Le devoir, 18 février 2006, Cahier F
LE DEVOIR.LES SAMEDI l S ET I) I M A X ( H E 1 !» FEVRIER 2 O O (i AV Alexandre Dumas père Page F 3 Carlos Fuentes et F Amérique élargie LE DEVOIR IVRES v»' A* IS.-%- '«a >r - - , ¦ ' pr-" ' & •’ S ^ j lit* #yt#; s*® I ¦“M ' FRÉDÉRIQUE 1)0 YO N n pied dans la France et une Francophonie à inventer, un autre en Afrique et sa négritude à affirmer — un terme qu'on lui doit d'ailleurs, à lui et à ses comparses Aimé Césaire et Léon-Gontran Damas —, Léopold Sédar Sen ghor incarnait avant l’heure le paradoxe des nations à défendre et à transcender dans un contexte mondialisé.Son parcours tout entier est marqué parcelle double quête.Premier chef d’Etat du Sénégal indépendant en 1960, titre qu'il a gardé pendant 20 ans, il se préoccupe bien sûr de l’enracinement de son peuple.Mais il est aussi député du Sénégal à l’Assemblée nationale française, œuvrant à la Constitution de la Cinquième République sous Charles de Gaulle.Poète, l’auteur du recueil Chants d'ombre (1944) chante son terroir, mais le francophile en lui, qui a fréquenté Picasso, Matisse et Georges Pompidou autant que Césaire, veut aussi inscrire son peuple dans une nation africaine tendant la main à tous les pays ayant la langue Ihui-çaisç en partage.«A plusieurs égards, les deux vocations s'interpénétraient, se candi tionnaient réciproquement», rap porte Jean-Marc Léger, ancien membre de l’équipe du Devoir qui a dirigé différents organismes delà Francophonie et, donc, côtoyé le poète-président sénégalais.«Je crois quand même que c’est l'homme de lettres qui l'a emporté, en ce sens que c'est à partir des aspirations, des grands desseins que lui inspirait le poète quil a en meme temps tenté de les traduire dans des structures gouvernementales.» Senghor lui-même aimait a réix-ter que «la culture est supérieure a la politique», écrit Jean-Michel Djian dans son livre Uopold Sédar Senghor.Genèse d’un imaginaire francophone, qui vient de paraître chez Gallimard à l’occasion du centenaire du poète et politicien.L'ouvrage brosse un tableau intimiste de l’homme, de ses idéaux politiques et artistiques parfois déçus, de son profond amour pour la langue française, sans trop se soucier de faits et de chronologie.Au texte en forme d’hommage poétique de M.Djian s’ajoutent des textes et des documents sur Senghor ou de sa main ainsi qu'un parcours historique de sa contribution à l’émergence de la Francophonie.« Il voyait et très grand dans tous les domaines » «iLw 7 A:ïA.' ; V*® JF' V COLLAGE -Tl EF ET Le chantre de l’universalisme Le centenaire de L’idée de la Francophonie Parti étudier à Paris en 192H, il devient le premier agrégé africain de grammaire, d’ou son souci quasi obsessionnel d'excellence de la langue française parlée et écrite.Déjà, à titre de professeur, il multiplie les conférences dans lesquelles l’idée d'une Afrique francophone et culturellement unie prend forme.Dès 1948, il fait le vœu d’un Commonwealth a la française.«Contrairement au Commonwealth, la Francophonie est née d'en bas, d'organisations privées non gouvernementales de langue française», relève M.Léger, telles que l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française, l’Association internationale de journalistes de langue française, etc.La première structure gouvernementale lice à la Francophonie ap-ixmut en 1970, mais les démarches ont débuté bien avant, le projet de Communauté franco-africaine lancé par de Gaulle à la fin dos années 1950, mais évoqué déjà en 1944, avait fait émerger l'idée de la Francophonie, «fille de la liberté et sœur de l'indépendance».1 bans la foulée de son élection à la présidence du Sénégal, Senghor organise la première conférence in-tergouvernementale des Flats francophones à la fin des années 60, même s'il faut attendre 1986 pour réunir ep sommet les chefs d’Etat et de gouvernement ayant en commun la langue fran-très loin çaise, épisode qui sera suivi de la création des Jeux de la Francophonie, d’un ministère français de la Francophonie et d’une Journée internationale consacrée à cette nouvelle entité géopolitique.«Il avait lancé un très vaste projet qui consistait à créer un ensemble francophone global à la fois politique, économique, social, culturel, donc une agence de la Francophonie.Ce projet très ambitieux a séduit dans un premier temps ses pairs, mais ensuite plusieurs l’ont trouvé excessif Et finalement on n'a retenu de tout cela que l'idée d'une organisation, l'Agence de coopération culturelle et technique», dont M Léger fut le premier secrétaire général.Devenue plus tard l’Agence intergou-vernementale de la Francophonie, cette structure est en quelque sorte l’ancêtre de l’Organisation internationale de la Francophonie, qui voit le jour en 1997 avec Boutros Boutros-Ghali à sa tête et qui chapeaute tous les organismes et associations privés.L’homme, le poète et le chef d’Etat Comble de l’ironie, le terme même de francophonie résignait à Senghor.«fl n’aimait pas tellement le mot “francophone”, se rappelle Jean-Marc Léger.Jadis, on disait “de langue française” Mais notre époque aime les wujges-choa, qui frappent, et le mm de franrnphmie s'est imposé » Né à Joal, petit village du Sénégal, en 1906, Léopold Sédar Senghor poursuit ses études à Paris, où il enseigne, et écrit ses premiers poèmes dès 1935, qui feront l’objet du recueil Hosties noires (1948).Auteur d’une foule d’essais et de discours qu’il dissémine aux quatre coins de la Francophonie, il rejoint l’Académie française en 1983.«fl voyait très loin et très grand dans tous les domaines, qu'il s'agisse de la négritude, de la Fran-rophonte ou de l’universel, les deux premiers étant des éléments de cet universel.» Son livre Ce que je crois résume ses convictions, ses projets, ses rêves et fait ressortir ces trois axes de sa pensée.VOIR PAGE F 2 SENGHOR poète-président de la négritude et de la Francophonie 5 t r L E I) E V OIK.DIMANCHE 19 FÉVRIER 2 0 0 6 F 2 LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE L’amour à l’arsenic CHRISTIAN DESMEULES Sorte de «Simone de Beauvoir brésilienne», qui tisse depuis 1953 une œuvre de romancière solide et engagée, Heloneida Studart est à la fois militante féministe, députée du Parti brésilien des travailleurs depuis un quart de siècle et mère de six enfants.Issue d’une famille aisée du Nordeste brésilien, l'écrivaine de 73 ans s’est récemment fait connaître ici avec Le Cantique de Memeia, paru aux Allusifs au printemps 2005.Sous la domination d’une centenaire increvable, une famille du Nordeste s’y nourrissait du sang et du travail du peuple tout en essayant d’étouffer les forces les plus vives et les plus rebelles en son sein.Quête de liberté et de justice sociale au menu, Heloneida Studart y explorait, entre lyrisme et superstitions, les souterrains de la condition humaine.Une veine que poursuit Les Huit Cahiers, un roman à l’architecture complexe qui met au jour les passions de l’ombre et les petites horreurs d’un quotidien étouf-fant et tropical.A la mort de sa tante qui vient de se suicider au gaz, Mariana Alançar reçoit par la poste les huit cahiers jaunis de son journal intime.Elle y découvre les coulisses d'une famille au passé aristocratique ruinée par des malversations de la banque du Brésil, la source pourrie d’un atavisme familial qui la hante encore jusqu’à ce jour.Quant à Mariana, qui subit tant bien que mal le mariage entre le souvenir d’un enfant mort en bas âge et celui d'un amant disparu: «Elle n'avait peur que de l’amour, qui s’insinue dans les veines, fabrique des rêves improbables, attire l’amoureux dans des labyrinthes sans fin, le transporte dans des cachots irrémédiablement fermés.» Un roman sombre En lisant ces histoires de destins brisés et d’amours impossibles, l'avocate de quarante ans se reconnaît et reconnaît ses sœurs dans cette dynastie de femmes surveillées, contraintes, emprisonnées dans des mariages de convenance ou condamnées au célibat par leurs parents.Un univers dans lequel «la douleur est préférable au néant».Où règne sans partage la haine.Entre maris et femmes, entre sœurs, entre mères et filles, entre maîtres et domestiques.Et dans ce monde de ressentiment, aucune haine n’égale celle des mariages ratés: «Une haine qui grandit dans l’ombre, s'alimente de petits riens, de petites humiliations, d’attentes frustrées, de petites différences.Tout d’abord, le porteur de la haine rêve de tuer l’autre qui empoisonne sa vie.Puis le rêve devient une obsession continue.» Un roman sombre et combattant, à la voix forte et singulière, dans lequel — on le verra — le poison n’est pas seulement une métaphore.Collaborateur du Devoir LES HUIT CAHIERS Heloneida Studart Traduit du portugais (Brésil) par Paula Salnot et Inô Riou lœs Allusifs Montréal, 2005,238 pages S : Le Mangeur Nous sommes ce que nous mangeons.Nous mangeons ce que nous sommes.Yini.Oun jkf ri IE MANSE UK Roman 144 pages • 18,95 $ Boréal wwv/.editionsborea! cjc ca LES SAMEDI 18 ET —«'Livres-»- La malade imaginante Robert Lalonde On sait qu’elle entrera dans le courant de la rivière Ouse, les poches pleines de cailloux, à l’âge de 59 ans («Très cher, je ne crois pas qu 'on puisse être plus heureux que nous l’avons été»).Aussi est-on porté à la lire à partir de la rivière, de sa fin, de son I engloutissement — et des derniers | mots de son roman Les Vagues.«Invaincue, incapable de demander grâce, c'est contre toi que je m’élance, ô mort.» La mort, les vagues: façons d’aller à la mer, quand on ne peut plus faire taire «les voix» et que le monde qu’on a trop aimé s’est désenchanté.Mais on se trompe, magistralement.L’œuvre est loin d’être posthume.Elle n’est pas non plus désespérée.Moins encore dés passée — ni par le temps ni par la mort («Je ne crois pas qu’on vieillisse.Je crois qu’on se modifie à jamais face au soleil.») L’œuvre est optimiste, à haute tension, solaire, tonique et généreuse.Bien sûr, Virginia était malade.Et elle entendait des voix.Brusquement la vie s’amoindrit une migraine s’annonce, toute effusion nous fuit on ne danse plus sur son erre, nous voici au bord du précipice.Et c’est la «bataille enragée».La détresse «naturellement s’installe», puis c’est la «reddition».Pour une fois, l’écrivain est «à court de descriptkm».Même de l’autre côté de la vie, on sait qu’il n’y aura pas de «neige rouge, rose ou bleue».On a peur, on a honte, on sombre, «tous nos étendards déployés», on est vaincu.Tous les écrivains — peut-être même tous les vivants — connaissent ces heures où «tout est vide de substance», la futilité de la lutte perpétuelle, cette solitude finale «où nos cerveaux et notre amour les uns pour les autres sont en face de cette autre chose».On s’allonge, abandonnant le monde ou abandonné du monde, on ne sait plus, et on écoute les voix qui nous répètent qu’on a atteint une profondeur dont on ne pourra plus remonter.On fait une longue sieste, on dort une courte nuit.Puis on ouvre les yeux et on aperçoit ses bottes boueuses, au pied du lit On pense: «Hier, l’an dernier, dans un autre siècle, tout à l’heure, je su is allée patauger dans le marais.Je vais peut-être y retourner.» On se lève, on chausse ses bottes, on entrouvre la porte, fl pleut Alors on fait volte-face et on va vers la table, où nous attend, depuis le matin, depuis huit jours, depuis la Nuit des Temps, un cahier.Mystérieusement on ne l’a ni déchiré ni brûlé, quand le mal nous a pris.On respire, amplement.On dirait bien que c’est fini, qu’on a inexplicablement été arrêté au bord du précipice.On a fait marche arrière, ou bien on a survolé le malheur, la mort, on est devant, plus loin, on peut continuer, la voie est libre, étrangement.Ne pas se montrer emphatique alors, rester humble et tranquille, saisir la plume, se mettre sur la piste de quelque chose, s’oublier et travailler («Mon esprit se redresse comme un arbre secouant furieusement un fardeau»).Dans son journal, ce matin-là, Virginia écrit «Au passage, je salue cette femme terriblement déprimée que je suis, dont la tête a souffert si souvent et qui était si totalement persuadée de son échec.En dépit de tout, elle est arrivée à ce qu’elle voulait faire et mérite des éloges.Avec sa tête semblable à un vieux chiffon, comment a-t-elle réussi?, je me le demande.» Et si on était bon parce qu’on est malade, ou malheureux — heureusement, par intermittences?(Monsieur Freud, ne vous mêlez pas de ça!) Et si, comme l’écrit Nietzsche — qui en savait un bout là-dessus, migraineux et désespéré par à-coups, lui aussi —, nous étions «de force à modifier le calendrier»?Si nous connaissions «l’éternel retour contre la sensation paralysante de dis- solution générale et d’imperfection»?Un pouvoir mystérieux et neuf subitement retire à l’écrivain-aventuner son incertitude et le voilà ressuscité, goûtant «cet adoucissement et cette spiritualisation, écrit Nietzsche, qui suivent presque toujours un extrême déficit sanguin».Le philosophe poursuit, lucide et de nouveau joyeux: «Dans des circonstances idéales, je ne suis pas assez escala-deur.Le diable, hélas, est méticuleux, profond, solennel.» Une douceur inconnue envahit la chambre.Brusquement on ne se trouve plus du tout là où l’on se trouve («Je monte comme une bulle du fond d’une bouteille»).Il ne s’agissait que de se remettre à travailler, à écrire, à refuser encore une fois de voir ses interruptions comme des gaspillages.Le bonheur vif, vivifiant après une tension épouvantablement rigoureuse.On passe «sur toute la surface de la toile un pinceau humide».C’est comme ça que ça marche, l’écriture.On commence un roman plein de promesses, on est arrêté par le doute, l'amertume, le mal de tête, des voix.Le sens du texte, le sens de notre vie nous échappe, on s’évanouit on abandonne.Puis on se réveille, «des battements plein la tête», on a échappé mystérieusement à cette invisible force qui nous broyait.On crie: «Quel bonheur d’avoir conduit ma plume jusqu’à cette dernière ligne, quand bien même les autres devraient être effacées!» Nous voilà de nouveau dans le plus difficile, qui nous sied à merveille: «l’invention».Ça donnera La Promenade au phare.Les Vagues, des essais lumineux, des articles démuselants, du texte vivant, en mouvement (le fameux «stream of consciousness», précurseur de la prose moderne), né d’une «élimination totale du moi», tout à l’heure encore vivotant.Dans De la maladie (1926) — récente traduction, élégante et précise, de Geneviève Letarte et Alison Strayep chez Boréal («Une prose passionnée et autres essais») —, Virginia ouvre le rideau sur le théâtre de sa condition de malade chronique et d’écrivain continu.Alerte et pénétrante, déprise de toute amertume comme de toute âpreté — ce devait être un de ces matins où «l'âme guérie mérite d’être immortelle» —, elle écrit «La maladie revêt souvent le masque de l’amour, et elle nous joue les mêmes petits tours, conférant un air de divinité à certains visages, nous obligeant à dresser l’oreille pendant des heures en espérant un bruit de pas dans l’escalier.» Espièglerie, ou franche clairvoyance?Aveu magnanime plutôt miraculeuse bonne humeur, affabilité et netteté envers soi, au lendemain d’une terrifiante «crise de congestion».Lucidement, gaiement elle poursuit «La maladie permet, confessonsde [la maladie est un grand confessionnal], une sorte de franchise enfantine; on dit des choses, on laisse échapper des vérités qu'en temps normal on cache, soucieux de respectabilité.» On frissonne, la cervelle débilitée, le corps en fièvre, puis on lève les yeux et on aperçoit le ciel, «ce jeu interminable de rayons dorés et d’ombres bleues voilant puis dévoilant le soleil.Quelqu’un devrait écrire au Time à ce sujet.Les alités sont les seuls à savoir ce que la Nature, après tout, ne fait aucun effort pour cacher.Mais tant que l’hameçon de la vie nous transperce, nous devons nous tortiller.» Malades, nous revivons «toutes ces vies embryonnaires qui étaient là dans notre prime jeunesse et qui ont été dévorées par ce Je tyrannique qui a tout conquis».Malade et écrivain: deux professions, deux spécialités, deux proclamations assemblées, indissociables, une consanguinité fondamentale.Reste à espérer que le lecteur sera «ce monstre de courage et de curiosité — comme l’écrit Nietzsche, cet autre malade illuminé—souple, rusé, prudent, aventurier, un explorateur-né», lui aussi.«L’une des propriétés de la maladie, écrit Woolf, est de vous rendre impétueux, hors-la-loi que nous sommes.Nous devenons alors des déserteurs qui voient.» La grippe vous terrasse?Gardez le lit buvez ce que vous voulez et lisez Virginia Woolf.Devenez vous aussi des «déserteurs qui voient».SENGHOR SUITE DE LA PAGE F 1 La Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle il est capturé par les Allemands et balloté de stalag en stalag comme 44 000 autres prisonniers afriains, et le discours de De Gaulle sur une possible «personnalité» des pays africains, lors de la Conférence Nos pensées les plus chères vont vers Raymond Plante, sa famille et ses amis.éditions Liber Philosophie • Sciences humaines • Littérature Jean A.Nisole Rencontres d'un Occidental avec le zen r 1' dofon de Brazzaville, nourrissent son œuvre poétique (on pense au poème Au Guelowar) et sa vision politique, qu’il trace dans La Communauté impériale française en 1945.La même année, il est élu député au sein du gouvernement sénégalais.11 fonde son propre parti, le Bloc démocratique sénégalais, en 1948, et sera élu président de la République du Sénégal en 1960, puis reporté au pouvoir cinq fois.Jean-Marc Léger le rencontre pour la première fois en 1954 à Paris et rend visite au président à plusieurs reprises à Dakar.«Il avait un don de l’accueil tout à fait exceptionnel, un souci constant de la rencontre des cultures et une grande exigence de la qualité de la langue, confie-t-il.C’était un homme très attachant, généreux et plein d’humour.Il avait la conviction qu 'il fallait développer tout ce qui favorisait le dialogue des cultures, le rapprochement des peuples, dont la Francophonie était l'une des expressions.» Il quitte volontairement le pouvoir en 1980 pour se consacrer à récriture et meurt en 2001, à Tàge vénérable de 95 ans.L’année Senghor Considéré à juste titre comme l’un des pères de la Francophonie, Léopold Sédar Senghor, penseur, homme de lettres et chef d’Etat, aurait donc eu 100 ans cette année.D’où l’idée de lancer une série de festivités dans tous les pays francophones du monde en l’honneur du poète et de cette entité à la fois géographique et imaginaire qu’il a contribué à faire naître.De fait, le festival Francofffo-nies, lancé récemment en France et qui se déroulera de mars à octobre, «a pour vocation d’accompagner l’année Senghor et de promouvoir le dialogue des cultures», peut-on lire sur le site Internet officiel de l’année Senghor.Ailleurs, d’autres manifestations sont prévues, notamment le concert célébrant les 20 ans des sommets francophones, qui aura lieu à Bucarest le 20 mars 2006, un colloque organisé à la Bibliothèque nationale de France le 9 octobre 2006, une exposition présentée à l’UNESCO en novembre et décembre 2006.Le Devoir entre les lips L* ¦•••*!*• su'
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