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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2002-03-06, Collections de BAnQ.

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PROCHE-ORIENT Aucun répit dans la folie meurtrière Page A 5 * m ÉCONOMIE La Caisse de dépôt affiche un rendement négatif de 5 % Page B 1 ?w w w .I (‘ (1 e \' o i r .c o m ?LE DEVOIR V 0 L .X C I 1 I X ° 4 8 ?L K M K II ( H K 1) I tï M A 11 S 2 O O 2 8 7 c ?l a \ K s I $ Policiers en deuil JACQUES GRENIER Uî DEVOIR Un grand chagrin se lisait sur le visage d,e cette policière qui a pris part, hier à Montréal, au cortège formé de milliers de policiers venus rendre un dernier hommage au constable Benoît L’Écuyer, du SPVM, abattu jeudi dernier par un fugitif armé.Dernier hommage à un courageux constable de 29 ans / L’homme qui a tiré sur Benoît L’Ecuyer a été accusé de meurtre hier Bébé-boum chez les infirmières La hausse des congés de maternité accentue la pénurie de personnel infirmier ISABEl.LK PARÉ LE DEVOIR Plusieurs hôpitaux font face à un nouveau phénomène qui s’ajoute au casse-tête de la pénurie de personnel infirmier: la hausse fulgurante (h-s infirmières en congé de maternité entraînée par le rajeunissement massif des effectifs.A l'hôpital Sainte-Justine, par exemple, les embauches massives effectuées ces dernières années pour remplacer les centaines d’inlirmières parties à la retraite ont littéralement métamorphosé la courbe des âges.De 17 % en 1996, les infirmières âgées de moins de 35 ans comptent aujourd’hui pour 40 % de la main-d’œuvre infirmière.le nombre de congés de maternité a en conséquence bondi et, à l'heure actuelle, près de 10 % des infirmières sont en congé de maternité simultanément.«Nous avons renouvelé te tiers de la main-d'œuvre depuis cinq ans car nous avons réussi à faire énormément d’embauches.Mais nos jeunes font des bébés, de sorte que le nombre d'infirmières disponibles est toujours insuffisant pour le moment», explique Ginette Leduc, responsable des ressources humaines à l'hôpital Sainte-Justine.Ainsi, des 1183 infirmières et infirmières auxiliaires à l’emploi de Sainte-Justine, au moins 219 ne sont pas disponibles en ce moment, dont 106 pour cause de maternité.VOIR PAGE A 8: INFIRMIÈRES Réforme du secondaire BRIAN MYLES LE DEVOIR Benoît L’Écuyer a mis deux semaines à repeindre son salon, faisant entre-temps sept visites à la quincaillerie, et des rubans adhésifs traînaient encore sur les murs peu avant sa mort.Rien ne pressait pour ce policier qui avait tout le temps et toute la patience du monde, surtout pour son épouse et ses deux enfants.De toute sa vie, il n’aura fait qu’une chose trop rapidement, comme l’a rappelé hier son ami Jocelyn Robitaille: mourir si jeune, à 29 ans.C’est un jeune homme taquin, d’une vive intelligence et passionné par son métier que les proches et collègues ont dépeint lors des funérailles de Benoît L’Écuyer devant 2644 personnes hier à la basilique Notre-Dame, à Montréal.Jocelyn Robitaille ne s’est pas attardé sur le constable L’Ecuyen il s’est rappelé de «Ben», son camarade.Un homme doté d'une grande culture générale, qui pouvait passer deux heures le nez plongé dans son journal.«C’était un premier de classe qui aurait pu faire ce qu'il voulait dans la vie», a dit M.Robitaille.Il a choisi le métier de policier, comme son père, son oncle et son frère, «lœ sourire, l'entrain et le dévouement de Benoît en disaient long sur sa conception de la vie», a dit le directeur du Service de police de la Ville de [vlontréal (SPVM), Michel Sarrazin.L’agent L’Écuyer exerçait le métier de policier la passion dans les yeux, ne reculant devant aucun danger, pas même celui de pourchasser un fugitif armé au milieu de l’autoroute 40, comme il l’a fait jeudi avant de recevoir une volée de balles de Stéphane Boucher.VOIR PAGE A 8: HOMMAGE Embryons : la politique du moindre mal PAULINE GRAVEL LE DEVOIR La politique en matière de recherche sur les cellules souches embryonnaires qu’annonçaient hier les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) se révèle plus permissive que celle décrétée par le président Bush mais plus restrictive que celle adoptée par le gouvernement britannique.Un compromis qui ravit plusieurs scientifiques, persuadés que l’utilisation à des fins de recherche des milliers d'embryons abandonnés par leurs parents et donc voués à une éventuelle destruction représente un moindre mal puisqu'ils permettront de développer des thérapies pour maintes maladies incurables.D’autres trouvent par contre que les questions éthiques liées au respect de Lembryon ont été trop rapidement évacuées de cette politique.Les lignes directrices que se sont données les IRSC prévoient d’autoriser le recours aux embryons surnuméraires produits dans le cadre de traitements contre l'infertilité ainsi qu’aux fœtus avortés pour la poursuite des recherches sur les cellules souches embryonnaires.Ces cellules ont en effet le pouvoir de se transformer en tous les types de cellules présents dans l’organisme humain, ce qui laisse espérer que leur greffe chez des personnes atteintes de maladie dégénérative puisse mener à la guérison.VOIR PAGE A 8: EMBRYONS INDEX Annonces.B 5 Bourse.B 2 Avis publics .B 6 Culture.B 7 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Le monde_____A 5 Les sports.B 6 Mots croisés B 6 Nature.B 5 Télévision.B 7 Météo.B 5 La réforme inachevée Encore des fusions ?Plusieurs villes de taille moyenne disent avoir été oubliées Pendant que les municipalités rurales cherchent à restreindre le poids des villes centres au sein de leur MRC, les villes de taille moyenne veulent également se faire entendre.Certaines pensent que des fusions restent à faire au Québec, d’autres préconisent un nouveau dialogue entre l’urbain et le rural.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Dernier de deux articles Fusion?Qui a prononcé le mot «fusion»?Fusionner ou non, telle semblait et semble toujours être la question principale posée par la réforme municipale en cours.Dans les faits, le monde municipal québécois ne souffre sûrement pas d’anorexie.En 1998, on comptait 1395 municipalités au Québec; ce nombre est passé à 1153 le l’janvier dernier.«On a réduit le nombre de municipalités, mais pas de façon radicale, pense Jean-Pierre Collin, professeur-chercheur à l’INRS.Les grandes agglomérations, c’est spectaculaire mais pas nécessairement efficace.Il reste encore 800 municipalités de moins de 2500 habitants.» Ces petites municipalités, essentiellement rurales, veulent faire entendre leur voix au sein de MRC remodelées, où les pouvoirs des villes centres seraient restreints.Mis à part les grandes agglomérations touchées par les fusions, cela laisse donc plus de 300 autres municipalités de taille moyenne en quelque sorte sur la touche.VOIR PAGE A 8: FUSIONS ARCHIVES LE DEVOIR .r -R ' ’ ' %:"fri •f * j La ville de Joliette est parmi la demi-douzaine de municipalités qui pourraient encore se retrouver au centre de projets de fusion.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre de l’Éducation, Sylvain Simard, dans son bureau montréalais.Simard veut le retour des titulaires Im question fera partie des négociations MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Faisant de la réussite au secondaire une de ses «obsessions», le ministre de l’Éducation, Sylvain Simard, veut retourner au suivi des élèves du secondaire par des titulaires et des tuteurs, un point qu'il veut ajouter à ses négociations actuelles avec les enseignants.L’enseignement par discipline pratiqué au secondaire depuis plus de 20 ans ne favorise pas un bon encadrement des élèves, une des clés de la réussite et de la réforme, a expliqué Sylvain Simard au Devoir hier à l’occasion d’une tournée médiatique.Dans ce contexte, un retour â l’époque des titulaires, où ces figures de référence faisaient le suivi régulier d’une classe, s’impose.Pour les élèves des secondaires 1, 2 et 3 — les plus jeunes —, le retour au titulariat par groupes d’une trentaine d’élèves sera mis en avant par le ministre dans le cadre de ses négociations actuelles sur le temps de travail avec les enseignants.Pour les plus vieux des secondaires 4 et 5, il mise aussi sur des tuteurs, professeurs rattachés a des groupuscules d’une dizaine d’élèves, disponibles en dehors des heures de classe.VOIR PAGE A 8: TITULAIRES ¦ Souveraineté: Simard veut bien emprunter la porte de côté, page A 3 L K DE V OIK.LE MERCREDI 6 M A R 2 0 0 2 L E S A C T ü A LIT E S Charest réclame des élections.sans référendum MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC T ean Charest combattra l’idée J de tenir un référendum lors des prochaines élections générales au Québec.Le chef du Parti libéral ne s’oppose pas a la tenue de référendums pour consulter la population, notamment dans le secteur municipal, mais il insiste pour dire que le moment est malvenu au Québec puisque de tels changements aux institutions dé-mocratiques doivent se faire de façon continue, en créant d’abord des consensus politiques.«On ne dit pas que la question n'a pas de mérite, mais elle doit être débattue dans un contexte où on peut faire le temr de l'ensemble de la question.À la veille d’une élection générale, non.Il n’est pas question pour not(s de s'embarquer là-dedans.» A l’ouverture d’un caucus libéral présessionnel de deux jours à Québec, M.Charest a dénoncé l’inconvenance de l’idée du premier ministre I-andry, lancée vendredi dernier.Selon lui, «l'ironie totale» serait de faire passer des modifications à la l/>i sur la consultation populaire dans le rouleau compresseur de la fin de la session parlementaire.•Faire ce type de changement à la veille d’une élection générale, c’est inconvenant.On ne fait ce type de changement sans consulter les partis d’opposition.» Pin ce sens, le chef libéral est plutôt favorable à l’idée de revoir les institutions politiques québécoises.Mais de tels changements nécessitent du temps et des consensus, ce dont il doute au sein même du parti gouvernemental.«Revaloriser le rôle de député, cela a toujours été un enjeu de campagne électorale.On doit, de façon continue, revoir le rôle de nos institutions.Mais dans le cas de M.Charbonneau [.], je ne peux pas automatiquement conclure qu’il se prononce au nom de son gouvernement.» Changements constitutionnels Quant à un éventuel référendum sur des changements constitutionnels, M.Charest ne croit toujours pas que le Canada soit prêt.Le PI.Q propose, a-t-il répété hier, un plan d’action qui propose des changements administratifs dans les domaines de la santé, de la fiscalité et Jean Charest du commerce intérieur, ce qui améliorera la vie politique canadienne au profit du Québec.M.Charest a donc refusé de répondre aux questions hypothétiques sur d'éventuels changements pour inclure le Québec dans la Constitution.La table n’est toujours pas mise au Canada pour de tels changements, a-t-il souligné.Si l’obsession de Bernard Landry est d’ordre référendaire, selon M.Charest, la sienne, il ne s’en cache pas, est de nature électorale.I,e chef de l’opposition officielle continue de réclamer des élections générales.Par souci d’économie d’abord, puisque les six ou sept élections partielles qui devront être déclenchées sous peu coûteront plus de trois millions au trésor public.Plutôt que de lancer des ballons à tous les jours, dit-il, le gouvernement landry devrait se concentrer sur le traitement des problèmes en santé, en création d’emplois et en régions.S’il veut consulter la population, souligne le chef libéral, qu’il déclenche les élections.Quatre-vingts groupes ont été consultés Ottawa modifie l’encadrement de la chasse aux phoques Pêches et Océans Canada pourra sanctionner les chasseurs qui dérogent à une pratique établie LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Pêches et Océans a annoncé ^ier une série de modifications au règlement sur la chasse aux phoques, qui interdiraient notamment, à compter de l’an prochain, d’abattre une bête uniquement pour ses organes génitaux, recherchés en Asie pour leur prétendu pouvoir aphrodisiaque.Les nouvelles règles annoncées hier sont soumises à la consultation du public pour une période de 30 jours.Quant à la chasse saisonnière, elle débutera d’ici quelques jours si les glaces le permettent, mais sur la base de l’actuel règlement.La plupart des règles proposées sont déjà utilisées et respectées par la majorité des chasseurs.Leur inclusion dans la réglementation permettra aux inspecteurs de sanctionner les contrevenants au besoin.C’est ainsi qu’Ottawa veut confirmer l’obligation pour les chasseurs de vérifier si l’animal abattu est vraiment mort avant de l’écorcher ou de le saigner.Pêches et Océans propose aussi de prolonger les restrictions actuelles sur les engins de chasse commerciale, dont la principale consiste à interdire l’utilisation de filets.Par ailleurs, Ottawa exigera que les chasseurs ramènent avec eux la peau ou la carcasse des phoques abattus pour s’assurer qu’ils ne tuent pas des bêtes uniquement pour en tirer les organes génitaux ou d’autres parties à valeur médicinale.Le gouvernement propose aussi d'autoriser par voie de permis et de conditions préalables la chasse aux phoques qui constitueraient une nuisance pour les riverains ou qui infligeraient des «dommages importants aux stocks de poissons migrateurs», comme les saumons.Finalement, Pêches et Océans entend établir un système de permis distincts pour les chasse commerciale et personnelle.L’émission de ces permis serait modulée en fonction des saisons et des dates de clôture particulières et selon les niveaux d’allocation établis pour les diverses catégories d’exploitants.En dernier lieu, Ottawa propose d’instituer un permis pour les bateaux d’une longueur de 65 pieds qui pourraient servir non pas à la chasse mais à la récupération des phoques récoltés par de plus petits bateaux ou pour servir temporairement de refuge aux chasseurs coincés par le mauvais temps.Ce type de bateau est actuellement interdit à proximité des lieux de chasse.Pèches et Océans Canada précisait hier que ces modifications ont fait l'objet de consultations auprès de plus de 80 organismes, des chasseurs aux industriels en passant par les scientifiques, les écologistes, les animalistes et les vétérinaires.Luc Dionne, auteur d'OMERTA, viole une autre loi du silence.Celle des bandes de motards.I Æ ¦ : , l.< M * ce soir Avec Roy Dupuis, Michael Ironside, Marina Orsini et Michel Forget ICI Radio-Canada Realisation : Richard Roy < L E I) E V 0 I K .LE M E R f R E D i t! M A R S 2 0 0 2 A A 14» 17 mars 2002 Pang;»Congres * Mortrea covins et spiritueux æ Montréal 1 LE DEVOIR ACTUALITES Souveraineté 6500 nouveaux logements sociaux d'ici 2003 wo-vkssi Simard veut bien emprunter la porte de côté Trop tard pour le 1er juillet Les mesures annoncées ne changeront rien à la crise appréhendée, souligne François Saillant I La brique et le mortier ne sont pas la seule réponse à l’exclusion, réplique le ministre André Boisclair C’était officieux, c’est maintenant officiel: le parc locatif québécois se garnira de 6500 appartements au cours des deux prochaines années.Malgré tous ces efforts, la crise de juillet 2001 risque de se reproduire cette année.'ll * • f ‘.Wmt- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre d’Ktat aux Affaires municipales, André Boisclair, et le vice-premier ministre canadien, John Manley, ont confirmé l'implication financière de leur gouvernement respectif pour améliorer l’accès au logement.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Le président du comité sur la souveraineté, Sylvain Simard, change de cap et croit tout à coup qu’il serait peut-être plus efficace de tenir d’abord un référendum sur me question autre que la souveraineté, histoire de mieux y revenir dans deux ou trois ans.«Qui n'évolue pas recule», a expliqué hier au Devoir le ministre de l’Education, Sylvain Simard, aussi président du comité sur la souveraineté, interrogé sur la possibilité évoquée en fin de semaine par le premier ministre Bernard Landry de tenir un référendum sur le rapatriement de points d'impôt fédéraux.Au conseil national du Parti québécois de novembre, on se rappellera que cette idée avait divisé les militants péquistes: aux côtés du premier ministre, le ministre Sylvain Simard s’était alors ouvertement opposé à cette proposition.«Il y a eu beaucoup de discussions autour de ça cette année, on attend le dépôt du rapport Séguin [demain], les débats ont tout simplement évolué dans un parti d’évolution des idées», dit M.Simard, qui observe que la question du déséquilibre fiscal occupe un grand espace de discussions actuellement.Le ministre de l’Éducation croit maintenant qu’il vaut mieux éviter de «perdre un référendum» en ciblant la souveraineté et plutôt passer par une autre porte pour y accéder ensuite.«Si le grand projet de souveraineté est difficilement mobilisateur, par contre les effets négatif de l’absence de souveraineté sont eux très concrets, et c’est là-dessus qu’on entend miser.» Dans deux ou trois ans, croit-il, on pourra revenir sur la question de la souveraineté.«D’ici là, est-ce qu 'on va se paralyser?Je pense qu’on est plus intelligents que ça.» VALÉRIE DUFOliR LE DEVOIR Le programme de logements abordables est maintenant sur les rails.Québec et Ottawa ont lancé cette initiative hier.Mais il faudra attendre pour en voir les effets puisque à peine quelques centaines de ces nouveaux appartements seront prêts pour la fin de l’été.Ce lancement officiel est en fait la concrétisation de l’entente de principe signée le 21 décembre dernier entre le gouvernement fédéral et Québec.«C’est un effort additionnel qui nous permettrait d’ici l’automne de réaliser — nous l’espérons — quelques centaines d’unités sur le territoire .québécois», a précisé le ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, André Boisclair.le ministre faisait cette annonce en compagnie du vice-premier ministre canadien, John Manley.Concrètement le fédéral investira 161,7 millions, le gouvernement québécois 104 millions et les municipalités 57 millions.Le programme comporte deux volets: 5000 logements destinés aux ménages à revenu modique (moins de 15 000 $ par armée) et 1500 logements pour les ménages à revenu moyen (moins de 25 000 $).«Enfin, on va voir la couleur de ces logements!», s’est exclamé, à l'issue de la conférence de presse, François Saillant porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).«Mais on ne va pas régler en un claquement de doigts les conséquences du retrait des gouvernements — et particulièrement du fédéral — du logement social pendant de longues années.» «J’ai confiance que nous serons capables d'atteindre nos objectifs.On ne peut pas en faire plus que ce que nous .taisons là en matière d’accélération, a soutenu le ministre Boisclair.Les contraintes que nous rencontrerons seront celles de la conjoncture du marché, qui font partie de l’ordre des choses.Et ces difficultés — si elles sont normales — viennent simplement du fait que nous avons décidé de bouger.» Selon François Saillant, cela n'empêchera pas plusieurs Québécois de vivre l’angoisse du 1" juillet.«Non seulement on va vivre la crise, mais on la vit déjà, a-t-il martelé.Elle est déjà là.Il y a déjà 420familles — et notre chiffre est conservateur — qui n’ont pas de toit.» Volet communautaire Le «volet social et communautaire» du programme prévoit la construction de nouveaux logements, la transformation ou le recyclage d’immeubles actuellement non résidentiels et la rénovation d’appartements «fortement détériorés».Le financement se destine ainsi aux organismes sans but lucratif (OSBL), aux coopératives de logement et aux offices municipaux d’habitation (OMH).On vise plus particulièrement la construction de logements neufs dans des villes comme Montréal et Hull, où le taux d’inoccupation est sous les 3 %.Le loyer de ces nouvelles unités à deux chambres à coucher se situera entre 350 et 500 $ par mois (chauffage compris).Les représentants gouvernementaux évaluent à 84 000 $ le coût de chaque appartement neuf de type social.Pour ces unités, l’aide financière gouvernementale maximale est de 75 % (environ 62 000 $), le tout comprenant une contribution de 15 % des municipalités concernées.Le volet privé vise à encourager les promoteurs à construire des logements pour les ménages à revenu moyen.Pour ce type d’habitation, la subvention gouvernementale se situera entre 10 600 $ et 12 500 $ pour un logement de deux chambres à coucher.Le loyer de départ serait d’environ 700 $ (chauffage compris).L’exclusion André Boisclair a cependant ajouté que derrière l’accès au logement se cachent d’autres phénomènes d’exclusion, des phénomènes où il est complexe d’agir.«Et ce n ’est pas dans les interventions dans le béton et dans les bâtiments que nous pourrons les régler.» Le ministre a précisé que tous les paliers de gouvernement doivent agir en concertation.«On a quasiment l’impression que si les gens ont de la difficulté à se trouver un logement, c’est parce qu ’iis souffrent d'un problème de santé mentale ou de dépendance comme l’alcoolisme, a répondu François Saillant Pour avoir rencontré et parlé avec des gens l'an dernier, je peux vous dire qu’ils avaient un problème de logement.|.| Et ce dont ils vont avoir besoin pour le I" juillet, ce sont des mesures d’hébergement, des endroits pour entreposer leurs meubles et de l’aide financière.» A table messieurs dames Obtenez 15% de réduction lorsque vous commandez un ensemble table et chaises pouvant recevoir jusqu’à 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interdire l’avortement même dans les cas où une femme présente des tendances suicidaires.Le premier référendum sur la question, en 1983, avait inscrit dans la Constitution l’interdiction de l’avortement sauf lorsque la vie de la mère est en danger.Mais en 1992, coup de tonnerre juridique: la Cour suprême irlandaise autorise une adolescente de 14 ans, violée par un proche, à avorter en Irlande parce qu’elle menace de se suicider.Cette possibilité n’était pas mentionnée dans le texte constitutionnel et c’est sur ce vide juridique qu’entend revenir le gouvernement Mais le projet de loi soumis a référendum ne s’arrête pas là: il redéfinit la notion de «vie humaine à naître» — après l’implantation et non plus apres la fécondation —, il prévoit une peine de 12 ans de prison pour qui aide ou pratique un avortement illégal, réaffirme le droit des Irlandaises à aller avorter à l’étranger.Dans ce pays pourtant rompu aux subtilités du débat sur l’avortement — c’est le troisième référendum sur le sujet en moins de 20 ans —, les Irlandais en perdent leur latin.Même au sein de chaque tendance, religieux, juristes, médecins et politiques sont incapables de parler d’une seule voix.Leurs interprétations divergent sur l’avenir de la «pilule du lendemain», de la recherche sur les embryons.Résultat: les deux seuls camps qui ont progressé pendant cette campagne sont ceux des indécis et des abstentionnistes.Le dernier sondage en date, publié la semaine dernière par le quotidien Irish Times, donnait une courte avance de quatre points au oui.Un écart trop réduit pour être significatif.Dans le camp des oui au durcissement, M.Ahern et son parti, Fianna Fail (droite), ont reçu le soutien traditionnel du pape Jean-Paul II, de la hiérarchie catholique et de la majorité des lobbys antiavortement.Mais certains groupes catholiques, estimant que le projet ne va pas assez loin, ont appelé à voter.contre.Hier soir, aux dernières heures d’une campagne qui traditionnellement s’achève l’avant-veille du scrutin, M.Ahern, farouchement anti-avortement, a une nouvelle fois brandi sa menace favorite: voter non ouvrirait la porte à «l’avortement à la demande», comme il se pratique selon lui chez ses grands voisins européens.Le premier ministre, persiflent ses opposants, veut faire les yeux doux au très influent lobby pro-vie à quelques mois des prochaines élections générales.Le principal parti d'opposition.Fine Gael (gauche), enunene les opposants au projet de loi, parmi lesquels le Planning familial et les associations de defense des femmes.Ils dénoncent une mesure «inhumaine» qui, selon eux, léserait les femmes déjà les plus vulnérables: milieux défavorisés, femmes battues, emprisonnées, internées en asile psychiatrique.Et plus généralement toutes celles qui, faute d’argent, ne peuvent aller avorter à l’étranger, au Royaume-Uni principalement, où quelque 7000 Irlandaises font chaque année le voyage.En toute légalité, mais à leurs frais.Les Irlandais votent mercredi mais le dépouillement des bulletins de vote ne commencera pas avant demain matin.Les premiers résultats sont attendus en début d’après-midi.m- “U Aux arts, etc.avec Johane Despins En semaine l6h Réalisation : Marie-Claude Senécal _o — U.CJ d "O CS C CS V _o -3 C3 £ £ £ CHAINE 4 Afc «wr culturelle 0 1 mm •u eu Montréal Québec Ottawa-Gatineau Neuf millions pour soutenir l’aquaculture LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Maxime Arseneau, s’apprête à déposer à l’Assemblée nationale un projet de loi «sur le droit de produire en mer», lequel aura pour but «d’amener les intervenants, les responsables de l’Environnement et ceux de la Faune à se concerter», a précisé hier son attaché de presse, Frédéric Krikorian.Ce projet de loi, dont une première version est morte au feuilleton, ne devrait pas réduire les exigences environnementales et fauniques, selon M.Krikorian.Il s’ajouterait au programme de neuf millions de dollars annoncé hier par le ministre Arseneau pour soutenir la recherche sur l’aquaculture dans les régions maritimes, qu’il s’agisse de projets en mer ou sur terre.Ces fonds seront gérés par la Société de développement de l’industrie maricole (SODIM).Cet argent servira, selon le communiqué ministériel, à «soutenir la réalisation de programmes de recherche qui favoriseront le développement durable et la compétitivité de l’industrie aquacole dçns les régions de la Gaspésie, des Iles-de-la-Madeleme, de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent».Ces recherches pourront porter sur les techniques d’élevage et de production et le contrôle de leurs impacts sur l'environnement Présentement, les principaux élevages en mer portent sur des espèces comme les moules et les pétoncles.Si le Québec ne compte présentement aucun élevage industriel de poissons d’élevage, capables d’envahir les milieux marins ou les rivières pour y concurrencer ou y contaminer les espèces autochtones, un premier projet-pilote a vu le jour avec des truites dans la baie de Gaspé, où se jettent trois des plus belles rivières à saumons de cette région.EN BREF Collège Rachel: les conseillers du Plateau sont opposés au projet (Le Devoir) — I.es quatre conseillers municipaux du Plateau Mont-Royal, des deux partis politiques de la ville, souhaitent que le bâtiment qui abrite actuellement le Collège Rachel conserve sa vocation institutionnelle.C’est ce qu’ils ont dit, lundi soir, aux résidants et aux comités de survie du collège, inquiets devant le projet de transformation en condominiums que pilote le promoteur Christophe Chevreuil.La conseillère de Vision Montréal et président du comité consultatif d’urbanisme du Plateau, Christine Poulin, croit que ce site, de par son importance, doit être préservé.«Ilfaut voir ce qu'on peut faire pour le conserver.Si le bcatai-re [le collège] n’a pas l'argent pour demeurer dans le bâtiment, il faudra peut-être penser à autre chose, mais il faudra tout de même conserver sa vocation institutionnelle.[.] Ça serait assez particulier de faire des condos là-dedans alors que c’est une richesse qui appartient à tout le monde.» Il y a donc peu de chances que le promoteur, qui a déjà mis les condos en vente, obtienne le changement de zonage souhaité puisqu’une telle demande doit être acceptée par les conseillers de l'arrondissement, soit Nicolas Té-trault, Helen Fotopulos, Michel FYescott et Mme Poulin.Plus d’argent pour les groupes environnementaux (Le Devoir) — Québec a ajouté hier 600 000 $ à la somme de 1,1 million déjà consacrée au financement statutaire des groupes environnementaux et de concertation, une augmentation de 42 %.De ces 600 (XX) $.qui proviendront des fonds alloués aux organismes com-munautaires, 200 000 $ s'ajouteront aux 300 000 $ destinés au financement des groupes environnementaux «nationaux».Les 400 000 $ restants s'ajouteront au financement actuel des Conseils régionaux de l’environnement (CRE).Ces budgets dits de financement statutaire ne modifient en rien l’enveloppe du programme Action Environnement.qui finance des projets d intervention précis.Jusqu ici.plusieurs véritables groupes nationaux, comme la Société pour vaincre la pollution, la coalition Eau-Secours, le Centre québécois du droit de l’environnement et le Front commun québécois pour une gestion écologique des dechets n’ont pas pu bénéficier du programme de financement statutaire en raison de ses critères controversés.L’épouse de Luc Éthier est libérée (AP-PC) — Cinq des six individus accusés du meurtre de Luc Éthier, un Canadien qui vivait au Koweït, ont été libérés sur parole hier.le tribunal a décidé de libérer les hommes et les femmes, dont l’épouse de la victime, sans exiger le paiement d’une caution, ce que leurs avocats interprètent comme un bon signe de leur acquittement prochain.Le principal suspect dans cette affaire, Teddy Tomaro, est resté en détention.Originaire de Montréal et âgé de 36 ans, Luc Ethier et sa femme philippine, Mary Jane Bitos, quittaient un café Internet à F’ahahelle, au sud de Koweït City, pour rentrer chez eux à pied dans la soirée du 10 octobre lorsque l’agression s’est produite.M.Éthier est mort immédiate ment après avoir été atteint de deux coups de feu dans le dos.Sa femme a été gravement blessée et est restée hospitalisée jusqu’à son transfert en prison, la semaine dernière.La police l’a accusée d’avoir comploté le meurtre de son mari avec ses compatriotes pour toucher son assurance-vie.Les dirigeants du Commonwealth patienteront (PC) — Les dirigeants du Commonwealth sont retournés chez eux, espérant avoir sauvé un peu de temps au sujet du dossier du Zimbabwe.«Les deux prochaines semaines seront très importantes», a déclaré le premier ministre Jean Chrétien, faisant référence à l’élection des 9 et 10 mars, dans laquelle est engagé le président du Zimbabwe, Robert Mugabe.«Je réitère la position du Canada.Si les observateurs des élections rapportent que l’élection n’est pas juste, nous soutiendrons la suspension du Zimbabwe [des institutions] du Commonwealth», a-t-il ajouté.In possibilité de sanctions contre le régime de M.Mugabe a dominé le sommet de quatre jours qui s’est terminé hier, menaçant de créer une division raciale au sein du Commonwealth, le premier ministre britannique.Tony Blair, était venu au sommet en prônant des sanctions écono-miques et diplomatiques immédiates et la suspension du Zimbabwe du Commonwealth pour violation des droits humains et politiques.Il est parti déçu.11 n’a pu obtenir qu’un compromis qui ne prévoit aucune action jusqu’à la tenue du scrutin présidentiel. I K l> K V 0 I R .I K M K R l R K l> I C M A R S 2 O 0 2 L’OMC a détrôné Mao ÉRIC MEYER CORRESPONDANT DU DEVOIR Pékin — En ouverture de la ses- ! sion de l’Assemblée nationale | populaire, hier matin à Pekin, le pre- i mier ministre Zhu Rongji a présen- } té son dernier rapport annuel: face ; aux 2987 élus en vareuse Mao, en costume de ville ou en tenue folklorique bariolée, Zhu n’a cité qu’une seule fois le marxisme-léninisme et Mao Tsé-toung.En revanche, l’OMC a eu droit à trois mentions, le Parti à huit, Jiang Zemin à cinq et Deng Xiaoping à trois.Par ce choix j sémantique ne devant rien au hasard, Zhu a confirmé la remarque stupéfiante d’un ministre chinois lors du sommet de l’APEC, en octobre à Shanghai': «Le communisme est me théorie historique dépassée!» Les deux tiers du discours de Zhu ont été consacrés à l’économie de cette Chine qui vient d’adhérer au club mondial du commerce.La politique en a occupé à peine le tiers.Même la grande théorie (absconse) de Jiang Zemin, la «triple représentativité», a été réduite à la portion congrue.La politique a donc été mise à l’écart, y compris la réforme politique: la seule suggestion en la matière, aux organes du Parti, a été de «se plier volontairement au contrôle des assemblées populaires», phrase si vague qu’elle en est vide de sens.Cette absence n'a surpris personne: l’appareil avait ordonné de repousser «pour six mois toute mesure risquant de compromettre la stabilité sociale».Donc, de bloquer tout débat de fond lors de la session parlementaire.Zhu renonce d’autant plus aisément à s’aventurer sur cette question qu’elle est du ressort du président Jiang, voire de la future équipe dirigeapte qui sera désignée en octobre.A moins que, comme le pensent bien des gens, Jiang ne conserve en réalité tous les pouvoirs dans l’ombre.Le problème de Zhu face à l’assemblée était donc de nature plus pragmatique: comment maintenir 7 % de croissance annuelle, niveau minimum pour éviter un embrasement sur le front social?Pour ce faire, il mise sur les vieilles recettes: l’emprunt public, la poursuite des investissements publics dans de grands chantiers comme le barrage des Trois-Gorges et la consommation des ménages.Dans son discours, Zhu a affiché une volonté claire de plaire.Sa seule condamnation est allée aux «saboteurs extrémistes séparatistes» (l’alliance entre talibans et intégristes chinois de la province du XÏnjiang), ce qui renforce l’alliance avec les Etats-Unis de George W.Bush.Sur Taïwan, il a parlé avec modération, se montrant rassurant, voire souriant Il s’est bien gardé de brandir avertissements et menaces aux insulaires, comme douze mois plus tôt Aux chômeurs des villes et des champs, il a promis le paiement «à temps» d’un revenu minimum, voire celui de la pension de retraite.La section consacrée à la corruption a été un véritable morceau de bravoure: Zhu a fustigé avec verve les fraudeurs, adjurant le retour de la morale socialiste, appliquant un baume au cœur du peuple.Ainsi, sans apporter un seul élément de politique nouvelle, Zhu Rongji, pour son dernier discours au Parlement a renforcé son image d'«homme aux mains propres» et s’est mis en réserve de la République populaire.Manière subtile de ne pas faire de politique.EN BREF Espoir au Kosovo Pristina (AFP) — L'élection du nouveau gouvernement au Kosovo et la fin de trois mois de querelles sur le partage du pouvoir ont donné un nouvel espoir aux citoyens de cette province du sud de la Serbie administrée par l’ONU.Le Parlement du Kosovo a élu lundi le nationaliste modéré Ibrahim Rugova, président de la province, alors que Bajram Rexhepi, membre du Parti démocratique du Kosovo (nationaliste radical) d'Hashim Thaçi, a été élu premier ministre.MM.Rugova et TTiaqi sont devenus des rivaux politiques lorsque ce dernier a pris la direction de la guérilla separatisr te, lUCK.pour combattre en 1998-99 la police serbe et l'armée yougoslave.M.Rugova avait alors refusé d'avoir recours à la violence à des fins politiques.Sous la pression in- I ternationale, les deux dirigeants se sont mis d'accord sur la formule du partage du pouvoir.Toute fois, l'un des principaux objectifs des nouveaux dirigeants du Kosovo, l’indépendance de la province.a été rejeté par la communauté internationale.-* LE DEVOIR ?- LE MONDE Aucun répit dans la folie meurtrière Un groupe clandestin cible une école arabe à Jérusalem-Est Proche-Onent ABED OMAR QUS1NI REUTERS Manifestation du groupe islamiste Hamas à Naplouse AGENCE FRANCE-PRESSE T érusalem — Le conflit au J Proche-Orient s’est encore enfoncé dans la violence hier.Douze personnes ont été tuées, alors qu’israéliens et Palestiniens restaient sourds aux appels à la retenue et au dialogue.Le président américain, George W.Bush, a affirmé que le président palestinien, Yasser Arafat, et le premier ministre israélien, Ariel Sharon, devraient faire davantage pour désamorcer la violence.Son secrétaire d’Etat, Colin Powell, a appelé M.Sharon à faire preuve de «la plus grande retenue».Mais M.Sharon a décidé d’intensifier les opérations de l’armée contre les Palestiniens au terme d’une réunion de son cabinet de sécurité et a affirmé à M.Powell qu’il prendrait «toutes les décisions nécessaires pour défendre ses concitoyens», selon la présidence du Conseil.Le président égyptien, Hosni Moubarak, qui devait rencontrer hier M.Bush, a accusé MM.Sharon et Arafat de chercher des excuses pour ne pas se rencontrer rapidement, comme il le leur a récemment proposé.La violence n’a pas connu de répit hier, aussi bien en Israël que dans les territoires palestiniens occupés, où cinq Israéliens et sept Palestiniens ont péri.Attentat à la bombe La cour de l’école arabe de Sour al-Baher, à Jérusalem-Est, était jon- chée de débris de verre et de gravats, hier, après l’attentat à la bombe qui a fait douze blessés et provoqué la colère des parents d’élèves et des habitants du quartier.L’explosion de la bombe dans la cour de l'école du quartier arabe de Sour al-Baher a été revendiquée par un groupe clandestin israélien d’extrême droite qui a affinité vouloir «venger les enfants juifs tués par les terroristes palestiniens».Deux autres bombes qui n’ont pas explosé ont été découvertes sur les lieux.Les 1400 élèves ont été renvoyés chez eux.Une autre bombe a ensuite été découverte près d’un dispensaire au centre du quartier.«Dieu merci, mes trois enfants sont sains et saufs, mais j’étais morte de peur», indique Fatima, 32 ans, qui a accouru à l’école aussitôt la nouvelle de l’explosion connue.L’école est arabe mais relève comme tous les autres établissements scolaires de la municipalité israélienne de Jérusalem.«C’est comme si les barrages [israéliens] et les tirs de soldats ne nous suffisaient pas.Maintenant, ils attaquent nos enfants dans leur école», dit un parent d’élève qui ne veut pas donner son nom.Selon un responsable de l’école, Ali Joubrane, la bombe qui a explose avait été decouverte lf> minutes plus tôt par des etudiants mais la police israélienne n’est pas ;u rivee à temps pour la désamorcer.«fiai ru (Us etudiants rassemblés à 7h30 dans la cour: Je Us interpelle et ils me montrent un objet suspect II y awit deux objets enveloppes d’un papier aluminium et couverts de feuilles d'arbre», raconte-t-il.«Nous avons demande aux élèves de rentrer immédiatement dans les classes et le directeur de l'école a entre-temps téléphone à la police israélienne.mais l'explosion s'est produite à 7h50.Des etudiants arrives en retard ainsi que ceux qui étaient en classe ont été blessés par des éclats», poursuit-il.Onze étudiants et un professeur ont été blessés.Le directeur de l’école, Moussa Fouaqah, précise avoir téléphoné à 7h30 à la police israélienne, qui lui a demandé des détails sur Y «objet suspect».«Mais le policier expert en explosifs n 'est arrivé qu d Sh50», déplore-t-il.U- maire israélien de Jérusalem, Ehud Olmert, qui s'est rendu sur les lieux de l’explosion.a été accueilli par les protestations des habitants palestiniens en colère, dont certains ont accusé la municipalité et la police de la ville de «négligence».les policiers israéliens ont dû intervenir en utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires.Aupoaravant, trois Israéliens avaient été tués par un Palestinien qui a ouvert le feu contre It's clients d’un restaurant de Tel-Aviv, avant d’être abattu.Un Israélien a été tué dims un attentat-suicide dans un autobus à Atoula (nord d’Israël).L’auteur de l’attentat, revendique par le Jihad islamique, a lui aussi été tué.En Cisjordanie, près de Bethléem, une tomme colon israélienne a été Uiee par des tira ixdestiniens.Des F 16 et des hélicoptères L’armée israélienne, pour sa part, a de nouveau lancé ses F-Hi et ses hélicoptères contre des cibles en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.A Ramallah, en Cisjordanie, trois membres du mouvement Fatah, dont Mohan-nad Abou 1 lalawa, un activiste recherché par Israël pour le meurtre de huit Israéliens, ont été tues dans un raid d’hélicoptères qui avise leur voiture.1 )i's chasseurs bombardiers F 16 ont aussi attaqué un bâtiment de la Force 17, la garde de M.Arafat, à Bethléem, en Cisjordanie.Des F it» et des hélicoptères israéliens ont en outre tiré au moins huit ro quelles sur le quartier général de la police palestinienne, qui fait face aux bureaux de M.Arafat à Gaza.À Jérusalem-Est, douze Palestiniens ont été blessés par l’explosion d’une bombe dans la cour d’une école arabe.Selon la radio israélienne, un groupe clandestin d’extrême droite israélien a revendiqué cet attentat pour «venger les enfants juifs tués par les terroristes palestiniens».AFGHANISTAN Des renforts se dirigent vers la ligne de front L’UNICEF prépare la rentrée scolaire des petites filles ASSOCIATED PRESS ET LE DEVOIR Gardez — Des renforts de troupes faisaient route hier vers la ligne de front dans Test montagneux de l’Afghanistan, où les échanges de tirs ont légèrement diminué en intensité.Un commandant afghan a affirmé que les combattants talibans et d’al-Qaïda réfugiés dans ces relief étaient désormais «cernés».A Washington, le général John Rosa a affirmé que les forces de la coalition étaient entrées dans au moins une galerie souterraine, où elles ont trouvé des mortiers, des grenades autopropulsées et diverses armes.Dans un autre endroit, des armes, des munitions, des passeports étrangers et un permis de conduire étranger ont été retrouvés, selon le général Rosa.Après la mort de sept soldats américains, tombés lundi sous le feu ennemi, le Pentagone a annoncé que de 100 à 200 rebelles avaient été tués.Le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a assuré que Topérationcontinuerait «jusqu’à ce que les derniers talibans et membres d’al-Qaïda se rendent ou soient tués».Des forces américaines et afghanes mais aussi françaises, cana- diennes, allemandes, danoises, norvégiennes et australiennes participent à l’offensive lancée samedi, la plus importante depuis le début de la guerre, en octobre.Tandis que l’aviation de la coalition pilonne les positions d’af-Qaïda, les démineurs dégagent les voies de montagne pour permettre aux troupes alliées de resserrer l’étau sur le village de Shah-e-Kot, où des centaines de combattants et leur famille seraient terrés.Devant la résistance rencontrée, les responsables afghans et américains estiment que les combattants ennemis sont probablement armés de lance-missiles sol-air portatif comme le SA-7 russe ou peut-être des Stinger américains.A Ottawa, le chef de Tétat-major, Raymond Hénault, a confirmé que les troupes canadiennes avaient elles aussi pris part — et prenaient encore part — aux opérations.Réticent à fournir des détails qui pourraient compromettre leur sécurité, le militaire s’est limité à dire que la participation canadienne était «assez minime, autour de 15 à 20 personnes».Ce nombre inclut «quelques» équipes de francs-tireurs affectés à la défense de la mission mais non la Force opérationnelle interarmées 2, dont les activités sont tenues secrètes.AGENCE FRANCE PRESSE Kaboul —Trois mois après la chute des talibans, le gouvernement intérimaire afghan et TUNICEF veulent renvoyer les fillettes à l’école et tenter d’effacer cinq ans de discrimination édictée par la milice intégriste.L’inscription des élèves doit commencer aujourd’hui, en prévision de la rentrée, prévue le 23 mars, et le message adressé aux parents est clair: envoyez vos enfants à l’école et ne laissez pas de côté les petites filles.Le gouvernement et TUNICEF vont mobiliser les parents, les responsables de villages, les travailleurs sociaux et les imams pour inscrire tous les enfants à l’école.Cette campagne, baptisée Sabakh («Apprenons»), sera appuyée par la distribution de 400 000 tracts, 15 000 posters, 50 000 autocollants et des messages à la radio de Kaboul ou sur le service afghan de la BBC, a indiqué hier TUNICEF dans un communiqué.En 1999, le nombre d’enfants en âge d’être scolarisé dans le primaire était estimé à 4,4 millions.Mais seuls 32 % des enfants et à peine 8 % des fillettes suivaient des cours.Au total, 96 % dçs femmes afghanes sont illettrées.Le ministre de l’Éducation et TUNICEF «encouragent l’inscription des filles en un effort combiné pour réduire le fossé des sexes en matière d’éducation, qui a été exacerbé par les restrictions des taliban», explique TUNICEF.La milice fondamentaliste avait interdit l’éducation des filles et le travail des femmes.Certains professeurs ont malgré tout continué, clandestinement, à assurer des cours, dans des maisons, à leur domicile.«J’ai passé cinq ans chez moi, à enseigner à mes enfants», explique Soltana, 32 ans, professeur de mathématiques.«Il y a deux mois et demi, j'ai repris des cours dans un lycée pour donner un enseignement de rattrapage aux filles.Sous les talibans, je n’avais même plus l’espoir qu'un jour je recommencerais à enseigner.» Mais si les restrictions des talibans ont vécu, le tableau reste sombre.Irs Nations unies ont noté que «le système d’éducation en Afghanistan s’était virtuellement effondré» après 23 années de guerres et cinq ans de régime des talibans (199(>2(X)1), qui ont ruiné le pays.De nombreuses écoles ont été détruites, endommagées ou manquent d’équipement, la rentrée se prépare dans des écoles aux vitres brisées, sans matériel.Ix's organisations non gouvernementales mènent des programmes de soutien dans plus du tiers des quelque 36(X) écoles du pays.Dans certaines régions, le danger des mines reste omniprésent.Des professeurs sont encore réfugiés à l’étranger, notamment au Pakistan.Hosna, 12 ans, est heureuse de reprendre le chemin des classes.Durant cinq ans, elle est allée, secrètement, dans une ix-tite école clandestine qui n’a jamais été découverte par les talibans.«Maintenant, je n’ai plus besoin de me cacher.Je veux être docteur.» Marzia, une fillette de sept ans, et 1 lashmatullah, un garçon de 12 ans, ne caressent (tas cet espoir.Tous deux ne savent même pas que les cours vont reprendre le 23 mars.Marzia vend des céréales, elle gagne de 15 fXX) à 20 (XX) afghanis par jour (environ un demi-dollar).«Si/avais de l’argent, des cahiers, des livres, j’aimerais bien aller à l’école», raconte Hashmatullah.Mais il n’a pas d’autre choix que de laver des voitures, dans le froid, au bord d’une avenue grise de Kaboul.«Je n’ai plus besoin de me cacher, je veux être docteur» L’Irak et l’ONU reprennent langue AGENCE FRANCE-PRESSE Bagdad — Bagdad et TONU renouent demain un dialogue qui s’annonce difficile sur la question du retour en Irak des inspecteurs de TONU en désarmement, exigé par Washington sous peine d’une frappe contre ce pays.Les deux parties ont marqué leurs distances avant même Tamorce de leurs négociations: l’Irak espère ouvrir la voie à une levée des sanctions qui le frappent depuis 1990 alors que TONU met en avant le retour de ses inspecteurs en désarmement, absents d’Irak depuis plus de trois ans.«J’espère que ce nouveau round portera sur un plan sérieux pour réaliser les aspirations du peuple irakien, concernant notamment la levée de l’embargo», a déclaré le chef de la diplomatie irakienne, Naji Sabri, à son départ lundi pour New York.Le secrétaire général de TONU, Kofi Annan, soulignait pour sa part que «la base des discussions avec les Irakiens sera la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité et le retour des inspecteurs» en désarmement.Le dialogue, interrompu il y a un an en raison notamment du refùs par l’Irak du retour des inspecteurs, reprend «sans conditions préalables», répétait récemment Bagdad.Sans céder sur sa demande d’une levée de l’embargo, Bagdad, pressé par plusieurs pays d’accepter le retour des inspecteurs pour empêcher une frappe américaine, a laissé entendre qu’il accepterait sous conditions leur retour.«Si l’administration américaine et sa complice, la Grande-Iiretagne, étaient sincères, elles auraient défini un calendrier pour la missüm des inspecteurs, suivie d’une levée de l’embargo», écrivait lundi le quotidien Babel.Ce journal, dirigé par le fils ainé du président irakien, a cependant ajouté que «l’administration américaine est déterminée à nous agresser, que nous autorisions ou non le retour des inspecteurs».Comme pour apaiser les craintes des Irakiens, M.Annan a affirmé hier qu’il «ne disposait d’aucun signe, d’aucune information ou indiçatùm montrant qu ’une attaque des Etats-Unis contre l’Irak est imminente» D’autre part, un groupe de Top-position irakienne «sondait» divers mouvements dissidents pour la tenue d’une rencontre «sur le modèle de la conférence interafghane» de Bonn afin de discuter d’un changement de régime à Bagdad, a déclaré hier un porte-parole.est fier de s’associer à EXPOfllütlM éüfllê COLLOQUE 2002 Expo : 150 exposants , démos culinaires ateliers • dégustations io$ à l’entrée (taxes incluses) Samedi : 10 h à iç h Dimanche 10 h à 18 h Colloque : 8 conférences passionnantes Oméga-} • OGM Sécurité afimmtaire et le BIO Alimentation et ménopause Végétarisme et plus encore 49,9$ $ incluant entrée à l’EXPO pour samedi 1T dimanche Consultez le dépliant, le site ou téléphonez-nous pour obtenir le programme et/ou pour vous inscrire au Colloque wm hé ¦ Montréal Au Palais des Congres 23 et 24 mars Québec Au Marché du Vieux-Port 20 et 21 avril YÜ •"«.,*
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