Le devoir, 22 mars 2002, Cahier A
C’EST LA VIE! Retrouver son chat grâce au feng shui Page B 1 CINÉMA Un E.T.numérisé et aseptise Page B 8 ?w w w .e d e v o i r .c o ni ?LE DEVOIR rAXES I $ Les journalistes de la SRC en grève «Ils ne pourront pas revenir au travail tant qu’il n’y aura pas d’accord négocié», dit la direction VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR N> ajustez pas vos appareils ce matin: les journalistes de la télévision et de la radio française de Radio-Canada ont déclenché une grève de 24 heures.Mais cette grève risque de s’étendre puisque la direction voit dans ce geste l'annonce d’une grève générale illimitée.«A partir de minuit [ce matin], on considère qu’ils sont en grève, et ils ne pourront pas revenir au travail tant qu'il n’y aura pas d’accord négocié», a indiqué le directeur des communications de Radio-Canada, Marc Sévigny.«La notion de 24 heures ne tient pas.[.] J’espère que les membres du syndicat sont conscients qu’ils prennent un gros risque.» Cette nouvelle a fait bondir le président du Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC), Michel Couturier, qui a précisé avoir envoyé deux avis à la direction: un avis de grève et un avis précisant que les journalistes seraient disponibles pour travailler à compter de minuit ce soir.«À partir de là, ça leur appartient, a-t-il souligné.Nous, on déclenche une grève de [seulement] 24 heures parce qu’on ne veut pas mettre en jeu la position concurrentielle de Radio-Canada.» Le syndicat des journalistes compte entre 1200 et 1400 membres réguliers et contractuels.Ce conflit perturbera directement les bulletins de nouvelles de la télévision et de la radio du Québec et du Nouveau-Brunswick.La grève vise à protester contre la lenteur des négociations pour le renouvellement de leur convention collective.Michel Couturier a ajouté que le choix de tenir une grève d’un jour visait précisément à sauvegarder le Réseau de l’information.«On ne veut pas tuer RDI», a-t-il clamé.De fait, une grève prolongée laisserait toute VOIR PAGE A 8: SRC ÉCONOMIE La reprise s’amorce en trombe ¦ À lire en page B 5 «•» Le syndicat des journalistes compte entre 1200 et 1400 membres réguliers et contractuels De nouveaux dollars canadiens Rue Notre-Dame iii:iiiifi,arAilhTii"wîAgtgfi' - fgjfirw Ivtc-I ¦K-uu ivKU WMWm wmm U.*» tMfJSddHK W, ll-lVil mi, -'D'"'-'- • Wtt ifi' OQ nura s/M+ÿ 7001 wjKTCQtovr by JM tOUEO ÇjMWpO»» 1 AGENCE FRANCE-PRESSE Les nouveaux billets ont été dessinés par des artistes résidant à Saltspring Island.Une petite île canadienne lance son propre dollar DEBORAH JONES AGENCE FRANCE-PRESSE Vancouver — Une petite île de la côte pacifique canadienne, dont les 10 000 résidants sont plus connus pour leur vie de bohème que pour leurs revendications politiques, a choisi de lancer sa propre monnaie, valant selon ses concepteurs son pesant d’or.Pour faire les choses sérieusement.Saltspring Island, un petit havre d’artistes situé non loin de l’île de Vancouver, a mis sur pied son «fonds monétaire insulaire», ou «FMI», chargé de l’émission des billets.Cette monnaie locale n’est pas le fruit des revendications indépendantistes plus ou moins sérieuses de certains insulaires.Cet ingénieux concept de marketing vise bien sûr à attirer toujours plus de touristes qui, comme 250 000 d’entre eux l’an dernier, font les trois heures de ferry depuis Vancouver à travers le somptueux détroit de Georgia pour découvrir ce pe- tit paradis.Mais surtout, cette monnaie est l’instrument central d’une collecte de fonds pour financer la mise en place dans file d’un circuit d’autobus et de sentiers pour les cyclistes.A la place de la tête couronnée d'Élisabeth II ou des huards, les dollars de Saltspring Island, déclinés en coupures de 1 à 100, arborent côté pile baleines, bateaux ou paysages bucoliques peints par des artistes de l’île, et côté face, d’illustres personnages locaux.Pour éviter les risques de contrefaçon, chaque billet comporte un sceau de protection dessiné par la même société à l’origine de ceux incrustés dans l'euro.Les dollars de Saltspring s’échangent au pair contre les dollars canadiens et leur cours est soutenu par des réserves d’or et de devise canadienne, explique Bob McGinn, dentiste dans l’île et l’un des fondateurs de la nouvelle monnaie.Selon lui, quelque VOIR PAGE A 8: DOLLAR Le BARE dit non au plan Chevrette Le boulevard urbain préconisé par la Ville constitue une solution bien plus prometteuse JEANNE C O R RIV E A U LE DEVOIR Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BALL) reconnaît bien peu de vertus au projet de modernisation de la rue Notre-Dame proposé par le ministère des Transports et le renvoie à ses planches à dessin.Dans son rapport rendu public hier, il reproche au concept d’autoroute en tranchée de favoriser le transport des marchandises au détriment des tnmsports en commun et, surtout, de ne miser que sur le court terme.A son avis, le boulevard urbain préconisé par la Ville de Montréal constitue une solution bien plus prometteuse.D’emblée, les commissaires du BAPE jugent que le statu quo est inacceptable.In rue Notre-Dame doit être réaménagée, mais le modèle proposé par le ministère des Transports, soit une autoroute en tranchée sur une dizaine de kilomètres entre le [xnit Jacques-Cartier et l’autoroute 25, comporte trop de défauts pour être retenu.Cette solution n’avait d’ailleurs pas obtenu la faveur de la majorité des participants aux audiences publiques, qui s’étaient tenues en novembre et janvier derniers.Apres avoir étudié les quelque 90 mémoires déposés lors de ces consultations, les commissaires du BAPE en viennent à la conclusion que le projet du ministère améliorerait sans doute la fluidité de la circulation et la sécurité dans la rue Notre-Dame, mais VOIR PAGE A 8: BAPE LE MONDE Décors de guerre à Lima ¦ À lire en page A 5 Ijc concept d’autoroute en tranchée favoriserait le transport des marchandises au détriment des transports en commun Landry sonne le réveil des troupes Le premier ministre a rassuré une centaine d’attachés MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Malgré la tempête, le premier ministre Bernard Landry veut montrer qu'il tient la barre et qu’il garde la tête haute.Mardi soir, au YMCA de Québec, lors d'une rencontre avec plus d’une centaine d'attachés des cabinets politiques et des circonscriptions électorales, le chef du PQ a tenu un long pep talk pour raviver le moral des troupes.Il a tenu à les rassurer sur un fait précis: il a l’intention ferme de rester en place et de diriger le PQ lors de la prochaine campagne électorale.Particulièrement en forme selon les attachés consultés par Le Devoir, M.Landry s’est montré convaincant et déterminé.Même s’il a convenu avec son personnel politique de la très forte pente à remonter, le premier ministre a invité le groupe à faire VOIR PAGE A 8: LANDRY INDEX Annonces.B 6 oo Avis publics.A4 Bourse.B 4 Cinéma.B 8 Culture.B 7 Économie.B 5 Éditorial.A 6 «o Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés B 6 Météo.B2 C’est la vie.B 1 Sports.B 6 Télévision.B 7 Combattre la douleur sans effets secondaires PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Des chercheurs montréalais viennent de découvrir une nouvelle piste pour traiter la douleur.Une piste très intéressante puisqu’elle permettrait d’éviter les effets secondaires indésirables de la morphine.L’importance de la découverte est telle que la revue Nature Neuroscience, dans laquelle les chercheurs ont publié leurs résultats, y a consacré un éditorial soulignant le potentiel très prometteur de la toute nouvelle famille de récepteurs et de substances endogènes intervenant dans la perception de la douleur qu’ont mis en évidence des scientifiques du Centre de recherche et de développement d’AstraZeneca Montréal et de l’Institut de recherche en biotechnologie (1RB).Ces scientifiques ont en effet découvert l'existence d’une nouvelle catégorie de récepteurs qui réagissent à une multitude de stimulations douloureuses, telles que des tensions mécaniques excessives, des agressions chimiques, comme une goutte d’acide sur la peau ou une réaction inflammatoire, et des écarts extrêmes de température, tels que des brûlures ou des gelures.Ces récepteurs, appelés SNSR (pour «sensory neurons specific receptor»), sont fixés sur ces longues fibres nerveuses, les neurones sensoriels primaires, qui acheminent les messages douloureux de la périphérie du corps — la peau par exemple —jusqu'à la VOIR PAGE A 8: DOULEUR Maxime Prévost Rictus ROMANTIQUES POt I Tl QUI S DU Kl RI chez Victor Hugo Victor Hugo : juste pour rire ?Rictus romantiques ^ LE DEVOIR.LE VENDREDI 22 MARS 2002 LES ACTUALITES Site d’enfouissement Argenteuil-Deux-Montagnes Le BAPE juge le projet inacceptable LO ü IS-GILLES F R A N C Œ IJ R LE DEVOIR Sans aller jusqu’à recommander à Québec le rejet du projet de site d’enfouissement de la Régie intermunicipale Argenteuil-Deux-Montagnes, la commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) chargée de son évaluation publique le renvoie à la table à dessin en raison de faiblesses majeures à tous les niveaux.D’emblée, la commission, dont le rapport a été divulgué hier, reconnaît que le site satisfait aux exigences d’imperméabilité requises.Mais le fait qu’on trouve à proximité deux sources commerciales d'eau embouteillée, une troisième en instance d’autorisation et une quarantaine de sites privés exige, selon les commissaires Boulet et Haemmerli, des «mesures extraordinaires» de protection et de suivi, non prévues par le promoteur municipal.De plus, note le rapport, la Régie a probablement menacé jusqu’à présent la recharge des nappes régionales d’eaux souterraines en accumulant des déblais sur des zones critiques pour la recharge des nappes phréatiques.De façon générale, concluent les commissaires, le projet «ne présente pas toutes les garanties pour permettre une intégration acceptable dans le milieu», un jugement qui constitue un rejet global à mots couverts.Il faudra, écrivent-ils, ajouter des mesures de correction additionnelle parce que le tonnage accru de déchets, dont la Régie dit avoir besoin pour rendre son site conforme aux normes, va générer plus d’odeurs et de bruit que maintenant.La seule excavation des cellules d’enfouissement exigera 500 000 voyages de camions.Les commissaires estiment que la Régie intermunicipale aurait dû d’abord établir son plan de gestion des déchets, exigé par la nouvelle loi, avant de planifier un site d’enfouissement dont le rendement économique exige un tonnage dont on ne sait s’il correspond aux objectifs de la loi.Les commissaires doutent d’ailleurs de la chose.Tel que prévu, écrivent-ils, le fonctionnement du site «s'éloigne d’une gestion avertie et soucieuse d’implanter sur le territoire québécois des modes de gestion durables et équitables pour les populations d’accueil».Malgré sa politique de récupération des matières recyclables en place depuis 1995, le tonnage de déchets enfouis a quadruplé en même temps que les inconvénients pour les voisins.Ce site, dont les odeurs et les lixiviats agressent ses voisins et ne respectent pas les normes, ne serait pas plus équitable pour ces derniers à l’avenir puisqu’ils feront les frais des avantages qu’en retirent les autres municipalités.Les commissaires notent que la Régie n'a pas eu la sagesse de faire payer aux utilisateurs actuels les mesures de fermeture du site qui seraient conformes aux normes.A leur avis, tout projet amélioré devra prévoir des honoraires d’enfouissement plus élevés pour que les opérations et les mesures de fermeture ne pénalisent pas le milieu d'accueil.Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6.Nom et Nature de Endroit adresse ‘ la demande d'exploitation du requérant BAR EXCEL cession) 2548, rue Bélanger Est Montréal (Québec) H1Y 1 Al Dossier: 173-799 Réiean Boudreau et 1 Restaurant Isabelle Desjardins pour vendre (Café Karaolce avec spectacle s.e.n.c.) sans nudité CAFÉ KARAOKE 5416.rue Iberville Montréal (Québec) H2G2B1 Dossier: 192 369 9113-6010 Québec 2 Restaurants inc pour vendre LA MÈRE POULE 3100, rue Masson Montréal (Québec) H1Y 1X8 Dossier: 195-313 1225, 1229A, rue Crescent Montréal spectacles sans (Québec) nudité H3G 2B1 (suite à une cession) 3090-0872 Québec 1 Bar avec inc.danse, projec- HURLEY'S BISTRO lion de films et IRLANDAIS 1225,1229A, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B1 Dossier: 202-721 R.B.L.Fusée 1 Restaurant Outremont inc.pour vendre RÔTISSERIE FUSÉE 2 Bars sur ter-1250, rue Bernard rasse Ouest Outremont (Québec) H2V1V9 Dossier: 221-317 Patrice de Félrce, 1 Restaurant Ludovic Delonca & pour vendre Jérome Ferrer (Europea S.E.N.C.) EUROPEA 1227, rue de la Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z2 Dossier: 290-114 Mademoiselle 1 Bar avec 220, rue Villeray inc.spectacles sans Villeray Est MADEMOISELLE nudtè “ ' ' VILLERAY INC (suite à une 220, rueVilleray Est cession) Montréal (Québec) H2R1G5 Dossier: 301 044 le petit porte feuille inc LE PETIT PORTE FEUILLE 4593, rue Saint Denis Montréal (Québec) H2J 214 Dossier 398-040 9111-0437 Québec 1 Restaurant 5801, rue inc.PIZZA DONINl 5801, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1N 1B3 Dossier: 864-884 Jean Gaudreau CASINO DE MONTRÉAL 1 Avenue du Casino, Ile-Notre-Dame Montréal (Québec) H3C 4W7 Prolongation des heures d'exploitation le 30 juin 2002 entre 6h00 et 8h00 pour consommation d'alcools seule Dossier: 1053-214 ment au «Cabaret» du Casino de Montréal Jacinthe Guitard RESTO LA BOÎTE A LUNCH 3779, rue Wellington Verdun (Québec) H4G 1V1 Dossier: 1074-988 Permis addi- 3779, rue tionnel Wellington 1 Restaurant Verdun pour vendre sur (Québec) terrasse H4G 1V1 9101-5362 Québec Permis addi- 1437, rue inc.tionnel Crescent RESTAURANT BLEU 2 Restaurants Montréal MARIN 2001 pour vendre (Québec) 1437, rue Crescent dont 1 sur ter H3G2B2 Montréal (Québec) H3G 2B2 rasse Dossier: 1391-085 Restaurant canbean Ajout d'autori 8080, boul.paradise inc.RESTAURANT CARI- sation de danse Newman dans 1 LaSalle BEAN PARADISE Restaurant pour (Québec) 8080, bout vendre avec H8N 1X9 Newman spectacles sans LaSalle (Québec) H8N 1X9 nudité existant Dossier: 1397 363 9108 9227 Québec 1 Bar avec 8080, boul.inc.danse et spec- Taschereau LE BAR ISLAND tacles sans Brossard NIGHT CLUB nudité (Québec) 8080, boul.1 Bar J4X1C2 Taschereau (suite à une Brossard (Québec) J4X 1C2 cession) Dossier: 1552-728 Resto-Bières au 1 Bai sur terras 10, boul.Bocke inc.se Mortagne, RESTO-BIÈRES AU Bureau 100 BOCKE INC Boucherville 10, boul.Mortagne, (Québec) Bureau 100 Boucherville J4B 5K6 (Québec) J4B 5K6 Dossier 1669-605 Nguyen Trung Luu LE QUAI D'OR Changement de catégorie de 1 294, rue Gladstone 294, rue Gladstone Restaurant pour Greenfield- Greenfield-Park servir à 1 Park (Québec) (Québec) Restaurant pour J4V 2P7 J4V 2P7 Dossier: 1752 088 vendre Giovanni Di Salvo 1 Restaurant 2151,rue 2151, rue Fleury Est pour vendre Fleury Est Montréal (Québec) 1 Restaurant Montréal H2B 1J9 pour vendre sur (Québec) Dossier: 1890^656 terrasse H2B 1J9 2738-1557 Québec 2 Restaurants 2525, des inc.pour vendre Nations SALLE DE 1 Bar dans Saint Laurent RÉCEPTION LE centre sportif (Québec) CHALLENGER 1 Bar H4R 3L8 2525, des Nations 2 Bars sur ter Saint-Laurent rasse avec voi (Québec) turette pour H4R 3L8 vente sur le Dossier 1890-870 parcours de golf 9114-1788 Québec 1 Restaurant 333, de la inc.pour vendre Commune LE CAFÉ DES 1 Bar sur terras Ouest ÉCIUSIERS se avec spec Montréal 333, de la tades sans (Québec) Commune Ouest nudité H2Y 2E2 Montréal (Québec) H2Y2E2 1 Bar Dossier: 1891-316 Québec BM BM BM BM On prépare l'avenir Les relations du premier ministre avec Sylvain Y'augeois Landry plaide l’accessibilité «J'ai mangé quatre fois avec Paul Desmarais depuis que je suis premier ministre», dit-il ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Bernard Landry a eu des relations professionnelles fructueuses avec Sylvain Vaugeois.Mais il entreüent des relations beaucoup plus fréquentes avec d’autres dirigeants d’entreprise, notamment avec le président de Power Corporation, Paul Desmarais, avec qui il a mangé pas moins de quatre fois depuis qu’il est premier ministre.Répondant aux questions du député de Saint-Lau-rent, Jacques Dupuis, M.Landry a répété que ses relations avec Sylvain Vaugeois, le président du Groupe Vaugeois, idéateur du concept de la Cité du multimédia et conseiller auprès d’entreprises pour l’obtention de crédits d’impôt, n’en étaient pas d’amitié et que le promoteur ne faisait pas partie de son entourage.En revanche, M.Landry a dit qu’il avait des rapports avec M.Vaugeois, «tellement fructueux qu’ils ont donné naissance à la Cité du multimédia, où il y a 6000jeunes hommes et jeunes femmes aujourd’hui qui trouvent du travail».Tête-à-tête.à trois Depuis dix ans, M.Landry n’a mangé qu’une seule fois avec M.Vaugeois, et c’était en compagnie du maire de Montreal de l’époque, Pierre Bourque.«Alors, comme tête-à-tête, on a vu mieux», a-t-il répondu à M.Dupuis, qui l’interrogeait sur ses relations présumément étroites avec M.Vaugeois.D’autres chefs d’entreprise ont partagé sa table beaucoup plus souvent, tout comme les chefs syndicaux.«Je suis un homme politique accessible», a-t-il dit En matière d’accès à M.I-andry, Sylvain Vaugeois ne fait pas le poids devant le président de Power Corporation.«J’ai mangé quatre fois avec Paul Desmarais depuis que je suis premier ministre et une fois en dix ans avec Sylvain Vaugeois», a-t-il révélé.C’est à la résidence de Verchères du premier ministre ainsi qu’au manoir de Pointe-au-Pic de Paul Desmarais que les rencontres entre les deux hommes ont eu beu, autour d’une bonne table, a-t-on indiqué à son cabinet Ces rencontres ont revêtu un caractère prive, a-t-on précisé.M.Landry n’était pas accompagné de son personnel pobtique.Le premier ministre a par ailleurs confirmé qu’en 1994, alors qu’il était professeur à l’UQAM, il avait obtenu un contrat du Groupe Vaugeois en tant que consultant «J’ai eu le bonheur d’avoir des milliers de clients dans ma vie et de gagner ma vie [quand il n’était pas membre de l’Assemblée nationale], a-t-il dit Bernard Landry ne ressent pas de honte d’avoir collaboré gvec M.Vaugeois alors qu’il était ministre d’Etat à l’Economie et aux Finances.«Au contraire, j’en tire une fierté parce que c’est dès la naissance de la Cité du multimédia que Montréal s’est remis sur la carte des métropoles prospères», a-t-il dit, citant des articles de revues spécialisées dans l’immobilier.Reprenant les propos qu’a livrés le vice-président aux finances du Groupe Vaugeois, Luc Berlinguet-te, à l’animateur Paul Arcand, M.Landry a indiqué que cette PME ne comptait que quatre clients parmi la centaine d’entreprises qui ont bénéficié des crédits d’impôt reliés au multimédia et quelle n’avait touché que 1,3 million en honoraires répartis sur plusieurs années.«Si c’est ça un scandale, bien, déclarez tout de suite que vous êtes contre l’entreprise privée, contre les affaires et contre les PME», a-t-il lancé au député de Saint-Laurent.Selon M.Landry, Sylvain Vaugeois a fait «une trouvaille remarquable» qui a inspiré un programme gouvernemental.Le premier ministre a donné l’exemple d’autres mesures fiscales, instaurées par le gouvernement à la suggestion de la Ville de Québec, de la FTQ, du Mouvement Desjardins ou encore de la Bourse de Montréal.«Tous ces conseils nous ont été donnés par d’honnêtes gens.Nous avons eu la sagesse de les suivre, et c’est pour ça que l’économie du Québec est devenue aussi prospère au cours des dix dernières années», a fait valoir M.Landry.Mode de scrutin Pas de réforme avant les prochaines élections, dit la FTQ KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Henri Massé, voit d’un mauvais œil le fait que le gouvernement du Parti québécois puisse être tenté de précipiter une réforme du mode de scrutin en vue des prochaines élections générales.Devant l’insistance du Mouvement pour une démocratie nouvelle et la nomination d’un ministre de la Réforme des institutions démocratiques enclin à un vaste débat, M.Massé prône la prudence, de crainte que les électeurs ne voient qu’une «astuce électoraliste» dans le changement d’attitude du gouvernement «Pour les prochaines élections, on n’y croit pas.Même plus, on n'en veut pas.[.] On n’est pas contre, mais il faut être sérieux et ne pas faire ça à la va-vite», a soutenu le chef syndical en entrevue au Devoir.Henri Massé se montre d’ailleurs tranchant face au discours «trop simplificateur» du Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN), qui souhaite l’introduction d’un élément de proportionnelle.«Essayez d’en faire un débat pour une application lors des prochaines élections générales, je suis sûr que ce sera vu comme une astuce du Parti québécois pour gagner les prochaines élections.Il ne faut pas que cela se fasse dans un climat préélectoral», estime-t-il.Le nouveau ministre Jean-Pierre Charbonneau assure que «la prochaine échéance électorale ne serait pas un prétexte pour bousculer la population».Mais chose certaine, l’idée d’une réforme prend de l’élan au sein du gouvernement.Hier, M.Charbonneau a annoncé la création d’un secrétariat à la réforme des institutions démocratiques, ce qui n’existait pas chez son prédécesseur, Guy Chevrette.Le ministre Charbonneau a également officialisé la nomination de l’ancien sous-mi- nistre à la Réforme électorale sous René Lévesque, André larocque, qui reprend du service dans le même dossier.En moins d’un an, le MDN a donc réussi à remettre sur la place publique la préoccupation à propos de notre mode de scrutin, qui entraîne une distorsion de la volonté populaire.C’est ce qui s’est produit en 1998 alors que le Parti libéral du Québec a obtenu la pluralité des voix mais a dû se contenter de la deuxième place.Une délégation du MDN rencontre aujourd'hui le ministre Charbonneau pour que celui-ci mette l’accent sur la réforme du mode de scrutin.Mais voilà, le nouveau ministre souhaite une réflexion très large, y compris sur l’élection du premier ministre au suffrage universel et à date fixe.Le président de la FTQ ne voit pas l’intérêt de débattre de ces derniers éléments.Selon lui, il vaut mieux se concentrer sur le rôle du député, dont il craint la marginalisation par un mode de scrutin proportionnel.«On est pris dans un système où c’est la ligne de parti qui est prioritaire.Quand on fait le tour des régions, un député, ça ne pèse pas lourd dans la démocratie québécoise, affirme Henri Massé.Un député qui ose s’éloigner le moindrement de la ligne du parti, des fois juste avec une nuance, on en fait tout un plat, comme si c’était une bataille de palais.[.] Avec la proportionnelle, on risque d’être coincés avec une poignée de politiciens professionnels en haut qui vont faire la pluie et le beau temps», soutient M.Massé.Invitée l'automne dernier à prendre part au MDN, la FTQ a préféré enclencher un débat dans ses rangs.En septembre prochain, le conseil consultatif doit se pencher sur le dossier pour une éventuelle prise de position par la centrale.D’ici là, le ministre Charbonneau suscitera la discussion d'abord au conseil des ministres puis au sein de la population, qui sera appelée à se prononcer sur les options de changement.Carte santé à puce La CAI demande à Québec de renoncer ROBERT DUTRISAC DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC La Commission d’accès à l’information (CAI) recommande au gouvernement de renoncer à son projet de déploiement de la carte santé à puce tel que décrit dans l'avant-projet de loi à l’étude.Le gouvernement devrait plutôt procéder à l’analyse approfondie des modèles alternatifs qui existent et commander des études indépendantes qui seraient ensuite rendues publiques.Après cette réflexion en profondeur, un projet-pilote d’envergure serait lancé, suivi de son évaluation, avant le déploiement à grande échelle.C’est l’avis qu'a livré hier la présidente de la CAI, Jennifer Stod-dart, à la commission parlementaire qui étudie l’avant-projet de loi sur la carte santé du Québec.C’est le ministre délégué Roger Bertrand, incrédule mais stoïque, qui relayait hier le ministre d’Etat à la Santé et aux Services sociaux, François Legault Le gouvernement Landry n’est pas sorti de l’auberge s’il veut que son projet de carte à puce soit compatible avec la protection de la vie privée.Le modèle choisi par le gouvernement comprend la création d'un mégafichier centralisé, abrité par la Régie d’assurance-maladie du Québec (RAMQ), qui contiendrait des renseignements sur la santé de tous les Québécois.«C’est loin d’être un modèle acceptable en matière de protection de renseignements personnels», a souligné Mme Stoddart après sa comparution.Mieux vaut ne pias constituer «un nouveau mégafichier longitudinale qui va nous suivre toute notre vie», a-t-elle dit Pour Mme Stoddart, plusieurs systèmes de partage de l’information en santé existent: index-patient, dossier patient partageable, aide-mémoire portable, résumé de santé, carte pointeur, etc.Mais la RAMQ n’a pas fait, ou n’a pas rendu publiques, leurs évaluations comparatives.La CAI reconnaît l’importance d’améliorer la circulation d’information dans le réseau grâce aux technologies de l’information.Mais elle s’interroge sérieusement sur cette volonté de concentration des données au sein de la RAMQ.«Il est certain que le regroupement de mégafichiers [au sein d’un seul organisme] ne peut que susciter à court, moyen et long terme le couplage des données», a prévenu Mme Stoddart Les dossiers carte santé des Québécois, rassemblés dans le mégafichier, pourraient servir à d'autres fins que celles pour lesquelles ils sont constitués.Couplés à des données administratives, les données cliniques pourraient servir à des fins de contrôle.Des chercheurs pourraient les utiliser pour mener à bien leurs recherches.La RAMQ, qui entend développer l'exploitation des données quelle possède, pourrait chercher à les commercialiser.Selon son plan stratégique, la RAMQ veut d’ailleurs augmenter de 15 % le taux d’utilisation de «son actif informationnel» d’ici 2004, rappelle la CAI.Tvn MICHELE RICHARD A NU ! r / .:*• & m, JE REGARDE MOI NON PLUS Ce soir 22 h 30 Avec Renée-Claude Brazeau, découvrez tout ce que Michèle Richard n’a pas encore dévoilé ! « OUEBECOR MEDIA tva.canoe.com Le meilleur de la télé Tirage du 2002-03-20 649 03 11 12 IZ 29 41 Complémentaire: (23) GAGNANTS LOTS 6/6 1 2 000 000,00 $ 5/6+ 6 77 554,20$ 5/6 265 1 404,70$ 4/6 14 862 48,00$ 3/6 256 848 10,00$ Ventes ’ totales 12 601 440 $ Prochain gros loi (approx 1 2 000 000 $ ‘iHf Tirage du 2002-03-20 (S ^ 28 3Q æ 44 Ccxnplémen taire: (2g) GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 21 500,00$ 4/6 939 50,00$ 3/6 17 536 5,00$ Ventes totales 570 189.50$ EQtra NUMÉROS 757471 57471 7471 471 71 1 Tirage du 2002-03-20 100 OOO S 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ )«u doit K»t«r un j«u Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de d-soarne entre cette liste et la liste • -¦ V L Q ,p’tf in-" p’F a priorité T V A.i f «f ai i L E l> E V 0 I R .1 E V E \ I) R E I) I M A R S •> (I (I LE DEVOIR ACTUALITES Cour suprême Christian R i o u x ?Apocalypse Now! Qu'auriez-vous dit si.en 1999, Lucien Bouchard avait dépêché un vague sous-ministre pour inaugurer le Salon du livre de earis, dont le Québec était l'invité d’honneur?Trois ans plus tard, c’est pourtant ce qui vient de se produire alors que l'Italie a succédé au Québec.Pour peu, le pays aurait envoyé la concierge du ministère de la Culture ou un restaurateur italien pour couper le cordon, hier soir, du plus grand événement culturel européen.Après la décision de la ministre française de la Culture, Catherine Tasca, de déclarer le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, persona non grata, c’est finalement un illustre inconnu, le sous-secrétaire d’Etat Nicola Bono, qui a hérité de cette besogne.Aux remontrances françaises, Il Cavalière a donc répondu par le mépris: si vous ne voulez pas de moi, débrouillez-vous avec le concierge.?La France est parfois un étrange pays.Il y a trois semaines, Çatherine Tasca dépêchait à Cuba son secrétaire d’Etat, Michel Duffour, qui a dîné à l'ambassade de la France à La Havane avec le plus vieux dictateur du monde, Fidel Castro.La France était l’invitée de la Foire du livre de La Havane.Même Ignacio Ramonet, directeur du mensuel Le Monde diplomatique, n’a pas hésité à serrer la main au lider maxima sans évoquer les 210 prisonniers politiques qui croupissent dans ses geôles.Reconnaissons qu’il n’y a pas de raison de se plier au blocus américain.Que les contacts avec Cuba ne peuvent que favoriser l’ouverture du pays sur le monde.Ces arguments n’excusent pas le manque de courage des donneurs de leçons de la gauche française, mais ils sont parfaitement recevables.Pourquoi alors refuser à Paris la présence du représentant démocratiquement élu d'une grande démocratie européenne?En effet, aux dernières nouvelles, l'Italie de Silvio Berlusconi n'est pas le Zimbabwe de Robert Mugabe, et son leader est encore plébiscité par 65 % de la population.Imaginez que l’Italie refuse la venue à Rome de Jacques Chirac sous prétexte que celui-ci est soupçonné d’avoir détourné des centaines de milliers de dollars en fonds publics pour financer son parti politique.Les Français auraient vécu l’événement comme une humiliation.C’est ainsi que les Italiens et une partie de la presse ont reçu la rebuffade de Catherine Tasca.À moins de croire que l’élection de SUvio Berlusconi soit l’équivalent de la dissolution de la Chambre des députés par Mussolini, en 1939, comme l’ont soutenu le plus sérieusement du monde certains intervenants lors d’une assemblée tenue récemment à l'Odéon de Paris.A moins d’épouser les thèses de ce que les Italiens nomment la «gauche apocalyptique» ou «narcissique» qui voit dans Berlusconi un nouveau Duce prêt à fondre sur l’Europe et à instaurer un «climat de goulag», selon l’expression de l’écrivain Piero Calzolaio.Ou le représentant d’une classe «fascisante» qui s’appuie sur \’«inculture des masses», selon Vincenzo Console.On se demande pourquoi, dans ce cas, la plupart des écrivains de la délégation sont de gauche.Malgré le bruit qui entoure quelques vedettes comme Umberto Eco, seule une demi-douzaine d’auteurs ont boycotté la délégation officielle, qui compte une sobtantaine de noms.On dit que Catherine Tasca entretient des rapports particuliers avec le pays de son père.Angelo Tasca fut l’un des fondateurs du Parti communiste italien avant d’en être exclu et de fuir en France.L’ennui, c’est que ces superlatifs ne font pour l’instant qu’humilier le peuple italien sans aider le moindrement du monde à comprendre ce qui se passe en Italie.?Car il ne s'agit pas d’absoudre Berlusconi.Son ascension pose au contraire un défi éthique et politique immense à l’Europe.Elle met en évidence la collusion grandissante entre la politique et les grands monopoles de la communication.Une collusion incestueuse qui ne menace pas que l’Italie mais des pays aussi irréprochables que le Canada.En dût mois au gouvernement, Berlusconi a déjà réduit le budget de la culture et du cinéma, congédié le président de la Biennale de Venise et surtout nommé ses hommes à la télévision publique (RAI).Comme s'il ne lui suffisait pas de contrôler déjà 50 % des écrans italiens.De là à parler du «mal absolu», selon les mots de l’écrivain Andrea Camilleri (auteur du célèbre commissaire Montalbano), il y a un pas que même le traditionnel lyrisme italien ne devrait pas nous inciter à franchir.Parmi les protestataires, nombreux sont ceux dont les films ou les livres sont produits ou édités par une filiale de Fininvest, propriété de Berlusconi.Même le leader de l’opposition, Massimo D’Alema, publie chez Mondadori, une filiale de Berlusconi.L'ancienne ministre de gauche de la Culture, Gio-vanna Melandri, a eu la sagesse de ne pas entrer dans cette mauvaise polémique.Avouons que la gauche est malvenue d’exiger de Berlusconi une loi, pourtant essentielle, sur les conflits d'intérêts qu’elle n'a pourtant jamais eu le courage de proposer en sept ans de pouvoir.L’assassinat mercredi, revendiqué par les Brigades rouges, d'un conseiller du ministre du Travail devrait inciter la gauche à sacrifier un peu de son narcissisme si elle veut espérer remporter un jour les élections, comme le disait le grand écrivain de Trieste, Claudio Magris.Il ne suffit pas, dit-il, «de filtre le coup de poing ou de prendre des poses d’esthète pour être Hemingway ou D'Annunzio».crioux@ledevoir.com Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris.U « assassinat préventif » n’est pas de la légitime défense ISABELLE RODRIGUE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Un membre de gang de rue de Montreal trouvé coupable du meurtre au deuxième degré d'un de ses complices ne peut invoquer la legitime défense pour un «assassinat préventif», a statué la Cour suprême du Canada hier.Dans un long jugement partagé, à six contre trois, le plus haut tribunal du pays conclut que Jacques Ci-nous n'a pas agi en legitime défense en abattant Mi-chaelson Vancol, à Montréal, en février 1994.La Cour suprême restaure le verdict de culpabilité du tribunal de première instance, suspendu par une décision de la Cour d'appel du Québec, qui avait accordé la tenue d’un nouveau procès.Le 3 février 1994, craignant d’être la cible d’un règle ment de comptes.Cinous prenait les devants et abattait Vancol d’un projectile derrière la tête, tiré à bout portant.Les deux malfaiteurs, complices dans de nom-breux larcins et vols, prenaient place à bord de la même fourgonnette, en compagnie de deux autres acolytes.Le meurtre est survenu dans le stationnement éclairé d’une station-service achalandée de Montréal.Selon le jugement majoritaire de la cour, Cinous a peut-être bien démontre qu’il avait toutes les raisons de croire qu’il serait la cible d’un meurtre, mais il n'a pas fait la preuve qu’il n’avait pas d’autres moyens de s'en sortir.«Aucun élément de preuve n explique pourquoi l'accusé n 'a pas attendu à l'intérieur de la station-service au lieu de retourner à la fourgonnette.Il n’y a absolument rien qui explique pourquoi U n 'a pas pris la fit it e une fi>is descendu de la fimrgonnette.En fait, rien n’indique qu'il était raisonnable de sa part de conclure qu ’il devait retourner à la fourgonnette et abattre la victime», peut-on lire dans le jugement d'une soixantaine de pages écrit par la juge en chef McLachlin et le juge Bastarache.1^ juge Binnie, qui se dit d’accord avec cette conclusion de ses collègues, mentionne toutefois que 1 affaire se résume «en une simple proposition».Un Code criminel ne saurait atteindre son objectif le plus fondamental, qui est de promouvoir l'ordre public, s’il permettait «l’assassinat préventif» dans un cas comme celui de Cinous.Par contre, trois juges du plus haut tribunal du pays ont enregistré leur dissidence.Us sont d’avis qu’étant donne les circonstances et son passé, l’accuse avait toutes les raisons de croire que la seule façon de s'en sortir était de tuer la victime.«Il rtssto t clairement de son témoignage qu'il se croyait dans la situation où, s’il ne tuait pas quelqu’un, c'est lui qui serait tue.de sorte qu abattre la metime était, dans son (sprit, le seul mown de sen sortir», écrit la juge Arbour, les juges lacobueci et Major sont du même avis.Selon ces trois juges.Cinous a avancé des explications plausibles pour ne pas prendre la fuite ou pour ne pas appeler la police.«Tout cela constituait en l’espèce une preuve expliquant pourquoi l’intimé croyait qu 'il ne pouvait pas simplement prendre la fuite.Il appartiendra egalement au jury de décider si cette explication est convaincante et si la croyance de l'intimé était raisonnable», poursuit la juge Arbour.Le goût de l’eau .fSrj*.¦ * ¦ ! -fl ’êV ‘à’ fc*.¦ > »- **
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