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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-03-03, Collections de BAnQ.

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WEEK-END HYDRO-QUÉBEC Quand le géant prend quelques sous de plus dans la poche de ses clients Page A 3 ?w w w .1 e d e v o r.c o m ?Patiner à 50 km/h dans les rues du Vieux-Québec Page B 1 LE DEVOIR V o l .X C V II N " 4 6 ?LE VENDREDI :î MARS 2 0 0 II 87c + TAXES l $ Boisclair exclut toute alliance avec Québec solidaire ROBERT DUTRISAC Shawinigan — Le chef du Parti québécois, André Boisclair, a exclu définitivement toute alliance avec Québec solidaire en vertu de laquelle le PQ pourrait laisser le champ libre à cette nouvelle formation souverainiste dans certaines circonscriptions lor$ des prochaines élections générales.A l’issue de la réunion du caucus présessionnel des députés du PQ, le chef péquiste a coupé court à toute possibilité d’un rapprochement fonctionnel entre les deux, partis.Le PQ est «le mieux placé pour battre Jean Charest et pour proposer une solution de rechange à ce gouvernement», a-t-il dit.Le parti présentera 125 candidats dans autant de comtés lors du prochain scrutin.Refusant de foire de «la stratégie ouverte», André Boisclair ambitionne plutôt de ramener les brebis égarées dans le pré péquiste.«Je veux faire en sorte que toutes les forces progressistes se sentent à l’aise et il est clair que nous dialoguons avec tous les souverainistes.Et il y a des souverainistes qui sont à Québec solidaire et il y a des souverainistes qui sont aussi à l’Action démocratique du Québec», a fait valoir M.Boisclair.Pour l’heure, il ne craint pas la division du vote souverainiste que QS pourrait causer.«On verra en temps et lieu, a-t-il dit.J’aurai au moment de la prochaine campagne électorale tout ce qu’il faut pour rassembler les souverainistes et les progressistes sous la bannière du Parti québécois.» Le dernier sondage CROP, qui agrémentait la réunion du caucus péquiste, montre que l’appui aux partis dits «autres» est passé de 9 % à 13 % en un mois, suggérant que la création de QS à eu un effet positif sur les intentions de vote à ce parti issu de la fusion entre l’Union des forces progressistes et Option citoyenne.Lors du caucus, le député de Borduas, Jean-Pierre Charbonneau, est revenu avec l’idée que le PQ pourrait conclure «un pacte de non-agression» avec QS en VOIR PAGE A 10: BOISCLAIR Le PQ est .«le mieux placé pour battre Jean Charest et pour proposer une solution de rechange à ce gouvernement» Sir Paul se trompe de cible PAUL HARROW REUTERS L-cLc-/.ETENDUS sur la banquise, l’ex-Beatle Paul McCartney et son épouse, Heather, participaient hier à des activités dénonçant la chasse aux phoques qui se déroule chaque année de mars à mai.Mais même si le gouvernement autorise la capture de 325 000 phoques chaque année, les charmants petits Manchons aux yeux noirs, comme celui qu’on voit ici au premier plan, sont protégés de la chasse pendant les deux premières semaines de leur vie avant de passer au stade de l’«adolescence».Oui au kirpan à l’école La Cour suprême renverse un jugement de la Cour d’appel du Québec BRIAN MYLES Ottawa — L’orthodoxie sikhe a triomphé hier en Cour suprême, qui a sanctionné le port du kirpan dans les écoles au grand soulagement du jeune Gurbaj Singh Multani.La décision, qui renverse un jugement de la Cour d’appel du Québec, marque un nouveau triomphe du multiculturalisme tout en ouvrant la porte encore plus grande à l’expression des différences religieuses dans les écoles.Le tribunal a reconnu le kirpan comme un objet religieux, rejetant les prétentions de la Commission scolaire Marguerite-Bour-geoys (CSMB) selon lesquelles il s’agissait à la base «d'un symbole de violence», un poignard conçu pour tuer, blesser ou intimider.«La tolérance religieuse constitue une valeur très importante au sein de la société canadienne.Si des élèves considèrent injuste que Gurbaj Singh puisse porter son kirpan à l’école alors qu’on leur interdit d’avoir des couteaux en leur possession, il incombe aux écoles de remplir leur obligation d’inculquer à leurs élèves cette valeur qui est à la base même de notre démocratie», affirme la juge Louise Charron au nom de quatre de ses collègues.«La prohibition totale de porter le kirpan à l’école dévalorise ce symbole religieux et envoie aux élèves le message que certaines pratiques religieuses ne méritent pas la même protection que d’autres», renchérit-elle.VOIR PAGE A 10: KIRPAN « La tolérance religieuse constitue une valeur très importante au sein de la société canadienne» ¦ L’éditorial de Josée Boileau, page A 6 ¦ Des extraits du jugement, page A 7 Brault reconnaît sa culpabilité à cinq des six chefs d’accusation ALEXANDRE SHIELDS Personnage clé du scandale des commandites fédérales, le publicitaire Jean Brault a causé toute une surprise hier en reconnaissant sa culpabilité à cinq des six chefs d’accusation de fraude qui pèsent contre lui tandis que les sommes en cause ont été revues à la baisse et totalisent maintenant 1,25 million de dollars.Le fondateur de la firme Groupaction pourrait même voir disparaître l’accusation de complot qui pend toujours au-dessus de sa tète.«Je reconnais avoir posé un geste contraire à la loi et à l’intérêt de la société», a expliqué hier M.Brault, qui se présentait au Palais de justice de Montréal dans le cadre d’une conférence préparatoire en prévision de VOIR PAGE A 10: BRAULT Une bière, du Coke et deux cow-boys Du placement de produits jusque dans Brokeback Mountain INDEX Annonces.B 6 Monde.B 9 Avis publics.A 4 Mo WWW.RADIO-CANADA.CA/TElEVISION RADIO-CANADA VOUS ALLEZ VOIR.4 4 LE DEVOIR, LE VENDREDI i MARS 2006 ACTUALITES i KMjmv Vu'itn.' et Sal/hourq > , t',' „ ^"VlUX Mo/,u l 210 99L Visite/ NiN'ww cjpx co Christian Rioux Guerre civile ?Il,Y a trois mois, à Erbil, dans le nord de l’Irak, j’ai posé la question suivante à un négociateur kurde qui avait travaillé à la rédaction de la nouvelle Constitution irakienne: «Craignez-vous l’éclatement d’une guerre civile?» A ma plus grande surprise, l’homme a éclaté de rire.«Mais d’où sortez vous?, m’a-t-il demandé.Cela fait des mois que ce pays est en pleine guerre civile!» Mon interlocuteur n’était pourtant pas vraiment du genre à plaisanter.Selon lui, l’Irak était d’ores et déjà engagé dans un conflit ethnique, et les efforts qu’il avait consacrés à la nouvelle Constitution visait justement à l’en sortir.fl a dû rigoler dans sa barbe cette semaine en lisant les titres de la presse internationale.Je suis toujours frappé de constater à quel point notre vision du conflit irakien est marquée par les stéréotypes.Ainsi, il ne nous viendrait pas à l’idée qu’une guerre civile puisse se mener autrement que par le peuple en armes descendant dans les rues.Eh non, une guerre civile dans un pays occupé comme l’Irak, cela se mène à coups d’attentats contre les mosquées.On ne devrait pourtant pas s’étonner du nombre de clichés véhiculés sur l’Irak puisque l’essentiel de ce qui s’écrit et se dit au sujet de ce pays l’est à partir de Washington, de Londres et de Paris et non pas de Bagdad.Les reportages décrivant la vie et l’opinion des populations de Bassora et de Kirkouk se comptent sur les doigts de la main alors que les opinions remplissent les pages éditoriales des journaux du monde entier.Partisans et opposants tentent depuis des mois de faire entrer l’Irak dans de petites cases.On sait que quelques-uns des principaux défenseurs de cette guerre à Washington n’ont jamais digéré le retrait du Vietnam.Ceux-là vous expliqueront que si Nixon n’avait pas cédé aux pacifistes, le Vietnam serait aujourd’hui une démocratie prospère.Il suffirait donc de tenir bon en Irak en imposant la volonté du conquérant.Les opposants, eux, n’hésitent pas à peindre la lutte des Irakiens comme un combat visant à se libérer de la présence américaine.Leur analyse laisse croire qu’il suffirait d’un retrait américain pour faire le bonheur des Irakiens.La situation n’a pourtant rien à voir avec l’un ou l’autre de ces scénarios.Mon interlocuteur kurde avait raison.Depuis des mois, l’Irak offre le spectacle d’une véritable insurrection sunnite contre la majorité chiite.Les terroristes sunnites ne s’attaquent d’ailleurs pas tant aux Américains qu’aux chiites, dont ils craignent la domination.Lorsqu’ils s’en prennent à l’armée d’occupation, c’est parce qu’ils considèrent qu’elle représente le pouvoir chiite.On n’a d’ailleurs pas vu de grandes manifestations de chiites et de Kurdes réclamant le départ des Américains., En intervenant aussi maladroitement en Irak, les Etats-Unis ont évidemment écorché la fierté nationale irakienne.Mais ils ont surtout déclenché des forces internes qui leur échappent L’Irak n’a jamais été une construction volontaire et démocratique.Son existence a toujours reposé sur la mainmise brutale et sauvage de la minorité sunnite sur les communautés kurde et chiite.Le renversement de Saddam Hussein n’a donc fait que ramener l’Irak à sa réalité première, celle d’un pays où la cohabitation entre les trois principaux groupes ethniques n’a jamais été négociée mais toujours imposée par la force.Il se pourrait que le conflit irakien ait plus à voir avec la Yougoslavie qu’avec le Vietnam.Sauf que la situation est probablement plus complexe.Une fois le pouvoir serbe maté, chaque entité de l’ex-Yougoslavie a pu trouver une voie plus ou moins sinueuse vers l’indépendance et la paix.En Irak, aucun des groupes ethniques n’a intérêt à voir le pays éclater.La majorité des chiites n’a pas l’intention d’abandonner le rêve national irakien ni de se mettre sous la coupe de l’Iran.Les Kurdes sont majoritairement indépendantistes, mais leur élite, les grandes familles Barzani et Talabani, savent très bien que ce projet n’offre aucune perspective immédiate puisqu’il déclencherait la colère de la Syrie, de la Turquie et de l’Iran, où vivent des minorités kurdes.Quant aux sunnites, ils n’ont toujours pas accepté que leur pouvoir ait été ramené à la portion congrue de leur démographie, celle d’une minorité nationale.Ce n’est pas un hasard si l’attentat contre la mosquée de Samarra survient alors que les négociations pour la formation du nouveau gouvernement sont en difficulté.En d’autres mots, l’éclatement du pays ne sera jamais une porte de sortie.Malheureusement, le retrait américain non phis.Je le dis ainsi car un combat commun contre l’occupant aurait au moins permis aux Irakiens de refaire leur unité.La seule solution de rechange demeure la redistribution interne des pouvoirs afin d’établir un nouvel équilibre des rapports de force.fl n’y a pas d’autre choix en Irak que de rendre aux sunnites des représentants légitimes — quitte à amnistier quelques anciens baasistes — pour que ceux-ci acceptent un jour un compromis avec leurs voisins kurdes et chiites.Il n’y a pas d’autre solution non phis que de forcer les chiites et les Kurdes à accepter de partager le pouvoir avec leurs anciens oppresseurs, quitte à abandonner certains avantages qu’avait laissé entrevoir la libération.Aujourd’hui comme hier, un retrait précipité des soldats américains serait le pire des scénarios.On peut même affirmer que l’Irak a toujours gravement manqué de soldats.Oubliez le Vietnam.La situation ne s’apaisera en Irak que si les Américains usent de toute leur force pour obliger les trois composantes ethniques du pays à s'entendre au sujet d’un compromis.«Alors, les Américains sont là pour combien de temps?», ai-je demandé à mon interlocuteur kurde.«Une bonne dizaine d onnées; cinq si tout va bien; peut-être quittze si tout va mal.» Un couple de Terrebonne a affronté le géant Hydro-Québec devant la Régie de l’énergie pour une poignée de cents.HYDRO OUFHKC Hydro-Québec : l’appétit insatiable du géant québécois Quand la société d’Etat obtient une hausse de tarifs, elle en profite pour prendre quelques sous de plus dans les poches de ses clients Personne n’applaudit aux augmentations de tarifs d’Hydro-Québec.Mais lorsque Johanne Déziel et Pierre Lavoie, de Terrebonne, ont découvert qu’Hydro-Québec leur avait surfacturé 70 ( en appliquant la hausse du 1" avril 2005 à des électrons consommés au cours du mois précédent, ils ont réclamé cette somme «par principe».Devant le refus d’Hydro-Québec de leur accorder un remboursement de plus de 51 C, ils ont déboursé 30 $ pour déposer une plainte devant la Régie de l’énergie parce que des millions de Québécois sont dans la même situation sans le savoir.Et la Régie leur a donné raison.^o>V JACQUES NADEAU LE DEVOIR LOUIS-GILLES FRANCŒUR Johanne Déziel et Pierre Invoie, de Terrebonne, viennent d’obtenir un jugement de la,Régie de l’énergie qui oblige désormais fa société d’Efat à appliquer ses hausses de tarife uniquement à l’électricité facturée après 1a date de l’entrée en vigueur de ces hausses, mais à fa condition que les consommateurs fassent la preuve de leur consommation réelle en faisant le relevé de leur compteur le 31 mars au soir.A l’heure actuelle, fa Régie établit 1a consommation de 1a période visée par l’augmentation de tarif en incluant dans son prorata 1a consommation des semaines ou des mois précédents, plus froids.Cette différence de consommation peut atteindre de 10 à 15 %, affirme Jean-François Blain, un analyste du domaine de l'énergie.Avec 1a hausse de 5,3 % qui s’en vient, fa méthode de calcul d’Hydro-Québec à l’origine de cette surfacturation pourrait lui rapporter indûment des millions, affirme cet analyste.Dans sa décision rendue le 18 janvier, fa régisseure Louise Rozon écrit que «lorsqu'un client possède un compteur permettant une lecture de la facturation en temps réel, la méthode au prorata ne s’applique pas.Elle ne s’applique pas non plus lorsque le client est en mesure d’établir sa consommation réelle à compter de la date de l’augmentation tarifaire».C’est l’an dernier que les deux consommateurs de Terrebonne ont commencé à calculer méticuleusement leur compte d’électricité, qui couvrait fa période allant du 28 janvier au 7 avril.Or, le 1" avril 2005, le tarif d’HydroQué-bec a été majoré de 1,2 %.Ayant réparti 1a consommation de ce client résidentiel sur l’ensemble de la période, HydroQuébec a donc facturé phis d’électricité entre le l" et le 7 avril que cette famille n’en avait consommé.Pourquoi?Parce qu’en établissant cette consommation au prorata.Hydro a gonflé fa consommation d’avril en intégrant celle, phis élevée, de janvier, février et mars, des mois plus froids.La différence s’élevait à 70 C, et Mme Déziel a décidé de fa réclamer.Le grand patron de la direction des plaintes, Michel Côté, a fini par lui accorder un remboursement de 51 C pour surfacturation pendant six jours.Devant le refus du porteparole d’HydroQuébec de lui accorder ce qu’elle réclamait légitimement, a-t-elle raconté hier au Devoir, elle a décidé d’investir 30 $ afin que fa Régie de l’énergie entende sa plainte.«Je ne pouvais pas croire, dit-elle, qu’une société d’É-tat — un service public!—puisse procéder ainsi auprès de 3,4 millions de clients résidentiels, ce qui peut lui rapporter injustement beaucoup d’argent, des millions.J’ai décidé de contester pour une question de principe.Mais il y a pas mal de gens autour de nous qui n 'en revenaient pas de nous voir investir 30 $ pour réclamer 70 ( alors que 511 nous étaient déjà accordés.» La Régie de l’énergie a finalement accordé à cette conseillère en emploi et à son conjoint, un cadre supé- rieur, les 70 C qu’ils réclamaient, continuant ainsi que fa méthode de calcul d'Hydro provoque une surfacturation.Cela peut parfois porter sur une longue période car Hydro-Québec a le droit de calculer au prorata sur une période de consommation pouvant aller jusqu ’à 120 jours.Ainsi, par exemple, fa facture d’avril et de mai pourra être gonflée, si on y applique une hausse de tarif, par fa consommation de février et mars.Avec la hausse de 5,3 % annoncée pour le T' avril, c’est une différence non pas de 70 C mais de près de 3 $ dont il serait question si la facture de 2005 des DézkT Lavoie leur était parvenue cette année.Mme Déziel se promet de relever son compteur le 31 mars au soir.Jean-François Blain évalue à six ou sept millions de dollars l’argent obtenu l’an dernier par Hydro-Québec grâce à ce calcul au prorata alors que la hausse se limitait à 1,2 %.Ce sera beaucoup plus cette année et sur une décennie: il s’agit ici de dizaines de millions facturés en trop, dit-il.la Régie a décidé que sa décision ne s’appliquera qu’au sail couple Déziel-Iavoie parce que fa loi ne lui permet pas de généraliser à l’ensemble des consommateurs une décision rendue dans une cause 1 „ privée.Cependant, a précisé fa commissaire Rozon, 1 lydro-Québec devra facturer sur la surfacturation '3ase ^ consommation réelle si un client lui fait parvenir son relevé de la veille de pourrait l’entrée en vigueur d’une 1 lausse.Pour Jean-François Blain, Hydro-Qué-rapporter des bec et 1a Régie pourraient facilement ré-gler ce problème de surfacturation si les millions à hausses de tarifs entraient en vigueur le u , n /.u 1" juillet au lieu du T avril.In facturation Hydro-Quebec au prorata portant sur juin et juillet, deux mois de consommation constante, réduirait fa marge d’erreur et l’opération s’effectuerait au moment des changements d’adresses, réglant deux problèmes par une seule démarche.Mais selon Johanne Déziel, «on fait face ici à deux problèmes tout aussi inacceptables; la surfacturatùm et la prochaine hausse de.5J) % de l’électricité.Je trouve inadmissible qu’une société publique ose réclamer des hausses de tarifs quand elle fait des profits dépassant le milliard de dollars.Après tout, Hydro, c’est notre investissement, et nous avons le droit d'en profiter».Hugo Bequiieu, un autre citoyen qui se bat pour que fa société d’Etat fournisse de l’électricité à ses frais aux résidences hors réseau, songe à réunir plusieurs centaines de personnes qui feront le relevé de leur compteur le 31 mars et compareront leurs factures, fl espère ainsi pouvoir déclencher une audience publique de fa Régie afin de modifier les règles comptables d’Hydro-Québec de façon permanente.Quant aux Déâel-Lavoie, ils attendent toujours les 19 C supplémentaires accordés par fa Régie et les 30 $ que celle-ci leur rembourse dans sa décision parce qu'elle reconnaît qu’ils ont agi dans l'intérêt de fa collectivité et visiblement pas pour obtenir un gain personnel.Le Devoir Charest laisse aller Le gouvernement Charest n interviendra pas pour freiner les augmentations des tarifs d’électricité d’HydmQuébec.Appelé à réagir à b dernière hausse accordée à b société d’Etat Jean Charest a rappelé hier que c’était à la Régie de Féneigie de faire cette évaluation 11 a fait valoir que les consommateurs québécois avaient bénéficié de cinq années de gel entre 1998 et 2003, suivies d’augmentations de tarif de 6,1 %, alors que, durant la même période, le mazout avait augmenté de 120 % et le gaz naturel de 59 %.D a ajouté que la Régie devait tenir compte de ce contexte dans le cadre de sa décision.- PC Marcel SÉ8UIN Alice AMYOT DICTIONNAIRE FRANÇAIS/ ANGLAIS 60S pages-47Xt GUERIN edfleor H* (514)842-3481 Éimoa «nrlcAie mif ei liemitr 11 cimiiaim En vente sans lentes les itiratrtes UNE ENVELOPPE PATRIMONIALE LE STE-HÉLÈNE, «Hôtel Particulier» 410.de* Récollets Grand loft 1 chambre «1 taç»d«.tala da bam et powder S et terrasse privée sur le tort Mise en nomtnetkm 2004 projet mutùfamitial de l'année, catégorie recyclage d'immeuble.CONDOS UN INTERIEUR F PURE L E * D E V 0 I R .LE VENDREDI 3 MARS 2006 LES ACTUALITES Gladu veut faire appel à Charest JEANNE CORRIVEAU Le gouvernement du Québec ne peut laisser perdurer l’impasse budgétaire sur la Rive-Sud, soutient le maire de Longueuil, qui envisage de s’adresser au premier ministre Jean Charest afin qu’il intervienne.Claude Gladu soumettra un budget d’agglomération revu et corrigé au cours des prochains jours, mais il paraît peu probable que les maires des villes défusionnées l’adoptent Longueuil n’est pas la «grosse méchante viUe qui veut le mal des villes voisines», a déclaré hier Claude Gladu lors d’une conférence de presse destinée «à remettre les pendules à l’heure».Le maire de Longueuil a répété qu’il était irréaliste de couper L'EXPERIENCE DE LA RENOVATION.Le sur mesure AppLoft Apptoft vous offre dans tous ses projets des espaces ajustés sur mesure et une grande souplesse d'aménagement, vous permettant de personalisar les matériaux de finition et de repositionner certaines divisions pour créer des unités uniques et parfaitement adaptées à vos besoins.Subvention Certaines unités admissibles au programme de subvention à l'achat de la ville de Montréal sont encore disponibles.TPS Suite à l'annonce d'une prochaine réduction de 2% de la TPS, nous vous offrons immédiatement cette réduction directement sur le prix de vente de nos unités disponibles pour occupation immédiate au Ste-Hélàne et au Broadway.Cette offre est valide jusqu'au 15 mars 2006.DES IDEES NOUVELLES.www.apploft.com www.loft.ca www.technoloft.com (514) 396-6480 (514) 287-0707 l’équivalent de 50 millions de dollars dans les dépenses de l’agglomération, comme le réclament ses homologues des villes défusionnées.Le nouveau budget qu’il entend déposer au cours des prochains jours sera légèrement inférieur aux 256 millions proposés en décembre, mais «pas tellement», a-t-il précisé.Ce budget sera soumis au vote des élus lors d’une séance spéciale du conseil d’agglomération le 16 mars.«Les maires de l’agglomération de Longueuil auront alors le choix: adopter ce budget qui contribue à la mise en marche de notre agglomération ou voter contre encore une fois et bloquer le fonctionnement de l’agglomération, donc, paralyser la Rive-Sud», a expliqué M.Gladu.Le maire de Longueuil dit se sentir isolé face aux quatre maires des villes défusionnées qui le tiennent responsable pour l’impasse budgétaire pendant que la ministre des Affaires municipales refuse d’intervenir.«Je commence à en avoir assez d’être le seul à tenter de faire fonctionner cette agglomération», a-t-il lancé.Le maire en veut surtout au gouvernement d’avoir imposé à l’agglomération de Longueuil la règle de la double majorité.Le principe de double majorité permet aux villes défusionnées de bloquer toute résolution soumise au conseil d’agglomération même si elles représentent 40 % de la population de la Rive-Sud contre 60 % pour Longueufl.Claude Gladu estime avoir M ce qu’il pouvait pour réduire les dé- penses de l’agglomération et affirme qu’il ne dispose plus de marge de manœuvre.D recommande aux villes défusionnées de regarder dans leur propre cour car, dit-il, elles ont adopté des budgets pour leurs services de proximité qui sont bien plus élevés que les prévisions du gouvernement en 2004.La mairesse de Boucherville, Francine Gadbois, attend de voir la nouvelle mouture du budget d’agglomération avant de dire si elle le rejettera.«Je demeure convaincue que les dépenses doivent être réduites et que ce serait autant à l’avantage de la Ville de Longueuil qu’au nôtre.Je comprends mal que Longueuil ne veuille pas diminuer son budget», dit-elle.De son côté, le maire de Saint-Brunode-MontarviDe, Claude Benjamin, n’envisage pas de donner son aval au budget d’agglomération si celui-ci ne comporte pas des compressions importantes, a indiqué une porte-parole de la Ville.Claude Gladu affirme que, si le budget d’agglomération n’est pas adopté le 16 mars prochain et que la ministre des Affaires municipales refuse toujours d’intervenir, il s’adressera au premier ministre Jean Charest pour dénouer l’impasse.D’ici là, Longueuil n’est pas en mesure d’envoyer ses comptes de taxes aux citoyens et chaque mois de retard coûte un million de dollars en frais d’intérêts aux contribuables de l’agglomération.Le Devoir Casino : tout le monde attend le rapport Coulombe KATHLEEN LÉVESQUE Le rapport Coulombe sur le déménagement du Casino de Montréal suscite beaucoup d’attentes.Pendant que Loto-Québec retient son souffle, la Ville de Montréal appuie le projet et les opposants de Pointe-Saint-Charles organisent une assemblée de mobilisation.C’est peut-être aujourd’hui que Guy Coulombe, qui preside le comité interministériel mis sur pied par le gouvernement pour analyser l’op portunité de créer un complexe de divertissement avec en son cœur un casino, déposera son rapport auprès du ministre des Finances, Michel AudeL Hier, le cabinet de M.Audet indiquait qu’il ne restait que quelques détails à mettre au point avant de recevoir le document Le premier ministre Jean Charest s’est engagé à rendre public ce rapport Un peu plus tôt en journée, l’administration du maire Gérald Tremblay faisait officiellement connaître sa position, bien que le maire ait déjà donné son appui lorsqu’il était de passage la semaine dernière à Paris.Etonnamment c’est à la demande du comité Coulombe que la Ville a donné son point de vue.Jusque-là, les porte-parole politiques de la municipalité s’étaient surtout contentés d’une langue de bois pour éviter de se mouiller alors que les services municipaux planchaient déjà sur la question.La Ville estime qu’il s’agit d’un «projet qui pourrait être structurant pour la revitalisation du Sud-Ouest-On note toutefois que certains aspects du dossier sont encore en suspens et on souhaite obtenir des réponses sur la sécurité publique et les impacts sociaux.Tction-Gardien, une coalition d’organismes de Pointe-Saint-Charles qui s’oppose au projet de LotoQue-bec, a immédiatement réagi Action-Gardien s’étonne d’abord que la Vie attende des réponses alors que la Direction de la santé publique de Montréal a rendu public son avis au gouvernement, qui établissait que le déménagement du casino entraîne rait des conséquences néfastes pour la population limitrophe.De plus, Action-Gardien a souligné que la Ville a pris position sans avoir amorcé un dialogue avec les opposants au projet «Pourtant, la Ville affirme vouloir faire un débat sous le signe de la transparence et de la démocratie.Cest un bien mauvais départ», a indiqué la porte-parole Karine Trioflet Du côté de Loto-Québec, écorchée au cours des dernières semaines par les avis de la Santé publique ainsi que celui du ministère de la Sécurité publique, on disait attendre le rapport puis la décision du gouvernement avant de faire d’autres commentaires.Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES AVIS PE DEMANDE PE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9128-8407 QUÉBEC INC.a l'intention de demander au Re-gistraire des entreprises la permission de se dissoudre.Montréal, Québec, ce 28 lévrier 2006.Osler.Hoskin 8, Harcourt S.E.N.C.R.L/s.r.l.Procureur de la compagnie AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie GESTION DES RESSOURCES MIDAC INC, demandera au Registraire des entreprises la permission d'oblenir sa dissolution.Le 3 lévrier 2006.FASKEN MARTINEAU Dumoulin s.e.n.c.r.l.s.ù Procureurs de la compagnie AVIS l>! LA FAILLI I L LT 1)1 LA PRLMILRL ASSLMBLLL DLS ( RLANC.IERS Dans l'affaire de la faillite de DUBUC MODE DE VIE INC., personne morale dûment constituée, ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 55, rue Mont-Royal Ouest, bureau 603, Montréal, (Québec) I12T 2S6.Avis est par les présentes donné que la faillite de Dubuc mode de vie inc.est survenue le 28 février 2006 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 14 mars 2006 à 10 h au bureau du syndic, au 1, Place Ville Marie, bureau 2400, Montréal (Québec).Daté le 3 mars 2006, à Montréal.Ernst & Young Inc., Syndic 01 Ernst kYoung I, l’Iaee VilleMarie, bureau 2400 Montréal (Quebec) 11311 .$\l') Iclcphouc : (514) K75-6060 CANADA PROVINCE DE QUEBEC COUR FEDERALE No GST- 5495-05 LOI SUR U TAXE D'ACCISE REPR PAR SOUS MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC Parlé demanderesse 2526-9689 QUEBEC INC.AVIS DE VENTE DE JUDICIAIRE PRENEZ AVIS que le 15/03/2006 à 10:00 au 163 CH ST PHILIPPE ST ROCH DE L'ACHIGAN District de JOLIETTE seront vendus par autorité de justice, les biens et elfets de 2526-9689 QUEBEC INC, saisis en celle cause, soit: VEHICULE GMC SAVANA 3500 BLANC, CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE St-Eustache, ce 01 mars 2006, MICHEL PANNETON, huissier de Justice A/S PHILIPPE, TREMBLAY, DION & ASSOCIES, HUISSIERS N.D 2006030022 Philippe, Tremblay, Dion : 11,070 10,840 33 900 33.500 3 -0100 3 -0 050 0*0,010 0 +0.500 0 -0550 Front Street U 13964 Front StreetU 3621 _________________ Futuremed Hea04C37 11400 11570 V Gateway u 147632 15,850 15,550 Gentonu 156901 5100 4.910 3«r j*«Viroows22450 6.800 6,650 .‘Cartmu 165245 11550 10.750 11 -050C *0 04C* -0100 +0,140 *0.450 -0 060 +0550 0,000 ¦;:3c _____ .— +0570 18,910 18 550 18,650 -0.050 8 80C 8 780 B.800 +0 92C 10,000 9.940 9.940 +0.010 11,010 11,010 11,010+0,050 Prefer 1400 DiwsU 10700 9.200 9.130 9; r CapU 20603 23 900 23 ^30 23 ____Town Un 150 11,480 11,480 11.GranOylndU 4475 5 900 5.900 5.H&Ru 227666 22.890 22.500 22.' 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23.000 4,140 4 300 4,250 4.290 -0010 14.000 14,000 14,000 0,000 6,130 6,080 6,100 -0.030 11.600 11,360 11,600 0,000 9,800 9.750 9,760 -0,040 .11300 11,400 4,100 .10.700 10,810 0,000 15,170 15,140 15.170 -0,010 17,850 17,750 17.750 -0.050 9690 9.500 9.510 -0.080 10 890 10.800 10,800 -0.050 13,140 13,140 13.140 -0,060 13,910 13.830 13.860 *0,010 21,490 21,480 21,490 4.040 9,480 9.370 9,480 +0,080 5,490 5,410 5,460 0,000 7.750 7.700 7 750 0,000 19.000 18,930 19.000 4.050 12 800 12.750 12.800 0.000 7 580 7,530 7 560 4 010 17.500 17.200 17,430 4,330 10,580 10,450 10,510 4,080 .4.650 4,610 4,650 4,040 673596 23.900 23,500 23.690 +0.190 In 8713 9,760 9700 9.750 4,090 Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud naiKli 0.1933 Israel (shekel I Arable Saoudite (nyal) 0,3149 Jamaïque idollafi Argeotine(p«soj 0,38091 Japon (yen) Australie (dollar) 0.8766 Liban (livre) Bahamas (dollarj 1,1531 Malaisie (ringgit) Barbade (dollar) 0,5929 Maroc (diihaml Bermudes (dollar) 1,1531 Mexique (peso) Brésil (teal) 0,5549 Nouvelle-Zélande (dollar) Caraibes (dollar) 0.4444 Pérou (sol) Chili (peso) 0,00226 Philippines (peso) Clwie (renminbi) 0,1464 Pologne (zloty) Colombie (peso) 0,000520 Rép.dominicaine (peso) Corée (m) 0,001206 Rép.tchèque (couronne) Costa Rica (colon) 0,002326 Royaume-Uni (livre) Égypte (livre) 0,2041 Russie (rouble) Élats-Ums (dollar) 1,1314 Singapour (dollar) Europe (euro) 1,3620 Suède (couronne) Haiti (gourde) 0.0277 Suisse (franc) Hong Kong (dollar) 0,1510 Taiwan (dollar) Hongne Itorinl) 0,00551 Thaïlande (baht) Inde (roupie) 0,0271 Tunisie (dinar) dinar Indonésie (roupie) 0,000127 Venezuela Ibolivar) 0,2487 0,0192 0,009769 0,000778 02239 0,1277 0,1169 0.7860 0,3528 0,0228 0,3699 0,0362 0,0494 1,9850 0,0417 0,7189 0,1481 0,8910 0,0362 0,0303 0,8616 0.00054 i5,too .0 KO 13.850 0.0+0 Coup d’œil Indice Composé du TSX (X-SPTT TSE) 250 Jours ai H 2000.00 11000.00 10000.00 KJ Avrj Mai Jun Jui •3 O < Se[ Oct Q O 2 Jan Fév 2 Mar 11906.91 La Bourse de Toronto Standard & Poors TSX 220239 11906.91 +112.33 1.0 Canadian Smallcap 87117 725.45 +4.51 0.6 Canadian MidCap 26468 811.02 +9.71 1.2 60 Index 106654 671.63 +6.40 1.0 60 Capped Index 106654 742.69 +7.08 1.0 Cdn Consumer Discretionary 8577 108.00 -0.46 -0.4 Cdn Consumer Staples 6182 190.05 +0.17 0.1 Cdn Div Metals & Mining 15279 449.59 +9.81 2.2 Cdn Energy 34479 341.56 +7.12 2.1 Cdn Financials 20013 195.21 +0.35 0.2 Cdn Gold 64778 281.14 +11.87 4.4 Cdn Health Care 3242 56.56 -0.55 -1.0 Cdn IT 29177 28.35 +0.35 1.3 Cdn Industrials 11181 94.93 +0.40 0.4 Cdn Materials 93066 210.78 +4.75 2.3 Cdn Real estate 2569 205.51 +0.24 0.1 Cdn Telecomm Services 4781 76.73 +0.58 0.8 Cdn Utilities 1932 200.61 -1.18 -0.6 Canadian Venture S&P CDNX 85436 2611.87 +50.90 2.0 Le Marché Américain 30 Industrielles 274278 11025.51 -28.02 -0.3 20 Transports 22651 4482.05 -32.09 -0.7 15 Services publics 24772 411.66 -0.16 -0.0 65 Dow Jones Composé 321702 3780.54 -13.89 -0.4 Composite NYSE * 8126.53 -4.10 -0.1 Indice AMEX * 1887.27 +8.97 0.5 S&P 500 * 1289.14 -2.10 -0.2 NASDAQ * 2311.11 -3.53 -0.2 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Perm.Var.Var.Compagnies (OOO) ($) ($) ($) ($) (%) HUDBAY MINERALS WS915 0.16 0.15 0.16 +0.01 6.7 BEMA GOLD CP 24212 5.29 4.89 5.15 +0.34 7.1 NORTEL NETWORKS 23102 3.57 3.40 3.51 +0.08 2.3 STELCOINC A 14141 005 0 03 0.03 -0.02 -40.0 EUROZINC MNG CP 11042 1 88 1.71 1.80 +0.05 2.9 ELDORADO GOLD CP 6603 5.29 5.01 5.25 +0.25 5.0 BARRICK GOLD CP 6430 32.18 30 57 31.90 +0 68 2.2 KINROSS GOLD CP 5845 11.61 1085 11.53 +0.72 6.7 ENCANA CP 4816 48.95 47.30 48.95 + 1.64 3.5 FALCONBRIDGE LV 4588 39.59 37.81 39.09 +1.18 3.1 Les plus actifs du Canadian Venture Compagnies Volume Haut Bas Perm.(OOO) ($) ($) ($) 6513 5227 HABANERO RES PLEXMAR RES ODYSSEY PETR CP 4012 COALCORP MNG 4003 EURASIA GOLD CP PACIFICA RES ECU SILVER MNG ARCTIC STAR GENOIL CON IMPERIAL 1.75 0.24 019 0.68 0.12 1.00 1.27 0.38 088 1904 0.22 2970 2687 2249 2191 1984 1.25 0.19 0.16 0.61 0.10 074 1.03 0.27 0.72 0.15 1 61 023 0.19 0.67 0.12 1.00 1.23 038 083 020 Var.(S) +0.37 +0.02 +0.03 +0.06 +0.02 +0.28 +0.18 +0.11 +0.12 +0.05 Var.(%) 29.8 9.5 18.8 9.8 20.0 38.9 17.1 40.7 16.9 33.3 ilZOC +C.\Y i X 4 jfl £ONOS AMERICAINS 11 500 10.110 11.400 *1 440 /6 350 16.350 16.350 -0.150 28 330 28.330 28.330 4430 27 320 27.210 27.240 -0.040 66 750 66 '50 56'5C 0000 IÜ 5 m se m 4 'sc 26.020 26020 26 020 ^030 11.» 11.550 11960 4780 8.406 7.» 8.480 4 880 21.506 21.31C 21 500 0 000 27 300 27 000 2'000 +2.» 9 300 1» 9 OOC 4201 52 OOC 50 250 52 DOC +2 OOC ’ins’iaia 10200 9» 10100 4 53C 55 30C 65.000 55.300 *2.113 4.370 4 370 4370 0.300 4.10C ’4,i® 14.100 3.006 2300 2.3® 2 300 4 2® 7^75; - i ff.>.7 *' decisionplus.com Ne joue: plus à pile ou face avec la bourse 1 eKphimi : (5141 • Suns li ais: l-877-V)2-l tw.www.marketvislonplus.com INDICES QUÉBEC 2 mars 2006 Fermeture 1136,95 vmiw Varauor jounatèr Varattv' dou; < % [%| , «y» -0,64 -0.06% Q-liO 1202.97 2,02 0,17H 2,11» 3,92% X/ y - 1160,00 1120.00 1080,00 10+0,00 'OOOdO ////////// CfWtE tXie ntathre du OéDartereent O WemE ElOESUm defnxcederumeratéde mwaatfiB.**„*.«**&.htk* Quibict *-cSQioi50jn LE DEVOIR.LE VENDREDI 3 MARS 200R A 7 12 JJ r.i jn.,' Vunino «•! SjL't'uuni \ lo/drl 2“>0 99cL Visitez w\ws qpK ca Le huard à 88,39 CUS Un dollar surévalué ?FRANÇOIS DESJARDINS Si le dollar canadien a subitement redécollé, passant d’un peu plus de 85 CUS en janvier à 88,39 CUS hier, c’est qu’un vent de spéculation lui souffle peut-être dans le dos, a avancé hier la Financière Banque Nationale (FBN).Si l’on se fie aux calculs de l’OCDE permettant de déterminer le niveau d’équilibre d’une devise, le dollar canadien est présentement surévalué d’environ 10 %, a estimé l’analyste Stéfane Marion dans une note de recherche.«Il faut se demander si l’appréciation du dollar dans les récentes semaines est le reflet des éléments fondamentaux de l’économie, surtout lorsqu'on voit que d’autres devises liées de près aux matières premières se comportent moins bien», a-t-il précisé en entrevue.L’écart entre le prix du marché et la valeur d’équilibre telle que calculée selon la méthode de l’OCDE est actuellement le plus grand depuis le début des années 90, a dit M.Marion.Pour que le dollar ’ revienne à ses anciens niveaux, il faudrait notamment une baisse substantièlle du cours du baril de pétrole, a-t-il dit Le huard a pris du galon non seulement face au dollar américain, entre autres grâce à des données économiques encourageantes, mais aussi face à d’autres devises tout autant liées à l’évolution des prix des matières premières.Dans la dernière année, il a grimpé de 17 % par rapport au dollar néo-zélandais et de 12 % par rapport au dollar australien.«Je comprends qu’il y a du pétrole et du gaz naturel au Canada, mais le prix du gaz, qui compte récemment pour la moitié de notre surplus commercial, a chuté de façon importante dans le dernier mois, a dit M.Marion.Dans ce Derrière la devise souffle un vent de spéculation, croit un économiste de la FBN contexte-là, on doit se demander si les facteurs derrière la hausse du dollar ne sont pas davantage liés à une proportion plus grande de spéculation que celle des éléments économiques fondamentaux.» L’ascension du dollar a causé des ravages dans l’industrie manufacturière, les entreprises ayant éliminé 200 000 emplois en raison des difficultés quelles ont à l’étranger.Les exportations étaient jadis plus faciles: en février 2002, le dollar se négociait à 62 CUS.Le niveau de fermeture de 88,39 CUS hier est son meilleur depuis le 19 novembre 1991.Puisque l’inflation semble contrôlée, la FBN estime que la Banque du Canada, une fois quelle aura augmenté ses taux d’intérêt mardi, pourrait mettre un terme au resserrement des conditions de crédit.Elle «aura alors le luxe» de se pencher encore plus sur l’impact du dollar canadien sur l’économie.D’autant plus que l’économie américaine présente certains risques pour le reste de l’année, ce qui pourrait affecter le Canada.Un autre économiste, Douglas Porter de la Banque de Montréal, a refusé hier d’accréditer la thèse d’un vent de spéculation.Dans une note de recherche, il estime que l’appréciation traduit plutôt la reconnaissance des marchés devant la solidité de l’économie canadienne.M.Porter a par ailleurs avancé l’hypothèse selon laquelle le dollar canadien a de bonnes raisons d’aspirer au statut de «valeur refuge» en période de turbulence mondiale, un peu comme le franc suisse.D’autres estiment que les marchés canadiens n’ont ni la profondeur ni la diversification requise pour jouer ce rôle.Le Devoir Intrawest: le principal actionnaire réclame la vente Vancouver — Le plus important actionnaire d’Intrawest recommande de vendre l’ensemble de l’entreprise, estimant la valeur de celle-ci sur le marché à plus de 2,2 milliards $US.Dans des documents déposés hier auprès des autorités réglementaires américaines, la firme d’investissement Pirate Capital, du Connecticut affirme que la juste valeur des actifs d’Intrawest atteint au moins 45 $US par action.La différence entre ce prix et la valeur actuelle de l’action d’Intrawest — soit 33,55 $US à la clôture de la Bourse de New York hier — s’explique selon Pirate Capital par la difficulté pour les investisseurs d’établir clairement la valeur des actifs immobiliers de l’entreprise.Pirate Capital est un fonds spéculatif qui détient présentement 11,8 % des actions d’Intrawest.Dans une lettre au conseil d’administration dlnfrawest, Stephanie Tran, de Pirate Capital, écrit que les investisseurs boursiers n’apprécient pas la structure financière des actifs immobiliers d’Intrawest.«Nous croyons qu 'il existe de nombreux acquéreurs potentiels pour Intrawest dont les offres représenteraient une prime substantielle par rapport à la valeur boursière actuelle», écrit Mme Tran.Plus tôt cette semaine, la direc- tion d’Intrawest avait fait savoir qu’elle examinait différentes options pour accroître la valeur de l’entreprise, notamment une restructuration du capital, des partenariats, des regroupements ou la cession d’actifs.Intrawest a retenu les services de la firme Goldman, Sachs.Un porte-parole d’Intrawest, Dan Gagnier, a dit hier que la direction de l’entreprise apprécie le fait que Pirate Capital ou tout autre actionnaire exprime son opinion, mais que cela ne change rien au processus d’examen des options stratégiques.«Notre conseil d’administration est pleinement conscient de sa responsabilité de fiduciaire et U continuera d’évaluer les options qui pourraient permettre d’accroître la valeur de l’investissement des actionnaires», a dit le porte-parole.Tous ne partagent pas l’avis de Pirate Capital quant à la valeur de l’entreprise.Un analyste de la Banque Nationale, Michael Smith, croit que la valeur de liquidation d’Intrawest s’établit plutôt entre 22,30 $US et 27,60 $US par action.Irene Nattel, analyste de la firme RBC Marchés des capitaux, croit pour sa part que la juste valeur d’Intrawest se situe entre 25 $US et 33 SUS par action.Presse canadienne ADM : des revenus en hausse mais une « insuffisance » accrue Tents aéroports de la région mé-•opolitaine.a enregistré une haus-e de 5,8 % de ses revenus en 2005, n accord avec la croissance du tra-c, mais a dû inscrire à ses livres ne «insuffisance des produits sur les harges» de 14.2 miffions.Pour l’exercice terminé le 1 décembre dernier, les revenus onsolidés d’ADM se sont élevés 253,4 millions, comparativement 239,6 millions en 2004.Le manque a gagner de 14,2 mü-ons pour 2005 se compare à une insuffisance des produits sur les Un élément exceptionnel a fait baisser les profits de la Banque Nationale L’institution a réalisé un profit de 217 millions au premier trimestre KARINE FORTIN La Banque Nationale a dévoilé hier un bénéfice net en baisse pour son premier trimestre.D’après la direction, cette diminution n’a cependant rien d’inquiétant puisqu’elle découle entièrement de la comptabilisation d’un gain exceptionnel au début de 2005.Au cours des trois mois tenni-nés le 31 janvier, l’institution financière montréalaise a réalisé un profit de 217 millions ou 1,28 $ par action qui se compare à un bénéfice net de 239 millions ou 1,39 $ par action au premier trimestre de 2005.Ce montant inclut 25 millions (ou 15 C par action) découlant de la cession de placements en Amérique du Sud.Si l’on ne tient pas compte de cet élément exceptionnel, les profits de la banque au premier trimestre de 2005 auraient été de 214 millions ou 1,24 $ par action.La Banque Nationale se targue donc d’avoir accru son bénéfice par action de 3 % d’une année sur l’autre.Ce taux de croissance demeure néanmoins inférieur à son objectif de 5 à 10 %.Selon le chef de la direction financière, Pierre Fitzgibbon, «les volumes demeurent bons, mais il y a de la pression sur les marges bénéficiaires» notamment dans le domaine des prêts hypothécaires.Même si la croissance a quelque peu ralenti par rapport à JACQUKS GRENIER LE DEVOIR Les revenus totaux de la Banque Nationale pour le premier trimestre ont légèrement diminué, passant de 983 millions en 2005 à 979 millions cette année.l’an dernier, elle demeure quand même respectable, a-t-il insisté.Les revenus totaux de la banque pour le premier trimestre ont lé- gèrement diminué, passant de 983 millions en 2005 à 979 millions cette année.En excluant le gain sur la cession d’actifs, le chiffre d’affaires aimait augmenté de 4 %.Le rendement sur les capitaux propres de l'institution s’est établi à 19,9 % pour le trimestre, comparativement à 23,6 % (21,1 % en excluant le gain extraordinaire) à la même période en 2005.Ce ratio constitue généralement un bon indicateur île la rentabilité des banques.Le secteur de la gestion de patrimoine a vu son bénéfice net bondir de 46 % au cours du premier tri-mestre.D'après le p.-d.g.Real Raymond, cette hausse est attribuable aux activités fiduciaires ainsi qu’aux ventes de fonds communs.Malgré sa croissance rapide, cette division demeure toutefois la plus petite de la Banque Nationale, qui tire toujours près de la moitié de ses profits des services aux particuliers et entreprises.Les profits de ce secteur ont augmenté de 2 % pour atteindre 114 millions au cours du premier trimestre.La division des marchés financiers a pour sa part dégagé un bénéfice de 82 millions en hausse de 8 % sur celui de l'an dernier.«Une fiiis de plus, notre stratégie de diversification sectorielle montre toute sa force», a déclaré M.Raymond dans un communiqué.A son avis, la provenance des profits* de la banque est la preuve d’un «équilibre porteur à long terme».Presse canadienne Groupe ADF a repris le chemin de l’embauche GÉRARD BÉRUBÉ Le Groupe ADF a repris le chemin de l’embauche.L’entreprise de Terrebonne, connue autrefois sous le nom d’Au dragon forgé, a annoncé hier la signature d’un contrat de 25 millions qui lui pennet de faire croître ses effectifs deTi7 %.«Nous sommes heureux d’ajouter que ce contrat entraîne la création de 100 emplois permanents à notre usine.Nous entamons immédiatement les procédures d’embauche», a souligné Jean Paschini, président du conseil et chef de la direction du Groupe ADF, dans un communiqué.Ce faisant, l’effectif total de l’usine de Terrebonne passera à 250 employés, a précisé à la Presse canadienne le chef de la direction financière, Louis Potvin.L’annonce d’hier port.e sur la signature d’un contrat de fabrication aux Etats-Unis d’une valeur de 25 millions qui consiste en la fourniture des travaux d’ingénierie et de fabrication de la charpente métallique complexe pour un nouvel aéroport situé dans le sud-est des Etats-Unis.Les travaux de fabrication des structures débuteront en mai 2006 pour se terminer au premier trimestre de l’année 2007, a ajouté ADF, sans autres détails.En mai dernier, ADF obtenait également des contrats d'une valeur de 25,4 millions qui lui permettaient d’enclencher son retour en mode embauche, avec l’ajout d’une cinquantaine d’employés à la centaine qu'abritait alors l’usine.Dans leurs temps forts, les installations de Terrebonne offraient de l’emploi à 350 personnes.Mais l’entreprise spécialisée dans la conception, l’ingénierie, la fabrication et le montage de charpentes métalliques complexes s’est déjà appuyée sur une équipe de travail de 1450 personnes avant qu’une restructuration, amorcée en septembre 2002, ne force ADF à réduire la voilure à son usine principale, à vendre sa filiale américaine et à fermer pour ensuite vendre les installations d'ADF Industries lourdes (ou l’ex-Dominion Bridge) situées à l.achine.Le fabricant québécois de superstructures en acier payait alors le prix d'une demande demeurée anémique au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, elle qui avait fait des Etats-Unis son principal marché mais qui voyait la Ville de New York accaparer 55 % de son chiffre d’affaires.ADF a repris le chemin de la rentabilité au cours de l’exercice clos le 31 janvier 2005 en inscrivant un bénéfice net de 3,5 millions.sur des revenus de 53,1 millions.Un an plus tôt, l’exercice s’était soldé par une perte de 59 millions sur des ventes de 133,8 millions.Mais le fond avait été touché au cours de l’exercice terminé le 31 janvier 2003, l’entreprise comptabilisant alors une perte de 129,5 millions sur des revenus de 307 millions, comparativement à un bénéfice nèt de 25,3 millions sur des revenus de 510 millions lors de l’exercice d’avant sa restructuration.L’action d’ADF’ a bondi de 13 % ou de 13 C hier, pour clôturer à 1,13 $.Le Devoir Le patron de la CIBC tente de rassurer ses actionnaires Québec — Malgré un début d’année difficile, le grand patron de la banque CIBC a tenté hier de rassurer les actionnaires, échaudés par la débâcle financière de 2005.«Le rendement a été décevant en 2005, cela a été difficile, mais nous avons essentiellement tourné la page sur les problèmes liés à Enron», a dit le président et chef de la direction de la banque CIBC, Gerry McCaughey, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle des actionnaires à Québec.L'euphémisme «décevant» désigne les 2,8 milliards qu’ont dû assumer les actionnaires en 2005 pour régler un litige en recours collectif lié au rôle de la CISC dans la faillite du géant américain Enron.En raison de ce coûteux reglement, la banque a terminé l’année avec une perte nette de 32 millions.Même si M.McCaughey prévoit un avenir meilleur grâce à une série de mesures de relance, les résultats ne sont pas encore probants.De fait les profits et les revenus de la CIBC ont diminué au premier trimestre de l'exercice en cours, comparativement au premier trimestre de 2005.Le bénéfice net de la banque s’est établi à 580 millions, ou 1,62 § par action contre 707 millions, ou 1,94 $ par action, un an auparavant Le total des revenus de la CIBC pour la période terminée le 31 janvier dernier a été de 2,85 milliards, comparativement à 3,08 milliards un an plus tôt Le rendement des capitaux propres, une mesure de la performance des banques, s’est établi à 25,6 %, en regard de 25,7 % au trimestre correspondant de 2005.Pour ce qui est de la provision pour pertes sur créances, elle s'est établie à 166 millions, contre 178 millions un an auparavant Presse canadienne EN BREF Les obligations d’épargne à 2,75% Le taux d’intérêt applicable aux obligations d’épatgne du Québec sera relevé de 0,75 à 2,75 % aujourd'hui, a indiqué hier le ministère des Finances.Cette mesure, qui fait suite à la hausse des faux sur le marché, sera en vigueur jusqu’au 1" juin 2007, ajoute le ministère.le rendement des obligations était à 2 % depuis le 1" novembre dernier.La majoration du rendement des titres porte sur toutes les obligations en circulation, sauf l’émission du 1" juin 1997, «dont le taux garanti est supérieur à 2,75 %», explique un communiqué.- PC La BCE remonte ses taux Francfort — La Banque centrale européenne (BCE) a décidé de relever d’un quart de point à 2,5 % le principal faux directeur de la zone euro, la deuxième hausse en l'espace de trois mois.le geste répond aux «risques à la hausse pour la stabilité des prix» identifiés par le conseil, a expliqué la BCE.11 s’agit de faire barrage aux menaces d'emballement des prix, nourris par le pétrole cher, les hausses d’impôts indirects et de tarifs de services administratifs.-AFP Bell supprime 471 postes Toronto — Bell Canaria a annoncé à 471 de ses employés la suppression de leurs postes, hier, l’entreprise téléphonique prex-édant à une restructuration de ses activités dans deux villes de l’Ontario.la société, dont le siege est situé à Montréal, a fait savoir à ses travailleiirs que 256 postes allaient être éliminés au centre d’appels de Kingston avant la fin de la journée, hier.AI lamif ton, 215 employés ont appris que leurs postes seraient supprimés à la fin du mois.l a société compte verser une indemnité de départ aux employés mis à pied, tout en leur proposant de l’aide.- PC charges» de 10,3 millions en 2004.ADM a expliqué hier que cet écart de 3,9 millions est attribuable essentiellement à la hausse des taxes municipales, des intérêts sur la dette à long terme et de l’amortissement «le tout compensé en partie par la hausse des revenus et la diminution des charges d’exploitation».Aéroports de Montréal a indiqué que, pour 2006, le trafic-passagers a l'aéroport Montréal-Trudeau a progressé de 5,4 % pour atteindre un nouveau sommet de 10,9 miffions de passagers embarqués/débarqués.Presse canadienne 10 14» Tirage du 2006-03-01 Résultats Tirage du 2006-03-01 03 15 22 23 38 48 04 29 33 32 Comc>*émenta»re 13 Comptémentaire 03 Gaghawts 6/6 0 Lots 3 891 859,00 $ 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 2 138 994,90$ 5/6+ 0 50 000.00$ 5/6 113 2 032.20$ 5/6 12 500,00$ 4/6 5 598 77.70 $ 4/6 703 50,00$ 3/6 105 743 10,00$ 3/6 14 380 5,00$ 2/6+ 77 609 5.00$ Ventes otaies 446 729,00 $ Vente- totatee P’ocber gu» ‘açfiy 13 361 876$ »i 9 000 000$ EQtra Tirage du 2006-03-01 NUMÉRO 874785 LOT 100 000$ La* modanai d i$ o» d ms oa*" jaarwt» par» Mgr* au ma de».«a We oftoaia as LotoOuM^ac caoa damarç 9 preraft PARIEZ SUR LE HOCKEY ! OROS LOT MINIMUM : 15 OOO t.UNE ENVELOPPE CLASSIQUE BCOADWAt as renC Lévesque est Mm an Domination 2006 projet multrfamtJrat de l'année, catégorie récydaga d'immeuble, garantie ACQ Unités disponibles immédiatement www.krtt.ca (6141267-0707 Bureau de vente : Mar - Dim.12 - 5pm c o n o o s UN INTERIEUR ECLATE' à LE DEVOIR.LE VENDREDI 3 MARS 2006 A 8 EDITORIAL Rien d’absolu Le jugement de la Cour suprême est aussi clair qu’il était prévisible: on peut encadrer le port du kirpan dans les écoles, mais on ne peut certainement pas l’interdire totalement Cette nuance sera-t-elle comprise?Peut-être pas, si on en croit les premières réactions.Pourtant, il faudra bien se faire à ces distinctions.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE A Josée Boileau u nombre des causes au sujet desquelles la Cour suprême s’est prononcée en matière de liberté de religion, toujours en observant le précepte de l’accommodement raisonnable, il eût été surprenant qu’elle avalise le principe de la «tolérance zéro», selon le mot de Paul Bégin, procureur général du Québec au moment où la saga judiciaire du kirpan s’était engagée.La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et le gouvernement du Québec ont eu beau, pour justifier leur refus total du kirpan à l’école, faire valoir des motifs de sécurité — qui leur avaient permis de remporter la manche en Cour d’appel —, ceux-ci ne pouvaient tenir la route ni en se basant sur les faits Gamais en 100 ans au Canada un kirpan n’a provoqué un seul incident à l’école) ni en faisant appel à des comparaisons.Oui, on peut interdire le kirpan dans un tribunal ou à bord d’un avion, mais c’est parce que c’est l'affaire de quelques heures.L’école, elle, est un milieu de vie que l’on fréquente pendant des années.Y interdire totalement ce symbole religieux qu’est le kirpan est abusit En fait, conclut la Cour suprême, chaque lieu a le droit d’établir le niveau de sécurité qui lui est propre.Et à l’école, ce ne peut pas être tout ou rien.Les autorités ont voulu tomber dans cet absolutisme?Tant pis, car le jeune Gurbaj Singh Mul-tani, lui, «n’a jamais revendiqué le droit de porter son kirpan à l’école sans aucune restriction».C’est la clé de ce jugement.Hier, cela ne semblait toutefois pas être compris.A preuve, le communiqué émis par la Centrale des syndicats du Québec qui, en réaction, se disait préoccupée par la violence à l’école.«Tout ce qui annonce un certain laxisme est inquiétant», peut-on y lire.Mais il n'y a pas de laxisme! Cette incompréhension, partagée par bien des gens, témoigne en fait de notre difficulté à aborder avec maturité toutes les questions religieuses qui nous interpellent aujourd’hui.Le débat sur la place du religieux qui secoue tout l’Occident est ravivé par des croyances figées dans des temps anciens.En soi, c’est un choc.Mais au Québec, le débat prend une tournure particulière parce que notre propre rupture avec la religion est fraîche à nos mémoires.Or les chartes des droits et les phénomènes démographiques nous obligent à rebrasser le jeu dans une partie que l’on croyait terminée.Et nous jouons très mal.C’est à cause de la Charte!, font valoir les uns en la maudissant Mais la Charte ne disparaîtra pas, et tous les fondamentalistes du pays — dont fait partie la famille du jeune Multani, tous les sikhs ne portant pas le kirpan — ont le droit de l’invoquer.Elle fait partie des règles du jeu, c’est tout.Dans cette optique, il faut reconnaître que ce fut une erreur de la part de Québec d’en appeler du jugement de la Cour supérieure sur le kirpan, qui avait strictement encadré l’utilisation de celui-ci.Le, ministre Bégin avait en fait cherché, par la voie judiciaire, à mêler l’État au débat religieux Dans un texte publié l’an dernier dans Le Devoir, M.Bégin soulignait à quel point, «il est absolument essentiel que tous les acteurs, et particulièrement l’État québécois, interviennent et participent activement à ces débats qui ne peuvent faire autrement que de déboucher dans certains cas sur des changements individuels et collectifs profonds dans nos façons d’être, de penser et de vivre».Sur le fond, il a tout à fait raison.Mais la forme doit être raffinée.N’aurait-il pas été préférable, dans le cas du kirpan, que le gouvernement travaille à l’élaboration de mesures d'accommodement dont on se doutait bien qu’elles étaient inévitables, plutôt que de persister dans les poursuites —avec les coûts quelles occasionnent?On cède encore aux pressions religieuses, rétorqueront les plus critiques, comme on l’a fait pour le voile, l’erouv, la souccah, les lieux de prière, les caricatures; comme on a failli le faire pour la charia.C’est cet amalgame qui est dangereux.Chaque notion religieuse doit être examinée à sa face même: le kirpan est un pur symbole, important pour les uns, passéiste pour les autres.Mais objectivement il ne nuit à personne.Un tribunal de la charia, lui, a réussi à être bloqué parce qu'il heurte de plein fouet un autre droit fondamental, celui de l'égalité entre les hommes et les femmes.À cette aune, la burqa pourrait être interdite à l’école, et la cause mériterait d’être défendue jusqu’au bout.Collectivement il faudra donc apprendre à choisir nos batailles religieuses car elles sont loin d'être terminées.jboileatdaledevoir.ca / LC Com?t€ \ Pour ca «¦RRÊ.-l-f PCSm'iS U P«T VA CùTCft ftt£R! W?M tk V» V LETTRES -?- La fin de la qualité à la SAQ?Un chroniqueur gastronomique a dit avec pertinence, le week-end dernier à la radio de la SRC, que la SAQ pratique le «droit de ta-blettage».Ce droit, qui consiste en fait en la location des rayons aux grands producteurs de «vins bonbons», se fait au détriment des producteurs artisanaux.Selon moi, une telle pratique est inadmissible.Au fil des récentes années, on a progressivement retiré des tablettes certains vins qui honorent les traditions et les terroirs.Ces vins proviennent surtout d’Europe.On les a ensuite remplacés par des produits sans âme au goût uniforme qui, eux, proviennent des nouveaux pays producteurs.C’est un phénomène singulier: la SAQ observe les lois du marché lorsque les grandes sociétés vinicoles y trouvent leur compte et les ignore lorsque les consommateurs pourraient en profiter.Peut-être pourrions-nous ici faire un rapprochement avec ce qui est arrivé au Marché des saveurs il y a quelques semaines et constater que la raison d’État n’aime pas les producteurs artisanaux de boissons du terroir?Et la privatisation ne constitue pas une solution à tous les problèmes liés de près ou de loin à notre SAQ nationale.Bien au contraire.Sylvain Lévesque Montréal, le 28 février 2006 Qui tire les ficelles ?À Lévis, on avait vu le promoteur du terminal méthanier de Rabaska écrire une résolution municipale en faveur de son projet avec le ipaire de l'époque, Jean Garon.A Québec, on vient d’assister au congédie- ment du ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, pour un conflit avec le chef de cabinet de Jean Charest, Stéphane Bertrand, un ex-dirigeant de Gaz Métro, principalement en raison du projet Rabaska.Quel message les commissaires du BAPE qui se pencheront bientôt sur l’acceptabilité du projet Rabaska doivent-ils recevoir quand on choisit de congédier le ministre de l’Environnement parce qu’il n’a pas la même vision qu’un ex-dirigeant de Gaz Métro?Pendant ce temps, le promoteur de Rabaska a déposé ses études d’impacts sous la signature d’un de ses actionnaires (SNC-Lava-lin), lesquelles garantissent que le projet est plus que parfait: sécuritaire à 200 %, bénéfique au protocole de Kyoto et générateur de richesse pour tous.A en mettre trop de la sorte, vient un moment où on donne la nausée.Déjà que les 146 000 tonnes de gaz à effet de serre par an de Rabaska étaient une grosse bouchée.Jacques Levasseur Association pour la protection de l’environnement de Lévis Lévis, le 28 février 2006 La tolérance zéro de Jean Charest Tolérance zéro: après Yves Séguin, c’est au tour de Thomas Mulcair.Pour Jean Charest, les choses fonctionnent comme ceci: «Je ne reconnais aucun lien, aucune place, aucune existence pour celui qui s’oppose à mon point de vue ou à ma revendication.Aucun lien, aucune place, aucune existence pour celui qui agit, parle ou pense d’une autre manière que moi, voire qui conteste ou remet en question l'objection faite à sa ma- nière d’agir, de parler ou de penser.C’est moi, le boss.» Point à la ligne.Pierre-Paul Roy Laval, le 28 février 2006 J’ai mal à mon Église Difficile de croire et d’admettre que des prêtres puissent défier ouvertement l’autorité et Je bien-fondé des prises de position de leur Église locale et universelle sur la question de l’homosexualité.Pourtant, la réalité est là qui nous frappe en plein visage.Quel scandale! Il est heureux que la Conférence des évêques catholiques du Canada ait pris une position sans équivoque en ce qui concerne la loi C-38 au sujet du mariage qui, par nature intrinsèque, doit demeurer l’union exclusive d’un homme et d’une femme.Or le fait que des prêtres catholiques en fonction de responsabilité ne puissent pas admettre cètte évidence naturelle et n’acceptent pas l’éclairage qu’apporte leur Église officielle en la matière dépasse l’entendement.Tout particulièrement dans de telles situations, les fidèles ont besoin de position?et de directives claires de la part de leur Eglise.Peut-on reprocher à l’Eglise d’assumer sa responsabilité?Pourtant, aussi invraisemblable que cela puisse être, ce sont de nos prêtres qui mettent en doute et contestent l’autorité de leur propre Église et qui sèment la confusion, comme si elle n’était pas suffisamment grande en ce moment.Le Christ n’a-t-il pas dit dans son évangile: «Et si le sel perd sa saveur, avec quoi le salera-t-on?» Renald Veilleux Gatineau, le 28 février 2006 LIBRE OPINION -?- La disparition d’un juge humaniste GILLES GENDREAU Ex-directeur de Boscoville et professeur émérite à l'Université de Montréal Le juge Marcel Trahan est décédé le 18 février dernier.Le Québec perd un géant de la conception et de l'application humanistes des lois portant sur les jeunes contrevenants.Le texte qui suit est le témoignage non pas d'un juriste mais d'un professionnel de la psychoéducation qui a eu le privilège, dès le début de sa carrière, il y a plus de 50 ans, d'établir avec lui de solides liens de coopération qui n'ont jamais cessé de s'enrichir.À cette époque, une équipe de jeunes professionnels, dont j’étais le coordonnateur, était en train de créer ce qui .allait devenir un des lieux où s'élabora rait la psychoéducation.Nous cherchions en effet à mettre sur pied une expérience dont l'objectif était d'une part de tenter de réadapter de jeunes «délinquants» de 16-18 ans qui, très souvent pour leur plus grand malheur, prenaient le chemin des prisons d'adultes faute d'institutions adaptées à leurs problèmes et à leurs besoins particuliers.D’autre part, nous cherchions aussi à comprendre comment planifier et créer un système d’accompagnement des individus et des groupes qui pourraient tenter de mieux stimuler ces jeunes à découvrir leur véritable potentiel.L'équipe des fondateurs de Boscoville voulait ainsi apporter sa contribution aux efforts de renouvellement du style et des méthodes d'intervention.Nous étions donc de jeunes professionnels pleins d’enthousiasme et d'espoir en une conception nouvelle de la rééducation.Je fais ici référence aux années 50.Soucieux de construire une expérience dynamique s'appuyant sur la compétence de son personnel, nous aurions eu encore plus de difficulté à mettre en marche et à développer ce projet n'eût été de la compréhension et de la confiance de certains juges.Le juge Trahan n’en manqua jamais; il savait même interpréter avec enthousiasme ce projet novateur auprès de ses collègues.Un jeune à la fois Notre premier défi était de tenter de faire une synthèse réaliste entre les perspectives cliniques de la rééducation et les perspectives juridiques associées aux comportements délinquants.Au lieu de les opposer ou de les contourner à cause de leurs incompatibilités apparentes, comme cela était de mise dans la culture de l'époque, l'avocat Marcel Trahan, alors procureur au Tribunal de la jeunesse.cherchait, lui, à comprendre ce qui pouvait les rendre complémentaires.Comment l'application de la loi pouvait-elle aider le jeune délinquant à s'adapter aux réalités sociales et les intervenants à mettre en place des conditions d'intervention appropriées aux besoins d'un jeune?L'emploi du singulier est intentionnel ici.Bien sûr.l'avocat Trahan connaissait les problématiques générales des jeunes délinquants et savait s'en éclairer.Mais pour lui, en tant que responsable du premier groupe d'«officiers de probation», il savait que chaque cas présentait des besoins à la fois semblables aux caractéristiques générales mais d'emblee différents car relatifs à la personnalité du jeune, à son contexte familial et social.En 2006, ces remarques ont l'air tellement évidentes.Oui.en principe, mais dans la pratique, il s’agit toujours d’une mission dont la société ne reconnaît pas souvent.dans les faits, la complexité.On ne sera pas surpris si j'insiste pour témoigner que le juge Marcel Trahan fut, parmi ses pairs, un de ceux qui étaient non seulement les phis ouverts à cette démarche mais les plus competents et les plus attentifs aux difficultés des jeunes et aux nôtres, jeunes professionnels qui devaient faire nos gammes au quotidien de l'intervention avec des «condamnés» par des juges à se faire aider.Quel paradoxe incontournable pour certains jeunes «délinquants» qui comparaissaient devant le tribunal! Pour Marcel Trahan et quelques-uns de ses collègues qu'il inspirait de sa verve infatigable, c’était fondamentalement aussi une des manières de protéger la société que d'«aider le jeune» à se faire aider: c’était une mesure nécessaire pour qu’il s'en sorte, non une punition.Pas que la loi du talion J’illustrerai sa philosophie de juristes «humanistes» par un fait.Vers 1965, l'equipe de Boscoville a organisé un colloque pour réfléchir sur la problématique de jeunes ayant été impliqués dans un meurtre: nous comptions une dizaine de cas ayant vécu cette terrible expérience.Nous avions intitulé le colloque «Jeunes coupables de meurtres».Le juge Trahan devait y prononcer la conférence d'ouverture.Fort délicatement, quelques semaines avant que nous n'en fissions la publicité, il a téléphoné au soussigné pour lui suggérer ceci: «Pourquoi ne changeriez-vous pas votre titre pour celui de "Jeunes auteurs de meurtres'’?» Ce grand juriste que fut Marcel Trahan venait une autre fois de nous montrer la continuité qu'il y avait entre une conception humaniste de la réadaptation des jeunes contrevenants et celle de la loi.Merci.Marcel, nous avons été plusieurs à ne jamais l'oublier.Toujours fidèle à cette conception, il n'a pas hésité.au début des années 2000, à tenter de la faire partager aux membres du comité de la Chambre des communes chargé d'etudier les principes de base de la nouvelle loi sur les jeunes contrevenants.Pour rencontrer ce comité, il a mobilisé un groupe de professionnels qui ont été accompagnés par un ancien de Boscoville, qui avait été «auteur d’homicide» à 16 ans.Et cet ancien, devenu père de famille et citoyen des plus respectables, a apporté le témoignage de son expérience.Les plus farouches défenseurs du principe «à crime semblable sentence d’adulte» ont été ébranlés par cette démarche du juge québécois.Ils venaient d’avoir l’occasion de prendre conscience d’une conception de la justice qui ne se réduisait pas à la loi du talion.« Leur» juge Ce géant que fut le juge Marcel Trahan, sur le plan tant social que juridique, n’avait rien d'un aristocrate hautain et distant, abusant du prestige lié à sa fonction.Ce fut de nouveau évident lors des retrouvailles organisées spontanément à Boscoville en 1997.Des centaines de jeunes, de parents et d'intervenants venus pour témoigner de ce que représentait pour eux cette institution qu’une décision à courte vue mettait en danger ont rendu au juge Trahan un vibrant hommage.Associé à Boscoville depuis les tout débuts et maintenant à la retraite, il fut accueilli avec grande révérence par tous les anciens.Si la fonction de juge est en général respectée dans les sociétés, le?délinquants l'associent surtout à «condamnation» et à «sentence» beaucoup plus qu a «justice».Le fait qu'un juge, représentant d’une certaine façon tous les juges que ces anciens avaient connus, soit ainsi acclamé par d'ex-délinquants, cela tient du paradoxe! [.] Avant même le rassemblement dans le gymnase, on avait pu observer à l'exte-rieur des scènes fort touchantes: plusieurs anciens remerciaient spontanément «leur» vieux juge qu’ils venaient d'apercevoir dans la foule.Les organisateurs de la rencontre avaient demandé au juge Trahan de prendre la parole.Ten réaune-rai le sens par une phrase exprimant tout ce qui, a ses yeux, motivait ses décisions: «Oui, je suis fier d’avoir pu confier à Boscoville la responsabilité de vous auier à eous construire.» A ce moment tous, anciens et autres participants, ont acclamé à l'unisson celui qui venait de traduire la fierté de tous de participer à cet événement C’est maintenant à moi.ton vieil ami.d'exprimer à quel point je suis fier d'avoir pu travailler avec toi et bénéficier de ta sagesse et de ton dynamisme.Et je ne suis pas le seuL il s'en faut [._] t LE DEVOIR, LE VENDREDI 3 MARS 2006 IDEES Contributions à l’assurance automobile JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mai 2002.Gurbaj Singh patientait dans la salle des pas perdus du palais de justice de Montréal où il allait défendre son droit de porter le kirpan en classe.Hier, la Cour suprême lui a donné raison: la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys n’aurait pas dû lui fermer la porte de ses écoles au seul motif qu’il refusait de se départir de ce symbole religieux.L’affaire du kirpan à l’école L’interdiction totale contrevient aux valeurs canadiennes Extraits de la décision de la Cour suprême rédigée par la juge Louise Charron et rendue publique hier es intimés [NDLR: la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, ou CSMB, et le procureur général du Québec] soutiennent que la présence du kirpan dans l’école contribuera à empoisonner l'environnement scolaire.Ils affirment que le kirpan représente un symbole de violence, envoie le message selon lequel le recours à la force est le moyen de faire valoir ses droits et de régler les conflits, diminue la perception de sécurité dans les écoles et établit un régime à deux poids, deux mesures.L’argument selon lequel le port du kirpan devrait être interdit parce qu’il représente un symbole de violence et envoie le message selon lequel le recours à la force est nécessaire pour faire valoir ses droits et pour régler les conflits doit être rejeté.Non seulement cette prétention est contraire à la preuve portant sur la nature symbolique du kirpan.elle est également irrespectueuse envers les fidèles de la religion sikhe et ne tient pas compte des valeurs canadiennes fondées sur le multiculturalisme.Pour ce qui est des arguments fondés sur la perception du climat de sécurité et sur le sentiment d'injustice que pourraient ressentir les autres élèves, ces prétentions semblent basées sur l'affidavit de Denis Leclerc, psychoéducateur, qui a exprimé son opinion en ce qui concerne une étude à laquelle il a participé et qui consistait notamment à interroger les élèves et les membres du personnel de 14 écoles secon- daires de la CSMB au sujet de l’environnement socioéducatif dans le milieu scolaire.Les résultats de cette étude semblent révéler une perception mitigée ou négative quant au climat de sécurité qui règne dans les écoles.Il convient de souligner que cette étude ne portait pas directement sur les kirpans mais constituait plutôt un examen général de la situation dans les écoles en matière de sécurité.M.Leclerc est d’avis que la présence de kirpans dans les écoles accroîtrait cette impression d’insécurité dans les écoles.Il estime également que le fait de permettre à Gurbaj Singh de porter le kirpan créerait un sentiment d’injustice chez les élèves, qui percevraient cette permission comme un traitement spécial.Il mentionne par exemple que certains élèves continuent de considérer le droit des femmes musulmanes de porter le tchador comme une injustice puisqu'on leur interdit de porter une casquette ou un foulard.Il y a lieu de noter que, dans une lettre soumise au procureur des appelants, le psychologue Mathieu Gattuso a indiqué qu’à la lumière des règles généralement reconnues en matière d'expertise, l’affidavit de Denis Leclerc ne constitue pas une expertise.L’interrogatoire de M.Leclerc confirme d’ailleurs qui! n’a pas étudié la situation dans les écoles qui autorisent le port du kirpan et que, dans son affidavit il ne fait qu’exprimer son opinion personnelle.Un regard réducteur Avec égards pour l'opinion contraire exprimée par la Cour d’appel, je suis d’avis qu’on ne saurait retenir la position de Denis Leclerc.Entre autres, l'exemple qu’il présente en ce qui concerne le tchador est plutôt révélateur.Assimiler une obligation religieuse telle que le port du tchador au désir qu’éprouvent certains élèves de porter une casquette témoigne d'un regard ré- ducteur sur la liberté de religion, attitude qui n’est pas compatible avec la Charte canadienne.De plus, son opinion semble fondée sur l’idée bien arrêtée selon laquelle, de par sa nature véritable, le kirpan est une arme.La CSMB défend elle aussi cette position avec vigueur.Par exemple, elle affirme ce qui suit dans son mémoire (paragraphes 37 et 38): «Bien qu’à l’audience des kirpans aient été présentés à la juge de première instance, celle-ci a omis de se prononcer sur la nature véritable du kirpan.La juge, au contraire, a semblé avaliser, selon ses observations, la thèse des appelants selon laquelle le kirpan ne revêt plus aujourd’hui qu’une valeur symbolique pour le sikh.Or, quelle que soit la symbolique, le kirpan demeure essentiellement un poignard, une arme conçue pour tuer quelqu'un, l’intimider ou le menacer.» Ces prétentions enlèvent au kirpan tout caractère religieux et n’admettent aucune possibilité d’accommodement La CSMB ajoute également ceci (paragraphe 51): «C’est donc un paralogisme [.] d’assimiler une arme à tous les objets dont la finalité n’est ni de tuer ou de blesser mais qui, à l'occasion, pourraient être utilisés comme armes, tels les compas, les coupe-papier, les bâtons de baseball, des pièces d’équipement sportif, les automobiles, etc.Faudrait-il pour autant cesser d’étudier la géométrie, de jouer au baseball?» Les appelants ont peut-être raison lorsqu’ils affirment que l'acceptation de ces autres objets potentiellement dangereux en milieu scolaire ne peut s’expliquer que par le fait que les intimés considèrent importantes les activités dans lesqueDes ces objets sont utilisés alors que l’accommodement de la croyance religieuse du fils de l'appelant ne l’est pas.À l’école de jouer son rôle La tolérance religieuse constitue une valeur très importante au sein de la société canadienne.Si des élèves considèrent injuste que Gurbaj Singh puisse porter son kirpan à l’école alors qu’on leur interdit d’avoir des couteaux en leur possession, il incombe aux écoles de remplir leur obligation d’inculquer à leurs élèves cette valeur qui est à la base même de notre démocratie, comme je l’expliquerai dans la section qui suit Je suis d’avis que les intimés n’ont pas réussi à démontrer qu’il serait raisonnable de conclure que la prohibition absolue du port du kirpan constitue une atteinte minimale aux droits de Gurbaj Singh.Comme nous avons jugé que la décision du conseil des commissaires ne constitue pas une restriction raisonnable de la liberté de religion, il n’est pas strictement nécessaire de soupeser les effets préjudiciables et les effets bénéfiques de cette mesure.Je crois cependant à l’instar de l’intervenante Association canadienne des libertés civiles, qu’il est important de considérer certains effets susceptibles de découler d’une prohibition absolue.Une telle prohibition empêche la promotion de valeurs comme le multiculturalisme, la diversité et le développement d’une culture éducationnelle respectueuse des droits d'autrui.Notre cour a maintes fois réitéré l’importance de ces valeurs.|.] La prohibition totale de porter le kirpan à l’école dévalorise ce symbole religieux et envoie aux élèves le message que certaines pratiques religieuses ne méritent pas la même protection que d’autres.Au contraire, le fait de prendre une mesure d’accommodement en faveur de Gurbaj Singh et de lui permettre de porter son kirpan sous réserve de certaines conditions démontre l’importance que notre société accorde à la protection de la liberté de religion et au respect des minorités qui la composent.Les effets préjudiciables de l’interdiction totale surpassent donc ses effets bénéfiques.Le prix delà procrastination PAUL DANIEL MULLER Chercheur associé à l’Institut économique de Montréal e gouvernement du Québec s'est montre réticent à Laisser la SAAQ I .augmenter les contribu-B J I lions d'assurance automobile même si le projet de loi 55, adopté en décembre 2004, enjoignait à la SAAQ de les fixer de façon à éliminer son déficit de financement d’ici 2015 et à retrouver la pleine capitalisation d’ici 2020.En tentant de repousser en 2007 le moment où le Fonds d'assurance automobile entreprendra son retour vers l’équilibre financier, le gouvernement Charest a imité celui de Bernard Landry qui, en fin de mandat avait reporté après les élections de 2003 le débat pubfic sur cette épineuse question.Les déboires financiers du régime québécois d’assurance automobile sont connus depuis au moins cinq ans.Dès 2000 et chaque année depuis, la SAAQ a averti le gouvernement que les revenus annuels du régime ne suffisaient plus à en couvrir les dépenses, d'où un déficit.En juin 2005, le président de la SAAQ avait même soutenu qu’il fallait hausser les primes de 50 % en cinq ans afin de recapitaliser le régime et d’en assurer la pérennité.Mais devant quelques réactions effarouchées, le gouvernement a hésité tout l’automne, puis a contre-mandé en janvier dernier la demande qu’il avait faite à la SAAQ de faire une tournée de consultation.Chronique d’un dérapage annoncé Le Fonds d’assurance automobile se retrouve aujourd’hui dans une impasse financière même si, au cours des années 90, la SAAQ roulait à ce point sur l’or que le gouvernement se permettait de piger allègrement dans sa caisse pour boucler son budget Que s’est-il passé?Le ratio entre l’actif et le passif du régime d’indemnisation depuis sa création indique la capacité du régime à faire face à l’avenir à ses engagements envers les personnes indemnisées.C’est le déclin soutenu de ce ratio depuis l’an 2000 qui a poussé la SAAQ à réclamer, de façon de plus en plus insistante, un relèvement des contributions d’assurance qui ont été gelées (à une exception près) depuis 1994.L’évolution de ce ratio reflète l’histoire politico-financière du régime.Pendant la décennie 1980, une série de facteurs favorables, comme des taux d’inflation annuels inférieurs aux prévisions, des rendements nets supérieurs aux prévisions, des durées d’incapacité inférieures aux prévisions, des hausses de tarife soutenues et l’amélioration du bilan routier, se sont conjugués pour aboutir à des surplus annuels et l’accumulation d’une importante réserve, atteignant un sommet de 1,5 milliard de dollars en 1989.Devant ce magot croissant, le gouvernement décide de prélever d'importantes sommes dans la caisse de la SAAQ.Un total de 2,1 milliards sera ainsi détourné vers le Fonds consolidé du revenu de 1987 à 1995.En 1993, cette pratique provoque un recours collectif des assurés contre le gouvernement, les plaignants échouant au terme d’une saga judiciaire qui a abouti en 1997.En l’absence de ces prélèvements, le Fonds d’assurance automobile disposerait aujourd’hui d’au moins quatre milliards de plus, soit une somme suffisante pour éviter toute hausse abrupte des primes.A partir des années 90, on observe une augmentation importante du coût moyen d’indemnisation, elle-même attribuable à l’allongement de la durée moyenne des rentes d’invalidité versées, à la revalorisation des indemnités et à la hausse du coût de la réadaptation et des autres soins de santé.Toutefois, en dépit de ces facteurs défavorables à la situation financière, le régime parvient à se maintenir en équilibre au cours des années 90 grâce à ses importants revenus de placement, qui lui permettent d’éviter les déficits annuels jusqu’au tournant des années 2000.C'est alors que l’éclatement de la bulle boursière vient plomber les revenus de placement creuser un déficit de finan- cement annuel et précipiter le déclin du ratio actif-passif.Comme dans n’importe quel régime d’assurance, les primes payées par les assurés devraient refléter l'évolution des revenus et des obligations encourues.Or, à partir de 1994, la prime reste gelée à 130 $ par an après avoir déjà atteint 133 $ en 1985.Si la prime avait été indexée à 5 % depuis 2001 ak>rs que k1 ratio actif passif s’est mis à chuter, elle aurait déjà crû à 158 $ en 2004 et aurait alors procuré à la SAAQ des revenus additionnels de 185 millions, soit une somme suffisante pour combler le déficit de financement cette année-là.Des leçons pour l’avenir Placés devant une dégradation marquée de leur régime d’assurance automobile, les assurés sont aujourd’hui devant l'obligation d’assumer une hausse des primes ou de revoir à la baisse la couverture du régime.L'inaction des autorités conduirait inéluctablement à l’érosion de l’actif, qui ira s’accélérant.Bref, plus on attend, plus cela fera mal.Le projet de loi 55, adopté en décembre 2004, visait à rétablir en 15 ans la pleine capitalisation du régime en confiant à un «conseil d’ex perts» indépendant nommé par le gouvernement, le soin d’aviser la SAAQ au sujet de la fixation des contributions d’assurance.Dans l'esprit du projet de kn, fa SAAQ devait être perçue comme une compagnie d’assurances qui doit respecter des principes de prudence comme fa pleine capitalisation et ajuster ses primes en conséquence.Or on peut émettre l’hypothèse qu’en pigeant allègrement dans ses surplus, en décrétant le gel de la prime en dépit des appels de la SAAQ et, enfin, en retardant la mise en œuvre du projet de loi 55, les gouvernements successifs ont installé dans la population la perception selon laquelle la SAAQ est davantage un de ses bras agissants qu’une entité autonome sans lien de dépendance.De fait, le piège se referme quand les hausses de contributions demandées par fa SAAQ pour assurer sa recapitalisation sont jx-nçues par fa population comme autant de hausses du fardeau fiscal.le gouvernement a maintenant fort à faire pour contrer cette perception qu'il a lue même créée.D’autres cas Ce piège rappelle plusieurs autres enjeux de jjolitique publique où le report d’une dérision impopulaire en a accru l’impact sur les utilisateurs d’un service public ou sur les contribuables.Ainsi, après avoir tergiversé plusieurs années au sujet d’une hausse des cotisations au Régime des rentes du Québec, on a évité le naufrage au prix d'un important transfert intergénérationnel du fardeau fiscal des baby-boomers vers les générations X et Y.Après avoir gelé la contribution des parents dans les CPE à 5 $ par jour à partir de 1998, le gouvernement a dû la relever de 40 % d’un seul coup en 2004, créant de fait un choc tarifaire qui aurait pu être évité.Après avoir gelé les tarifs d’électricité pendant cinq ans, de 1998 à 2003, Hydro-Québec doit maintenant demander des hausses supérieures à l'inflation.Chaque politique de gel tarifaire s’est révélée difficile à modifier.Ce qui est fait est fait, et on ne peut bien sûr récrire l’histoire.L’er- ,, reur du gel des contributions d'assurance a la SAAQ pendant 11 ans sera sans doute payée au prix d’un certain choc tarifaire.Néanmoins, cette histoire a une valeur exemplaire quand on pense à tous les autres enjeux de politique publique où Fite térêt économique à long terme se heurte à des considérations politiques à court terme.Ainsi, nous savons déjà qu’une vague de dépenses s’en vient pour la réhabilitation du réseau routier et des infrastructures municipales.Une autre, véritable tsunami celle-là, suit de près pour les dépenses de santé liées au vieillissement de la population.D reste à tirer les leçons du cas de la SAAQ et à les appliquer chaque fois qu’on reporte une décision impopulaire, on alourdit le prix de la procrastination.L'ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Jouroafistps à rinfonnabon générale er métropobtame : Gerald Dallaire {adjoint au dirtcUur d» l'information) Jeanne Corriveau laffains muniapata/.Fabien Degfoe.Marie-Andrée Cbouinard 1 Mutation i .Josée Boileau (êdilorialitlt.rttponutbU d* la pag* Idéal, Brian Myira (juttitt et faits dt société).Gairandrée Cauchy (Général) Jean Dion.Louis-Gilles Franc (eu r cnrironnrmcnt).Benoit Munger (responsable du site Internet).Laurence Clarel.Jean-Guillaume Dumont (commis Internet) Isabelle Paré (santé /.Louise-Mau de Rjoux Soucy (Culture/.Pauline Grave! (sciences) ; Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Precourt (responsable des pages thématiques) .Martin Duclos.Michele Malenfant et Christine Dumazet (releeteurs).Renée Léo Guimont et Serge Paquin (relecteurs surnuméraires) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau photognsphai .i l informatron culturelle Michel Beiair (théâtre et cahier Cultum.Jubé Carpentier (pupitre).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end) Stéphane Baillargeon (reporter).Paul Cauchon (médiat;.Caroline Montpetit 'Itms/.Odile Tremblay (cinéma).Frederique Doyon 'surnuméraire) : à l’information économique Gérard Bérubé (adjoint an directeur de (’information).Dominique Reny (pupitre).Philippe Papineau (surnuméraire).Éric Dearosiera.Claude Turcotte.Françoit Desjardins (turnuméraire)'.h l'information internationale Jean-Pierre Legauh (pupitre international et page éditoriale).Claude Lévesque.Guy Taillrfrr (ssdjoint au directeur de l'information).Serge Truffaut (éditorialiste).a l’information politique Hélène Buzaetb, Manon Cornelbrr et Alec Caatonguay (correspondants parlementaires è Ottawa).Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Québec;.Kathleen Levesque .Marilyse Hamelin (secrétaire a la rédaction) .Marie Pier Frapper Alexandre Shields (commis) La documentation Gilles Paré (directeur) Manon Derome.Rachel Rocle-lort (Ottawa) LA PUBUCTTÉ ET LE MARKETING Jean de Büh.Jean-François Bosse.Marlene C*e.Dave Cameron.Van Hamel.Christiane Legault Amélie Mahats Jacques A Nadeau.Claire Paquet Martine RiopeBe.Micheline Ruelland.Nadia Sebaf.Mélisande Simard (pubtietiairn).laurrnce Thériault (directrice ad-'oéute).Manon Blanchette.Svtvie Laporte.Martine Berube (secretaire> LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production/.Michel Bernatchez.Johanne Brunet Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Donald FUion Yannick Moro, Nathalie Zemaibs.Obvier Zuida INFOKMAT1QIJF.Yamck Mar tel (responsable) PROMOTION.DISTRIBUTION ET TIRAGE .Alexandre Gaudreau (coordonnateur d la promotion cl d la sollicitation).Caroline Simard (responsable service i la clientèle, par intérim), Monique L’Heureux.Rachelle Leclerc L’ADMINISTRATION François Bisson (contrôleur).Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy.Ghislaine LaSeur.Claudette Béliveau (adjointe administrative/.Claudine Chevrier, Monique Protean, Danielle Rosa I A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 3 MARS 2 0 0 6 QUALITES KIRPAN SUITE DE LA PAGE I Les trois autres juges en arrivent à la même conclusion, mais par des raisonnements différents.La fin de l’ignorance Gurbaj Singh Multani avait 12 ans lorsque la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys lui a interdit de porter à l’école son kirpan, une dague cérémonielle de 20 cm.Le voilà âgé de 17 ans, pas amer du tout et satisfait que la Cour suprême ait mis fin à cette longue bataille qui, selon lui, prend racine dans «l’ignorance» des autres à l’égard de sa religion empreinte de pacifisme.«Les gens se sont intéressés à ma religum avec cette cause.L’ignorance qui était à l’origine de cette affaire est en voie de disparaître», a-t-il dit hier en conférence de presse.Le kirpan est un symbole de justice rappelant les sikhs orthodoxes à leur devoir de protéger les plus vulnérables, a expliqué Singh Multani.«Ce n'est pas fait pour être utilisé.C’est symbolique», a-t-il ajouté.La Cour suprême a d’ailleurs souligné à grands traits que le jeune Singh Multani n’avait jamais été impliqué dans un épisode de violence lors de son séjour à l’école secondaire Sainte-Catherine-i abouré, dans l’arrondissement de LaSalle.«Le risque que cet élève utilise son kirpan à des fins violentes me paraît très improbable», affirme la juge Charron.le kirpan est déjà permis dans les écoles de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et de l’Alberta.Aucun incident n’y a été signalé.La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys a exprimé par voie de communiqué sa déception, tout en s’inclinant devant le jugement C’est «avec respect» qu’eUe définira prochainement les modalités du port du kirpan avec les parents d’élèves sikhs.La CSMB ne niait pas la nécessité de favoriser la diversité culturelle en milieu scolaire en tenant tête à la famille Singh Multani.La moitié de ses 45 000 élèves ont une mère née hors Québec, dans pas moins de 190 pays.La diversité est ici la norme, pas l’exception.«La CSMB a cru de son devoir de porter sur la place publique sa préoccupation à intégrer la dimension sécuritaire dans l’élaboration harmonieuse de mesures d’accommodement raisonnables», explique le communiqué.La volonté de la CSMB d’assurer la sécurité des élèves et leur épanouissement dans un environnement sans violence est certes un objectif «urgent et réel», estime la Cour suprême.Mais la Commission ne cherche pas à assurer une sécurité absolue.Si tel était le cas, il y aurait des détecteurs de métal aux portes des écoles, tout objet potentiellement dangereux serait interdit (y compris les ciseaux, compas et bâtons de baseball) et les élèves violents seraient expulsés du système de façon permanente.Le plus haut tribunal du pays considère que la Commission scolaire vise plutôt à établir un niveau «raisonnable» de sécurité.Dans ce contexte, la prohibition totale du kirpan constitue une limite excessive sur le droit à la liberté de religion garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.La cour réaffirme par le fait même toute sa déférence à l’égard des sentiments religieux, quels qu’ils soient Tant que ceux-ci n’entrent pas en conflit avec d’autres droits (égalité, liberté, etc.), les tribunaux doivent permettre leur plus large expression.«R doit y avoir des risques justifiés avant de dérober à quelqu’un son droit à la liberté de religion.Nous devons nous assurer, peu importe les peurs que nous avons, de certaines bases rationnelles pour limiter ce droit», a commenté Palbinder Shergill, l’avocate de la section canadienne de l’Organisation mondiale des sikhs.Les établissements publics doivent donc trouver des accommodements, «jusqu’au point où le respect de cette obligation entraîne des contraintes excessives» pour eux, précise la Cour suprême.L’école avait joué le jeu de l’accommodement avec le jeune Singh Multani à l’époque, en acceptant qu’il porte son kirpan à l’intérieur de ses vêtements, dans un fourreau de bois, enveloppé et cousu dans une étoffe solide.L’accord avait par la suite été renié par le conseil d’établissement et la Commission scolaire.«On avait fait tout ce qui était possible pour calmer les inquiétudes, qui n’étaient basés sur aucun fait.C’étaient des peurs, a dit Jean-Philippe Desmarais, l’un des avocats de la famille Singh Multani.Se baser sur des craintes ou des peurs pour refuser des droits fondamentaux garantis par la Charte, ça doit être fait de façon parcimonieuse.» D y a bien des limites au droit à la ’’berté de religion, reconnaît la Cour suprême, mais elles seront tracées au cas par cas.Les tribunaux ont déjà restreint ce droit par le passé, notamment en forçant une enfant leucémique à subir une transfusion sanguine malgré l’opposition de ses parents témoins de Jéhovah.La décision d’hier n’est pas étrangère aux précédentes: la cour accorde une grande lattitude à l'expression de la différence religieuse.La victoire des sikhs orthodoxes appartient aussi aux croyants de toute confession revendiquant le port de signes ostentatoires en milieu scolaire.Selon l’avocate Palbinder Shergill, rien n’empêche désormais les musulmans d’invoquer les principes du jugement pour réclamer le port du tchador (un voile recouvrant toute la tête, sauf les yeux) dans les classes.Un sondage divulgué hier par la firme Repère communication recherche indique que six Québécois sur dix sont contre le port des signes religieux dans les écoles publiques.Au yeux des tribunaux, par contre, les sentiments défavorables ou la peur ne suffisent pas pour restreindre le droit à la liberté de religion.C’est peut-être la plus grande leçon, qu’elle plaise ou non, donnée hier par la Cour suprême.Le Devoir C0W-B0YS «La publicité apprécie Vauditoire captif» SUITE DE LA PAGE 1 Spiderman //est pris en défaut 17 fois.Par contre, Batman Begins ne se soumet aucunement à cette mécanique insidieuse.Le site reproduit une lettre signée par facteur-réalisateur Sylvester Stallone, qui s’engage à fumer une marque de cigarettes particulière dans cinq films moyennant im demi-million de dollars.«Ijc placement de produits est une affaire de très gros sous, poursuit le professeur, avec des budgets évalués à 3,6 milliards $US par année.1m télé en ramasse la moitié, le cinéma le tiers, le reste allant aux jeux vidéo et même aux livres.Des scénarios sont rédigés en fonction des produits à placer.» L’efficacité du placement serait démontrée.«La publicité apprécie l’auditoire captif, dit le spécialiste.Dans une salle de cinéma, le public est tout entier dédié au film.» Le comédien Tom Cruise a porté des Ray Ban dans un film et fait passer les ventes de cette marque de lunettes de soleil de 18 000 à 360 000 paires en une seule année.N’empêche, l'ampleur de cette pratique étonne et choque même tant elle semble bête et brutale.«Cest devenu un phénomène inévitable», note le professeur, qui connaît bien les positions de mouvements antipub comme Adbusters sans nécessairement les soutenir.«Les économies contemporaines dépendent de la consommation.Nous sommes considérés comme des consommateurs plutôt que comme des citoyens.Même les enfants comprennent ça.Il faut donc se détacher un peu de cette situation et réfléchir de façon critique au rôle que certains souhaitent nous voir jouer.» Le Devoir Les sourires de Brokeback STÉPHANE BAILLARGEON Après les critiques dithyrambiques, les recettes aux guichets, les récompenses prestigieuses et la pole position dans la course aux Oscars, la multiplication des parodies constitue un autre signe de l’immense succès remporté par Brokeback Mountain.La triste histoire d’amour de deux cow-boys inspire plusieurs pastiches macaroniques cuisinés maison et diffusés sur Internet.Top Gun 2: Brokeback Squadron révèle les pratiques coquines de Tom Cruise et de Val Kilmer quand ils ne pilotent pas leur avion de chasse.Broke Mac Mountain raconte le flirt d'un technicien en informatique et d'un client.Bareback Mountain laisse deviner l’amour passionnel et illicite d’un garçon vacher pour son cheval.Une autre amusante dérive s’intitule Brokeback To The Future.In bande-annonce repique des scènes ambiguës montrant le jeune Marty McFTy et le vieux Doc Brown pendant que la narration détourne des répliques de la célèbre trilogie sur les voyages dans le temps.Du petit art qui fait réfléchir à la possibilité de jouer du ciseau pour faire dire n’importe quoi à n’importe quelle œuvre.Le procédé iconoclaste détournant le cadre, les personnages ou les expressions d'une œuvre pour susciter le rire semble être vieux comme le monde des arts.L'intention du pasticheur ne se veut pas cessairement malveillante.le clin d’œil culturel peut même constituer une preuve d'admiration sincère, le plagiat vicieux rendant alors hommage à une œuvre vertueuse.Certains rabat-joie prennent tout de même la mouçhe.The National Gay and lesbian Task Force des Etats-Unis a décrit les pastiches de Brokeback Mountain comme des «créations homophobes».D’autres associations de défense des droits des homosexuels et des lesbiennes y ont au contraire vu une preuve de plus de l'impact positif auprès d’un large public d’une œuvre ouvertement homosexuelle.Le Devoir REUTERS Jean Brault .> ¦ ' BRAULT SUITE DE LA PAGE 1 son procès.Cet aveu pourrait d’ailleurs lui avoir été bénéfique.Dans l'acte d'accusation modifié déposé hier par la Couronne, on note en effet que le procureur de la Couronne, M' Jacques Dagenais, a revu à la baisse le montant des fraudes présumées, qui s'établit maintenant à 1,25 million, ce qui représente une réduction de 412 000 $.M' Dagenais y signale que les accusations de fraude ne portent d’ailleurs pas sur des dossiers de gestion de commandites mais sur des contrats de recherche et d’étude octroyés par Charles Guité entre juillet 1996 et mai 1999, à l’époque où il était le responsable du programme de commandites au ministère fédéral des Travaux publics.Ces contrats, qui visaient à assurer la visibilité du gouvernement canadien au Québec, totalisaient une valeur de 2,1 millions.Cette somme a été payée à même le budget des commandites à la suite de l’approbation de fausses factures expédiées par Jean Brault, selon M' Dagenais.la* procureur de la Couronne a également souligne que l’accusation de fraude relative à la loi sur les armes à feu ne porte que sur un seul des deux contrats obtenus parce que la Couronne dispose d’un témoin pour une seule de ces ententes frauduleuses.le- registre des armes à feu créé par les libéraux est devenu un gouffre financier pour les contribuables.Pour chacun des chefs d’aceusation, la peine maximale prévue au Code criminel est de dix ans, et Jean Brault devra se présenter à nouveau en cour les 27 et 28 mars pour connaître sa sentence.Pour ce qui est du chef d’accusation de complot pesant toujours contre Jean Brault.M' Dagenais a laissé entendre qu’il pourrait éventuellement être retire.fi a approuvé l’hypothèse selon laquelle la Couronne pourrait y renoncer si un verdict de culpabilité était prononcé à l’issue du procès de Charles Guite.! «Cest une possibilité.R arrive souvent que le juge préfère enlever le chef d'accusation de complot parce que le type de preuves à faire devant un jury est très technique.très compliqué», a commenté M' Dagenais ; hier midi.L’avocat de M.Brault Mr Harvey Yarosky.a pour sa part refusé hier de répondre aux questions : du Devoir au sujet de ce dossier.Guité se défendra seul Le directeur du programme de commandites, Charles «Chiick» Guité, a quant à lui maintenu son plaidoyer de non-culpabilité.Celui que plusieurs décrivent comme le -bouc émissaire» du scandale des commandites a cependant surpris tout le monde en affirmant qu’il se défendra seul.Malgré les moyens financiers dont les médias ont fait état M.Guité a assuré qu’il ne pouvait plus s’offrir les services de M' Richard Auger, qui a agi en son nom à la commission Gomery et à la préparation de son procès.Ses services lui ont coûté plus de 140 000 $ à ce jour.Il a aussi souligné qu'il lui demandait une avance d'environ 200 000 $ pour poursuivre son travail.Le juge Fraser Martin a tout tenté pour le dissuader d’assurer sa propre défense.Il a parlé des difficultés et du danger d'agir ainsi.Il lui a suggéré de vérifier s’il pouvait être admissible à l'aide juridique.M.Guité a répliqué qu’il parle autant le français que l’anglais et s'est engagé à étudier sérieusement les preuves que la Couronne détient contre lui et à se familiariser avec le jargon juridique.Il a ensuite demandé au juge s’il pourra interroger les témoins.«Cest ce qui m'importe», a-t-il souligné.Il a été rassuré.La prochaine rencontre préparatoire au procès se tiendra le 29 mars.Le procès de M.Guité s'amorcera le 1" mai, comme prevu, pour une durée de six semaines.L’ancien fonctionnaire à la retraite s’est par ailleurs dit victime de harcèlement de la part de la Gendarmerie royale canadienne ainsi que de surveillance électronique serrée.«Ma femme et moi n 'osons même plus nous parler dans l'auto et dans la maison», a lancé M.Guité, visiblement excédé et ébranlé.Le juge a répliqué qu’il n’avait aucun pouvoir sur les policiers.Le magistrat a ensuite livré le fond de sa pensée.«Je | pense que vous faites une grosse erreur de vous repré- \ senter vous-même, de vous mettre ainsi la tête dans le sable», a-t-il affirmé.Le juge Martin a par ailleurs décidé, pour aider à la compréhension du jury, de faire des procès sépares pour les accusations de complot et de fraude.Un premier, pour fraude, débutera le L mai.Un second, pour complot celui-là, aura lieu à une date ultérieure.Avant MM.Brault et Guité.le publicitaire Paul Coffin a déjà été reconnu coupable de fraudes de 1,5 million de dollars pour avoir mis en place un système de facturation frauduleux dans le cadre du programme de commandites.Sa sentence consistait en une peine de 24 mois à purger dans la communauté, assortie d'un couvre-feu et de l’obligation de donner des conférences sur l’éthique dans les affaires à des étudiants de l’université McGill.Prononcée le 15 septembre 2005, elle a toutefois été suspendue jusqu’à ce quelle soit examinée de nouveau au printemps par la Cour d’appel qui devra determiner si elle est assez severe.Le Devoir .4rec la Presse canadienne BOISCLAIR SUITE DE LA PAGE 1 s’engageant à lui céder la place dans quelques comtés, une idée qu’il avait exprimée il y a deux ans et que Pauline Marois a fait sienne lors de la course à la direction du PQ.Hier, Mme Marois n’a pas voulu réitérer cette position.Jointe hier, la porte-parole de QS, Françoise David, s’est montrée prudente devant la possibilité évoquée par M.Charbonneau.Mme David a précisé qu’elle ne savait pas si les questions de stratégie électorale seraient à l’ordre du jour du premier conseil national de QS en mai.«R n’y aura pas de discussions formelles avec le Parti québécois sans qu'on en ait discuté avec nos membres», a-t-elle assuré.Certains députés péquistes craignent une érosion du vote péquiste en faveur de QS.C’est le cas de Marjolain Dufour, le député de René-Lévesque, qui juge important que le PQ et QS, deux partis souverainistes, se parlent «R est clair que Québec solidaire risque de diviser le vote», a-t-il dit Même son de cloche chez le député de Lac-Saint-Jean, Stéphan Tremblay, qui ne croit pas que le Québec a besoin d’un autre parti de gauche.«Le PQ est à mon sens un parti solidaire.Je suis inquiet que ça divise les forces», a-t-ü dit «C’est notre propre famille», a dit du nouveau QS le whip du PQ et député de Nicolet-Yamaska, Michel Morin.Le PQ n’a pas encore élaboré de stratégie pour faire face à cette nouvelle situation, mais il devra s’y mettre, croit-il.Pour le député de Masson, Luc Thériault, il est «un peu insultant pour la famille péquiste» et prématuré de lancer une telle idée d’aÛiance avec QS.«R n’y a rien qui dit que ce partidà et que la base militante de ce parti-là voudraient se contenter de juste deux ou trois sièges», estime-t-il.De toute façon, ces discussions devront avoir lieu en famille.De son côté, le député de Gouin et organisateur en chef du PQ, Nicolas Girard, a invité les membres de QS à se joindre au club politique SPQ libre (Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre), l’aile gauche du parti.La présidente du PQ, Monique Richard, a abondé dans ce sens en soulignant que le SPQ libre avait rencontré à quelques reprises des militants de QS.Mais il n’y a pas d’échanges entre les deux partis à l’heure actuelle.Le député de Rousseau, François Legault, rejette d’emblée un rapprochement avec le nouveau parti de gauche.«On ne commencera pas à faire de la place à des candidats de Québec solidaire et à des candidats de l'ADQ qui sont souverainistes», a-t-il dit «C’est une distraction que j’aimerais mieux ne pas avoir dans le paysage», juge pour sa part François Gendron, le député d’Abitibi-Ouest Par ailleurs, André Boisclair est revenu à la charge sur la hausse des tarifs d’électricité, à laquelle s'ajoute l'annonce de hausses majeures des frais d’immatriculation des véhicules et du coût des permis de conduire.Selon une nouvelle compilation péquiste, le gouvernement Charest soutire désormais 2,23 milliards de plus des poches des contribuables en hausses de tarifs, de cotisations ou d’impôt Avec Antoine Robitaille Le Devoir Un soldat canadien tué en Afghanistan Kandahar, Afghanistan — Un soldat canadien a été tué tandis que six de ses collègues et un civil ont été blessés hier lorsque le véhicule blindé à bord duquel ils se trouvaient est entré en collision avec un taxi.La victime a été identifiée comme étant le caporal Paul James Davis, de Bridgewater, en Nouvelle-Ecosse.Un interprète afghan et six autres militaires étaient au nombre des blessés, dont deux soldats qui se trouvaient dans un état grave.Les médecins ont envoyé le soldat Miguel Chavez, originaire du Salvador, dans un hôpital américain à Landstuhl en Allemagne.Le caporal-chef Timothy Wilson, de Grande Prairie, en Alberta, est l'autre soldat se trouvant dans un état grave.L’accident s’est produit peu avant lOh durant une patrouille de routine qui était partie de l'aérodrome de Kandahar.Les soldats allaient rencontrer des représentants des autorités afghanes locales.Il ne s’agit pas d’un attentat selon les autorités militaires canadiennes.L'incident s’inscrit plutôt dans une série d'accidents de la route qui.depuis novembre, ont fait deux morts.- PC LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec).H3A 3M9 Êü Hace-des-Arts fis sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre La rédaction Au 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