Le devoir, 16 mars 2002, Page(s) complémentaire(s)
w w w .I (m! e JEAN-PAUL RIOPELLE (1923-2002) Sans //fre (détail), aquarelle et encre sur papier, 1953 «Il n'y a pas d'abstraction ni de figuration: il n'y a que de l'expression» Voir pages B 1.C 1 et C 8 à C 12 © Jean-Paul Riopelle - SODRAC (Montreal) 21X12 v o i r .e o ni ?—- - LE DEVOIR V o L.X C Ml N ° 5 6 L E S S A M EDI I (i E T 1) 1 M A X ( HE 17 M A K S 2 0 0 2 1,85$ ?taxes 2,25$ Des funérailles laïques à Péglise La décision de choisir un lieu de culte catholique pour accompagner Riopelle une dernière fois est loin de faire Vunanimité ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Ni Pierre Gauvreau ni Madeleine Arbour, signataires en 1948 du manifeste Refus global, brûlot farouchement anticlérical, n’assisteront aux funérailles nationales du peintre Jean-Paul Riopelle à l'église Immaculée-Conception, lundi.«Il s’agit d’un manque total de respect pour la pensée de cet homme-là», clame le peintre Perre Gauvreau en criant à l’indécence.«De quel droit le gouvernement du Québec décide-t-il qu’on doit mourir à l’église?» «En tant que signataire de Refus global, je ne serai pas présente lundi», affirme laconiquement Madeleine Arbour.Alors que tant de dignitaires seront au poste pour les derniers adieux au monstre sacré de l’île aux Grues, de vieux compagnons automa-tistes, histoire de demeurer fidèles à leurs convictions et à celles du défunt, choisissent donc de boycotter l’événement Yseult Riopelle, hier, se disait révoltée.Elle affirmait souhaiter que les funérailles de son père Jean-Paul, qui seront d’envergure nationale, se déroulent au Musée des beaux-arts de Montréal, cadre a priori idéal pour les adieux au peintre.Des arrangements avaient été envisagés en ce sens et acceptés par le musée, a-t-elle précisé.Le service du protocole du ministère des Relations internationales, chargé d’orchestrer les funérailles nationales, n’aurait pas été opposé au projet Yseult Riopelle affirme que la décision de tenir la cérémonie à l'église revient à la dernière compagne de son père, Huguette Vachon, qui l'aurait emporté sur ses propres souhaits.Michel Trudel, qui agi comme administrateur des biens de Jean-Paul Riopelle, précise de son côté qu’après en avoir délibéré avec Huguette Vachon, VOIR PAGE A 12: RIOPELLE «Il s’agit d’un manque total de respect pour la pensée de cet homme-là» Colère mauve IBiP mm '• r'S’-Al jL-i i .* I REUTERS PARMI la foule d’activistes hindous, cet homme arborant une barbe mauve scandait des slogans au passage d’un cortège religieux hier dans les rues d’Ayodhya, au nord de l’État indien de l’Uttar Pradesh.Malgré les tensions entre les communautés hindoue et musulmane, la cérémonie s’est déroulée paisiblement.La mission Zinni encourage les É.-U.Les chars israéliens se retirent de villes dévastées D’APRES REUTERS ET L’AGENCE FRANCE PRESSE Ramallah — L’émissaire américain Anthony Zinni s’est déclaré «encouragé» jeudi par ses premiers entretiens avec les principaux acteurs du conflit au Proche-Orient, en dépit de nouvelles violences signalées dans les territoires palestiniens.Chargé par Washington de favoriser une trêve, l’ex-général des Marines s’est entretenu en soirée pendant plus d’une heure avec le président palestinien Yasser Arafat dans son quartier général de Ramallah, la ville cisjordanienne avait été évacuée quelques heures plus tôt par les chars de l’armée israélienne après trois jours d’occupation, une décision d’ailleurs «appréciée» pim le président américain, George W.Bush.Zinni, qui a également rencontré depuis jeudi soir le premier ministre israélien Ariel Sharon et son ministre de la Défense, Benyamin Ben-Elie-zer, a qualifié de «positifs» tous les entretiens qu’il a eus avec les deux parties.«J’ai eu le sentiment que tout le monde est désireux de.sortir de cette terrible situation», a-t-il ajouté à l’issue de sa réunion avec Arafat.«Je suis conforté dans mon idée que nous pourrons déterminer les mécanismes qui mm permettront Id’en sortir) et je pense que dans les trois prochains jours, mm pourrons entamer notre mission.» VOIR PAGE A 12: ZINNI Un « pas positif», dit Washington, qui exige un « retrait complet» de toutes les zones autonomes palestiniennes ECONOMIE Deux millions d’amende pour Charest et Weinberg Les fondateurs de Cinar, Micheline Charest et Ronald Weinberg, e , devront verser deux millions à la Commission des valeurs mobilières du Québec.Dans une décision rendue hier, la CVMQ leur a également interdit d’agir comme administrateurs ou dirigeants de Cinar, de ses filiales ou de toute autre société dont le titre est négocié sur une Bourse canadienne pendant une période de cinq ans.Ils ne pourront pas non plus exercer leurs droits de vote sur les actions de Cinar qu’ils détiennent lors d’une élection d’administrateurs.Page B 4 N D E X Actualités .A2 Idées B 11 Annonces A10 Monde .A7 Avis publics .B 6 Mots croisés .B6 Bourse .B 8 Météo .A8 Carrières .B 7 Perspectives.B 1 Économie .B 4 Science B 12 Éditorial B 10 Sports Ail Bush oublie-t-il Hiroshima ?Le président George W.Bush a-t-il décidé de briser le «tabou nucléaire»?Le document du Pentagone divulgué par le Los Angeles Times le week-end dernier remet en question la politique de dissuasion née sur les cendres de la Deuxième Guerre mondiale en intégrant le recours aux armes nucléaires aux ingrédients conventionnels de la guerre.Le rapport sur la mise à jour de la doctrine militaire américaine (le Nuclear Posture Review, NPR) a eu, sans jeu de mots, l’effet d’une bombe un peu partout dans le monde — compte tenu de l’agressivité générale du gouvernement américain.Réaffirmant d’une man le rôle dissuasif de l’arme atomique, M.Bush, mercredi, a accrédité de l’autre la possibilité que les Etats-Unis se donnent le droit d’utiliser l’arme nucléaire contre des «nations hostiles», y compris celles qui ne disposent pas de tels armements.D y aurait cependant un précédent, et il serait russe — quoiqu’en ces matières, ainsi que le fait M.Bush, les gouvernements cultivent l’ambiguïté: le président Vladimir Poutine, à peine arrivé au pouvoir en janvier 2000, avait donc écorché la regie russe de la premiè- re frappe en décidant que le recours à l’arme nucléaire ne serait plus limité aux cas où «l'existence même de la Fédération de la Russie serait menacée».Le NPR du Pentagone n’est encore qu’un document de travail ou un énoncé politique — et non un plan d’emploi opérationnel, se défend d’ailleurs l’establishment politique et militaire américain.Mais ce NPR, la première réflexion achevée de Washington sur l’utilisation du nucléaire depuis la fin de la guerre froide, s’inscrit si bien dans la politique militaire de M.Bush et sa «guerre contre le terrorisme», déclarée après les attentants dull septembre, qu’il est difficile de ne pas faire un procès d’intention au président Le document ouvre la porte à l’utilisation de ces armes contre les forces non nucléaires d’un adversaire et en cas de «développements militaires surprenants».Le Pentagone plaide que dans un monde rempli de menaces et d’Etats criminels, il lui faut élargir l’éventail de ses options.H décrit les armes nucléaires et non nucléaires comme des «systèmes offensifs de frappes» qui seraient utilisés ensemble ou séparément lors d’une attaque.Ce n’est pas surtout de missiles intercontinentaux qu’il est Des millions en commissions pour des crédits d’impôt Après les révélations des dernières semaines à propos des lobbyistes et de leur mode particulier de rémunération, une enquête du Devoir lève le voile sur une autre pratique peu connue du grand public, qui implique l’intervention d’un tiers rémunéré à commission dans le but d’obtenir des crédits d’impôt de la part des gouvernements, KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR L> entreprise de gestion stratégique Groupe Vau-' geois reçoit d’une dizaine de firmes des commissions sur des fonds publics obtenus sous forme de crédits d’impôt pour la création d’emplois dans la Cité du multimédia.Grâce à des ententes de dix ans conclues avec ces entreprises, les revenus projetés du Groupe Vaugeois se comptent en millions de dollars.Le vice-président aux finances du Groupe Vaugeois, Luc Berlinguette, en l’absence du président Sylvain Vaugeois, actuellement hospitalisé', a défendu ce mode de rémunération lors d’une entrevue avec VOIR PAGE A 12: COMMISSIONS VOIR PAGE A 12: BUSH Autres informations en page A 8 Taille fer ?ttUCCI /Aoda AVode Stanley Cosgrove MUCCI International Designs 2122 Crescent, Montréal (514) 282-7477 « là où la mode rencontre l'art » Jean-Julien Bourgault PIÈCES D’ARTS ORIGINALES Normand Hudon PEINTURES ORIGINALES ftvnn ronn nous coum pis J* 778313000696 LE DEVOIR, LES SAMEDI IR ET DI M A N i HE 17 M A R S 2 O O LE DEVOIR LES SPORTS HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P NDPBP BC Pts Toronto 35 20 8 4 193165 82 Boston 35 21 5 7 198169 82 Ottawa 33 21 8 5 206168 79 Montréal 27 2710 3 171179 67 Buffalo 28 30 8 1 175169 65 Section Atlantique Philadelphie 37 19 7 3 200152 84 N.Y.Islanders32 24 7 3 193182 74 New Jersey 29 25 9 3 159153 70 N.Y Rangers 30 30 4 4 185209 68 Pittsburgh 26 31 6 4 162196 62 Section Sud-Est Caroline 28 2213 5 182191 74 Washington 27 2910 1 181202 65 Tampa Bay 24 32 7 3 139165 58 Floride 19 36 7 5 150206 50 Atlanta 17 39 8 4 156239 46 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale x-Detroit 47 12 6 2 213145102 Chicago 35 22 9 1 185174 80 St.Louis 32 23 8 3 175152 75 Nashville 25 3111 0 158178 61 Columbus 18 38 8 3 134199 47 Section Nord-Ouest Colorado 38 22 7 1 176138 84 Edmonton 29 2611 3 174164 72 Vancouver 31 28 6 3 206182 71 Calgary 27 2711 3 167181 68 Minnesota 22 2810 7 161194 61 Section Pacifique San José 35 21 7 3 195160 80 Los Angeles 32 22 9 4 178154 77 Phoenix 32 22 8 5 177170 77 Dallas 31 23 8 4 178173 74 Anaheim 24 34 6 3 151169 57 Hier Floride 5 Buffalo 2 Phoenix 3 Nashville 2 Chicago à Anaheim Washington à San José Aujourd’hui Detroit à Boston, 15h N.Y Rangers au New Jersey, 15h • Colorado à Philadelphie, 15h Pittsburgh à Los Angeles, 15h Dallas à Toronto, 19h Caroline à Montréal, 19h N.Y Islanders à Ottawa, 19h Vancouver à Atlanta, 19h Calgary à Columbus, 19h Washington à Edmonton, 22h Chicago à San José, 22h30 Dimanche Phoenix au Minnesota, 14h Detroit à N.Y.Rangers, 15h Colorado à Nashville, 15h Floride à Ottawa, 17h Buffalo à Tampa Bay, 17h Vancouver au New Jersey, 19h30 St.Louis à Anaheim, 20h Lundi Tampa Bay à Philadelphie, 19h Montréal en Caroline, 19h Pittsburgh à Atlanta, 19h30 Calgary au Minnesota, 20h00 Dallas à Chicago, 20h3.Los Angeles à San José, 22h3.Mardi Phoenix à Boston, 19h Ottawa à Buffalo, 19h Vancouver à N.Y.Rangers, 19h N.Y.Islanders à Toronto, 19h30 Anaheim à Detroit, 19h30 Nashville à St.Louis, 20h Washington au Colorado, 22h Mercredi Phoenix à Pittsburgh, 19h30 Atlanta à Tampa Bay, 19h30 Montréal en Floride, 19h30 Columbus au Minnesota, 20h0 St.Louis à Dallas, 20h0 New Jersey à Chicago, 20h30 San José à Edmonton, 21 h LES MENEURS B A P Iginla, Cal 43 37 80 Naslund, Ver 28 40 68 Sakic, Col 24 44 68 Francis, Car 24 41 65 Oates, Wash 11 54 65 Shanahan, Det 33 31 64 Yashin, NYI 29 35 64 Roenick, Phi 20 44 64 Sundin, Tor 34 29 63 Demitra, StL 26 36 62 Conroy, Cal 22 40 62 Thornton, Bos 22 40 62 Alfredsson, Ott 33 28 61 Modano, Dal 32 28 60 Jagr, Wash 24 36 60 Daze, Chi 31 28 59 Kovalev, Pgh 26 33 59 Samsonov, Bos 25 34 59 Bertuzzi, Vcr 24 35 59 Kapanen, Car 23 36 59 Fleury, NYR 22 37 59 Tkachuk, StL 29 29 58 Guerin, Bos 35 22 57 Gagne, Phi 29 28 57 Lindros, NYR 27 29 56 Zhamnov, Chi 19 37 56 Allison, LA 16 40 56 Brunette, Minn 16 40 56 Bondra.Wash 33 22 55 Murray, Bos 29 26 55 Gaborik, Minn 25 30 55 Flossa, Ott 25 30 55 O'Neill, Car 25 30 55 Amonte, Chi 23 32 55 York, NYR 18 37 55 Bonk, Ott 21 33 54 Fleatley, Atl 21 33 54 Morrison, Vcr 19 35 54 Sullivan, Chi 18 36 54 Comrie, Edm 28 25 53 Fedorov, Det 24 29 53 Peca.NYI 22 30 52 Gonchar, Wash 21 31 52 Recchi, Phi 18 34 52 Essais libres du Grand Prix de Malaysia Les McLaren surprennent Schumacher ASSOCIATED PRESS Sepang, Malaysia — Les deux McLaren-Mercedes de Kimi Raikkonen et David Coulthard ont surpris hier l'Allemand Michael Schumacher lors des séances d’essais libres du Grand Prix de Malaysia de Formule 1 qui sera disputé demain.Le pilote Ferrari, quatre fois champion du monde et vainqueur des deux dernières courses disputées sur le circuit de Sepang, a signé le troisième temps, juste devant son frère Rali sur Williams-BMW.Les deux McLaren-Mercedes se sont jouées d’une température caniculaire et d'un plafond de fiimée résultant des feux de tourbes dans la forêt tropicale malaise.Raikkonen a parcouru les 5,540 kilomètres du circuit en 1 min 37 s 399 secondes, pour une moyenne de 204,876 km/h.Coulthard, dont la voiture avait pris feu lors de la première séance d'essais, a signé le deuxième temps provisoire, à 0,639 seconde de son coéquipier.Raikkonen, qui s’est ainsi retrouvé pour la première fois en tète en Fl en deux ans de carrière, a reconnu que ces essais libres ne seront sans doute pas déterminants.•Cela ne veut pas dire grand-chose, a expliqué le Finlandais.J'espère seulement que nous pourrons aller aussi vite demain, tors des essais qualificatifs.• Deux autres seances libres sont prévues aujourd’hui, avant les tours de qualifications qui détermineront la grille de départ.Vainqueur du Grand Prix d’ouverture à Melbourne, il y a deux semaines.Schumacher, qui a signé hier le meilleur temps de la première séance d’essais libres, reste le favori en Malaysia.Lan dernier, il a signé le doublé constructeur-conducteur avec Ferrari.•Je pense que Ferrari demeure très fort», a convenu Coulthard, sorti indemne du feu de sa voiture qu'il a poussée pour la faire rentrer aux stands une fois l'incendie du moteur éteint, lors de la première séance d’essais.Derrière le quatuor de tète, le Finlandais Mika Salo a placé la Toyota à 1,67 seconde, devant la deuxième Williams-BMW de Juan Pablo Montoya et l'autre Ferrari du Brésilien Rubens Barriehello.REUTERS Jacques Villeneuve ajuste son gant, avant de s’élancer sur la piste du Grand Prix de Malaysia.Divorce prochain avec BAR Villeneuve fait taire les rumeurs PRESSE CANADIENNE Kuala Lumpur — Jacques Villeneuve, seulement 17e lors de la première journée d’essais libres en vue du Grand Prix de Malaisie, a fait taire les rumeurs selon lesquelles un divorce entre lui et l’écurie BAR était imminent Après une longue discussion avec son nouveau patron, David Richards, Villeneuve s’est même fait très clair."Nous sommes tous les deux sur la même longue d’ondes, a confirmé Villeneuve.Notre objectif à tous les deux est de faire progresser l’équipe et cela, le plus rapidement possible.Non pas dans le but de remporter le championnat du monde mais au moins faire quelques podiums.Je pense que nous pouvons faire du très bon travail d'ici le reste de la saison.» Au terme de la journée d’hier, les deux McLaren de Kimi Raikkonen et David Coulthard se retrouvaient aux avant-postes, devant la Ferrari de Michael Schumacher.Est-ce un signe de changement?Villeneuve n’y croit pas.«On verra demain.Mais comme Ferrari était très compétitive à Melbourne, il n’y a donc aucune raison qu 'elle ne le soit pas ici lors de la qualification.Ils ont certainement travaillé pour la course, en mettant beaucoup d’essence», a prétendu Villeneuve.Chaleur humide Comme prévu, il faisait chaud et humide sur le circuit de Sepang vendredi, où la température a atteint jusqu’à 42 degrés.«Il fait très chaud et très humide.Comme les essais ont lieu pendant l’hiver et qu’il fait froid, c'est plus difficile de se préparer pour la Malaisie.On doit s’entraîner beaucoup plus.Mais il faut le faire», a dit Villeneuve tout souriant même après avoir été privé de 45 minutes pendant la séance en raison de problèmes hydrauliques.«Sur une heure c’est beaucoup.Et on a dû prendre les deux dernières minutes pour essayer les deux pneus sans faire de réglages sur la voiture.Mais la voiture ne se comportait pas trop mal.Elle avait un peu trop de survirage et l’arrière glissait.Il faut dès maintenant travailler dessus.De plus, nous n'étions pas rapides aujourd’hui.Manque de vitesse de pointe égale chrono à la baisse», a-t-il précisé.Aujourd’hui, Villeneuve note qu’il faudra attaquer d’entrée lors de la séance libre du matin et surtout pendant la qualification.Coupe du monde Jaysey-Jay Anderson se rapproche du firmament PRESSE CANADIENNE Ruka — Jaysey-Jay Anderson se retrouve au plus fort de la course pour l’obtention du globe de cristal du classement général de la Coupe du monde en vertu d’une victoire hier à l'épreuve de boarder cross présentée à Ruka, en Finlande.•fai eu un peu de chance car j'ai connu des ennuis en deuxième ronde lorsqu'un adversaire m’a accroché en tombant sur moi», a déclaré le vainqueur, qui a devancé son compatriote Drew Neilson.Après un début de saison qu’il qualifie de décevant, le planchiste de Mont-Tremblant s’est bien repris.«J’étais à mon meilleur avant les Jeux olympiques et je crois pouvoir finir la saison de belle façon car je roule super bien.» C'est une deuxième victoire pour Anderson cette saison en Coupe du monde, et un cinquiè- me podium.Avec une dernière étape à disputer, il occupe le deuxième rang du classement général derrière le Français Mathieu Bozetto, qui a terminé 13' hier.Au classement du boarder cross, Anderson est en tête devant Neilson et un autre Français, Thomas Bourgeault Boivin et Barclay François Boivin, de Jonquière, a obtenu le \2 rang hier, son troisième meilleur classement de la saison en Coupe du monde.Il occupe le 14' rang du classement du boarder cross et le 17' rang du classement général.Chez les femmes, Mélissa Barclay, de Québec a terminé 20' L’épreuve a été remportée par la Française Marie Laissus, meneu-re au classement de la Coupe du Monde.Barclay est 58' au classement du boarder cross et 37' au classement général.Barrasse passe aux Leafs Toronto (PC) — Les Maple Ijeafs de Toronto ont acquis le vétéran gardien Torn Barrasso, des Hurricanes de la Caroline, en retour d’un choix de quatrième ronde.Barrasso, qui va avoir 37 ans le 31 mars, est devenu disponible lorsque les Hurricanes ont mis la main sur Kevin Weekes, du lightning de Tampa Bay, pour seconder Arturs Irbe.Barrasso va devenir joueur autonome sans restriction le 1" juillet à la conclusion de son entente d’un an d’une valeur de 600 000 $ signée avec les Hurricanes.U- vétéran de 17 saisons dans la LNH a conservé une fiche de 13-12-5 avec les Hurricanes, combinée à une moyenne de 2,61 et un pourcentage d’arrêts de .906.Les Leafc étaient à la recherche d’un gardien d’expérience depuis que Curtis Joseph s’est blessé à un doigt le 26 février.Il ne reviendra pas au jeu avant les séries éliminatoires.Pas de transaction en vue Therrien laisse entrevoir une «surprise» FRANÇOIS LE MENU PRESSE CANADIENNE Le directeur général du Canadien, André Savard, n’entend pas transiger d’ici ta date limite des transactions, mardi prochain, 15 heures.L’entraîneur Michel Therrien a toutefois laissé entendre qu’une surprise pourrait attendre les partisans d’ici la fin du mois.Sans avancer de nom ni de date, Therrien a indiqué qu’un joueur ou deux actuellement sur la touche pourraient renouer avec la compétition prochainement.le Canadien compte quatre absents, soit Saku Koivu, Donald Audette, Jeff Haekett et Sheldon Souray, de même que Benoît Gratton dont le retour devrait se faire à Québec.«On met tout en œuvre pour que les absents reviennent au jeu le plus tôt possible.C'est le vœu de l’organisation et c'est aussi le souhait des joueurs, a déclaré Therrien lors de son point de presse quotidien.J’ai des noms en tête mais je garde ça pour moi.Je ne veux pas mettre de pression sur un joueur en le nommant publiquement.Mais le joueur ou les joueurs connaissent nos intentions.Il y en a qui paraissent bien à l’entrainement, a-t-il ajouté sans rien dévoiler.C’est sûr qu'un joueur comme Donald Audette ou Saku Koivu pourrait nous emmener dans les séries.Tout ce que je peux dire, c’est qu’il pourrait y avoir une surprise.» Le meilleur candidat Audette pourrait être le premier à revenir au jeu.Il retrouve progressivement sa forme après avoir été victime d’une sérieuse lacération à l’avant-bras gauche le 1" décembre dernier qui a nécessité une intervention chirurgicale.Hier, il a patiné à l’aréna Martin l-apointe lors d’un entraînement facultatif, puis il a fait de la bicyclette stationnaire au Centre Mol-son.Rétabli de sa blessure, le patineur de üival doit renforcer son bras afin de pouvoir lutter dans les batailles à un contre un.Il dit n’avoir aucun problème à lancer, Koivu est confronté à un problème bien différent.En rémission d’un cancer du tissu lymphoïde, le capitaine du Canadien s'entraîne dans l’espoir de jouer d’ici les séries.«Tout est possible dans son cas, a noté Therrien.S’il s'entraîne aussi fort, c’est pour revenir au jeu.Il y a de l’espoir compte tenu de ses efforts.» Jeff Haekett espère lui aussi revenir au jeu même s’il souffre d’une luxation de l’épaule gauche qui nécessitera une opération au cours de Tété, le veteran gardien se donne encore deux semaines avant de prendre une décision définitive.Sheldon Souray, enfin, a repris l'entraînement.11 a subi une fracture d'un os du poignet gauche mais la guérison est loin d’être complète.Pas un rêveur S'il espère le retour d’un absent ou deux, Therrien ne s'attend pas à recevoir du renfort d’ici mardi.«Je ne suis pas un rêveur, a-t-il rappelé./e joue avec les cartes qu'on me donne.Je crois que nous pouvons participer aux séries avec les joueurs que nous avons.Il s'agit évidemment d'un grand défi.Mais il est possible de réussir de grandes choses lorsqu 'on a une bonne attitude.Il faut juste éliminer les zones grises autour de nous.Tous ensemble, on peut réussir» Victoire de 6-0 contre Cleveland Inquiet, Pavano offre sa meilleure sortie MICHEL LAJ EU N ESSE PRESSE CANADIENNE Winter Haven — Des rumeurs d’échange ont couru au sujet de Cari Favano au cours des derniers jours.On l’envoyait à Miami par exemple en retour de Brad Penny, des Marlins de la Floride.Pavano est toujours avec les Expos et il se débrouille fort bien.merci.Hier, il a offert sa meilleure prestation du camp d’entraînement.Il n’a accordé aucun coup sûr, a retiré trois frappeurs sur des prises et n’a donné aucun but sur balles en cinq manches quand les Expos ont battu les Indians de Cleveland 60.Avant le match, Pavano s’interrogeait.Il voulait savoir où toutes ces rumeurs à son sujet prenaient naissance.Après le match, il a dit à nouveau qu’il ne voulait certes pas quitter les Expos.«Nous avons une bonne équipe et nous voulons le prouver, a-t-il dil.Tout ce qui se passe ici ce printemps est positif.Four ce qui est de ces histoires de dissolution ou de transfert, nous n’avons pas à nous en faire.Nous savons que l'Association des joueurs prendra soin de nous.Ici, nous avons un groupe de gars qui sont ensemble depuis trois ou quatre ans.Nous sommes sur le point de percer.» Correctifs Pour ce qui est de sa performance, il mentionne qu'il a pu apporter les correctifs à son élan en cours de match, ce qu’il n’avait pas fait il y a cinq jours contre les Orioles de Baltimore.•L'autre jour, mon élan n’était pas a point.C'est la raison pour laquelle les joueurs des Orioles frappaient la balle solidement.Aujourd'hui, j'ai donné quelques longues fausses balles pour les mêmes raisons.Mais je reconnaissais mon erreur et immédiatement après je reprenais le dessus.Je voyais par la suite des élans plus défensifs.Mais je pense que j’avais plus d’étoffe la dernière fois, même si les résultats n 'ont pas été aussi bons.» Pavano a surtout louangé le travail d’Andres Galarraga, qui a effectué un autre bijou de jeu en défensive.Après que Wil Cordero eût atteint les sentiers à la suite d’une erreur de Chris Truby, le Gros Chat a sauté très haut pour gober un coup en flèche de Matt I>awton et doubler Cordero, un jeu spectaculaire.«J'ai bien lancé, mais c’est Galarraga qui a fait le jeu du match, a reconnu Pavano.C'est un jeu d’équipe.» Wilkerson frappe Brad Wilkerson, qui bataille avec le vétéran Jose Canseco pour un poste au champ gauche, a produit un premier point contre le perdant Danys Baez dans une poussée de deux points en deuxième.Le jeune Scott Hodges, un joueur de troisième but, a claqué un triple de trois points en huitième contre Paul Shuey.Wilkerson a obtenu deux coups sûrs en trois présences et a aussi marqué un point.«Iœ travail de Wilkerson et celui de Feter Bergeron feront que nous serons une bonne équipe ou une très bonne équipe, a dit le gérant Frank Robinson.Wilkerson était blessé Tan dernier.Là, son épaule est complètement guérie.Il est en santé et il s’est remis à frapper et à capter la balle.» Si Pavano a bien fait, on peut en dire tout autant de ceux qui l’ont suivi au monticule, le gaucher Scott Stewart, Guillermo Mota et TJ.Tucker, qui ont espacé quatre œups sûrs et qui n’ont donné aucun but sur balles.Le jeune Tucker, qui se remet lui aussi d’une opération à l'épaule, a connu une autre bonne sortie.En deux manchets, il n'a permis qu’un seul coup sûr et a retiré deux frappeurs sur des prises.«Tucker en est un autre qui n’était pas en santé, a dit Robinson.Là, il a retrouvé sa combativité.Il défie les frappeurs.Il a déjà agi comme parlant auparavant, mais il peut aussi lancer en relève.Il n'a certes pas nui à ses chances.• Il n'a permis qu’un seul point mérité en neuf manches et un tiers.Andy Tracy, qui connaît un printemps misérable, a obtenu un simple au centre en huitième contre Shuey, son premier coup sûr de l’entraînement.Il avait été blanchi à ses 24 premières présences. A 12 LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 MARS 2 0 0 2 -?le Devoir ?-—— ACTUALITES BUSH L’obsession militaire dans laquelle s’enfonce la Maison-Blanche repose sur «une menace extraordinairement exagérée.La menace est fabriquée et le 11 septembre a permis de lui donner corps» SUITE DE LA PAGE 1 RIOPELLE SUITE DE LA PAGE 1 Yseult RiopeDe et le représentant protocolaire du gouvernement québécois (qui s’inclinait devant la décision, quelle qu’elle soit, de la famille), il a été convenu, en dépit des vœux initiaux de la fille du peintre, d’organiser le service à l’église, lieu jugé le plus adapté à une telle cérémonie.•De plus, devant l’ampleur prise par les funérailles, le musée estimait n’avoir ni le temps ni les ressources pour accueillir l’événement», précise-t-il.On attend énormément de monde aux funérailles nationales de Riopelle, soit 900 personnes, dont un lot de dignitaires.Cette cérémonie sera essentiellement constituée de témoignages (dont celui de John Porter, directeur du Musée du Québec) entrecoupés de quelques pièces de musique.Ni messe ni sermon ne sont au programme mais, temple oblige, un prêtre, le curé de la paroisse, sera l'officiant Cette décision de choisir un lieu de culte catholique pour accompagner Riopelle une dernière fois est donc loin de faire l’unanimité.De l’avis d’une autre signataire du manifeste, Françoise Sullivan, l’église est pourtant un espace de recueillement propice à l’expression du deuil, «/e trouve dommage que certains choisissent de boycotter la cérémonie, soupire-t-elle.Des rituels existent pour la vie et la mort dans un cadre qui invite au recueillement.Im religion, qui a perdu sa puissance, a gardé ça de bien.Doit-on jeter le bébé avec l’eau du bain?» Parmi les signataires du manifeste Refus global, ni Muriel Guilbault, en 1952, ni Claude Gauvreau, en 1971, ni Jean-Paul Mousseau et Bruno Cormier, en 1991, ni Maurice Perron, en 1999, n'ont eu droit à une cérémonie à l'église.Huit signataires du manifeste sur seize sont désormais disparus, dont, désormais, Riopelle.Fernand et Françoise Leduc ainsi que Marcel Barbeau sont actuellement en France; Louise Renaud est en Californie.Dans les rangs des survivants, Françoise Riopelle, la première épouse du peintre et Françoise Sullivan seront les seules signataires présentes à la cérémonie de lundi.En 2001, les funérailles de Marcelle Ferron dans un temple catholique (sans messe ni sermon) avaient déjà suscité l’émoi.Plusieurs avaient vu là un affront aux convictions de la défunte.Pierre Gauvreau et sa compagne Jeannine Carreau n’y avaient pas assisté en vertu des mêmes principes invoqués pour Riopelle.L’église, endroit consacré pour ce type d’adieux dans les dorures et l’encens, a pour elle le poids de la tradition, qui joue un rôle crucial.Plusieurs estiment que l’idée de transcendance appelle une atmosphère appropriée que les lieux profanes n’offrent pas.Le Québec, comme l’Occident en général, ne s’est pas encore vraiment doté de solution alternatives en matière de rites funèbres.Mieux vaut que les célébrités alliées couchent sur testament une volonté explicite d’éviter à leur cercueil la traversée de l’église.Riopelle, pour sa part, n’avait rien précisé par écrit Le manque de solutions de rechange est criant encore qu’un musée pour un peintre ou une salle de spectacle pour un artiste de la scène pourraient fort bien convenir à la cérémonie des adieux.Les mœurs funéraires évoluent quand même petit à petit Denis d'Etcheverry, de la maison Urgel-Bourgie, précise que des salles sont désormais offertes aux familles pour des réunions de deuil sans caractère religieux, davantage destinées à célébrer la vie qu’a connue le défunt qu’à souligner son départ.Nulles funérailles à grand déploiement d'artistes célèbres n’ont encore établi de précédent au Québec en ce qui a trait à des cérémonies purement laïques.C’est ce que Pierre Gauvreau et Yseult Riopelle déplorent bien haut aujourd’hui.ZINNI SUITE DE LA PAGE 1 Soulignant les difficultés de l’émissaire, dont les deux précédentes missions s'étaient soldées par des échecs, des échanges de tirs nourris ont été signalés dans la soirée par des habitants palestiniens dans les villes d'Hébron et de Bethléem, en Cisjordanie.Un Palestinien a péri et un soldat israélien a été blessé par balles, ont indiqué des sources des deux camps.Par ailleurs, les brigades des martyrs d’al-Aqsa, groupe lié au Fatah de Yasser Arafat, ont annoncé avoir abattu hier soir à Naplouse deux Palestiniens soupçonnés de collaboration avec Israël.Dans la bande de Gaza, une Palestinienne de 11 ans se trouvait dans un état critique après avoir été atteinte d’une balle dans la tête.Sa famille accuse des soldats israéliens de l’avoir blessée, ce qu’a démenti l'armée.Une mère palestinienne et ses quatre enfants ont péri dans l’explosion de leur charrette sur une mine.Un haut responsable palestinien a accusé Tsahal d’avoir placé l’engin.L’armée a catégoriquement démenti.Les forces israéliennes ont également tué deux policiers palestiniens dans deux incidents distincts, d’après des sources médicales palestiniennes.Après le redéploiement israélien, le porte-parole du département d’Etat américain Richard Boucher a estimé que cette décision était un «pas positif, affirmant toutefois que les Etats-Unis exigeaient un -retrait complet» de toutes les zones autonomes palestiniennes.De son côté, le président George W.Bush a déclaré espérer que la visite de M.Zimii changerait les choses.-Si je n amis pas eu d'espoir, je ne l’aumis pas envoyé», at-il dit Des dizaines de chars israéliens ont quitté Ramallah, ainsi queToulkarem et Kalkilia, laissant derrière eux un paysage de désolation — véhicules écrasés et infrastructures détruites —, ont constaté les habitants.terrés chez eux ces derniers jours.Israël a déclaré que ses forces occupaient encore la périphérie de Bethléem, Naplouse, Djénine et Hébron.Pour Yasser Arafat, le retrait des blindés n’est qu'une -ruse» destinée à abuser Washington.Il a néanmoins remercié le général Zinni de ses efforts et réaffirmé son •plein engagement au respect du processus de paix et à une paix des braves».Ne voulant pas apparaître comme un obstacle aux efforts de paix américains, M.Sharon a pour sa part informé M.Zinni qu'il était prêt à engager des négociations de paix avec les Palestiniens •dès la conclusion d'un accord de cessex-lefeu».Dans ce but, il s’est déclaré pour la première fois prêt à activer une commission morte israélo-palestinienne qui ne s’était pas réunie depuis le 7 mars 2001, date de son entrée en fonction.LE DEVOIR ii Dtvoir est publié du lundi au samrdi par 1* tVvoir Inc.dont k* sièffe social est situé au 2050, rue De Bleury, F Mage.Montréal, (Québec).HSA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc , 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Lê Devoir.Lt Devoir est distribué par Messagerie» l>ynamiques.division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Uval.Envol de publication — Enregistrement n* 0858.Contrat de vente 40012291 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.question ici mais d’armes tactiques auxquelles le concept de «destruction mutuelle assurée» ne s’applique pas: le cœur de fa recherche dans l’industrie de l’armement porte actuellement sur la mise au point de têtes miniaturisées et fouisseuses, capables de pénétrer le roc et de faire exploser, par exemple, des bunkers ennemis à des dizaines de mètres de profondeur.Le NPR montre du doigt sept pays: la Chine, la Russie, l’Irak, la Corée du Nord, l'Iran, la Libye et la Syrie.Sauf pour la Chine et la Russie, ces pays sont tous considérés par Washington comme des pays soutenant le terrorisme.La majorité font partie du «club des puissances nucléaires».Pour le spécialiste Ivo Daalder, de la Brookings Institution, à Londres, le tabou nucléaire a clairement été brisé: depuis le début de l’âge nucléaire, dit-il, l’objectif fondamental a toujours été de prévenir le recours à de telles armes.•Cette politique est maintenant renversée» alors que s’estompe la distinction entre armes nucléaires et conventionnelles.Michel Fortmann, professeur de science politique à l’Université de Montréal, estime au contraire que ce tabou continue quand même de jouer: «C'est l’essence même de la dissuasion que de montrer qu’on a des options, afin de ne pas avoir à les utiliser» Du reste, il ne voit pas «grand nouveauté» dans le document du Pentagone, ni au chapitre des Etats pointés ad rfauseam par Washington, ni dans le fait que les Etats-Unis seraient prêts à recourir à des armes nucléaires contre des pays qui les menacent avec des armes de destruction massive.«R y a beaucoup d’ambiguïté, même depuis Clinton, quant à la doctrine d’utilisation des armes nucléaires.» S’il est en désaccord profond avec les politiques de M.Bush, M.Fortmann n’en juge pas moins nécessaire que soit reformulée, dans l’après-guerre froide, une stratégie de dissuasion «adaptée au nouvel état du monde».Le clou dans le cercueil Surtout, cet expert en polémologie (l'étude de la guerre) juge très inquiétante la tendance lourde et unilatéraliste de la présidence actuelle à vouloir démanteler l’échafaudage des traités de contrôle des armements si péniblement conçus au cours des 30 dernières années au prétexte qu’il s’agit de reliques SUITE DE LA PAGE 1 Le Devoir.H s’agit selon lui d’une façon de faire qui ne soulève aucune question d’éthique publique comme dans l’épineux dossier du lobbying.Le mois dernier, Le Devoir avait révélé, dans ce dernier cas, que la firme Oxygène 9 avait notamment empoché un pourcentage tiré de subventions destinées à l’industrie culturelle.M.Berlinguette n’hésite d’ailleurs pas à fustiger le projet de loi sur le lobbying qui sera déposé prochainement à l’Assemblée nationale et qui interdira le paiement par commissions.•Onjbnctionne aux résultats.Ce n'est pas nécessairement au pourcentage, affirme Luc Berlinguette.(.] Ça dépend du nombre de jobs qui ont été créés En bout de ligne, on peut regarder combien l'entreprise a reçu et on peut diviser et obtenir un pourcentage, Cestsùr», reconruiit-il.Le mode de rémunération pratiqué par le Groupe Vaugeois s’établit en fonction de la performance des entreprises.Ainsi, le montant de l'aide gouvernementale obtenue est pris en considération, tout comme la rentabilité de la compagnie et le nombre d’emplois créés.Le pourcentage est variable d’une entreprise à l’autre.Des contrâts payants C’est ce que confirme le vice-président aux finances et à l’administration de la firme Tecsys, Berty Ho-Wo-Cheong, qui se félicite du contrat liant son entreprise au Groupe Vaugeois.Pour l'année en cours, la firme Tecsys, qui se spécialise dans les logiciels pour les établissements de santé, prévoit obtenir environ 2,5 millions de dollars en crédits d’impôt pour les emplois créés.De cette somme, le Groupe Vaugeois touchera un certain pourcentage que M.Ho-Wo-Cheong redise de dévoiler.Chez Voodoo Arts, une entreprise de production nurhérique de films, le directeur général de l’entra prise, Richard Ostiguy, affirme avoir signé en 1998 une entente avec le Groupe Vaugeois qui accorde à celui-ci 10 % du financement publie qu’il réussirait à obtenir pour Voodoo Arts.M.Berlinguette confirme les termes du contrat.•Sylvain Vaugeois nous avait approchés pour nous proposer du financement, relate M.Ostiguy.On les a écoutés.On a signé une entente.Mais j'avais dit: si tu parles de la Cité du multimédia, moi, je ne signe pas, parce que je suis déjà au courant, je suis déjà sur le coup», explique-t-il.Comme l'avantage proposé par M.Vaugeois concernait justement le crédit d'impôt lié au mylti-média, M.Ostiguy a refusé d’honorer l’entente.A la réception d'une mise en demeure du Groupe Vaugeois, Voodoo Arts a réglé le litige en versant un dédommagement de 10 000 $.Du côté d’Ubi Soft, l’entreprise française de conception de jeux vidéo, on refuse de révéler les détails de la relation d'affaires avec le Groupe Vaugeois.Ce dernier est à l’origine de l’implantation dlfoi Soft au Québec, en 1997, qui a agi comme catalyseur pour la création de la Cité du multimédia.•Uya effectivement un contrat qui nous lie», se borne à dire le porte-parole d'Ubi Soft, Martin Carrier.•Il agit pour nous à titre de consultant.On fait plusieurs choses avec M.Vaugeois.C’est du dét>eloppement continu.U travaille pour nous.Il nous donne du servi-ce-conseil sur différents dossiers.» Luc Berlinguette ne cache pas qu'il s’agit d'une entente «très payante» avec Ubi Soft mais insiste pour dire que ce ne sont pas des fonds publics.«Est-ce que les gens aiment mieux que le Groupe Vaugeois soit rémunéré à commissùm et qu'Ubi Soft crée 1000jobs ou que de la guerre froide.«La philosophie de Bush est clairement “anti-arms control”.» Rupture il y a: voici un gouvernement allergique à la coopération et au multilatéralisme.En voici des illustrations.¦ Des extraits çlu NPR publiés hier sur Internet révèlent que les Etats-Unis songent à abandonner le moratoire international sur les essais nucléaires en vigueur depuis 1992.«Les États-Unis s’efforcent de développer leur arsenal sans nouvel essai nucléaire mais ils ne pourront pas maintenir cette position indéfiniment», affirment des experts du Pentagone (voir autres informations en page A 8).Pendant sa campagne électorale en 2000, M.Bush s’était engagé à respecter ce moratoire.¦ En campagne, M.Bush s’était dit carrément opposé au Traité d’interdiction totale des essais nucléaires au prétexte qu’il «n’empêche pas la prolifération».Bill Clinton, qui l’a signé en 1996, s’était engagé à en respecter l’esprit malgré le fait que le Sénat américain avait refusé de l’entériner.¦ A été rejeté sous Bush le protocole d’inspection de la Convention sur les armes biologiques.¦ Les Etats-Unis se sont retirés en décembre dernier du traité antibalistique ABM signé en 1972 par Brejnev et Nixon, duquel ont découlé les traités START 1 et START 2 sur la réduction des inventaires nucléaires.¦ Cet unilatéralisme se traduit d’autre part par le développement du «bouclier antimissiles» — terrestre, naval, aérien et spatial —, une vieille idée qui remonte à la «guerre des étoiles» de l’ancien président Ronald Reagan mais auquel l'ex-président Clinton avait donné son aval dans une forme limitée.Les tests ont commencé sous M.Bush.«Cela signifie, affirme M.Fortmann, que les États-Unis ne font pas confiance à la norme établie dans le Traité de non-prolifération nucléaire de 1968 même si presque 190 pays l’ont signé.» M.Bush, dit-il, enfonce les derniers clous dans le cercueil.«Cette administration est arrivée au pouvoir avec l’intention de ne pas tenir compte de la philosophie des contrôles internationaux.Le fait que le pays le plus puissant du monde décide que le traité ABM ne vaut pas le papier sur lequel il est écrit, je trouve ça très dangereux.A Washington, c’est clairement la religion de l’unilatéralisme.» M.Fortmann croit au contraire qu’il faudrait adapter l’architecture des traités actuels pour faire face à COMMISSIONS le Groupe Vaugeois demande 400 $ de l’heure et qu’Ubi Soft aille s’établir à Boston ou à San Francisco?, lance M.Berlinguette.On n’est pas des lobbyistes, on est des promoteurs en développement économique.Le gouvernement ratisse large et ramasse tout le monde dans le même paquet, les National et ces firmes-là [de relations publiques] qui ne font que ça, du lobbying, c’est-à-dire aller écœurer les gens au ministère de la Justice pour leur dire que la loi devrait être ci ou ça.Ces firmes-là sont mortes de rire: la loi va les favoriser parce que le mode de fonctionnement est renforcé parla loi», dit-il.Ubi Soft, qui n’est pas installée dans la Cité du multimédia, compte 450 employés à l’heure actuelle.Depuis 1998, les dirigeants d’Ubi Soft ont toutefois mis sur pied deux autres entreprises connexes, soit Guillemot Corporation et Gameloft, toutes deux sous contrat avec le Groupe Vaugeois.La formule du paiement au pourcentage est également appliquée dans l’entente qui lie le Groupe Vaugeois à la firme Cognicase, spécialisée dans les transactions de commerce électronique.«Les gens pensent que Cognicase reçoit un chèque et nous donne 10 % ou 5% ou 3 %.Ce n’est pas aussi simple que ça.Si c’était aussi simple que ça, je peux vous dire qu’on serait beaucoup plus riches qu’on l’est maintenant», affirme M.Berlinguette, qui souligne d’ailleurs que ce n'est pas le Groupe Vaugeois qui a sollicité Cogiticase.Chose certaine, M.Berlinguette estime que la rémunération en fonction des résultats correspond aux besoins exprimés par les entreprises elles-mêmes, qui voient ainsi le risque assumé entièrement par un tiers.L’éventuelle obligation faite par la future loi sur le lobbying d’imposer un tarif horaire ou un forfait est contre-productive, dit M.Berlinguette.Il croit qu’une entreprise qui choisit actuellement cette voie n’a aucun incitatif à contourner l'échec puisqu’elle sera payée de toute façon.La rémunération à la commission est plus stimulante pour l’économie et plus payante pour le Groupe Vaugeois, reconnaît Luc Berlinguette.•Si on avait été payés selon un taux horaire ou à frais fixes, comme va l’obliger le projet de loi, aujourd’hui, on n’aurait pas un seul client.[.] Ces compagnies-là veulent des résultats.Alors, elles veulent payer quand elles ont des résultats, et quand elles n 'en ont pas, elles ne veulent pas payer», soutient M.Berlinguette.C’est notamment le cas de l’entreprise Discreet Logic, une division de la compagnie américaine Autodesk Inc., pour laquelle le Groupe Vaugeois n'a pas réussi à atteindre les objectifs fixés.Le vice-président aux finances et à l’exploitation de Discreet Logic, Stig-Erik Gruman, joint à New York, confirme ne plus avoir de lien financier avec le Groupe Vaugeois.Création de la Cité du multimédia La Cité du multimédia est née en 1998, annoncée en grande pompe par le ministre des Finances d'alors, Bernard landry, qui souhaitait ainsi favoriser l’éclosion de la «nouvelle économie» au Québec.Elle constitue une extension modifiée du plan Mercure que Sylvain Vaugeois défendait auprès du gouvernement depuis 1995.L'objectif est toutefois demeuré le même, soit investir dans les cerveaux plutôt que dans le béton.Ainsi, sur une décennie, chaque entreprise qui s’établit dans le périmètre de la Cité du multimédia peut bénéficier d’une aide fiscale équivalant à 40 % du salaire versé à chaque employé, pour un maximum de 15 000 $ par emploi.L'investissement gouvernemental prévu totalise 360 millions en dre ans et devrait générer 10 000 emplois au cours de la même période.Selon les documents budgétaires de l'automne dernier, 3168 emplois avaient été créés dans la Cité des problèmes graves, comme la nucléarisation de l’Inde et du Pakistan.«À partir du moment où le conflit entre les deux grands a disparu, on dirait que cette approche a été mise de côté.» Y compris au chapitre de la réduction des arsenaux.Là où des pays comme la Chine, la France et l’Angleterre devraient se concerter sur la question des râuctions, affirme-t-il, les Etats-Unis se proposent maintenant de diminuer des deux tiers — à environ 2000 — le nombre de leurs têtes nucléaires et de le faire sans consulter qui que ce soit Cela ouvre la porte à une dégradation des systèmes de vérification des arsenaux.Des dépenses en milliards Parallèlement, on assiste à une croissance tous azimuts des budgets militaires: 15 % aux Etats-Unis, 50 % dans la Russie de Poutine et 17 % en Chine,, dont c’est la plus forte croissance en 20 ans.Aux Etats-Unis, le déploiement du bouclier antimissiles augure d’un véritable pactole pour les entreprises des secteurs défense-aérospatiale.L’architecture limitée envisagée par .Bill Clinton avait été évaluée à 60 milliards SUS.À présent, toutes les estimations dépassent largement la barre des 100 milliards.Le but de l’exercice, a dit M.Bush, étant pour les Etats-Unis de «développer de nouvelles technologies qui soutiendront une nouvelle stratégie».Le comportement de M.Bush donne lieu, chez de nombreux experts, à des considérations sur sa bêtise.Stratégiquement, disent certains d’entre eux, réduire le seuil d’utilisation des armes nucléaires est une invitation à d’autres pays à s’en servir plus librement Ensuite, la supériorité américaine dans le domaine conventionnel est si écrasante qu’elle confine à la stupidité pure la décision d’encourager la fabrication d’armes nucléaires tactiques.Et puis, disent encore des physiciens interrogés cette semaine par le New York Times, il est faux de prétendre que de telles armes miniaturisées, qui ne seraient d’ailleurs pas si faciles à fabriquer, pourraient être conçues de manière à limiter les dégâts radioactifs.Enfin, l’ofr session militaire dans laquelle s’enfonce la Maison-Blanche repose sur «une menace extraordinairement exagérée», souligne M.Fortmann.«La menace est fabriquée et le 11 septembre a permis de lui donner corps.» Comme si M.Bush avait décidé d’oublier que l’histoire a donné lieu à Hiroshima et à Nagasaki.du multimédia jusqu’en août 2001.Pour les années fiscales 1999 et 2000, le ministère du Revenu a versé 28,2 millions en crédits d’impôt pour les sociétés établies dans la cité.Au moment de l’annonce, en 1998, le Groupe Vaugeois multipliait ses offres de services auprès d'entreprises du multimédia pour leur faciliter l’accès au programme administré par Investissement Québec.Or l’intervention d’un tiers n’est pas essentielle, affirme Louise Morin, porteparole de la société d’Etat qui accrédite les entreprises pour qu’elles obtiennent le crédit d’impôt En ce qui a trait à un mode de rémunération de ces intermédiaires selon un pourcentage des fonds publics obtenus, Mme Morin assure qu’Investissement Québec en ignore l’existence.«Personne à l’interne n’est au courant d’une telle pratique», soutient-elle.L’idée d'aider les entreprises de multimédia à obtenir le crédit d'impôt pour la création d’emplois et de se faire payer avec les crédits d’impôt obtenus est apparue en 1998.«On aurait aimé, à l’époque, avoir un mandat du gouvernement pour faire du démarchage à travers le monde pour aller chercher des compagnies et être rémunéré», raconte M.Berlinguette.Mais Québec a rejeté la proposition.Le piggybacking Au même moment le Groupe Vaugeois établissait des projections de revenus très élevés en tenant compte de l’effervescence du moment dans l’industrie du multimédia Par exemple, les analyses faites à l’époque par la firme Tecsys permettaient de croire à l'embauche de 1000 personnes entre 1998 et 2008.Actuellement elle en compte 200 à Montréal Avec une entente de dix ans avec Tecsys, le Groupe Vaugeois prévoyait ainsi empocher 7,4 millions en commissions pour ce seul contrat confirme Berty Ho-WoGheong, de Tecsys.«Cette projection a été basée en 1998sur le jaü que Tecsys allait croître de 30 à 40%.Si turns avions eu ce genre de croissance, ç’aumit eu du sens.Cest certain que ça allait être un montant très important», affirme M.Ho-WoCheong.Après un certain ralentissement, M.Ho-Wo-Cheong croit en une reprise économique d’au moins 25 % dans son secteur compte tenu des besoins de logistique sur le marché américain.Cet éventuel bond pourrait profiter au Groupe Vaugeois, dont les revenus sont intimement liés à la bonne santé d’entreprises comme Tecsys.«C’est ce qu’on appelle du "piggybacking”, explique M.Ho-Wo-Cheong.Le fait que M.Vaugeois reçoive un pourcentage sur le nombre de personnes qu’on embauche, si on connaît une croissance, il [en bénéficie également].» Le Groupe Vaugeois se définit comme un développeur.Dans une lettre que Luc Berlinguette a fait parvenir au Devoir au lendemain de l’entrevue qu’il nous a accordée, il affirme que le «Groupe Vaugeois refuse d'être identifié comme une firme de lobbyistes».11 souligne qu’un projet comme la Cité du multimédia a des retombées économiques «qui se chiffrent en terme de milliards de dollars et que si nous [du Groupe Vaugeois] avons touché une rémunération sur ces projets, je vous signale quelle fut infinitésimale en comparaison avec la valeur ajoutée de ces projets pour la société québécoise».Le président de la firme, Sylvain Vaugeois, est un proche de longue date de l’ancien ministre Gilles Baril.Au début des années 80.il avait notamment travaillé aux cabinets des ministres Camille Laurin, Michel Clair et Gilles Baril.A cette époque, M.Vaugeois était l'un des membres des Conspirateurs de l’an 2000, un groupe de péquistes qui souhaitaient donner une nouvelle vision d'avenir au Québec.Wer-g - cuisine française qui fait bonne impression Table d’hôte A services au son du Duo jazz f
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