Le devoir, 25 février 2002, Cahier A
INFIRMIÈRES Une solution à la pénurie: la rotation des quarts de travail Page A 3 COLOMBIE Ingrid Betancourt enlevée par la guerilla Page A 5 ?w w w .ledevo i r .e o in ?LE DEVOIR I I $ Crise du homard Thibault accuse les braconniers blancs HÉLÈNE BUZZ ETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Les quelques groupes micmacs des Maritimes à l’origine de ce qu’on a appelé la «crise du homard» ne sont que des marionnettes manipulées par un réseau de braconniers blancs, soutient le nouveau ministre des Pêches, Robert Thibault.Et c’est en obtenant un droit de regard sur la gestion de la ressource qu’ils s'affranchiront de cet état On se rappellera que, depuis le jugement MarshaU de 1999 accordant des droits de pêche et de cueillette aux autochtones des Maritimes, les saisons de pêche aux homards ont été ponctuées d’affrontements entre les forces de l’ordre et quelques des Pêches membres de certaines commu-Robert Thibault nautés.Le gouvernement fédéral a entrepris de signer des ententes avec les 34 bandes autochtones visées par l’arrêt de la Cour suprême, et quatre ont toujours refrisé de s’asseoir à la table, dont Burnt Church et Indian Brook.Ces dernières ont refusé de respecter les quotas leur étant alloués, jetant à l’eau plus de casiers que permis.Or, selon le nouveau ministre, ce sont les non-autochtones qui ont tout manigancé.VOIR PAGE A 8: THIBAULT Cinq concerts à Montréal Guelfucci élargit sa palette corse «Cest mon pays que je cherche à faire connaître, pas seulement la chanson» Faudra-t-il constamment revenir sur cette facette de sa carrière?Reste que pour Petru Guelfucci, l’épisode de Corsica, le tube de 1994 qui l’a fait connaître sur une bonne partie du globe et qui lui a assuré un succès monstre au Québec, bref, cet épisode le poursuit encore.Son dernier disque, Vita, est passé inaperçu ici en raison de conflits avec sa compagnie de disques, qui l’a tout simplement largué.Le gardien de la langue corse persiste et signe, parle de la Corse et du monde.Il revient à Montréal, pour cinq soirs, rien de moins.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Comme à son habitude, Petru Guelfucci profite de l’hiver pour faire quelques concerts.Sa vie d'apiculteur et de maraicher étant moins exigeante, il tourne.L’an dernier, presque à pareille date, il était à Montréal et trimballait son orchestre en tournée au Québec.La formation Voce di Corsica traversera cette fois l’Atlantique avec lui.Les polyphonies traditionnelles seront au programme.Deux de ces soirées, qui déjà affichent complet, élargissent le menu et allient le chant corse à la gastronomie de File de beauté.'Ce que je voudrais faire, c'est faire connaître la Corse sous tous ses aspects, révèle le chanteur, joint la semaine dernière au téléphone.Je veux montrer la grande palette de ce que l’on sait faire.Il y a la culture au sens vrai, au sens large.Dans la culture, il n’y a pas que la chanson.Il y a la façon d'être, la façon de VOIR PAGE A 8: GUELFUCCI Petru Guelfucci INDEX ^r Annonces.B 4 Actualités.A 2 Avis publics .BS Convergence.B 7 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial .A 6 Fonds.B 2 Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés .B 4 Météo.B 5 Religions.B 6 Sports.B 4 Télévision.B 7 La douceur de l’or L’équipe canadienne de hockey a attendu 50 ans avant dy retoucher « SHAUN BEST REUTERS Le gardien de l’équipe canadienne, Martin Brodeur, a bondi de joie lorsque le sifflet de l’arbitre a mis fin au match qui a permis au Canada de remporter la médaille d’or, hier, à Salt lake City.L’ailier gauche Simon Gagné s’apprêtait à lui sauter dans les bras.LE DEVOIR E P I A P R E SS E C A N A D1E N N E Après un demi-siècle de disette, le Canada a croque à pleines dents dans l'or olympique hier à Salt lake City.Sous la férule de Joe Sakic (deux buts et deux passes), l’équipe nationale a saboté le doux rêve américain de répéter l’exploit des Jeux de lake Placid pour rappeler au monde entier que le hockey — de lady Byng à lord Stanley, en passant par Mario Lemieux— est un sport typiquement canadien.Dans la partie la plus regardée de l’histoire du h (xistes vacants d;uis It's hôpitaux affilies au Centre universitaire de s;uité de McGill, dont 155 à temps partiel.Selon le sous-ministre, le fonctionnement qui prévaut dans les hôpitaux francophones a ses inconvénients.En plus de ne pas exposer les jeunes infirmières à l'expérience des doyennes, le travail obligé de nuit rend la vie familiale très difficile pour les jeunes infirmières.A l'inverse, les infirmières plus âgées, qui n'ont souvent plus d’obligations familiales, sont celles qui ixxupent massivement les postes de jour.«Dans les endroits comme le CHUM, les gens en viennent à refuser des postes à temps plein, parce qu'ils savent qu'ils vont travailler de nuit pendant des années.Four bien des gens, cette perspective n’est pas très encourageante, alors ils préfèrent rester sur les listes de rappel», ajoute-t-il.le principe de la rotation n'est appliqué que dans de rares hôpitaux francophones, comme l’hôpital Notre-Dame.Une entente en ce sens y a été signée entre le syndicat et la direction.Pour le sous-ministre adjoint, la situation qui prévaut dans les hôpitaux francophones résulte de facteurs historiques, difficilement modifiables aujourd’hui.«A chaque fois qu’on aborde cette problématique, on se heurte à un mur, dit-il.Mais ça ne servirait à rien d'imposer cela si les gens n ’en veulent pas, parce qu'ils ont été habitués à autre chose.A l'heure actuelle, les employeurs n'ont pas intérêt à mécontenter leur personnel car la situation est déjà très difficile.Cela ne peut marcher que si tout le monde y trouve son compte.» Joyeux anniversaire ! JACQUES GRENIER LE DEVOIR LE FONDS de solidarité de la FTQ a accueilli cette semaine son 500 OOO actionnaire, un événement d’autant plus agréable à souligner pour la Fl'Q que la campagne pour la souscription à un REER bat son plein.La 500 OOO adhérente au Fonds, Linda Young, a reçu hier un forfait vacances des mains du président de la FTQ, Henri Massé, et de Pierre Genest, nouveau p.-d.g du Fonds.Ils ont également profité de l’occasion pour célébrer le 78’ anniversaire du fondateur du Fonds, Louis iMberge.Cas présumé de brutalité De jeunes Noirs réclament une enquête sur les agents de sécurité du métro LE DEVOIR L’organisme Jeunesse noire en ’ action a exigé hier la tenue d’une enquête indépendante de la part du ministère de la Sécurité publique sur le comportement des agents de sécurité du métro après avoir mis au jour un présumé cas de brutalité.Jeunesse noire a présenté à la presse Winston Roberts, 18 ans, encore trop traumatisé par son expérience malheureuse pour en parler.Dans une déclaration écrite lue par une tierce personne, le jeune homme allègue que six agents de sécurité du métro l’ont battu au corps, aux jambes et à la tête avec des matraques sans aucun motif valable, le 10 janvier à la station Vil-la-Maria.Six semaines plus tard, il en garde toujours des séquelles: douleurs chroniques, troubles de la vue, pertes de concentration.Winston Roberts affirme dans sa déclaration écrite qu’il a déjà vu des agents du métro s’en prendre aux jeunes Noirs à plusieurs reprises depuis trois ans; des gestes qui l’ont amené à développer une attitude de non-confrontation par instinct de survie.Jeunesse noire en action a «enquêté» environ un mois à la station Villa-Maria pour retrouver six témoins de l’agression sauvage à l’encontre de M.Roberts.Aucun d’entre eux n’était disponible hier.L’organisme a également découvert un deuxième cas d’abus dont les détails demeurent inconnus.Peter Flegel, porte-parole de Jeunesse noire en action, a invité toutes les victimes de brutalité dans le métro à entrer en contact avec lui afin d’étayer le dossier contre les agents.Dans l’immédiat, Jeunesse noire a déposé une plainte à la Commission des droits de la personne au nom de Winston Roberts.loto-québec 649 Tirage du 2002-02-23 Q7 28 38 39 44 4S Complémentaire: (06) GAGNANTS LOTS 6/6 2 1 055 159,90 $ 5/6+ 10 63 309,60 $ 5/6 186 2 723,00 $ 4/6 11 389 85,20 $ 3/6 220 853 10,00 $ Ventes totales 14 287 044 $ Prochain gros lot (appr ): Tîrariô mVCSM Tirage du 2002-02-23 03 18 19 22 22 40 Complémentaire: 06) GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 30 500,00$ 4/6 1 530 50,00$ 3/6 27 331 5,00$ Ventes totales 738 542,00 î Tirage du 2002-02-23 (S 35 38 48 GAGNANTS 49 03 04 48 48 81 09 13 21 38 118 ’Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le r à la promotion.1 020,41 $ 308,64$ 211,86$ te billet sont admiaaibies Tirage du 2002-02-22 06 15 16 17 26 22 35 (34) Complémentaire: Ventes totales Prochain gros lot: 9 767 656 $ 5 000 000$ GAGNANTS LOTS 7/7 0 2 500 000,00 $ 6T7+ 1 178 898,30$ 6/7 56 2 795,30 $ 5/7 3 775 148,10$ 4/7 80 949 10,00$ 3/7+ 74 214 10,00$ 3/7 675 096 Participalion gratuit* EQtra Tirage du 2002-02-22 LOT v 100 000$ Egtra Tirage du 2002-02-23 LOT 100 000$ Le jeu doit rester un jeu Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste omoelie de L-Q cette dernière a priorité T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QuÉBEC f EOLEX SERVICE POUR GARDER VOTRE ROLEX EN PARFAIT ÉTAT DE FONCTIONNEMENT, NOUS VOUS CONSEILLONS D’EFFECTUER UNE RÉVISION COMPLÈTE TOUS LES CINQ ANS.we Gambard Vente et service technique Vente et service technlqu 630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE • TÉL : 866-3876 PROVOCATEUR Thierry Ardisson adore la controverse et déteste l'accent québécois.Le célèbre animateur français est l'invité de Paul Arcand, ce matin dès 9 h.CKAC 730 UN MOT VAUT MILLE IMAGES.A 4 LE DEVOIR.LE L l V D I FEVRIER 2 0 0 2 LES ACTUALITES Locomotives fabriquées au Mexique Les TCA critiquent l’aide d’Ottawa à Bombardier ALLAN SWIFT PRESSE CANADIENNE Bombardier, le conglomérat industriel qui a bénéficié de subventions douteuses du gouvernement fédéral afin d’accroitre sa part du marché de la construction aéronautique aux Etats-Unis, fabrique maintenant des locomotives au Mexique en bénéficiant, une fois de plus, du soutien d’Ottawa.Le syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) , qui représente des centaines de travailleurs mis à pied d’une usine de montage de locomotives de Montréal, condamne le soutien fédéral accordé à une importante société ferroviaire américaine en vue de l’achat de locomotives de la société General Motors (GM) et du sous-traitant de celle-ci.Bombardier.GM assemble certains de ces engins dans ses installations de London, en Ontario, tandis que Bombardier remplit sa part du contrat — dont la valeur n’a pas été divulguée — dans son usine de Sahagun, au Mexique.L’aide fédérale s’est présentée sous la forme d’un prêt de la société Exportation et développement Canada à Union Pacific Railway, un chemin de fer dont le siège est situé à Omaha, au Nebraska.La commande effectuée par la société américaine est évaluée à 3,2 milliards CAN.L’usine de GM à London n’était pas en mesure de respecter le calendrier de livraison, de trois a quatre ans.Le constructeur a donc fait appel a Bombardier, qui a à son tour confié le travail à l’usine quelle exploite au Mexique.Le projet, qualifié de tout à fait légitime par Exportation et développement Canada, a été fortement critiqué par les TCA et le groupe de pression Transport 2000.Abe Rosner, responsable chez les TCA, a estimé qu’il n’était pas logique de se servir de fonds publics pour remplir la part mexicaine du contrat, alors que l’usine de fabrication de locomotives d’Alstom, à Montréal, a procédé à la mise à pied de la plupart de ses employés, pour cause de manque de contrats.«Il ne fait absolument aucun doute que nous pourrions accomplir ce travail et je dois vous dire que nous étions en état de choc lorsque nous avons appris la nouvelle», a-t-il déclaré en entrevue.«Il est tout simplement incroyable que l’argent public soit versé à une compagnie qui fait effectuer le travail au Mexique», a-t-il ajouté.L’usine d’Alstom, la seule au pays, selon M.Rosner, où sont assemblées et remises à neuf des locomotives de grande taille, appartenait auparavant au Canadien National.Le transporteur l’a vendue à Alstom, une compagnie française, en 1996.Centres de la petite enfance La lutte contre le sida Des milliers de spécialistes sont réunis à Seattle FRANCIS TEMMAN AGENCE FRANCE-PRESSE Seattle — La 9e conférence annuelle sur les rétrovirus, qui s’ouvrait hier à Seattle, rassemblera pendant cinq jours quelque 3600 chercheurs et cliniciens spécialistes du sida pour faire le point de la recherche sur un fléau qui a déjà fait plus de 22 millions de morts depuis son apparition il y a 21 ans.Invité d’honneur cette année, le fondateur de Microsoft Bill Gates, qui dirige la fondation Bill et Melinda Gates contre le sida, devait ouvrir hier soir la conférence par un discours consacré à la nécessité urgente d’accentuer l’effort de prévention et au rôle important que peuvent jouer les organisations philanthropiques dans cet effort.L’évolution de la transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et des comportements à risques, le développement des souches résistantes aux traitements et la mise au point de nouvelles classes de médicaments seront les principaux sujets abordés cette année, a indiqué au cours d’une conférence de presse la présidente du comité d’organisation, Constance Benson, de l’Université du Colorado, à Denver.«Il y a eu des progrès assez significatifs réalisés sur de nombreux fronts» au cours de l’année écoulée, a relevé le Dr Benson.Les chercheurs présenteront ainsi les dernières avancées encourageantes dans le domaine des traitements chimiothérapiques antisida visant à empêcher la réplication du virus dans l’organisme, et en particulier les résultats d’études cliniques de nouveaux agents antirétroviraux, dont une nouvelle génération de médicaments appelés inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase (NNRTD.«Elle représente une classe supplémentaire de médicaments dans notre arsenal contre le VIH [.] et une avancée majeure dans ce domaine», a souligné le Dr David Ho, du Centre Aaron Diamond pour la recherche contre le sida.Priorité à la prévention Si aucune annonce majeure n’est à attendre dans le domaine des vaccins antisida, les chercheurs devraient cependant présenter les derniers résultats d’essais cliniques actuellement en cours sur l’homme et le singe.Avec déjà plus de 22 millions de morts, plus de 40 millions de personnes infectées par le VH dans le monde et 14 000 nouvelles infections chaque jour, l’urgence reste plus que jamais à la prévention, insistent les spécialistes.«Il faut garder à l’esprit que les traitements peuvent durer toute la vie et sont parfois toxiques.Par conséquent, notre objectif premier doit être de prévenir les infections», a souligné le Dr Harold Jaffe, directeur du Centre national du VIH, en relevant une remontée en flèche des cas d’infection dans les pays développés, et notamment aux Etats-Unis.«Nous n’avons jamais eu autant de gens infectés par le VIH qu’au-jourd’hui dans ce pays.Un trop grand nombre d’entre eux est diagnostiqué et traité trop tardivement et un nombre inacceptable ne reçoit ni traitement ni service préventif», a-t-il déploré.Une attention notable sera donnée cette année aux facteurs affectant la transmission du VIH chez les femmes, «un des groupes particulièrement à risque dans le monde», a souligné le Dr Benson.La compréhension de l’origine complexe du VIH sera aussi l’un des thèmes abordés.Des employées pourraient débrayer PRESSE CANADIENNE Les syndicats régionaux des centres de la petite enfonce affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) s’apprêtent à adopter un plan d’action qui comprend des journées de débrayage.L’objectif de cette mobilisation consiste à accélérer la mise sur pied d’un régime de retraite auquel le gouvernement du Québec n’a toujours pas donné de suite favorable.«Une fois de plus, les douces vont devoir hausser le ton pour qu ’on cesse de se promener de promesse en promesse, de signature d’entente en signature d’entente.Il faut que le gouvernement cesse de traîner les pieds et respecte enfin sa signature», a déclaré la vice-présidente de la CSN, Claudette Charbonneau.Dans une entente conclue en mai 1999, où les travailleuses avaient obtenu un redressement salarial, un comité devait évaluer les coûts de la mise en place d’un régime de retraite.Or, depuis ce temps, les travaux de ce comité n’ont rien donné.Le plan d’action adopté par les conseils syndicaux sera soumis aux travailleuses des centres de la petite enfance à compter de la mi-mars.Les débrayages pourraient avoir lieu dès la mi-avril.Les 5000 travailleuses affiliées à la CSN représentent plus de 90 % des travailleuses syndiquées du secteur.La Centrale des syndicats du Québec a également brandi cette menace samedi lors d’une manifestation de quelque 200 intervenantes de centre de la petite enfance devant les bureaux du pre-I mier ministre Bernard Landry I à Montréal.Ce soir 17 h avec Pierre Bruneau Les nouvelles que vous trouvez importantes, approfondies par des reporters d’expérience.Ce soir 20 h avec Simon Durivagè Parmi les sujets : Trois ans en prison, par erreur ! i N, « Ql tRtt OR MEDIA tva.canoe.com 1 E DEVOIR.LE L 1 X D I E E V R 1 E R 2 O Ü 2 a r> -?LE DEVOIR ?- l,E MONDE Toujours confiné à Ramallah Arafat peut se dégourdir les jambes Israel permet au dirigeant palestinien de quitter ses bureaux AGENCE FRANCE-PRESSE Jerusalem — Israël a decide hier de maintenir le président palestinien Yasser Aralat confiné à Ramallah (Cisjordanie), tout en lui permettant de quitter ses bureaux et de circuler dans la ville autonome palestinienne, provoquant des réactions indignées des Palestiniens.Un proche conseiller de M.Arafat, Nabil Abou Roudeina, a indiqué que les Palestiniens n'auraient plus de rencontres sécuritaires ou politiques avec Israël jusqu'à ce que le gouvernement revienne sur sa décision.La direction palestinienne était réunie en milieu d'après-midi en urgence à l’appel de M.Arafat, à Ramallah, pour discuter de la décision israélienne.Sur 14 ministres formant la commission pour les affaires de sécurité du gouvernement israélien, réunie par le premier ministre Ariel Sharon, 12 ont voté pour le main- tien de M.Arafat à Ramallah, où neanmoins il bénéficiera désormais d’une plus grande liberté de mouvement Depuis le 3 décembre, le president palestinien est cerne dans son quartier général de cette ville par les chars israéliens, qui vont reculer de quelques centaines de mètres, selon les décisions prises par le gouvernement israélien.S’il veut circuler ailleurs dans les territoires autonomes palestiniens ou se rendre à l'étranger, M.Arafat devra cependant en taire la demande «personnellement au premier ministre Ariel Sharon», selon un communique officiel israélien.Israël exigeait, pour lui permettre de quitter Ramallah, que M.Arafat fasse arrêter les assassins du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi, tué en octobre à Jérusalem.L’Autorité palestinienne a arrêté cette semaine trois personnes, dans le cadre de cette affaire, dont deux sont les assassins presumes du ministre, mais M.Arafat refuse de |es remettre à Israël.A la suite de la division, les Pa-lestiniens ont annulé leur participation à une réunion sécuritaire avec des responsables israéliens prevue hier soir.M.Abou Roudeina a estimé que «la décision du gouvernement israélien signifie [.] qu'il ne veut donner aucune chance aux efforts de la communauté internationale pour ramener la paix dans cette région-.«Cette décision est une honte.Elle est inacceptable et signifie que ce gouvernement ne veut pas de cessez-le-feu, ni le calme», a renchéri Saëb Erakat, principal négociateur palestinien.Le chef du parti israélien Meretz (opposition de gauche), Yossi Sa-rid, a lui aussi vivement critiqué la décision du cabinet.«C'est grotesque.M.Arafat pourra désormais aller à l’épicerie ou à la blanchisserie à Ramallah, mais on l’empêchera de se rendre le mois pnxiuiin à Ihyrou-th au sommet de la IJgue arabe, qui no durcir le ton», a-t-il déclaré.Le cabinet israélien a précise qu’il exigeait toujours de l'Autorité palestinienne qu’elle arrête et lui mette tous les auteurs et commanditaires de l’assassinat de Zeevi.Par voie de presse, la famille Zeevi a appelé le gouvernement israélien «à ne pas se laisser abuser par Us manigances d'Arafat».Le cabinet exige aussi l'arrestation et le jugement des respon sables de la contrebande d'armes du Karine A, un cargo destiné se Ion Israël aux Palestiniens.11 a été arraisonné en janvier avec 50 tonnes d'armements à bord dans les eaux internationales en mer Rouge par la marine israélienne.le ministre de la Defense Binya min Ben Eliezer avait déclare être favorable à la levée du siège de M.Arafat, susceptible selon lui de favoriser un retour au calme et une dynamique du dialogue.Bogota (AFP) — la guérilla des PARC a accentué son escalade dans la violence depuis la rupture du processus de paix mercredi avec l’enlèvement hier d’Ingrid Betancourt, candidate écologiste aux présidentielles en Colombie et connue en France pour La Rage au cœur, un succès de librairie.A trois mois du scrutin prévu pour désigner le 26 mai un successeur au conservateur Andrés Pastrana, l’ancienne diplômée de Sciences-Po à l’ans, âgée de 40 ans, avait été élue au Sénat en 1908 avant de se lancer dans la campagne présidentielle pour le parti écologiste Oxygène vert.La candidate des Verts colombiens a été séquestrée par un commando du front 15 des Forces armées révolutionnaires de Colombie (PARC, marxistes), la principale guérilla du pays avec 17 000 hommes, près de Florencia, à 700 km au sud-est de Bogota.Sa directrice de campagne, Clara Rojas, a été également enlevée par les rebelles.Le photographe français Alain Keler, du magazine Marie-Claire, et deux conseillers d’Ingrid Betancourt, tous retenus avec elle dans un premier temps, ont été libérés par les guérilleros hier matin.L’enlèvement de cette activiste de la liberté en Colombie a provoqué un nouveau chix' dans le pays andin, frappé par une guerre civile de 38 ans avec un bilan de plus de 200 (XX) morts.«Cet événement est lamentable et nous exigeons la remise en liberté immédiate de la candidate», a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur, Armando Estrada.Partie de Florencia (sud-est) avec eux vendredi, Ingrid Betancourt avait tenté de gagner en voiture sans escorte San Vicente del Caguan, dans l’ancienne enclave démilitarisée de la guérilla des PARC, que l'armée est en train d’occuper depuis jeudi après la rupture du processus de paix avec les rebelles.«Deux guérilleros ont sauté sur une mine et ont été blessés, à l'en droit où nous allions passer avec Ingrid», a raconté Alain Keler à l’AFP après sa libération.Le Caguan, surnom de l’ancien réduit des PARC grand comme la Suisse (42 000 km2), avait été abandonné en novembre 1998 aux rebelles pour en faire un «laboratoire de paix».Dans un livre écrit en français et reçu avec succès en France, La Rage au cœur, Ingrid Betancourt décrit le drame de son pays et les risques d’enlèvements ou d’attentats.Elle-même a été victime de multiples menaces de mort, selon son récit.Même si les derniers sondages lui donnent moins de 2 % des intentions de vote aux présidentielles, la candidate des Verts continue de se battre bec et ongles dans son combat contre la corruption et pour une vraie négociation avec les rebelles, avec en priorité un cessez-le-feu.Ingrid Betancourt «n’a pas sui-vi les recommandations [des autori-tés|», alors que les opérations antiguérilla en cours «exigent de garder la prudence nécessaire dans une région où existent des affrontements entre la force publique et les groupes armés en marge de Ui loi», avait indiqué samedi soir le gouvernement dans un communiqué.Ix: chef de l’État avait lui-même réalisé une visite à San Vicente del Caguan samedi, où il s’était rendu à bord de l’avion présidentiel jusqu'à florencia, puis par hélicoptère jusqu’à San Vicente del Caguan.L’Iran déploie le tapis rouge pour Karzaï AGENCE FRANCE-PRESSE Téhéran — Les dirigeants iraniens ont réservé hier un accueil particulièrement chaleureux au chef du gouvernement intérimaire afghan Hamid Karzaï, qui a eu droit au (apis rouge et à une cérémonie digne d’un chef d’État.Peu après son arrivée à Téhéran, pour sa première visite en Iran depuis sa prise de fonctions à Kaboul en décembre, M.Karzaï a été accueilli par le président Mohammad Khatami lors d’une cérémonie à l’ancien Palais impérial Saad-Abad, dans le nord résidentiel de Téhéran.Après un premier entretien privé, MM.Khatami et Karzaï’ devaient s’adresser à la presse.Signe de l’importance accordée à sa visite, M.Kar-zai doit être reçu aujourd’hui en audience par le Guide suprême du régime l’ayatollah Ali Khamenei.Il doit en outre prononcer un discours devant des ingénieurs du secteur privé.La visite du dirigeant afghan intervient au moment où Washington a intensifié les pressions sur Téhéran, l’accusant de «tentative de déstabilisation» en Afghanistan, d’abriter des membres du réseau du terroriste présumé Oussama ben Laden, al-Qaïda, et de constituer avec l’Irak et la Corée du Nord un «axe du mal», accusant ces trois pays de tenter de se doter d'armes de destruction massive.Téhéran, qui a démenti les accusations américaines, a déclaré qu’il souhaitait la «consolidation» du gouvernement de Kaboul et qu’il avait renforcé les contrôles aux frontières pour empêcher l’entrée d’anciens talibans et de membres d’al-Qaï'da M.Karzaï' conduit une importante délégation comprenant au total 13 ministres parmi lesquels ceux des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, des Réfugiés, Enayatullah Nazeri, du Travail et des Affaires sociales, Mirwais Sadeq.Dans une déclaration à la presse, M.Abdullah a souligné le «rôle important» de l’Iran «pour la reconstruction» de l’Afghanistan.Outre la reconstruction de l’Afghanistan, pour laquelle l’Iran devrait allouer quelque 560 millions de USD sur une période de cinq ans, plusieurs sujets délicats comme la présence de plus de deux millions de réfugiés afghans en Iran devraient dominer les entretiens de M.Karzaï'.Depuis plusieurs jours, les médias et certains responsables iraniens ont implicitement appelé les nouveaux dirigeants afghans à prendre leurs distances envers les États-Unis.«Karzaï, vous êtes en retard mais vous êtes le bienvenu», a titré hier le journal réformateur Iran News, qui souligne ainsi la visite tardive du nouveau dirigeant afghan en Iran, pays voisin et ennemi juré du régime taliban.Ben Laden se cacherait à la frontière pakistanaise sommes presque certains qu’il est vivant» AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Oussama ben loden serait toujours vivant et pourrait se cacher près de la frontière afghano-pakistanai-se, selon des responsables américains qui se sont déclarés confiants sur les possibilités de capturer le chef islamiste.«Je pense qu ’il est très raisonnable» de croire que ben Laden se cache dans un endroit reculé sur la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan, a déclaré dimanche le chef d’état-major interarmées américain, le général Richard «Nous Myers, interrogé sur des informations en ce sens pâmes dans le New York Times.«Nous sommes presque certains qu’il [ben Laden] est vivant et nous pensons qu’il se trouve quelque part entre l'Afghanistan et le Pakistan.Il se peut qu ïl fasse la navette entre les deux pays», a indiqué un haut responsable américain au New York Times.Le général Myers, interrogé par la chaîne de télévision ABC, a cependant précisé que les États-Unis ne savaient pas où se trouve l’instigateur présumé des attentats du 11 septembre à New York et Washington.«Nous ne savons pas où il est» et «toute spéculation sur l’endroit où il pourrait être ne serait pas très sérieuse», a-t-il affirmé, en notant que ben Laden «a été très tranquille depuis le début janvier».Selon le général Myers, le leader islamiste pourrait avoir échappé aux bombardements américains en Afghanistan, notamment dans la région des grottes deTora Bora.«H est possible qu’il ne soit plus vivant, mais je pense que les chances sont qu’il est probablement invant», a-t-il dit Le secrétaire à la Défense américain Donald Rumsfeld s’est montré plus nuancé.«Ll n’y a pas eu de preuve récente indiquant qu’il est vivant.Cela ne veut pas dire qu’il ne soit pas vivant.Cela veut simplement dire que nous n ’avons pas de preuves qu ’il Test ou qu ’il ne Test pas», a-t-il affirmé sur CBS.M.Rumsfeld s’est néanmoins déclaré confiant, comme le général Myers, sur les chances de capturer, mort ou vivant l’ennemi public numéro un des Américains.«Il est important que nous le trouvions, et nous finirons par le trouver», a assuré le secretaire à la Défense.«Nous aurons ben Laden» comme «nous avons eu déjà plusieurs de ses lieutenants», a indiqué Richard Myers en précisant toutefois qu’il ne s’agissait pas du premier objectif des États-Unis.«Je n’appellerais pas cela [la capture de ben Laden] la première mission.Nous voulons attraper la direction d’al-Qaïda.[.] Ben laden fait partie de cette direction, donc nous aimerions l’attraper et nous l’attraperons», a expliqué le chef d’état-major américain.Un haut responsable américain, cité par le New York Times, a estimé que la lutte contre Al-Qaïda avait déjà porté ses fruits.«Nous avons probablement eu un tiers environ de la direction» de ce réseau, a-t-il indiqué en estimant que cette direction est formée de 20 à 25 personnes., Donald Rumsfeld a précisé que les États-Unis recherchaient «20 ou 25 ou 30» hauts responsables d’al-Qaïda.«Nous en avons un certain nombre en captivité, et nous sommes assez sûrs qu’un certain nombre sont morts.Et il est clair qu’il y en a plus que nous recherchons», a-t-il déclaré.Malgré ces progrès, les responsables américains ont reconnu que la guerre contre le terrorisme serait encore longue.«Nous ne pensons pas que cette guerre contre le terrorisme sera terminée quand nous aurons ben Laden, car il y a trop de membres d’al-Qaïda qui ont encore une importante capacité», a souligné M.Myers.M.Rumsfeld a rappelé qu’il y avait eu «des milliers et des milliers» de terroristes entraînés en Afghanistan, qui pourraient commettre des attentats dans «beaucoup de pays».«Us n'ont pas été vaincus» même s’ils sont aujourd’hui «en fuite», a-t-il souligné.Au moins une centaine (Je membres d’al-Qaïda se trouvent aux États-Unis et constituent la menace la plus immédiate d’une nouvelle attaque terroriste sur le territoire américain, avait déclaré samedi le président de la commission du renseignement du Sénat, Bob Graham.rHIl.II’l’IÎ WOJAZKK Kl ( U HS Ingrid Betancourt, 40 ans, élue au Sénat en 1998.Betancourt aux abonnés absents Im guérilla colombienne enlève la candidate aux présidentielles Obligations a taux Boni de i%.ta premiere année P°UirôndsnREER Capital garanti >100% par le gouvernement du Québec Ifr année 8,00 % I 9* année 7,oo% 8’ année 675% 7* année 6,50 % J 6’ année 6.25 % J 5* année 6.oo % 1 4* année 4,75 % | 3* année 4.25 % | 2* année 3,00 % | OBLIGATIONS A TAUX PROGRESSIF PLACEMENTS QUEBEC Un investissement dont le rendement augmente chaque année.1” année 2oo% acementsqc • Achat minimum de 100 S Les obligations à taux progressif peuvent être détenues dans un compte REER ou hors REER Placements Québec ca ca ca ca On prépare l'avenir /Vmxpfr7'11011 1 800 463-5229 Pour la region de Québec, composez le 521-5229.Heures d'ouverture : du lundi au vendredi, de 8 h à 2(Ha et les samedis de février, de 10 h à 16 h. EDITORIAL Du gaz pour des lingots Les gens de Sept-îles sont satisfaits, ceux de Baie-Comeau, très déçus.Parce qu’on prétend qu’elle favorisera la transformation de l’aluminium ici-même, au Québec, l’allocation d’un bloc d’énergie de 500 mégawatts au consortium Alouette devrait être une bonne nouvelle.Mais qu’on nous permette une question bête: si ce projet est si fantastique, qu’est-ce qui empêche le Québec de dire oui à tous les projets industriels du genre qui sont sur la table?DI y avait deux projets en concurrence pour l’obtention du bloc de 500 mégawatts d’électricité mis à la disposition des entreprises sans tambour ni trompette, en septembre dernier: celui d’Alcoa, favorisant surtout les régions de Baie-Comeau et de Deschambault, et celui d’Alouette-Alcan dont les retombées avantagent Sept-îles et le Saguenay.En janvier, il y avait même un troisième projet, celui d’Alcan qui a finalement préféré s’allier à Alouette pour maximiser ses chances d'obtenir un morceau du gâteau.Entre Alouette et Alcoa, il n’y a pas qu’une question de région, il y a surtout ces fameuses retombées qui s’annoncent plus consistantes dans le cas d’Alouette.lors de l’annonce du choix qui a été arrêté par le gouvernement, jeudi dernier, le premier ministre Landry et la ministre Marois ont faitAmiroiter l’ajout de 500 emplois permanents à l’aluminerie de Sept-îles, de 2000 emplois temporaires pendant la construction et d’une autre tranche de 1000 emplois permanents dans l’avenir, cette fois grâce à l’éventuelle transformation des lingots en produits semi-finis et dont les détails seront annoncés ultérieurement.Fort bien! Mais alors, pourquoi ne pas avoir accepté aussi l’autre projet, comme le demande l’opposition libérale?La réponse, on le devine, tient à deux facteurs: d’abord, la disponibilité de l’énergie; ensuite, le coût élevé de l’intervention gouvernementale.Pour accompagner un projet de cette importance, Québec a dû accorder un prêt sans intérêt de 230 millions, remboursable dans 30 ans.En lait, ces millions, il ne les a pas, il doit les emprunter lui-même, à 6 % d’intérêt, pour les prêter par la suite.Voilà une première dépense de 400 millions en intérêts pour les contribuables.À cela s’ajoute un congé fiscal de dix ans, comme à tout autre grand projet, dont on ne peut prévoir le coût avec précision.Finalement, Hydro-Québec devra garantir une puissance de 500 mégawatts au tarif de grande consommation, soit 3,7 C du kWh.Combien tout cela coûtera-t-il aux contribuables?Très cher, car Hydro-Québec ne dispose pas non plus de l’électricité nécessaire et qu’il lui faudra construire une centrale pour répondre à cette demande du gouvernement.Voilà le problème.Voilà aussi pourquoi il devient abusif de donner suite à de tels projets qui sont à la fois très énergivores et excessivement coûteux pour les contribuables.Ce projet Alouette, c’est avec de l’électricité produite en brûlant du gaz naturel qu’il sera rendu possible en temps voulu.Ce n'était donc pas un hasard si, à la surprise générale, en octobre dernier, le gouvernement liindry annonçait la construction d’une usine thermique d'une puissance de 500 à 800 MW.lers du dévoilement du projet, le ministre Jacques Brassard justifiait l’initiative par le risque de pénurie auquel le Québec pourrait faire face étant donné la faible hydroli-cité (le manque d’eau) et l’augmentation de la demande liée aux «projets industriels».Cette semaine, la division Transport d'Hydro-Québec revenait à la charge en lançant un appel d’offres pour l’achat, vers 2006, de 600 MW supplémentaires.Or, dans tous les cas, le coût ne pourra s’établir à moins de 5 C à 7 C du kWh, alors que le tarif consenti à Alouette est de 3,7 C.Au total, le cadeau de cette semaine coûtera une centaine de millions par année en manque à gagner pour Hydro-Québec qui devra le répercuter en augmentant ses tarifs d’ici à 2005, ou pour les contribuables si Québec consent à se priver de ces revenus chaque année.Chaque emploi ainsi créé coûtera donc, au bas mot, 65 OOO $ par année, à vie, en subvention directe, sans parler des coûLs indirects très élevés générés par l’augmentation de 2 % des gaz à effet de serre d’une usine thermique dont le Québec n’a aucun besoin.À ce prix-là, combien d'alumineries les libéraux sont-ils prêts à subventionner à leur tour pour concurrencer le gouvernement du Parti québécois en régions?jrsansfacotialedei'oir.ca L’asymétrie d’Air Canada Jean-Robert Sansfaçon ?O _ e français n’a pas la cote à bord des avions d’Air Canada.S’il fut un temps où la compagnie semblait déployer des efforts afin de s’assurer que les passagers désireux d’être ¦ servis en français trouvaient l’être, ce n'est plus le cas au-| j jourdluû.le1 bilinguisme officiel a pris toute une débarque à bord du transporteur, qui jouit désormais d’une situation de monopole au pays.Pourtant, même privatisée, Air Canada reste soumise à la Loi sur les langues officielles.Mais les nombreux rappels de la commissaire aux langues officielles n’ont eu aucun effet.Il y a quelques jours, c’était au tour d’un comité permanent des communes de suggérer que la compagnie soit mise à l’amende à chaque fois qu’elle violait la loi.Un peu comme l’avait fait quelques mois plus tôt la Commissaire Diane Adam en réclamant d’Ottawa qu’il rende son aide conditionnelle à une amélioration de ses performances en matière de bilinguisme, le comité demande au ministre du Transport, David Collenette, de resserrer la loi de manière à pouvoir imposer rapidement des sanctions en cas de non-observance.U serait pertinent, dit encore le comité, que les passagers insatisfaits puissent déposer une plainte sans avoir à affronter un incroyable dédale administratif.Mais ces obstacles n’empêchent pas Air Canada de remporter, année après année, le championnat des plaintes au bureau de la commissaire sur les langues officielles.Ije président de la société, Robert Milton, réitère périodiquement ses bonnes intentions.Mais il faudra plus.M.Milton a beau plaider les difficultés liées à la fusion avec le transporteur Canadien, qui affi- 5hait un taux de bilinguisme très bas, il est temps de passer à l’action.l moins bien entendu qu’au-delà des contités et des travaux de la Commissaire aux langues officielles, le gouvernement se fiche éperdument de l’application de sa loi.Ici au Québec, cela n’étonne plus vraiment, car iî y a belle lurette que la politique fédérale est appliquée différemment selon qu’il s’agit du français ou de l’anglais.A Air Canada, les choses ne s’arrangent pas non plus, loin de là.Plus le temps passe1, et plus le français devient marginal.Est-ce là ce que désire le gouvernement?Si la réponse est non, il faut agir.pdesrivieresig ledevoir.com P a u le des Rivières ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’informaUon PIERRE BEAULIEU.MARIE ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE Vi « RSîff* U la CoMprririofj PoaR CAUSÉ M fAVofciTtÇMÊ Off /
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