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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2006-02-22, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE MERCREDI 22 FÉVRIER 2006 A 8 ACTUALITES CASINO SUITE DE LA PAGE 1 Pendant près d’une heure, M.Chevalier et le directeur de la Santé publique, le Dr Richard Lessard, ont bombardé les journalistes de données démontrant que Loto-Québec ne prend pas suffisamment en considération les conséquences négatives pour la santé de la population.Les chiffres présentés sont éloquents.En déplaçant le casino de nie Notre-Dame vers le bassin Peel, l’accroissement de la fréquentation du casino espéré par Loto-Québec ne se fera pas au hasard.Ce sont les voisins directs de l’établissement qui seront les premiers touchés, donc les quartiers défavorisés de Pointe-Saint-Charles, de Petite-Bourgogne, de Verdun et de Saint-Henri.C’est là que l’on retrouve actuellement un niveau de problème (4,7 %) lié aux jeux d’argent nettement supérieur à celui présent ailleurs à Montréal (2,4 %).Et cette proportion grimpe à 12,8 % chez les personnes qui fréquentent le casino.Et, comme si cela ne suffisait pas, Serge Chevalier a expliqué, statistiques à l’appui, que si les personnes vivant sous le seuil de la pauvreté (moins de 30 000 $ par année) représentent 28 % des gens qui jouent au casino, elles forment 41 % des gens éprouvant un problème dejeu lié au casino.Déjà, ces quartiers défavorisés connaissent leur lot de problèmes sociaux.Le nombre d’enfants victimes d’abandon, de négligence, d’abus physique ou sexuel y est plus important que partout ailleurs à Montréal.Le taux de grossesses à l’adolescence et la délinquance y sont aussi plus élevés.Le scénario est le même du côté de la santé.On y note plus de problèmes de diabète, de cancers en général, de cancer du poumon en particulier.Et, pour couronner le tout, l'espérance de vie y est moindre que pour n’importe quel autre Montréalais.Loto-Québec a beau affirmer que l’offre de jeu demeurerait inchangée, la DSP rappelle que le nouveau casino doublerait sa superficie.Et ce n’est plus 80 appareils de loterie vidéo que compterait le secteur mais bien 3200 avec l’arrivée du casino.«Je souhaiterais qu'on garde l’offre de jeu à un niveau qui est un peu le même que celui que le crime organisé offrait auparavant.Si on se rappelle, Loto-Québec et le casino ont été créés pour enlever ses revenus au crime organisé.[.] Il faut être prudent», a affirmé le Dr Lessard.Ce dernier a également écorché les objectifs financiers de Loto-Québec.Pour un investissemeqt d’un milliard de dollars (la part de la société d'Etat), Loto-Québec prévoit verser des dividendes de 25 millions supplémentaires par année, ce qui équivaut à un rendement de 2,5 %.Pour atteindre sa cible, Loto-Québec estime pouvoir doubler sa clientèle de l’extérieur du Québec et décupler le nombre de gros joueurs.Mais la DSP n’y croit pas.On rappelle qu’à son ouverture, le Casino de Montréal n’a pas réussi à franchir la barre des 12 % de clients étrangers malgré son objectif de 25 %.C’est donc la clientèle locale qui a compensé.La même situation risque de se produire, croient MM.Chevalier et Lessard.«De sorte que, pour payer la facture, il y aura davantage de promotion auprès de la population montréalaise en particulier, avec les effets sur les problèmes de jeu», a affirmé D'Lessard.D’ailleurs, M.Lessard ne s’est pas gêné ppur mettre en question la crédibilité de la société d’Etat, qui fait de la prévention en même temps quelle fait la promotion de ses produits.Jeudi dernier, Loto-Québec lançait une campagne de sensibilisation au jeu excessif.Au moment même où la publicité télé était diffusée, une autre publicité était mise en ondes, présentant une nouvelle loterie.Cirque du Soleil S’ajoute à ce portrait sombre l’association de Loto-Québec avec le Cirque du Soleil, cette •touche de respectabilité» qu’apporte le Cirque.L’aura de réussite n’est qu’un leurre pour la DSP.•Si on s’associe au casino, c’est pour augmenter le marketing du projet.Si on augmente le marketing du projet, c’est pour attirer plus de monde.Et si ça attire plus de monde, ça va créer plus de problèmes de jeu.Cette association avec le Cirque du Soleil visant une plus grande visibilité, une plus grande acceptabilité sociale, va créer plus de problèmes.Dis autrement, ce serait un excellent projet s'il n’y avait pas de casino», a tranché Richard Lessard.Serge Chevalier a renchéri, rappelant que, dans le dossier du tabac, le gouvernement avait convenu qu’il n’était pas acceptable d’associer une pratique à risque à «des activités qui font la fierté d’une communauté».Ce genre de partenariat symbolique — le Cirque n’investit pas un sou dans le projet — est interdit pour les cigarettiers.Devrait-on appliquer le même type de balises pour le jeu?Il y a certainement une réflexion d’ordre éthique à avoir, s’est borné à dire le Dr Lessard.La semaine dernière, Le Devoir révélait qu’aux États-Unis, les milieux communautaire et syndical s’opposent à l’utilisation de fonds publics pour des projets privés auxquels le Cirque du Soleil est associé.L’avis de la DSP a suscité peu de réactions officielles hier.Seule la Table de concertation de Pointe-Saint-Charles, Action-Gardien, a applaudi.•Loto-Québec doit retirer immédiatement son projet de déménagement du casino.Le projet est socialement et éthiquement inacceptable.Loto-Québec avait le fardeau de la preuve et elle a échoué lamentablement», a indiqué la porte-parole de l’organisme, Karine Triollet Dans ce dossier, Action-Gardien est un opposant farouche au projet, allant jusqu’à refuser de discuter avec la société d'État L’organisme a toutefois rencontré Guy Coulombe, qui préside le comité interministériel dont le rapport sera remis sous peu au ministre des Finances.Michel Audet Ce rapport sera rendu public, a confirmé dimanche le premier ministre Jean Charest.Le conseil des ministres se prononcera par la suite.Le Devoir MIRABEL SUITE DE LA PAGE 1 ayant pour mandat de gérer les deux sites aéroportuaires de Montréal.Les frais associés aux installations de Mirabel atteignaient les quatre millions par année.«Nous réduisons nos coûts de gestion et nous obtenons un loyer pour ces installations», a ajouté M.Cherry, qui n’a pas voulu dévoiler le montant du loyer.«Cestprivé.» Donc, adieu à un éventuel retour des vols passagers à Mirabel?«On ne peut corriger cette erreur commise il y a 30 ans de partager le trafic passagers entre Dor-val et Mirabel.Nous avions cependant déjà dit qu’une journée, il pourrait être nécessaire de retourner à Mirabel.Or le point de saturation à Dorval n’est pas attendu avant 35 ans», a répondu Jim Cherry.D’ailleurs, le protocole d’entente annoncé hier prévoit que le consortium européen signera un bail d’une durée initiale de 25 ans avec deux options de renouvellement d'une durée de cinq ans chacune.Ce consortium est formé de la société française I-Parks Creative Industries, spécialisée dans la conception, la promotion, le financement et la gestion de parcs urbains à caractère récréotouris-tique, et d’Oger International, «l’une des premières sociétés d’ingénierie de la construction au monde», peut-on lire dans la documentation de presse.La première phase du projet, baptisé Rêve-port (traduit de l’anglais AeroDream), prévoit un investissement évalué à 100 millions, financé par des fonds privés et institutionnels.Au total, les trois phases prévoient des investissements de 350 millions, a souligné Gilles Assouline, président d'I-Parks.Des capitaux 100 % privés, a-t-il affirmé.«Nous n’en avons pas besoin mais nous allons eventuellement invité la communauté financière québécoise à y prendre part, si elle veut y participer.Au même titre que nous allons consulter qfin de nous assurer de bien répondre aux attentes de la population.On parie d’un projet à géométrie grandissante.Les trois phases sont fermes, représentant plutôt une nomenclature de travaux suivant un certain ordre.Le tout pouvant être adapté aux attentes et accélérer selon l’appétit • Le multiplexe récréatif intérieur projeté s'articule autour des thèmes de l'eau et de l’espace.Cet emplacement de 100 000 m2 doit abriter •quatre ou cinq dômes géodésiques dotés d’écrans sphériques [qui] projetteront le visiteur dans des mondes insolites et sur des planètes lointaines, un aquarium géant, une plage intérieure [.], un centre de remise en forme, comprenant spa, hammam, sauna et balnéothérapie, et des salles de cinéma dernier cri.On y retrouvera également une galerie commerciale, des jeux d'ar-cades, une discothèque/karaoké aquatique avec laser/vidéo, des restaurants gastronomiques, des bars d'ambiance et des brasseries avec vue sur la plage et l’aquarium.Mais aussi un musée, un hall d’exposition interactif, un studio de télévision et un jardin d’enfants avec garderie», énumère-t-on dans le communiqué.Les études de marketing sont complétées.«Nous en sommes aux études d’affinement».a précisé M.Assouline.Selon l'échéancier retenu, les travaux de réfection de l'hôtel débuteraient d’ici juin pour se terminer à l'automne.Les travaux de transformation de l'aérogare commenceraient également en automne, en vue d’une ouverture progressive au public à compter de la fin de 2007.JUGES SUITE DE LAPAGE 1 le candidat sera bombardé de questions sur son parcours personnel, sa vision du droit (peut-être l’interrogera-t-on sur ce qu’il pense du concept d’activisme judiciaire) et aussi le raisonnement derrière les jugements importants qu’il a rendus dans le passé.Les députés n’auront pas à voter à la fin de la séance pour confirmer le choix de M.Harper, faisant dire à certains que cette comparution ne servira à rien.Même Peter Hogg, l’ex-doyen de la prestigieuse Osgoode Hall law School et l’homme qu’a recruté Stephen Harper pour orienter les députés hindi, reconnaît les limites d’un exercice qu’il prône néanmoins.«Il serait rare en effet qu’un comité soumis à ce genre de procédure structurée découvre qu ’il est incapable d’appuyer le candidat choisi par le gouvernement», écrivait-il aux députés en 2004.Ce genre de comparution de confir-ipation existe depuis longtemps aux États-Unis et prend souvent des allures de foires d’empoigne.Dans son cour- ARISTIDE SUITE DE LA PAGE 1 d’un dialogue entre le président Préval, moi-même, les Nations unies et d’autres pays, car ils unissent tous leurs efforts pour maintenir la paix en Haïti», n a indiqué qu’il rentrerait «une fois que M.Préval aura complété son évaluation politique de la situation en Haïti», une évaluation qui sera faite, a-t-il ajouté, en consultation, notamment, avec l'ONU, l’Afrique du Sud et le CARICOM (la Communauté caribéenne).On attendait depuis plusieurs jours une réaction de sa part au sujet de l’élection de M.Préval et de son éventuel retour en Haiti.Car une partie importante de la base électorale du président élu lui a donné son vote dans l’espoir précis de voir -le petit père des bidonvilles» rentrer d'exil.Ce qui n’est pas le moindre des dilemmes auxquels fait face M.Préval, qui doit en principe tenir aujourd’hui sa première conférence de presse depuis son élection: satisfaire son impatiente base populaire tout en créant un climat de dialogue national avec ses opposants, qui sont nombreux, et, en tenant compte des sensibilités des États-Unis, qui n'apprécient guère l’idée de voir M.Aristide débarquer à Port-au-Prince.Marchant sur des œufs.M.Préval a publiquement pris ses distances de l’ancien président pendant la campagne électorale, tout en affirmant que rien n'interdisait à un citoyen haïtien de rentrer dans son pays.M.Préval affirme que ses relations avec M.Aristide, avec lequel il a étroitement collaboré dans les années 1980 et 1990, se sont considérablement refroidies à partir de 2000.riel, Mme L’Heureux-Dubé craint elle aussi que le pouvoir judiciaire ressorte affaibli de ce nouveau processus.«L’indépendance de la magistrature pour laquelle le Canada est respecté à travers le monde peut être compromise par un processus similaire à celui qu'on appelle aux Etats-Unis le “confirmation mess” (la pagaille de confirmation!.Je suis entièrement d’accord avec madame la juge en chef du Canada [Beverley MacLachlin] et l’Association du Barreau canadien pour déplorer la formule que préconise le premier ministre.Je crois qu’elle ne sert pas l’intérêt public.» La juge à la retraite se disait tout à fait satisfaite du processus de nomination retenu par l’ex-ministre libéral de la Justice, Irwin Cotler.Ce processus prévoyait la mise sur pied d’un comité composé de députés et de membres de la communauté juridique (jugescollègues, avocats, ministre de la Justice de la province d’où doit provenir la nomination) pour évaluer et trier, à huis clos, une liste de candidatures à partir de laquelle le premier ministre ferait son choix.Elle trouve d’autant plus étrange la décision du gouvernement conservateur que la formule libérale «semble Jean-Bertrand Aristide, âgé de 52 ans, a été contraint de quitter Haïti le 39 février 2004 sous les pressions des États-Unis, de la France et du Canada, suivant une montée de l'opposition civile interne et une insurrection armée emmenées par d’anciens militaires.Il réside depuis le 31 mai 2004 à Pretoria avec sa femme et ses deux filles.Décompte des voix M.Préval a été proclamé vainqueur de la présidentielle dès le premier tour des élections, avec 51,15 % des voix, après plusieurs jours de manifestations tenues dans les rues de la capitale par ses militants.De nouveaux résultats publiés avant-hier par le Conseil électoral provisoire (CEP) lui donnaient 51,21 % des votes, après comptabilisation de 95,78 % des procès verbaux.L’ex-président Leslie Manigat obtient 12,40 % des voix et figure en deuxième position, tandis que l’industriel Charles Henri Baker, avec 8,24 % des suffrages, est en troisième position.Le CEP continue de divulguer les résultats au compte-gouttes.Les plus récents ont été rendus publics alors qu’on apprenait que le directeur général du CEP, Jacques Bernard, avait quitté Haïti dimanche, en catastrophe, pour se réfugier aux États-Unis.Il se serait rendu à Washington par un vol spécial après avoir reçu des menaces et vu sa ferme saccagée.•J'ai appris la nouvelle de son départ comme tout le monde.Samedi, on était ensemble.Puis j'ai entendu dans les médias qu'il avait reçu des menaces et il est parti», a déclaré a l’AFP le président du CEP.Max Mathurin.M.Bernard, montré du doigt pour les cafouillages survenus pendant le processus électoral, était en conflit avec au moins deux membres du Conseil qui l’avaient accu- Scepticisme Le consortium vise quatre zones ou quatre grands segments.On pense au bassin de population de la zone Mont-réal-Mirabel, puis à celui des villes de Québec et des métropoles américaines telles New York, ensuite à la population internationale et, enfin, à une segmentation ciblée.«Pensons à des séminaires scolaires, par exemple, pour meubler les périodes creuses», a déclaré M.Assouline.Toutefois les analystes et experts consultés hier ont, dans l'ensemble, réagi avec scepticisme à l’annonce, en pointant en direction de cet autre vaste complexe récréotouristique en gestation, appelé Lac-Mirabel, à quelques kilomètres seulement du site aéroportuaire.Après tout, on a beau conclure à la complémentarité chez les promoteurs, on fait tout de même appel au même bassin de population, qui dispose d'un budget discrétionnaire inélastique.«ADM avait une idée semblable.Nos désirs se sont rencontrés.ADM voulait reconvertir ses installations, nous, nous recherchions des infrastructures existantes, afin de minimiser les risques.» Ces «coûts réduits d’implantation», viennent abaisser le seuil de rentabilité.Gilles Assouli ne parle d’un seuil minimal de 700 (XX) entrées la première année sur un site qui, à tenue, pourra accueillir des millions de visiteurs sans qu’il y ait bousculade.D a soutenu que, lors de l’ouverture d’autres centres, érigés à des endroits moins bien situés et structurés qu’à Mirabel, «nous avons atteint aisément 1,2 million d'entrées la première année», tout en chiffrant à 1,8 million par année le nombre de voyageurs faisant le trajet Montréal-Laurentides.Le Devoir avoir satisfait le ministre de la Justice actuel puisque la personne qu’il proposera au premier ministre est l’une des trois personnes retenues par le comité dont il faisait d’ailleurs partie», écrit-elle encore.Ces trois noms ont été dévoilés dans le Winnipeg Free Press.Il s’agirait du professeur Peter MacKinnon et de la juge Constance Hunt, de la Saskatchewan, et du juge manitobain Marshall Rothstein.Confusion libérale Par ailleurs, les troupes libérales éprouvent de la difficulté à se positionner sur la question, lorsque le ministre Cotler avait entrepris sa réforme du mode de nomination il y a deux ans, il n’avait jamais été question de tenir des audiences publiques.Il était donc étrange lundi de l’entendre défendre Stephen Harper en soutenant qu’il ne s’agissait pas, contrairement à ce qu'affinnent les médias, d’audiences publiques «à l’américaine».Hier, le discours avait encore un peu changé.Dans l’entourage du chef intérimaire Bill Graham, on parlait désormais de «pente glissante» sur la quelle on s'aventurait.Le Devoir sé de vouloir manipuler les opérations électorales.La tenue d'un deuxième tour a été écartée à la présidence, suivant une dérogation controversée à la loi électorale, entérinée par la communauté internationale.Mais un deuxième tour aura lieu le 19 mars prochain, comme prévu, pour compléter les élections législatives à la Chambre des députés et au Sénat Là encore, le parti L’Espoir de M.Préval est en bonne position, selon des résultats partiels du scrutin du 7 février publiés par le CEP Au Sénat, où trois sénateurs sont élus par département, une douzaine de candidats de L’Espoir figurent parmi les trois premiers de la plupart des 10 départements du pays.Dans le département de l’Ouest, où plus de 84 % des procès verbaux ont été traités, le candidat de L’Espoir, Jean Hector Anacacis, arrive en première position avec 354,482 votes sur 848 150 voix exprimées.Épouse de Leslie Manigat, Mirlande Manigat, du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), occupe la deuxième place avec 313 204 votes.Dans un communiqué diffusé hier à Port-au-Prince, l’Union européenne a par aiDeurs appelé toutes les forces politiques du pays «a dialoguer dans un esprit de réconciliation nationale» En dépit des ratés enregistrés le jour des élections — auxquelles ont malgré tout participé 63 % des électeurs — et la crise électorale qui a entouré le décompte des voix, l’UE s’est déclarée «satisfaite» du déroulement du scrutin et noté qu’il •aura marqué une avancée importante du processus démocratique» Le Devoir Avec Reuters, l’Agence France-Presse et A lier Presse Le procès du sang contaminé commence Toronto — En mettant l'accent sur les profits au lieu de la santé publique, on a laissé du plasma séropositif contaminer la réserve de sang canadienne, a-t-on pu entendre hier à l'amorce du procès criminel d;uis le dossier du smig contaminé.Après des années de disputes procédurières et malgré les craintes quant à l'annulation du procès, quatre médecins et une compagnie pharmaceutique américaine ont présenté un plaidoyer de non-culpabilité face à des accusations de négligence et de nuisance avant que le procureur Michael Bernstein ne commence à présenter la cause de la Couronne.• Des dons séropositifs ont été sciemment introduits au sein du réservoir de plasma, puis ils ont été fabriqués et distribués en toute connaissance de cause, a déclaré M.Bernstein lors de son argumentation d’ouverture.Cette politique semble avoir été motivée par des impératifs financiers.» l.e D' Roger Perrault, l’ancien directeur médical de la Société canadienne de la Croix-Rouge, a présenté un plaidoyer de non-culpabilité face à des accusations de nuisance criminelle et de négligence criminelle causant un préjudice corporel pour son rôle présumé dans l’affaire.lx' D1 Michael Rodell, ancien vice-président d’Armour Pharma ceutical, une compagnie pharmaceutique du New Jersey, ainsi que le D11 )onald Boucher et le I )' John Furesz, qui ont travaillé pour le Bureau des produits biologiques sous l'égide de la Direction générale de la protection de la santé, ont également plaidé non coupable face à des accusations de négligence.L’avocat de la défense, Brian Greenspan, a présenté un plaidoyer de non-culpabilité au nom de la compagnie Armour.Fous les accusés ont choisi de subir un procès présidé par un juge seul.les plaidoyers ont été présentés seulement après que M.Bernstein a déclaré, devant une salle d’audience remplie, que la Couronne n’abandonnerait pas les poursuites, malgré un rapport d’un des témoins experts du procureur mettant en doute les chances d’obtenir un verdict de culpabilité.Perrault, qui a dirigé le progranr nu1 de transfusion sanguine de la Croix-Rouge canadienne de 1974 à 1986, n’a pas fait respecter les normes médicales les plus élevées possible lorsque des produits sanguins traités thermiquement |iar Armour ont été administrés à des patients hémophiles durant les années 1980, a déclaré M.Bernstein.Presse canadienne E N BREF Mourir dans des prisons américaines Londres — Près de cent prisonniers sont morts dans les prisons américaines en Irak et en Afgha nistan depuis août 2(X)2, a annoncé' l’organisation Human Rights First hier soir dans une émission de la chaîne de télévision b ri tan nique BBC.Parmi les 98 morts, 34 ont été ou sont soupçonnés d’avoir été victimes d'un homicide, volontaire ou involontaire, selon ce groupe de juristes américains qui doivent publier leur rapport aujourd’hui Le dossier relève également 11 cas de décès suspects et entre 8 et 12 cas de prisonniers torturés a mort L'organisation de défense des droits de l’homme cite en outre le cas d'un prisonnier jeté du haut d’un pont dans le Tigre, en Irak, et celui d’un autre mort étouffé dans un sac de couchage dans k*quel il avait dû se glisser •Nous croyons à la véracité et a la fiabilité de ces faits», a indiqué à la BBC Deborah Pearistein, responsable du rapport «Ijs documents s/mt basés sur des rapports d'enquête de l'armée que nous avons (Menus auprès du gouvernement ou grâce à la législation sur la liberté de linfbrmatü/n aux Etats-Unis», a-t-elle précisé.—AFP LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.rue De Bleury.9* étage.Montreal (Québec).H3A 3M9 ED Place-de^-Arts Ds sont ouverts du hindi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre* ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-985-3333 514-985-3360 redactiondledevoir.coni La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais) 514-965-3399 514-985-3390 18003630305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514985-3344 Par télécopieur 514985-3340 Par courrier avisdev®ledevoir.coni Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514985-3322 Par télécopieur 514985-3340 f* 2H).n» Dr Mnry.V m«r.Moatrrri.(Qattoc) KUtâTaM* ‘ • U U L*mm e* f " ' ‘ 1 r Inyrimrop du («ruupfr Qupfarrt* SUrao.fffi.touk-vanl fa Qwteox- h* 900.bouirvard S Les abonnements Au téléphone 514-985-33.% du hindi au vendredi de 7h30 a 16h30 Par télécopieur 514985-5967 Par courriel abonnementsaiedevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur .«Trier * la dkMHr B Ourbwra Inc .612.i
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