ce qu’il appelle encore son «tour de chant».Même si, à la tablée des micros de la radio québécoise, il avoue quitter la scène «avant que la voix ne disparaisse complètement et avant que le visage ne commence à tomber», tous les articles d’Europe lus sur Internet font chorus: deux heure et demie durant, ce dernier rendez-vous propose un Aznavour intact, dégaine leste et trémolo arrache-cœur.Pas le chant d’un cygne époumoné.«Je me sens bien, J’ai presque honte de le dire», résume-t-il, notant que son «cher Gilbert» (Bécaud), au contraire de Trenet, est mort «plus Jeune» que lui.N’empêche qu’en ce lundi au vent mauvais, il s’animera peu, répondant avec intelligence, mais brièveté aux questions.A propos du réalisateur canadien Atom Egoyan, avec lequel il vient de tourner un film sur le génocide arménien, Varenagh Aznavourian se contentera de parler d’un «metteur en scène de tout premier ordre».Du livre qu’il écrit depuis un an sur sa vie, il ne dira rien, pas même le titre («il est trop bon»), précisant seulement qu’il l’écrit «à la main».Sondé sur le contenu du spectacle, il répondra ce qu’il a toujours répondu: «Je ne ferai rien de différent.Ce qui m’a sauvegardé dans ce métier, c’est que je m’en suis toujours tenu à ce que je savais faire.» Quarante-quatre ans plus tôt, il savait déjà faire.Fin 1948, débarqué avec son R erre Roche de compère à Montréal, «grande ville de province pas française, mais pas américaine», après avoir suivi Piaf à New York, VOIR PAGE A 8: AZNAVOUR «Reconstruisons New York.Reconstruisons le monde » Les manifestants seront au rendez-vous de Davos sur VHudson Comme c’est maintenant presque la coutume pour ce genre d’événements, des milliers de manifestants envahiront les rues de Manhattan jeudi tandis que s’ouvrira à New York le Forum économique mondial (FEM), qui se tient habituellement à Davos, en Suisse.Ix> FEM doit accueillir 3000 chefs d’entreprises, académiciens, chefs d’Ftat et artistes attendus du 31 janvier au 4 février au Waldorf Astoria.STÉPHANIE TREMBLAY CORRESPONDANTE DU DEVOIR New York — «Arrêtons le Forum économique mondial.Reconstruisons New York.Reconstruisons le monde pour le peuple, pas pour le profit» : voici l’appel que lance le groupe Another World is Possible (Un autre monde est possible).Formée il y a environ deux mois pour préparer les manifestations de New York, cette coalition d’une cinquantaine de groupes d’activistes se prépare à prendre d’assaut les rues de New York.Mais, avant d’aller manifester, le groupe a tenu à organiser plusieurs rencontres où l’on a discuté de ce que représente le FEM, de ce qui s’y passe et des enjeux de la rencontre.Kate Cooper, membre de Another World is Possible, estime que les gens qui vont manifester savent pourquoi ils le font et ne sont pas les jeunes hurluberlus que la presse a si souvent décrits.On peut très bien savoir pourquoi on proteste, mais tous ne manifestent pas contre les mêmes choses.Cette semaine à New York, on protestera contre la mondialisation, la pauvreté, le racisme, le fait que le forum se tienne à New York, la destruction de l’environnement, la guerre en Afghanistan et bien d’autres choses encore.Différents sujets qui sont à l’image des différents groupes de manifestants.«Il y a beaucoup d’étudiants, mais aussi de plus en plus de gens de diverses professions, de différents milieux et groupes d’âges», explique Kate Cooper.Le point de ralliement entre tous ces gens est leur commun désaccord avec l’essence même du FEM.Selon Jake Hosen, membre de Students for Global Justice (Les étudiants pour la justice globale), il faut s’opposer au FEM parce que «ce n’est pas une organisation ouverte ou représentative, ce qui en fait un organe inapproprié pour discuter de politiques mimdiales».Même si on s’attend à des manifestations continuelles près du Waldorf Astoria, l’hôtel où se tiendra le forum, le plus grand rassemblement est prévu pour samedi.11 y aura alors une marche qui doit débuter a Central Park et se terminer devant le Waldorf Asteria.Tout au long de la rencontre internationale, d’autres événements se tiendront en parallèle un peu partout dans la ville.VOIR PAGE A 8: NEW YORK SPENCER PLATT GETTY IMAGES Mi-janvier, les policiers de New York se sont exercés à maîtriser des manifestants en prévision du Forum économique mondial qui SPENCER PLATT GETTY IMAGES Mi-janvier, les policiers de New York se sont exercés à maîtriser des manifestants en prévision du Forum économique mondial qui s’ouvre cette semaine.«Cette fin est préparée.Enfin, pas totalement préparée, mais consentie depuis le début» 778313000658 LE DEVOIR, LE MARDI 29 JANVIER 2 0 0 2 A 2 ?LES ACTUALITÉS- Hausse des effectifs dans les écoles anglaises Diane Lemieux entend colmater la brèche Un détour par Vécole privée ouvre la porte au secteur public ARCHIVES LE DEVOIR Louise I^emieux refuse de critiquer le travail de la Commission Larose mais admet que le rapport manquait de statistiques.JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR La ministre Diane Lemieux, responsable de la Charte de la langue française, donne raison à Jean Dorion: il y a un mouvement à la hausse, depuis quelques années, quant à la proportion d’élèves qui fréquentent l’école anglaise.«Le glissement est minime, mais réel.Si l’on tient compte de la période couverte et du nombre d'élèves touchés, ce n’est pas une catastrophe, mais c’est quand même un phénomène à observer», disait Mme Lemieux hier, en réaction à la série publiée en page Idées du Devoir — qui se poursuit aujourd’hui et demain — par l’ancien délégué général du Québec à Tokyo.«Ça nous indique que la situation du français au Québec sera toujours un combat sans fin et qu’il faut exercer une certaine vigilance pour savoir mettre le projecteur sur les problèmes les plus importants.» L’école privée Et le projecteur, selon les études du ministère, doit pour le moment être braqué sur l’accès à l’école anglaise privée non subventionnée, que certains utilisent pour «acheter» après un, deux, ou trois ans d’étude, l’admissibilité à l'école anglaise publique.La brèche est connue et la promesse de la colmater remonte à quelques années.En décembre, la ministre Lemieux a officiellement annoncé qu’elle légiférerait à ce sujet lors de la prochaine session parlementaire.Hier, elle indiquait avoir entre les mains une ébauche de projet de loi.«Notre intention est très claire: c’est un trou de la loi qu’il nous faut boucher», dit Mme Lemieux.Le libellé final du projet de loi dépendra du jugement de la Cour d’appel dans l’aflaire Solski — dossier où la Cour supérieure a statué qu’il était inconstitutionnel d’exiger que la «majeure» partie des études aient été faites en anglais pour donner accès à l’école publique anglaise.Le projet de loi lui-même découle d’une recoipmandation du rapport issu des Etats généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec, qui n’a toute- fois pas fait d’études statistiques sur la situation du français, ce dont s’étonnait Jean Dorion.«La commission a fait le choix de travaux plus qualitatifs, basés sur une démarche participative.Mais quand arrive le moment des choix, il faut chiffrer.C'est sûr que j’ai dû compléter leurs travaux avec notre équipe de chercheurs», a expliqué la ministre Lemieux — qui n’était pas en fonction quand la commission Larose (du nom de son président Gérald Larose) a été formée pour présider les Etats généraux.La démarche a donc été inutile?«Non, proteste la ministre.Je ne veux pas opposer les méthodes.La commission Larose a permis de Palper les consensus, de capter où les gens en sont par rapport à différents aspects de la langue.Ç’a beaucoup de valeur.» Critiques justifiées Mais pour Mario Beaulieu, président du Parti québécois de Montréal-Centre, les données de Jean Dorion viennent justifier les vives critiques qu’il avait faites au moment de la sortie du rapport à la fin août «La commission Larose n "avait pas de comité scientifique, dit-il.Pourtant, il est très difficile de s’improviser démographe, surtout pour comprendre des phénomènes qui se ftmt sur plusieurs générations» Le démographe Charles Cas-tonguay, de l’Université d’Ottawa, salue aussi l’analyse «incontournable» de M.Dorion et le laxisme de la commission Larose, «qui a presque condamné à l’avance ceux qui font des analyses statistiques».•Le ministère de l’Éducation lui-même aurait dû attirer notre attention sur ce phénomène, qui s’explique par des trous dans la loi qu’on connaît depuis longtemps», ajoute-t-il Données non significatives Ce sont justement les brèches dans la loi plus que les statistiques qui sont importantes dans ce dossier, dit Jean-Herre Prouk, de l'Université de Montréal.L’ancien journaliste devenu professeur suit depuis des années le dossier linguistique: il fut même directeur du Bureau d’admissibilité à l’enseignement en anglais au moment de l’entrée en vigueur de la loi 101.«Les statistiques présentées par M.Dorion ne sont pas significatives d’une année à l’autre et je ne crois pas qu’elles le soient non plus sur quelques années.Par contre, la passoire de l’école privée non subventionnée est vraiment un détournement de sens de la loi 101, qui s’éloigne du compromis d’origine.Il faut que le gouvernement donne le signal qu’il prend ce genre de détournements au sérieux.» Jack Jedwab, vice-président de l’Institut Missisquoi — qui étudie la communauté anglophone du Québec — a toutefois une autre analyse de la situation.Ce n’est ni la clause Canada, ni les entour-loupettes qui expliquent l’augmentation de la fréquentation des écoles anglaises.Ce sont les enfants issus de mariages mixtes, en hausse depuis dix ans, qui viennent grossir les troupes.Il publie d’ailleurs ce matin même une étude sur le sujet m ;v- 1 s’en allant en Bourse Le lion dans sa tête eut un projet : Liste des entreprises composant l'Indice Québec-30”r en date du 14 janvier 2002 : Bombardier BCE Alcan Aluminium Banque Nationale du Canada Banque Royale du Canada Power Corporation du Canada Abitibi-Consolidated Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada Corporation financière Power Groupe CGI Québécor world Domtar Banque de Montréal Molson Métro Groupe Jean Coutu (PJC) Industrielle Alliance cie d'assurance sur la vie BCE Emergis Groupe Transcontinental G.T.C.Groupe SNC-Lavalin Québécor Alimentation Couche-Tard Banque Laurentienne du Canada Saputo Tembec Axcan Pharma Groupe TVA Cogeco Câble Les Industries Dorel Cascades Pour en savoir plus sur l’Indice Québec-30“: : www.iq30-iq150.org Venez nous rencontrer : Au Carrefour l lndustrielle-Aliiance 977, rue Sainte-Catherine Ouest (voisin de Simons, niveau métro) Du 28 janvier au 28 février inclusivement • Lundi au vendredi : 10 h 30 à 16 h 30 • Samedi et dimanche : 13 h à 16 h 30 > s’offrir un placement différent, sans tout risquer.Prudent et sage, il choisit le REER à rendement boursier Placements Québec.Du potentiel de croissance de 30 importantes entreprises oeuvrant au Québec, il tirera avantage.Par le gouvernement du Québec, son capital investi sera pleinement garanti et couronné d’un généreux boni ! 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E R 2 O O 2 RÉCESSION Sl ITE DE LA PAGE 1 D y a lieu d'être inquiet: à la mi-janvier, on apprenait que l’Allemagne, moteur de l’Europe, entrait en récession, que le Japon y resterait encore toute l’année, que la Grand^Bretâgne était en ralentissement et que l’Espagne allait être durement touchée par la déconfiture de l’Argentine.Pendant que les entreprises dominantes du Dow Jones revoyaient à la baisse leurs cibles de rentabilité.Bush fils garde bien à l’esprit l’erreur de jugement qui a fait perdre la présidence à Bush père en 1992.Ce dernier a gagné la guerre du Golfe en 1991 pour échouer à sa réélection l’année suivante — pour ne pas avoir compris assez vite que la récessipn était devenue une préoccupation majeure aux Etats-Unis.Les conseillers du fils, à commencer par son premier conseiller politique Karl Rove, ont prétendu ces derniers temps ne pas craindre que le président soit perçu comme un homme préoccupé uniquement par la guerre en Afghanistan, à l’exclusion de l’économie.Pas si sûr.Pour ne pas justement se faire prendre comme papa aux prochaines présidentielles, M.Bush a ordonné à l’automne à un groupe de ses conseillers de se concentrer sur les questions économiques.Le président ne déposera sa proposition de budget que lundi prochain au Congrès, mais on en connaît déjà le cœur.Ce soir, il donnera encore des indices dans un discours dont l’essentiel est écrit depuis plusieurs jours.On sait donc que la guerre et la récession seront pour la Maison-Blanche les deux excuses qu’il évoquera pour augmenter de 9 % les dépenses de l’État Une hausse d’autant plus importante quelle est le fait d’un conservateur.La perspective de nouveaux déficits budgétaires n’est même plus taboue.Cependant, l’essentiel de ce bond dans les dépenses est le fruit d’une obsession sécuritaire.11 tiendra dans une augmentation de 15 % des dépenses militaires à 366 milliards de dollars américains (on n’a pas vu ça depuis Ronald Reagan) et dans le doublement à quelque 38 milliards du budget de la sécurité intérieure (pompiers, police, frontières).«La meilleure chose que je puisse faire pour l’économie, a d’ailleurs déclaré M.Bush la semaine dernière, c’est de m’assurer que l’ennemi ne nous frappera pas de nouveau.» Parallèlement, la Maison-Blanche compte accélérer l’application des réductions de taxes et d’impôts promises aux particuliers et aux entreprises.Avec le résultat inévitable, accusent des démocrates en mentionnant les fonds de pension et le secteur de la santé, que Bush devra par compensation effectuer des compressions profondes dans d’autres programmes gouvernementaux.Il faudra aussi demeurer attentif ce soir à ce dont M.Bush ne parlera pas.Mentionnera-t-il l’embarrassante affaire Enron, dont les dirigeants ont été proches du président et de certains membres de son gouvernement?Prononcera-t-il le nom de ben Laden, qui n’a pas encore été capturé «mort ou vif»?Il s’agira de la troisième intervention de M.Bush devant le Congrès depuis son élection, après son discours de politique générale du 27 février 2001, puis celui du 20 septembre à la suite des attentats à New York et Washington.Aussi, un autre défi se présente-t-il à un président que l’opinion ne trouve pas toujours très «présidentiel»: être meilleur encore qu’il ne l’a été dans son discours prononcé aux lendemains du 11 septembre — pour lequel il avait été félicité, mais en bonne partie justement parce qu’on ne s’attendait pas à ce qu’il soit à la hauteur.Les Américains seront nombreux, à compter de 21 heures, à le scruter.Dans un sondage New York Times/CBS News Poil effectué la semaine dernière, plus de 80 % des répondants ont indiqué leur intention de prêter l’oreille à son discours sur l’état de la situation.Bush fils garde bien à l’esprit l’erreur de jugement qui a fait perdre la présidence à Bush père LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi j>ar l^e Devoir Inc.dont le siege social est situe au 2050.rue De Bleury.O' étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.H00.boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.1* Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du (iroupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n' 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.LE DEVOIR ACTUALITES Ben Laden aurait été dialysé en LANDRY septembre au Pakistan, selon CBS REUTERS Washington — Oussama ben Laden a subi une dialyse renale clandestine dans un hôpital militaire au Pakistan, la veille des attentats du 11 septembre contre le World Trade Center et le Pentagone, dont il est l’instigateur présumé, a rapporté hier la chaîne américaine CBS News.Le chef du réseau islamiste Al Qaida a été soigné dans l’hôpital militaire de Rawalpindi, ajoute la chaîne, citant des sources proches des services de renseignement pakistanais.Une infirmière de cet hôpital a pour sa part dit à CBS que le personnel habituel du département d'urologie avait été congédié pour l'occasion, et remplacé par d’autres médecins.«C’était un traitement réservé à une personne très spéciale», a-t-elle estimé sous couvert d'anonymat Un autre employé de l'hôpital a raconté avoir vu un homme «mystérieux» être aidé alors qu’il sortait d'une voiture.«C'est l’homme que l’on cannait sous le SUITE DE LA PAGE 1 le projet de loi C-7, sur les mesures extra-judiciaires pour permettre une meilleure réinsertion de l’ensemble des jeunes», a déclaré le ministre, adressant ainsi une fin de non-recevoir à la demande du gouvernement québécois d'être soustrait à l’application de la nouvelle loi.Québec aurait voulu conserver la loi actuelle qui, correspond davantage, selon lui, à sa philosophie.A sa sortie des Communes, M.Cauchon a tenté de s’expliquer.«C’est une législation qui est pancana-dienne et le but de l’ensemble des provinces, c’est de paire en sorte qu’on puisse effectivement, dans un contexte de sécurité pour la population, aider ces jeunes-là, permettre une meilleure réinsertion et, en ce sens, je ne pense pas qu’on puisse dire qu’une province a [it] une autre approche par rapport à une autre.» Pour le chef bloquiste Gilles Duceppe, la position du ministre montre le peu de poids qu’a la motion libérale, adoptée au lendemain du référendum de 1995, reconnaissant le caractère distinct du Québec.Il a noté par ailleurs que le ministre avait accepté l’amendement apporté par le Sénat, portant sur les peines imposées aux jeunes autochtones.«On appuiera, nous, l’amendement sur la spécificité pour les jeunes des nations autochtones.Or, pourquoi la reconnaît-on pour les jeunes des nations autochtones, mais pas pour les jeunes de la nation québécoise?» a-t-il demandé à sa sortie de la Chambre.L’amendement du Sénat, adopté juste avant Noël, doit être adopté par la Chambre.Le ministre Cauchon veut agir dès cette semaine afin de permettre l’entrée en vigueur rapide de la loi.la réforme de la Loi sur les jeunes contrevenants traîne depuis longtemps à cause, surtout, du combat acharné que lui a livré le Bloc au nom du consensus nom d’Oussama ben laden.J'ai egalement entendu deux officiers de l arme parier entre eux», a ajoute cet employé, egalement sous couvert d'anonymat.«Ils disaient qu 'il fallait surveiller et s 'occuper avec attention d'Chissama ben laden.» la-s responsables de cet hôpital et le gouvernement pakistanais ont démenti ces informations.Ben laden n’a pas été aperçu depuis décembre dernier, la chaîne qatarie Al Djazira a diffusé un message du milliardaire d'origine saoudienne qui aurait été enregistré à la mi-décembre.Selon le président pakistanais, Pervez Musharraf, Ben Laden pourrait être décédé d’une affec tion rénale.Ce qui ne serait pas une «mauvaise nouvelle» selon la Maison blanche, qui a toutefois précisé ce mois quelle ne pouvait confirmer une telle déclaration.Le Pakistan reconnaissait le régime déchu des taliban, hôtes d’Oussama ben Irtden, avant les attentats antiaméricains du 11 septembre et la campagne de frappes de EUS Air Force en Afghanistan.québécois en la matière.Alors que certaines provinces jugeaient le projet C-7 trop mou, au Québec, on s’y oppose pour les raisons contraires.Tous les partis politiques et toute la communauté juridique de la province craignent que son entrée en vigueur n’entraîne une érosion de l’approche québécoise axée sur la réinsertion.Cette dernière a permis au Québec d’afficher les plus bas taux de criminalité juvénile et de récidive au pays et la meilleure performance en matière de réinsertion.Le projet de loi fédéral insiste sur la reinsertion et les mesures extrajudiciaires, mais certaines dispositions ont une forte saveur répressive, comme la possibilité d’incarcérer un jeune dans une prison pour adultes.Plus litigieuse encore est la présomption qu’une peine d’adulte sera automatiquement imposée pour punir certains crimes, et ce, dès l’âge de 14 ans.Sur ce point, le fédéral a fait un compromis, a rappelé M.Cauchon, en permettant à chaque province de se soustraire à cette clause ou d'en limiter la portée aux jeunes de 16 ou plus.Mais au-delà de ces dispositions précises, ce sont les principes sur lesquels le projet de loi s’appuie qui inquiètent les intervenants du Québec.Ainsi, les peines devront davantage correspondre à la gravité du crime tout en tenant compte de la situation particulière du jeune.Dans la loi actuelle, ce dernier critère est le facteur déterminant Martin Cauchon croit pour sa part que la nouvelle loi, que le gouvernement Landry conteste devant les tribunaux, offre aux provinces toute la flexibilité dont elles ont besoin tout en faisant plus de place à la réinsertion et aux mesures extrajudiciaires.L'objectif, a-t-il rappelé, est de réduire le recours à la détention.Le Canada affiche un des taux d’incarcération juvénile les plus élevés des pays industrialisés.1 es autres membres du cabinet défilent depuis hier chez M.landry à Verchéres, où le premier ministre a discuté de remaniement toute la fin de semaine avec son directeur de cabinet, Claude Roy, le directeur du IX).Raymond Bréard et le ministre Gilles Baril.la récolte de candidats à l'extérieur du Parti québécois étant plutôt maigr e en ces temps d'apparences de bisbille au gouvernement, le premier ministre songe à faire monter au cabinet certaines recrues comme ministres délégués.Deux noms reviennent souvent lors des rumeurs de remaniement: Jean-Guy Paré et Michel Ijétoumeau.Protégé de la ministre des Finances Pauline Marois, le premier est député de Lotbinière et recevrait l’appui de Mme Marois comme candidat au portefeuille de l’Industrie et au Commerce.Pour éviter toute apparence de conflit d'intérêts, toutefois, la SCF et son président, Claude Blanche!, pourraient relever du premier ministre ou l’époux de Mme Marois, laisse-t-on entendre dans l’entourage de la vice-première ministre, aurait déjà d'autres projets.Député d’Ungava, Michel 1 étourneau, fait quant à lui déjà partie d'un comité avec Guy Chevrette sur les suites de l'entente avec les Cris.11 ferait donc un candidat naturel aux Affaires autochtones ou au développement nordique.Deux jeunes députés, Stéphane Bedard, de Chicoutimi, et Jean-François Simard, de Montmorency, font également parier d’eux à Québec comme candidats de la relève à des postes de ministres juniors.I >u côté des candidatures féminines, la récolte est encore plus mince.Sollicitée par le cabinet de la ministre Marois pour faire le saut en politique, l’économiste en chef de la Banque Nationale, Dominique Vachon, a accepté la semaine dernière le |x>ste de directrice générale de La Financière, un organisme relevant d'investissement Québec.Baril se* défend De retour de vacances, Cilles Baril a défendu vigoureusement, pour sa p;irt, son amitié pour un lobbyiste, André Desroches, de la firme Oxygène 9 en se disant en faveur d’une législation pour encadrer le travail de lobbying politique.Le ministre dit ne pas avoir passé ses vacances avec M.Desroches, mais il a partagé le volant d’une camionnette jusqu’au Mexique en assumant ses propres,dépenses.Le ministre d’Etat aux Régions a fait savoir que son amitié, avec quelqu’un qu’il connaît depuis 20 ans et qui est tuteur testamentaire de sa fille, n’a entaché en rien sa conduite de ministre.«Je peux comprendre qu ’on se questionne sur les apparences dans la population», a fait savoir M.Baril en entire vue à la télévision avant d’ajouter qu’il se ferait le défenseur d'un encadrement législatif du lobbying, aussi bien du travail des lobbyistes professionnels que des cabinet de relations publiques, des ingénieurs ou des avocats.Se disant blessé par les rumeurs au sujet de son amitié avec M.Desroches, le ministre Baril a également voulu rectifier les informations sur les contrats liant ses activités ministérielles, à l’Industrie et au Commerce notamment, en ce qui a trait aux sommes perçues par Oxygène 9 et André Desroches pour des contrats qu’ils représentaient.Selon M.Baril, M.Desroches n’aurait reçu que 5000$.CAUCHON AZNAVOUR «C’est un retrait, pas un adieu.» NEW YORK SUITE DE LA PAGE 1 JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Être ce qu’on est et paraître ce qu’on doit paraître, c’est la grande difficulté.» SUITE DE LA PAGE I il exige pour passer au Faisan Doré du boulevard Saint-Laurent qu’on installe un rideau et un semblant de scène.Dignité d’artiste.«Y avait rien, se souviendra Azna-vour de retour dans sa suite.C’était un bal musette.Y avait un ring et je n’avais pas du tout envie qu’on chante sur un ring et, comme le patron était d’accord pour tout pourvu qu’on vienne, je lui ai fait faire des travaux.En une nuit, c’était fait.Quand on fermait les rideaux, ça ressemblait à un lieu de spectacle, sinon c’était toujours un bal musette.» C’était plus chic à La Porte Saint-Jean de Gérard Thibault, à Québec.«Je suis resté au Québec assez longtemps pour avoir mes habitudes.Et des copains.Qui sont morts aujourd’hui ou qui ne sortent plus.» Et Aznavour de se demander tout haut «ce qu’est devenu [Roger] Baulu»: mort aussi, lui dis-je, comme Roche et Jacques Normand.«Il y a Monique [Leyrac], que je vois de temps en temps en France.» Pas la moindre modulation de regret dans le ton.Nostalgie, connaît pas.Pèlerinage sur la Main non plus.«Je ne retourne nulle part.Parce que les gens ne sont plus là.» Si on était en spectacle et qu’il chantait La Bohème, il y aurait l’estomac qui se nouerait quand il étirerait le «tout» de «Ça ne veut plus rien dire duuu touuuuuuut.» Étonnant contraste: Aznavour n’est jamais émouvant en entrevue.Il le sait «Être ce qu 'on est et paraître ce qu on doit paraître, c'est la grande difficulté.Moi, je ne suis pas ce personnage que le public vient voir en spectacle.Mais les gens s'attendent à ce que vous ayez une espèce de présence artistique tout le temps.» Petite étincelle dans l'œil: le sujet l’allume.«C’est comme au cinéma.Vous avez deux sortes d’acteurs: ceux dont on ne parle pas et qui font de très belles prestations, et ceux qui font de très belles prestations aussi mais dont on parle beaucoup.» Ceux-là «performent», même en entrevue.«Mais ça, je ne sais pas le faire.» Ce qu’il sait faire, c’est partir.«Cette fin est préparée.Enfin, pas totalement préparée, mais consentie depuis le début.Peut-être parce que j’avais toujours l’impression que ça ne tiendrait pas aussi fort aussi longtemps, je m’étais dit: si le public tout d’un coup m’abandonne, je partirai avant.Le fait est que le public ne m’a pas abandonné, mais en vérité, je m’étais préparé à l’idée de quitter la scène parce que je ne voulais pas être comme ces artistes qui sont attachés à la gloire et qui sont malheureux à partir du moment où il y a une baisse de forme de 10 mm, ces artistes qui recherchent le regard des gens dans la rue.La fin est là, irrémédiable.» Et comme dans tous les spectacles d’Aznavour, il n’y aura pas de faux rappels, seulement des vrais, «une ou deux chansons dans un spectacle-bénéfice, par exemple».Il y aura aussi des films: emploi du temps aéré, les propositions affluent Et la comédie musicale luiutrec, échec à Londres, est encore et toujours un «projet vivant».Le livre aussi.«C’est un retrait, pas un adieu.» Suite et fin d’étape en avril.Un contre-forum appelé Globalizing Justice (Mondialiser la justice), organisé* par le groupe Students for Global Justice se tiendra à l’université Columbia.On y discutera des différents aspects et problèmes reliés à la mondialisation.Le mot d’ordre pour les manifestants est la nonviolence.On ne planifie pas d'affrontements directs avec les policiers ni de tentatives de destruction de barricades, comme on l’a vu à Québec, entre autres.Les participants sont plutôt invités à manifester leur désaccord avec le FEM en utilisant des moyens créatifs qui s’inspirent du théâtre de rue ou du festival.On doit donc s’attendre à voir les manifestants arborer des affiches, se déguiser, faire de la musique ou même danser.Peu importent les techniques, ils exprimeront haut et fort leur désaccord avec ce qu’ils considèrent comme un «cocktail party» de cinq jours, ou pire, comme un gouvernement de l’ombre.Les policiers se préparent Malgré cela, les risques de violence sont présents et il ne serait pas surprenant de voir apparaître quelques «casseurs» parmi la foule de manifestants.Ainsi, depuis quelques semaines, les policiers de New York se préparent à contenir les débordements possibles.Ix*s officiels de la Ville ont déclaré aux médias être convaincus que le service de police de New York est mieux préparé que ceux de SeatÜe et de Cènes.Ils se considèrent aussi plus aptes à composer avec des foules tumultueuses, car la ville de New York a l’habitude des grandes manifestations.«Nous espérons ne devoir arrêter perstmne», a déclaré Raymond A.Kelly, qui est maintenant responsable du service de police.«Ntms reemnaissrms à tous le droit de manifester pacifiquement et mm ferons tout ce qui est en notre pmtvrnr pour que ça se passe bien», a-t-il conclu Jusqu’à maintenant, peu de détails sont donnés quant a l'organisation logistique de la sécurité.Jointe par téléphone, une représentante de la police de New York a refusé de commenter les mesures de sécurité prises par la Ville pour le forum.Plus d’informations doivent être livrées aujourd’hui.On parle quand même déjà de l’installation de périmètres de sécurité autour du Waldorf Astoria, ainsi qu’à d'autres endroits clés où sont prévus des événements reliés au forum.Et le choix de la ville?Pour les activistes, tenir le forum économique mondial à New York n’est pas très approprié.«On n’est pas contents que ça se passe ici, affirme Kate Cooper, membre du groupe Another World is Possible.Nous allons aussi manifester contre le fait que la Ville dépense des millions pour organiser le forum, alors qu’elle fait face à un des plus importants déficits budgétaires de son histoire.» e SaJmc-CalAtfiEM ?c^taxreovvt s—n\«tevvk>er-g - cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI: Entrée + caribou poêlé, jus au miel de lavande + dessert *17$ ?CE SOIR : sur présentation de cette annonce, nous vous offrons l’apéritif.359, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) .©Place des Arts .TéL: 285-8686 • gutenberg@qc.aira.com y LE DEVOIR.LE MARDI 29 JANVIER 2 0 0 2 B 6 ! ta! ilr la réserve collective tic uina 4 HÉ MA-QUÉBEC I.a réserve de sang: S jours Groupes sanguins en demande uujnurd hui B - A -_______________________ Info-collecte : 832-0873 -* LE DEVOIR «- LES SPORTS HORS-JEU Jean Dion ?Dimanche gras Une longue et infatigable étude du genre humain m’a amené à arriver à la conclusion que le monde est toujours divisé en deux, peu importe le domaine d’activité considéré.Les qui mangent des céréales le matin, les qui mangent des toasts.Les café et les thé.Les Astérix et les Tintin.Les Radio-Canada et les Télé-Métropole.Les gants et les mitaines.Les bière et les vin.Les mer et les montagne.Les journal et les magazine.Les en avant et les en arrière quand il n’y a plus de place au milieu au cinéma.Les pyjama et les tout nu.Et, bien sûr, il y a ceux qui ne savent pas quand aura lieu le Super Bowl ni pourquoi tant d’étranges s’énervent avec ça, et ceux qui se demandent comment diable un étrange peut ne pas savoir quand aura lieu le Super Bowl.Notez que je dis bien «ceux», terme générique utilisé dans le but d’alléger le texte — qui n’est déjà pas très lourd, mais enfin —, mais aussi de souligner que ce n’est pas qu’une affaire de gars.Selon une enquête récente effectuée aux Etats-Unis, 43 % des fans de la Ligue nationale de football sont des femmes.Ça doit être parce que le joueur de ligne de 350 livres est enfin tendance.Peut-être est-ce la raison pour laquelle le site Web de la NFL n’a plus de section «Super Bowl for Her», où la maîtresse de céans pouvait se familiariser avec les façons de n’avoir point trop l’air à côté de ses pompes pendant ces cinq heures où trop d’amateurs du dimanche font semblant de savoir ce qu’est l’attaque West Coast et un blitz de la tertiaire.Mais attention, on peut quand même trouver des àcôtés intéressants à cette grande fête de l’humanité.Le jour du Super Bowl est la deuxième journée de l’année où, aux States, il se bouffe le plus de bouffe, après la Thanksgiving.Tenez, pour prendre un exemple d’une actualité à couper le souffle (ha ha), 4 millions de livres de pretzels seront consommées dimanche.Car, pour cette moitié du monde divisé en deux qui se balade hagarde ne sachant qu'elle rate un moment fort de l’histoire, je le précise: le match aura lieu dimanche, à 18 heures normales de l’Est, entre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Rams de St Louis, et les Rams sont favoris pour l’emporter par 14 1/2 points, et on s’attend donc à un massacre qui n’aura plus aucun intérêt vers 18h45, raison probable pour laquelle l’empiffrage apparaît plus que jamais comme un succédané du bonheur, une manière, dirait mon psy, de manger son manque d'émotions.Quant à ce demi-point, ne vous en faites pas trop avec, c’est juste un code pour faire accroire aux néophytes que la NFL, à l'instar de la CIA, de l’OCDE, du club Kiwanis, du Syndicat des cols bleus de Montréal et du réseau al-Qaïda, est contrôlée par les francs-maçons.?Permettez une petite pause destinée à vous transmettre des extraits choisis du communiqué émis hier après-midi à 15h4 par les Expos de Montréal et annonçant la publication du calendrier 2002 de l’équipe.On y apprend notamment que nos Expos bien à nous amorceront la saison à domicile contre les Mar-lins de la Floride, la nouvelle-potentielle-peut-être-possible équipe de Jeffrey Loria.Pour une bonne compréhension des affaires compliquées du baseball et pour savoir qui est rendu où, il suffira de regarder si Jeff est assis du côté du premier ou du troisième but, et à quel endroit prendra place le nouveau patron de Youppi, monsieur Tutelle (selon mes increvables sources, son prénom est Jean-Guy).On peut aussi lire les déclarations de David Sam-' son, toujours rédigées dans une langue, comment dire, moliéresque: «Nous sommes confiants que le baseball soit de retour à Montréal en 2002 et les Expos veulent exprimer aux partisans leur reconnaissance pour la patience et l'appui pendant cette entresaison très difficile.» Ben tiens.Et à part ça, «les Expos annoncent également, aujourd’hui, l’installation pour la saison 2002 d’une nouvelle surface de jeu de type Astrograss, qui remplacera le présent tapis Astroturf.» Voilà un investissement sensé.?Que donc faire pour une soirée du Super Bowl réussie dont vos convives parleront encore en 2038 avec des trémolos en travers des cordes vocales?D’abord, suggère www.bigeasysuperbouilbash.com, mettre de l’ambiance.Ce n'est pas écrit comme ça, mais j’ajouterai que cela permet notamment de meubler les longues minutes où l'arbitre va regarder des images cochonnes dans sa chambre noire, de même que de passer le temps pendant les annonces à la fine pointe de la science publicitaire diffusées par Global.(Non, on n'a pas droit aux pubs présentées à la télévision américaine.Oui, on s’en fout parce que de toute manière on ne s’en souvient plus le lendemain matin.Oui, vous pouvez vous plaindre au CRTC, mais il serait davantage conseillé que vous embrassiez une cause plus méritoire, comme la faim dans le monde ou le décryptage de ce qui est écrit sur les cartons que les entraîneurs mettent devant leur bouche pour empêcher qu’on ne lise sur leurs lèvres et qui ressemblent dangereusement à des menus de restaurant, laissant croire qu’eux aussi ne pensent qu’à manger.) De l’ambiance.«Inscrivez des expressions en français, comme “Laissez le bon temps rouler"», puisque le match aura lieu à La Nouvelle-Orléans.(Encore du Molière.) On peut aussi organiser de petits jeux, comme un bingo où chaque case représente un événement qui peut survenir pendant le match: une transformation de deux points, une contestation de la décision de l’arbitre, un supporter en bedaine dans les estrades, le commentateur qui dit «incroyable», etc., auquel j’ajouterai un bourrelet de 75 livres à lui seul, un entraîneur qui n'a pas eu le temps de mettre le carton devant sa bouche avant de dire un gros blasphème et un gros plan de la poitrine d’une cheerleader.Ambiance: «remettez à chaque invité un masque de Mardi gras».Ça, ça vous déclenche un party.Mais en fait, ce serait plutôt de Dimanche gras qu'il faut parler.Car ce site du plaisir débridé est commandité par Coca-Cola et Kraft.Menoum.J’ai déjà hâte, jeudi, de vous parler des recettes.Et de football, peut-être un peu.jdionia ledevoir.com HOCKEY HOCKEY Les Devils leur entraîneur PRESSE CANADIENNE congédient Larry Robinson REUTERS Larry Robinson, âgé de 50 ans, sera remplacé par Kevin Constantine, l’ancien entraîneur des Penguins de Pittsburgh.West Orange, New Jersey — Les Devils du New Jersey ont congédié leur entraîneur Larry Robinson, hier, moins d’un an après qu’il eut mené l’équipe à sa deuxième finale de la coupe Stanley d’affilée.Kevin Constantine, l’ancien entraîneur des Penguins de Pittsburgh, remplacera Robinson.Il a dirigé la séance d’exercice au cours de l’après-midi et il sera derrière le banc des Devils ce soir lors du match contre les Islanders de New York.«Cette équipe a besoin d’un entraîneur de la trempe de Kevin, de sa personnalité, de son sens de l’organisation, de sa discipline et de sa fiabilité, a indiqué le directeur général Lou Lamoriello.Les joueurs n’obtiennent pas les résultats correspondant à leur niveau.Ils savent pourquoi.Je n’en dirai pas plus.» Lamoriello n’a pas voulu discuter du contrat de Constantine mais il a indiqué qu’il n’était pas un entraîneur par intérim.Les adjoints de Robinson, Slava Fetisov et Jay Leach, ont aussi perdu leurs postes mais ils auront de nouvelles fonctions avec les Devils, a précisé Lamoriello.Le dépisteur des Devils John Cunniff a été engagé pour agir comme adjoint de Constantine.Constantine a aussi été l’entraîneur des Sharks de San José.Il avait la responsabilité d'un programme de hockey junior à Pitttsburgh avant d’être engagé par les Devils.Les Devils, qui occupent le quatrième rang dans la section Atlantique avec une fiche de 21-20-7-3, ont livré un match nul de 2-2 au Wild du Minnesota, samedi.Us ont également perdu à Tampa Bay et Atlanta la semaine dernière.Ce congédiement survient trois jours après celui de Ken Hitchcock avec les Stars de Dallas.Robinson, âgé de 50 ans, a remplacé Robbie Ftorek en mars 2000.Les Devils s’étaient alors redressés pour gagner la coupe Stanley.Ils ont également participé à la finale de la coupe Stanley l’année dernière mais ils se sont inclinés face à l’Avalanche du Colorado.Les Devils, qui forment généralement une des meilleures équipes de la LNH, occupent le neuvième rang dans l’Association de l’Est de la ligue nationale.Ds doivent atteindre le huitième rang pour prendre part aux séries éliminatoires avec encore 31 matchs à jouer.Les Devils affronteront les Islanders de New York ce soir.Ds n’ont pas remporté deux matchs de suite depuis le 1er janvier et ils ont aussi pris l’habitude lors des dernières semaines de laisser filer des avances.Le 19 janvier, les Hurricanes de la Caroline ont effectué une remontée de • deux buts pour créer l’égalité 3-3 contre les Devils lors d’un match à domicile.L’équipe a récemment été vendue par John McMullen à YankeeNets, une compagnie qui possède aussi les Nets du New Jersey.Cette compagnie a fait des démarches afin de déménager les deux équipes dans un nouvel amphithéâtre d’East Rutherford à Newark.ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N DP BP BC Pts Boston 28 15 3 7 154130 66 Ottawa 26 17 6 3 160129 61 Toronto 26 17 5 4 149132 61 Montréal 22 21 8 2 140142 54 Buffalo 22 25 4 1 139136 49 Section Atlantique Philadelphie 30 13 6 2 160116 68 N.Y.Islanders25 17 5 3 14313758 N.Y.Rangers 25 22 4 3 152161 57 New Jersey 21 20 7 3 126127 52 Pittsburgh 22 22 5 2 121140 51 Section Sud-Est Caroline 22 19 9 5 148162 58 Washington 20 25 8 1 146167 49 Tampa Bay 19 26 5 2 101124 45 Floride 16 29 4 3 106156 39 Atlanta 13 30 6 4 127188 36 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Detroit 36 9 5 2 166112 Chicago 30 16 9 0 153142 St.Louis 28 15 6 3 147117 Nashville 19 24 9 0 130138 Columbus 14 30 7 1 105147 Section Nord-Ouest Colorado 30 16 6 1 135105 Edmonton 25 20 7 2 139128 Vancouver 25 24 4 1 159143 Calgary 21 21 8 2 122136 Minnesota 17 22 9 5 126154 Section Pacifique San José 25 16 7 3 146128 Dallas 24 18 6 4 141140 Los Angeles 23 19 7 2 135118 Phoenix 22 19 7 4 128135 Anaheim 18 29 6 3 122138 79 69 65 47 36 67 59 55 52 48 60 58 55 55 45 Jiier Boston 2 Chicago 1 Tampa Bay 1 N.Y Rangers 0 Phoenix 4 Atlanta 2 Anaheim 1 St.Louis 0 Calgary 3 Minnesota 2 (P) Dallas 4 Columbus 2 Detroit à Edmonton Los Angeles au Colorado Nashville à Vancouver Aujourd'hui New Jersey à N.Y.Islanders, 19h00 Pittsburgh à Philadelphie, 19h00 Buffalo en Caroline, 19h00 San José à Toronto, 19h30 Demain Philadelphie à Ottawa, 19h00 N.Y Islanders à N.Y.Rangers, 19h00 St.Louis à Washington, 19h00 Boston à Montréal, 19h30 Chicago au New Jersey, 19h30 Toronto à Atlanta, 19h30 Caroline à Tampa Bay, 19h30 Phoenix en Floride, 19h30 San José à Pittsburgh, 20h00 Los Angeles au Minnesota, 20h00 Nashville au Colorado, 21h00 Detroit à Calgary, 21 hOO Edmonton à Vancouver, 22h00 Columbus à Anaheim, 22h30 Les Expos restent confiants BILL BEACON PRESSE CANADIENNE Il est presque certain que les Expos disputeront la saison 2002 à Montréal après que l’équipe de la ligue nationale eut rendu public hier son calendrier en vue de la prochaine saison.Un autre signe que les ligues majeures ont encore une saison à Montréal, l’équipe a aussi annoncé qu’elle installera une nouvelle surface synthétique au Stade olympique.«Nous sommes confiants que le baseball sera de retour à Montréal en 2002 et je veux exprimer mon appréciation sincère à nos partisans pour leur patience et leur appui au cours de ce qui a été une saison morte très éprouvante», a indiqué le vice-président exécutif David Samson.Les gestes des Expos suggèrent que le commissaire Bud Se-lig ne sera pas en mesure de concrétiser son plan de dissolution de deux équipes cette saison.Les Expos et les Twins du Min- nesota ont été identifiées comme les équipes les plus susceptibles d'être dissoutes mais des batailles légales retardent la réalisation du plan de dissolution des ligues majeures, particulièrement au Minnesota Cependant, on s’attend à ce que les ligues majeures achètent les Expos du propriétaire Jeffrey Loria lors des prochaines semaines et que l’équipe de Montréal soit ensuite mise en tutelle en vue de la saison 2002.Loria utiliserait l’argent de la vente des Expos pour acheter les Marlins de la Floride pour la somme de 158 millions.Ironie du sort, les Marlins seront les visiteurs au Stade olympique lors du match d'ouverture des Expos au Stade olympique le 2 avril.Les Expos ont été la dernière des 30 équipes des ligues majeures à dévoiler leur calendrier en vue de la saison 2002.Ils commenceront à vendre les abonnements de saison cette semaine et les billets pour assister aux matchs seront mis en vente à compter du 1er mars.Il reste à voir combien de personnes se rendront au Stade cette année pour voir les matchs d’une concession à l’agonie.la saison dernière, les Expos n’ont attiré que 619 451 personnes au Stade olympique, la plus faible assistance de leur histoire.Ce fut aussi la plus faible dans les ligues majeures la saison dernière.Trop dure et toute bosselée, la surface synthétique vieille de 14 ans du Stade olympique sera remplacée par un revêtement plus doux, l’Astrograss, semblable à celui du SkyDome de Toronto.Le coût du revêtement sera défrayé par les Expos.La Régie des installations olympiques avait refusé de négocier le remplacement de la surface synthétique si l’équipe ne signait pas un bail à long terme.En décembre, les Expos ont signé un bail d’un an pour la saison 2002 mais l'entente est aussi assortie d’une clause échappatoire si l’équipe est dissoute.Gold Cup Le Canada écope d’une amende de 5000 $US Léquipe canadienne de soccer compte aller en appel PRESSE CANADIENNE Pasadena, Californie — Les dirigeants de l’équipe canadienne de soccer qui participe à la Gold Cup ont manifesté l’intention d’aller en appel après avoir écopé une amende de 5000 $US pour avoir causé des dégâts dans un vestiaire après leur défaite contre l'Equateur, mardi dernier.Parallèlement, les dirigeants canadiens ne contesteront pas une autre amende de 5000 $US, celle-là imposée à l’entraîneur en chef, Holger Osieck, pour ses agissements sur les lignes de côté lors de ce même match.«Je suis étonné, mais je ne peux pas vraiment commenter car je ne sais pas ce que dit la lettre des dirigeants de CONCACAF.Je n’ai aucun indice de ce qu’ils peuvent me reprocher», a déclaré Osieck, un entraîneur d’origine allemande.Les représentants de CONCACAF.l’organisme qui gouverne le soccer en Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, n’ont pas dévoilé les motifs des amendes.Toutefois, plusieurs incidents sont survenus lors du match contre l’Equateur.Les membres de l'équipe canadienne auraient mal accepté le fait de devoir changer de bancs avant le match contre l’Equateur.Osieck, un homme reconnu pour son tempérament bouillant, aurait par ailleurs été mêlé à une altercation avec des caméramen, parce que le fil d'une des caméras se trouvait trop près de lui.Après le match, un joueur canadien aurait manifesté sa déception parce que l’équipe avait concédé deux buts.Ceci provoquait un tirage au sort pour déterminer la position finale du Canada à l'issue du tournoi préliminaire.Selon le milieu de terrain Nick Dasovic, les allégations des dirigeants de CONCACAF sont exagérées.«Le joueur a botté quelques bouteilles d’eau et il a lancé une poubelle.Il n’y a eu aucun dommage sérieux», a affirmé Dasovic.EN BREF La Chine est en lice pour les Jeux d’hiver de 2010 Lausanne (AP) — La Chine a déposé à la surprise générale sa candidature à l'organisation des jeux Olympiques d’hiver 2010, rejoignant six pays déjà en lice.Le Comité international olympique (CIO) a annoncé hier que la Chine avait choisi la ville de Harbin, située dans le nord-est de la province du Heilongjiang.La Chine a très peu de chances d’être choisie étant donné qu’elle a déjà obtenu Tannée dernière l’organisation des Jeux 2008.Le CIO a confirmé qu’il avait bien reçu la candidature de la ville espagnole de Jaca, battue lors de ses deux précédentes tentatives.La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 4 février.Belichick annoncera l’identité du quart partant des Patriots demain New Orleans (AP) —Tom Brady ou Drew Bledsoe?La réponse à cette question brûlante d’actualité viendra demain, a promis Tentraîneur-chef des Patriots, Bill Belichick.«Je n’essaie pas de vous cacher des informations.Mais je ne dirai rien tant que je ne serai pas sûr de moi à 100%.Vous pouvez bien poser la question de 50façons differentes, j’y répondrai demain.C’est le mieux que je puisse faire», a lancé Belichick, quelques minutes après l’arrivée des Patriots à la Nouvelle-Or-leans.Les sept premières questions des journalistes, hier, ont été des variations portant sur ce thème.Belichick a souri et soulevé les épaules, sachant à quel point ce sujet retiendra l’attention des médias et des observateurs d’ici le botté d’ouverture du Super Bowl.Mais ses réponses demeuraient les mêmes! Prost Grand Prix, c’est fini Versailles, France (AFP) — Le tribunal de commerce de Versailles (région de Paris) a prononcé hier la mise en liquidation judiciaire de l’écurie française de Formule 1 Prost Grand Prix (PGP), qui avait été mise en redressement judiciaire le 22 novembre.D n'y aura donc pas de voitures «bleues» sur la grille de départ du Grand Prix d’Australie le 3 mars, date d’ouverture de la nouvelle saison.Pas plus qu’il n’y en aura à l’avenir sur les circuits de Fl.«C’est malheureusement un constat d’échec», déclarait Alain Prost blême, à Tissue de l'audience.Le quadruple champion du monde n'avait pas l'intention de faire appel du jugement car les garanties n’étant pas réunies, il n’y avait pas de plan de continuation.Alain Prost s'attendait à une telle issue.Même si, le matin encore, il tentait le tout pour le tout afin de trouver une «solution miracle».Après deux mois de contacts, d’espoirs et de doutes, le verdict est tombé, implacable.L’activité de l’entreprise est prolongée pendant quinze jours, pour les besoins de la liquidation judiciaire et compte-tenu de la spécificité de l’entreprise, et afin de mettre en place une probable vente aux enchères du materiel.InstaDée à Guyancourt (région de Paris), l’écurie Prost Grand Prix, créée le 14 février 1997, est endettée à hauteur de 30,5 millions d’euros (environ 42 millions).*
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