Le devoir, 12 février 2002, Page(s) complémentaire(s)
FRANCE ACTUALITÉS Françoise David tourne le dos à la politique Page A 4 Jacques Chirac sera candidat à lelection présidentielle Page B 8 ?w w w .lcd e v o i r .c o ni ?LE DEVOIR V o l .X C 1 I I N * 2 9 Crise au PQ Bréard démissionne ROBERT DUTRISAC KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les pressions de la vice-première ministre Pauline Marois et de certains de ses collègues du cabinet, ont eu raison du directeur général du Parti québécois.Raymond Bréard a remis sa démission hier soir au Conseil exécutif national.Dans sa lettre, M.Bréard indique que les déclarations, entre autres de Mme Marois, au lendemain des révélations faites par Le Devoir selon lesquelles il a touché quelque 200 000 $ en ristourne sur des subventions destinées à l’industrie culturelle, ont créé une situation intenable.Samedi, M.Bréard avait reçu l’appui unanime de l’exécutif national, dont fait partie le premier ministre Bernard Landry.Mais 24 heures plus tard, Mme Marois ainsi que le ministre Jean-Pierre Charbonneau poussaient M.Bréard vers la sortie, question de faire la lumière dans le dossier.«Les déclarations de la vice-première ministre et de quelques ministres de notre gouvernement souhaitant mon retrait temporaire compliquent la situation, explique Raymond Bréard dans sa lettre adressée à la vice-présidente du PQ, Marie Malavoy.En fait, elles aliènent le lien de confiance fondamental qui est nécessaire au directeur général du Parti pour assurer son fonctionnement et son efficacité en toute quiétude.Je me dois donc, à regret, pour le bien du parti et l'intérêt supérieur de notre gouvernement, de vous remettre ma démission à titre de directeur général du Parti québécois.Cette démission est effective immédiatement.» VOIR PAGE A 8: DÉMISSION Ex-Yougoslavie L’examen de dix années de guerre commence Slobodan Milosevic répond de ses crimes devant le TPI Accusé de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide pour les conflits de Croatie, de Bosnie et du Kosovo, l’ancien président serbe comparaît à partir d’aujourd'hui devant le Tribunal pénal international.Son procès devrait durer au moins deux années.CLAIRE TRÉAN LE MONDE Le premier procès d’un ancien chef d’Etat devant un tribunal international s’ouvre aujourd’hui à La Haye.Slobodan Milosevic devra répondre devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) de ses responsabilités dans près de dix années de guerre.H est accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Croatie (1991-1992) et au Kosovo (1999); à ces deux chefs d’inculpation s'ajoute celui de génocide en Bosnie (1992-1995).Ce procès ne soldera pas la mission de ce tribunal créé en 1993 par le Conseil de sécurité de l’ONU.Le parquet poursuit d’autres enquêtes.Il réclame aussi les arrestations d'autres responsables majeurs, déjà inculpés et qui courent toujours, parmi lesquels notamment Radovan Karadzic et Ratko Mladic pour les crimes commis en Bosnie.Pour la première fois cependant un procès va couvrir l’ensemble des dix années de conflits dans l’ex-Yougoslavie.Slobodan Milosevic VOIR PAGE A 8: MILOSEVIC Lire aussi en page B 8 ¦ Une brèche dans le mur de l’impunité INDEX >4 Annonces.B 5 Avis publics .B 4 Bourse.B 2 Culture.B 10 Économie B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.B 8 Mots croisés.B 5 Météo.B 5 Sports.B 7 Télévision.B 9 OO ______ I.Y.M A B I) I 12 K K V K I E B 2 0 O 2_ 8 7c + r a x k s I $ f Equité salariale: déblocage inespéré avec les enseignants La facture serait ramenée d’environ 600 à 300 millions MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Un déblocage inespéré est survenu entre le gouvernement et les enseignants dans le but de rè gler l'épineux dossier de l'équité salariale, a appris Le Devoir, de sources diverses.Les deux parties étudient en ce moment un règlement qui se situe aux environs de 300 millions.Il s'agit d’un montant beau coup moins élevé que les 500 à 600 millions dont il était question à l’automne et qui avaient provoqué l’impasse dans les négociations.li?Conseil du trésor a offert près de 200 millions aux enseignants en novembre dernier ixmr régler l’équité salariale en exigeant toutefois une augmentation du temps de présence en classe des enseignants, la Fédé- ration des syndicats de l’enseignemeilt (FSE affiliée à la CSQ et représentant 75 (XX) enseignants du primaire et du secondaire) a rejeté cette offre et a préparé au début du mois une nouvelle contre-pmixxsition.D’abord, il n’y aura assurément pas de troc entre l’équité et la tâche, a tait savoir la FSE au gouvernement VOIR PAGE A 8: DÉBLOCAGE Amère médaille d’argent f j REUTERS CONSTERNATION hier soir aux Jeux de Salt hike City.En dépit d'une performance extraordinaire lors du programme libre, les patineurs canadiens Jamie Salé et David Pelletier ont terminé deuxièmes derrière les Russes Elena Berezhnaya et Anton Sikharulidze.À l’annonce du résultat, la foule a conspué les juges.Salé et Pelletier étaient incrédules.Ils étaient convaincus d'avoir remporté l’or.Nos informations en page B 6.HORS-jeux; Fantaisie sur patins Il y en a qui sont d’avis que tous les sports «à juges» devraient disparaître à jamais du programme olympique, il en est d’autres, plus nature, qui prônent l’abolition de toutes les disci plines requérant implicitement l’application de ma quillage et l’apposition de paillettes, et vous comprendrez rapidement qu’une jonction de ces deux critères permet de désigner la nage synchronisée et le patinage artistique.L’hypothèse de la disparition prochaine de la première est plausible, mais dans le second cas, n’y pensez pas, pas une minute, même avec toute la magouille chez les juges, surtout en danse sur glace.D’abord, NBC ne voudrait pas.Le patin de fantaisie attire bons Jeux maux Jeux les plus gros auditoires télé, notamment parce que les femmes s’y intéressent davantage qu’au bobsleigh à quatre, par exemple.Et puis, entre vous et moi et le bouquet de fleurs, des duels comme celui d’hier, Salé et Pelletier contre Berezhnaya et Sikharulidze (quoiqu’il manque ici un mot approprié pour désigner un duel à quatre, ce qui fait deux duels, ou un équipage de bobsleigh), c’est de la matière à frissons qui fait que-la vie vaut la peine d’être analysée par Alain Goldberg, non?Il faudra l’encadrer, d’ailleurs, Goldberg.Avec un commentateur aussi sublime ment passionné, je crois que j’écouterais même du patinage artistique à la radio.Sérieux.Et si c’est toujours sous-jacent, jamais dit en autant de mots mais en même temps gros comme le gras, le patinage en copple, c’est de la grosse drague par procuration.A tel point qu’à l’occasion de ces Jeux de Salt lake City, la Fédération internationale de patinage (International Skating Union, ISU) a émis un avertissement aux participants: draguez, séduisez, mais au contraire de la statue si tuée derrière John Ashcroft, n’en montrez pas trop.«A la suite de nombreuses plaintes concernant le choix de certaines figures dans les épreuves de couple et de danse sur glace, nous sommes très inquiets de constater que certaines poses peuvent heurter le public de la télévision en raison de leur indécence», a déclaré l’ISU.«C’est surtout la posture des jeunes femmes qui prête à critique lorsqu ’elles évoluent jambes largement écartées», a ajouté la Fédération, précisant que les juges recevraient l’ordre de soustraire 0,1 point a la note artistique pour toute position jugée indécente, arabesque où ta patineuse se pend par les jambes au cou de son partenaire ou porté inci tant à l’étreinte sensuelle.VOIR PAGE B 6: FANTAISIE J ru Di u u ?Entre tradition et modernité La communauté nisga’a du nord de la Colombie-Britannique, qu’un traité a rendue autonome il y a deux ans, se retrouve confrontée à un double défi: préparer l’avenir dans le respect des multiples facettes de la culture nisga’a tout en faisant face aux contraintes de la modernité.HÉLÈNE BUZZETTI ENVOYÉE DU DEVOIR Troisième d’une série de cinq articles Vallée de la Nass — «Amen».C’est le seul mot que la journaliste a compris.Le reste était en nisga’a.une langue tout en consonnes, bourrée de raclements de gorge, de brèves interruptions nasillardes et de coups de langue.Nous sommes un mercredi son- de fin janvier, une trentaine de personnes, tous âges confondus, se sont réunies dans le sous-sol de l’église anglicane pour procéder à l’élection annuelle du comité d’église.Chaque paroissien a apporté un plat et sur la table du buffet, la soupe de saumon côtoie les spaghettis au jus de tomate.Sur les murs, des images du dieu berger sont intercalées entre celles du corbeau, de l’aigle, de l’épaulard et du loup, les symboles des quatre tribus nisga’as.X La pauvre journaliste n’est pourtant pas la seule à ne pas avoir compris la prière récitée par i’ainé.Les jeunes réunis non plus.La langue traditionnelle s’est perdue et on ne l’entend pius nulle part, à New Aiyansh, sauf dans la salle de classe ou on procède à sa résurrection.C’est cela, l’aventure nisga’a; les tentatives d’une modeste communauté de vivre ses traditions dans la modernité.Une balance qu’on rééquilibre sans cesse, en évitant l’écueil du folklore.«Nous devons faire attention quand nous étudions la tradition», met d’ailleurs en garde Nita Morven, au service culturel du Nisga’a Lisims Government.VOIR PAGE A 8: TRADITION NISGA A .PF.OPU: OF DF.THF NASS KIVEK Un membre du clan nisga’a des loups.«#J***?f LE PROJET NISGAA I 778313000658 L K DEVOIR.LE MARDI 12 FÉVRIER 2 0 0 2 A 3 LE DEVOIR ACTUALITES Succession de Jean Chrétien Michel David ?Le pouvoir et l’amitié « e broyais du noir et m’en voulais d'avoir eu la naïveté de croire que le pouvoir et l’amitié pouvaient faire bon ménage.¦> Bernard Landry pourrait sans doute reprendre à son compte cette phrase tirée de l’autobiographie de Lucien Bouchard, A visage découvert, dans le chapitre consacré à sa douloureuse rupture avec Brian Mulroney.M.Bouchard en avait tiré une leçon qu’il n’a jamais oubliée quand il est lui-même devenu premier ministre: aucun de ses amis personnels n’a été invité à foire partie du premier cercle de ses proches collaborateurs.«Vous connaissez la solitude du pouvoir?Si, en plus, il faut chasser nos amis de l’entourage, il ne restera plus que vous», a lancé M.Landry à la horde de journalistes qui l'entouraient, dimanche, à l’issue du pénible conseil national qu’il venait de vivre.Les journalistes n’ont jamais été les compagnons préférés du premier ministre, surtout pas ces joursci.Contrairement à Lucien Bouchard, qui ressemblait à un ermite solitaire dans le triste bunker de la Grande-Allée, M.landry a toujours fonctionné en réseau, cultivant soigneusement les amitiés qui se sont multipliées au fil des ans.Il s’est constitué ainsi un bassin de collaborateurs d’une loyauté et d’un dévouement sans limite, auxquels il pouvait faire appel à tout moment En retour, ils pouvaient compter sur sa protection et son aide quand les circonstances de la vie le requéraient Le directeur général du PQ, Raymond Bréard, est un de ceux-là, comme son chef de cabinet, Claude H.Roy, ou encore Jean-Yves Duthel, qui est retourné à la SGF après un séjour écourté au bureau du premier ministre.Le nouveau président du conseil d’administration d’Hydro-Québec, Jacques Laurent, fait également partie du clan des «amis de Bernard».la liste serait longue.Tout va très bien tant que les amis ne causent pas de problème, mais le premier ministre se retrouve confronté à un choix déchirant quand l’un d’eux trébuche et risque de causer un tort irréparable au gouvernement, comme c’est le cas de M.Bréard.D’ailleurs, on remarquera que ceux qui ont été impliqués dans des «affaires» au cours des dernières semaines sont tous des inconditionnels de M.Landry, à qui il a confié des postes-clés dans l’organisation péquiste: outre M.Bréard, Gilles Baril est l'organisateur en chef et Sylvain Simard préside le comité chargé de la mise à jour de l’option souverainiste.?On sait maintenant que M.Bréard a choisi de quitter son poste après sa période de réflexion de 48 heures.Même si M.landry s’était entêté à le couvrir.il pouvait difficilement demeurer en fonction après que la vice-première ministre lui eut publiquement retiré sa confiance.La sortie de Pauline Marois est un véritable camouflet infligé au premier ministre, qui permet de mesurer son véritable poids.Le succès de son dernier budget et le remaniement d’il y a deux semaines lui avaient déjà permis d'accroître son autorité.En fin de semaine, elle s'est permis une première sortie en dehors de sa sphère de responsabilité ministérielle.Elle s’est conduite non seulement en vice-première ministre, mais également en vice-chef du PQ.Cet incident illustre encore une fois l’inconvénient pour le chef du PQ d’ètre également président de l’exécutif, à plus forte raison s’il est également premier ministre.En prenant le contre-pied de la décision de l’exécutif, qui avait fait bloc derrière M.Bréard, Mme Marois s’opposait de facto à son chef et premier ministre.Avec le Bloc québécois, le PQ est le seul parti dont le chef est également président de l’exécutif.Que ce soit au PLQ, à l’ADQ, au PLC ou au PC, les deux fonctions sont clairement dissociées, sans que l’autorité du chef ne paraisse en souffrir.Avec le PQ, on ne sait jamais, direz-vous.Oui, peut-être.Le plus beau de l’affaire est que, dans les circonstances, M.Landry ne pouvait pas se permettre de rabrouer Mme Marois.Mieux encore, sa présence devient une sorte de caution morale et envoie aux militants péquistes et à l’ensemble de la population le message qu’il y a au moins quelqu’un au PQ qui ne tolérera pas le moindre manquement à l’éthique, qu'il soit réel ou simplement apparent.Une qualité qui sera certainement prise en compte dans le choix de l’éventuel successeur de M.Landry.?Il faudra maintenant trouver un successeur à M.Bréard.A quelques mois, peut-être un an de la pro chaîne élection générale, sans parler des élections partielles, il ne s’agit pas d'une sinécure.la reconstruction entreprise au printemps dernier est encore loin d'être terminée et, après ce qui s'est passé, on ne risque pas de se bousculer aux portes.Un choix logique serait Jean Bissonnette, un ancien agent de liaison de M.Landry dans Wrchères, qui est présentement responsable des relations avec le parti au bureau du premier ministre.Il a la confiance du chef, mais pas vraiment d’états de service au PQ.M.landry pourrait aussi tenter de convaincre Pierre Boileau d'effectuer un retour.Il a déjà occupé le poste sous le règne de Jacques Parizeau, qui lui avait cependant imputé les résultats décevants de l'élection de septembre 1994.M.Landry l’avait alors rescapé en lui offrant un poste de conseiller politique aux Communautés culturelles et à l’immigration.Autre candidat potentiel, Pierre D'Amours, ancien directeur de l’organisation, également écarté par M.Parizeau, avait été récupéré par Pauline Marois, avant de se retrouver au bureau de Lucien Bouchard.On avance également le nom de Grégoire Bérubé, qui était directeur de l’organisation sous les ordres de Bob Dufour, à qui M.Bouchard avait confié la direction générale du parti.Tant qu'à y être, pourquoi pas M.Dufour lui-même, présentement sous-ministre aux Régions?Bref, n’importe qui, pourvu que ce ne soit pas un ami personnel de M.landry.mdavid@ledevoir.com «J’en ai marre» Les récentes attaques d’Allan Rock ont outragé Paul Martin Le premier ministre Jean Chrétien invite au cessez-le-feu.Le ministre des Finances, Paul Martin, «en a marre» et le président du caucus libéral, Stan Keyes, ne prise pas l’étalage public des chicanes libérales auquel s’est livré le ministre de l’Industrie, Allan Rock, en fin de semaine, qualifiant même le geste de «stupide».MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le ministre des Finances, Paul Martin, a foit comprendre hier à son collègue de l’Industrie, Allan Rock, qu’il avait dépassé les bornes et qu’il ne le laisserait pas faire.La réplique est d’ailleurs venue, cinglante.«Nous sommes témoins ici de ce qu il y a de pire en politique: la destruction et les attaques personnelles.Pour ma part, j’en ai marre.Je suis profondément troublé quand la bonne foi des membres du caucus et des représentants du parti est remise en question et j'en ai assez que des proches soient accusés de déloyauté.» Il n’a pas demandé d’excuses à son collègue pour l’avoir accusé de transformer le Parti libéral en club sélect et de miner le leadership de Jean Chrétien.Le ton était ferme cependant.«J'espère que M.Rock va comprendre qu'il a franchi une ligne symbolique.Ils sont allés trop loin, lui et ceux qui parlent en son nom.» Cet accrochage inhabituel entre deux ministres n’a pas donné lieu à des commentaires d’autres ministres, comme le souhaitait M.Rock samedi.C’est plutôt le premier ministre Chrétien qui a profité de son passage à Shawinigan pour demander la fin des querelles et inviter ses ministres à se concentrer sur leurs tâches ministérielles.D a noté qu’on s’excitait un peu trop vite, puisqu’il n’y a pas encore de course au leadership.«Je ne sais pas pourquoi ils sont préoccupés par ma succession.Ils s’en occuperont quand il y aura une course.Quand je démissionnerai, je retournerai à la maison et c’est tout», a-t-il dit D n'a pas pris parti dans cette dispute, mais a affiché sa préférence pour des règles d’adhésion souples.«Les portes doivent rester ouvertes» M.Chrétien part aujourd’hui pour un voyage de 10 jours en Russie et en Allemagne.La chicane actueUe porte sur les règles d’adhésion au Parti libéral du Canada en Ontario, mais le véritable enjeu est la friture course au leadership à laquelle MM.Rock et Martin participeront Tout a commencé quand l’exécutif ontarien, dominé par les présidents d’association majoritairement pro-Martin, a décidé cet automne qu’une personne ne pourrait plus obtenir cinq formulaires d’adhésion à la fois mais un seul.Les autres camps ont soutenu que l’équipe Martin voulait ainsi préserver son avance.Mais ils ont aussi affirmé que ses partisans et lui préparaient le terrain pour une remise en question du leadership de M.Chrétien lors du congrès de mars 2003, ce que le camp Martin nie vigoureusement Le ministre a noté que tous les candidats éventuels au leadership libéral s’organisaient et recrutaient des Paul Martin Allan Rock leadership, mais cela a tout à voir avec une éventuelle course à la chefferie.» H y a deux semaines, l’exécutif national, à l’instigation du premier ministre, a encouragé les ailes provinciales à avoir des règles plus souples.L'aile ontarienne a acquiescé en fin de semaine, mais en y ajoutant des restrictions de son cru, d'où la sortie virulente du ministre de l’Industrie.Il soutenait que ces regies transformaient le Parti libéral «en un club pour l’élite où seuls ceux qui connaissent le mot de passe peuvent entrer».Il a ajouté que des gens «sacrifiaient la nature démocratique du parti sur l’autel de leur propre ambition».Un de ses sup-porteurs, Warren Kinsella, a aussi affirmé que le camp Martin voulait fermer la porte aux communautés ethniques.C’est cette attaque qui a le plus choqué M.Martin et l’a mené à dire, depuis Québec, que son collègue se livrait à ce qu’il y a de «pire en politique».Il a rappelé que les règles ontariennes étaient similaires à celles en vigueur depuis des années au Québec.Le président du caucus, Stan Keyes, a exigé que cha-am règle ses comptes en privé, question de ne pas répéter les erreurs de l’Alliance canadienne.Il refrise de porter un jugement sur le geste de M.Rock, mais n’en pense pas moins.«Je pense qu’il n’y a pas un seul député ou sénateur libéral qui ne hoche pas de la tête en se disant: quelle chose stupide à faire! Ça ne résout rien.Ça ne fait membres.«Cela n ’a rien à voir avec une révision du que générer de l’animosité», a-t-il confié en entrevue, SI / »-M '.••.LVte* /" f Si 7 X Upfe \ ' ’ * Ipl X:V :K 7 t -J'Y a: •$r* Z Maisons de naissance JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le commissaire général du travail a rendu une décision qui ouvre la porte à la syndicalisation des responsables de garde en milieu familial.Les syndicats sont sur le seuil de la porte des garderies en milieu familial JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Les responsables de service de garde en milieu familial sont des salariées et non des travailleuses autonomes, a conclu le commissaire général du travail après avoir examiné la requête en accréditation d’un groupe d’éducatrices du centre de la petite enfance (CPE) La Rose des vents à Blainville.Cette décision rendue publique hier pourrait servir de prélude à une syndicalisation massive dans ce secteur.«C'est une décision extrêmement importante pour toutes les femmes qui exercent cette profession, mais plus largement pour toutes celles qu'on appelle les travailleuses autonomes, prétendument autonomes du moins car elles n ont qu 'un “donneur d'ouvrage"», se réjouit Sylvie Tonnelier, vice-présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ).Le commissaire du travail a donné raison au syndicat qui alléguait que les responsables de service de garde en milieu familial devaient être considérées comme des salariées au sens du Code du travail et considérait l’employeur comme étant le CPE, et non le gouvernement.Cette décision fait suite au dépôt en juin dernier d’une requête en accréditation déposée par 18 des 29 responsables de garde en milieu fo-milial du CPE La Rose des vents.Ces travailleuses réclament de meilleures conditions de travail.Selon l’évaluation de la FIPEQ, elles gagnent 4,63 $ l’heure, alors que le salaire de leurs homologues en installation au premier échelon s’élé ve à 10,10 $.Le statut de salariées leur pennettrait l’accès à l’assurance-emploi et à une panoplie de droits et d’avantages prévus dans le Code du travail.La CSQ croit que la décision du commissaire pourrait déclencher une vague de syndicalisation au sein des travailleuses en milieu familial dont le nombre est estimé à 11000 au Québec.La CSN attend de son côté le verdict que rendra sous peu un commissaire de la région de Québec concernant l’une des 17 requêtes déposées par le syndicat «Théoriquement, les commissaires pourraient rendre des jugements contraires», indique toutefois Claudette Carbonneau, première vice-présidente de la CSN.Si le mouvement de syndicalisation s’étendait à toutes les travailleuses de ce secteur et quelles obtenaient une rémunération équivalente à celle de leurs consœurs en installation, la facture s’élèverait à environ 140 millions pour le gouvernement, estime Mme Tonnelier.La partie n’est pas gagnée puisque le CPE La Rose des vents et le procureur général du Québec peuvent contester la décision du commissaire.M' Bernard Giroux, qui représente le CPE, ignore pour l’instant s’il portera la décision en appel: «Ils [les administrateurs du CPE] sont un peu dans le noir, parce qu'ils ne sont pas organisés pour être des employeurs pour ces travailleuses, d'autant plus qu’ils n'ont pas de salariés autres que le personnel de bureau», indique-t-il.Au cabinet de la ministre de la Famille et de l’Enfance, on s'abstient de tout commentaire car l’analyse de la décision n'est pas achevée.Et les parents dans tout ça?Selon Claudette Carbonneau, ils ont tout à gagner de la syndicalisation qui a permis la consolidation du réseau des CPE.qu’il s'agisse de l’adoption de nouveaux ratios, d’un meilleur aménagement des locaux, de la stabilisation de la main-d'œuvre et même de la création de la politique des places à 5 $.Le taux de mortinaissances est comparable à ce qui se vit dans les hôpitaux ISABELLE PARE LE DEVOIR Trois ans après avoir autorisé les sages-femmes à accoucher en maisons de naissance, le risque de mortalité accrue des bébés nés hors des hôpitaux, observé durant la phase des projets-pilotes, semble s'amenuiser.La Corporation des sages-femmes fera tout de même bientôt enquête sur trois décès de nouveau-nés survenus en 1999 et 2000.Au moment où Québec s’apprête à étudier un projet de règlement sur l’accouchement à domicile, la sécurité des naissances survenues hors des hôpitaux fait de nouveau surface.Trois ans après avoir donné le feu vert à la création d’un ordre professionnel des sages-femmes, la situation semble avoir évolué de façon favorable.En 1997, un comité chargé d’évaluer les projets-pilotes avait souligné l’incidence plus élevée de mortinaissances survenues chez les bébés de patientes des maisons de naissance.On avait alors observé un taux approximatif de sept décès de bébés pour 1000 naissances, en copiparaison de 4,3 pour 1000 en milieu hospitalier.A l'époque, le comité pressait les sages-femmes de parfaire leur formation, notamment pour augmenter leur capacité à détecter des problèmes imminents chez le nouveau-né.Cinq ans plus tard, il semble que ces recommandations aient porté leurs fruits.En trois ans d’activité, l’Ordre des sages-femmes du Québec, dorénavant responsable d’assurer la sécurité du public et de veiller à la qualité des actes effectués par ses membres, n’a signalé que trois décès de bébés sur 1000 naissances, dont deux en 1999 et une en 2000.«Trois décès en un an, ça nous ramène à des taux similaires à ceux des accouchements en milieu hospitalier, soit autour de quatre décès pour 1000 naissances.Pour être plus précis, il faudra avoir un volume beaucoup plus grand d’accouchements», a soutenu hier Mme Raymonde Gagnon, présidente de l’Ordre des sages-femmes.Un comité d’enquête fera une étude détaillée de ces cas, pour déterminer si ces décès auraient pu être évités.L’Ordre n'a pas voulu dévoiler hier dans quelles circonstances ni dans quelles maisons de naissances étaient survenues ces mortinaissances.«Ce sont des situations qui peuvent arriver nïmporte où et cela arrive aussi à l'hôpital.Mais le but est de s’assurer comment les éviter dans le futur, si cela est possible», a-t-elle ajouté.Selon cette dernière, aucun changement majeur n'a été apporté depuis 1998 au fonctionnement des maisons de naissance, mais certaines des lacunes observées par le comité dévaluation des projets-pilotes.notamment en ce qui à trait au manque de collaboration entre les sages-femmes et les hôpitaux, disparaissent tranquillement «De façon générale, la prise en charge se fait beaucoup rapidement quand il faut effectuer des transferts vers l’hôpital», assure Mme Gagnon.Pour l'instant seulement 1 % des femmes québécoises accouchent en maison de naissance et 10 % des patientes suivies au départ par des sages-femmes doivent être dirigées en cours de grossesse vers des médecins, notamment en raison de problèmes de santé comme le diabète de grossesse.Le projet de règlement sur l’accouchement à domicile.réclamé depuis des lustres par les sages-femmes et certaines femmes, fait quant à lui tranquillement son chemin dans la machine administrative.Une première version devrait être publiée en mars dans La Gazette officielle du Québec.Line récente étude effectuée en Colombie-Britannique présente des résultats mitigés.Bien que les accouchements à domicile semblent assurer de meilleurs résultats pour ce qui est des taux de césarienne ou d'infections maternelles, on a recensé un taux plus élevé de morts périnatales chez le groupe des mères qui ont donné naissance à la maison.1 L K DEVOIR.LE MARDI 12 LEVRIER 2 O O 2 A 8 -?LE DEVOIR ?- Aami.iTÉs MILOSEVIC DÉMISSION DÉBLOCAGE SUITE DE LA PAGE 1 Le procureur du tribunal.Caria Del Ponte, a en effet obtenu récemment que fassent l’objet d'un seul jugement les trois actes d'accusation qui avaient été émis séparé ment contre Milosevic, en faisant valoir qu'une ¦•même entreprise criminelle» recourant aux mêmes méthodes a été menée en Croatie, en Bosnie et au Kosovo.L’événement suscite une énorme mobilisation mè diatique dont risquent cependant d’avoir raison à terme la longueur et les lenteurs de la procédure, notamment l'audition de plusieurs centaines de témoins.Le procès pourrait prendre environ deux ans, selon Caria Del Ponte.D’autres pronostiquent une durée encore plus longue.E va s’ouvrir aujourd'hui par l’intervention liminaire du procureur, qui présentera son argumentation.L’accusé a la possibilité de prendre la parole le lendemain et, selon l’un des avocats qui le conseillent, Slobodan Milosevic entend s’exprimer longuement demain.Après quoi commencera l’audition des témoins cités par l’accusation.Le procureur a prévu de convoquer 90 témoins pour le volet Kosovo, par lequel débutera l’audience.Outre les témoins de fait et les victimes, une vingtaine de personnes sur ces 90 sont annoncées comme appartenant au cercle des anciens proches ou collaborateurs de Slobodan Milosevic et leur témoignage est considéré comme capital.Le nombre des témoins de l’accusation pour les volets Croatie et Bosnie n’a pas encore été fixé.L’accusé n’a pas encore fait connaître le nombre de témoins qu’il entend lui-même appeler.Selon l’un de ses avocats belgradois, Zdenko Tomanovic, il a l’intention de convoquer notamment Bill Clinton, Tony Blair et Jacques Chirac.Le fait que Slobodan Milosevic prétende assurer seul sa défense, sans avocats dans la salle d’audience, et qu’il ait adopté une stratégie «de rupture» en contestant la légitimité du tribunal, introduit un fort élément d’incertitude sur le déroulement de l’audience.Jouera-t-il le jeu des règles procédurales?Il a donné lors d’audiences préliminaires un avant-goût de ce que sera son comportement: ne pas répondre directement aux questions qui sont posées, déplacer le débat sur le terrain politique en dénonçant la politique menée par les Occidentaux dans l’ex-Yougoslavie.Experts juridiques Pour s’assurer à la fois que la procédure fonctionne et pour veiller scrupuleusement au respect des droits de la défense, les juges de la troisième chambre du TPIY (le Britannique Richard May, qui en est le président, le Jamaïcain Patrick Robinson et le Sud-Coréen O-gon Kwon) ont désigné trois magistrats de haut rang comme amici curiae (amis de la cour).Une des premières missions qui leur est confiée est par exemple d’éclairer la chambre sur la pertinence d’introduire à l’occasion du procès la polémique engagée par Milosevic — et qu’il va développer — contre les bombardements de l’OTAN en Serbie en 1999.ils pourront également contre-interro-ger les témoins appelés par le procureur.Les personnalités choisies pour jouer ce rôle À’amici curiae, qui n’est pas celui d’avocats de la défense, mais plutôt d’experts juridiques, sont des personnalités au-dessus de tout soupçon de partialité anti-Milosevic: le Néerlandais Wladimir Wladimiroff, le Britannique Steven Kay et le Yougoslave Branislav Tapuskovic, président du barreau de Belgrade.Enfin, Slobodan Milosevic est conseillé ou soutenu, hors de la salle d’audience, par plusieurs avocats, qu’il peut à tout moment transformer s’il le veut en ses avocats à l’audience.Parmi ces derniers, le Français Jacques Vergés, le Canadien Christopher Black, l’Américain Ramsay Clark ont décidé, en compagnie d’une vingtaine d’autres avocats et de diverses personnalités internationales comme le dramaturge britannique Harold Pinter, de créer un comité pour la défense de Milosevic et entendent dénoncer l’injustice faite, selon eux, à l’ancien président yougoslave.LF DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Es sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télé :opieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans fiais) Lé Dtvoir&l publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le sièf?e social est situé au 2050, rue De Bleury, ^ étage.Montréal.(Quebec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean.800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montreal L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Lé Devoir.lé Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement nc 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.1 SUITE DE LA PAGE 1 Dimanche, à l'issu du conseil national du PQ.M.Bréard avait demandé 48 heures à Bernard Landry pour réfléchir à son avenir et consulter des avocats afin d'évaluer la possibilité d'engager une poursuite contre Le Devoir.Après trois jours éprouvants, Raymond Bréard affirme n’avoir rien à se reprocher, «/c ne suis pas coupable de ce dont on m'accuse dans un article sur le lobbying publié dans un journal en jin de semaine, écrit-il.D'une part, je n’ai pas reçu, à titre de directeur généml du Parti québécois, de somme d'argent autre que mon salaire de directeur généml.D'autre part, je nai jamais participé, à titre de chef de cabinet, aux discussions entourant la création d’un fonds destiné aux gmnds événements culturels, sportifs et de divertissement.» M.Bréard souligne également qu’il appuie le projet d’une loi encadrant le lobbying au Québec afin d’assurer la transparence.E suggère même de «procéder, très rapidement, à la nomination d'un commissaire à l'éthique relevant de l'Assemblée nationale».Ce n'est pas l’adjointe de M.Bréard, Ijouise Roy.qui assurera la transition vers l’embauche d'un prochain directeur général mais plutôt la vice-présidente, Marie Malavoy.L’effet d’une bombe Samedi, les faits présentés par Le Devoir ont eu l'effet d’une bombe alors que le Parti québécois amorçait son premier conseil national de l'année pour notamment fouetter les troupes en vue des élections, qu'eUes soient complémentaires ou générales.De son côté, la Presse publiait une nouvelle impliquant le ministre Sylvain Simard qui a recommandé à une entreprise de retenir les services d’Oxygène 9 pour obtenir l’aide financière du gouvernement Sylvain Simard a déclaré avoir agi en toute transparence.«Le meilleur lobbyiste, c’est le député et c'est ce tm-vail que j'ai fait comme ministre responsable de l'Ou-taouais», a-t-il expliqué.Quant à Raymond Bréard, l’exécutif a exprimé sa solidarité à son endroit.En conférence de presse, il a dit que «techniquement», il n’avait pas reçu les 200 000 $.Comme le confirmait M.Bréard la semaine dernière au Devoir, c’est la firme Oxygène 9 qui a reçu 400 000 $.M.Bréard en était partenaire à «50-50» avec André Desroches, lui-même sur la sellette depuis deux semaines pour avoir monnayé sa connaissance des officines gouvernementales.Concrètement, M.Bréard est devenu conseiUer et lobbyiste aussitôt après avoir quitté, en août 1998, son poste de chef de cabinet de Bernard Landry alors ministre des Finances.B a notamment travaillé pour les organisations des grands événements qui sont membres du Regroupement des événements majeurs internationaux (REMD pour obtenir du gouvernement un fonds de 30 millions.«La première rencontre informelle des représentants des gmnds festivals a eu lieu le 18 septembre 1998», indique M.Bréard dans sa lettre de démission.Ce fonds verse sur trois ans une aide financière aux grands événements internationaux dont le Festival Juste pour rire, le Festival de jazz, les Régates de Valley-field, le Mondial des cultures de DrummondvUle, le Festival de mpsique de Lanaudière et le Festival d’été de Québec.A titre de conseiller pour le REMI, M.Bréard dit avoir rencontré une seule fois M.Landry.Dans sa lettre, U souligne qu’elle s’est déroulée le 12 février 1999.En mars 2000, Bernard Landry annonçai dans son budget la création d’un fonds de 30 millions pour les événements majeurs.Depuis, Oxygène 9 tra-vaille pour assurer le renouvellement du fonds.Pas d’enquête Plus tôt hier, le premier ministre Bernard landry avait décidé qu’aucune enquête publique ne serait insti- tuée sur les récentes activités de lobbying impliquait | M.Bréard.Dimanche, le chef du Parti liberal du Quebec.Jean Charest avait réclamé une telle enquête, afin de clarifier les pratiques de lobbying impliquant Raymond Bréard.«Tous les faits sont cimnus et ce semit gaspillet des tbmis publies que de faire une telle enquête.Aucune loi n ’a été violée», a soutenu le premier ministre lan-dry lors d’une risite en Caspesie.M.landry a renvoyé la balle aux liberaux, les invitant à consulter leur organisateur Pierre Bibeau qui était en 1998 à la tète de la Société du Pare- des îles qui a eu recours aux services de la firme de M.Bréard et qui a payé des honoraires à même les fonds publics.«Le chef de l’opposition a dans son propre personnel un témoin formidable qui pourra tout lui raconter.1.) M.Bibeau a fait l'éloge de ce lobbyiste, parce qu’il était efficace et que c’était le moins cher», a indiqué Bernard Landry.Pierre Bibeau, tout comme l’actuel ministre du Tourisme Richard Legendre, qui dirigeait à l’époque les Internationaux de tennis, et 18 autres organisateurs de grands événements ont tous accepté d'être représentés par Oxygène 9 et tous ont payé une ristourne de 1,5 % de leurs subventions reçues.M.Landry a par ailleurs souligné la pertinence de l’adoption d’une loi par l’Assemblée nationale pour encadrer la pratique du lobbying.11 a aussi rappelé que c'est le Parti québécois qui avait depuis 30 ans «été exemplaire en matière de moralité publique» et qu’aucun scandale impliquant de l’argent n’avait été mis au jour.Encadrement du lobbying De son côté, le leader parlementaire du Parti libéral du Québec, Pierre Paradis, a trouvé le moyen de narguer le gouvernement landry en profitant de la tenue, déjà convenue en janvier entre les partis, d’une commission parlementaire sur le lobbying.Au cours d’un point de presse hier, M.Paradis a demandé la comparution à la Commission des finances publiques, qui doit s’ouvrir mercredi pour une première séance de travail, de Raymond Bréard, d’André Desroches et du vérificateur général du Québec.le PD) souhaite également que tous les ministres péquistes qui se sont exprimés sur cette question dernièrement, ou que les médias ont mis en cause, viennent témoigner.Sont appelés les ministres Gilles Baril.Sylvain Simard, Pauline Marois, Jean-Pierre Charbonneau et Paul Bégin.M.Paradis s’est dit ouvert à ce que des lobbyistes associés aux libéraux comme la firme National, le plus important lobbyiste au Québec, comparaissent, tout comme le Groupe Everest, proche de Jean Charest.Même Pierre Bibeau, le directeur général du Pli) et ex-président de la Société du Parc des îles qui a fait ap pel aux services d’Oxygène 9 pour obtenir une subvention, pourrait venir témoigner.«On veut que la lumière soit faite en toute tmnsparence», a dit M.Paradis.Au cours d’un briefing technique vendredi, le ministre de la Justice, Paul Bégin, doit présenter les mesures que le gouvernement entend prendre pour encadrer le lobbying.Ces mesures feront l’objet d’un projet de loi déposé au printemps, a indiqué samedi M.Bégin ainsi que le premier ministre Bernard Landry.Au risque de déplaire à l’opposition officielle, les membres péquistes de la Commission des finances publiques refuseront que celle-ci aille de l’avant avec le mandat qu’elle s’est donné en janvier.le député de Ix>t-binière et prochain président putatif de cette commis sion, Jean-Guy Paré du PQ, estime que l’exercice est inutile: les députés étudieront plutôt l’avant-projet de loi — ou le projet de loi — sur l’encadrement des lobbyistes que le gouvernement soumettra.Avec la Presse canadienne SUITE DE LA PAGE 1 encore une fois.enseignants ne feront aucune concession à la demande gouvernementale d’augmenter leur temps d'enseignement en échange d'un règlement sur l’équité.la FSE estime que le travail des enseignants représente plus de 1600 heures par année, alors que Québec pense qu'il s'agit plutôt de plus de 1400 heures.Depuis l'automne, le syndicat répété que cette guerre de chiffres s’éloigne en fait du dossier de l'équité pour aborder le cœur des conventions collectives des enseignants.Scénario très généreux la partie syndicale, en revanche, aurait indique au Conseil du trésor que le montant de 600 mil lions, établi selon une étude menée conjointe ment par Québec et la FSE, représentait un «scénario très généreux» et qu'un règlement serait possible pour environ la moitié de cette somme, soit 300 millions.En novembre, Québec avait of fert 180 millions aux enseignants, une offre jugée insuffisante qui avait mis fin aux pourparlers.En fait, la marge de manœuvre gouvernemen taie se trouverait du côté des échelles salariales parallèles des enseignants selon leur scolarité Beaucoup d’enseignants possèdent une longue scolarité et seraient déjà, dans les faits, à parité salariale avec les autres employés du secteur pu blic ayant une formation similaire et un emploi équivalent.En outre, les syndiqués seraient ou verts à discuter des divers moyens de répartir la facture gouvernementale dans le temps.Convenant de leur intérêt à relancer les négociations, des représentants de la FSE et du Conseil du trésor ont eu récemment des échanges techniques à ce sujet, mais pour relan cer les négociations sur un montant de 300 millions, la partie syndicale a été on ne peut plus claire sur un principe de base: Québec devra abandonner ses demandes sur la tâche des enseignants.Lors de la campagne électorale de 1998, les enseignants avaient d’ailleurs mené de bruyantes manifestations pour réclamer «l’équité avant de voter».dossier traîne depuis ce temps devant le gouvernement et, malgré les divers moyens de pression syndicaux, a passé outre la date fatidique du 21 novembre dernier, date d’entrée en vigueur des redressements salariaux prévus par la loi sur l’équité salariale.Prolongation vendredi D’autre part, le Conseil du trésor présentera vendredi aux grandes centrales syndicales (1TQ CSN-CSQ-SFPQ-SPGQ-FIIQ) la «position gouver nementale» officielle dans le but de prolonger d’un an les conventions colleçtives de l’ensemble des 425 000 employés de l’Etat.Les syndiqués pourraient ainsi obtenir une augmentation pouvant aller jusqu’à 2,5 % le 1er janvier prochain, soit une hausse similaire à celle obtenue en début d’année.Ire gouvernement et les syndicats ont évoqué ensemble cette hypothèse, parmi d’autres, afin de concentrer leurs efforts sur le règlement du dossier de l’équité salariale, d’autant plus que les parties patronale et syndicale, mis à part les enseignants, s’entendent pratiquement sur une méthode d’évaluation des emplois.1res syndicats sont en train de remplir leurs cahiers de demandes en vue des prochaines négociations du secteur public.S’il n’y a pas de prolongation, les conventions collectives se termineront le 30 juin prochain.TRADITION SUITE DE LA PAGE 1 «On dit par exemple que les femmes n’ont jamais été.cheffes, mais je suis tombée au cours de mes recherches d’archives sur deux ou trois femmes qui Tétaient.» Les Nisga’as, comme beaucoup de communautés autochtones, ont subi les conséquences des politiques canadiennes d’assimilation.Les enfants envoyés dans les écoles résidentielles ont pour la plupart oubUé leur langue, aiment à le rappeler la plupart des adultes interrogés.1res cours de nisga’a sont maintenant obligatoires à compter de la maternelle, à raison d’une demi-heure par jour.Au tableau, le professeur enseigne l’ordre des mots d’une phrase tandis qu’à l'arrière, des élèves munis d’écouteurs et d'un micro répètent leur prononciation.«Im tâche est difficile», reconnaît Rose Smythe, une enseignante de Kincolith.«Les enfants retournent chaque jour dans un environnement où on ne parle pas nisga’a.Le seul contact qu’ils ont avec la langue, c’est en classe.» Mme Smythe organise des activités parascolaires avec les enfants où ils doivent parler nisga’a, des activités qui ont beaucoup de succès.Mais le directeur d’école, Robert Wilson, déplore que le tout ne soit pas très efficace.«J’ai vu des cérémonies où les enfants parlaient nisga ’a, mais en fait, ils ne faisaient que réciter un texte qu’ils ne comprenaient pas vraiment.» On songe donc à instaurer un programme d’immersion l’automne prochain, avec la moitié de la cohorte de maternelle suivant ses cours en anglais et l’autre moitié, en nisga’a.I>a difficulté, c’est aussi de transposer une langue orale à l’écrit.Un dictionnaire de phrases a bien été conçu en 1986, mais la culture n’est pas encore là.Une enseignante soutient, par exemple, qu’il existe 46 lettres dans l’alphabet nisga’a, mais se ravise après n’avoir compté que 41 caractères au tableau.Certains mots modernes comme «ordinateur» ou «Internet» n’existent pas et pour la télévision, on dit «tivi».«Ce que je ne comprends pas, soupire Rose, c’est pourquoi il est si difficile d’intéresser les gens à leur propre langue.Ixs Chinois parlent bien leur langue, eux?Mais bien sûr, ils ont leur propre pays.» On observe le même tiraillement côté culinaire.Mon hôte, Lorene Plante, femme d’affaires très engagée dans la communauté, me sert bien le saumon pcF ché par son fils (qui revient de Vancouver chaque été pour cela) qu’eUe a préparé dans son fumoir et qu’efle badigeonne de graisse d’eulakane (un gros éperlan de la côte pacifique très apprécié des Nisga’as).Mais si elle mange les champignons achetés à l’épicerie, elle ne se décide pas à avaler ceux qu’elle cueille à l’automne.B a fallu qu’un chef français lui en fasse sécher pour qu’elle ose en jeter une pincée dans sa sauce à spaghettis.Son amie Rose, l’enseignante, acquiesce.«Je ne me résous pas à mettre dans ma bouche quelque chose qui a été pris directement par terre.» Des tribus bien vivantes Et puis, U y a toute la structure sociale traditionnelle qui persiste.Chaque Nisga’a appartient à une des quatre tribus (corbeau, aigle, épaulard, loup) déterminée par la mère.On ne peut se marier entre membres d’une même tribu.A cela se superpose un système complexe de maisons qui origine de l’époque où les Nisga’as vivaient encore dans des «longhouses» de 40 ou 50 personnes.Les structures physiques ont disparu, mais l’appartenance à ces clans, ou familles étendues, persiste.On adhère au clan de son père où chaque membre joue un rôle prédéterminé selon sa position.En cas de décès par exemple, chaque personne a une responsabilité donnée (acheter le cercueil ou les vêtements du mort) selon son lien avec le défunt Ire système de justice local est en partie basé sur cette structure.En cas de délit mineur, on applique des mesures où la victime et le contrevenant ainsi que leur famille se réunissent pour discuter du crime et des moyens d’en amoindrir les conséquences.Parfois, c’est la famille étendue (patriarche, oncle, etc.) qui se joint à la rencontre.«La plupart de ceux qui entrent dans mon bureau reviennent de l’extérieur de la communauté et ne savent pas qui sont leur chef.Je commence toujours par là, c’est une question d’identité», explique Faith Tait, la responsable du programme de justice.Les parents traditionnels doivent veiller à ce que les membres du clan restent sur le droit chemin.On lave son linge sale en famille, en somme.Le directeur d’école reconnaît que le système fonctionne.«En temps normal, en milieu autochtone, j'aurais deux ou trois suicides de jeunes par année.Ici, ils en parlent, bien sûr, mais ils ne le font pas.Ils ont un excellent système de soutien.» Efficace, peut-être, mais lourd.Pas évident qu’un oncle lointain s’octroie un droit de regard sur notre existence.Esther Adams, en tout cas, n’apprécie pas.Femme indépendante, elle a quitté son emploi en 1995 pour lancer son petit commerce de photocopies et de travail de secrétariat Mais les contrats sont difficiles à décrocher «parce qu’il y a trop d’interférences politiques», dit-elle.Il y aurait une sorte de hiérarchie que le système traditionnel instaure, hiérarchie qui joue à son désavantage, croit-elle.11 faut dire qu’elle n’a pas peur de déranger, reprochant par exemple à ses semblables d’utiliser trop facilement l’excuse des écoles résidentielles pour justifier l’abandon de leur langue.Sa vie, Esther aimerait la vivre à titre individuel, sans avoir à être la fille de X, du clan Y et de la tribu Z.la communauté tissée trop serrée l’a d’ailleurs poussée à s'isoler pour surmonter seule ses problèmes d’alcool, sans fréquenter les AA.«Ixi communauté est trop petite.Tu vas là, il y a ton oncle ou ton cousin et tu es censée te vider le cœur, t’exposer les tripes?» Faith Tait n’en démord quand même pas.«Je serais heureuse si mon poste disparaissait.Si on n’avait plus besoin que je sois là.Je serais heureuse que le système traditionnel nisga’a prenne soin des familles.» Est-il réaliste, dans une société basée sur la spécialisation des tâches, qu’une communauté entière prenne sur elle la responsabilité de la bonne conduite de chaque individu?Les gens ont-ils encore le temps?«Ce n’est pas une question de temps, c’est une question d’engagement.Ça fait partie d’une communauté en santé.Et on ne voit pas cela comme du temps, ici.Ça fait partie de nos habitudes, (juand il faut organiser un festin (pour un décès ou un mariage), on n’a pas besoin de prendre le téléphone.Chacun connaît son rôle.On n’en parle pas, de la tradition, flous la vivons, nous la respirons.» ?mt S*mw-CjTh*nn« 5 rue Sherbrooke «v du Président-Kennedy boul.de MeHonneuve 5 rue Sainte-Catherine 5 i «estaxtrawt '^_-^\ttewberg - çuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI: Entrée + bavette de bison sauce aux deux moutardes + dessert *17$ ^ Réservez votre table d’hôte 4 services au son du Trio Jazz pour la Saint-Valentin 3S9, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury).© Place des Arts • Tél.: 285-8686 • gutenberg@qc.aira.com y L E l> E V 0 I H .L E MARDI 12 FÉVRIER 2 0 0 2 B 6 -* LE DEVOIR ?- SALT LAKE CITY 2002 PATINAGE ARTISTIQUE Salé et Pelletier se font voler la médaille d’or au profit des Russes FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Salt Lake City — Les patineurs Jamie Salé et David Pelletier ne sont pas champions olympiques en couple.Malgré une performance éblouissante dans le programme libre accueillie par un public sur-volté, le couple canadien a terminé deuxième derrière les Russes Elena Berezhnaya et Anton Sikha-ruljdze, hier soir, à Salt Lake City.A l’annonce du résultat, la foule a conspué la décision des juges.Incrédules, Salé et Pelletier semblaient plonger comme dans un mauvais film.Après leur prestation, Salé et Pelletier étaient convaincus d’avoir remporté l'or.Pelletier a même embrassé la patinoire avant d’étreindre sa partenaire.Celle-ci a répliqué en indiquant numéro un.«Je serais malhonnête si je vous dis que je suis tout à fait heureux, a mentionné Pelletier.Ce que je ne peux contrôler, je ne le contrôle pas.C’était une journée incroyable pour nous.C’est tout ce que j'ai à dire.» «C'est une performance parfaite, a pour sa part déclaré Salé.Nous ne pouvions mieux patiner.» Leurs prétentions à la victoire étaient légitimes.Sikharulidze a commis une faute que les juges n’ont pas semblé sanctionner.On comprend sans doute mieux pourquoi les Russes ont remporté 11 médailles d’or de suite en couple.Barbara Wagner et Robert Paul sont les derniers Canadiens à avoir mérité une médaille d’or olympique en patinage.C’était à Squaw Valley en 1960.Les Chinois Xue Shen et Hong-bo Zhao ont mérité la médaille de bronze.Mission accomplie Jacinthe Larivière de Prince-ville et Lenny Faustino de Barrie, en Ontario, ont quant à eux grimpé de trois rangs à la 10e place à la suite d’un solide programme libre.«Nous sommes contents et soulagés d’avoir bien fait ce soir, a commenté Larivière./«sic avant de commencer, j’ai regardé les anneaux olympiques et j’ai ressenti un # REUTERS Après leur prestation, Jamie Salé et David Pelletier étaient convaincus d’avoir remporté l’or.très beau feeling.» larivière, 20 ans, et Faustino, 24 ans, espéraient terminer dans les 15 premiers à leurs premiers Jeux olympiques.Ils peuvent dire mission accomplie.«On avait un plan avant le début de l’année et on l’a respecté.J’en suis très fière, a-t-elle expliqué.En arrivant ici, on voulait surtout se faire connaître des juges.On voulait leur montrer ce qu’on peut faire.» Un moment féérique Anabelle Langlois de Hull et Patrice Archetto de Montréal ont également amélioré leur classement, passant du 14'- au 12'' rang.«C’était féérique.a lancé Langlois.Nous avons bien patiné même si c’était pas parjait.On a commis une erreur dans le triple Salchow côte à côte.Sauf que nous avons été à peu près les seuls à l’essayer deux fois.» Langlois a fait valoir que le couple sera encore mieux préparé lors des championnats du monde à Nagano en mars prochain.«On n 'a pas été chez nous durant le dernier mois, a-t-elle expliqué.On a participé à la compétition des Quatre continents en Corée, puis nous sommes revenus au Canada avant de repartir pour Salt Lake City.On n’a pas pu s'entraîner comme on l’aurait voulu.» Langlois, 20 ans, compte maintenant encourager les autres Canadiens.«Je vais aller aux bosses», a-t-elle promis.HOCKEY FÉMININ Victoire facile du Canada contre le Kazakhstan FANTAISIE Un bordel signé Gary Bettman SUITE DE LA PAGE A 1 Cela, chers amis, dans un sport où bien des costumes sont confectionnés pour donner à penser que mademoiselle est à moitié nue et où la performance historique d’entre les performances historiques, celle de Jayne Torvill et Christopher Dean en danse aux Jeux de Sarajevo (1984), fut un Boléro à crever de luxure inassouvie.L’ISU a cependant souligné que la directive n’avait rien à voir avec le fait que les Jeux se déroulent dans un coin du monde, ITJtah, où il appert que les ventes de minijupes et de décolletés plongeants connaissent un ralenti permanent ?Voilà d’ailleurs une excellente occasion de nous citer le baron Pierre de Coubertin, qui écrivait dès 1914: «Le sport apportera à la famille, base de toute société viable, le renfort d’une santé reconquise et entretenue par le plaisir sain.Il sera l’unique remède efficace contre l’alcoolisme.Il rapprochera l’homme de la Nature.Et il épurera les lettres et tuera l’érotisme en lui enlevant ses lecteurs.» Hé ben.?Comment résumer un lundi après-midi de février de rêve?La descente féminine de ski alpin annulée en raison de vents trop violents, on a enfin pu mesurer, et dans son intégralité d’un match de 60 minutes s’il vous plaît merci, le niveau de développement du hockey féminin kazakh.Vous, ce n’est peut-être pas le genre de chose qui vous touche dans votre Ford intérieur, mais il faut bien gagner sa croûte.Or donc, 7-0 Canada sur le Kazakhstan, 66 lancers contre 11 et je ne suis pas tout à fait certain, comme disait Teilhard de Chardin, que tous ces chiffres indiquent bien l’allure du match.Après, ce fut la demi-lune de surf des neiges, avec trois médaillés américains, un punk finlandais nommé Heikki Sorsa et un Canadien du nom de Trevor Andrew qui concourt des écouteurs vissés sur les oreilles et signe des autographes des écouteurs vissés sur les oreilles et passe l’ensemble de sa vie des écouteurs vissés sur les oreilles.Ah! Qu’elle est rebelle notre jeunesse! Retournez toutefois aux images olympiques des années 1968 à 1976 inclusivement, examinez les accoutrements et les coiffures et vous conclurez avec moi que pour ce qui est d’avoir l’air fou, elle n’a rien inventé, notre jeunesse.Et puis, pauvre Jeremy Wotherspoon.?S’instruire en s’amusant, deuxième leçon, avec l’aide inestimable du Dictionnaire historique de la langue française de chez Robert.Il y a beaucoup de patins aux Jeux, et vous verrez, on finit toujours par revenir à l’essentiel.«PATIN n.m.est dérivé (1260) de patte au moyen du suffixe -in.Ix mot a d’abord désigné une chaussure de femme à semelles épaisses, que les élégantes employaient pour se grandir.Il s'est spécialisé pour désigner une galoche à laquelle on adaptait des clous et surtout une ferrure pour aller glisser sur la glace (1427) devenue un dispositif autonome formé d’une lame métallique fixée à la chaussure (patin à glace).[.] Par analogie avec la lame en acier du patin (à glace), le mot désigne la pièce que l’on place sous certains traîneaux, d’abord en romand de Suisse (1876), puis au Canada (1916, patin du traîneau) et en France (1935).Par analogie de fonction avec le patin à glace, il désigne une semelle métallique montée sur roulettes (1845-46) dénommée un peu plus tard patin à roulettes (1868).Ce sens serait à l’origine du sens argotique de «baiser profond», dans rouler un patin.» Ah.?Un beau père Noël autocollant dans le coin de la page est décerné à Pierre Houde, qui a décrit le match de hockey Slovaquie-Lettonie comme s’il n’avait fait que ça dans la vie, prononcer douze noms slovaques et lettons à la minute.Cela étant, et malgré toute la passion pour le hockey letton que je nourris depuis tant d’années, ce qui arrive à la Slovaquie n’est carrément pas juste.La Slovaquie compte 23 joueurs dans la ligue nationale.Mais comme notre ami à tous Gary Bettman a décidé que la IJ4H ne suspendrait pas ses activités plus tôt — ce qui aurait permis aux équipes qui prennent part aux qualifications de rapatrier tous leurs pros pour tous leurs matchs —, c’est le bordel.Chez les Slovaques, par exemple, Miroslav Satan, des Sabres de Buffalo, a dû emprunter le jet personnel du propriétaire des Sabres, atterrir au Wyoming, rouler jusqu’à Salt Lake et arriver à 4h30 le matin du match contre l’Allemagne, avant de retourner aussitôt avec les Sabres.Zigmund Palffy, des Kings de Los Angeles, a été prêté à son équipe nationale, mais à la condition qu’il ne dispute qu’un des deux matchs du week-end.Etc.la Slovaquie est, d'ail leurs déjà éliminée.Evidemment, évidemment, ils sont payés des tas de millions et leur première allégeance doit aller à ceux qui allongent le fric.Mais pourquoi la LNH n’a-t-elle pas tout simplement aménagé une pause plus longue?Cela signifierait seulement que la coupe Stanley serait gagnée en juillet, mais on y est déjà habitué, non?En attendant.Go Lettonie Go.?Si vous avez une chance, ne la manquez pas de revoir Simon Ammann, le Suisse venu de nulle part qui a remporté la médaille d’or de saut à ski au tremplin de 90 m et qui prendra part aujourd'hui et demain aux qualifications et à la finale du tremplin de 120 m.Ce gars-là, 5 pieds 8 pouces et 121 livres très mouillé, est une copie carbone de Harry Potter.Ce qui force évidemment la question, puisque ces sauteurs sont déjà des athlètes qui volent, et puisqu'on s’en va gaiement vers du bridge aux Jeux, à quand le quidditch olympique?Ce que c’est que de connaître ses classiques, même sans les avoir lus.jdionlfi ledevoi r.corn BILL BEACON PRESSE CANADIENNE Si elle ressentait une quelconque pression à l’idée de remplacer Nancy Drolet, Cherie Piper ne l’a pas montré.Piper, âgée de 20 ans, a amassé un but et une passe pour ses débuts olympiques, hier, aidant le Canada à vaincre le Kazakhstan 7-0 lors de la première journée du tournoi de hockey féminin des Jeux olympiques.La Torontoise a été ajoutée à la formation le mois dernier lorsque Drolet, un élément important de l’équipe nationale au cours de la dernière décennie, a été retranchée le 14 janvier.«Il n 'est pas nécessairement question de remplacer quelqu'un.fai tout simplement été ajoutée tardivement à la formation, a confié Piper C’est ça le hockey Je n'ai pas ressenti de pression, faime le hockey et je ferai tout ce que je peux pour mm pays.» Hayley Wickenheiser de Shaunavon, en Saskatche- wan, et Vicky Sunohara de Toronto ont marqué deux buts chacune.Danielle Goyette de St-Nazaire et Tam-my-Lee Shewchuk de Montréal ont aussi marqué pour le Canada, qui a dominé 66-11 dans les tirs au but In gardienne kazakhe Natalya Trunova, affichant un sourire satisfait, a mentionné que son équipe s’attendait à un match difficile contre les Canadiennes.«Je suis très fatiguée mais je ne crois pas que j’ai quelque chose à me reprocher», a-t-eUe ajouté.In Montréalaise Kim St-Pierre a fait face à seulement 11 tire devant le filet canadien et elle a mérité sa 3D victoire sur la scène internationale.Malgré tout, les Kazakhes peuvent s’encourager à l’idée qu’elles ont mieux fait qu’à leur dernière rencontre contre le Canada.Elle s’étaient alors inclinées 11-0 après avoir été dominées 63-6 dans le tirs au but au championnat du monde, le printemps dernier.Les Canadiennes affronteront les Russes, demain.SURF DES NEIGES Journée de misère pour Carpentier et Migneault ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE Salt lake City— Ix-s planchistes québécois Brett Carpentier et Daniel Migneault, qui ont terminé en 22' et en 2D positions de l’épreuve de demi-lune, hier, étaient à court de mots pour expliquer leurs contre-performances.L’épreuve a été balayée par les Américains devant environ 30 000 supporters.Ross Powers a décroché l’or, suivi dans l’ordre par Danny Kass et Jarret Thomas.«Je ne sais pas ce qui est arrivé, ne cessait de répéter Carpentier, qui se disait toutefois moins déçu qu’à Nagano, en 1998, quand il avait fini neuvième.«Tout était pourtant correct, a-t-il assuré./étais en forme et dans un bon état d’esprit.Il faisait beau et chaud, les gradins étaient remplis.Je pensais que ça irait bien.» La blessure aux talons qu’il s’est infligée à l’entrainement n’a pas été un facteur, a-t-il dit.Après avoir terminé 20' de la première manche, l’athlète de Mont-Tremblant n’a pu faire mieux qu’une 22' place dans la seconde manche de qualification.«Je n ’étais pas beau à voir.Je n’ai même pas regardé mes résultats», a mentionné Carpentier, qui a cependant tôt fait de retrouver le sourire.«Je regarde autour de moi et c’est tellement beau, a-t-il dit au moment où il assistait à la finale présentée devant 16 000 spectateurs à Park City'.Ça me donne le goût de continuer, de ga- gner plein d'autres compétitions.» Migneault, originaire de Baie-Comeau.n’a lui aussi jamais été dans le coup.«Je ne sais pas ce qui n’a pas marché», a-t-il lancé, visiblement de mauvais poil.Après avoir connu une première manche intéressante, Mike Mi-chalchuk de Calgary a chuté au cours de sa deuxième routine.Il a finalement dû se contenter de la 27' position.Curieusement.Trevor Andrew, qui ne devait même pas participer aux Jeux olympiques, a été le seul Canadien à se retrouver en finale, décrochant finalement le neuvième rang.Andrew a été appelé au pied levé à remplacer Guillaume Mo-risset, blessé au genou gauche.CURLING Kevin Martin remporte son premier match PRESSE CANADIENNE Ogden — Le Canadien Kevin Martin a enregistré sa première victoire des Jeux olympiques d’hiver, hier, disposant du Britannique Hammy McMillan 6-4 en levée de rideau du tournoi masculin de curling.Le Canada a fait jeu égal dans la deuxième manche et il a volé un point dans la troisième en route vers sa victoire.Dans les autres matchs, les Etats-Unis ont causé la surprise en défaisant la Suède, championne du monde, 10-5 grâce à une récolte de quatre points à la septième manche.La Finlande a eu raison de la Finlande 9-3 et l’Allemande a vaincu la France 9-5.Le capitaine américain Tim Somerville était surpris lui-même de sa victoire.«J’ai l’impression d’avoir déjà remporté une médaille, a dit Somerville.Mais il y a encore beaucoup à faire.» PATINAGE DE VITESSE Une chute et Wotherspoon perd tout PRESSE CANADIENNE Salt Lake City — Une malencontreuse erreur a privé le patineur de vitesse Jeremy Wotherspoon d’une médaille au 500 mètres, hier, lors de la troisième journée des Jeux olympiques de Salt Lake City.Wotherspoon de Red Deer, en Alberta, était catastrophé après avoir culbuté après seulement quatre enjambées lors de la première manche du 500 mètres.«C’est très inhabituel pour Jeremy, il est connu pour sa régularité, a déclaré son entraîneur, Sean Ireland./ pense qu’il est extrêmement déçu.» Le départ venait à peine d’être donné quand Wotherspoon a planté la pointe de son patin gauche dans la glace et il a culbuté.Il s’est rapidement relevé, a brièvement songé à continuer mais ses; espoirs de médaille s’étaient envolés.Il a complété le tour de l’ovale au ralenti sous les applaudissements de la foule.Les concurrents disputeront un deuxième 500 mètres, aujourd'hui, et les médailles seront décernées au combiné des deux temps.Wotherspoon peut prendre part à l’épreuve de mardi mais un bon résultat lui est désormais inaccessible à la suite de sa chute.Wotherspoon, âgé de 25 ans, avait remporté la médaille d’argent aux Jeux d’hiver de 1998 à Nagano.Depuis lors, il a dominé son sport, gagnant la titre mondial du sprint en 1999 et 2000.Cette année, il mène les classements de la Coupe du monde sur les distances de 500 et 1000 mètres.En décembre, il a établi un record du monde du 1000 mètres en une minute 7,72 secondes.REUTERS Jeremy Wotherspoon n’entendait pas à rire après la malencontreuse chute qui le prive assurément d’une médaille.CLASSEMENT DES PAYS Or Argent Bronze Total États-Unis 2 3 1 6 Allemagne 2 3 1 6 Norvège 2 2 0 4 Italie 2 0 0 2 Autriche 1 1 4 6 Finlande 1 1 0 2 Pays-Bas 1 1 0 2 Suisse 1 0 1 2 Espagne 1 0 0 1 Russie 0 1 1 2 France 0 1 0 1 Canada 0 0 1 1 Japon 0 0 1 1 Pologne 0 0 1 1 Rép.tchèque 0 0 1 1 1 I f 4 L K DEVOIR.LE MARDI 12 FEVRIER 2 O O 2 H 7 ?SALT LAKE C1T Y 2 ()()?, E S S P 0 11 T S SKI ALPIN Trop venteux pour une descente olympique ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE Huntsville — Il faisait beau et chaud pour faire du ski de printemps à la station Snowbasin, hier, mais le vent soufflait trop fort au sommet de la piste Wildllower pour présenter une descente olympique.Devant l’insistance du facteur éolien soufflant jusqu'à 30 km/h, le CIO n'a eu d’autre choix que de remettre à mardi matin (10h) l’épreuve féminine et de renvoyer chez eux les quelque 25 000 spectateurs, qui s'étaient massés dans Faire d’arrivée.Les trois skieuses québécoises n’ont pas été contrariées par la remise.Elles en sont habituées, endurcies même.«Si ça me dérange?Non pas du tout, a répondu Mélanie Turgeon.Des remises ou des changements d’horaire se produisent à presque toutes les compétitions sur le circuit de la Coupe du monde.J’étais prête aujourd'hui et je le serai demain, a-t-elle ajouté.S’il y a une chose que j’ai appris avec les années, c’est de ne pas me laisser déconcentrer par des remises.» L’annulation de la course de lundi a dans un sens fait l’affaire de l’athlète de Beauport parce qu’on procédera de nouveau au tirage des numéros de dossard pour les 30 premières concurrentes.Turgeon n’était guère satisfaite de son rang de depart, le 24', sur les 39 skieuses en lice.«Plus la journée avançait, plus la piste aurait été ramollie et creusée au passage des 23 premières skieuses», a-t-elle souligné.Sage décision Turgeon, comme Anne-Marie Lefrançois et Sara-Maude Boucher, a affirmé que les organisateurs ont pris une sage décision.«Ily avait un vent de dos sur le plat au haut de la piste et des rafales soufflant de face un peu plus loin, a expliqué Turgeon.Au premier saut, des rafales auraient pu souffler sous les skis.Et ça, c’est dangeureux.Comme on annonce encore du beau temps mais sans vent pour mardi, aussi bien remettre la course.» Lefrançois, qui aurait été la troisième à s’élancer sur la piste après l'Américaine Picabo Street, a tenu des propos semblables.«Ce n’est pas frustrant parce que je sais qu’on a pris la décision pour des raisons de sécurité, a-t-elle souligné.C’est préférable d’agir de la sorte pour avoir une course équitable pour tout le monde.C’est quand même les Jeux olympiques.» «C’est respectable comme position de départ.Isolde Kostner [l’Italienne] choisit souvent le numéro 30 en Coupe du monde», a-t-elle résumé en signant des autographes.PAUL HANNA REUTERS Un préposé au circuit de ski alpin enlève les fanions après le report de la descente féminine en raison de vents trop forts.cl "f BIATHLON L U G K L’Allemande Andrea Henkel cause une surprise Midway (PC) — L’Allemande Andrea Henkel a créé hier la surprise en remportant au détriment des deux principales favorites le 15 km, première épreuve de biathlon des Jeux olympiques de Salt Lake City.Henkel, excellente au tir et sur ses skis, a décroché sa première médaille d’or olympique, en 47 minutes, 29,1 secondes.Elle n’a raté qu’une seule cible, lors de son deuxième passage sur le pas de tir.Le meilleur résultat de l’Allemande dans une grande compétition restait une cinquième place aux championnats du monde 2000.La Norvégienne Liv Crete Poirée a terminé 2' en 47:37.0, apres avoir elle aussi raté une dble.La Suédoise Magdalena Forsberg a décroché la médaille de bronze, la première médaille olympique de sa brillante carrière.Aucune Canadienne ne prenait part à cette épreuve.Forsberg, la plus grande biathlète de l’histoire, est d’habitude une très bonne tireuse.Mais elle a perdu toute chance de médaille d’or lors de son dernier passage au tir, en ratant deux cibles qui lui ont coûté deux minutes de pénalité.Victorieuse d’un 15 km de Coupe du monde sur le même parcours ü y a presque un an, Forsberg, favorite de la course avec Poirée, était pourtant très bien partie, réalisant un score parfait lors de ses trois premiers arrêts sur le pas de tir.La Suédoise, quintuple championne du monde, avait dit avant la course que l’altitude du parcours l’inquiétait un peu.Le tracé de Soldier Hollow, situé à 1793 mètres, est le plus haut du monde, seulement sept mètres sous la limite autorisée pour les compétitions de biathlon.Avant Noël, après avoir remporté cinq des six premières épreuves de Coupe du monde de la saison, Forsberg semblait invincible.Quand elle a rejoint les Etats-Unis à la mi-janvier, Poirée est revenue dans la course en remportant quatre courses d’affilée avant les Jeux.SURF DES NEIGES Les Américains festoient ?AGENCE FRANCE-PRESSE ark City — Les snowboardeurs américains, devant leur public déchaîné, ont monopolisé le podium de l’épreuve de demi-lune messieurs des Jeux olympiques d’hiver hier, Ross Powers s’emparant de l’or devant Danny Kass et Jarret Thomas.Médaillé de bronze à Nagano, Powers, 23 ans depuis dimanche, a remporté ce qui est à ce jour, de l’avis de spécialistes, une des compétitions les plus relevées de l’histoire du surf des neiges.Heikki Après avoir souffert en qualifications — il ne s’est qualifié que lors de la seconde manche —, Powers a remporté sa médaille grâce à sa maîtrise parfaite des sauts, l’Américain réussissant notamment un 1800 (trois tours complets sur lui-même).Danny Kass, 19 ans, et Jarret Thomas, 20 ans, sont venus compléter le triomphe américain.Le Finlandais Heikki Sorsa, 20 ans, champion du monde juniors l’an passé, a un temps semblé en mesure de mettre à mal l’hégémonie des Américains.Très spectaculaire, volontiers provocateur et coiffé d’une impressionnante crête néo-punk qui lui attirait les faveurs du public, il a malheureusement chuté sur son dernier saut dans la première manche, et n’est pas parvenu à retrouver son niveau, se contentant de la septième place.Le vice-champion du monde et médaillé d’argent de Nagano, le Norvégien Daniel Franck, 27 ans, diminué par une blessure n’a pu faire mieux que dixième.La seule bonne surprise européenne est Sorsa venue d’où on ne l’attendait guère: de l’Italien Giacomo Kratter, 19 ans.Quatrième, il termine seulement à un dixième de point de la médaille de bronze de Jarret Thomas (42 points contre 42,1).De nombreux favoris ont obtenu un résultat décevant comme le champion olympiquè sortant le Suisse Gian Simmen (18'), le champion du monde norvégien Kim Christiansen (14') ou les deux leaders suédois de la Coupe du monde Magnus Sterner (11') et Stefan Karlsson (24').'MST' Zœggeler prive Hackl d’une entrée dans l’histoire REUTERS Park City — L’Italien Ar-min Zœggeler, vainqueur hier de l’épreuve de luge monoplace à Sait lake City, a empêché son dauphin du jour, l’Allemand Georg Hackl, d’entrer dans l’histoire des Jeux olympiques d’hiver.Zœggeler apporte à l’Italie sa deuxième médaille d’or des Jeux, deux jours après la victoire de Stefania Belmondo dans le 15 kilomètres style libre en ski de fond.Avec une victoire, Hackl serait devenu le premier athlète de l’histoire des Jeux d’hiver à remporter quatre médailles d’or consécutives dans la même discipline individuelle.Après avoir été vice-champion olympique à Calgary en 1988, Hackl était monté sur la plus haute marche du podium en 1992, 1994 et 1998.De nouveau plus lent Dimanche, après les deux premières manches d’une épreuve qui en compte quatre, il avait déjà concédé 41 millièmes de seconde à Zœggeler, médaillé d’argent en 1998 à Nagano.Dans la troisième, Hackl était de nouveau plus lent que l’Italien, qui abordait avec une avance confortable la dernière «ligne droite».Zœggeler conservait son avantage jusqu’au bout, laissant le Bavarois à ses regrets, talonné par l’Autrichien Markus Prock, qui s’est finalement adjugé la médaille de bronze.SKI ACROBATIQUE Un parcours taillé sur mesure pour le bosseur Stéphane Rochon FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Salt Lake City — Le parcours de Deer Valley n’a pas été conçu en fonction des adeptes du chasse-neige.Les bosseurs qui prendront part à l’épreuve masculine, aujourd’hui, devront avoir des jambes solides.A près de 300 mètres de longueur et d’une inclinaison de 28 degrés, le parcours exigera technique et endurance de la part des skieurs.Stéphane Rochon, âgé de 27 ans, est l’un des favoris de l’épreuve avec l’Américain Jeremy Bloom et le Finlandais Janne Lathela.Le skieur de St-Hyppoli-te a même été donné gagnant par la prestigieuse revue Sports Illustrated.«Cet article lui a donné tout un remontant.C’est un vote de confiance, raconte son agente Line Essiandre.Ce n’est évidemment qu 'une projection même si ça été bénéfique dans sa préparation.Mais il ne s’agit pas d’une projection farfelue.Stéphane est le skieur le plus constant en Coupe du monde depuis les 10 dernières années.Un podium n’a rien d'impossible.Il est même capable de réaliser la course de sa vie.» Subjectivité des juges Cette notoriété pourrait le servir dans une discipline où la subjectivité des juges peut parfois influer sur le résultat.Rappelons que les skieurs devront effectuer deux manoeuvres aériennes dans chacune des descentes avec un minimum d’impact sur la ligne de la descente ou le rythme des virages.La vitesse est également un facteur dans la note.La qualité des virages compte pour 50 pour cent de la note, tandis que la vitesse et les sauts comptent chacun pour 25 %.«Cette nouvelle visibilité pourrait le servir.Il est certain que les États-Unis voudront voir des Américains sur le podium», fait valoir Essiambre.Médaillé de bronze au championnat du monde 2001 et sixième au classement de la Coupe du monde.Rochon est à l’aise à Deer Valley où il a terminé cinquième plus tôt cette année.C’est aussi un parcours fait sur mesure pour lui.•Ce n’est pas un parcours pour filles, lance son imprésario.Il va falloir de bonnes jambes pour l’emporter.Stéphane connaît bien ce parcours exigeant, ajoute-t-elle.Il est aussi très bon technicien.Je sais qu’il ne va Pas cherchera impressionner.Il va user de stratégie et faire une descente en étant bien concentré.Je ne vois qu'une chute ou la malchance pour lui faire rater sa course.» Jean-Luc Brassard de Grande-île, Scott Bellavance de Prince George, en Colombie-Britannique et Ryan Johnson de Calgary sont les autres Canadiens engagés dans l’épreuve.Médaillé d’or des Jeux de Lille-hammer en 1994, Brassard est de retour à son meilleur niveau après une blessure à un genou qu’il a subie à la toute fin de la saison 1999-2000.Une défaite crève-cœur Brandon Shanahan a déjoué José Théodore pour procurer un gain de 3-2 aux Red Wings à 14 secondes de la fin de la troisième période GUY KO B II.LARD PRESSE CANADIENNE Le Canadien a subi une défaite crève-cœur de 3-2 après avoir failli réussir une autre mission presque impossible hier au Centre Molson.Mené 2-0 avec moins de 14 minutes à jouer p;u- la meilleure équipé et la deuxième meilleure défense de la LNH, le Canadien a réussi à combler l’écart, mais Brandon Shanahan a déjoué .lost' llteodore de derrière le filet, en visant sur lui, pour procurer un gain de 3-2 aux Red Wings à 14 secondes de la fin de la troisième période.Le Canadien subissait une deuxième défaite consécutive avant la pause olympique, après celle de 4-1 à Toronto.Il est à espérer que le repos va aider ses at laquants à se ressourcer, eux qui n’ont marqué que cinq buts lors des quatre derniers matchs.Le Canadien avait été limité à un but par match à ses trois sorties prédécentes mais avait pu remporter deux victoires, complétant une belle séquence de (>12-1.11 disputera son prochain match le mardi 26 janvier en recevant les Sénateurs d’Ottawa.Deux buts de Fedorov Sergei Fedotov a marqué les deux buts des Red Wings, ses 19 et 20 , à la seconde période, après que le Canadien ait menacé, mais sans aboutir, pendant un avantage numérique.Fidèle à ses habitudes, le Canadien n’a jamais lâché, et Oleg Petrov a rétréci la marge en déjouant Dominik Hasek d’un tir sur réception d’une passe de Doug Gilmour à la troisième.Son 19' but de la saison lui permettait de devancer momentanément Yanic Perreault au premier rang des marqueurs du Canadien.Perreault l’a rattrapé quand il a créé l'égalité à 16 min 42 s en de gainant lui aussi de prés sur nécep lion d’une passe de Sergei Berezin.Fedoiov a réussi son pivmier but en échappée, après que le détènseur Jiri Fischer ait bloqué un tir frappe de la pointe de Stéphane Robidas, Le défenseur du Canadien se trouvait au banc des punitions ixnir bâton élevé lorsque Fedorov a fait mouche une deuxième fois, battant Théodore d’un lancer trap |X' entre les jambières.Théodore entreprenait un hui tième match et jouait dans un 10 de suite.Aucun but n’a été marqué à la première période, qui a tout de même donné lieu à des moments excitants, notamment vers la fin lorsque le quatrième trio du Canadien a soulevé la foule par un jeu parfaitement exécuté: passe arrière par la bande de Gino Odjick à Chad Kilger, qui a remis la rondelle à Shaun Van Allen, lequel fonçait vers le filet; Van Allen a dirigé un beau tir, du côté du bâton du gardien, mais Hasek a fait l’arrêt en si' jetant sur la glace.Quelques instants plus tard, Théodore arrêtait Brett Hull en sortant la jambière près du poteau, puis T'ornas Holmstrom, «ayant surgi seul devant le gardien après être passé entre Robidas et Patrick Tra verse, visait le poteau du revers.Kilger a raté une autre belle occasion peu avant le but de Petrov.Quand ce sont les joueurs du quatrième trio qui sont parmi les plus menaçants.HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N DP BP BC Pts Boston 31 16 4 7 174141 73 Toronto 31 18 5 4 172145 71 Ottawa 28 18 7 4 177144 67 Montréal 24 23 8 3 148153 59 Buftalo 23 26 6 1 147146 53 Section Atlantique Philadelphie 33 15 6 2 176127 74 N.Y Islanders28 19 6 3 167157 65 New Jersey 25 21 8 3 141 135 61 N.Y Rangers 27 24 4 3 162174 61 Pittsburgh 22 25 6 4 133159 54 Section Sud-Est Caroline 24 21 11 5 161 175 64 Washington 23 26 9 1 159178 56 Tampa Bay 20 30 6 2 113143 48 Floride 1732 5 3 11917342 Atlanta 14 33 7 4 138206 39 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale G P NDPBP BC Pts Detroit 40 11 6 2 184126 88 Chicago 32 18 9 0 164153 73 St Louis 30 17 6 3 157128 69 Nashville 22 25100 142148 54 Columbus 15 33 7 2 114167 39 Section Nord-Ouest Colorado 32 20 6 1 155124 71 Edmonton 2622102 150141 64 Vancouver 28 25 5 1 177153 62 Calgary 23 23 8 2 131 148 56 Minnesota 18 26 9 5 132170 50 Section Pacifique San José 29 17 7 3 165137 68 Los Angeles 26 20 7 3 151 132 62 Dallas 25 19 7 4 148144 61 Phoenix 24 22 7 4 144154 59 Anaheim 20 31 6 3 132152 49 Hier Toronto 5 Atlanta 4 Washington 3 Tampa Bay 1 Détroits Montréal 2 Colorado 5 Boston 2 Dallas à Los Angeles CUL_TtVÉ -et st-en éi_-evé UNE PRÉSENTATION DE LA COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC COOrÇftATlVE FtOtAtE fTl iMv*»/- ¦* / • m oc Québec v^ueoec-M C anada LE SARRASIN, « VIANDE À CHIEN » ! Rerherrhe et rédaction: Mireille Pilotto Selon un vieux proverbe québécois, «faute de pain, on mange de la galette ».De la galette de sarrasin, sans doute ! Le sarrasin fut l’une des premières cultures implantées sur la rive nord du Saint-Laurent.Considéré comme une céréale, le sarrasin est en réalité de la même famille que la rhubarbe.Ses graines sont le plus souvent transformées en farine ; plus elle est foncée, plus elle renferme de nutriments.On prétend que manger régulièrement du sarrasin rend impatient.Viande à chien », peut-être que ça rend « séraphin » ?! Animatrice : Pascale Tremblay E'r’ B'Er -E-L E v-E- Regardez notre émission tous les mardis à 21 h 30 Srimedt 14 h Lundi IS h H 25 h SO Télé-Québec t \ I
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