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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2006-03-25, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 M A R S 2 0 0 6 LE DEVOIR Universités CONCORDIA Du génie sur 17 étages! Page 3 SANTÉ PUBLIQUE McGill jette un regard sur la rue Page 4 PHOTOS; IJNIVI KSm- D’OITAWA des fausses notes Il n’y a pas que les phénomènes naturels ou les procédés de la grande industrie qui méritent d’être étudiés.Au fait, comment doit-on, et avec quelle force, déposer son doigt sur la touche d’un piano?NORMAND TH É RI AU LT Qui peut bien suivre des cours «libres» de français en Colombie-Britannique, là où depuis cinq ans le nombre d’étudiants a doublé?La premiere chaîne de Radio-Canada rapportait la semaine dernière que la clientèle, composée souvent de jeunes, de très jeunes étudiantes et étudiants, était à 85 % d’origine asiatique.Dans un autre secteur, celui du piano de compétition, comment se fait-il qu’au Conservatoire royal de Toronto, dans cette grande école de musique du Canada, plus de 50 % des lauréats des différents prix décernés soient des Asiatiques, alors qu’ils représentent moins de 10 % de la population?Explications Au lieu de se dire tout simplement que le «péril jaune» menace aussi l’univers de la culture, des chercheurs tentent au contraire de trouver une explication à ces phénomènes qui demeurent, pour certains.fort marginaux.Si une première explication donnée à cet engouement pour la langue française est la qualité et la richesse de sa culture, ici et sur l’autre continent quand on pénètre dans l'univers du piano, à l'Université d’Ottawa on sort les outils de recherche: informatique et technologie sont mises à profit pour trouver une explication au phénomène.Un premier constat révèle, comme le fait Gilles Couteau, directeur de laboratoire au département de musique de cette université, que -malgré la popularité du piano, le taux de décrochage est élevé.En moyenne, les étudiants ne font pas plus de trois ans la motivation a également un rôle important à jouer sur le plan de la performance».Mais encore?Dans ce laboratoire d’où proviennent des images témoignant des situations illustrées récemment par les reportages consacrés aux athletes lors des derniers Jeux olympiques — à moins qu’elles ne renvoient à des études en aérodynamique —, on poursuit une enquête sur la pédagogie du piano qui dépasse, et de loin, le simple rapport entre maitre et l’éleve.Domaines La recherche universitaire, c’est aussi cela: une étude de faits et gestes qui relèvent parfois d’activités si vieilles dans le temps que l’on en est venu a les considérer comme immuables, ne pouvant presque plus être remises en question.Mais ce qui se fait là pour le piano pourrait aussi s'appliquer a la danse, voire a tout le secteur de la production industrielle et même de la bureautique: dans ces deux derniers cas, on peut même s'attendre à ce que les sommes vouées à de telles études atteignent des montants qui expliqueraient pourquoi Mozart est mort pauvre et que Krupp a laissé un bel héritage! Car lorsque l’on parle de recherche, il est facile de se tourner vers les secteurs de pointe.Ije discours porte alors sur la santé, les nouvelles technologies, l'industrialisation ou l’exploitation des ressources, auxquelles s'ajoutait plus récemment tout ce qui touche à la nature et aux changements climatiques.Et là sont les gros sous: l’Université de Colombie-Britannique a ainsi fait un pont d'or au récipiendaire du prix Nobel de physique 2001, l'arrachant à l’Université du Colorado a Boulder.C'est en offrant a Cari Weiman 12 M$ pour financer ses recherches des cinq prochaines années, alors que sa propre université lui offrait un «maigre» cinq millions américains, qu’elle a réussi à attirer au Canada un d»-uxiemo prix Nobel, en plus de celui qui fait déjà honneur a IT ini-versité de T oronto, John Polanyi.Pour Weiman comme pour Comeau, le champ d'études sera pourtant le même: une étude des ap prentissages dans un secteur donné des connaissances.la physique semble toutefois, et de beaucoup, peser plus lourd que le piano.Ce qui n’empêche pas d’affirmer que TUniversité d’Ottawa ne fait pas de faus se note en ouvrant un laboratoire sur le pourquoi des fa et des dieses: les Asiatiques ont-ils seulement la persévérance à donner comme explication â leur succès?Ou térnoignent ils d’un talent autre?Le Devoir PHARMACOLOGIE QUÉBEC PÉDAGOGIE LAVAL Multidisciplinarité Économie sociale Didactique Médecine familiale Page 2 Page 5 Page 6 Page 6 LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DI M A \ C H E 2 C M A R S 2 0 0 6 H 2 RECHERCHE UNIVERSITAIRE Institut de pharmacologie de Sherbrooke La multidisciplinarité à l’honneur «Un chercheur qui découvre un médicament doit avoir à ses côtés la personne capable de synthétiser la molécule» Dès sa fondation au début des années 1990, l’Institut de pharmacologie de Sherbrooke (IPS) se distingue par l’originalité de son approche.D’abord, cette dernière se veut multidisciplinaire et TIPS est rattaché à la fois à la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke et à son département de chimie.De plus, l’IPS loge sous le même toit des chercheurs et des scientifiques, des étudiants diplômés et des entreprises dérivées.PIERRE VALLÉE Un institut sans directeur?La chose est rare, mais c’est pourtant le cas à l’Institut de pharmacologie de Sherbrooke.«Nous n'avons pas réussi à dénicher le bon candidat.Ce n’est pas facile à trouver», explique Emanuel Escher, professeur titulaire de pharmaco logic qui agit présentement comme porte-parole pour TIPS.On peut toutefois se rassurer: l’IPS existe bel et bien malgré l’absence d’un directeur et il loge dans un bâtiment construit pour lui en 1996.Une subvention de cinq millions de dollars de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) a permis l’achat de l’équipement scientifique.Par ailleurs, les entreprises dérivées ont été récemment relocali sées dans un nouvel édifice, libérant ainsi de l’espace pour les laboratoires.IVès de 70 étudiants diplômés gravitent autour du centre de recherche et le noyau de chercheurs s’approche de la masse critique, soit environ une vingtaine.On attend présentement la réponse de la EIC pour une deuxième subvention.«Iss chercheurs et les scientifiques ont choisi d'aller de l’avant et d’avancer même si nous n’avons pas encore de directeur.On est mieux sans directeur que d’en avoir un mauvais sans vision.» Approche multidisciplinaire L'idée de fonder p;ireil centre de recherche revient à Pierre Des- longchamps, chercheur mondialement reconnu en pharmacologie de l’Université de Sherbrooke.«Pierre Deslongchamps voulait assurer ainsi la transitùm du savoir vers l’entreprise et mettre à profit les connaissances des chercheurs en pharmacologie de l’Université de Sherbrooke, dont plusieurs avaient déjq une réputation mondiale.» A cette idée s’en greffe une autre: celle de réunir toutes les forces dans un même lieu.«Dès le départ, nous avons voulu briser le travail en silo qui trop souvent est le cas en recherche scientifique.On voulait éviter la “consanguinité” qui existe dans l’approche scientifique de chercheurs d’un même département.On se disait aussi qu’un chercheur qui découvre un médicament doit avoir à ses côtés la personne capable de synthétiser la molécule, fl fallait établir un mariage fonctionnel entre les divers chercheurs et scientifiques et les diverses disciplines.» Mariage réussi si l’on tient compte de la diversité des disciplines d’où proviennent les chercheurs et les étudiants.On y trouve évidemment des personnes formées en pharmacologie, mais aussi en médecine, en chimie, en biophysique, en biologie cellulaire et même en génie.«Ui pharmacologie classique y a encore sa place, mais on assiste à l’arrivée de nouvelles disciplines et, par conséquent, à de nouvelles sciences.» Emanuel Escher avoue que cela peut parfois porter à confusion.«Un étudiant en génie qui acquiert des connaissances en chimie, en biologie et pharmacologie, SOURCE UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Un laboratoire de l’Institut de pharmacologie de Sherbrooke.'âêm '• on l’appelle comment une fois qu’il obtient son doctorat?» Pharmacologie L’Institut de pharmacologie de Sherbrooke a choisi une approche, en ce qui concerne la recherche scientifique effectuée en son sein, qui st' distingue de celle prévalant dans l’industrie pharmaceutique.«Ces entreprise utilisent la méthode du criblage à haut débit, qui consiste à bombarder une cible d'une énorme quantité de molécules jusqu’au moment où l’on repère la bonne.C'est impensable pour une université.» LT PS met plutôt l’accent sur des projets à long tenue qui cherchent à connaître les bases scientifiques menant aux maladies.«De quelle façon fonctionnent-elles?Il faut comprendre la maladie en premier lieu, et ensuite investir dans la recherche pour trouver le bon médicament.» Un des axes de recherche à ITPS est celui des moyens diagnostiques.«Nous cherchons à découvrir des indicateurs précoces de maladies et à fabriquer des biosenseurs capables de détections multiples.Le système diagnostique qui existe présentement dans nos hôpitaux — celui des éprouvettes — est coûteux, ce qui explique qu’on fait peu ou pas de prévention.Des biosenseurs à détections multiples seraient peu coûteux et permettraient d’éviter la maladie.» Pour mettre au point pareils biosenseurs, il faut la collaboration de plusieurs disciplines telles que le génie et la chimie.Même les technologies de pointe sont au rendez-vous, puisque ces projets de recherche incluent les nanosciences.«Nous cherchons à détecter et à manipuler les molécules une à la fois.» In recherche du professeur Vue Zhao, récemment associé au dé- partement de chimie de TIPS, illustre bien le type de recherche qu’on y pratique.Le travail du professeur Zhao sur les micelles polymères photocontrôlables figure au palmarès des 10 découvertes de l’année 2005 de la revue Québec Science.Ces micelles polymères photocontrôlables — une forme de molécule — peuvent être ouvertes par la lumière et pourraient servir de base au développement de na- novecteurs de médicaments dont la libération serait alors contrôlée par une illumination.Le médicament agirait donc là où l’on décide Lien université-entreprises Le principal lien entre l’Institut de pharmacologie de Sherbrooke et le milieu des affaires est celui créé par les entreprises dérivées qui logent dans son incubateur d’entreprises.«L'idée d'un incubateur était là au départ du projet et ça fonctionne très bien.» Assez pour loger les entreprises dans de nouveaux locaux situés tout à côté, ce qui assure, selon Emanuel Escher.le maintien du lien entre les chercheurs et les entreprises.Tous les incubateurs d’entreprises ont leurs entreprises-vedettes et à ITPS, il s’agit de Neochi-mia, fondée par Pierre Deslongchamps et dont le champ de spécia-lisation se situait alors dans les études cliniques de phase 2.L’entreprise s’est suffisamment démarquée pour attirer l’attention d’une société américaine, Tranzyme.qui l’a achetée en 1999.«Aujourd’hui, Tranzyme a déplacé une bonne partie de ses activités à Sherbrooke et il y a maintenant un accrochage entre Tranzyme et les activités de l’Institut.» In vente d’une entreprise issue de l’incubateur lui apparaît comme une sage décision.«Un chercheur peut accompagner son bébé un certain temps, mais il doit un jour prendre une décision.Revient-il à l’université?» Si la réponse est oui, la vente de l’entreprise est alors une solution «gagnante-gagnante».«Le chercheur détient des actions, l’université conserve les brevets et, de plus, elle gagne un professeur qui retourne à ses recherches.» Collaborateur du Devoir U N 1 V E R, S I T E S I! E C II E R C 11 E r K (’ A HIER S P É (’ I A L EST PUBLIE PAR LE DEVOIR Responsable: NORMAND THËRIAULT iitherianlt@leilfvoir.ca 200(1.rue île Blenrv.D' elafle.Montreal lyuéliee) USA AMD.Tel.: (514) D85-3A3A mlaclioii@ledevoir.com F A 1 S C E y U K DOIS Le plus grand réseau universitaire au Canada! • 9 établissements • 6000 chercheurs et enseignants • 86000 étudiants • Plus de 191 millions de dollars en revenus de recherche subventionnée et contractuelle Roi i\ n Norando * Vhiuoimv € • •W >|Ucl Inss Ri\icic‘ K'I C.UrifK'Utl * Mont i col Rimouski « Université du Québec www.uquebec.ca UQAM Cin\ov*t> iki QikSv, à Moot i «U ««h iHiamv.i UQTR inisot Mi t- ju o ivre A Tiv*< RKxNrs vu uQtr, ,i LQAC lotvoi'Mtf du Qurtxv A OncouUml WWW tkW .CQkR (.wnstu-dll Cik'NS à RUlkXlM.' im* va UQO iwtrvaf Ai Qucrev fi Outaouais wwwnqova UQAT INRS Untvçrsire Uti Quotw lostsut tvwonal Or la m Abitibi IdroivamiiMov rtvhfvho vk-iKiTmiiO rwrwiMat va wwv ini’s.va E\*P Evotr rvatiooale (fadmaitvtratiori publique eoa{v,a ETS Ecole Je technologie supo ,eiite etsmtica Université d'Ottawa Des chercheurs qui tendent la main La professeure Louise Lemyre et son équipe interdisciplinaire de chercheurs étudient le volet psychosocial des situations de crise, dont la menace d une attaque terroriste ou d une flambée épidémique de maladies infectieuses.En examinant ces préoccupations, Mme Lemyre souhaite venir en aide au personnel de première ligne, aux décisionnaires et au grand public pour qu'ils puissent mieux se préparer, gérer les urgences et réduire l'anxiété et le stress qui accompagnent habituellement ces menaces.Découvrez-en davantage au , ?www.recherche.uOttawa.ca u Ottawa LTniversilé canadienne Canada's university AU CŒUR DE LA DÉCOUVERTE DEPUIS 1848.L Université d'Ottawa est depuis 184*.un foyer d'innovation où de grandes idées naissent.Grice à nos programmes d'enseignement au diapason des enjeux nationaux et mondiaux, nos diplômés se retrouvent parmi les chefs de file du Canada dans une grande diversité de disciplines et de professions.Nous sommes convaincus de l'importance de l'éducation et du leadership 1 l'égard de notre prospérité future et de notre cohésion sociale.*4’ î L E l> E V 0 I R LES SA M E 1) E T D 1 M A N (' Il E 2 t> M A R S 2 0 tl t> RECHERCHE EX I VERSUS IRE Concordia Du génie sur 17 étages ! «L’un des plus grands centres canadiens de recherche en génie et en informatique» A entendre Nabil Esmail, lorsqu'on passe près du nouvel édifice de 17 étages situé à l'angle des rues Sainte-Catherine et Guy, on risque fort de recevoir la «piqûre de l’innovation»! L’édifice en question abrite la faculté de génie et d'informatique de l’université Concordia, dont, pour le recteur de l’institution, «les avancées survenues ces dernières années illustrent à merveille les objectifs de l'université».CLAUDE LAFLEUR C’ est avec fierté et enthousiasme que Nabil Esmail parle de sa «ruche du savoir» qui constitue l'un des grands centres de recherche en génie au Canada.«Je ne connais aucun édifice à Montréal, ou ailleurs au Québec, où vous trouverez 1500 cerveaux qui se consacrent à l'innovation technologique», dit-il.La faculté héberge en effet 165 professeurs-chercheurs qui encadrent 1200 étudiants de niveaux maîtrise et doctorat (ainsi que 5000 étudiants de premier cycle).Nabil Esmail s’empresse de préciser qu'il ne prétend pas pour autant qu’il n’existe nulle part ailleurs un tel regroupement d'ingénieurs-chercheurs, mais que le nouvel édifice est ni plus ni moins SOURCE CONCORDIA Nabil Esmail qu'une merveille scientifique.«C'est une véritable ruche d'innovation et de recherche technologique, dit-il, un édifice véritablement exceptionnel!» Un terreau fertile C'est avec empressement que le doyen de la faculté de génie et d’informatique trace la genèse du projet «Je suis arrivé à la faculté en 1997, amorce-t-il.A l’époque, celle-ci rassemblait 95 professeurs-chercheurs et quelque 3000 étudiants — chiffres à présent multipliés par deux Quant à notre budget, il est passé de 14 à 38 millions de dollars, ajoute M.Esmail.Non seulement avons-nous doublé notre taüle, mais — surtout — nous sommes devenus l'un des plus grands centres canadiens de recherche en génie et en inftrrmatique.» Il rapporte en effet que 10 % de tous les étudiants de deuxième et troisième cycles en génie au Canada se retrouvent à présent dans sa faculté.«Nous sommes donc devenus le plus grand centre de formation avancée en génie au Canada, et ce, grâce à la générosité des contribuables québécois.» Le doyen attribue une part importante de la réussite de Concordia au soutien du premier ministre de l'çpoque et de son ministre de l’Education.«En 2001, relate Nabil Esmail, MM.Landry et Simard nous ont remis un chèque de 95 millions de dollars afin de permettre la construction du nouvel édifice.» L’un des «coups de génie» qu'il relate a été d’avoir concentré le corps professoral aux premiers étages de l’édifice.Les bureaux t SOURCE CONt ORDIA Le nouvel édifice de la faculté de génie et d'informatique de l’université Concordia, angle Guy et Sainte-Catherine, des professeurs et des chercheurs ont en effet été logés du deuxième au sixième étage de la faculté.Ces étages sont en outre reliés par des escaliers qui débouchent sur un vaste atrium.«De la sorte, j’ai voulu m’assurer que tous puissent échanger entre eux», précise M.Esmail.Le personnel dis- pose en outre d’un seul grand salon «afin d'assurer que les ingénieurs civils, les ingénieurs industriels.les ingénieurs en mécanique, les ingénieurs électriques, les informaticiens, etc., se rencontrent et créent ainsi de la synergie», lance Nabil Esmail.Pourquoi accorder tant d’impor- tance à rassembler tout le monde ;ùnsi?«Farce que je sais d’expérience, en tant que professeur et chercheur.que mes meilleures idées me sont venues en parlant avec des confrères qui ne travaillaient pas dans mon domaine!, tranche le doyen Esmail.|Au moment de concevoir l’édifice),/r me suis donc assure que tout le monde soit regroupe afin de creer un terreau fertile à /’innovation et aux avancées du futur» De surcroît, les deux tiers des professeurs ont moins de -40 ans.«I n groupe de chercheurs aussi jeunes génère énormément de dynamisme, remarque Nabil Esmail.Ils ont de l'energie à revendre et ont beaucoup d’idées!» Plein vol Ce dynamisme et cet esprit d'innovation apparaissent déjà dans plusieurs spécialités en ingénierie, relate le doyen.l’or exemple, la ta culte héberge un important centre d'excellence en aérospatiale.«Notre institut de conception et d'innovation en aérospatiale est un partenariat unique industrie-université, indique M.Esmail.Tous nos etudiants en génie mécanique réalisent des stages chez Horn hardier.Pratt & Whitney, Bell Helicopter.» En informatique, la faculté a mis sur pied le premier programme nord-américain en sécurité de l'information.«Nous savons tous que la sécurité de l’information — que ce soit pour des transactions bancaires ou sur Internet, dans le domaine médical ou en sécurité nationale — est l’une des grandes préoccupations de notre époque, rappelle M.Esmail.Nous avons donc élabore ici à Concordia le premier programme d eludes et de recherches en ce domaine .et le nombre d’étudiants intéressés par ce programme est absolument époustouflant!» De concert avec Pratt & Whitney, Concordia a par ailleurs élaboré un programme sur la qualité et l’optimisation des procédés de fabrication, les ingénieurs visent à fabriquer davantage de produits de très haute qualité en utilisant le moins possible de ressources.D’autres équipes d’ingénieurs s'intéressent à la maison solaire.«Comment peut-on construire des residences qui tirent profit de l'ener gie solaire?, avance M.Esmail I otlà quelques exemples qui illus trent le fait que nous nous mainte nons à la fine pointe des progrès technologiques.Et je pourrais vous en citer des tas d'autres!» 12,5 % des étudiants du Québec De tels développements concur dent parfaitement avec les visées de Claude lajeunesse, le nouveau recteur de l’université Concordia «Les avancées survenues ees der mères années à la faculté de genie et d'informatique illustrent à mer veille les objectifs de Tuniversitt Concordia, dit-il Nous avons atteint une masse critique de chercheurs et de professeurs, de sorte que notre fa culte de genie se compare avanta geusement ù n importe quelle autre à travers le Canada J'encourage et j’appuie maintenant le doyen Es mail à développer de nouvelles chaires de recherche, des partena riats avec l’industrie, etc.Il peut compter sur moi à ce proprts!» «Ce que nous voulons, poursuit le recteur Lajeuuesse, c'est que l’université Concordia continue d< se développer et.surtout, nous as surer que lout le monde le saura.» II précise que c'est à Concordia que le nombre d’étudiants a aug mente le plus rapidement au Québec ces sept dernières années, «Nous avons maintenant 12,5 % des étudiants du Quebec, dit-il.Alors, il est certain que notre repu talion continue de grandir et mon mandat est de m’assurer que l’université Concordia sera reconnue comme l’une des grandes universités canadiennes » Collaborateur du Devoir La recherche un investissement rentable pour la 1 société québécoise LES FONDS QUÉBÉCOIS DE RECHERCHE, DES ACTEURS-CLÉS POUR LE DÉVELOPPEMENT D'UN SYSTÈME DE RECHERCHE ET D'INNOVATION DYNAMIQUE ET AXÉ SUR L'EXCELLENCE.Fonds de la recherche en santé du Québec Pourquoi investir dans la recherche en santé au Québec ?Pour former une main-d'œuvre hautement qualifiée • 25 000 emplois dans l’industrie de la santé et des biotechnologies et 9 000 emplois dans les centres de recherche du réseau de la santé Pour augmenter la qualité, l’efficacité et l’accessibilité des soins de santé • Près de 60 M$ en bourses et subventions de recherche versées annuellement par le FRSQ aux scientifiques tt professionnels de la santé travaillant dans nos centres hospitaliers Pour stimuler l'économie • 3e en Amérique du Nord quant au nombre d’entreprises de biotechnologie Pour contribuer au rayonnement international du Québec • 7 500 publications annuelles en santé dans des revues scientifiques internationales de très haut niveau Investir dans la recherche en santé.une question de vies ! Fonds La recher< majeures pour Le Fonds Nature et Technologies est un dans le développement de la recherche en « avaux de ses ch dynamique de l’innovation, essentielle au i de notre société Notre 'a création • le soutien e hautement qualifiée recherche Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture La recherche en sciences sociales et humaines, en arts et en lettres.De la recherche sur l’économie, l’emploi et les marchés • la réussite scolaire • la gestion des organisations • l'éthique et la gouvernance • la culture d’ici et d’ailleurs • les relations internationales • les enjeux démographiques et interculturels • les arts médiatiques • les diverses formes de pauvreté.Afin d'assurer le développement des personnes, des familles, des communautés et des régions • accroître la performance des entreprises • prévenir la criminalité • améliorer la gestion du risque, des crises et des conflits • optimiser l'efficacité des systèmes de santé et d’éducation • affirmer la place du Québec dans le monde.une autre façon de voir la R-D! ' \ - v»» Québec îîîï ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT EN IMPRIME COULEUR LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 MARS 2 0 0 6 H 4 • RECHERCHE UNIVERSITAIRE • McGill Regards sur la rue «L’épidémiologie est une discipline qui critique beaucoup les connaissances médicales» Les chercheurs qui étudient les questions de santé parmi une population sont conirontés à des difficultés particulières.Par exemple, qui veut déterminer pourquoi certains jeunes choisissent de fumer et d’autres pas ne peut y parvenir par des expériences menées en laboratoire; on doit s’en tenir à des observations sur le terrain.C’est à cet art délicat de l’observation en société que se consacrent les chercheurs du département d’épidémiologie et de biostatistique en santé au travail de l’université McGill.CLAUDE LAFLEUR ‘p\ ans notre département, rela-te le D'Jean-François Boi-vin de l’université McGill, on enseigne comment réaliser des études scientifiques dans une population et comment faire l’analyse critique des résultat qu’on obtient.L’épidémiologie, c’est la science qui s'intéresse à la fréquence des maladies dans une population alors que la biostatistique est l’application des méthodes statistiques aux sciences de la vie.• Ses collègues et lui font davantage d’observations sur le terrain qu’ils n’expérimentent en laboratoire.Or, ces observations sont sujettes à une variété de biais.«Par exemple, rapporte le professeur titulaire, les fumeurs sont-ik différents de ceux qui décident de ne pas fumer?Toute étude sur cette question est confrontée à des biais possibles parce que les fumeurs sont peut-être également des gens qui ont décidé de manger différemment des non-fumeurs, de ne pas faire d’exercice, etc.Il y a donc une foule de facteurs que nous ne contrôlons pas et qui peuvent biaiser nos observations.En épidémiologie, je dirais que nous sommes des spécialistes de l’analyse des biais que l'on retrouve dans les observations de populations.» Le pourquoi des comportements humains Le I> Boh/in étudié lui-même plusieurs questions épidémiologiques, notamment auprès des jeunes de la rue.Ainsi, de concert avec des chercheurs en santé publique, il suit depuis une décennie l’évolution du parcours de milliers de jeunes qui vivent dans les rues de Montréal.«On cherche à comprendre ce qui affecte leur santé, dit-il.Par exemple, comment se fait-il que certains jeunes, mais pas tous, contractent le sida ou l’hépatite?Nous tentons de repérer les facteurs de risque.» De même, son équipe cherche à comprendre comment il se fait que certains jeunes s’injectent des ?McGill Une université d'ici, d'envergure R yj y'-'v R I r^v I A 1 r— Enracinée au Québec, McGill |\ /I I J |\| I JJ / \ | rayonne à travers le monde ' * * et est une force motrice de prospérité économique.Ses programmes d’enseignement et de recherche profitent à la société dans les domaines de la santé, des sciences de la gestion, du génie, de la musique et plusieurs autres.Ses diplômés et ses réseaux de recherche constituent des éléments essentiels pour notre économie mondiale fondée sur le savoir.Un palmarès impressionnant • Meilleure université dans la catégorie médicale/ doctorale (Maclean's) • Université canadienne de l'année en recherche, catégorie médicale/doctorale (Research Infosource) • Meilleure université canadienne parmi les 25 meilleures au monde (Times Higher Education Supplement) Une réalité éloquente > Plus de 32,000 étudiants avec la plus haute note moyenne d'admission au Canada ¦ La population étudiante la plus diversifiée au Canada ¦ Plus de 6 000 étudiants francophones > Plus de 600 nouveaux professeurs recrutés dans des disciplines stratégiques depuis 2000 • Le plus important niveau de subventions de recherche en moyenne par professeur ¦ Près de 100 partenariats de recherche et développement 1 Plus de 70 réseaux et centres de recherche au Québec 1 Plus important récipiendaire de brevets octroyés aux États-Unis aux universités canadiennes ' / .-> JACQUES NADEAU LE DEVOIR De concert avec des chercheurs en santé publique, le département d’épidémiologie de l’université McGill suit depuis une décennie l’évolution du parcours de milliers de jeunes qui vivent dans les rues de Montréal.drogues, mais pas d’autres.Et ceux qui s’injectent deviennent-ils «ac-cro» rapidement ou peuvent-ils simplement expérimenter avant de «décrocher»?Comment et pourquoi?, se demandent les épidémiologistes.D’autre part, en collaboration avec des sociologues, le Dr Boivin étudie le sort qui attend ces jeunes.«Certains réussiront-ils à se sortir de la rue, à se trouver un logement stable et à réintégrer la société?Et qu 'est-ce qui favorise ou empêche une telle évolution?Voilà un peu le genre de questions auxquelles on essaie de répondre lorsqu’on est épidémiologiste de terrain.» Le chercheur réalise par ailleurs des études cliniques, notamment en collaboration avec des médecins de l'Hôpital juif de Montréal.11 s’intéresse tout particulièrement aux conséquences du traitement du lupus érythémateux, une maladie auto-immunitaire qui afflige principalement les jeunes femmes.«Cette maladie, plutôt rare, peut être très débilitante puis-qu 'elle peut compromettre le fonctionnement des reins et des poumons, précise le médecin.Or, curieusement, 90 % des personnes qui en sont atteintes sont des femmes.» Ses études peuvent même prendre une trajectoire éthique.Ainsi, pour traiter le lupus érythémateux, les médecins doivent recourir à des médicaments extrêmement toxiques.«Or, on s’inquiète des effets secondaires graves que pourraient avoir de tels médicaments, rapporte Jean-François Boivin.On craint notamment qu’ils induisent le cancer! La question se pose donc: doit-on utiliser des médicaments qui pourraient — mais on ne le sait pas encore — provoquer des cancers?» Il participe donc à une vaste étude internationale menée sur des milliers de victimes de cette forme de lupus.«En examinant les traitements que reçoivent les patientes, nous tentons de voir si certains d’entre eux sont associés à une incidence élevée de cancer.ou s'il n’y aurait pas d'autres facteurs qui entrent en ligne de compte.Notre but ultime est de fournir de l'information aux médecins traitants et aux patientes qui leur permettront de prendre les meilleures décisions possibles.» L’art de critiquer la science Du coup, Jean-François Boivin révèle que ce qui l'a attiré vers l’épidémiologie, alors qu’il complétait ses études de médecine à l’université Laval au début des années 1970, a été l’analyse critique des résultats expérimentaux.«Ce qui m’a séduit au départ, c’est que l’épidémiologie est une discipline qui critique beaucoup les connaissances médicales.Pour moi, ç’a d’abord été un jeu intellectuel.» SOURCE UNIVERSITE.MCGILL Jean-François Boivin Or, relate-t-il, depuis cette époque, les épidémiologistes ont beaucoup influencé la pratique de la médecine.«D’une certaine façon, nous disons aux chercheurs en santé: “Attention là, on doit toujours avoir un regard critique sur les observations que l'on fait! Voici ce que nous, épidémiologistes, pensons que vous devriez savoir quant aux pratiques ou aux connaissances médicales."» Par conséquent, le professeur Boivin et ses collègues du département d’épidémiologie de McGill enseignent comment mener à bien des observations selon différentes stratégies de recherche et d’analyse critique des résultats.L’approche épidémiologique peut s’appliquer à une foule de disciplines sociales.C’est ainsi que, dans ses classes, le prof Boivin a devant lui des étudiants de toute provenance.«Dans notre département, nous enseignons seulement aux étudiants de niveaux maîtrise et doctorat — nous n’offrons pas de cours de premier cycle, dit-il.Notre clientèle est par ailleurs fort diversifiée.Si bon nombre d’étudiants proviennent des sciences de la santé — médecins, nutritionnistes, infirmières —, on compte aussi des psychologues, des travailleurs sociaux ou même des architectes et des ingénieurs.» «Je dirais que, depuis une trentaine d’années, l’épidémiologie a beaucoup influencé la façon de faire de la recherche en santé, d’invoquer Jean-François Boivin./e dirais même que la recherche médicale fondée sur des preuves — ce qu’on appelle en anglais /'evidence-based medecine — origine en bonne partie de l’épidémiologie.» Collaborateur du Devoir I! ! ^ Bravo à l’INRS! Leader en recherche au Canada L'Université du Québec est fière de souligner le classement de l'Institut national de la recherche scientifique au palmarès 2005 des universités canadiennes".l'INRS.un établissement du reseau de l'Université du Québec, a décroché la première place pour l'intensité de la recherche et pour les fonds de recherche obtenus par ses professeurs-chercheurs” Chaque professeur chercheur de I INRS s'est vu octroyer, en moyenne.352 800 dollars, soit trois fois le montant moyen accordé à un professeur-chercheur dans les 50 universités du pays.Globalement, au plan de la recherche, en considérant à fa fois les subventions tincluant les contrats et les équipements), le nombre de publications et l'intensité , de la recherche des professeurs et des étudiants.l'INRS s'est hisse au 7« rang (lu palmarès.L'etablissement a également gagne un point au classement général et a obtenu la 22^ position parmi les universités canadiennes.• tès ccabli (>ar la firme «orontoise ReVarth Infosouice im.” ClagStonent qui exclut les établissements a\ar»t une Fatuité de medeune "I Université du Québec Im Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université www.fqppu.org Les politiques publiques ont transformé radicalement la recherche universitaire La FQPPU invite à débattre de leurs effets sur T université, sur la carrière professorale, sur la constitution des savoirs.COLLOQUE Polirique(s) et recherche universitaire 18 MAI 2006 Congrès de l'ACFAS Université McGill hnpV»T»-u.,tqppu.itjypilfA^uc«it4»i'.-VCFAS2tl06CoLlogueP0PPLptiicrarnrtr pdf -*- LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 2 « MARS 2 0 0 6 RECHERCHE UNIVERSITAIRE ii r> Économie sociale Des barrières entre les secteurs économique et social tombent Une force économique de 7151 entreprises employant 124 302 personnes pour un chiffre d’affaires de 17,2 milliards de dollars L’économie sociale a pris son essor dans les années 1995 jusqu’à prendre place dans l’agenda politique canadien.Le Réseau québécois de recherche partenariale en économie sociale (RQRP-ES), codirigé par Jean-Marc Fontan, professeur au département de sociologie à l'Université du Québec à Montréal, résulte de cette dynamique.JACQUES(îRKNIER 1 K DEVOIR Régulièrement, des groupes de citoyens manifestent en faveur d’une aide accrue de l’Etat au logement social.si JïJ ¦ £ -;arh ESTELLE Z E H LE R L* objet de ce nouveau réseau r de recherche, créé en 2005 grâce à des subventions octroyées par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), réside dans l’économie sociale.L'antagonisme terminologique que l’on prête souvent à ces termes n’a pas lieu d’être dans ce concept.«En quelques mots, explique Jean-Marc Fontan, l’économie sociale consiste en des organisations qui cumulent des objectifs tant économiques que sociaux.» La production de biens ou de services s’établit donc toujours dans une philosophie marchande de rentabilité.Toutefois, celle-ci ne se limite pas à la recherche de profit, elle doit être également sociale: «Cette rentabilité, est-il indiqué sur le site du Chantier de l’économie sociale, s’évalue par la contribution au développement démocratique, par le soutien d’une citoyenneté active, par la promotion de valeurs et d’initiatives de prise en charge individuelle et collective.La rentabilité sociale contribue donc à l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être de la population, notamment par l’offre d'un plus grand nombre de services.» Ce faisant, la société reconnaît la dimension sociale de l’économie.Cet «entrepreneurial» collectif se distingue en outre par son caractère démocratique puis- qu'il est basé sur une conception égalitaire du droit à la parole et des mécanismes décisionnels et non, par exemple, en fonction d’une échelle proportionnelle au capital détenu.En 2001 étaient ainsi concernées 7151 entreprises collectives et organisations sociales employant pas moins de 124 302 personnes et réalisant un chiffre d’affaires de 17,2 milliards de dollars.L’économie sociale est présente dans de nombreux domaines tels l'agroalimentaire, la culture, le tourisme, le secteur financier et le transport.Décentralisation Six centres régionaux de recherche ont ainsi vu le jour à l’échelle du Canada.Cette décentralisation se poursuit au sein même du réseau québécois puisqu'il est lui même subdivisé en huit régions: Abitibi-Témisca-mingue, Outaouais, Estrie, Montréal, Mauricie, Québec, Sa-guenay-Lac-St-Jean, Bas-Saint-Laurent.A celles-ci correspondent huit établissements universitaires, soit l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, l’Université du Québec en Outaouais, l’Université de Sherbrooke, l’université Concordia, l’Université du Québec à Montréal, l’Université du Québec à Trois-Rivières, l’université Laval, l’Université du Québec à Chicoutimi et l’Université du Québec à Rimouski.Chaque région possède son propre comité ou équipe de recherche.Toute activité de recherche, pour être admissible, doit être en rapport avec l’économie sociale.Le progranune de recherche du réseau a déterminé plusieurs axes, dont l’économie sociale et le développement des milieux, l’économie sociale et l’environnement ainsi que l’économie sociale et la culture.«La définition du projet se fait par l’intermédiaire d'un comité de travail régional qui décide de sa pertinence.Nous ne faisons que vérifier s’il s'inscrit bien en économie sociale, s'il respecte la culture partenariale et inclut l’embauche d'étudiants.» La force du partenariat Le mode de gouvernance partenariale est l’élément clé du réseau.Il implique la présence conjointe de chercheurs du milieu universitaire et, condition sine qua non, celle d’organisations régionales, en fait des acteurs de terrain.11 s’agit d’un véritable rapprochement culturel — on pourrait même dire un apprivoisement mutuel — entre les mondes de l’action et de la recherche du secteur de l'économie sociale.Pourtant, les objectifs des deux parties pourraient, sinon diverger, à tout le moins coexister sans se croiser.Si les chercheurs se concentrent sur le développement de la connaissance et de la recherche ainsi que la formation des étudiants, les acteurs de terrain quant à eux cherchent à répondre à des besoins précis, «par exemple, en termes stratégiques, afin de produire un discours ou une argumentation scientifique pour convaincre les bailleurs de fonds de l’importance de soutenir financièrement leur organisation».Ils désirent sortir de l’antichambre où ils sont can- tonnés pour être entendus politiquement au même titre que les entrepreneurs privés.Malgré cette possible disparité des fins visées, l’exercice de coopération s’effectue toutefois sans rixe, quand le but se définit comme la production de savoirs neufs susceptibles de soutenir le développement des collectivités.L’avantage premier réside dans l'adéquation des questions et problématiques traitées avec les besoins émergents des organisations de l'économie sociale.Quand les protagonistes du terrain peuvent se targuer d’une dimension critique propre à la recherche universitaire, la société ne peut que s'en féliciter, et envisager d'inscrire ces résultats dans une perspective de dévelop- pement durable.«Souvent, commente Jean-Marc Fontan, la recherche universitaire procède, pose son regard sur l'action sans validation des acteurs, ce qui n’est pas le cas dans la recherche partenariale.Elle force d’autre part les acteurs à s’impliquer davantage dans les projets.» L'ensemble du processus de recherche se déroule sur un mode d'accompagnement constant, c'est-à-dire depuis la définition du projet jusqu’à son terme, soit la diffusion des résultats, en passant par les étapes de recherche.Rencontres, discussions, collaboration étroite ponctuent la conduite les projets.Partage des expériences Grâce à la proximité des chercheurs et des acteurs, deux car- cans sont brisés, entraînant un jeu entre l’expérience du terrain, les connaissances empiriques et la distance objective nécessaire.Ce partage mutuel des connaissances permet de résoudre plus facilement certaines difficultés ou d’apporter rapidement deà correctifs.«Il arrive par exemple qu ’en cours de recherche survienne un problème d’accès à des informations.Si le partenaire est présent à la table de travail, il pourra intervenir et comprendra la nécessité de ce travail supplémentaire.•' Le risque de discontinuité, comme dans le cas d’un contrat remis à un consultant avec interruption des relations jusqu’à la phase des conclusions de la recherche, est minimisé.En outré, il est aussi intéressant d'avoir une pluralité de regards aux fins d’interprétation des résultats, le verre est il à moitié plein ou à moitié vide?Dans la délicate phase de mise en lumière des données colligées, la présence de?deux parties facilite l’équilibre entre les objectifs politiques et là rigueur scientifique, hi codirection des recherches est en fait la première étape de l'appropriation des résultats.Ce réseau de recherche, consacré à la production de nouvelles connaissances sur le secteur de l’économie sociale et ses impacts sur le développement de la société, fait appel à un nouvel imaginaire dont la finalité n’est plus la seule publication dé résultats laissée à la discrétion de ceux qui voudront en prendre connaissance.La mixité des partenaires et leur implication continue entraînent un transfert réel et plus dynamique des connaissances.Collaboratrice du Devoir Le Centre de recherche du CHUQ, CHUQ I CENTRE HOSPITALIER | UNIVERSITAIRE DE QUflEC ?262 ?749 cherc^eurs étudiants gradués Budget2004-2005 : 82M$ - ' ’ c ¦ Nospriorités • l’avancement des pratiques de soins ¦ l’innovation ¦ l’arrimage des pratiques médicales aux résultats de la recherche Nos axes de recherche • cancer • endocrinologie moléculaire ¦ neurosciences • santé vasculaire et rénale • infectiologie et immunologie • reproduction,santé périnatale et santé de l’enfant • santé des populations et environnementale • transfert des connaissances et évaluation des technologies et des modes d’intervention CRCHUQ: (418) 525-4461 La recherche au coeur UflâKB activités Toute recherche crédible.Au moment d’aborder sa 32° année, l’Université Concordia va plus loin et opte pour un élargissement de ses activités de recherche.s'appuie sur des résultats Systèmes de fabrication et de transport, apprentissage, développement humain et environnement humain, fondements des technologies de l’information, développement socioéconomique et mondialisation : voilà des domaines de recherche où nous enregistrons de remarquables percées.1 .quantifiables.Adam Radomsky Professeur adjoint, psychologie La recherche à l’Université Concordia, c’est 64 titulaires de chaires, 30 centres et instituts, des revenus supérieurs à 35 M$ et une impressionnante brochette de partenariats nationaux et internationaux.Chiffres à l’appui, on comprend pourquoi plus de 38 000 étudiantes et étudiants ont choisi l’Université Concordia, apres des recherches approfondies.Krisima HuncauK ProfKseure adjointe, histoire de fan Un grand avenir d’innovation se dévoile! UNIVERSITÉ Concordia www.concordia.cd LE DEVOIR, LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 MARS 2 0 0 6 ?RECHERCHE UNIVERSITAIRE * Pédagogie du piano Un clavier bien mesuré Objectiver l’apprentissage de la musique Depuis octobre 2005, l’Université d’Ottawa a un nouveau laboratoire de recherche.À la fine pointe de la technologie et accueillant près de 25 chercheurs provenant de plusieurs domaines, il n’est pourtant destiné qu’à une seule chose: la pédagogie du piano.ISABELLE MALTAIS J l n’y a pas vraiment de tradi-" 1 tion de recherche en enseignement du piano.Les gens se sont toujours plutôt fiés à leur intuition pour enseigner cette discipline», affirme Gilles Comeau, professeur au département de musique de l’université et directeur de laboratoire.Ce laboratoire a donc été mis sur pied d'abord pour arriver à comprendre comment se fait l’apprentissage du piano chez les débutants, ensuite pour établir des façons de transmettre la connaissance musicale qui soient réellement efficaces.Facteurs Le premier champ d’études en est la motivation.En collaboration avec des psychologues, on tente de développer un outil de mesure pour évaluer les facteurs de motivation qui sont présents entre 7 et 15 ans.«On constate que, malgré la popularité du piano, le taux de décrochage est élevé.En moyenne, les étudiants ne font pas plus de trois ans.Im motivation a également un rôle important à jouer sur le plan de la performance», dit Gilles Comeau.L’impact de l’implication parentale est évidemment très important dans l’étude de la musique.On tente donc de voir comment les différents styles parentaux peuvent favoriser ou défavoriser l’apprentissage et comment de considération extrinsèque, la motivation peut devenir quelque chose de plus personnel la recherche s Intéresse particuliérement aux Asiatiques, car ils brillent au piano.A titre d’exemple, au Conservatoire royal de Toronto, la plus grosse école de musique au Canada, plus de 50 % des lauréats des différents prix décernés sont des Asiatiques, alors qu’ils représentent moins de 10 % de la population.En plus de la motivation, la performance pianistique est évidemment à l’honneur au laboratoire.Cette performance est influencée par plusieurs facteurs, d’abord et avant tout par l’apprentissage plus ou moins facile de la lecture musicale.«C’est très difficile d'apprendre à lire la musique.Cest probablement une des raisons les plus importantes Université Laval Une pratique singulière Nouvelle unité de médecine familiale dans le Bas-Saint-Laurent Comment favoriser la rétention des médecins en région?Comment répondre aux attentes des communautés rurales ou dites éloignées au plan de la santé publique?Réponse: la faculté de médecine de l’université Laval a choisi les Centres de santé et de services sociaux de Kamouraska, de Rivière-du-Loup, du Témiscouata et des Basques (KRTB) pour mettre sur pied une nouvelle unité de médecine familiale (UMF).THIERRY HAROUN Une nouvelle U ME, la deuxième du genre dans la région du Bas-Saint-Laurent que parraine laval, après celle de Rimouski qui célèbre cette année ses 20 ans d'existence, accueillera des médecins diplômés et leur permettra de parfaire leur formation en médecine familiale, et ce, dès cet été.Les activités de l’UMF du KRTB se tiendront à plusieurs points de service, dont près de la moitié de la formation se fera à Trois-Pistoles où sera situé le cœur de l’unité.Les nouveaux médecins de famille pratiqueront aussi à l'hôpital de Rivière-du-Loup, l’institution d’attache de l’unité à laquelle se greffe le réseau des hôpitaux de Notre-Dame-du-Lac et de La Pocatière ainsi que le CLSC de Saint-Pas-cal-de-Kamouraska.C’est le D Eric Lavoie qui dirigera cette UMF.11 sera appuyé par plusieurs autres médecins qui y enseigneront et encadreront les futurs médecins de famille.Les six premiers stagiaires sont attendus cet été et, dès l’an prochain, six autres s'ajouteront à cette famille.En clair, cette unité pourra former 12 stagiaires à la fois, soit six en première année et six en deuxième.La formation d’un médecin resident dure 24 mois, après quoi ces finissants doivent passer avec succès les examens du Collège des médecins du Québec et du Collège des médecins de famille du Canada, s’ils comptent revenir pratiquer en région.Mais reviennent-ils?«Cest prouvé à travers le monde qu 'à partir du moment où l'on amène les etudiants sur le terrain, ils créent des attaches et sont portés à y rester.Im preuve est faite que la grande majorité des étudiants qui sont formés en région y restent.En fait, ce n'est pas un objectif firmel pour la nouvelle unité que de garder les médecins dans notre région.Ils seront amenés aussi à aller travailler dans d'autres régions.Notre unité sera comme une pépinière vouée à la formation», dit le D' Lavoie, qui espère toutefois que cette nouvelle UMF saura combler, à tenne, le manque d’effectifs de médecins de famille, estime à 60 dans la région du Ras-Saint laurent.Les chiffres démontrent que, depuis 1992, plus de la moitié des 66 finissants formés à l’UMF de Rimouski ont choisi le Bas-Saint-Laurent comme milieu de pratique.«Nos médecins de famille en formation seront à même de dispenser des examens physiques, de poser des diagnostics et de dispenser des traitements, et ce, dans le cadre d’une formation pedagogique dont le parrainage est assuré par l'université Laval.Ces médecins font du bureau, de l’urgence clinique sans rendez-vous et de la petite chirurgie, tout en étant en contact avec des spécialités comme la médecine interne, l'orthopédie, la microbiologie, l'anesthésie et I obstétrique», souligne-t-il.Profession polyvalente La pratique de la médecine familiale est singulière.«Un médecin de famille est une personne de référence qui détient en quelque sorte toutes les cartes touchant la santé d’une personne.C’est un chef d'orchestre.Cette profession de première ligne est polyvalente: on voit le patient au bureau, puis à l'urgence.puis à l'hospitalisation, et on le revoit au bureau.C'est une question de suivi et egalement de prévention», illustre le D Lavoie.Ce qui nous ramène sur le terrain des régions.«Et la première ligne d'intervention est plus vaste en région que celle pratiquée dans les grands centres.Par exemple, les médecins de famille en région vont souvent faire de l'hospitalisation alors que.dans les centres urbains.ce sont les spécialistes qui hospitalisent.» Une logique s'impose d'elle-mème: médecins de famille et régions vont de pair «Il est bien certain que le déploiement de nos UMF [l’université Laval en parraine près d'une dizaine, soit à Gaspe, Baie-Co-meau.Rimouski et dans la région de Quebec, notamment] a pour but de repondre aux besoins des regions.Ces médecins s’intégrent dans leur communauté respective et font de leur pratique une pratique au long cours», indique de son côté le D Pierre J.Durand, doyen de la faculté de médecine de l’universite laval.Et l’engagement de l'université Laval dans la formation des futurs médecins de famille en vue d'une pratique en region ne date pas d'hier.«Depuis la .fondation de notre université, ajoute le D' Durand, cet engagement est inscrit au cœur de sa faculté de médecine, soit celui déformer des praticiens pour servir le rrseau de la santé de l'Est du Quebec».Collaborateur du Devoir pour lesquelles il y a un taux élevé d’abandon.Mais pourtant, très peu d’études se sont intéressées à cet apprentissage.On considérait tout simplement que, lorsqu ’il y avait difficulté, cela signifiait que l’élève était peu doué», affirme Gilles Comeau.Analyses Soutenu par les technologies de l’information, le programme de recherche a laissé l’intuition au vestiaire.Caméras, instruments de précision pouvant mesurer les différents paramètres de l’exécution pianistique, logiciels permettant de les analyser, rien n’est laissé au hasard.«Avec toutes ces données, nous arrivons à comprendre pour quelles raisons un élève réussit ou pas, pourquoi certains apprennent plus vite que d’autres.Cela nous permet d’adapter l’approche pédagogique», explique Gilles Comeau.L'élève peut aussi utiliser ce matériel comme un outil d’apprentissage lui permettant de s’observer, de comprendre son jeu et de voir son progrès.Bien qu’on s'y soit encore peu intéressé, la performance pianistique nécessite une gestuelle spécifique.Les mouvements des bras, des doigts, des coudes, des épaules jouent un rôle très important dans l’aisance du jeu.Hs sont étudiés en laboratoire en vue de développer des techniques d’apprentissage plus élaborées.SOURCE UNIVERSITE D'OTTAWA Le laboratoire de recherche en pédagogie du piano de l’Université d’Ottawa Les mouvements exécutés au piano n’ont toutefois pas qu’une valeur pédagogique.De plus en plus, le milieu musical est sensibilisé aux blessures que subissent les pianistes qui, pour beaucoup, doivent faire des pauses dans leur carrière ou tout simplement arrêter de jouer.D’ailleurs, un étudiant sur cinq affirme s’être déjà blessé ou avoir éprouvé des douleurs en jouant «Une mauvaise posture, une mauvaise utilisation des membres ou des tensions non nécessaires peuvent perdurer.On pense que les blessures et les douleurs sont souvent dues à l’apprentissage du début», affirme Gilles Comeaa En phis d’essayer de développer un logiciel qui pourrait aider à la compréhension des mouvements au niveau musculaire, les chercheurs qui étudient les blessures liées à l'apprentissage du piano utilisent des caméras infiarouges.Ces dernières, en captant la chaleur dégagée par le corps, signalent les points de tension, les endroits où la circulation se fait mal.C’est en se servant de ces caméras qu’on a par exemple pu constater que les muscles prenaient 20 à 25 minutes avant de se réchauffer.Ce lent processus remet donc en question les leçons traditionnelles qui débutaient habituellement par les gammes, soit l’exercice qui demande le plus d’effort musculaire.Résultats L'apprentissage du piano risque fort d’être modifié par les nouvelles technologies.Ces dernières remettent même en question la nécessité d’avoir un professeur à proximité.En effet, on en est déjà à perfectionner l’enseignement à distance.Au laboratoire de pédagogie du piano, deux projets de vidéo-conference sont en cours, un avec le nord du Québec, l'autre avec la Finlande.Les jeunes Inuits et Finlandais suivent donc des cours en direct d’Ottawa.Selon Gilles Comeau, cette méthode fonctionne bien, mais on tente toutefois d’en maximiser les résultats, surtout en testant differentes façons de positionner les caméras.Bien que les techniques de pointe soient maintenant à l’honneur pour améliorer l’apprentissage du piano, le passé n’a toutefois pas été complètement balayé du revers de la main.A preuve, la salle des instruments anciens, qui occupe un des locaux du laboratoire de recherche.Avec ses deux clavecins, son piano-forte et son clavicorde, cette pièce met les enfants en contact avec les instruments qui ont servi à composer le répertoire classique.Cela permet de voir s’il est possible d'apprendre à jouer de façon plus souple.On veut aussi évaluer si une nouvelle compréhension d'un morceau se fait jour, si la représentation que l’enfant se fait de la musique est transformée après avoir joué sur un instrument d’époque.Car le piano s'est transformé depuis Mozart et Beethoven.En quête d’un son plus fort, les mécanismes se sont alourdis, et demandent maintenant beaucoup plus de forçe pour pousser les touches.A la recherche maintenant de pallier à ces désagréments.Collaboratrice du Devoir Presses de TUniversité du Québec Vv«r, &AGN0R tivâriée ÆÀistAfFef® MUHB&tSÔ» .- LA COMMUNICATION EN CONGRÈS REPÈRES ERGONOMIQUES L’etude de cas comme metliode de recherche L’analyse multivariée avec SPSS Jean Stafford et Paul Bodson Luc Desnoyers Commandez en ligne et économisez La communication en congrès 39* Repères ergonomiques cd-rom WWW.000 ca L’étude de cas comme ^ méthode de recherche cd-rom Yves-C.Gagnon inclus Commande téléphonique 1 800 859.7474 La recherche appliquée à TÊTS Indispensable à une formation de pointe en génie et en technologie Chaires • Chaire de recherche du Canada en conversion de l’énergie électrique et en électronique de puissance • Chaire de recherche du Canada en imagerie 3D et ingénierie biomédicale • Chaire de recherche du Canada en ingénierie assistée par ordinateur pour la conception de bâtiments durables • Chaire de recherche du Canada sur l'aérodynamique des éoliennes en milieu nordique • Chaire de recherche en matériaux et équipemente de protection utilisés en santé et sécurité du travail • Chaire TransÉnergie sur la simulation et la commande des réseaux électriques • Chaire Ultra Electronics (TCS) en télécommunications sans fil Domaines de recherche • Alliages à mémoire et systèmes intelligents • Analyse des contraintes par éléments finis et par expérimentation • Applications numériques en ingénierie et en technologie • Chaussées, routes et enrobés bitumineux • Communications et intégration de la microélectronique • Conception et contrôle de systèmes de production • Développement et recherche appliquée en modélisation environnementale • Électronique de puissance et commande industrielle • Génie logiciel • Gestion de réseaux informatiques et de télécommunications • Imagerie et orthopédie • Imagerie, vision et intelligence artificielle • Ingénierie des produits, procédés et systèmes • Santé et sécurité du travail • Technologie thermique Univarsiti du Québec École de technologie supérieure 1100.rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec» H3C 1X3 (514> 39M800 www.etsmtl.ca
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