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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-02-12, Collections de BAnQ.

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FRANCE ACTUALITÉS Françoise David tourne le dos à la politique Page A 4 Jacques Chirac sera candidat cà l’élection présidentielle Page B 8 ?w w w .led e o i r .(‘ o ni ?LE DEVOIR V o l.X C I I I \ ° 2 !» ?Crise au PQ Bréard aurait choisi de démissionner ROBERT DUTRISAC KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Après trois jours éprouvants, le directeur général du Parti québécois, Raymond Bréard, aurait remis sa démission hier soir, a appris Le Devoir.M.Bréard aurait communiqué sa décision aux membres de l’exécutif national du PQ lors d’une réunion spéciale.Dimanche, M.Bréard s’était accordé 48 heures de réflexion, notamment pour consulter des avocats et évaluer la possibilité d'engager une poursuite contre Le Devoir à la suite de ses révélations selon lesquelles M.Bréard a touché environ 200 000 $ en commission sur des subventions destinées à l’industrie culturelle, à titre d’actionnaire de la firme de conseil stratégique Oxygène 9.Plus tôt dans la journée, le premier ministre Bernard Landry avait décidé qu’aucune enquête publique ne serait instituée sur les récentes activités de lobbying impliquant le directeur général du Parti québécois.Dimanche, le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest avait réclamé une telle enquête, afin de faire la lumière sur les pratiques de lobbying impliquant Raymond Bréard.«Tous les faits sont connus et ce serait gaspiller des fonds publics que de faire une telle enquête.Aucune loi n’a été violée», a soutenu le premier ministre Landry lors d’une visite en Gaspésie.VOIR PAGE A 8: BRÉARD Ex-Yougoslavie L’examen de dix années de guerre commence Slobodan Milosevic répond de ses crimes devant le TPI Accusé de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide pour les conflits de Croatie, de Bosnie et du Kosovo, l’ancien président serbe comparaît à partir d’aujourd’hui devant le Tribunal pénal international.Son procès devrait durer au moins deux années.CLAIRE TRÉAN LE MONDE Le premier procès d’un ancien chef d’Etat devant un tribunal international s’ouvre aujourd’hui à La Haye.Slobodan Milosevic devra répondre devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) de ses responsabilités dans près de dix années de guerre.D est accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Croatie (1991-1992) et au Kosovo (1999); à ces deux chefs d'inculpation s’ajoute celui de génocide en Bosnie (1992-1995).Ce procès ne soldera pas la mission de ce tribunal créé en 1993 par le Conseil de sécurité de l’ONU.Le parquet poursuit d’autres enquêtes.Il réclame aussi les arrestations d’autres responsables majeurs, déjà inculpés et qui courent toujours, parmi lesquels notamment Radovan Karadzic et Ratko Mladic pour les crimes commis en Bosnie.Pour la première fois cependant un procès va couvrir l’ensemble des dix années de conflits dans l’ex-Yougoslavie.Slobodan Milosevic VOIR PAGE A 8: MILOSEVIC Lire aussi en page B 8 ¦ Une brèche dans le mur de l’impunité INDEX 'J s 04 Avis publics.B 4 le monde B 8 04 Culture B 10 Météo B 5 Économie B 1 Sports B 7 Éditorial A 6 Télévision B 9 O O o O' \r 00 L E M A RDI 1 2 K K V R 1 K R 2 O O 2 8 7 C + T A \ E S 1 $ Equité salariale: déblocage inespéré avec les enseignants La facture serait ramenée d'environ 600 à 300 millions MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Un déblocage inespéré est survenu entre le gouvernement et les enseignants dans le but de régler l’épineux dossier de l’équité salariale, a appris Le Devoir, de sources diverses.Les deux parties étudient en ce moment un règlement qui se situe aux environs de 300 millions.Il s'agit d’un montant beaucoup moins éleve que les 500 à 600 millions dont il était question à l’automne et qui avaient provoqué l’impasse dans les négociations.Le Conseil du trésor a offert prés de 200 millions aux enseignants en novembre dernier pour régler l’équité salariale en exigeant toutefois une augmentation du temps de présence en classe des enseignants, la Fédé- ration des syndicats de renseignement (FSE ;üJilitv à la CSQ et représentant 75 (XX) enseignants du primaire cl du secondaire) a rejeté cette offre et a préparé au début du mois une nouvelle contre-proposition.D’abord, il n'y aura assurément pas de troc entre l’équité et la tâche, a fait savoir la FSE au gouvernement VOIR PAGE A 8: DÉBLOCAGE La catastrophe rfPSPPI RKUTKKS UNE CHUTE après seulement trois enjambées a fait perdre tout espoir de médaille au patineur canadien Jeremy Wotherspoon dans l’épreuve du 500 mètres hier.L’athlète, de qui Ton espérait beaucoup, a planté la lame de son patin gauche dans la glace, une catastrophe qui Ta laissé complètement abattu.Il espère bien prendre sa revanche lors de la compétition du 1000 mètres qui se déroulera samedi.Nos informations en page H 6.HORS-JEU* Fantaisie sur patins Il y en a qui sont d’avis que tous les sports «à juges» devraient disparaître à jamais du programme olympique, il en est d’autres, plus nature, qui prônent l’abolition de toutes les disciplines requérant implicitement l’application de maquillage et l’apposition de paillettes, et vous comprendrez rapidement qu’une jonction de ces deux critères permet de désigner la nage synchronisée et le patinage artistique.L’hypothèse de la disparition prochaine de la première est plausible, mais dans le second cas, n’y pensez pas.pas une minute, même avec toute la magouille chez les juges, sur- tout en danse sur glace.D’abord, NBC ne voudrait pas.Le patin de fantaisie attire les plus gros auditoires télé, bons Jeux, maux Jeux, notamment parce que les femmes s’y intéressent davantage qu’au bobsleigh à quatre, par exemple.Et puis, entre vous et moi et le bouquet de fleurs, des duels comme celui d’hier, Salé et Pelletier contre Berezhnaya et Sikha-rulidze (quoiqu’il manque ici un mot approprié pour désigner un duel à quatre, ce qui fait deux duels, ou un équipage de bobsleigh), c’est de la matière à frissons qui fait que la vie vaut la peine d’être analysée par Alain Goldberg, non?Jean Dion Il faudra l’encadrer, d’ailleurs, Goldberg.Avec un commentateur aussi sublimement passionné, je crois que j’écouterais même du patinage artistique à la radio.Sérieux.Et si c’est toujours sous-jacent, jamais dit en autant de mots mais en même temps gros comme le gras, le patinage en couple, c’est de la grpsse drague par procuration.A tel point qu’à l’occasion de ces Jeux de Sait lüke City, la Fédération internationale de patinage (International Skating Union, ISU) a émis un avertissement aux participants: draguez, séduisez, mais au contraire de la statue située derrière John Ashcroft, n’en montrez pas trop.«A la suite de nombreuses plaintes SALT LAKE 2002 W concernant le choix de certaines figures dans les épreuves de couple et de danse sur glace, mms srmmes très inquiets de constater que certaines poses peuvent heurter le public de la télévision en ruistm de leur indécence», a déclaré l’ISU.«C’est surtout la posture des jeunes femmes qui prête a critique lorsqu’elles évoluent jambes largement écartées», a ajouté la Fédération, précisant que les juges recevraient l’ordre de soustraire 0,1 point à la note artistique pour toute position jugée indécente, arabesque ou la pati neuse se pend par les jambes au cou de son partenaire ou porté incitant à l’étreinte sensuelle.VOIR PAGE B 6: FANTAISIE Entre tradition et modernité La communauté nisga’a du nord de la Colombie-Britannique, qu’un traité a rendue autonome il y a deux ans, se retrouve confrontée à un double défi: préparer l’avenir dans le respect des multiples facettes de la culture nisga’a tout en faisant face aux contraintes de la modernité.HÉLÈNE BUZZ ETTI ENVOYÉE DU DEVOIR Troisième d'une série de cinq articles Vallée de la Nass — «Amen».C’est le seul mot que la journaliste a compris.Le reste était en nisga’a, une langue tout en consonnes, bourrée de raclements de gorge, de brèves interruptions nasillardes et de coups de langue.Nous sommes un mercredi soir de fin janvier, une trentaine de personnes, tous âges confondus, se sont réunies dans le sous-sol de l’église anglicane pour procéder à l'élection annuelle du comité d'église.Chaque paroissien a apporté un plat et, sur la table du buffet, la soupe de saumon côtoie les spaghettis au jus de tomate.Sur les murs, des images du dieu berger sont intercalées entre celles du corbeau, de l’aigle, de l’épaulard et du loup, les symboles des quatre tribus nisga’as.La pauvre journaliste n’est pourtant pas la seule à ne pas avoir compris la prière récitée par l’aîné.Les jeunes réunis non plus.La langue traditionnelle s’est perdue et on ne l’entend plus nulle part, a New Aiyansh, sauf dans la salle de classe où on procède à sa résurrection.C’est cela, l’aventure nisga’a: les tentatives d’une modeste communauté de vivre ses traditions dans la modernité.Une balance qu'on rééquilibre sans cesse, en évitant l'écueil du folklore, «Nous devons faire attention quand nous étudions la tradition», met d’ailleurs en garde Nita Morven, au service culturel du Nisga’a üsims Government.VOIR PAGE A 8: TRADITION NtSCA'A PEOPLE OF DE THE NASS RIVER Un membre du clan nisga’a des loups.) LE PROJET NISGA A t * 778313000658 ROLEX L’ETERNITE SE ESU ET77>'« P2S&.% I4»J Lady Datejust en acier et or 18 carats Gambard Vente et service technique Nous sommes fiers d’être votre bijoutier agréé Idolex.630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE TÉL.: 866-3876 L K DEVOIR.LE MARDI I 2 E E V R I E R 2 O O 2 LE DEVOIR ACTUALITES M i c h e l David ?Le pouvoir et l’amitié ¦ e broyais du noir et m’en voulais ^ ^ _¦ d'avoir eu la naïveté de croire que le pouvoir et l’amitié pouvaient faire bon ménage.» Bernard Landry pourrait sans doute reprendre à son compte cette phrase tirée de l'autobiographie de Lucien Bouchard, À visage découvert, dans le chapitre consacré à sa douloureuse rupture avec Brian Mulroney.M.Bouchard en avait tiré une leçon qu'il n’a jamais oubliée quand il est lui-même devenu premier ministre: aucun de ses amis personnels n'a été invité à faire partie du premier cercle de ses proches collaborateurs." Vous connaissez la solitude du pouvoir?Si, en plus, il faut chasser nos amis de l’entourage, il ne restera plus que vous», a lancé M.Landry à la horde de journalistes qui l’entouraient, dimanche, à l’issue du pénible conseil national qu'il venait de vivre.les journalistes n’ont jamais été les compagnons préférés du premier ministre, surtout pas ces jours-ci.Contrairement à Lucien Bouchard, qui ressemblait à un ermite solitaire dans le triste bunker de la Grande-Allée, M.Landry a toujours fonctionné en réseau, cultivant soigneusement les amitiés qui se sont multipliées au fil des ans.Il s’est constitué ainsi un bassin de collaborateurs d’une loyauté et d’un dévouement sans limite, auxquels il pouvait faire appel à tout moment.En retour, ils pouvaient compter sur sa protection et son aide quand les circonstances de la vie le requéraient G' directeur général du PQ, Raymond Bréard, est un de ceux-là, comme son chef de cabinet, Claude H.Roy, ou encore Jean-Yves Duthel, qui est retourné à la SGF après un séjour écourté au bureau du premier ministre.le nouveau président du conseil d’administration d’Hydro-Québec, Jacques Laurent, fait également partie du clan des «amis de Bernard».La liste serait longue.Tout va très bien tant que les amis ne causent pas de problème, mais le premier ministre se retrouve confronté à un choix déchirant quand l’un d’eux trébuche et risque de causer un tort irréparable au gouvernement, comme c’est le cas de M.Bréard.D’ailleurs, on remarquera que ceux qui ont été impliqués dans des «affaires» au cours des dernières semaines sont tous des inconditionnels de M.Landry, à qui il a confié des postes-clés dans l’organisation péquiste: outre M.Bréard, Gilles Baril est l’organisateur en chef et Sylvain Simard préside le comité chargé de la mise à jour de l’option souverainiste.?Il est maintenant acquis que M.Bréard quittera son poste après sa période de réflexion de 48 heures.Même si M.Landry s’était entêté à le couvrir, il pouvait difficilement demeurer en fonction après que la vice-première ministre lui eut publiquement retiré sa confiance.La sortie de Pauline Marois est un véritable camouflet infligé au premier ministre, qui permet de mesurer son véritable poids.Le succès de son dernier budget et le remaniement d’il y a deux semaines lui avaient déjà permis d’accroître son autorité.En fin de semaine, elle s’est permis une première sortie en dehors de sa sphère de responsabilité ministérielle.Elle s’est conduite non seulement en vice-première ministre, mais également en vice-chef du PQ.Cet incident illustre encore une fois l’inconvénient pour le chef du PQ d’être également président de l’exécutif, à plus forte raison s’il est également premier ministre.En prenant le contre-pied de la décision de l’exécutif, qui avait fait bloc derrière M.Bréard, Mme Marois s’opposait de facto à son chef et premier ministre.Avec le Bloc québécois, le PQ est le seul parti dont le chef est également président de l’exécutif.Que ce soit au PLQ, à l’ADQ, au PLC ou au PC, les deux fonctions sont clairement dissociées, sans que l'autorité du chef ne paraisse en souffrir.Avec le PQ, on ne sait jamais, direz-vous.Oui, peut-être.Le plus beau de l’affaire est que, dans les circonstances, M.Landry ne pouvait pas se permettre de rabrouer Mme Marois.Mieux encore, sa présence devient une sorte de caution morale et envoie aux militants péquistes et à l’ensemble de la population le message qu’il y a au moins quelqu’un au PQ qui ne tolérera pas le moindre manquement à l’éthique, qu’il soit réel ou simplement apparent.Une qualité qui sera certainement prise en compte dans le choix de l’éventuel successeur de M.Landry.?Il faudra maintenant trouver un successeur à M.Bréard.A quelques mois, peut-être un an de la prochaine élection générale, sans parler des élections partielles, il ne s’agit pas d'une sinécure.La reconstruction entreprise au printemps dernier est encore loin d’être terminée et, après ce qui s’est passé, on ne risque pas de se bousculer aux portes.Un choix logique serait Jean Bissonnette, un ancien agent de liaison de M.Landry dans Verchères, qui est présentement responsable des relations avec le parti au bureau du premier ministre.Il a la confiance du chef, mais pas vraiment d'états de service au PQ.M.Landry pourrait aussi tenter de convaincre Pierre Boileau d’effectuer un retour.Il a déjà occupé le poste sous le règne de Jacques Parizeau, qui lui avait cependant imputé les résultats décevants de l’élection de septembre 1994.M.Landry l'avait alors rescapé en lui offrant un poste de conseiller politique aux Communautés culturelles et à l'immigration.Autre candidat potentiel, Pierre D’Amours, ancien directeur de l’organisation, également écarté par M.Parizeau, avait été récupéré par Pauline Marois, avant de se retrouver au bureau de l-ucien Bouchard.On avance également le nom de Grégoire Bérubé, qui était directeur de l'organisation sous les ordres de Bob Dufour, à qui M.Bouchard avait confié la direction générale du parti.Tant qu'à y être, pourquoi pas M.Dufour lui-même, présentement sous-ministre aux Régions?Bref, n’importe qui.pourvu que ce ne soit pas un ami personnel de M.I an dry.mdavid@ledevoir.com Succession de Jean Chrétien « J’en ai marre » Les récentes attaques d’Allan Rock ont outragé Paul Martin Le premier ministre Jean Chrétien invite au cessez-le-feu.Le ministre des Finances, Paul Martin, «en a marre» et le président du caucus libéral, Stan Keyes, ne prise pas l’étalage public des chicanes libérales auquel s'est livré le ministre de l’Industrie, .Allan Rock, en fin de semaine, qualifiant même le geste de «stupide».MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le ministre des Finances, Paul Martin, a fait comprendre hier à son collègue de l’Industrie.Allan Rock, qu'il avait dépassé les bornes et qu’ii ne le laisserait pas faire.La réplique est d'ailleurs venue, cinglante.«Nous sommes témoins ici de ce qu ïly a de pire en politique: la destruction et les attaques personnelles.Pour ma part, j’en ai marre.Je suis profondément troublé quand la bonne foi des membres du caucus et des représentants du parti est remise en question et j'en ai assez que des proches soient accusés de déloyauté.» 11 n’a pas demandé d’excuses à son collègue pour l'avoir accusé de transformer le Parti libéral en club sélect et de miner le leadership de Jean Chrétien.Le ton était ferme cependant.«J’espère que M.Rock va comprendre qu’il a franchi une ligne symbolique.Ils sont allés trop loin, lui et ceux qui parlent en son nom.» Cet accrochage inhabituel entre deux ministres n’a pas donné lieu à des commentaires d'autres ministres, comme le souhaitait M.Rock samedi.C’est plutôt le premier ministre Chrétien qui a profite de son passage à Shawinigan pour demander la fin des querelles et inviter ses ministres à se concentrer sur leurs tâches ministérielles.Il a note qu'on s'excitait un peu trop vite, puisqu’il n’y a pas encore de course au leadership.«Je ne sais pas pourquoi ils simt préoccupés par nui suças sion.Ils s 'en occuperont quand il y aura une course.Quand je démissionnerai, je retournerai à la maison et c'est tout», a-t-il dit II n'a pas pris parti dans celle dispute, mais a affiché sa preference pour des régies d'adhesion souples.«Les portes doivent rester mit'ertes.» M.Chrétien part aujourd'hui pour un voyage de 10 jours en Russie et en Allemagne.La chicane actuelle porte sur les règles d’adhésion au Parti liberal du Canada en Ontario, mais le véritable enjeu est la àiPire course au leadership à laquelle MM.Rock et Martin participeront.Tout a commencé quand l’exécutif ontarien, dominé par les présidents d’association majoritairement pro-Marlin, a décidé cet automne qu’une personne ne pourrait plus obtenir cinq formulaires d’adhésion à la fois mais un seul.Les autres camps ont soutenu que l’équipe Martin voulait ainsi préserver son avance.Mais ils ont aussi affirmé que ses partisans et lui préparaient le terrain pour une remise en question du leadership de M.Chrétien lors du congrès de mars 2(X)3, ce que le camp Martin nie vigoureusement.Le ministre a noté que tous les candidats éventuels au leadership libérai s’organisaient et recrutaient des membres.«Cela n’a rien à voir avec une révision du leadership, mais cela a tout à voir avec une éventuelle coursed la chefferie.» Il y a deux semaines, l'exécutif national, à l'instigation du premier ministre, a encourage les ailes provinciales a avoir des regies plus souples.L'aile ontarienne a acquiesce en fin de semaine, mais en y ajoutant des restrictions île son cru.d’où la sortie virulen te du ministre de l'Industrie.11 soutenait que ces règles transformaient le Parti liberal en un club pour l’élite où seuls ceux qui connaissent le mot de passe peuvent entrer».Il a ajoute que des gens «sacrifiaient la nature démocratique du parti sur l’autel de leur propre ambition».Un de ses suis porteurs, Warren Kinsella, a ans si affirmé que le camp Martin voulait fermer la porto aux communautés ethniques.C'est cette attaque qui a le plus choqué M.Martin et l’a mené à dire, depuis Québec, que son collègue se livrait a ce qu’il y a de «pire en politique».11 a rappelé que les règles ontariennes étaient similaires à celles en vigueur depuis des années au Québec.le président du caucus, Stan Keyes, a exige que chacun règle ses comptes en privé, question de ne iras rG péter les erreurs de l'Alliance canadienne.11 refuse de porter un jugement sur le geste de M.Rock, mais n'en ix'nse ])as moins.«Je pense qu'il n'y a pas un seul député ou sénateur libéral qui ne hoche pas de la tète en se disant: quelle chose stupide à faire! Ça ne résout rien.Ça ne fait que générer de l'animosité», a-t-il confie en entrevue.Paul Martin \llan Rock «ate.?.* * • - m ce ./a»* idm JACQUES NADEAU LF.DEVOIR Le commissaire général du travail a rendu une décision qui ouvre la porte à la syndicalisation des responsables de garde en milieu familial.Les syndicats sont sur le seuil de la porte des garderies en milieu familial JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Les responsables de service de garde en milieu familial sont des salariées et non des travailleuses autonomes, a conclu le commissaire général du travail après avoir examiné la requête en accréditation d’un groupe d'éducatrices du centre de la petite enfance (CPE) La Rose des vents à Blainville.Cette décision rendue publique hier pourrait servir de prélude à une syndicalisation massive dans ce secteur.«C’est une décision extrêmement importante pour toutes les femmes qui exercent cette profession, mais plus largement pour toutes celles qu’on appelle les travailleuses autonomes, prétendument autonomes du moins car elles n ont qu ’un “donneur d’ouvrage"», se réjouit Sylvie Tonnelier, vice-présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ).Le commissaire du travail a donné raison au syndicat qui allégeait que les responsables de service de garde en milieu familial devaient être considérées comme des salariées au sens du Code du travail et considérait l’employeur comme étant le CPE, et non le gouvernement Cette décision fait suite au dépôt en juin dernier d'une requête en accréditation déposée par 18 des 29 responsables de garde en milieu familial du CPE La Rose des vents.Ces travailleuses réclament de meilleures conditions de travail.Selon l’évaluation de la FIPEQ, elles gagnent 4,63 $ l’heure, alors que le salaire de leurs homologues en installation au premier échelon s'élève à 10,10 S.Le statut de salariées leur permettrait l’accès à l'assurance-emploi et à une panoplie de droits et d'avantages prévus dans le Code du travail.la CSQ croit que la décision du commissaire pourrait déclencher une vague de syndicalisation au sein des travailleuses en milieu familial dont le nombre est estimé à 11 000 au Québec.La CSN attend de son côté le verdict que rendra sous peu un commissaire de la région de Québec concernant l’une des 17 requêtes déposées par le syndicat «Théoriquement, les commissaires pourraient rendre des jugements contraires», indique toutefois Claudette Carbonneau, première vice-présidente de la CSN.Si le mouvement de syndicalisation s’étendait a toutes les travailleuses de ce secteur et qu’elles obtenaient une rémunération équivalente à celle de leurs consœurs en installation, la facture s'élèverait à environ 140 millions pour le gouvernement, estime Mme Tonnelier.La partie n’est pas gagnée puisque le CPE lü Rose des vents et le procureur général du Québec peuvent contester la dérision du commissaire.M' Bernard Giroux, qui représente le CPE, ignore pour l’instant s’il portera la décision en appel: «Ils [les administrateurs du CPE] sont un peu dans le noir, parce qu’ils ne sont pas organisés pour être des employeurs pour ces travailleuses, d’autant plus qu’ils n’ont pas de salariés autres que le personnel de bureau», indique-t-il.Au cabinet de la ministre de la Famille et de l’Enfance, on s’abstient de tout commentaire car l’analyse de la dérision n’est pas achevée.Et les parents dans tout ça?Selon Claudette Carbonneau, ils ont tout a gagner de la syndicalisation qui a permis la consolidation du réseau des CPE, qu’il s'agisse de l’adoption de nouveaux ratios, d'un meilleur aménagement des locaux, de la stabilisation de la main-d'œuvre et même de la création de la politique des places à 5 $.Maisons de naissance Le taux de mortinaissances est comparable à ce qui se vit dans les hôpitaux ISABELLE l’AHt: LE DEVOIR Trois ans après avoir autorisé les sages-femmes à accoucher en maisons de naissance, le risque de mortalité accrue des bébés nés hors des hôpitaux, observé durant la phase des projets-pilotcs, semble s'amenuiser.la Corporation des sages-femmes fera tout de même bientôt enquête sur trois décès de nouveau-nés survenus en 1999 et 2(XX).Au moment où Québec s’apprête à étudier un projet de règlement sur l’accouchement à domicile, la sécurité (les naissances survenues hors des hôpitaux fait de nouveau surface.Trois ans après avoir donné le feu vert à la création d'un ordre professionnel des sages-femmes, la situation semble avoir évolué de façon favorable.En 1997, un comité chargé d’évaluer les projets-pi-lotes avait souligné l’incidence plus élevée de mortinaissances survenues chez les bébés de patientes des maisons de naissance.On avait alors observé un taux approximatif de sept décès de bébés |x>ur KXX) naissances, en comparaison de 4,3 pour 1000 en milieu hospitalier.A l’époque, le comité pressait les sages-femmes de parfaire leur formation, notamment pour augmenter leur capacité à détecter des problèmes imminents chez le nouveau-né.Cinq ans plus tard, il semble que* ces recommandations aient porté leurs fruits.En trois ans d'activité, l’Ordre des sages-femmes du Québec, dorénavant responsable d’assurer la sécurité du public et de veiller à la qualité des actes effectués par ses membres, n’a signalé que trois décès de bébés sur 1000 naissances, dont deux en 1999 et une en 2(XX1.«Trois décès en un an, ça rums ramène à des taux similaires à ceux des accouchements en milieu hospitalier, soit autour de quatre décès pour KXX) naissances.I‘mr être plus précis, il faudra avoir un volume beaucoup plus grand d’acamehements», a soutenu hier Mme Raymonde Gagnon, présidente de l’Ordre des sages-femmes.Un comité d'enquête fera une élude détaillée de ces cas, pour déterminer si ces décès auraient pu être évités.L’Ordre n’a pas voulu dévoiler hier dans quelles circonstances ni dans quelles maisons de naissances étaient survenues ces mortinaissances.«Ce sont des situations qui peuvent arriver n ’importe où et cela arrive aussi a l’hôpital.Mais le but est de s’assurer comment les éviter dans le futur, si cela est possible», a-t-elle ajouté.Selon cette dernière, aucun changement majeur n’a été apporté depuis 1998 au fonctionnement des maisons de naissance, mais certaines des lacunes observées par le comité d’évaluation des projets-pilotes, no tamment en ce qui a trait au manque de collaboration entre les sages-femmes et les hôpitaux, disparaissent tranquillement «De façon générale, la prise en charge se fait beaucoup rapidement quand il faut effectuer des transferts vers l’k/Jntal», assure Mme Gagnon.Pour l’instant, seulement 1 % des femmes québécoises accouchent en maison de naissance et 10 % des patientes suivies au départ par des sages-femmes doivent être dirigées en cours de grossesse vers des médecins, notamment en raison de problèmes de santé comme le diabète de grossesse.\e projet de reglement sur l’accouchement à domicile, réclamé depuis des lustres par les sages-femmes et certaines femmes, fait quant à lui tranquillement son chemin dans la machine administrative.Une première version devrait être publiée en mars dans La Gazette officielle du (Juébec.Une récente étude effectuée en Colombie-Britannique présente des résultats mitigés.Bien que les accouchements a domicile semblent assurer de meilleurs résultats pour ce qui est des taux de césarienne ou d'infections maternelles, on a recensé un faux plus élevé de morts périnatales chez le groupe des mères qui ont donné naissance à la maison.i i L f- I) K V 0 I R .L E M A K l> I ! 2 FÉVRIER 2 0 0 2 A 4 ‘LES ACTUALITÉS* Françoise David tourne le dos à la politique L’ex-présidente de la Fédération des femmes du Québec poursuivra plutôt son action avec le groupe Au bas de l’Échelle JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Françoise David met fin à toutes les rumeurs: elle ne se lance pas en politique avec un parti existant et ne crée pas non plus son propre parti, «du moins pour l’instant», comme le disent ses proches qui veulent garder l’anonymat.Elle rejoint plutôt les rangs de l’organisme Au bas de l’échelle, qui depuis plus de 25 ans défend les droits des non-syndiqués.Elle sera notamment chargée de coordonner une campagne d’action auprès du gouvernement, ce qui la ramènera sur la scène publique où elle est fort appréciée.Mme David est en effet une vedette de l’action communautaire depuis les deux Marches des femmes qu’elle a organisées, en 1995 et en 2000, en tant que présidente de la Fédération des femmes du Québec.En quittant la F'EQ en juin dernier, elle avait annoncé qu’elle songeait à créer un nouveau parti, féministe et de gauche.Sa réflexion ne devait durer qu’un été, elle s’est prolongée plus que prévu.Une militante pas comme les autres Au début janvier, en entrevue au Devoir, elle annonçait toutefois que forte d’un séjour au Mali, elle était prête à repartir au combat et ¦que ce sera [il] un combat social».Elle refusait toutefois de préciser ses projets, attendant le moment propice pour une annonce pu blique.Celled sera finalement faite ce matin, dans un communiqué émis très tôt et qui sera suivi d’entrevues radiophoniques déjà planifiées.Une orchestration médiatique soigneusement préparée qui n’est pas courante dans le milieu communautaire.Mais Françoise David n’est pas une militante comme les autres.Son nom est fréquemment cité dans les médias comme candidate péquiste de prestige — même si elle nie farouchement avoir été sollicitée ou s’être montrée intéressée par de telles fonctions.Le succès de la Marche mondiale des femmes, qui s’est tenue en l’an 2000 dans quelque 160 pays et qui a attiré, à Montréal seulement, plus de 30 000 manifestantes, a confirmé son prestige et son charisme.Au point que pour certains groupes communautaires, elle semble maintenant inaccessible.«CJn aimerait bien avoir une Françoise David à notre tête, mais on n’aurait jamais les moyens de la payer», pouvait-on entendre récemment dans le milieu.Un événement important L’organisme Au bas de l’échelle (ABE) refusait hier de commenter l’arrivée de Mme David.Mais il est clair qu’il s’agit là d’un événement d’importance.Le groupe populaire, créé en 1975, n’a toujours compté que sur une petite équipe de trois ou quatre permanentes pour mener, avec sérieux, mais sans panache, des dossiers qui touchent l’ensemble des non-syndiqués du Québec, soit près d’un million et demi de personnes — dont quelque 185 000 ne touchent que le salaire minimum ou à peine plus.L’organisme, qui a mis sur pied un F'ront de défense des droits des non-syndiqués, lutte pour l’augmentation du salaire minimum et l’amélioration de la Loi sur les normes du travail, ce qui faisait partie des revendications de la Marche des femmes.Il s’est aussi intéressé au travail précaire, au travail au noir et, tout récemment.au harcèlement psychologique au travail.Françoise David connaît ABE de longue date.Elle a notamment été la présidente d’honneur du colloque que le groupe' avait organisé pour souligner son 20'' anniversaire en 1995.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Françoise David poursuivra son engagement social avec le groupe Au bas de l’échelle.Commission de coopération environnementale Le Canada est accusé de ne pas appliquer ses propres lois LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Pèches et Océans Canada a-t-il trouvé un moyen de contourner sa propre loi en émettant des «lettres d’avis» plutôt que d’adresser des avis d’infraction en bonne et due forme aux promoteurs qui omettent d’évaluer les impacts de leurs projets sur les poissons?Telle est la question que la Commission de coopération environna mentale (CCE) a entrepris d’élucider en faisant appel au public canadien pour déterminer si la plainte déposée par The Friends of the Oldman River est fondée.Cette association s’est rendue célèbre à la fin des années 80 en obtenant une injonction qui a paralysé pendant plusieurs années la construction d’un barrage sur la rivière Old Man en Alberta.La Cour suprême du Canada devait confirmer cette décision en clarifiant pour la première fois le caractère intégrateur et global des examens que doivent assumer tous les gouvernements en matière d’environnement La CCE, en vertu du traité de libre-échange, a le pouvoir de vérifier si l’un ou l’autre des trois signataires triche en n’appliquant pas ses règles environnementales pour favoriser ses entreprises au plan économique.Selon la plainte déposée par The Friends of the Oldman River, le Canada se contente d’envoyer des «lettres d'avis» au lieu d’exiger que les promoteurs obtiennent une autorisation en vertu de la loi, ce qui les astreindrait à procéder à une évaluation environnementale en règle.Ce refus d’appliquer la loi, constitue, selon les plaignants, une usurpation de la fonction de planification, de décision et de consultation publique qu’elle pré- voit Non seulement peu de promoteurs ont-ils été poursuivis par Pêches et Océans Canada, mais, allèguent les plaignants, le ministère fédéral a renoncé à ses obligations juridiques en s’en remettant aux provinces qui afficheraient une piètre performance en matière de protection de l’habitat des poissons.D’autres plaintes La CCE, qui est en train de constituer un dossier sur cette affaire, demande au public de la saisir de toute information pertinen te à la cause.La commission adresse la même demande dans un autre dossier, celui du drainage minier acide de la mine Britan nia, en Colombie-Britannique.Plusieurs groupes ont porté plainte contre le Canada dans cette affaire pilotée par le Sierra Legal Defence Fund.Les plaignants allèguent que Pêches et Océans tolère les rejets illégaux de la mine depuis longtemps malgré leur impact sur les populations de saumons du Pacifique, en déclin.Le Canada a par ailleurs été l’objet d’une autre plainte la semaine dernière devant la CCE de la part de groupes canadiens et américains qui l’accusent de ne pas appliquer sa Loi sur les oiseaux migrateurs en Ontario où des exploitants forestiers perturberaient et détruiraient des aires de nidification.Les activités de coupe à blanc dans cette province en 2001 auraient, selon les plaignants, entraîné la destruction de plus de 85 000 nids de sauvagine dans le centre et le Nord de l’Ontario.De plus, ces activités de coupe à blanc auraient des effets néfastes sur la diversité biologique et constitueraient, par tolérance indue, une pratique commerciale déloyale au profit des exploitants forestiers ontariens.Procès des Hells Angels Le juge Boilard juge la loi antigangs bien assez claire BRIAN MYLES LE DEVOIR La défense a échoué dans sa tentative de faire invalider en partie la loi antigangs, hier, dans le procès de 17 présumés membres ou associés des Hells Angels.le juge Jean-Guy Boilard a rejeté une requête en ce sens au terme d’une audition qui a duré à peine deux heures.L’avocat Jacques Bouchard a défendu l’idée que l’article 467.1 du Code criminel, qui traite de la participation aux activités d’un gang, contient «des imprécisions» sur lesquelles aucun tribunal n’a statué à ce jour.L’article en question stipule qu'une personne est coupable d’un acte criminel et passible d’une peine maximale de 14 ans de pénitencier si elle «participe aux activités d'un gang, ou y contribue de façon importante», tout en sachant que des membres commettent ou ont commis, au cours des cinq dernières années, des crimes punissables de plus de cinq ans d’emprisonnement M1' Bouchard s’est demandé quelle est la différence entre le fait de participer aux activités d’un gang et le fait d’y contribuer de façon importante.Ni le juge Jean-Claude Beaulieu, ni le juge Robert Sansfaçon n’ont pu éclairer la justice sur cette question lorsqu’ils ont rendu les deux seuls jugements connus traitant de la loi antigangs au Québec.«Puisque le texte de la loi n'est pas précis, nous ne sa- vons pas à quoi nous opposer lors de la présentation de la preuve», a dit M.Bouchard.«La définition n’est pas imprécise au point d’être contraire à l'esprit de la Charte [des droits et libertés]», a soutenu pour sa part le procureur fédéral Robert Marquis.Dans une cause impliquant le gang des Blatnois, à Québec, le juge Jean-Claude Beaulieu avait rejeté il y a un an une requête de la défense pour déclarer inopérant l’article 467.1 de la loi antigangs.La décision n’a jamais été portée en appel puisque les accusés ont par la suite plaidé coupable aux infractions qui leur étaient reprochées.M‘ Bouchard a invité la Cour à se prononcer sur les «imprécisions» laissées en plan par le juge Beaulieu, mais Jean-Guy Boilard ne l’a pas suivi sur cette voie.Il estime raisonnable la décision prise par son collègue.«Pour l'instant du moins, il m’est impossible de voir une imprécision ou une portée excessive dans cette disposition [Y arûde 467.1]», a tranché M.Boilard.S’il avait reconnu l’existence d’imprécisions, le juge Boilard aurait en quelque sorte confirmé la thèse de la défense voulant que la loi ne serait pas constitutionnelle, selon l’interprétation de la Couronne.«Si la loi avait été jugée imprécise ou d'une portée trop large, elle aurait été susceptible d'être déclarée inconstitutionnelle», a commenté le procureur François Brière, une fois que le juge Boilard eut fait part de sa position.EN BREF La terre a tremblé (PC) — Un léger tremblement de terre, dont l’épicentre était localisé près de Joliette, a été ressenti jusque sur file de Montréal et en Haute-Mauricie, tôt hier matin.Le tremblement de terre, dont la magnitude a atteint 3,9 sur l’échelle Richter, a eu lieu à 6 h 41.L’épicentre était plus précisément situé à six kilomètres au nord de Joliette, a-t-on fait savoir à la Commission géologique du Canada.Le tremblement a été ressenti dans un rayon de 50 kilomètres.Aucun dommage n’a été rapporté, vu sa faible magnitude.Bon an mal an, les sismographes captent plus de 1000 tremblements de terre par an au Canada, la grande majorité étant de très faible intensité.Au Québec, les appareils en captent environ 400 par an, particulièrement dans deux régions: Charlevoix et l’Ouest du Québec, désignant ici Joliette, les Lauren-tides, la Haute-Gatineau et le Témiscamingue.Un Canadien et un Américain arrêtés en Chine (PC, AP) — lin Canadien et un Américain ont été arrêtés hier par la police chinoise et sont détenus depuis pour avoir manifesté en faveur de la secte Falun Gong.Jason Loftus, âgé de 22 ans, un étudiant en génie de Barrie en Ontario et Levi Browde, un informaticien de New York, âgé de 29 ans, scandaient des slogans dénonçant le gouvernement chinois sur la place Tiananmen lorsqu’ils ont été interpellés et emmenés dans une camionnette.les deux hommes fai- saient partie d’une manifestation organisée en faveur de la secte Falun Gong que le gouvernement chinois accuse d’avoir incité au suicide de cinq personnes sur la place Tiananmen, le 23 janvier 2001, la veille du premier de l’An chinois.Selon les autorités, deux de ces personnes sont mortes brûlées vives.La secte affirme, pour sa part, qu’il s'agit d’une propagande du gouvernement visant à les anéantir.M.Loftus est membre de la secte Falun Gong depuis trois ans et demi alors que M.Browde y adhère depuis trois ans.La secte Falun Gong a été bannie par les autorités chinoises en juillet 1999 pour des raisons de sécurité publique et parce que son idéologie ne correspondrait pas à celle de l’Etat Le Canada annule la dette de la Tanzanie (TC) — Le gouvernement du Canada a annoncé hier qu'il annulait le montant intégral de la dette de la Tanzanie envers lui, soit 83 millions.«Nous félicitons la Tanzanie pour ses efforts visant à soutenir la réforme économique et pour faire de la lutte à la pauvreté une priorité», a fait savoir le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, dans un communiqué émis à Ottawa.L’endettement de la Tanzanie est insoutenable, a expliqué M.Martin.En renonçant à ces 83 millions, le Canada permet au gouvernement tanzanien d’investir davantage dans des domaines névralgiques comme les soins de santé, la prévention du sida et l'enseignement de niveau primaire, a-t-il ajouté.i t f t \ L K 1>K \ (MR.L K M A R 1) K K \ R I K R 0 (I a r> .E S AC T U A 1.1 ï E S l'ne Pakistanaise à Montréal « Méfie-toi des fondamentalistes » Amtul Naheed a bien écouté ce conseil de son père.Elle a fui le Pakistan.GUY TA1LLEFER ^ LE DEVOIR A la Maison de l'Inde, à Saint-Henri.Amtul Naheed finit par dire au bout du fil dans un anglais baigné d’accents punjabis: "Vous n 'allez pas me demander si je suis terroriste au moins?» Mais non.Amtul Naheed, 38 ans, est arrivée il y a un peu plus d'un an au Canada avec son mari et ses trois jeunes fils, fuyant la vague islamiste quelle voyait et voit encore monter dans son Pakistan d'origine.Réfugiée politique, d’une certaine manière.Un an et des poussières: elle défendait les droits des femmes pakistanaises au sein d'une organisation sociale installée à Lahore.«Une exception?Oui.des femmes comme moi, c’est l'exception au Pakistan».constate-t-elle tranquillement Exception par son métier et exception par ses parents.«Quand je suis entrée à l’université en histoire, mon père m’a dit: méfie-toi des fondamentalistes.» Elle est aujourd’hui au Canada avec sa famille, mais (.''aurait pu être l'Australie si son mari agronome n’avait pas fini par décrocher un visa d’immigration canadien.En septembre 2000, ils débarquent à Toronto, où vivat déjà l’une de ses sœurs.«Mais ça coûtait trop cher, et nos économies disparaissaient.» Trois mois plus tard, ils prennent la 401 pour Montréal — où elle a une nièce et où le coût de la vie est plus raisonnable.Ce n’est pas un parcours tout à fait normal.La tendance est plutôt parmi les arrivants pakistanais, qui parlent l’anglais, à viser Toronto.Amtul Naheed a fait le chemin inverse.A Montréal, les voici donc un peu réfugiés économiques.Des 25 000 dollars qu’ils avaient mis de côté pour s'installer, il ne reste plus rien.Assise derrière son bureau de la Maison de l’Inde, où son petit contrat de six mois court jusqu'en mars, elle lève la main et fait zérp avec le pouce et l’index.A Lahore, ils avaient une maison confortable et travaillaient tous les deux.Classe moyenne.Dans son village natale de Shahkot, son père est propriétaire d’une usine rentable de fabrication de savon, fis habitent au- JACqUKS NADEAU LE DEVOIR Amtul Naheed a quitté son pays, le Pakistan, où les fondamentalistes islamistes prenaient de plus en plus de place.Elle a trouvé refuge au Canada, d'abord à Toronto, puis à Montréal.jourdTiui à cinq un trois et demi à 4(H) dollars par mois dans l’ouest de la ville.Elle a trouvé un peu de travail, mais pas lui, qui essaie d'apprendre le français.La famille au Pakistan leur donne un coup de main.Ils échafaudent des scénarios — des scénarios de nomades.Lui songe maintenant à rentrer au Pakistan quelques mois par année pour travailler dans son domaine.Plier bagage et rentrer pour de bon?«Non, il n’y a pas d’avenir au Pakistan.» Aller à New York où elle a un frère et une autre sœur?«Peut-être, mais on vient d’arriver.Il faut laisser le temps décider.» Elle s'accroche à l'idée que ses fils auront ici une vie et une éducation qu’elle et son mari n’auraient pas eu les moyens de leur offrir au Pakistan.Le président général Pervez Moucharraf fait ce qu’il peut, affirme-t-elle, pour résister à l’islamisme pur et dur, mais elle n'y croit pas beaucoup.«Mon mari est un bon musulman.pendant le Ramadan, Moi.je pratique peu.» On estime à environ 150 000 la population nmsul inane du Québec.Les Pakistanais seraient environ 8000 et la moitié environ seraient arrives au cours des dernières années.M;ùs ce sont des chiffres plus ou moins fiables.Le nouveau recensement de 2001.dont les résultats commencent à être publiés, (livrait apporter des précisions.11 y a un monde, dit-elle, entre la société «patriarcale et inégalitaire pakistanaise» et la liberté de mouvement et de pensée dont les femmes disposent ici.N’empêche que lui manque la vie bien remplie de militante des droits des femmes quelle menait à 1 ahore.Coin me si Montréal l’ennuyait.«Ma patronne n était pas heureuse d*' me wir p
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