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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier C
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2006-03-24, Collections de BAnQ.

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CINÉMA Why We Fight: l’Amérique qui ne sait trop pourquoi Page C 3 LE DEVOIR LE VENDREDI 2 4 M A R S 2 0 0 0 C’EST LA VIE! Le premier sexe a la queue entre les jambes Page C 8 WiXiEnK Lever la voile au pays des glaces I mUl I ri- mÊÆWk vmmmm' ïTwSS ¦ Cinéma antiraciste Dans le cadre de la septième Semaine d’actions contre le racisme, Images interculturelles et l’Office franco-québécois pour la jeunesse présentent le tout premier Festival de lilms sur les droits de la personne (FFDPM).Jusqu'à dimanche, 16 fictions et 30 documentaires seront présentés au cinéma Beaubien, des tilms provenant de 13 pays et tnutant chacun à leur façon des inégalités et des injustices à travers le monde.Ifarmi les filins présentés, neuf seront en compétition pour le grand prix du FFDPM.wwmffdptn.com.Jazz en rafale Jusqu’à demain, les sixièmes concerts Jazz en rafale se poursuivent à l’Espace Dell’Arte.En tout, cinq formations de musiciens professionnels des milieux du jazz du Québec et de New York offriront des performances.De plus, un concours de la relève jazz a été organisé cette année et le nom du L’équipage du Sedna IV se charge de documenter les mystères de ce continent glaciaire.JEAN LEMIRE Le spectacle Mission Antarctique présenté au Biodôme Permet d’entrer en contact avec l’équipage du Sedna IV Pris dans les glaces à l’autre bout du monde, l’équipage du voilier Sedna IV s’apprête, au nom de la science, à affronter l’hiver austral et l’isolement.Presque totalement coupés de la civilisation, les chercheurs à bord pourront toutefois rester en contact téléphonique avec le Québec tout au long de leur mission et même répondre aux questions posées par les visiteurs du Biodôme.Le spectacle Mission Antarctique, qui y est présenté jusqu’à l’automne prochain, propose images de la mission, information sur le continent antarctique et interaction avec ces explorateurs des temps modernes.LAURENCE CLAVEL LÊk équipage du voilier océa-7 nographique Sedna IV a ' mis les voiles en septembre 2005 à destination de l’Antarctique afin d’étu-# dier les signes des changements climatiques.Dirigée par le biologiste-cinéaste Jean Lemire, l’équipe, composée, en phis des biologistes, de cinéastes, d’ingénieurs et de marins, se chargera de documenter pendant plus d'un an les mystères de ce continent de glace.L’étude de la faune et de la flore, du climat, des glaces et de l’océan figure au programme de la mission.Les images captées serviront ensuite à créer un long métrage et quelques courts métrages une fois de retour sur la terre ferme.Mais avant même la fin de la mission, les visiteurs du Biodôme pourront voir des images du périple, celles présentées au cours du spectacle Mission Antarctique et œDes qui orneront bientôt les murs près de rentrée de l'amphithéâtre.CeDesd arriveront au pays en même temps qu'une partie de l’équipage du Sedna /K, qui a été relayée à bord par d’autres membres de l’équipe peur la saison froide.; Tout au long de la représentation de Mission Antarctique et grâce aux explications d’un animateur, on s’émerveille devant les images de l'Antarctique, ce continent oublié, et on s'interroge quant aux gestes quotidiens qui pourraient être faits ici et qui auraient des conséquences directes sur la situation environnementale la-bas.A la fin du Les images serviront à créer un long métrage et quelques courts métrages.spectacle, petits et grands peuvent formuler ces questions et obtenir des réponses en direct, données par Jean Lemire lui-même, ou encore Pascale Otis, biologiste à bord du Sedna IV.«Les enfants pensent souvent à des choses auxquelles les adultes ne songent pas toujours», expliquait d’ailleurs Mme Otis par satellite lors de notre visite.Le Biodôme encourage également les jeunes à soumettre leurs idées de gestes à faire pour contrer les changements climatiques en affichant leurs suggestions au «Panthéon des petites célébrités environnementales», près du hall d’entrée.Ces idées peuvent rapidement se transformer en projets scolaires puisque le Biodôme offrira également, des lundi, des ateliers et des animations dans les écoles, d’où on pourra également communiquer en direct avec le Sedna IV et voir les images de fa mission.Les 13 membres de l’équipage du Sedna IV ont reçu, il y a quelques jours, les derniers ravitaillements qui leur permettront de tenir jusqu'à la fin de la mission, en décembre 2006.Les glaces cerneront bientôt le voilier, ancré à File Melchior, et les membres de l’équipage devront passer les longs mois de fa nuit antarctique a affronter les conditions atmosphériques extrêmes et l'isolement, confinés dans un espace restreint.sauf lors des expéditions à l'extérieur.Cette expérience exceptionnelle sera d'ailleurs étudiée par fa NASA puisqu’on croit que les conditions difficiles de fa Mission Antarctique seraient similaires à celles d’une expédition sur Mars.JEAN LEMIRE Pendant ce temps, à Montréal, les journées s’allongent, le beau temps revient et grâce au spectacle Mission Antarctique du Biodôme, les visiteurs n’auront pas besoin d’attendre la fin de l’hiver austral pour en savoir un peu plus sur les changements climatiques, un phénomène qui préoccupe de phis en phis les chercheurs du monde entier.PASCALE OT1S ¦ Mission Antarctique, au Biodôme jusqu’au 19 novembre.Représentations les fins de semaine seulement, à 13h30 et à 15h30, jusqu’au 18 juin, et six jours par semaine durant la saison estivale.* (514) 868-3000, wwuibiodome qc ca.Site de fa mission: www.sedna.tv.Le Devoir groupe gagnant, choisi parmi 25 formations musicales des quatre coins de fa province, sera dévoilé à la Maison du jazz mardi.Ce soir à 21h à l'Espace Dell’Arte, on pourra entendre le Michael Blake Trio, qui reviendra également demain pour accompagner l’Effendi Jazzlab Octet à 21h.wwtujazzenndale.com.Livres au kilo Au Centre canadien d’architecture (CCA) jusqu’au 30 avril, l’exposition /25 kilos de livres s'intéresse à une caractéristique de prime abord banale du livre: son format.le visiteur peut ainsi découvrir une sék-ction de livres d’architecture de différents formats, tirés de la collection du CCA et datant du XV' siècle jusqu’à nos jours.Créée dans le cadre de «Montréal, capitale mondiale du livre», l’exposition s’organise sous différents thèmes, dont «Des bâtiments plus grands que les livres», «U luxe est dans la taille», «Linfimment grand» et «Ordinateurs portables» De phis, ce week-end, dans le cadre de ses activités «jouer en famille», le CCA propose aux enfants et à leurs parents de découvrir l'«architecture éphémère» à lOhlS, 13h et 14h45.Il faut réserver au » (514) 939-7026.www.cca.qc.ca.Toujours C.R.A.Z.Y.S»il existe encore des Québécois qui n’ont pas vu C.K.A.Z.Y., une seconde chance leur est offerte sur grand écran.Apres la pluie de statuettes aux Génies et aux Jutra, TVA Films le ressort vendredi au Cinéma Parisien de Montréal au Clap à Québec, au Plaza Repentigny, à fa Maison du cinéma de Sherbrooke, aux Galeries Saint-Hyacinthe, au Cinéma Saint-Basile et au Cinéma Jonquière.Quant a La Neuvaine, de Bernard Emond, qui valait dimanche a Élise Guilbault le Jutra de fa meilleure actrice, il a repris l’affiche vendredi dernier au Cinéma Parisien en se hissant à fa tête des films qui y sont présentés.iMurence Clavel LE DEVOIR, LE VENDREDI 24 MARS 2 0 06 C 2 USINE 0 FORGERIES, LOVE ANOIiyHER MATTERS DU 12 AU 14 AVRIL 06 W E E K - E N I) CULTURE j DEUX aUVKJ DES ANIjaS 70 pulsar (2) ’ !Si Isan-^e elox ;o Cannes: les films espérés et les films attendus ODILE TREMBLAY Le Festival de Cannes se déroulera du 17 au 28 mai.Les programmateurs sont toujours en chasse, mais d’ores et déjà des rumeurs circulent sur les films susceptibles d’atterrir sur la Croisette.Mis à part le Da Vinci Code déjà annoncé en ouverture de la sélection officielle et le film à sketchs Fans, je t’aime qui ouvre la section Un certain regard, il semble reconnu que Marie Antoinette, de Sofia Coppola, recréant la vie de la reine bergère (avec en vedette Kirsten Dunst), sera du grand concours.Son père Francis Ford Coppola aussi, sans doute, avec son film tourné en Roumanie d’après un roman de Mircea Kliade, Youth Without Youth.On attend aussi en compétition le Finlandais Aki Kaurismaki avec Lights in the Dusk, l’Américain David Lynch et son Inland Empire (s'il est terminé à temps).Plusieurs titres circulent parmi les favoris du grand festival français, dont Volver, le dernier-né de l’Espagnol Pedro Almodovar avec Pénélope Cruz, et Time, du Coréen Kim Ki-duk, aussi en compétition.Autres grands attendus: le Britannique Ken Loach avec The Wind that Shakes the Barley, l’Italien Nanni Moretti avec U Caiman, qui s’en prend à Berlusconi, le Japonais Hirokazu Kore-eda avec Hana, l’Américain Darren Aronofski avec The Fountain.Quant au Mexicain Alejandro Gonzales Inarritu (qui avait réalisé Amures Petros et 21 Grams), il lancera sans doute en compétition Babel (sous le drapeau américain), tourné dans quatre pays et donnant la vedette à Brad Pitt et Cate Blanchett.Le Britannique Anthony Min-ghella (auteur du Patient anglais) pourrait être à Cannes avec Breaking and Entering.L’Iranien Moh- sen Makhmalbaf a un film tout prêt Scream of the Ants, mais la rumeur en dit du mal, alors.Le Français Michel Ocelot, qui nous a donné en animation deux aventures africaines de Kirikou, pourrait atterrir à Cannes (ou à Venise) avec Azur & Azema, animation sur l'univers musulman.Mais de nombreux prétendants français se ruent au portillon, dont Selon Charlie de Nicole Garcia, Indigènes de Ra-chid Bouchareb, Flandres de Bruno Dumont, Lady Chatterley de Pascale Ferran, Le Grand Appartement de Pascal Thomas, C'est Gradiva qui vous appelle du cinéaste-écrivain Alain Robbe-Grillet L’Inuit Zacharias Kunuk, qui avait impressionné tout le monde avec son magnifique Atanarjuatt, a des chances de représenter le Canada avec The Journals of Knud Rasmussen, coréalisé avec Norman Kohn.Du côté québécois, on n’attend pas une grosse représentation, mais Un dimanche à Kigali, de Robert Favreau, rêve de la Croisette.Les vétérans allemands Volker Schoendorff (The Heroine) et Margarethe von Trotta (J Am the Other Woman) sont en ligne aussi, ainsi que Maria Speth (Madonnas).D’Australie sortent du lot Ten Canoës de Rolf de Heer, Suburban Mayhem de Paul Goldman et Jinda-byne de Ray Lawrence.De Turquie, The Climate de Nuri Bilge Ceylan (déjà primé à Cannes avec Uzak) \ de Chine, Luxury Car de Wang Chao; de Hongrie, Taxidermia de Gyorgy Palfi.L’Espagne pourrait faire un coup double avec le film d’Almodôvar, mais aussi celui de Guillermo Del Toro, Mexicain d’origine, dont Le labyrinthe de Pan serait susceptible d’apporter quelque fantaisie noire au festival.Le Devoir EN BREF Téléfilm Canada ferme son bureau de Paris Téléfilm Canada fermera son bureau de Paris le 31 mars, a annoncé cette semaine l'organisme culturel fédéral voué au développe ment et à la promotion des industries culturelles canadiennes.La société d’Etat a indiqué avoir pris cette décision pour réduire ses dépenses.«Les économies administratives réalisées avec la fermeture du bureau européen seront réinjectées dans les activités de développement de l’industrie», a affirmé Wayne Ckirkson, directeur général de Téléfilm Canada, dans un communiqué.Téléfilm s’est engagé à continuer d’offrir à ses clients à l’étranger le soutien logistique et promotionnel de ses programmes actuels.Téléfilm a expliqué que son bureau de Paris avait des «ressources limitées», et que l’argent serait mieux utilisé pour soutenir ses efforts en matière de ventes internationales, de financement et de coproductions.- PC En souvenir de Charles Gagnon Les amis de l’intellectuel Chartes Gagnon, décédé en novembre 2005, organisent une importante soirée consacrée à la mémoire de ce militant Proses, poésies, musiques et témoignages sont au rendez-vous demain à compter de 19h30 à la salle communautaire Im-maculée-C o nception, 1855, rae Rachel, à Montréal.Entrée libre.Renseignements: w (514) 899-1195.-Le Devoir lit» S ./ Y INTERNATIONAL k mmtmu METROPOLIS BLEU du 5 au 9 avril 2006 Une ville, des mots • The City of Words • Ciudad de Us palabras WWW.METROPOLISBLEU.ORG Hôtel Hyatt Regency Montréal 1255.Jeanne-Mance / Métro Place-Des-Arts Info Festival : 937-BLEU 129 ÉVÉNEMENTS EN 5 JOURS : SPECTACLES, TABLES RONDES, LECTURES, ATELIERS.LANCEMENTS, CONFÉRENCES.PRÈS DE 300 PARTICIPANTS : Michel Tremblay ¦ Derek Walcott ¦ Tomàs Segovia ¦ Andrei Makine ¦ Ruth Reich) ¦ François Schuiten ¦ Noëlle Châtelet ¦ Carlos Somoza ¦ Etel Adnan ¦ Yann Martel ¦ Jean-Claude Germain ¦ Louise Dupré ¦ Benoît Peeters ¦ MarkTewksbury ¦ David Bezmozgis ¦ Jean Barbe et beaucoup d’autres.514-790-1245 1-800-361-4595 ADMISSION COM ¦sr (’.uu.fi Québec SS Montreal# AIR CANADA * ?NJ.LEMVNR FONDATION Les trésors retrouvés Concordia retrouve une quarantaine d'œuvres d'art spoliées au Dr Stern pas les nazis SOURCE UNIVERSITÉ CONCORDIA Jan Brueghel (1568-1625), Allégorie, une petite huile sur panneau que l’équipe internationale de recherche des œuvres du Dr Stern a retracée en Europe.STÉPHANE BAILLARGEON La traque internationale commence à porter fruits.Après un an de travail, l’université Concordia a réussi à «repérer» une quarantaine d’œuvres ayant été volées à Max Stern par les nazis.Le D’ Stern (1904-1987) fut un des plus importants galeristes de l’histoire de Montréal et du pays.Il a légué une partie de sa fortune à trois universités, dont celle de Concordia.Fils d’un marchand d’art juif de Düsseldorf, diplômé d’histoire de l’art Max Stern s’exila à la fin des années 30 en laissant derrière lui plus de 400 toiles.Une première recherche a permis de retrouver des œuvres de maîtres européens comme Jan Brueghel, Lodovico Carrqcci, Franz Xaver Winterhalter, Emile Vernet-Lecomte et Max Liebermann.La plupart des 40 œuvres identifiées ont été mises en vente au cours des deux dernières décennies, principalement par une quinzaine de maisons de vente aux enchères, surtout en Allemagne.Une œuvre a été retrouvée en Asie.Une action en justice relative à une toile qui se trouve au Rhode Island pourrait être entreprise sous peu.«Une première étape vient d’être franchie», résume Clarence Eptein, directeur des projets spéciaux de l’université Concordia.Il faudra encore beaucoup de travail pour éventuellement récupérer les trésors volés.Les négociations risquent d’être particulièrement complexes avec les propriétaires individuels.«Nous aurons deux possibilités si nous récupérons des œuvres: soit les remettre aux héritiers, soit négocier des prêts à court ou à long terme avec les musées canadiens.» Clarence Epstein dévoilera le détail de l’enquête cet après-midi dans le cadre du premier Col- loque international Max et Iris Stern, organisé au Musée d’art, contemporain de Montréal.La rencontre porte sur les mouvements idéologiques en Allemagne au XX' siècle.Le galeriste Max Stern a légué une bonne part de son patrimoine à trois universités, deux montréalaises (Concordia et McGill) et une israélienne (Jérusalem).La première s’était publiquement engagée, au nom des liquidateurs testamentaires et des institutions légataires, à rechercher les œuvres confisquées au galeriste ou vendues de force dans les années 1930.La traque mondiale des œuvres volées en Europe entre 1933 et 1945 a pris de l’ampleur depuis le tournant de la décennie.Certains pays, comme la France, ont mis en place une commission nationale d’examen.Au Canada, les trois grands musées des beaux-arts (Montréal, Ottawa et Toronto) ont développé des sites Internet pour diffuser l’information sur les œuvres aux origines floues ou suspectes.À elle seule, l’institution québécoise a identifié environ 200 œuvres qui présentent «un historique relativement incomplet».Une d’entre elles, une toile de Charles Le Brun, fait l’objet d’une discussion avec les héritiers du célèbre marchand Jacques Goustikker.Pour sa propre recherche, l’université Concordia a travaillé en collaboration avec le Holocaust Claims Prqcessing Office (HCPO) de l’État de New York, le Art Loss Register de Londres et les archives du IVlusée des beaux-arts du Canada.A l’automne prochain, l’université Concordia organisera une exposition itinérante qui s’accompagnera d’une publication sur la vente forcée de la collection Stern par les nazis.l)e Centre commémoratif de l’holp-causte proposera pour sa part un cycle de conférences internationales sur la question du pillage des œuvres en Europe, autour de la Deuxième Guerre mondiale., Le Devoir - - i1 La danse révélée, parodiée, mise en marché RELATION PUBLIQUE Chorégraphie: Caterina Sagna.Àla Cinquième salle de la Place des Arts jusqu'au 25 avril.FRÉDÉRIQUE DOYON Création bien ordonnée commence par savoir rire de soi-mème.Ce faux proverbe pourrait servir de maxime à la compagnie italienne Caterina Sagna, qui passe toutes les dimensions du spectacle à la moulinette de l’autodérision dans Relation publique.Hormis quelques longueurs et dérives caricaturales exagérées, la pièce propose une incursion extrêmement habile et déridante dans l'univers de la danse.Celle-ci — voire toute représentation et la création en général — y est tour à tour révélée dans un bref moment d'authenticité, puis parodiée l’instant d’après, le tout enrobé dans une vraie-fausse opération de mise en marché.Spectacle d’un spectacle, la pièce de danse-théâtre débute par une scène de danse énigmatique et loufoque brusquement interrompue par l'arrivée de la chorégraphe, de sa sœur collaboratrice et de l’actrice charismatique Viviane de Muynck, venue en amie de la danse.Toutes trois annoncent la conférence de presse du spectacle à venir, conférence qui servira de canevas à tout le reste de la (fausse) représentation.Celle-ci livre donc en alternance des discours savoureux sur le sens de l’œuvre, des extraits et répétitions du work in progress, entrecoupés par les épanche^ ments, tensions, bonheurs et frustrations vécus par les danseurs et chorégraphes en cours de processus.On rit beaucoup, chose plutôt rare en danse, et bien que le jeu théâtral soit parfois inégal.Tenches vêtrement des différents registres de la représentation (la danse, sa mise en abîme, sa critique, sa parodie ou son éloge) est impressionnant.Une scène de danse moqueuse cède la place à un duo masculin magnifique: une crise de nerfs d’un danseur dfs bouche sur un superbe témoignage sur ce qu'est la danse dans la vie d’un interprète ou un exercice de respiration méditative.On assiste à tout (complaisance du verbe et du geste, parodie, cynisme.) ç( à son contraire.On se moque surtout allègrement de l'enflure ou du vide des mots (et de leur justesse aussi) qu’on utilise pour décrire et intellectualiser la danse, ce qui a particulièrement réjoui l’auteure de ces lignes doijt c’est le pain quotidien.|, Dans ce joyeux délire surgissent souvent de petits bijoux de poésie verbale ou gestuelle, clins d’œil à 1 immense respect que, tout compte fait, les inter prêtes vouent à leur art.Celui qui a honte de ce quj) est ne peut être un véritable artiste, rappelle juster ment la chorégraphe dans un de ses discours.j> Un spectacle divertissant dans le bon sens du tep me: drôle et intelligent , J Le Devoir , Bilan du Salon du livre de Paris Polémiques et hausse de fréquentation Sous le signe de la fête de la francophonie, le 26' Salon du livre de Paris, qui se terminait mercredi, a eu beau sauver son honneur en enregistrant une jolie hausse de fréquentation de 5,8 %, l'événement a aussi connu des soubresauts.Une polémique à propos de l’exportation du livre québécois a eu des échos jusqu’ici.Dans un article du Monde (18 mars).David Homel, l’un des quelque 40 auteurs québécois invités au Salon, soulignait que la culture québécoise exportable se résumait aux arts de la scène, que le français québécois ne passait pas aussi bien en France que celui du reste de la francophonie.«Pays tranquille.littérature tranquille», écrivait-il aussi.Dans une lettre pu- bliée dans nos pages (22 mars}! l’écrivaine Madeleine Gagnon Sa reproché à cet «écrivain mineuL sa «charge méprisante contre toutg notre littérature» et appelé à unb enquête véritable et exhaustive sur l’état de la littérature québi-coise, qui a selon elle tout ce qujl faut pour brûler ailleurs.Outre la fronde estudiantin^ contre les CPE (contrats de premiere embauche) qui a empêché la venue du président Chirac et du premier ministre de Villepin au Salon, des incidents ont surgi entre petits et grands éditeurs.Et contrairement à ce qui se passe d'habitude, on ne sait pas à ce jour quel pays sera à l'honneur lors de la prochaine édition.La Corée du Sud a refuse l’invitation, une première dans l'histoire de cette tradition mise en place il y a 15 ans.Autre signe de la fragilité de 1 équipe qui chapeaute l'événement l’organisateur du prochain Salon et le site de son déploiement restent à determiner.U* CAW François CARRIER *SDwes-16,7VS (514)843-5991 LES CARTES DU mONDE Commentaires et statistioues GE06MPHIE sicailaira il ciiliaiai î (WJ tMttS tCS II 4 4 H Le Devoir Avec Le Monde D E V 0 I W E E K - E N I) CINEMA À l’affiche cette semaine SOURCE: MÉDIAFiLM.CA ASK THE DUST États-Unis, 2005,117 minutes.Drame sentimental de Robert Towne avec Colin Farrell.Salma Hayek, Donald Sutherland.A Los Angeles, pendant la Dépression, Arturo Bandini.un écrivain tourmenté et fauché, devient l'amant d'une serveuse mexicaine au tempérament fougueux.Mais le romancier rêve plutôt d’une alliance avec une Américaine, qui faciliterait son ascension sociale.• V.o.: Forum.LA CONFIANCE RÈGNE France, 2004,98 minutes.Comédie d’Étienne Chatiliez avec Cécile de France, Vincent Lindon.Pierre Vernier.Chrystèle, une fille vulgaire et rusée, et Christophe, un bon gars au cerveau mou, forment un couple de domestiques sans histoire.Si l’on excepte le fait qu’ils comblent leur déficit social en volant leurs divers employeurs.• V.o.: Quartier latin.L’ENFER France-Italie Belgique-Japon, 2005,102 minutes.Drame psychologique de Danis Tanovic avec Emmanuelle Beart, Karin Viard, Marie Gillain.Marquées par le suicide de leur père, trois soeurs ayant coupe les liens familiaux sont appelées à se rapprocher lorsqu’un timide libraire fait de troublantes révélations à l’une d’elles.• V.o.: Quartier latin, StarCité.Cette Amérique qui ne sait trop pourquoi WHY WE FIGHT Documentaire écrit et réalisé par Eugene Jarecki.Durée: 98 minutes.À l'affiche le 24 mars au Cinéma du Parc et au Cinéma AMC Forum en version originale anglaise.GUY TAILLEFER George W.Bush aura fait au moins une chose de bien dans sa vie: créer contre lui une vague de documentaires antiguer-ée qui réfléchissent, tout étant lié, non pas seulement aux impasses d’une politique étrangère emmenée par le militaire, mais aussi aux états d’âme d’une société américaine qui ne mérite pas qu’on la réduise à ses dirigeants.Le bouffon doté d’une conscience sociale qu’est Michael Moore en est le success story, encore qu’il n’a pas attendu le 11 septembre 2001 pour dénoncer, dans Roger and Me, les chienneries que font subir les élites américaines à leurs propres laissés-pour-compte.Why We Fight, de l'Américain Eugene Jarecki, est le plus récent exemplaire de cette vague.Son premier documentaire, The Trials of Henry Kissinger (2002), consacré aux «crimes de guerre» cpm-mis par l'ancien secrétaire d’État, SOURCE SONY PICTURES CLASSICS HTiv We Fight, d’Eugene Jarecki, interroge les États-Unis sur les raisons qui les poussent à faire la guerre en général et celle d’Irak en particulier.avait été applaudi par la critique.Même chose pour Why We Fight, qui interroge les Etats-Unis sur les raisons qui les poussent à faire la guerre en général et celle d'Irak en particulier.Le film a remporté le Grand Prix du jury dans la catégorie documentaire lors de l’édition 2005 du Sundance Film Festival, en plus d’être fort bien reçu en salle depuis son lancement à New York et en Californie.N’empêche que, si vendu d’avance qu'on puisse être à sa critique, le film distille l'impression de monter dans un train qui est sur le point d’entrer en gare.Et d’y monter en hésitant sur la manière: entre le documentaire carrément engagé et te grand reportage traditionnel qui prétend à la neutralité objective, M.Jarecki semble avoir du mal à faire son nid.Ainsi, te cinéaste titille le specta- teur en ouvrant son film sur le célèbre discours d'adieu de Dwight Eisenhower, prononcé en 1961, dans lequel l’ancien président donne naissance à l’expression «complexe militaro-industriel» et dit tout haut que l’establishment militaire risque de saper les fondements mêmes de la démocratie américaine.Mais de ces paroles prophétiques, M.Jarecki tire un produit qui ne documente pas avec toute la profondeur annoncée l’évolution de ce «complexe» au cours du dernier demi-siècle.Parmi ceux que l’entrée en matière de M.Jarecki met en appétit certains resteront sur leur faim.L’exercice est fascinant pour d’autres raisons.«Pourquoi faisons-nous la guerre?», demande 1e documentariste aux experts et aux bonzes qu’il va interviewer dans leurs bureaux et aux passants qu’il interpelle dans la rue.Les premiers intellectualisent Les seconds, qui ne savent pas toujours quoi répondre, évoquent des raisons qui sont à la fois vagues et prosaïques.C’est en cela que M.Jarecki atteint sa cible et que le portrait dessiné par Why We Fight est troublant — 1e portrait d’une Amérique touchée et touchante qui ne sait plus trop pourquoi.Le Devoir Notre Titanic Martin Bilodeau Il n’y a qu’au Québec qu'on s’excuse de gagner.Les 900 000 personnes qui ont étouté la soirée des Jutra di-tnanche soir ont encore une fois été témoins et victimes de ce fascinant trait de société.En effet à mesure que C.R.A.Z.Y cumulait les statuettes, 14 au total, la salle, en premier lieu favorable à la splendide chronique de Jean-Marc Vallée, ai peu à peu changé d’humeur sous la force de son triomphe.Si bien tjue les vainqueurs semblaient de phis en phis gênés dans leurs discours de remerciement: drapé dans du Dubuc, Vallée, trophée en main, a cru bon de vanter tes qualités de ses concurrents, ce qu’il a fait avec une élégance princière; Michel Côté a lui aussi tenté de désamorcer la bombe, laquelle lui a sauté au visage, avant de dévoiler te lauréat du Jutra de la mise en scène, alors que tes règles de diploma- tie 101 auraient dû te limiter à l’attribution d'un Jutra dans une catégorie où C.RA.Z.Y.n’apparaissait pas.«f espère que vous allez nous parler quand même!», a lâché l'acteur à la blague mais visiblement inquiet Le lendemain, tout le monde s’interrogeait sur la signification de cette victoire sans partage à la Titanic, en appelant pour l’avenir à une distribution plus «équitable» des prix.Comme si 1200 électeurs, votant dans le secret, pouvaient stratégiquement distribuer leurs prix afin que tous les participants repartent avec quelque chose.J’aurais pour ma part éprouvé une grande tristesse pour La Neu-vaine s’il avait dû s’incliner devant Maurice Richard, un téléroman compétent mais sans envergure et dont je ne comprenais pas qu’il puisse s’élever à la hauteur de C.RA.Z.Y sur te plan des nominations.Or La Neuvaine, seul concurrent sérieux de C.R.AZ.Y.dans cette course, s’est incliné, rappelons-le, devant un très bon film.Comme The Aviator devant Million Dollar Baby.Comme Rois et reine devant L'Esquive.C’est 1e risque qu’on court lorsqu’on participe à un jeu adulte auquel seules les industries du cinéma adultes peuvent jouer avec compétence.Or le Québec est désespéré- ment paroissial, et son industrie du cinéma, adolescente dans ses plus beaux jours.L’industrialisation du cinéma québécois, rappelons-le, est un phénomène artificiel, né du désir de quelques entrepreneurs et de politiques institutionnelles myopes.C’est ainsi que, flottant dans des habits trop grands pour elle, noire industrie s’est rendue à sa fête professionnelle pour ensuite déplorer le peu d’égards que l’exercice démocratique réserve aux bons deuxièmes.Morale de cette histoire: l’industrie du cinéma devra grandir, rite et bien de préférence, ou retourner à ses racines artisanales et aux fêtes de famille.Entre-temps, rappelons les faits, à savoir qu’un film d’auteur, plébiscité par le public, encensé par la critique et accueilli sur les écrans d’une quarantaine de pays, a remporté 14 Jutra.Et qu’il n’en a volé aucun.?Le petit distributeur états-unien Roadside Attractions rient de fai- re l’acquisition pour l’Amérique du Nord de Road to Guantanamo, du Britannique Michael Winter-bottom (/«rfe, 24-Hour Party People), lauréat à Berlin de l’Ours d’argent pour la mise en scène.Ce brûlot encensé par toute la presse européenne raconte les déboires de musulmans britanniques emprisonnés pendant deux ans sur la base américaine de Cuba sans qu’aucune accusation n’ait été finalement portée contre eux.La sortie québécoise de cette docufiction est toutefois encore incertaine, Roadside n’ayant pas de partenaire officiel au nord de la frontière.Tout porte à croire que Séville, Alliance ou Christal mettra la main dessus, mais rien n’est encore signé.Il ne nous reste plus qu’à souhaiter qne sortie simultanée avec les États-Unis, l’été prochain, et, surtout, une distribution en dehors des circuits confidentiels où les productions de ce genre sont trop souvent confinées.Collaborateur du Devoir I.AR5 VON T RI 1=1?MANDIÏIîl.AY IÎRYŒ DALLAT» HOWARD l&AACH Of* P.aMROIF TiAHHY GLOVE H WltHirt DaFCH h »«•* "M TO» E."ST .À LA DEMANDE GÉNÉRALE! DE NOUVEAU A L'AFECHE* BRAVO ÉLISE GUILBAULT! JUTRA 2006 MEILLEURE INTERPRÉTATION a/ LES RENDEZ VOUS DU CINÉMA QUÉBÉCOIS 200€ \j XLg PRIX AQCC N/TCILLCUR LONG MÉTRAGE 2005 vJ Bg % M ?=.ai prix r>t ; vif ri i ru* • jig À L'AFFICHE f X-CENTRIS H Lucille BOUFFARD \ CMiwnm Êeaii «as aaraits mk LA COMNIUMCATIOII •| .PARENT-ENFANT URTMMILB’ÉlllirE (514) 848-9042 Il (•¦riBllli il initions it ruircieos.fi K*tt im turn m Mmnet Né IM À L'AFFICHE! [! uvaine MOUCCS- /t» icm&ûê Mm ?« .suit à la perfection les règles immuables du suspense.Le résultat est fascinant! » • ftogM HamMav, l* SotoK « Hitchcock se serait régalé.Je vous le recommande chaleureusement! » Hem ai «1 Mtcts-aud.Ind*catif Radio Canada « .polar enlevant et rafraîchissant.» Damais, la Journal de Montieai SOPHIE MARCEAU WAN ATTAL UN FILM DE JEROME SALLE www.chn S LwuFRfc] I _________________________ racsascr;! [«racm rèaaa.’sa^i r,jsaassvi PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE! £& SæKfcaGniSffiZ] CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS ?• l* Moful* Tdttani TlMstoto Chmiit ad csm CHAtlFS ttSSÜT «MWi VINCENT LINDON CECILE DE FRANCE Vu d'ou Ils viennent ils «uriicnt pu Itre dix fols pires.CONFIAnef W «U* ,.ur 4 cWvm SpécuJ Ormft i 450-826-3358 • Domaine St-Simon - V-W i mMnr $pRxt*lntodMHr«Mt OktlOmk ! bAtrym < b Irrm Nana .affala aatn m : >M r.ara wwa.dnania al àan» if : Dr m 9534)673 (450) 798-2334 •'Erablière Raymond Meunier & Fil» 325.reut Karbtlaru 30 au, Mil Aait 10.sortie 29 Repas à l aiy ienne Promenade en traîneau gratuite Pin se» 16$, «rmame 10$, tx mtl Ho ri saison sur réservât»© —(450) 3474)757 • MEMBRE DE L’ASSOCIATION DES REST AL EATEL RS DES CABANES A SUCRE DU QUÉBEC
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