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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-02-20, Collections de BAnQ.

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DISCRIMINATION Les présentatrices de la SRC moins payées que leurs pairs Page B 7 ?w w w .1 e d o V.; o i r .(* o ni ?Gagliano devra comparaître devant ses ex-collègues Page A 5 LE DEVOIR Les universités se lancent en affaires L’Université de Montréal et l’université McGill créent chacune leur société pour commercialiser les inventions de leurs chercheurs MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR L* Université de Montréal peaufine actuellement le montage de sa ' propre société de valorisation de la recherche, Gestion Univalor, qui commercialisera les travaux de ses chercheurs et pourrait générer soqs peu des redevances de 25 millions par année.A l'instar de l’université McGill, qui annonçait hier le lancement de MSBI en collaboration avec les universités de Sherbrooke et Bishop, l’UdeM conclura, en mars, des ententes avec neuf établissements universitaires de santé ainsi qu’avec ses deux écoles affiliées pour la création de Gestion Univalor, a appris U Devoir.Outre l’UdeM.la principale constituante universitaire.l'Hcole poly technique de Montréal, l'Ecole des hautes études commerciales, ITiôpi-tal Sainte-Justine, le Centre hospitaliser de l'Université de Montreal (CHUM), les hôpitaux Maisonneuve-Rosemont et du Sacré-Cœur, VOIR PAGE A K UNIVERSITÉS HORS-J E U Maudits arbitres Le onzième jour des Jeux marque traditionnellement un petit passage à vide pour l’observateur olympique assidu.Le départ est déjà loin, le fil d’arrivée n’est pas encore en vue, et il craint la plaie de sofa et la tumeur au côlon induite par une surexposition aux annonces de Big Mac en gros plan.Aussi saisit-il l’occasion de filer au kiosque à journaux, prendre des nouvelles du vrai monde, voir si ses actions d’Enron sont toujours aussi solides et si quelqu’un n’aurait pas entrevu Oussama ben Laden derrière un écran de juge de patin de fantaisie.Le vrai monde?Page frontispice de Time: «Good os Gold», avec photo de Jamie Salé et David Pelletier.Page frontispice de Newsweek: «The Sleazy Side of Skating», avec photo de, ben oui.Ne manque plus que la prochaine livraison de Paris-Match, de Sélection du Reader’s Digest et de Martha Stewart’s Living et je m’amorce une murale.OK, j’ai compris, je reviens au rêve du baron de Coubertin, puisque la Terre tourne autour.Et ça tombe bien, voilà que nous traversons un gros milieu de semaine dans les relations canado-finlandaises: Canada-Finlande au hockey féminin hier, Canada-Finlande au hockey masculin aujourd’hui.Je file donc vers le grand quotidien d’Helsinki, Helsingin Sanomat, atterrit au terme d’un triple axel virtuel sur l’édition de mardi, et lis: «Kanadalaiset pariluistelijat Jamie Salé ja David Pelletier saivat olympialaisten pariluistelun kultami-talinsa erikoisessa palkintojenjaossa sunnuntai-iltana, Jàdtanssin rytmitanssiosuuden jàlkeen tàpdtayden Sait iMke Ice Centerin jaàlle astelivat molemmat pariluistelun kultamitalikaksikotyhteishenkeà uhkuen.» Ah ben dis donc.J’ai communiqué avec mon correspondant sur place, Monsieur Bergeron, mais il m’a essentiellement confié que les Finlandais étaient fiers de leurs skieurs et de leurs sauteurs et que Wayne Gretzky était juste un chiâleux.Puis il est allé se cuisiner un pâté finnois.?Oui, Wayne Gretzky, le plus grand de tous les temps, qui parle de «merde», qui dit que le monde entier déteste les hockeyeurs canadiens, que les rapports de mésentente entre l’entraîneur-chef Pat Quinn et ses joueurs sont «de la propagande américaine» destinée à nuire aux troupes, que les Canadiens traînent une réputation injuste de voyous et que si l’arbitre avait fait son travail dans le match contre la République tchèque, ça ne se serait pas passé comme ça, non monsieur, la moitié de l’équipe tchèque aurait été suspendue et le Canada aurait joué en avantage numérique pendant 58 minutes.Peut-être d’ailleurs est-ce ce qu’il faudrait pour que le grand Canada gagne.Hé! au risque de se répéter, une dégelée contre la Suède, 8-2 contre l’Allemagne, c’est la faute de l’arbitre ou de la propagande américaine?Voilà donc.Après Marie-Reine-du-Monde, encore l’arbitre.Et en passant, savez-vous ce qu’a dit le porte-parole de la Fédération russe de ski acrobatique, Guennadi Shevts, après la compétition de sauts qui a vu deux Canadiennes monter sur le podium lundi?Il a dit «Notre athlète était venue pour remporter l'or ou au moins terminer sur le podium, mais les notes des juges américain et canadien, très basses par rapport aux autres juges, pour le premier saut, ont ruiné ses espoirs.Ils ont tout fait pour protéger les leurs.» Maudits arbitres.Le merveilleux monde du sport™ se porterait tellement mieux sans eux.VOIR PAGE B 7: MAUDITS Jean Dion ?Une autre victime d’un juge?5* 1 1 iv - ÉRIC GAII.I.ARD REUTERS LE CANADIEN MBean, qu’on voit ici en train de faire son deuxième saut lors de la compétition de ski acrobatique hier, a terminé au quatrième rang, ratant le podium par 22 petits centièmes de point.À lire en page B 8.Cellules souches Au frigo, les cordons ombilicaux L’hôpital Sainte-Justine est en voie de créer la première banque publique québécoise de sang de cordon PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Un médecin de l’hôpital Sainte-Justine s'affaire actuellement à mettre sur pied une banque de sang de cordon ombilical au Québec.Ce siuig prélevé dans les minutes qui suivent la naissance d’un enfant est aujourd’hui reconnu comme une source importante de cellules souches, ces cellules immatures auxquelles on attribue d’énormes vertus thérapeutiques.I es cellules souches prélevées dans le cordon ombilical sont dites hématopoïétiques, ce qui signifie qu’elles sont destinées à produire les différentes cellules du sang et du système immunitaire.Elles peu vent en effet se différencier en globules rouges, qui transportent l’oxygène à travers l'organisme, en globules blancs, qui aident à combattre les infections, et en plaquettes, éléments essentiels à la coagulation VOIR PAGE A 8: FRIGO Prisonniers afghans Eggleton accusé d’avoir menti sciemment MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le ministre de la Défense, Art Eggleton, n’a pas seulement induit le Parlement en erreur au sujet de la capture de prisonniers afghans par des soldats canadiens: il l’a fait délibérément afin de servir les intérêts de son parti, soutient son accusateur, le député aliianciste Brian Pallister.Après une semaine d’accalmie, le ministre Eggleton se retrouve de nouveau dans la tourmente où l’ont mené ses déclarations contradictoires sur la chronologie des événements, propos qui le forcent maintenant à se défendre d’une accusation d’outrage au Parlement devant un comité parlementaire.Premier témoin à comparaître, M.Pallister a affirmé hier devant le comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre que le ministre a attendu qu’une réunion du caucus libéral soit passée pour informer le premier ministre et ses collègues libéraux de la situation, et ce, dans le seul but d’éviter un débat sur cette question.Puis, pour expliquer son silence, il a publiquement affirmé avoir appris la nouvelle à une date qui s’est ensuite révélée fausse.VOIR PAGE A 8: EGGLETON SALT LAKE 2002 9S2P Hockey féminin: l’équipe canadienne sauve la mise Page B 7 INDEX Annonces.B 5 Bourse.B 4 Avis publics .B 8 Carrières.B 6 Culture.B 10 Économie.B 1 Éditorial.A 8 \n Idées.A9 le monde.A 6 Les sports.B 7 Mots croisés.B 8 Nature.B 5 Télévision.B 9 Météo.B 8 Risques de contamination radioactive à Oka Le conseil de bande réclame une évaluation du projet minier Niocan LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le conseil de bande de Kanesatake vient de demander par résolution au ministre de l'Environnement du Québec, André Boisclair, et a son homologue fédéral, David Anderson, d’utiliser leurs pouvoirs d'enquête pour forcer une évaluation publique du projet minier Niocan, à Oka, en raison des multiples risques de contamination radioactive qu’il ferait courir à ce milieu agricole aux portes de la métropole.la résolution du conseil demande au ministre Boisclair d’utiliser ses pouvoirs d’enquête pour éclaircir plusieurs aspects insuffisamment étudiés, à son avis, dans l'étude des répercussions environnementales de ce projet, en particulier les risques de contamination des eaux souterraines locales, du lac des Deux-Montagnes et du sol des fermes voisines par les divers éléments faiblement radioactifs.Quant au ministre Anderson, les Mohawks réclament son intervention au nom du devoir de fiduciaire autochtone du gouvernement fédéral et de ses responsabilités en matière d’habitat du poisson dans le ruisseau Rousse et le lac qui baigne la métropole, tous deux potentiellement menacés par le pompage des eaux provenant du secteur minier per- turbé par le dynamitage et les activités de la mine.Niocan projette d’établir un complexe minier à Oka pour produire du ferroniobium a partir de pyrochlore tout près de l’ancienne mine St.Lawrence Columbium, dont les dizaines de milliers de tonnes de stériles miniers hantent ce paysage depuis des décennies.Niocan, qui a acquis les droits miniers de surface en 1998, a déjà obtenu le permis du ministère des Richesses naturelles et en juin dernier, l’autorisation de la Commission de protection du territoire agricole.Par une drôle de valse-hésitation, cet organisme VOIR PAGE A 8: CONTAMINATION I.E DEVOIR.LE MERCREDI 20 E É V R I E R 2 0 0 2 L E S A C T U A LIT E S Présumés membres des Hells Angels Cinq motards pourraient se retrouver sans avocat Un juge refuse de hausser les tarifs de l’aide juridique Complémentaires dans Viger et Anjou Dumont dévoile le nom de deux candidats Deux juges, deux décisions contradictoires.Se dissociant de son collègue Jean-Guy Koilard, Kéjean Paul a refusé net d’augmenter les tarifs de l’aide juridique pour les avocats de cinq présumés membres des Hells Angels.Il s’abrite derrière la loi.BRIAN MYLES LE DEVOIR Cinq présumés membres ou associés des Hells Angels se retrouvent à la case départ après que le juge Kéjean Paul eut reiusé, au nom de la loi, de majorer les tarifs de l’aide juridique à 250 et 200 $ l’heure, comme l’exigeaient leurs avocats.Même si ces «démunis» ont droit à un avocat payé à même les fonds publics en raison de leur statut précaire, la Charte ne leur donne pas «le droit à un avocat de [leur] choix rémunéré par l’État» ni celui d’obtenir «des budgets illimités pour assurer (leur) défense», a tranché le juge Paul dans une décision étoffée.Sitôt le jugement connu, Réal Charbon-neau s’est désisté du dossier de son client, Paul Brisebois, comme il avait menacé de le faire si le juge Paul ne consentait pas à la requête présentée conjointement par ses quatre collègues et lui-même dans l’espoir d’améliorer l’aide juridique.Onze mois après son arrestation, Brisebois se retrouve de nouveau sans avocat le même sort guette les quatre autres accusés (Jean-Richard lumière, Pierre Laurin, Pierre Provencher et Gregory Wooley) puisque leurs avocats avaient eux aussi annoncé qu'ils les abandonne- raient dans l’éventualité d’une décision défavorable.«Pas de commentaires», ont lancé les avocats Cristina Nedelcu et Ronnie MacDonald à l’issue des audiences.Le juge leur a suggéré de négocier une entente particulière avec la Commission des services juridiques.Le groupe fera connaître sa position mercredi prochain.Comme l’a rappelé le juge Paul, les cinq coaccusés peuvent en toute légitimité retenir les services d’un avocat permanent du réseau de l’aide juridique en guise de solution alternative.C’est d’ailleurs la pierre d’assise de la décision qu’il a rendue hier.le juge voit mal comment les droits fondamentaux des accusés pourraient être brimés puisque personne ne refuse ni ne conteste leur admissibilité à l’aide juridique.Reprenant presque mot pour mot l’argumentaire du ministère public, le juge Paul a rappelé que les avocats de la défense n’ont pas contesté la validité de la lui sur l’aide juridique.Us ont plutôt attaqué la grille tarifaire, qui prévoit une rémunération de 500 $ pour la préparation d’un dossier et 500 $ additionnels par jour de procès.lus critiques sur les honoraires de l’aide juridique ne datent pas d’hier.Mais elles ne suffisent pas pour attaquer en cour l’utilité ou la validité du régime.Même s’il se dit «très sensible» aux récriminations de la défense.Réjean Paul a avoué son impuissance à changer les barèmes de l’aide juridique.«[ .] il appartient au gouvernement de faire la gestion des fonds publics, et je n’ai aucune intention de me prêter à cet exercice qui n'est pas de ma compétence», a écrit le juge Paul.Son collègue Jean-Guy Boilard n'a pas observé la même prudence, il y a deux semaines, en accordant 150 $ de l’heure (avec une limite de dix heures de travail par jour et 60 heures par semaine) à sept avocats de l’aide juridique dans l’autre procès de présumés membres ou associés des Hells.M.Boilard avait fondé sa décision sur l’arrêt Chan, une affaire albertaine, ce qui avait mené le juge Paul à émettre de «sérieuses réserves» maintenant célèbres.La défense avait demandé la récusation du juge Paul en raison de ces remarques formulées avant même l’audition de la requête de M' Charbonneau et ses collègues.M.Paul a étayé ses vues hier.Le Québec s’est doté d’une loi sur l’aide juridique, l’Alberta, non.Le fait d’appliquer l’arrêt Chan au Québec «comporte des risques énormes puisque l’on étudie deux contextes juridiques totalement différents».«[.] je ne peux absolument pas souscrire ni à l’analyse, ni à l’approche, ni aux conclusions de mon collègue Boilard, ceci dit avec égard», a ajouté M.Paul.En termes clairs, le juge Paul vient de signifier au juge Boilard qu’il s’est mis le doigt dans l’œil jusqu’au coude.PRESSE CANADIENNE Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a présenté hier ses deux candidats en prévision des élections complémentaires dans les circonscriptions de Viger et d'Anjou, dont la date reste à être annoncée.Ces deux circonscriptions se trouvent sur ITle de Montréal.Dans Anjou, la candidate adéquiste sera Nathalie Proubc, une chimiste de 26 ans, militante depuis quelques années à l’ADQ.Celle-ci veut d’abord relancer l’économie du Québec, ce qui permettra, selon elle, de résoudre les problèmes en santé et en éducation qui touchent plus directement la population.«Au lieu de rester assise dans mon salon et de chialer, j'ai décidé d’aller sur le terrain, de faire ma place et d'aller à l’aide des concitoyens dans le comté d’Anjou», a expliqué Mme Proubc, en conférence de presse.Les électeurs d’Anjou auront donc le choix entre trois femmes candidates, puisque le Parti libéral du Québec y présente lise Thé-riault et le Parti québécois, Aude Vézina Dans Viger, le candidat de l’ADQ sera Gaetano Giumento, un père de famille de 55 ans, cuisinier de formation, qui travaille comme chef dans une résidence pour personnes âgées.M.Giumento s’intéresse à la politique d’abord comme outil pour résoudre les difficultés des jeunes et des familles.«Mon but premier, c’est les enfants, la famille, l'école, la rue.j’aimerais qu’un jour tout ça soit réglé pour nos enfants.J’ai toujours dit une chose: si on n’aime pas les enfants, on n’aime pas la vie», a commenté le candidat Giumento.Le Parti libéral du Québec a déjà choisi Anna Mancuso comme candidate dans Viger et le Parti québécois y tiendra son as- ^0 ürms ( ntuer.Économisez 10% SUR TOUT ACHAT DE 100 $ ET PLUS La modération a bien meilleur goût.w _/Cc#«jc’"»/coo / n SAO www.saq.com 18 ans et plus.Titulaires de permis, agences SAQ et Comptoirs Vin en vrac exclus.Achats non cumulatifs.Cette promotion est applicable i tous les achats à l'exception des chèques-cadeaux SAQ.T55T mm:u •.• ¦.ARCHIVES LE DEVOIR Mario Dumont semblée d’investiture le 10 mars.M.Dumont, pour le moment seul élu de son parti à l’Assemblée nationale, a confirmé qu’il sera présent «à quelques reprises» dans les circonscriptions où se tiendront des élections complémentaires, mais son plan précis à ce sujet n’est pas encore arrêté.Bien que la date des élections complémentaires n’ait pas encore été arrêtée, pour M.Dumont, il s’agit de «deux comtés où le travail est déjà commencé, où on a déjà amorcé les démarches» en vue de faire davantage connaître le programme de l'ADQ.En plus de Viger et Anjou, une élection complémentaire doit également être tenue ce printemps dans la circonscription de Saguenay, située sur la Côte-Nord.2 JOURS SEULEMENT Les jeudi 21 et vendredi 22 février E N BREF Pour une réforme de la police de quartier (Le Devoir) — La Fraternité des policiers de Montréal profite de la création de la nouvelle ville pour proposer une réforme de la police de quartier.Cinq ans après le virage communautaire, le syndicat est persuadé que la réorganisation a entraîné un accroissement des tâches pour les agents.La Fraternité propose une réforme en deux volets.Phase 1: créer 27 postes d’arrondissement calqués sur les divisions administratives de la nouvelle ville, où travailleront à la fois des agents et des inspecteurs.Phase 2: mettre sur pied neuf centres d’intervention.Dans le modèle actuel, il existe 49 postes de quartier et quatre centres opérationnels.En raison de cette décentralisation, les postes ont perdu la masse critique nécessaire en ce qui a trait à l’effectif afin de livrer un service convenable, affirme la Fraternité.Les changements suggérés permettraient de rectifier le tir et de réinstaurer une collaboration étroite entre patrouilleurs et enquêteurs, conclut-on.mm • Wlvleri t V I i b r a i r i e ?b i s t r (g UN BISTRO DES DIZAINES D’ÉVÉNEMENTS DES MILLIERS DE LIVRES 5219, Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges Tél.: 919*739.3619 Fax : 519*739.3630 serviceûàMibrairieolivieri.cofn LE DEVOIR.LE MERCREDI '2 O LEVRIER 2 O O 2 A ;> Avo-cjass/^ montre» LE DEVOIR ACTUALITES 14 a 17 mars 3002 , WBga»OonBrès»»taw«M S d^Vins«spiritueux * Montreal ^ Des condos haut de gamme dans une école secondaire centenaire Le promoteur n’a pas encore fait de demande pour modifier le zonage de l’établissement situé au cœur du Plateau l jpi-à ni',eau t LL .ay- -4l - t f a k ^ «a lUlllll ^ && s S JACQUES NADEAU I.E DEVOIR Le Collège Rachel, un bâtiment de style néoclassique construit en 1H75, accueille 230 élèves.Un promoteur entend transformer une école secondaire centenaire du Plateau Mont-Royal en condos haut de gamme.Vite sur la gâchette, il a déjà mis en pré-vente ces unités de logement.alors que le conseil d’arrondissement pourrait fort bien l’obliger à abandonner son projet.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Le projet immobilier Les Cours Rachel, situé au coeur du Plateau, est annoncé dans les journaux depuis déjà deux semaines.Une douzaine de condos ont déjà été réservés.L’ennui, c’est que le promoteur derrière ces publicités n’a pas encore fait de demande pour modifier le zonage de cette bâtisse qui abrite aujourd’hui le Collège Rachel.Pire, il n’en est même pas encore le propriétaire."On met la charrue devant les bœufs!», s’est exclamé le conseiller municipal du Plateau, Michel Prescott, lorsque mis au parfum du dossier hier.Celui-ci était d'autant plus surpris d’apprendre que le promoteur a déjà mis en pré-vente les éventuels condos qu’il ne cache pas son opposition au projet Le promoteur en question, Christophe Chevreuil, souhaite transformer en quelque 55 condominiums cette maison privée d’enseignement secondaire qui accueille annuellement 230 élèves.Mais ce bâtiment de style néoclassique, construit en 1875 et situé rue Rachel, à l’ouest de la rue Saint-Denis, est non seulement zoné bâtiment institutionnel, il jouit également d’un classement patrimonial.Le projet devra donc être soumis au conseil d'arrondissement du Plateau puisque, depuis la fusion des villes de Pile, ces instances ont la responsabilité de ce genre de projets.«Sans vouloir présumer de la position de mes collègues, il est loin d’être certain que le conseil d’arrondissement va acquiescer à une demande de changement de zonage, a affirmé M.Prescott dans un entretien téléphonique.Et même s’il y avait acceptation, ce qui est loin d’être évident, il pourrait y avoir référendum [ce qui permettrait aux résidants du Plateau de se prononcer sur le projet] .Il y a donc loin de la coupe aux lèvres.» Le 22 janvier dernier, d’ailleurs, une quarantaine d’organismes du quartier ont mis sur pied le Comité de survie du Collège Rachel afin de préserver la vocation éducative du bâtiment Pour l’Association des résidants du Plateau, la bataille qui s’annonce est «un _ véritable symbole contre le développement anarchique du quartier», selon les mots du porte-parole, Pierre Tadros.Les infirmières de l’hôpital Notre-Dame ont voté à 95 % lundi en faveur d'un plan d’action en vertu duquel elles refuseront systématiquement désormais de travailler dans les services fonctionnant avec un personnel réduit.A la suite d’une série d’assemblées générales tenues lundi, les infirmières de Notre-Dame, pour lesquelles ; la pénurie de personnel est devenue un véritable cau-1 chemar, ont décidé d'appuyer dans une proportion de 195 % le plan d'action proposé par leur exécutif.Depuis plusieurs semaines déjà, certaines infirmières refusaient, de façon spontanée et sporadique, d’entamer des quarts de travail dans certains services lorsque les besoins en effectifs n’étaient pas comblés.A l'hôpital Notre-Dame, au moins 200 postes d’in-| firmière sont vacants depuis plusieurs mois, faute ! de candidates disponibles, de sorte que le travail en Joint hier au «bureau de pré-vente des Cours Rachel», M.Chevreuil s’est montré malgré tout très confiant de voir son projet aboutir.Il a confirmé qu’il ’n’était toujours pas propriétaire de l’immeuble mais que cela n'était plus qu'une formalité.«J’ai des accords écrits avec le propriétaire actuel, M.[Robert] Blondin.C’est donc comme si j’étais déjà propriétaire.En fait, les papiers ne sont pas encore signés en raison des farouches opposants au projet.Je n’ai pas le goût, pour le moment, de me faire taper sur le dos.» Depuis avril 2000, en effet, l’homme d'affaires Robert Blondin est propriétaire de la bâtisse.A la suite d’une sage judiciaire qui a duré dix ans, il a réussi à arracher des mains des professeurs et des parents les parts qui lui manquaient pour être propriétaire à part entière de l’immeuble.Depuis, il cherche à le vendre.Pour ce qui est du changement de zonage, M.effectifs réduits est devenu monnaie courante.Par leur vote, les infirmières de l’hôpital Notre-Dame ont décidé de systématiser leur démarche, histoire de faire pression sur l’employeur et d’exprimer leur ras-le-bol.«Qu’il manque une infirmière ou [un employé de] toute autre catégorie de personnel, les infirmières vont refuser de travailler si le personnel nécessaire n’est pas au poste», a soutenu hier Mireille Bélanger, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers de l’hôpital NotreDame.Les infirmières se défendent d’attenter, par ces gestes, à la qualité des soins offerts aux patients.Elles allèguent au contraire que leur code de déontologie les oblige à refuser de travailler dans des conditions où la sécurité et la qualité des soins aux patients ne peuvent être assurées.Lors des débrayages spontanés survenus ces dernières semaines, les infirmières s’adonnaient à des sit-in de quelques heures jusqu’à ce que les remplaçants du personnel manquant soient en poste.Chevreuil a indiqué qu’il «travaille dessus».Il balaie du revers de la main la possibilité que l'arrondissement refuse de modifier le zonage, croyant que les élus comprendront que rien ne peut être fait avec cette bâtisse, si ce n’est des condominiums.«Une chose est sûre, l’école ne restera pas là.La Ville va comprendre que l’école n ’est pas capable de payer le coût de la bâtisse et qu’aucune autre école ne pourrait en payer les coûts d’entretien.» Le plan A de la direction du Collège Rachel est néanmoins de rester sur place puisqu’elle estime pouvoir payer le prix de la location.Cela ne l’empêche pas de réfléchir à un plan B, au cas où.«On fait des recherches pour relocaliser le collège, a indiqué la directrice, Véronique Geoffrion.Mais il n'est pas ici question d’une famille de quatre personnes.On ne cherche pas un 5 1/2.Trouver un site minimal de 40 000 pieds carrés n’est pas chose facile.» Malgré la pénurie de personnel, constamment in-’ voquée par l’employeur pour justifier des équipes de travail réduites à certains moments, la porte-parole syndicale soutient que plusieurs infirmières disponibles affirment ne pas avoir été appelées pour combler des absences.Le syndicat soupçonne la partie patronale de chercher à faire des économies de main-d’œuvre sous le couvert de la pénurie de personnel.«Nous n’avons aucune, discussion avec l’employeur.Cela nous laisse croire que ce dernier n à aucune reconnaissance pour les infirmières», affirme Mme Bélanger.En plus du mot d’ordre, les infirmières afficheront désormais, un peu partout dans l'hôpital, des tableaux informant les médecins et les patients des secteurs et des services où le travail s’effectue avec du personnel réduit.«Par ce geste, soutient Mme Bélanger, nous voulons demander aux médecins et aux patients de faire preuve de collaboration et de patience.» Levine croit à la nécessité de deux CHU ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le nouveau ministre délégué à la Santé.David Ijevi-ne.croit à la nécessité de donner le feu vert aux deux complexes hospitalo-universitaires des universités de Montréal et McGill mais soutient que ceux-ci de vront se concentrer davantage sur les soins surspécialisés et laisser à d'autres U-s soins plus généraux.lundi, en entrevue au Det'oir, le ministre 1 ovine indi quait qu'une des solutions aux delais encourus ixir les patients ixmr obtenir certaines chirurgies «¦skiait dans la concentration de certaines chirurgies spécialisées, notamment les cataractes et les remplacements de la hanche et du genou, dans un ix-tit nombre d'hôpitaux.A son avis, l’idée de concentrer certains services dans des centres spécialisés devra aussi s'appliquer à ces futurs hôpitaux pour des raisons budgétaires et d'efficacité.«Je n'ai aucune difficulté à dire: ça prend ça [deux CHU], Maison ne pou mi y faire de la médecine générale.Quand on se concentre sur des activités spécialisées, il y a un coût et des équipements qui en découlent.Quand on rajoute [les services de première ligne] aux activités de cet hôpital, tous hs coûts montent», a-t-il expliqué pour illustrer l’explosion du coût des services offerts en milieu hospitalier universitaire.Ia-s commentaires du ministre délégué laissent donc entrevoir une forme de rationalisation des soins donnés dans les futurs CHI I.En plus de se concentrer sur la médecine de pointe, les deux complexes universitaires pourraient aussi faire l’objet de regroupements de services cliniques ou administratifs, a-t-il laissé entendre.«Je regarde de près l’ensemble du dossier, les deux projets sont excitants.Mais ce qui me préoccupe avant tout, c’est que l’accès global aux services surspécialisés et les budgets destinés à la médecine surspécialisée soient maintenus», a-t-il dit, rappelant que ces deux projets majeurs offrent l’occasion unique de réaligner le réseau de la santé «pour les 20 à 30 prochaines années».Interrogé à propos de ces commentaires, le D Guy Breton, vice-president de la Société d’implantation du CHUM et responsable de la planification des soins et services, a dit «ne pas être en désaccord» uv compromis consistait à permettre à l’élève de [xirler son kiipan à la condition qu’il soit glisse- dans un fourreau cousu.La situation dans une école secondaire, il faut en convenir, n’est pas identique à celle qui prévaut à bord d’un avion.Néanmoins, ne peut-on pas ou ne devrait-on pas l’assimiler à celle-ci?Y a-t-il une comparaison possible entre les deux situations?la Cour suprême du Canada semble opiner en ce sens.Dans l’arrêt M.(M.R.) (1998), le juge Cory, qui s’exprimait pour une majorité de huit juges, concluait qu’un régime particulier de protection constitutionnelle s’appliquait dans le milieu de l’éducation.Se référant aux droits constitutionnels garantis aux élèves, le juge Cory affirmait ceci: «Il est essentiel que les autorités scolaires puissent réagir avec célérité et efficacité à toute situation risquant déraisonnablement de perturber l'environnement scolaire ou de compromettre la sécurité des élèves.Iss écoles d'aujourd'hui sont aux prises avec des problèmes extrêmement difficiles qui étaient inimaginables il y a une génération.L’introduction d’armes dangereuses dans les écoles est un phénomène grandissant auquel s'ajoute la présence trop fréquente de drogues illicites, ce qui est source de problèmes graves et urgents.» Ce qu’invoquent fondamentalement les sikhs, au delà de la prescription religieuse, c’est un droit constitutionnel: la liberté de religion, garantie par l’article 2 de la Charte canadienne des droits et libertés.Faut-il aussi rappeler que le Deuxième Amendement à la Constitution américaine (le Bill of Rights, qui équivaut à la Charte canadienne) comporte une garantie constitutionnelle expresse qui permet aux citoyens de porter des armes?Les élèves américains ne pourraient-ils pas invoquer ce droit constitutionnel pour justifier le fait qu’ils portent des armes à l’école?Bref, bien qu’il puisse sembler superfétatoire de l’ajouter, on ne peut que constater que dans une société libre et démocratique, les droits des uns s’arrêtent là où commencent ceux des autres.Si le kirpan est un symbole religieux, il est aussi une arme susceptible d’être utilisée par un élève.En l’espèce, il ne semble faire aucun doute que le droit d’un individu de jxirter une arme offensive à l’école ne peut prévaloir sur celui des autorités scolaires d’assurer la sécurité des élèves.a lain- robert.nadea ufasympatico.ca Alain-Robert Nadeau est avocat et docteur en droit constitutionnel.Ëcrivez-nous! Le Devoir se fàit un plaisir de publier dans cette page Ips commentaires et les analyses de ses lecteurs.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution a 8(XX) caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous prendrons contact avec son auteur.Nous vous encourageons a utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de i information).Valerie Du/our (générai).François Cardinal f actualité municipale J.Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports): Faute des Rivieres (éditorialiste), Juan I>ion, Louis-Gilles F ran cœur (environnement).Benoît Munger (responsable du site Internet), Dominique Reny, Josée Boileau.Eric Desrosiers.Pauline Gravel (scientifique).Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé), Michel Garneau (caricaturiste?.Diane Précourt (paqes édittniales, responsable des pages thématiques): Martin IXtclos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes).h l'information culturelle Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre).Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma).Bernard lamarche (arts visuels), à l’information économique : Gérard Bérube (adjoint au directeur de l’information).Claude Ijévesque, Claude Turcotte.René I>ewandowski; à l’information internationale : Jean-Pierre I^egault, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste), è l’information politique Héléne'Buzzetti.Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) , Ixiuise Maude Rioux Soucy (commis).I-a documentation : Gilles Paré (directeur) ; Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE ET LE MARKETING.Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine Côté.Marlene Côté, Martin Fournier.Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane I>*gault.Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland.(publicitaires), laurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette, Sylvie Laporte.Martine Bérube (secrétaire) LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Can tara, Richard Des Cormiers.Donald Filion.Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE, linda Thériault (responsable service à la clientele, distribution et tirage).Hélene (krvais.Marie-Eve Santerre.(coordonatrice a la promotion et à la sollicitation), Monique L’Heureux.Use Lachapelle, RacheDe Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Olivier lachambre (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjoinle-admimstrative), Danielle Lapemère, Caroline Perrier.Daniel!#* Ross IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). A 10 LE I) E V O I K .LE MERCREDI 20 FÉVRIER 2 0 0 2 -?LE DEVOIR *- ACTUALITES EGGLETON SUITE DE LA PAGE 1 «Le ministre a placé ses intérêts personnel et partisan avant ceux des Canadiens et de la sécurité nationale», a ajouté M.Pallister, armé d’extraits vidéo et de transcriptions de points de presse.Son ton accusateur a vite hérissé la majorité libérale, qui a défendu le droit du ministre au bénéfice du doute.Art Eggleton doit témoigner aujourd’hui.Cependant à sa sortie des Communes hier, il a vigoureusement nié avoir menti de façon délibérée à la Chambre.Il a aussi qualifié de «non-sens» l'idée selon laquelle il aurait voulu, par son geste, éviter d’aviver la division du caucus libéra] au sujet du traitement des prisonniers de guerre.Personne ne conteste qu’il existe deux versions des faits.Le ministre lui-même a reconnu l’évidence.Le comité doit maintenant déterminer si M.Eggleton a agi de façon délibérée ou accidentelle.C’est un exercice difficile: en effet, si on se fie à la séance d’hier, les audiences s’annoncent houleuses, et le jugement partisan.Le ministre avait révélé le 29 janvier que des soldats canadiens de l’unité spéciale JTF2 avaient fait prisonniers trois Afghans le 21 janvier et les avaient remis aux Américains.Il disait l'avoir appris le 25 janvier, jour de réunion du cabinet mais n’en avoir informé le premier ministre que le 29, le lendemain d’une réunion de deux jours du caucus libéral, le 30, il avouait aux Communes qu’il en avait plutôt été avisé dès le 21 janvier.L’opposition a toujours mis en doute l’ignorance du bureau du premier ministre mais M.Eggleton a déjà indiqué être le seul à recevoir les rapports d’opération de l’unité spéciale.Une fuite dans le Globe and Mail hier est venue confirmer ses dires, ce que le chef conservateur Joe Clark a trouvé étrangement commode la veille même de la comparution du ministre.le doute persiste aussi car au même moment, un débat sur le sort des prisonniers faisait rage, y compris au sein du caucus libéral, et le premier ministre répétait qu’il s’agissait d’une question hypothétique, les Canadiens n’ayant fait aucun prisonnier.C’est ce contexte particulier qui fait dire à M.Pallister que le ministre a agi de façon délibérée.M.Pallister va plus loin.Il se demande si le cabinet a été complice du mensonge du ministre ou s’il en a lui-même été victime.Il rappelle que le ministre a informé le cabinet avant de faire sa première déclaration à la Chambre.Lui a-t-il dit qu’il l’avait appris le 21 ou le 29?Dans le premier cas, cela signifie que tout le cabinet savait, en après-midi, que M.Eggleton mentait aux Communes.Dans le second cas, M.Eggleton «est coupable de miner non seulement la responsabilité du gouvernement face au Parlement mais aussi la capacité du cabinet d'exercer s(m contrôle sur une opération militaire».Les libéraux n’ont pas prisé les attaques du député.«Il inclut tout le monde, sauf le pape, dans sa théorie du complot», a lancé Joe Jordan.Ses collègues et lui ont exigé des preuves autres que circonstancielles des intentions que M.Pallister prête au ministre, ce qu’il a jugé irréaliste.M.Pallister a dit souhaiter une sanction musclée, sans préciser laquelle.Si M.Eggleton est reconnu cou-pable, ce qui exigerait l'appui de la majorité libérale, la sanction pourrait aller d’une motion de censure à l’expulsion du cabinet Le comité espère faire rapport aux Communes d’ici le 15 mars.Au moins huit autres témoins comparaîtront dont le greffier du Conseil privé, le chef d’état-major et le sous-ministre de la Défense.REUTERS Brian Pallister LE DEVOIR les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Ê3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 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Groupe Québécor lnc„ 900.boulevard Saint-Martin Ouest.I-aval Knvoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.FRIGO Malgré la polémique impliquant Raymond Bréard Le REMI pourrait demander plus d’argent STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Ce n’est pas encore fini que ça recommence.Les «événements majeurs» n’ont pas encore fini de dépenser une subvention de 30 millions obtenue de Québec de façon controversée qu’ils préparent déjà le terrain pour une demande de renouvellement, voire de majoration de cette enveloppe.Le Regroupement des événements majeurs internationaux (REMI), qui compte maintenant 21 membres, a commandé une étude sur l’impact des dépenses réalisées jusqu’à maintenant par les bénéficiaires des fonds publics.I.a subvention, versée en mars 2000, s’étend sur trois ans.«Nous allons nous présenter devant le gouvernement et démontrer nos avantages», a dit Luc Fournier, président du conseil exécutif de ce regroupement et dirigeant principal du Carnaval de Québec.L’étude d’impacts devrait être prête au printemps.«Le gouvernement va alors porter son jugement sur le montant à nous allouer.» En fait, le groupe de pression sectoriel multiplie les commandes d’analyses pour démontrer la valeur économique de ses membres et les soutenir dans leur développement.Une enquête va bientôt comparer les niveaux de taxation des États américains et du Québec.Une autre, terminée celle-là, pose un diagnostic sur la formation du personnel.Lobbying En même temps, le président Fournier avertit que son regroupement va respecter les dispositions de la future loi encadrant le travail des lob- SUITE DE LA PAGE 1 l’Institut de cardiologie de Montréal et l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal font partie d’Uni-valor, qui démarrera avec un fonds de 30 millions de dollars.L’hôpital Louis-HippolyteLaFontaine, l’Institut de réadaptation de Montréal et l’Institut de recherches cliniques de Montréal n’investiront pas dans la société mais pourraient avoir recours aux services d’Univalor de façon ponctuelle.Valorisation-Recherche Québec, un organisme gouvernemental voué au soutien financier de la recherche universitaire, a octroyé 15 millions de dollars à Univalor.Les composantes universitaires ajouteront duc millions additionnels et l’enveloppe sera complétée par cinq millions en fonds fédéraux.«L'idée, c’est de prendre des résultats de recherche et de les commercialiser», a expliqué hier Denis N.Beaudry, président de Gestion Univalor.Par le truchement d’une société en commandite, on compte donc transférer sur le marché privé le fruit du travail des chercheurs de deux manières: en octroyant à des sociétés privées des licences permettant l’utilisation de brevets obtenus par l’université, ou encore en créant et en investissant directement dans une compagnie dérivée.Les secteurs de recherche visés par cette commercialisation du savoir universitaire sont notamment la biotechnologie, le pharmaceutique, le biomédical et les technologies de communication.Sur un horizon de cinq ans, Univalor croit lancer une quarantaine de compagnies dérivées et participer à une centaine d’entreprises en octroyant des licences.«Historiquement, les universités canadiennes avaient relativement peu de succès dans la commercialisation de leurs résultats de recherche, explique Denis Beaudry.Im venue des sociétés donne un nouveau souffle aux universités et des moyens pour faire fructifier le fruit de leurs travaux.» Cette incursion des universités dans le secteur privé survient au moment où elles recrutent activement de nouveaux professeurschercheurs, tentant par tous les moyens d’attirer dans leurs filets les meilleures ac- byistes, «s’il nous en faut un», précise-t-il.Raymond Bréard a récemment démissionné de son poste de directeur général du PQ en raison de ses activités de lobbyiste pour le REMI.«Je trouve qu’il a payé très cher», a dit Luc Fournier.«Il n’a commis aucune erreur et n ’a posé aucun geste illégal.» Les douze membres fondateurs du REMI avaient convenu, presque une année avant l’obtention de la subvention, de verser une commission de 1,5 % à Oxygène 9, la compagnie de M.Bréard, un ancien membre du personnel du ministre des Finances de l’époque, Bernard Landry.La subvention de 30 millions pour trois ans à la Société des événements majeurs internationaux du Québec (SEMIQ) a été annoncée dans le budget du 14 mars 2000.Solution économique «La commission, c’était la solution la moins chère, juge M.Fournier./e n’ai jamais eu de problème d’éthique avec ça.Si la future loi [encadrant le travail des lobbyistes] interdit de les rémunérer à même les subventions, on va la suivre, la réglementation.» Le président réfute aussi les reproches de manque de transparence et d’imputabilité formulés contre la SEMIQ par le Vérificateur général et les commentateurs des médias.Il note que deux-sous ministres, des représentants des offices du tourisme et un professeur d’université siègent au conseil d’administration de la SEMIQ.«Le gouvernement choisira le meilleur véhicule pour respecter ses objedijs», a-t-il finalement dit au sujet de la possibilité de confier la gestion d’une nouvelle subvention aux événements majeurs à une société d’État ou à un ministère plutôt qu’à un OSBL quisitions possibles.«La société de valorisation est un ingrédient de plus qui nous permet de rapatrier des cerveaux», expliquait hier le recteur de l’Université de Sherbrooke, Bruno-Marie Béchard.«Ce ne sera pas un argument qui va convaincre le chercheur de venir s’installer chez nous», croit plutôt Alain Caillé, vice-recteur à la recherche à l’Université de Montréal.«Nous ne faisons pas ça non plus pour faire de l’argent, mais s’il y a des retombées, nous allons les prendre, bien sûr.» Si les universités affirment y voir d’abord une manière de transférer sur le marché économique des recherches de grande valeur, il faut en effet comprendre quelles bénéficieront financièrement de telles entre-prises.«Il est vrai que ça pourrait s’avérer une source de revenus significative pour les universités, éventuellement, concède le président d’Univalor, M.Beaudry.Je ne vois pas pourquoi l’Université de Montréal ne pourrait pas, sur un horizon de cinq à dix ans, aller chercher des redevances de 25 millions par année.» Sur le marché américain, ajoute M.Beaudry, des universités de très haut niveau, familiarisées avec ce type d’incursion en terrain privé, récoltent jusqu'à 200 millions par année en redevances.Nouvelles venues dans l’environnement universitaire, les sociétés de valorisation visent essentiellement à commercialiser les résultats de recherche de l'université.En plus de '(valoriser la propriété intellectuelle», comme l’explique Valorisation-Recherche Québec sur son site Internet, elles doivent permettre d’assurer des retombées financières pour les établissements qui choisissent d'y investir.Presque tous les établissements universitaires du Québec ont d'ailleurs mis le pied dans cette nouvelle aventure commerciale: en plus de MSBI, une société de capital de risque de quelque 26 millions de dollars associée à McGill, Sherbrooke et Bishop, il existe aussi Gestion Sovar, liée à l’Université Laval et au Centre hospitalier de Québec, et enfin Valorisation Innovation Plus (V1P), qui regroupe les universités du Québec à Montréal, à Trois-Rivières et à Rimoqski, l’Institut national de la recherche scientifique, l'École de technologie supérieure et l’université Concordia.SUITE DE LA PAGE 1 du sang.«Leur potentiel de différenciation en tissus cardiaques, musculaires et autres tissus non sanguins est encore incertain», précise le Dr Guy Sauvageau, chercheur a l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM).Pour l'instant, on greffe des cellules souches de cordon ombilical aux personnes souffrant de leucémie ou de lymphomes en remplacement de la moelle osseuse.Ces cellules peuvent également servir à traiter des déficits immunitaires et des formes sévères d’anémie.Elles permettent de régénérer le sang et le système immunitaire des personnes ayant subi une chimiothérapie ou une radiothérapie, deux traitements dévastateurs qui détruisent toutes les cellules du sang, y compris les cellules souches de la moelle osseuse, qui les fabriquent normalement.Lors d’une greffe, les cellules souches injectées migrent dans la moelle osseuse, où eües se reproduisent et làbriquent de nouveaux bataillons de cellules sanguines.Depuis deux ans, les médecins de l'hôpital Sainte-Justine ont procédé à 27 greffes de cellules souches de cordon ombilical.Ces greffes s’adressaient principalement aux malades pour lesquels on ne trouvait pas de donneurs compatibles de moelle osseuse.«Les cellules du sang de cordon sont beaucoup plus immatures que celles de la moelle osseuse, ce qui fait que le receveur les tolère mieux.En d’autres termes, il est plus facile de trouver un sang de cordon qui soit compatible avec un receveur qu’une moelle osseuse», indique Martin Champagne, hématologue-oncologue à l’hôpital Sainte-Justine.De plus, les cellules souches de cordon sont beaucoup plus faciles à obtenir car un prélèvement de moelle osseuse est une intervention invasive et désagréable pour le donneur.Une quarantaine de banques publiques de sang de cordon ombilical existent actuellement à travers le monde et un nombre croissant de banques privées voient le jour aux États-Unis.Ces banques fournissent l’équipement nécessaire au prélèvement du sang, à son emballage dans de la glace sèche et à son acheminement par coursier jusqu’à la banque.Le tout doit être bouclé en moins de 48 heures pour préserver la qualité des cellules.L’une des banques privées américaines les plus importantes entrepose aujourd’hui près de 30 000 échantillons appartenant à des familles disposées à assumer des coûts qui atteignent 1300 $US, en plus de frais annuels de 95 $US.Malgré les coûts élevés associés au fonctionnement d’une telle banque, le Dr Martin Champagne songe néanmoins à la création d’une banque publique pour diverses raisons.Les objectifs des banques privées se distinguent complètement de ceux des banques publiques, commente-t-il.La banque publique desservira la collectivité et un plus grand nombre de personnes en tirera des bénéfices.«Les banques privées misent plutôt sur un “potentiel” car les applications demeurent pour le moment excessivement limitées, indique-t-il À l’heure actuelle, on ne connaît que deux cas où le sang de cordon d’un individu a servi, des années plus tard, à soigner cette même personne.La probabilité que l’on ait besoin de son propre sang de cordon [pour traiter une leucémie, par exemple] est très faible [1 sur 10 000], Les parents qui souhaitent néanmoins conserver — en privé — le sang du cordon de leur enjnnt misent davantage sur un potentiel à venir, voire sur des possibilités qui relèvent plus de la sciencefictim que de la réalité.» La transformation de ces cellules souches en cellules nerveuses ou cardiaques qui serviraient au traitement de la maladie d’Alzheimer ou à la réparation d’un cœur malade n’est pas pour demain, souligne-t-il.De plus, la quantité de cellules gardées en réserve sera éventuellement insuffisante pour réussir une greffe sur un adolescent.Le D' Guy Sauvageau, qui étudie ces cellules souches hématopoïétiques, tente de développer un moyen d’accroître la multiplication de ces cellules afin qu’une petite quantité de cellules suffise à guérir un receveur de grande taille.Mais il ne s’agit là que de recherches fondamentales.Martin Champagne avoue par ailleurs qui ne serait pas rassuré de greffer à ses patients des cellules souches de cordon ayant été confiées à une entreprise privée.«On ne connaît pas les règles de contrôle de la qualité qui ont prévalu dans cette entreprise», dit-il.«Qui assurerait, dans ce contexte, que les conditions de préservation des cellules sont adéquates pour assurer la qualité du greffon ?, s’interroge Guy Sauvageau.Et que dire du potentiel d’erreurs au niveau de l’échantillon, qui peuvent être mortelles pour le patient [en cas d’incompatibilité] ?» UNIVERSITÉS CONTAMINATION SUITE DE LA PAGE 1 ér lettait, en janvier 2001, un avis d’orientation préliminaire favorable au projet, changeait totalement de cap en avril 2001 avec une «orientation» défavorable avant d’autoriser finalement le changement de vocation de ce tenitoire agricole en juin dernier.Cette décision a été portée en appel devant le Tribunal administratif du Québec 'TAQ).Quant au certificat d’autorisation exigé par la Loi québécoise de 'environnement, le ministère du même nom peut techniquement l’émettre sans étude d’impacts et sans audiences publiques, quoique le ministre ait toujours le pouvoir de déclencher, dans tous les cas problématiques, une enquête publique par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPL), ce que lui demandent précisément les autochtones.Le ministère est d’autant plus embarrassé par ce dossier qu’il s’est débarrassé de son ancienne équipe de spécialistes en faible radioactivité même si son réglement sur les matières dangereuses comporte toujours des normes précises sur la radioactivité en général.Non seulement la compétence du ministère à évaluer ce dossier avec rigueur mais aussi son indépendance vis-à-vis le promoteur sont prises à partie.Le ministère des Ressources naturelles a investi près de 450 000 $ dans le projet Niocan.iii Société générale de financement (SGF), une société d’État, y aurait investi un montant substantiel et le Fonds de solidarité, un autre allié institutionnel du gouvernement, y a injecté 750 000 $.la Caisse de dépôt a refusé de suivre, malgré, dit-on, d’insistantes pressions.Les terrains de la future mine, dont Niocan prédisait l’approbation imminente par l’Environnement à ses actionnaires, sont situés, selon la requête autochtone, sur l’ancienne seigneurie du lac des Deux-Montagnes, des terres sur lesquelles ils soutiennent détenir des droits et qui font l’objet de négociations avec Ottawa.Des familles autochtones vivent à moins de trois kilomètres du projet Niocàn, sur des terres agricoles dont ils craignent l’abaissement des eaux souterraines sur 28 kilomètres carrés et l’éventuelle contamination radioactive par des poussières.Les impacts environnementaux de ce projet mal évalué, disent-ils, justifient son examen public par les deux gouvernements.Risque pour l’eau Sans compter la concurrence accrue pour l’eau dans une région agricole où cette denrée est essentielle, l’eau pompée risque elle-même d’être contaminée par les 36 différents produits et sous-produits radioactifs relevés dans ce sous-sol minier.Le dynamitage du site ainsi que le creusage des puits et des galeries vont perturber, selon l’avis des autochtones, le noyau de minerai et libérer notanunent de l’uranium et du thorium ainsi que leurs sous-produits, dont le radon.Ce gaz radioactif est considéré comme la deuxième cause de cancer du poumon après la cigarette.Le sous-sol d’Oka et de Saint-Eus-tache en est bourré, et une importante controverse scientifique entoure l’impact de ces émanations dans les résidences depuis trois décennies.Les émanations de radon, ajoute la requête autochtone, s’accompagneront de retombées de plomb, de bismuth et.de polonium dans le milieu environnant, contaminant le sol et la végétation.La libération d’uranium, de radium et de polonium dans les eaux extraites de la mine est d’autant plus dangereuse qu’on y trouvera des particules alpha, dont les radiations sont 20 fois plus dangereuses que les rayons X ou gamma, précisent les deux demandes d’enquête publique.Comme ces rejets auraient été mal évalués par le promoteur, leurs impacts sur la santé ont été passés sous silence et ignorés, ajoutent les Mohawks, dont le conseil précise qu’il s’opposera au projet Niocan «par tous les moyens».Le radium est réputé pour provoquer des cancers des os et son isotope 226 a une demi-vie de 1600 ans, pendant laquelle il émet notamment du radon.Niocan, ajoutent les deux requêtes, a soutenu qu’elle enfouira ses scories radioactives ainsi que celles de l’ancienne mine St.lawrence dans les anciens puits désaffectés.Mais ce serait faux, selon les experts des autochtones, qui auraient établi que l’essentiel des résidus miniers restera en surface, en plus d’ajouter 6,5 millions de tonnes de matériaux faiblement radioactifs, dont les éléments migreront vers le lac en passant par le ruisseau Rousse.La présence permanente en surface de ces résidus et scories risque de provoquer une pollution éolienne, disent-ils, qui charriera les particules radioactives sur un rayon pouvant atteindre 10 kilomètres, causant une contamination de longue durée.L ru* Shcrbrook» av.du Prés*d*ot-K*no*dy 1 | boul * ,c3tc>\»r-a»vl
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