Le devoir, 4 mars 2006, Cahier A
24l Festival international du film sur l'art Il était une fois.INGMAR BERGMAN Cahier l ?w w w .1 e cl e o i r.c o in LE DEVOIR Quand une ordonnance remise à la vitesse grand V ne suffit plus, les patients sont de plus en plus nombreux à aller chercher sur Internet l’information manquante ouvert • montréal - plateau mont-royal 1 chambre à partir de 2 chambres à partir de 169 000 $ 247 500 $ aussi disponibles : studios, 3 chambres et penthouses ventes sur place : mar au dim 12 h-17 h 801, sherbrooke est (coin s«-fiuberi) 514.524.4256 www.801signature.com I * I (O Cherrier Shodwoo** Ontario > d A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 MARS 2006 ACTDALITES EQUITE SUITE DE LA PAGE 1 le dossier de l’équité salariale.Devant cette menace, la commission est intervenue.Une lettre a été envoyée à tous les Centres de la petite enfance (CPE).Mais le discours syndical a été maintenu.Aux yeux de Mme Côté, il y a de la désinformation.•L'équité salariale, ça ne se «grève» pas.Il va falloir le dire.Tu ne peux pas retenir une convention collective au nom de l’équité salariale quand l'équité salariale ne fait pas partie du sujet.Personne ne peut faire ça.Et on a déjà rappelé à l'ordre du monde», a expliqué Rosette Côté.La loi sur l’équité salariale a dix ans cette année.Et malgré cinq années d’application, il demeure des zones d'ombre.Au début de l’automne prochain, des audiences publiques se tiendront pour faire le bilan de la mise en œuvre de cette loi.Le problème de la confusion avec les négociations devra être abordé de front, croit Mme Côté.En 2004, cette dernière avait prévenu le gouvernement Charest que l’équité salariale ne peut être abordée à la table des négociations.Aujourd’hui, l’avis vaut pour les syndicats, qui laissent croire qu’on peut faire du troc avec l’équité salariale.Or le processus menant à l’application de l’équité salariale passe par un comité de travail auquel siègent l’employeur et des employés.Ce comité est le maître d’œuvre et ses résultats doivent être appliqués.Dans le cas précis des CPE, le comité a jusqu’en mai 2007 pour déterminer les balises afin d’aider les CPE à réaliser l’équité salariale.Mais d’ici là, chaque CPE, qui est considéré au sens de la loi comme une entreprise, pourrait décider d’appliquer de façon autonome l’équité salariale.Mais les CPE regroupés dans différentes associations recherchent une certaine unité.Et n’en déplaise aux syndicats, Mme Côté, qui a un passé de syndicaliste, estime que «le gouvernement, au-delà de ce que les gens lui reprochent, fait bien sa job» dans ce dossier.Mme Côté rappelle que «le législateur voulait que l’équité salariale soit dissociée parce que les preuves ont été faites que le pouvoir de négociation des femmes est toujours moindre que celui des hommes.Dans la vraie vie, ç’a été démontré par la littérature que, lorsque tu troques, il y a une part de discrimination qui passe en dessous».Même si la négociation vise à obtenir quelque chose pour l’avenir alors qu’avec l’équité salariale, on corrige le passé, il reste que, pour le commun des mortels, les deux dossiers s’entrecroisent.Incompréhension ou confusion sciemment entretenue?La présidente de la commission refuse de se prononcer.Mais elle n'est pas surprise puisque, lorsque la loi a été rédigée, le mélange des genres apparaissait déjà comme l’un des irritants prévisibles.Le dossier nécessite une révolution dans les pratiques des entreprises et les mentalités des syndicats.Et il ne semble pas facile de mettre de côté les règles des «rapports conflictuels du donnant-donnant».•On travaille dans un domaine de droit nouveau, au confluent des relations de travail traditionnelles et du droit fondamental.Les transformations des pratiques sont difficiles.L’équité salariale ne fait pas partie du champ de négociation parce que c'est un droit fondamental.C’est le prolongement de l’application de la Charte et ça ne se négocie pas», soutient Rosette Côté.En contrepartie de la difficulté marquée de la part des syndicats à modifier leurs façons de faire, la commission note une certaine «résistance passive» d’un certain nombre d’entreprises.Le retard d’application de l’équité salariale dans 30% des petites entreprises et 20 % des grandes le confirme.Mais personne n'échappe à la surveillance de la commission, croit Mme Côté.«Contrairement à n importe quel tribunal judiciaire ou quasi judiciaire, on a mis en place un processus de suivi des décisions.Si les mesures ne sont pas appliquées.on s en va à la Commission des relations de travail et on les fait appliquer.Ils ne peuvent pas nous échapper», dit-elle.De toute façon, l’équité salariale est devenue une plus-value pour les entreprises qui l’ont appliquée, fait valoir Mme Côté.La gestion des ressources humaines a pris une nouvelle tournure, surtout dans les petites entreprises.les pratiques de rémunération doivent être «logiques, justes et sans discrimination».le sentiment de justice et le climat de travail attirent les gens et rendent l'entreprise plus concurrentielle, assure-t-elle.Exit les craintes du patronat pour les fennetures d’usine et les pertes d’emplois.Si Mme Côté fait un bilan positif de la loi sur l'équité salariale, elle reconnaît que cela ne peut pas régler tous les écarts de salaire dans la société.11 y a encore des batailles à mener pour les femmes, mais cela devra se faire au nom de la justice sociale, moitié de l'écart salarial entre j les deux sexes est imputable à la discrimination systémique, souligne Mme Côté.«Im loi fait la job sur l'équité salariale en mesu- j rant les écarts en entreprise et en corrigeant là les j écarts, sauf que ce n est qu un .facteur dans la totalité du dossier de la discrimination.Il y a d'autres éléments à prendre en compte: la conciliation travail-famille.l'accès aux professions, l'accès à des postes de direction et le travail à temps partiel, qui est encore une réalité pour les femmes», soutient Mme Côté.Le Québec est l’avant-garde dans ce domaine et «la Commission sur l'équité salariale est un fleuron pour le gouvernement».Son expertise est recherchée partout dans le monde: la Communauté européenne s’y intéresse de près.La Grande-Bretagne.qui a pourtant une loi depuis 30 ans, examine la possibilité de se doter d’un encadrement plus coercitif car l'écart salarial entre hommes et femmes s’y élève à 17 %.La présidente de la commission voit d'un bon œil l'avenir de l'organisme.11 y aura toujours de la place pour de la vigilance, même si «ce n ’est pas ''glamour", l'équité salariale».Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.rue De Bleury, D étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts fis sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 SUITE DE LA PAGE 1 que 62 % de la population du Canada s’oppose à la présence des soldats canadiens à Kandahar.Or il faudra s’y habituer, a prévenu le commandant en chef des forces armées, le général Rick Hillier, puisque le rôle du Canada en Afghanistan est central et pourrait donc durer encore dix ans, rien de moins.«Ce pays est passé d’un état assez avancé à celui d’une nation qui vit à l’âge de pierre.On ne pourra pas le reconstruire en quatre ou cinq ans.L’OTAN considère cette mission avec la perspective d’être là pendant une décennie.Au bas mot.Et la demande sera très forte pour que le Canada apporte sa contribution tout au long de cette période», a soutenu Rick Hillier au Globe and Mail hier.Pour l’instant la mission officielle du Canada en Afghanistan doit prendre fin à l’automne 2007.Le gouvernement Harper n’a d’ailleurs pas l’intention de céder à la montée de l’inquiétude populaire.«Nous sommes très clairs dans ce dossier, nous soutenons entièrement nos troupes en Afghanistan, a affirmé hier le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay.Nous n’avons pas l’intention de tourner le dos à cette mission.Nous serons aux côtés de nos alliés.» Bref, rien à l’horizon pour faire diminuer les coûts de la mission canadienne en Afghanistan, qui ne cessent de s’accroître.Selon les chiffres du ministère de la Défense nationale, entre 2001 et l’année fiscale 200506, qui prendra lin le 31 mars prochain, Ottawa a déboursé 1,714 milliard de dollars dans le cadre de ses trois opérations là-bas.Il s’agit de coûts supplémentaires, ce qui exclut les salaires et les autres frais fixes que l’armée doit acquitter chaque année, missions à l’étranger ou pas.Plus précisément, le gouvernement a assumé MISSION une facture de 588 millions pour l’opération Apollo (2001-04), qui consistait à surveiller l’océan Indien.L’opération Athena, dans la région de Kaboul (de 2003 au début de 2006), aura quant à elle coûté 840 millions.La mission Archer, qui commence à peine et qui a nécessité de gros investissements dans le domaine de la sécurité, a déjà coûté 286 millions.La Défense nationale précise que ce dernier chiffre est encore une estimation et que la véritable facture sera connue seulement à l’automne.Total: 1,714 milliard.Toutefois, l’opération Archer coûtera beaucoup plus cher.Selon les estimations de la Défense nationale obtenues par Le Devoir, il faudra ajouter plusieurs centaines de millions d’ici 2007.Pour l’année financière 2006-07, l’armée juge qu’elle aura besoin de 498 millions de dollars pour ses opérations à l’étranger alors que, pour l’année suivante, soit 2007-08, la somme pourrait augmenter à 512 millions.Ce milliard de dollars en deux ans concerne toutes les opérations de l’armée dans le monde.L’armée n’a pas voulu ventiler ses chiffres en fonction des diverses missions qu’elle mène.Mais comme l’opération en Afghanistan est de très loin la plus importante avec ses 2300 soldats, elle a accaparé 70 % du budget des opérations à l’étranger en 2005-06.Ainsi, en transposant ce pourcentage minimal — mi-mmal parce que la nouvelle mission pourrait coûter plus cher en raison des risques accrus —, on obtient au bas mot 700 millions.Mais pour ce faire, l’armée devra avoir obtenu cet argent dans les deux prochains budgets fédéraux, comme elle le demande.Cependant, tout n’est pas encore comptabilisé.À cette somme de 2,4 milliards, il faut ajouter une autre tranche de 234 millions de dollars, utilisés pour l’achat d’équipements d’urgence destinés à l’Afghanistan.Bref, en ajoutant ces 234 millions à la cagnotte, la mission du Canada en Afghanistan pourrait avoir coûté 2,634 milliards à l’automne 2007.Et on ne parle pas des chiffres au-delà de 2007 dans l’éventualité oq les opérations du Canada se poursuivraient A titre de comparaison, les États-Unis ont dépensé près de 400 milliards en Afghanistan et en Irak depuis 2001.L’Agence canadienne de développement international (ACDI) aura elle aussi contribué à rebâtir l’Afghanistan.Entre 2001 et 2009, Ottawa aura investi une autre somme de 616 millions de dollars.D s'agit d’une hausse spectaculaire compte tenu du fait qu’avant 2001, le Canada ne versait que dix millions par aimée en aide internationale à Kaboul.Cette somme de 2,6 milliards représente-t-elle trop d’argent pour y ne telle mission?«Si Vidée consiste à réhabiliter un Etat, non, ce n’est pas cher», estime Jocelyn Coulon, directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix, affilié au CERIUM de l’Université de Montréal.Selon M.Coulon, il est tout à fait normal que le Canada reste sur place après 2007, comme l’a affirmé Rick Hillier.«Si on décide d’intervenir dans des Etats en déroute, il faut être prêt à être là à long terme.C’est le temps que ça prend pour reconstruire un pays.» Réagissant aux résultats du sondage CTW-Globe and Mail, M.Coulon souligne que les Canadiens devront s’y faire.«Les gens sont habitués à des missions de maintien de la paix consensuelles, plus faciles, [lors desquelles] le Canada patrouille une ligne de cessez-le-feu en donnant des bonbons aux enfants.Mais ce type de mission existe de moins en moins.En Afghanistan, c’est la guerre.» Le Devoir OSCARS Plusieurs films en lice font un retour remarqué sur le passé SUITE DE LA PAGE 1 Mais l’aspect le plus intéressant de cette sélection ne réside pas dans le suspense entre Brokeback Mountain, Munich, Crash, Capote, Good Night and Good Luck.Plutôt du côté des thèmes abordés par les principaux films, soudain porteurs de messages.Grincements sous les paillettes.La cérémonie reflétera-t-elle le ton sérieux des préoccupations cinématographiques?Pas sûr.Un party, c’est un party, même si le cinéma américain est en panne de recettes sur ses écrans et que les esprits sont chagrins., Par la voie de leur cinéma dans la course, les Etats-Unis semblent couchés sur un divan d’analyste.L’heure n’est pas à chanter Haut les mains! dans les clubs Med et à pousser la roue du divertissement, mais à remettre les valeurs nationales en question, à observer le reste de la planète aussi, à poser des questions et à fouiller le passé politique.Exit les certitudes.La guerre en Irak a creusé sa faille dans les esprits.Du coup, le septième art révèle une anxiété qu'on ne lui avait pas connue depuis des décennies.L'homosexualité par exemple, rarement abordée à Hollywood et la plupart du temps en catimini, devient omniprésente.Dans Brokeback Mountain, bien entendu, favori de la course avec son histoire émouvante de cow-boys gais dans une société répressive.Ajoutez au thème que Felicity Huffman a d’excellentes chances de rafler la statuette de la meilleure actrice pour son rôle de transsexuel dans Transame-rica.Même l’excellent Capote de Bennet Miller, qui remonte le cours de l’enquête menant à la rédaction d’/n Cold Blood, ressuscite l’écrivain Truman Capote dims les années 60, homosexuel lui aussi, voire grande folle.Le film présente aussi de brillants renvois d'ascenseur entre la création et le sang des êtres dont elle se nourrit parfois.Il devrait valoir à Philip Seymour Hoffmann la statuette du meilleur acteur.Crash de Paul Haggis, le coureur-surprise de la cuvée, plus indépendant que ses concurrents, aborde la ségrégation raciale dans les communautés multiethniques de Los Angeles et n’a pas non plus le cœur à la fête.On présume qu’il ne gagnera rien dimanche, sauf peut-être le meilleur scénario original, mais il tient bien sa partition dans cette messe noire.Plusieurs films en lice font un retour remarqué sur le passé.Le regard que pose George Clooney sur le maccarthysme dans Good Night and Good Luck (cinq nominations) fait écho aux chasses aux sorcières contemporaines en terre américaine.Quant au Munich de Steven Spielberg (cinq nominations, mais pas vraiment de statuettes en vue), il ose un retour sur la marmite explosive du MoyenOrient.Palestiniens et Israéliens nez à nez, hier (aux lendemains de l’assassinat des athlètes israéliens aux Jeux de Munich de 1972) comme aujourd’hui.Précisons qu’un des films en compétition pour l’Oscar de la meilleure œuvre en langue étrangère, Paradise Now de l’Israélien Hany Abu-Assad, traite des kamikazes palestiniens.Le thriller Syriana de Stephen Gaghan (pour lequel George Clooney atterrit en nomination à titre de meilleur acteur de soutien) aborde de son côté l’état de l’industrie du pétrole.The Constant Gardener de Fernando Meirelles (avec Rachel Weisz dans la course au meilleur second rôle féminin) se penche sur le sort de l’Afrique manipulée par l’Occident tout comme le documentaire en nomination dans sa catégorie, Le Cauchemar de Darwin d’Hubert Sauper.On retrouve dans le chapeau des œuvres plus légères, comme Walk The Une sur la vie du chanteur Johnny Cash.Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon, tous deux excellents, concourent pour les prix d’interprétation et Reesfe Witherspoon possède ses chances de rafler la statuette.On lui souhaite, d’ailleurs.Mais le film brosse également le profil d’une vie difficile marquée par la violence et la drogue.Quant à History Ôf Violence du Canadien David Cronenberg, pour lequel William Hurt se retrouve dans la catégorie du meilleur acteur de soutien, il ne fait pas dans le feel good movie lui non plus.Une chance que Pride & Prejudice, adapté d’un roman de Jane Austen, offre une belle histoire d’amour.Quelques prédictions en résumé.Meilleur film: Brokeback Mountain.Meilleur réalisateur Ang Lee.Meilleur acteur Philip Seymour Hoffman pour Capote.Meilleure actrice: Felicity Huffman pour Trans-america.Meilleur scénario original: Crash ou Good Night and Good Luck, peutêtre.Ce film de George Clooney, bien réalisé mais surfait car sans vrai point de vue, ne récoltera sans doute pas grand-chose au palmarès.Meilleur scénario adapté: Brokeback Mountain.Meilleure actrice de soutien: Rachel Weisz dans The Constant Gardener.Meilleur acteur de soutien: sans doute George Clooney pour Syriana.Meilleur documentaire: Le Cauchemar de Darwin, sinon La Marche de l’empereur, car les Américains étaient fous de l’aventure des manchots sur leur banquise.Dieu merci, Wallace et Gromit et le mystère du lapin-garou de Nick Park devrait mettre une peu de joie dans les cœurs en raflant la statuette du meilleur film d’animation.Pour le meilleur film en langue étrangère, dur à dire quand on n’a pas vu tous les finalistes, mais le sombre Tsotsi de Gavin Hood, une œuvre qui se déroule dans un bidonville d’Afrique du Sud, est à la fois remarquable.et dans le ton de cette année noire.Joyeux Oscars avec ça.Le Devoir Documentaire ou «documenteur»?CHRISTIAN RIOUX Paris — À 24 heures de la remise des Oscars à Hollywood, l’un des trois films français en nomination est la cible d’une violente polémique en France.Accusé de travestir la réalité, le documentaire d’Hubert Sauper Le Cauchemar de Darwin est depuis quelques jours l’objet d’une intense critique dans les médias français, qui l’avaient d'abord porté aux nues tors de sa sortie.Gagnant la semaine dernière du César du meilleur film documentaire et d’un prix du documentaire au Festival du nouveau cinéma (FNC) de Montréal en 2004, Hubert Sauper a dû défendre son film sur toutes les tribunes.Coproduit avec l’aide de la CBC, ce documentaire aux images saisissantes qui a enregistré 400 000 entrées en France ne serait-il en réalité qu'un «documenteur», comme se le demande l'hebdomadaire Le Point?Dans un long articto du dernier numéro de la revue Ifs Temps modernes, l'historien du cinéma François Garçon accuse le réalisateur de mentir sciemment et de travestir la réalité de la petite vüle de Mwanza.en Tanzanie, sans jamais prouver sa thèse centrale, qui porte sur le trafic d’armes.«Ce film est un mensonge complet, une constructum d'un réel qui n existe pas», dit-ü.Film militant encensé par la critique (meilleur film de l’année seton to magazine Télérama), Le Cauchemar de Darwin dénoncé les effets de la mondialisation sur les habitants des rives du lac Victoria, en Tanzanie.Lintrodix tion dans les années 50, à titre expérimental de la perc he du Ni un prédateur vorace, aurait depuis décimé toutes les populations de poissons indigènes.Sauper fait implicitement du commerce de la perche fa cause de fa paupérisation des habitants de la ville de Mwanza.des problèmes écologiques du lac Victoria, de l'epidemic de sâda qui sévit dans la région et surtout du trafic d'armes qui transiteraient dit-il, au retour par les mêmes avions qui acheminent les poissons vers la France ou le Canada.L’affiche du film, qui montre un poisson à côté d’un squelette puis d’une mitraillette, ne laisse guère de doutes sur le message.A la suite de son succès populaire, le film a d’ailleurs spontanément déclenché en Europe un mouvement de boycottage de la perche du Nil.Déjà, l’Union mondiale pour la nature (UICN), une ONG qui travaille dans la région, avait dénoncé dans une lettre ouverte au réalisateur «une image fausse des impacts socioéconomiques des pêcheries du lac Victoria».L’organisation écologiste reproche à Sauper d'avoir gommé tous les aspects positifs de cette activité économique, qui aurait pourtant permis de réduire la pauvreté.Selon la Banque mondiale, l’industrie crée 100 000 emplois dans la région.Spécialiste du film de propagande et de la période noire que fut le régime de Vichy, François Garçon dénonce un réquisitoire «d’une redoutable efficacité».mais globalement manipulateur.Contrairement à ce que prétend te film, dit l’historien, 74 % des poissons pêchés dans le lac Victoria ne sont pas exportés, et 40 % sont consommés sur place.Le film laisse en effet penser que la population locale ne dispose que des carcasses en voie de décomposition.Garçon s’en prend surtout à la thèse centrale du film, accusant l’auteur de ne jamais démontrer l’ombre d’un trafic d'armes.Alors que son film soutient à plusieurs reprises que les avions qui transportent le poisson en Europe reviennent chargés d’armes, Sauper n'a en effet jamais filmé une seule caisse d’armes.Toutes les personnes à qui il pose la question nient d'ailleurs ce trafic.Seul un pilote se réfère à un vague transport d’armes, mais à destination de l'Angola à l'occasion d’un conflit terminé depuis longtemps.Un journaliste tanzanien évoque aussi un éventuel trafic sans avancer fa moindre preuve.Correspondant du Devoir à Paris Finalistes Catégorie Roman hors Québec : Falaises Les cerfs-volants Le temps de Kaboul n’est rien La peau Chicken des autres street Le lauréat sera annoncé le » www.prixdeslibraires.qc.ca Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphoné Par télécopieur Par courrier 514-985-3333 514-985-3360 redactionCtIedevoir.com La publicité Au telephone 51+9853399 Par télécopieur 514-9853390 Extérieur de Montreal (sans trais) I 800 3630305 Les avis publics et appels d'offres Au téléphone 514-9853344 Par télécopieur 514-9853340 Par courrier avisdev® ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-9853322 Par télécopieur 514-9853340 Les abonnements Au téléphone 5149853355 du hindi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.coin Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphoné Par télécopieur 514-9853346 514-9853390 Lt Onxt» peut, à 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