Le devoir, 1 avril 2006, Cahier A
t.D4d oil -?w w w .1 e d e v o i r.c o m LE DEVOIR V o L .X C V I I X ¦ 7 1 ?JAC'QI KS NADKAl i » UI VOIK LES SAMEDI Ie* ET DIMANCHE 2 AVRIL 2 0015 2 .I H $ ?taxes , 2 , .1 0 $ Bleus, Blancs, Rouges, Noirs Une bataille dans la cour d’école peut finir par des coups de couteau.Les gangs de rue engendrent deux tentatives de meurtre par semaine et sept homicides par année.Les «rouges» et les «bleus» jouent à s’entre-tuer pendant que la majorité feint d’ignorer le sort de ses exclus.BRIAN MYLES Un jeune homme a été criblé de balles en septembre dernier, à l'angle du boulevard l’Acadie et de la rue Chabanel, lors d’un règlement de comptes entre gangs de rue n'ayant donné lieu qu’à un entrefilet dans les journaux.Âgé de 20 ans, il frayait avec les Crips (bleus), et sa mort n’allait donc pas rester impunie.Au moins deux meurtres, peut-être même quatre, ont été commis par la suite en guise de représailles, sans que la presse en souffle un traître mot Pendant que Toronto est en émoi après une série de fusillades ayant coûté la vie à des dizaines de personnes.dont une jeune fille sans histoires atteinte d’une balle perdue, Montréal ne s’indigne pas devant la violence de ses jeunes, surtout pas quand elle a lieu dans «leurs» quartiers lointains.C’est seulement lorsque des fusillades éclatent en plein centre-ville, en menaçant de faire voler en éclats la fenêtre touristique, que ces querelles meurtrières reçoivent leur juste part d’attention.«Si ça se passe entre nous [les Noirs ], c’est sans conséquence.On a tendance à fermer les yeux parce qu’on s’en faut du phénomène», affirme Jean-Yves Sylvestre, un agent communautaire à l’école Joseph-François-Perrault, au cœur du quartier Saint-Michel, l’un des plus touchés par les affrontements, avec Rivière-des-Prairies et Montréal-Nord.Le phénomène est pourtant bien réel.Les gangs de rue de la métropole sont responsables, en moyenne, de deux tentatives de meurtre par semaine depuis 2002 et de sept homicides par année depuis 1989.Il s’agit de l’une des cinq priorités d’enquête identifiées par le Service de police de Montréal (SPVM) en 2006; IA source principale d'inquiétude de la population dans une ville pourtant plus sûre que jamais, selon un sondage réalisé par la police.Elle est révolue, l'époque où une dispute entre camarades de classe se réglait par une bataille dans la cour d’école pour être oubliée dès le lendemain.La loi du talion connaît une spirale inflationniste.Pour avoir atteint un petit dur à cuire d'une simple balle de neige par accident, à l’école Joseph-François-Perrault, un jeune est tombé dans la mire d'une clique locale.«Ils se sont repris à trois ou quatre fais pour attraper le gars et lui faire la peau.Il a fini par recevoir une belle raclée», affirme Harry Delva, coordonateur de la patrouille de rue à la Maison d'Haiti.«Si j’ai à me battre, je préfère perdre.À cause de la vengeance, confirme Shelby, 18 ans, de Rivière-des-Prairies, qui a réussi à rester à l’écart des gangs.Tous les moyens sont bons La première fais, ça va être à coups de poing, mais la deuxième, ça va être armé d’un couteau ou d'un fusil.» La violence banale La police a dressé récemment un bilan étonnant de ses activités contre It's gangs de rue en 2005:334 projets d’enquête ont débouché sur l’arrestation de 2180 personnes et la saisie de près de 350 (XX) $.L’année s’est soldée par trois homicides, 51 tentatives de meurtre et 80 agressions armées imputées aux gangs.Une opération récente menée contre les Bo-Cîars (rouges), l’un des principaux groupes structurés avec les Crack Down Posse (CDP, bleus), a permis aux policiers de mettre la main sur un AK47 chargé.VOIR PAG K A 12: GANGS De Easy Rider à 50 Cent M Guerre et paix (avec soi-même), à lire en pages A 10 et A 11 A VOS MONTRES À deux heures, la nuit prochaine, il faudra avancer montres, cadrans et autres pendules d’une heure.Bonne nuit! INDEX oS oï oï Actualités .A4 Idées C5 Annonces B10 Monde.B6 Avis publics .B 8 Mots croisés B 8 Bourse .B4 Météo B 10 Carrières .B6 Perspectives.C 1 Décès B 10 Rencontres D 2 Économie .B1 Sports — B11 Editorial C4 Sudoku.D 5 Pièces d’identité Le Canada devra se plier à la loi américaine HÉLÈNE BUZZETTI Cancün — Les États-Unis ne feront de faveur à personne, pas même à leurs bons voisins canadien^.La rencontre finale du sommet Canada-États-Unis-Mexique d’hier aura permis au premier ministre Stephen Harper de prendre toute la mesure de l’urgence de doter, d’ici la fin de l’année, les voyageurs canadiens désireux de fouler le sol américain d’un document de voyage sécurisé.La lueur d’espoir de la veille s’est complètement dissipée.Pendant la rencontre trilatérale conclue hier midi à Cancün, au Mexique, le président George W.Bush a déclaré sans ambiguïté qu’aucune exception ne serait accordée aux Canadiens.«Le Congrès a adopté une loi et fai l’intention défaire appliquer la loi.La loi dit que nous avons besoin d’un passeport ou d’un document similaire à un passeport.» Le président américain a décrit une carte VOIR PAGE A 12; IDENTITÉ Le sommet Canada-États-Unis-Mexique a pris fin hier à Cancün.XF.irTT.es Mulcair ne sera pas exclu du caucus Ses propos «ne sont pas nécessairement le reflet de ses pensées», dit le président du caucus libéral ROBERT DtJTKIKAC /"N uébec — Pour avoir contredit son chef Jean Charest et plusieurs de ses collègues, le député de Chomedey et ministre déchu du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Thomas Mulcair, ne sera pas exclu du caucus des élus libéraux.Le président du caucus libéral, David Whissell, estime que les propos de M.Mulcair, qu’il a répétés dans plusieurs médias, «ne sont pas nécessairement le reflet de ses pensées», en ajoutant toutefois: «Il a beau être anglophone, il sait exactement ce que chaque mot veut dire.» «U est toujours membre du caucus libéral et on espère que tout va rentrer dans l’ordre et que les émotions VOIR PAGE A 12 MULCAIR ¦ Autre» information» en page A 5 l i Thomas Mulcair CONFÉRENCE DE MICHEL SEYMOUR sur le thème « Profession philosophe » dans le cadre des Belles Soirées le jeudi 6 avril à 19 h 30 à l'Université de Montréal 3200, rue Jean-Brillant, Montréal • Métro Côte-des-Neiges Université de Montréal Informations.- (514) 343-2020 • www.pum.umontreal.ca La collection « Profession » aux Presses de l'Université de Montréal c Kl.‘'ï' ï.t> 4*^ •il lifer r ' I ''imm , @ \ TVi ; «v, , : Inventer de nouveaux horizons pour tout le Québec nous permet d'être Alcoa '5W .màà.„ ALCOA L'aluminium sous une autre perspective www.alcoa.com/canada LE DEVOIR, LES SAMEDI 1 l* ET DIMANCHE 2 AVRIL 2 O O B POLITIQUE mbard 4*» NUi CATMCAKT.CENTRE-VILLE | MONTRÉAL (S 14) 866-3876 w ROLEX Vente et service liwtn^ayveUfitaxer L0 200 de Québec fermé, 1 essence pour financer , , .^ .’ les transports ses défenseurs refusent de se laisser abattre en commun ALEXANDRE SHIELDS Aux prises avec un déficit d'exploitation des transports en commun qui pourrait atteindre 100 millions de dollars cette année, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) réclame une augmentation de deux cents le litre des sommes provenant de la taxe provinciale sur l’essence, une hausse qui permettrait de combler le manque à gagner dans le financement des transports collectifs.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a demandé hier au gouvernement québécois •d’octroyer à la CMM un espace fiscal supplémentaire équivalent à deux cents du litre provenant de la taxe provinciale sur l’essence».Selon lui, le montant prélevé permettrait, dès cette année, «de financer le manque à gagner des coûts d’exploitation du transport en commun, estimé à près de 120 M$».Cette nouvelle contribution des automobilistes s’ajouterait au 1,5 cent le litre de taxe sur l’essence déjà consenti au transport en commun dans la région montréalaise depuis janvier 1996.M.Tremblay a expliqué qu’une telle demande «répond à un consensus politique fort dans la région», ajoutant qu’il s’exprimait au nom de ses collègues de Longueuil et de Laval, Claude Gladu et Gilles Vaillancourt.L’attaché politique du président du comité exécutif de Montréal, Richard Caron, a d'ailleurs souligné que cette idée faisait déjà l’objet de discussions entre le gouvernement provincial et les villes.L’attachée de presse du ministre des Transports, Josée Delisle, s’est pour sa part contentée d’expliquer que Michel Després prépare actuellement une politique de transport en commun, un document qui devait initialement être dévoilé au mois de février.Mme Delisle a par ailleurs souligné que le dernier budget provincial comportait des investissements de 1,5 milliard dans les transports collectifs.Pour la CMM, cette enveloppe n’est toutefois pas suffisante.Cette année, la Société de transport de Montréal chiffre déjà son déficit à 32 millions.En ajoutant celui des autres sociétés de transport, des trains de banlieue et du métro de Laval, le manque à gagner pourrait dépasser les 70 millions pt atteindre 120 millions en 2007.A lui seul, le déficit engendré par le métro de Laval se chiffrerait à environ neuf millions dès sa mise en service l’an prochain.M.Tremblay avait déjà fait parvenir une lettre au ministre des Transports à la mi-mars, lui de- mandant notamment de revoir le partage du financement du métro entre Montréal, Longueuil et Laval.Cette même missive faisait déjà état d’une demande d’«espace fiscal» supplémentaire octroyé au transport en commun.Avant de préciser sa demande hier, le maire Tremblay avait notamment évoqué la possibilité d’obtenir une part des droits d’immatriculation comme moyen de générer de nouveaux revenus.Selon lui, les automobilistes devraient contribuer de façon plus substantielle aux transports collectifs.Défenseur de cette idée, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a pour sa part salué la demande formulée hier par M.Tremblay.«C’est le moyen le plus simple d’augmenter la contribution des automobilistes, a-t-il expliqué.Par contre, en matière de sensibilisation, je favoriserais le retour des péages sur les ponts.» S’adressant à la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud, M.Tremblay a par ailleurs souligné le rôle de la Communauté dans le cadre des négociations entourant le versement aux municipalités d’une partie de la taxe d’accise fédérale sur l’essence.En vertu de l’entente conclue entre les gouvernement fédéral et provincial, le Réseau de transport de Longueuil recevra plus de 30 millions pour la période 2006-2010, tandis que les conseils intermunicipaux de transport de la couronne sud se partageront huit millions.Gérald Tremblay a d’ailleurs rencontré le ministre des Transports fédéral, Lawrence Cannon, à la mi-mars, pour lui demander de rendre permanent le versement d’une portion de la taxe fédérale sur l’essence aux municipalités.Si le financement est disponible, l’administration Tremblay-Zampino a déjà signifié son intérêt pour d’autres projets de transport en commun.Après l’annonce du prolongement du train de banlieue vers l’est de Montréal, la Coalition métropolitaine pour la relance des transports en commun, également présidée par Gérald Tremblay, compte d’ailleurs faire la promotion de trois autres initiatives du genre: une navette ferroviaire entre le centre-ville et l’aéroport Montréal-Trudeau, un système de train léger sur rail sur l’estacade du pont Champlain entre Montréal et la rive sud, évalué à un milliard de dollars, mais aussi le prolongement du métro vers Anjou, un projet qui nécessiterait des investissements de près de 1,2 milliard.Le Devoir 10 à 50% de rabais du jeudi 30 mars au dimanche 2 avril' La plus belle collection de meubles contemporains à Montréal C'est ça une vente ! ISABELLE PORTER Québec — Après 75 ans d’existence, le janiin zoologique de Québec a fermé ses portes hier après-midi, mais ses défenseurs comptent renouveler les pressions politiques pour le rouvrir au public.Hier aprèsmidi.à l’entrée du zoo, des manifestants ont placé une pancarte sur laquelle on pouvait lire: «Fermé temporairement».Le ministre responsable de la Capitale nationale, Michel Després, a beau ré péter que la fermeture est irrévocable, les défenseurs du zoo poursuivent leur croisade.«Nous avons des animaux, des espaces verts, des employés derrière ces portes», a lancé le président de la Chambre de commerce des entrepreneurs, André Di Vita, en compagnie de la députée péquiste Agnès Maltais, de la chef de l'opposition à la Ville de Québec Ann Bourget et du président du Syndicat de la fonction publique Gaétan Girard.«Devant, nous avons une population qui a manifesté avec émotion son désir de garder le zoo.Entre les deux, il y a une porte.Qu’est-ce qu’on va faire?On va trouver un moyen de la rouvrir!» la Coalition avait convié les journalistes à un point de presse, dans le stationnement du zoo, une demi-heure avant l’heure fatidique.A 16h, un homme affublé d’un masque représentant le ministre Michel Després a verrouillé les portes.Conseil municipal Les gens se sont rendus au zoo en grand nombre cette semaine.Un engouement qui n’était pas sans trancher avec les problèmes de fréquentation passés de cet établissement déficitaire.Alors que 3000 personnes l’ont visité samedi dernier, on en comptait à peine CUîMKN I AUAKD l.K DEVOIH L’achalandage au zoo a été beaucoup plus élevé que d'habitude au cours des dernières semaines.entre 100 et 200 en temps normal.Les initiatives populaires pour sauver le zoo se sont également multipliées.Ijes élèves de l’école primaire Montésori ont demandé aux citoyens de la ville de Québec de donner 2 $ chacun pour obtenir le montant de 1,2 million $ nécessaire au paiement du déficit de cette année.Mercredi, des résidants ont lancé une levée de fonds pour remettre à la mairesse Boucher «le plus d’argent possible le 12 avril».Enfin, la pétition en faveur du maintien du zoo a passé le cap des 55 000 signatures.Sur le front politique, la Coalition a relancé le gouvernement fédéral afin qu’il consente à verser les 35 millions nécessaires à la phase D de la modernisation.Le sort du zoo doit par ailleurs être débattu au conseil municipal lundi, a assuré la chef de l’opposition, Ann Bourget «Nous allons faire une proposition pour que la Ville assume le 12 million manquant et Ipourl renvoyer la mairesse Boucher à la table de négociation avec le ministre Després» Les employés du jardin zoologique ont prévu tenir une vigile à l’entrée de l’hôtel de ville à cette occasion.Et les animaux?Si le sort du zoo comme organisation est réglé, celui de ses 800 pensionnaires reste à clarifier.D’ici là, leur quotidien ne devrait pas être trop ébranlé.«A part le personnel au guichet, qui ne sera plus là, tous les employés vont continuer à faire leur travail», a expliqué le chef vétérinaire Robert Pàtenaude.On sait que certains animaux doivent être transférés à l’Aqua rium de Québec, mais il s’agirait d’une minorité.«Nous avons un mandat tropical, alors qu’à l'Aqua- rium, c’est la nordicité! C’est sûr qu'on pourrait leur envoyer Iharfang des neiges.Iss seules espèces qui peuvent être déménagées vont nécessiter des coûts importants.Il va falloir aménager des espaces spécifiquement pour eux et il n'y a pas beau-amp d’espace dispontbie là-bas.» Dès lors, de nombreux animaux devront être vendus à l'étranger, une procédure qui s’annonce longue et complexe, poursuit-il.«C'est vraiment une inconnue.Il va falloir y aller au cas par cas.Il y a des animaux qui ne nous appartiennent pas et qui sont sur des protocoles de recherche».Certains seraient en outre concernés par les nonnes internationales sur les espèces menacées, lesquelles requièrent des permis qu'il faut des mois pour obtenir, dit-il.Collaboratrice du Devoir 9780, Sherbrooke Est, Montréal ¦ 514 352-3913 www.meubtesfontaine.com La théorie de l’évolution tient-elle encore la route ?Vous trouverez des griffes Allemandes, Canadiennes et Québécoises.Une conférence de Pierre-Henry Gouyon, professeur au Muséum d’histoire naturelle de Pans La boutique qui possède la renommée de la beauté et du service personnalisé.Quels sont les derniers développements de la théorie de Chartes Darwin et quelles en sont les conséquences sociales ?Que penser des adeptes de mouvements religieux pour qui la complexité des fois du vivant est telle que l’évolution ne peut être l'oeuvre que d'une intelligence supérieure 7 importai ions £jes Cjfysées, 1 2704, boulevard de la Concorde Est, Laval » («50) 602-1168 h Le jeudi 6 avril 2006 à 19 h Amphithéâtre SH 2800 Pavillon Sherbrooke Coeur des sciences - UQAM 200, rue Sherbrooke Ouest ES Place-des-Arls Entrée libre Pour répondre a la demandt de notre clientèle, la boutique rera ouverte tour 1er lundir Cette conférence bénéficie du soutien du Consulat français UQÀM Prenez position Les heures d’ouverture sont lundi - mardi - mercredi lOh à I7h jeudi - vendredi lOh à I8h samedi lOh à !6h dimanche fermé NOUVEAUTE EN LIBRAIRIE Collectif d'auteurs d'ATTAC-Québec AUSSI DISPONIBLE Simon Chang Valzere Hucke Ann Cfona Où va notre arqent ?Une fiscalité pour Tes riches Notre société produit bien assez d'argent pour tous II est temps d'exiger une répartition équitable et solidaire de notre richesse J ISBN 2-923165-23-3 17$ Les membres de l'Association québécoise pour la Taxation des Transactions financières pour l'Aide aux Citoyens qui ont collaboré h cet ouvrage sont : Omar Aktouf, Marc Bonhomme, Gaétan Breton, Alain Deneault, Raymond Favreau, Jacques B.Gélinas, François Gosselin, Pierre Henrichon, Robert Jasmin, Normand Mousseau, Jackie Navarro et Luce Prévost LANCEMENT OFFICIEL U 19 avril 2006.h 18h.à la Place a Côté.4571 Papineau, près de Mont Royal.www.ecosociete.org LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 ET DIMANCHE 2 AVRIL 2006 Une décision précipitée, radicale et injustifiée Gil Courtemanche On ne me fera pas croire qu’il ne faut y voir qu’une coïncidence.Le Canada est devenu le premier pays au monde à annoncer qu’il cessait toute aide à l’Autorité palestinienne à peu près à la même heure que s'ouvrait à Cancün le sommet entre MM Harper, Bush et Fox.Voilà qui devrait conforter le président américain et peut-être l’encourager à rouvrir le dossier du bois d'œuvre.Joli troc qui n’est pas inhabituel dans les relations internationales, mais qu’il sera bien difficile d’expliquer aux centaines de femmes qui fréquentent un programme de formation financé par le Canada dans la bande de Gaza.Le Canada en politique internationale se distingue rarement par des réactions rapides et à l’emporte-pièce.Conscient de notre influence modeste, de notre poids relatif, nous préférons généralement attendre que se forme un consensus dans la communauté internationale et dans les institutions mondiales.Cela nous permet généralement d’être en phase avec les principaux donateurs et de mieux cibler nos interventions et notre aide.Dans ces cas, rencontre avec George Bush oblige, le Canada a pris une décision précipitée, radicale et injustifiée qui, si elle est suivie par d’autres pays, risque de produire le contraire de l’effet recherché.Ce n’est pas en brandissant l’anathème que nous risquons de modérer le langage belL: queux du Hamas.Cette décision est précipitée, car d’intenses négociations se poursuivent actuellement entre l’Autorité palestinienne, l’Union européenne, la Russie, la Chine, de même qu’avec les institutions internationales comme la Banque mondiale et les Nations unies pour permettre une poursuite de l’aide à la Palestine tout en marquant leur désapprobation à l’égard d’une organisation que la majorité des pays considèrent comme terroriste.M.MacKay aurait eu intérêt à attendre les conclusions et les propositions de ces pays et organismes qui sont conscients bien plus que lui de la complexité de la situation créée par l’élection du Hamas et en même temps, de la situation de plus en plus désespérante de la population palestinienne.Faut-il rappeler encore une fois au gouvernement conservateur que le taux de chômage y dépasse les 50 % et que le revenu quotidien est d’environ trois dollars?Cette décision risque surtout de produire un effet doublement pervers.Elle va conforter les radicaux dans leur conviction que les «infidèles» comme nous soutiennent inconditionnellement la politique israélienne et refusent la création d’un Etat palestinien viable.Si l’exemple canadien est suivi par d’autres donateurs importants, on assistera à une dégradation de la situation économique chez les Palestiniens les plus fragiles et les plus susceptibles d’être emportés par la propagande haineuse à l’égard d’Israël et de l’Occident en général.La présence d’ONG occidentales sur le terrain, leur action qui concurrence souvent celle des œuvres caritatives animées par des intégristes, sert de contrepoids au discours qui veut que l’Occident est en guerre contre l’Islam.Notre présence quotidienne et efficace en Palestine sert aussi à maintenir un dialogue certes ardu, mais qui demeure essentiel.En fait, plutôt que de couper les ponts avec le nouveau gouvernement démocratiquement élu du Hamas, il faut s’affairer à construire des passerelles et des lieux de dia- logue.Car devant notre braquage, le Hamas n’est pas sans défenses ni moyens.La semaine dernière, l’Arabie Saoudite a assuré le nouveau gouvernement que son pays ne laisserait pas la communauté internationale affamer l’Autorité palestinienne.De l’Iran et du Soudan sont venues de semblables assurances.Ce que le Canada de Stephen Harper propose, c’est de créer un vacuum dans lequel s’engouffreront en riant dans leur barbichette des imams intégristes et des recruteurs de kamikazes.Voici un exemple de ce risque.L’ONG montréalaise administre dans la bande de Gaza un programme financé par l’Agence canadienne de développement international (l’ACDl).Deux centres de formation donnent aux femmes des enseignements qui leur permettront d’exercer de petits métiers et de mieux s’intégrer à la société.Dans cette démarche, il y a bien sûr l’affirmation de la femme dans la société, l’apprentissage de l’égalité et des droits.Il est facile de comprendre que l’enseignement dans ces centres sera radicalement différent s’ils reçoivent le financement de l'Arabie Saoudite.Quelque imam intégriste lira le Coran aux femmes, leur montrera le chemin de la maison plutôt que celui du marché du tra- vail et les encouragera à tisser, dans le secret de la cuisine, des hidjabs pour leurs filles.Et puis, il y a dans cette décision quelque chose de profondément injuste et hypocrite qui lance un message dangereux aux Palestiniens.Le Canada et les Etats-Unis font partie de ces pays occidentaux qui proposent le modèle démocratique pour assurer des sociétés plus justes, plus stables et donc, moins susceptibles de tomber dans l’extrémisme et le terrorisme.Mais attention, peuples que nous voulons démocratiser! Nous allons vous accompagner et vous aider dans votre marche vers le progrès seulement si vous choisissez le résultat démocratique que nous souhaitons.Sinon, nous allons tout faire pour vous affamer, déstabiliser le gouvernement que vous avez élu et tenter, par asphyxie, d’en provoquer le renversement.Voilà le message que lance le Canada.?Malheureusement, le ridicule ne tue pas, car le Conseil de la souveraineté serait mort de sa belle mort cette semaine.Au lieu du «Dessine-moi un beau drapeau québécois» de Gérald La-rose, je propose de mettre au programme Le Petit prince de Saint-Exupéry plutôt que ce puéril mode d’emploi pour produire des cancres indépendantistes.Election .circonscription Sainte-Marie-Saint-Jacques le Le dimanche 2 avril et le lundi 3 avril entre 9 h 30 et 20 h 30, c’est le vote par anticipation Vous pouvez voter par anticipation, si : • vous êtes une personne handicapée; • vous êtes un membre du personnel électoral; • vous avez des raisons de croire qu’il vous sera difficile de voter le jour du scrutin.Important ! Pour voter, vous devez vous identifier en présentant l'un des documents suivants : • la carte d'assurance maladie; • le permis de conduire; • le passeport canadien; • le certificat de statut d’Indien; • la carte des Forces canadiennes.Pour connaître l'adresse de votre bureau de vote par anticipation : • Consultez l'avis d'inscription qui vous a été adressé.• Naviguez sur notre site Web.À partir de votre code postal, vous y trouverez une mine de renseignements.Site Web : www.electionsquebec.qc.ca Courriel ; info@electionsquebec.qc.ca • Communiquez avec notre Centre de renseignements en composant sans frais le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846).M§ L»s personnes sourdes ou malentendantes pSq peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.MESSAGE IMPORTANT AUX ÉTUDIANTS ELECTEURS Les étudiants inscrits sur la liste électorale de la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques disposeront de 4 heures pour aller voter le 10 avril prochain.Pour ceux et celles qui ne seraient pas en mesure de voter le jour du scrutin, le Directeur general des elections les invite à voter par anticipation.UE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Parc* qu'un vote, ça compte Deux mots pour 900 000 morts Des chercheurs québécois organisent à Kigali le premier colloque scientifique sur le génocide rwandais ISABELLE PORTER Québec — Des chercheurs de l’Université du Québec à Ri-mouski (UQAR) seront les hôtes, au Rwanda, d’un grand colloque sur le génocide.Douze ans après les massacres qui ont fait 900 000 morts en 100 jours, on commence à peine à s’expliquer l'innommable.«En tant que rescapée, un colloque comme ça, ça me rassure», explique Berthe Kayitési.«Le regard sur nous des autres nous rassure.Ça prouve que ce que j’ai vécu n ’avait pas le droit d’arriver.Si tout le monde se tait, c’est comme si on disait que c’était normal».La jeune femme fait une maîtrise sur la résilience chez les jeunes Rwandais victimes de la guerre à l’Université du Québec à Trois-Rivières.Elle fait partie de la centaine de chercheurs qui prendront part au colloque international «Les mots du génocide au Rwanda», du 25 au 29 avril prochain, à Kigali.La majorité d’entre eux viennent de l’Afrique et du Québec.Lors d’une conférence de presse à l’Université du Québec dans la capitale, l’instigatrice de l’événement la chercheure en sciences de l’éducation Pauline Côté, a expliqué que le colloque visait à «savoir comment naissent les conflits pour mieux les prévenir, en particulier par les valeurs éducatives et artistiques».Mme Côté s’intéresse particulièrement à l’enseignement dispensé aux enfants rwandais, au pouvoir de ces mots que sont «citoyenneté», «ethnie» ou «histoire».«Tout est à refaire.H faut refaire tous les programmes dans le sens de la paix et de l’éducation aux droits.[.] Le colloque vise à trouver des méthodes pour saisir les notions de préjugés.U faut leur faire comprendre que les Hutus et les Tutsis sont tous pareils.Qu’il n’y a pas de Tutsis et de Hutus, que c’est une construction de l’empire colonial».Plus tôt lors de la rencontre, le réalisateur Léo Kalinda, qu’on a pu entendre récemment à l'émission Tout le monde en parie, avait rappelé l’origine des termes ethniques au Rwanda.«Les ethnies ont été inventées parles Belges, qui ont colonisé le Rwanda.[.] A partir de 1932, dès qu’une personne possédait dix vaches ou plus, on lui donnait la race Tutsi pour l’éternité.Ceux qui avaient moins de dix vaches étaient des Hutus.[.] Et si un Tutsi se comportait mal et perdait ses vaches, il redevenait un Hutu».Outre le mot «ethnie», M.Kalinda s’en est pris hier à celui de «réconciliation», qui selon lui minimise la portée du génocide.*/en ai contre ce mot.Imaginez les juifs vivant avec les nazis en Allemagne.C’est ça le Rwanda».Pour lui, la clé réside plutôt dans le mot «témoignages».Son film, Mères courage, qui sera présenté à Kigali lors du Congrès, décrit les difficultés des femmes rwandaises à parler des horreurs dont elles ont été victimes.«Elles étaient littéralement muettes et ont mis beaucoup de temps à décrire la cruauté.[.] Elles n’ont pas témoigné au départ, de peur de ne pas être crues».Parce que même pour les victimes, le génocide rwandais est un souvenir auquel on a peine à croire.«Un million de personnes tuées à la machette pendant trois mois, c’est impossible.Les gens qui vivent encore ont honte d’avoir survécu.Cest ça la difficulté du témoignage».Collaboratrice du Devoir les MfH s OlîCUbftfi OU BÉNGCIGE bn THE.«5 rwanda genocï ISABELLE PORTER.COLLABORATION SPECIALE L’héroïne du film Mère courage, Athanasie Mukarwego, qu on voit ici en compagnie de Berthe Kayitési. LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 ‘ * ET DIMANCHE 2 AVRIL 2 0 0 6 ?LES ACTUALITÉS* Orford : un autre libéral risque d’être dégommé ROBERT D UTRI SAC uébec - Le Parti libéral du Québec veut retirer à Vv Jean-Guy Dépôt un éminent environnementalis-te, la responsabilité de l’environnement au sein du Comité de suivi des engagements électoraux du parti, en raison de son opposition à la privatisation d'une portion du Parc national du mont Orford.Vendredi de la semaine dernière, le président du Comité de suivi, Robert Dubé, a communiqué avec M.Dépôt pour lui proposer qu’il abandonne la responsabilité de l’environnement pour prendre cefle de 1 éducation.M.Dépôt a décliné l’offre.A l'heure de mettre sous presse, son rôle au sein du Comité n’était pas arrêté.«Çafiiit 42 ans que je m’occupe d’environnement», a dit M.Dépôt lorsque joint par Le Devoir.Le militant ne se voyait pas s’occuper d’autre chose au sein du parti.Admis au Cercle des Phénix pour sa contribution exceptionnelle à la protection de l’environnement, M.Dépôt a été nommé en mai 2005 par le ministre de l'Environnement du Canada, Stéphane Dion, sous la recommandation de Thomas Mulcair, membre du Comité consultatif public mixte (CCPM) de la Commission de coopération environnementale (CCE) de l’Amérique du Nord, une commission émanant de l’ALENA où siègent cinq Canadiens, cinq Américains et cinq Mexicains.M.Dépôt est également président du Conseil régional de l’environnement de î’Estrie (CREE) et vice-président recherche et développement du Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ).JeanGuy Dépôt est membre de la Commission politique du PLQ et il a fait partie de la sous-commis-sion chargée de la rédaction du programme électoral des libéraux pour l’élection de 2003.Il est un des concepteurs de la plateforme libérale en matière d’environnement Le militant libéral est également un riverain de lac Bowker qui se situe tout juste au nord du Parc national du mont Orford.D est un farouche opposant de la vente d’une partie du parc au promoteur André L'Espérance qui exploite la station de ski Mont-Orford.La permanence du PLQ n'a pas répondu à nos appels, hier, et Le Devoir n’a pu joindre M.Robert Dubé pour qu’il explique pourquoi le parti a voulu écarter M.Dépôt Sur la question du développement du Mont-Orford, M.Dépôt préconise que le gouvernement mette fin au bail qui le lie à la société Intermont du promoteur L’Espérance.D souhaite que l'exploitation du centre de ski soit remise entre les mains d’une coopérative dans laquelle on retrouveraient notamment l’association locale des hôteliers.Le mont Orford risque d’être affecté par le réchauffement climatique à brève échéance et ce qu’on doit gérer, c'est la décroissance des activités du centre de ski, a-t-il fait valoir.M.Dépôt comptait bien revenir sur la question du Mont-Orford lors du Conseil général du PLQ qui aura lieu à Trois-Rivières les 5, 6 et 7 mai prochain.Lors du conseil général de septembre 2003, l’envi-ronnementaliste avait contribué à l’adoption de deux propositions par les militants libéraux visant notamment le parc du mont Orford.Or non seulement le gouvernement Charest n’a pas donné effet à ses propositions, mais il en contre vient à la lettre et à l’esprit avec ses projets de privatisation du parc du mont Orford.La proposition 21 demandait au gouvernement Charest de consolider le rôle du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, comme les libéraux l’avaient promis en campagne électorale, afin qu’à l'avenir tout projet récréotouristique important qui implique la modification des limites d'un parc ou la vente de terres publiques soit soumis à une évaluation environnementale du BAPE.La proposition 28 réclamait une modification de la Loi sur les parcs afin qu’elle interdise toute possibilité d’abolir un parc, de le réduire et d’échanger des terrains, et ce, à perpétuité.Le Devoir EN BREF Mulcair salué La coalition SOS Parc Orford a réagi favorablement hier aux propos de l’ancien ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Thomas Mulcair, y voyant la confirmation que son successeur, Claude Béchard, avait improvisé son projet de privatisation de la montagne."Le projet du gouvernement a été rédigé en quatrième vitesse sur le coin d’une table, et ce, au mépris des procédures habituelles.Même l’ancien ministre trouve que ça n’a pas de bon sens», a déclaré Gisèle Lacas-se-Benoît, porte-parole de la coalition.«Les propos de M.Mulcair, a-t-elle ajouté, témoignent de la gra- vité de l’erreur que le gouvernement est en train de commettre.» Pour la coalition, les propos de l'ancien ministre confirment que Québec s'apprête à contourner par loi d’exception les dispositions de la Loi sur les parcs.Mme Lacasse-Benoît a invité les élus de l’Assemblée nationale à faire respecter les dispositions de cette loi majeure, qu’ils ont votée pour assurer la pérennité des témoins des grands écosystèmes du Québec.De son côté, le président du Conseil régional de l’environnement, JeanGuy Dépôt a félicité l’ancien ministre «pour avoir eu le courage de dire la vérité et d'avoir tenu ses positions avec fermeté, ce qui lui a visiblement coûté son poste».- Le Devoir des droits et responsabilités, • • • « « • » • • ¦ 9 t « « • imm mis ft .mMS, ¦ - ' JE Invité d’honneur H.Gérald Tremblay Maire de Montréal Panélistes M.Daniel Turp Professeur titulaire.Faculté de droit Université de Montréal Député de Mercier Forum public Lundi 3 avril - 19 h Université de Montréal salle 2285 3200, rue Jean-Brillant H* Roger Caron Démocratie municipale et citoyenneté Société de développement communautaire de Montréal Entrée libre Montréal © 333 t#' Malbouffe: les restaurateurs en ont soupé d’être montrés du doigt Cette fois, cest la récente déclaration du premier ministre Charest qui agace FABIEN DEC.L1SE Le Conseil des chaînes de restauration du Quebec (CCRQ) a déploré hier qu’un de ces membres ait été nommément désigne comme pourvoyeur de malbouffe cette semaine par Jean Charest Un geste «décevant» de la part d’un premier ministre qui devrait plutôt intégrer tous les restaurateurs dans sa quête de saines habitudes de vie pour le Québec et non pas en décrier certains sur la place publique, estime l’organisme.«C’est dommage de montrer une chaîne de restaurant du doigt, a expliqué en entrevue au Devoir Jean Lefebvre, vice-président du CCRQ, qui représente entre autres les Saint-Hubert, Mikes, Burger King, Ashton et McDonald's de ce monde.Ce n'est pas une façon de faire.C’est bien de vouloir engager tout le monde dans la guerre à la malbouffe, mais on ne va pas à une réunion en maganant un des participants avant.» En conférence de presse mer- credi.Jean Charest a en effet associé directement les restaurants McDonald's à la malbouffe lors de la présentation de sa «Stratégie jeunesse», et plus particulièrement la volonté de son gouvernement de changer les habitudes alimentaires dans les écoles.«Éliminer la malbouffe dans les écoles et remplir les McDo le midi, ce n’esi pas ce qu’on veut», a-t-il lancé.•Cest typique dans les cocktails de faire du McDonald's bashing*, dit M.Lefebvre.Mais, comme on dit, si un endroit ne te plait pas, tu n es pas oblige d’y aller.» Joint par téléphone hier, le chapitre québécois de l’empire de la frite, du Big Mac et, depuis peu, de la salade, s’est refusé à tout commentaire faute «d'un porte-parole disponible pour commenter cette déclaration».a expliqué Chantal Benoît du bureau des communications de McDonald's au Québec, qui visiblement doutait qu'une personne apte à se prononcer puisse se libérer dans les prochains jours.Plus loquace, le Conseil des chaînes de restaurant du Québec n’envisage pas de protester officiellement auprès du cabinet de M Charest par l'envoi d’une lettre, a explique M.Lefebvre.«Nos membres trouvent ça déplorable, mais ils veulent passer à autre chose», a-t-il expliqué.Selon cet organisme, les problèmes d'obésité ne sont pas causés par les plats que l’on peut servir dans un restaurant mais bien par l'usage que les individus font de ces plats.«Manger de la blanquette de veau avec de la crème 35 % tous les jours, ce n est pas mieux qu’un régime composé chaque jour de piua avec deux pouces de fromages dessus», estime M.Lefebvre.Dans ce contexte, le CCRQ préconise davantage l'éducation des consommateurs, le développement de programmes d'activité physique et même l'enseignement des techniques culinaires de base — pour réapprendre aux gens à cuisiner eux-même — afin de lutter contre l'obésité.Un discours que Jean Charest aurait gagné à adopter cette semaine au lieu de décrier un des leurs, croit le groupe de pression de l’industrie de la restauration.Ia’ Devoir t «Eliminer la malbouffe dans les écoles et remplir les McDo le midi, ce n’est pas ce qu’on veut» - Jean Charest Presses de l'Université du Québec Collection Éducation-Recherche L'manue SCO aire Un outil à multiples facettes Le manuel scolaire Un outil à multiples facettes • Son utilisation lors de l’intervention éducative • Les pratiques relatives à sa conception, à sa production et à sa diffusion L’analyse disciplinaire, didactique et sociologique de ses contenus Sous la direction de Monique Lebrun 42* Commandez en ligne et économisez www.EUS EJ •ca Commande téléphonique 1 800 859.7474 Québec SS VOYAGEZ it futé lifté France -^üXlELEj • ft \ l-1 iWgfttfutdl iBin twm 350 GUIDES POUR DÉCOUVRIR LE MONDE ! Les bonnes adresses du bout de la rue au bout du monde LE DEVOIR, LES SAMEDI 1 ET DIMANCHE 2 AVRIL 2 0 0 6 A 6 E K ?LES ACTUALITÉS» Autoroute 25 Les écologistes lancent la bataille judiciaire JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les opposants au prolongement de l’autoroute 25 ont déposé hier leur requête en injonction au palais de justice de Montréal et ils en ont profité pour manifester sur le parvis.LOUIS-GILLES FRANCŒUR Trois groupes écologistes membres de la Coalition contre le prolongement de l’autoroute 25 ont contesté hier devant la Cour supérieure le décret d’autorisation adopté par le gouvernement Charest le 14 décembre dernier.Ds ont réclamé une injonction permanente pour arrêter tous les travaux préparatoires de ce projet, dont plusieurs phases sont prévues pour cet été.Ils réclament que le gouvernement, ses mandataires, y compris l’Agence des partenariats public-privé et les sociétés commerciales intéressées, mettent fin à tout appel d’offre, négociations et contrat en vue de permettre à ce projet d’aller de l’avant Le$ trois groupes en cause sont Greenpeace-Qué-bec, Equiterre et le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CREM).Ils allèguent que l’ancien ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Thomas Mulcair, la présidente du Conseil du Trésor et responsable de l’Agence des PPP, Monique Jérôme Forget, et le ministre des Transports, Michel Després, ainsi que le Conseil des ministres dans son ensemble ont commis un abus de pouvoir et dérogé aux dispositions de la Loi sur la qualité de l’environnement Ils soutiennent que les autorisations environnementales issues d’un processus vicié d’évaluation environnementale et d’audiences publiques tronquées n’ont aucune valeur en droit et que le véritable promoteur devra, éventuellement, soumettre le véritable projet à l’évaluation publique exigée par la loi.Le droit du public à une information complète sur le projet étudié en audience a été bafoué, soutient la poursuite, parce que le ministère dirigé par Thomas Mulcair a déclenché à l’époque une audience sur la foi d’une étude d’impacts incomplète.La requête en injonction a été divulguée sur le parvis du Palais de Justice hier matin.Les écologistes avaient choisi cette journée parce que c’était hier que Québec dévoilait les noms des trois firmes retenues à la suite de son appel d’offres pour concevoir, construire et opérer l’autoroute et le pont de la 25.Il s’agit du consortium Nouvelles Routes, compo- sé notamment de Bouygues et d’Axor; du consortium Infra Québec, comprenant notamment Kiewit, Ciment Saint-Laurent et Genivar; ainsi que le consortium formé par SNC-Lavalin, Simard Beaudry, American Bridge et Dessau-Soprin.La requête en injonction des trois groupes sera plaidée par M' Francis Gertler.C’est lui qui avait réussi à faire annuler le décret d’autorisation gouver- nemental de la ligne Hertel-Des Cantons, lequel avait escamoté des exigences de la loi.Les groupes environnementaux ont l’appui financier des centrales syndicales.Mais les 45 000 $ amassés jusqu’ici ne seront pas suffisants et ils sollicitent l’appui du public pour pouvoir tenir jusqu’en Cour suprême s’il le faut La requête en injonction, expliquait hier Robert Perreault du CREM, ne constitue pas une mesure dilatoire pour retarder le projet.Au contraire, il s’agit, dit-U, d’un «test fondamental pour faire reconnaître le droit des citoyens d’être informés des impacts des projets et d’avoir leur mot à dire sur les projets qui les touchent», ce qui constitue le double objectif du processus d’évaJuation environnemental Ce double objectif, n’hésite pas à dire M.Perreault, •est plus important encore que le projet de la 25 en lui-même, car la stratégie retenue par Québec pour faire passer ce premier PPP pourrait devenir la norme dans plusieurs dossiers».Fondamentalement la poursuite reproche à l'ancien ministre Mulcair d'avoir été biaisé en prenant publiquement parti en faveur de la 25 alors que le processus d’audience, de l’intégrité et de l’indépendance duquel il est le garant n’était pas termine.La requête reproche au ministre d’avoir envoyé en audience une étude d’impact incomplète.L'étude d’impacts et l’audience publique ont ainsi porté sur un «concept», et non sur un projet défini, dont le promoteur est connu et peut répondre aux questions du public.Or, allèguent les écologistes, il est impossible, sans un projet précis, de déterminer ses impacts concrets sur la faune et les humains.Il est par exemple, disent-ils, impossible de déterminer les émissions de gaz à effet de serre qu’il va engendrer si on ne connaît pas le tarif de péage, qui va influencer fortement l’achalandage de cette infrastructure.Autre première, la poursuite vise aussi le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), son président et les commissaires.Ces derniers n’auraient pas dû se rendre complices d'une manœuvre aussi grossière, dont ils étaient conscients puisqu'ils demandent littéralement au gouvernement dans leur rapport de ne plus récidiver.Les écologistes réclament donc du tribunal qu'il arrête tous les travaux autorisés dans ce contexte et qu’il exige une nouvelle audience lorsque le promoteur aura été choisi et que son projet sera suffisamment défini pour être évalué avec la rigueur qu’exige la loi.Le Devoir L'hypothèque Stratégie 5* : économies et tranquillité d'esprit pendant 5 ans L’hypothèque Stratégie 5 de la Banque Nationale est un prêt maison banque premiere ¦ ON PEUT VOUS AIDER hypothécaire qui vous offre un taux avantageux ajusté tous les ans**.Ainsi, chaque année pendant 5 ans, vous profitez d’une réduction sur le taux fixe d’un terme d’un an.Voilà un coup de pouce qui fait toute la différence dans la gestion d’un budget lors de l’achat d’une maison.De plus, en y ajoutant l’assurance-prêt*** de la Banque Nationale, vous garantissez votre sérénité et la sécurité de votre entourage, et vous protégez votre principal actif.vous ! 1 888TELNAT-1 u 888 835-6281) www.bnc.ca/habitation 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Bennett porte-parole du Sierra dans le dossier de î'énergie.L’expiration des budgets quinquennaux adoptés en 2000, qui survenait hier, a obligé Ressources naturelles Canada à aviser ses employés de la fin de leurs contrats, les budgets n’ayant pas été renouvelés.Une autre porte-parole du groupe environnemental, Emily Morehouse, a précisé qu’il ne s’agit pas ici des volets du Plan vert de l’an dernier, lequel financera directe ment la réduction des gaz à effet de serre.Le programme d’action de l'an 2000 avait notamment servi à mettre sur pied le Réseau canadien de recherche sur les impacts des changements climatiques et sur l’adaptation (C-CIARN).Ce programme finançait peu de recherche.Il se donnait comme objectif de réseauter les chercheurs qui travaillaient sur les impacts des changements climatiques et sur les moyens d'y remédier ou de s’y adapter.La fin de ce programme aura peu d'effet sur les budgets du Centre Ouranos, qui remplit à peu près les mêmes fonctions de réseautage au Québec, en plus de réaliser des re-cherches.Ouranos administrait le programme C-CIARN au Québec.Selon Alain Bourque, d’Ouranos.on s'attendait d’un bout à l’autre du Canada à la poursuite de ce programme, ce qui explique la deception palpable dans plusieurs provinces Mais au Québec, en raison des contributions du gouvernement et des universités, le travail se poursuivra.ce qui ne sera pas toujours le cas dans les provinces où les gouvernements ninvestissent pas dans la recherche, concluEiit Alain Bourque.Le Devoir sck IR f NUNTS OU MO.OC ONT KSOtN Of vont OOf A rofrwne cooptant (514) W”-2541 pM* 240 * www monde co LE DEVOIR.LES SAMEDI 1'* ET DIMANCHE 2 AVRIL 2006 LES ACTUALITES CHUM et CUSM Des experts bénévoles et anonymes KATHLEEN LÉVESQUE Ly évaluation des coûts des deux r hôpitaux universitaires, CHUM et CUSM, s’appuie sur un comité d’experts dont le gouvernement refuse de dévoiler l’identité.Mis sur pied dans la plus grande discrétion, ce comité travaille bénévolement au côté du mandataire gouvernemental Clermont Gignac.Huit personnes forment ce comité.Comme l’a appris Le Devoir, on y retrouve entre autres Henri-Paul Martel, vice-président ingénierie et construction chez Aéroports de Montréal (ADM), Claude Chamberland, vice-président principal retraité de chez Alcan, ainsi que Pierre Lortie.Ce dernier a présidé le comité de transition de Montréal avant de devenir consultant, le mois dernier.auprès des villes défusionnées.Le sens éthique de M.Lortie avait alors été remis en question par la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau.Quant à Henri-Paul Martel, le chantier d’agrandissement de l’aéroport Trudeau est sous sa responsabilité.De plus, il connaît le délicat dossier du CHUM puisqu’il a assumé les fonctions de vice-président exécutif à la Société d’im-plantation du centre hospitalier de l’Université de Montréal (SI-CHUM) lorsque le projet devait se réaliser au 6000 Samt-Denis, dans le quartier de la Petite-Patrie.De son côté, Claude Chamberland connaît aussi le développement de grands projets bien qu’il s’agisse, chez Alcan, de dossiers éloignés du secteur de la santé.Au bureau de Clermont Gignac, on explique qu’il s'agit de huit experts en projets majeurs: économistes, ingénieurs, comptables et spécialistes en planification urbaine.«Ils ont donné de leur temps à titre bénévole jusqu’à ce jour.On doit vérifier s’ils veulent que l’on dévoile leur nom.L’un a recommandé l’autre.Il n’y a pas tant de monde que ça avec autant d’expérience.Le monde de la gestion de projet, de l’ingénierie, c’est des gens qui se connaissent tous», a expliqué la porte-parole de M.Gignac, Julie Masse.Au cabinet du ministre de la Santé, Philippe Couillard, il était également hors de question de dévoiler l’identité des membres de ce comité.On assure toutefois qu'il s’agit de «personnes crédibles» qui ont travaillé dans des dossiers impliquant plus d’un milliard d’investissement Il semble que le traitement réservé aux experts auxquels le premier ministre Jean Charest avait fait appel l'an dernier lors de la controverse autour de l’emplacement du CHUM, les ingénieurs Armand Couture et Guy Saint-Pierre, ait pu influencé le désir des experts de travailler loin des projecteurs.En commission parle mentaire, la crédibilité de MM.Couture et Saint-Pierre avait été mise à rude épreuve.La situation soulève toutefois des questions d’ordre éthique.Sans contrat formel avec le gouvernement, ces experts demeurent libres de s’associer à n'importe quelle entreprise qui pourrait être tentée de soumissionner pour construire, selon la formule traditionnelle ou en partenariat public-privé (PPP), les hôpitaux universitaires.D'aucuns établiront un certain parallèle avec Pierre Lortie qui a prêté main forte aux défusion-nistes, son contrat à peine achevé.«On a fait attention pour qu'il n y ait pas de conflit d’intérêts.Ce sont des gens qui sont là à titre bienveillant», affirme Julie Masse.Le Devoir E N BREF Condamné L’ancien directeur-gerant de l'arrondissement de Saint-Laurent Robert Fortin, a été condamné a exécuter des travaux communautaires et à faire un don.en vertu d’une sentence pour abus de confiance.Robert Fortin a été accusé en 2003 apres avoir obtenu des cadeaux de la part de fournisseurs de Saint-Laurent La preuve a démontré quTl avait entre autres obtenu un tracteur pour une période de trois mois et demande a entrepreneur de poser de la tourbe a sa residence secondaire.Le tribunal Fa condamné à faire 200 heures de travaux communautaires au cours d’une période de 18 mois.Robert Fortin devra aussi faire un don de 7000 $ à un organisme qui s'occupe de victimes d’actes criminels.- PC Les « lucides » préparent un plan d’action Le groupe consulte les jeunes KATHLEEN LÉVESQUE Les signataires du manifeste Pour un Québec lucide n'ont pas baissé les bras.Les Lucien Bouchard, Joseph Facal, Pierre Fortin et autres Robert Lacroix souhaitent relancer le débat sur la nécessité pour la société québécoise de prendre un virage lucide.Et les jeunes sont invités à y participer.Mardi dernier, une vingtaine de jeunes, dont plusieurs anciens leaders du mouvement étudiant, ont pris part à une discussion organisée par le groupe des «lucides».Ces derniers voulaient ainsi connaître le point de vue des jeunes et leur réaction au manifeste.Publié en octobre dernier, le manifeste signé par une douzaine de personnalités publiques, avait suscité de très nombreuses réactions, provoquant même un contre-manifeste dans les mouvements de gauche.Pour un Québec solidaire.Le professeur d’histoire Jean-Claude Robert de FUQAM, signataire de Pour un Québec lucide, a expliqué au Devoir que la démarche auprès de jeunes a permis de nourrir la réflexion du groupe pour la suite des choses.«C’est normal puisque nos préoccupations concernent les générations futures.Maintenant, nous sommes rendus à l’étape d’établir un plan d’action.On doit se rencontrer d’ici une dizaine de jours», a dit M.Robert Le manifeste pourrait-il agir comme un tremplin politique?«Peut-être», a laissé tomber M.Robert qui voit surtout l’importance de stimuler le débat public.Sa collègue des «lucides», la designer Marie Saint Pierre, abonde dans ce sens, soulignant que la tenue, par exemple, d'un colloque pourrait être une bonne idée.«Ilfaut que cela suscite un changement de mentalités.Et il faut impliquer les jeunes; cela les concerne au premier chef», a-t-elle ajouté.Dans l’immédiat les jeunes qui ont participé à cette rencontre exploratoire, semblent s’ètre montrés ouverts aux idées des «lucides».«Je partage tous les constats et une large part des solutions avancées.On ne peut pas continuer à financer des services sans les remettre en question», a affirmé Patrick Lebel, ancien président du Conseil permanent de la jeunesse.Un ancien secrétaire général de la FAECUM (Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal), Pierre-Alain Benoît s’est borné à souligner que les enjeux soulevés sont importants et que «c’est un manifeste intéressant tout comme celui pour un Québec solidaire».Le président de Force jeunesse, François Tremblay, a exprimé quelques réserves pour ce qui est JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lucien Bouchard lors de la présentation du manifeste Pour un Québec lucide.des moyens de redresser la situation.Les lucides proposent notamment de revoir de fond en comble la structure de l'Etat, d’investir du côté des partenariats public-privé et de montrer de l’ouverture au privé dans le secteur de la santé.«On est d’accord sur les constat mais pas sur les moyens, dont la hausse des fiais de scolarité», a précisé M.Tremblay.De même, s’il appuie une possible augmentation des tarifs d'électricité, il souhaite également l'établissement d’un seuil au delà duquel Hy-dro-Québec devrait appliquer un tarif plus élevé, «protégeant ainsi les gens les plus vulnérables».François Tremblay verrait d'un bon oeil que les «lucides» reviennent à la charge avec leur manifeste.11 serait souhaitable que les solutions soient raffinées.«fly a seulement l’idée de la réduction de la dette qui a fait du chemin.Une deuxième sortie publique permettrait de mettre la table pour amorcer un débat en profondeur», a-t-il souligné.Le Devoir Vyjjyv d’Mfjj V/J/ J y liyc/yi du bjyjuyiry J J y ' 0 ^ LJ Boutique Tonit pOOT 8780, Bout.Saint-Laurent (can Crémaiie) 514-383-1582 1-800-268-1582 ww w.toutpourledos, cotti RCfinTC UNE SEMAINE rwl lil G TOUT-COMPRIS DE/ PRIH1599* île de Marganti ^ SadeMonjarit» ^ Santa Lucia feSata* CM haï Mm la Romane ^ U Romane CWtoMObtBM 0*JaeBadil)art 1139 y/ • T Tld* Plan d’intervention contre le chrystal meth CLAIRANDRÉE CAUCHY Le «crystal meth», qui fait des ravages aux Etats-Unis et dans l’Ouest canadien, inquiète le gouvernement du Québec.Le ministère de la Santé et des services sociaux a lancé hier un plan d’intervention contre cette drogue, dont l’usage n’est cependant pas encore répandu ici.«On sait qu il y a quelques saisies.mais ce n'est pas comme /'ecstasy ou le crack C'est tellement dangereux, et rapidement, pour la santé physique et mentale qu'il faut faire attention et alerter la population sur le niveau de dangerosité», fait valoir la ministre deleguée à la Protection de la jeunesse et à la Réadaptation.Margaret Delisle.Québec souhaite donc prendre de vitesse la drogue en sensibilisant les jeunes, leurs parents ainsi que les intervenants sociaux et du milieu de l’éducation.On accordera aussi une attention particulière aux partys «rave», où la drogue est davantage prisée.Le «crystal meth», ou métham-phétamine, est une drogue de synthèse composée entre autres d’éphédrine et de pseudoéphedri-ne contenue dans les médicaments contre le rhume.Dans la plupart des autres provinces, ces médicaments seront retirés des tablettes des pharmacies à partir du 10 avril, pour éviter que des chimistes amateurs ne s’en servent pour concocter le fameux cocktail en y mélangeant entre autres des solvants et le lithium des batteries.l,e plan québécois ne va pas jusque là.«On va s'asseoir avec l’Ordre des pharmaciens, avec les gens concernés par les substances qu on y retrouve, pour voir quelles ac-fions positives, quels gestes pourraient être pitsés |_] pour que ces substances-là ne soient pas si facilement accessibles.On est à l'etape de la réflexion», explique la ministre Delisle.Plan d’action contre la toxicomanie Québec lançait egalement hier son Plan d’action interministériel en toxicomanie, pour lequel on investira 2,2 millions d’argent neuf, en plus des 76 millions déjà alloués.le document mise surtout sur la concertation entre les différents ministères pour rendre plus efficaces des programmes déjà existants.«On veut faire cesser la banalisation de la consommation de psychotropes et de drogues.Un jeune qui a utilisé de la marijuana dans les années 1970 n ’utilisait pas le même type de substance que ce qu’il y a dans le cannabis aujourd'hui, c’est beaucoup plus flirt maintenant», affirme Mine Delisle, soulignant que le plan privilégie une approche axée sur la prévention plutôt que sur la répression.le plan d’action cible particulièrement les femmes enceintes, les jeunes, les athlètes, les personnes délinquantes, les itinérants et les autochtones.Le IM’voir Triplement assuré.Aucunement inquiété.En cas d’invalidité, de maladie grave ou de décès, avez-vous tout ce qu’il faut pour éviter les tracas financiers à votre entourage ?Avec l’Assurance-prêt de la Banque Nationale, vous aurez l’esprit tranquille.En l’ajoutant à votre prêt hypothécaire ou au Tout-En-Un Banque NationaleM',( vous bénéficiez de protections rassurantes : - L’assurance-vie* prévoit le remboursement du solde** de votre prêt hypothécaire ou du Tout-En-Un advenant votre décès.- L’assurance en cas de maladies graves* prévoit le remboursement du solde** de votre prêt hypothécaire ou du Tout-En-Un dès le premier diagnostic de l’une de ces trois maladies : cancer, crise cardiaque et accident vasculaire cérébral.- L’assurance invalidité* prévoit le remboursement 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LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 ET D I M A N C H E AVRIL 2 0 0 6 LES ACTUALITES Mouvement de désaffiliation chez les enseignants La CSQ tente de retenir les dissidents MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Les membres «dissidents» de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) sont en route vers le détachement de leur fédération et de la Centrale des syndicats du Québec.Celles-ci promettent toutefois de tout mettre en œuvre •sur le terrain» pour convaincre la base de ne pas donner suite à la désaffiliation.Le Syndicat de l’enseignement de la région de Laval (SERL) a obtenu à la fin de mois de janvier dernier un mandat de la part de son assemblée générale pour •travailler avec d'autres syndicats à mettre sur pied une autre organisation en vue de se désaffilier de la FSE et de la CSQ», a indiqué hier son président, Christian Saint-Louis.Jeudi soir, le conseil d’administration de l’Alliance des professeurs de Montréal, un autre gros joueur du côté des dissidents, a aussi lancé la voie de la séparation.Notons qu’il a été impossible de joindre hier ce groupe.Hier, toutefois, aucun syndicat n’avait officiellement acheminé son avis de désaffiliation à la CSQ, dont les statuts forcent l’émission de ce signalement 30 jours avant la tenue d’une assemblée générale qui, elle, devra lancer un référendum sur la question.Lors du dernier conseil général de la CSQ, cette idée de créer une nouvelle fédération autonome, sous l’égide de la centrale, a été vigoureusement battue, ce que les enseignants ont •reçu comme une insulte», rapporte le président de LavaL Réjean Parent estime toujours que la «main de la centrale est tendue», qu’il •n’a pas fermé la porte à la diplomatie» et que «certains espaces n'ont pas été explorés».A travers ce schisme syndical qui oppose deux visions militantes — le syndicalisme, dit participatif, de la FSE-CSQ contre le syndica- lisme combatif revendiqué par les dissidents — la fédération et la centrale mères promettent de leur côté de jouer toutes les cartes pour retenir les récalcitrants, dont elles affirment avoir entendu le message.«Nous reconnaissons l’insatisfaction, la déception, la grogne», a commenté hier le président de la CSQ, Réjean Parent.•Mais ce n’est pas en nous faisant hara-kiri qu’on va faire s’engager le mouvement syndical enseignant.» M.Parent promet d’être «très présent sur le terrain» pour convaincre la base de l’importance de demeurer dans le giron de la centrale.Un site Internet probablement pris en ligne la semaine prochaine, une opération de courrier et «des rencontres les yeux dans les yeux» font partie du programme de la centrale pour éviter de perdre ses ouailles.Les dissidents, qu’on évalue à neuf syndicats, comptent pour 20 % des effectifs totaux de la CSQ.•Les différentes visions syndicales sont importantes dans un même mouvement», prône la présidente de la FSE, Johanne Fortier, qui estime que la faction dissidente a un pouvoir d’influence sur la fédération.«On nous accuse de faire du syndicalisme de partenariat, mais il faut voir que dans le contexte de la dernière négo, nous sommes allés chercher 46 % de l’enveloppe normative du Conseil du trésor, et nous ne représentons que 16 % de la fonction publique.Le résultat de la négociation, on ne peut pas le regarder seulement dans l’absolu.» Certains dissidents affirment toutefois avoir fait le tour du jardin.«Le syndicalisme participatif, c’est fini pour nous!», affirme Christian Saint-Louis, du syndicat de Laval, expliquant que les enseignants en ont «marre de se faire leurrer à chaque fois» et que «c’est désastreux Pour les enfants à qui on enseigne».Le Devoir Réjean Parent ARCHIVES LE DEVOIR Le PQ se défend de noyauter les associations étudiantes MARIE ANDRÉE CHOUINARD Le Parti québécois (PQ) compte établir le plus de «cellules étudiantes» dans les associations de cégeps et d’universités en vue d’une prochaine campagne électorale, mais ces préparatifs ne doivent pas être associés à une opération de «noyautage» des groupes étudiants, s’est défendu hier le parti politique.Cette accusation a fait son chemin cette semaine, le tout démarrant d’un forum de discussion issu du site de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante '(ASSÉ).Un étudiant y affirmait avoir été choqué des intentions du PQ de «noyauter» les associations étudiantes dans le cadre d'une prochaine campagne électorale.L’étudiant faisait allusion à une rencontre de formation du Comité national des jeunes du PQ 'liée à la Conférence nationale des présidents de circonscription du parti, qui se déroulait à Québec il y a deux semaines.L'étudiant, membre du parterre de jeunes souverainistes qui écoutaient les propos des députés Nicolas Girard, de Gouin, et Jonathan Valois, de Joliette, a compris que «le mot d’ordre» venait «d’être donné implicitement à près de 150 Jeunes péquistes de noyauter les associations étudiantes».«Absolument pas!», s’est défendu hier Nicolas Girard, lui-même issu du mouvement étudiant «R n'a jamais été question de noyautage, j’étais très surpris d’entendre cela.Tout ce que j’ai fait, c’est que j’ai présenté le plan d’action en vue de la prochaine campagne électorale, et j’ai souligné l’importance d’avoir des cellules étudiantes bien organisées dans les cégeps et les universités.C’est loin d’être du noyautage.» Dans les mouvements étudiants, tout rapprochement trop évident entre les partis politiques et les associations, quelles qu’elles soient, n’a pas très bonne presse par les temps qui courent.«C’est clair pour moi que les mouvements étudiants doivent être non partisans», a expliqué hier Christian Bélair, secrétaire général de la FAECUM, l’un des deux candidats à la présidence de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), lors de l’élection de cette fin de semaine.«Ni le PQ ni les libéraux ne vont venir nous dicter quoi faire et quoi dire.» Second candidat à cette élection, François Corriveau, président de l’association de Polytechnique, abonde.«C’est aux mouvements étudiants de placer les enjeux des partis politiques, pas le contraire.» Pour Nicolas Girard, qui rappelle que l’éducation sera certainement un enjeu important d’une prochaine campagne électorale, la présence d’un parti comme le PQ dans les collèges et universités est tout simplement naturelle.«L’intérêt des étudiants pour les causes politiques est vieille comme le monde, et les partis comme le nôtre doivent être présents sur les campus.Cela ne veut pas dire qu’on noyaute les exécutifs des associations.» Le Devoir La Grande Braderie de Mode Québécoise Printemps / Été 2006 Les 6, 7, 8 et 9 avril Rmlsik • Muse ' Mackajjc • Report Collection • Bodybag • Dckkcr Marie Saint-Pierre • Shan • Iris • Plain Jane Couture • Envers • MSiamo URJeans • Bijouterie Mariettas ' Vagi Hamltvgs * Myco Anna • Mvlène B.Marie-Pierre Latbrmne • Mesura • Dimi Gaspari • Michel Desjardins Pépin Design • Nénular • Saaicht • Difesion Grilf • Ivano Homme • Nevik Sylvie (îermiin ¦ Geneviève Dostalcr • Gaudette Design • Blanc Mouton jean Airoldi • Pierre Fbisaon • Lelièvre • Rouzanna Design.NOUVEAUTÉS : Brum Sunn Collection • Concubine France Anctil Design ¦ Julie Bon Collection 50% Liquidation d’échantillons et surplus d’inventaire! a MARCHE BONSECOURS 350,rue Saint-Piul Estel 325, me de la Commune Est Vieux-Montréal (Métro) Champ de Mars HEURES D’OUVERTURE jeudi et vendredi: 10 h à 21 h samedi et dimanche: 10 h à 1" h PS r INFORMATION : (514) 866-2006 poste 300 www.braderiedeinodequebecoise.com Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer On met Taccent sur Tanglais.¦ English Conversation NIVEAUX 2, 3 ET 4 22 avril au 17 juin Samedi de 9 h à 14 h ou 1 mai au 19 juin Lundi et mercredi de 19 h a 22 h NIVEAUX IB, 2, 3 ET 4 2 mai au 20 juin Mardi et jeudi de 9 h à 12 h Printemps 2006 Frais de scolarité 284,88 $ pour un cours de 45 heures TEST DE CLASSEMENT OBLIGATOIRE Date limite d'inscription : le 7 avril Téléphonez ou consultez le site Web pour savoir quels documents sont requis lors de l'inscription.514 343.6090 1 800 363.8876 www.fep.umontreal.ca/langues/.¦ Writing Workshop NIVEAUX 4 ET 5 2 mai au 20 juin Mardi et jeudi de 19 h à 22 h ¦ Business English : Oral Communication NIVEAUX 4 ET 5 2 mai au 20 juin Mardi et jeudi de 19 h à 22 h JL Université fm de Montréal u /Ji* THIERRY MUGI .REPORTER ' .KENNETH COLE PATRIClftÉRARD .¦ TOMBOLINI BOLINI tett ?f FRANCESCO SMALTD ITIGO.¦ SAN REMOl ¦oui» .TORRAS GLORIA GAUDETTEI ¦TORRAS.Pour Elle 277.av.Laurier O 270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Un concert pour sauver la musique MARIE-ANDREE CHOUINARD La Fondation Sauvons la musique, créée par le ministère de l’Education pour soutenir les besoins particuliers de neuf écoles secondaires publiques à vocation musicale, n’a pas encore beaucoup d’eau à son moulin, mais le gérant du groupe Les Respectables promet du neuf pour bientôt un concert symphonique et un album auquel participeront des élèves musiciens et une douzaine d’artistes québécois triés sur le volet •Nous avons un gros projet en marche, un album symphonique avec des artistes connus qui ont accepté de soutenir cette cause, ce n’est pas rien!», a expliqué hier Nicolas Lemieux, gérant des Respectables, groupe associé à cette aventure depuis que des écoles, comme Joseph-François-Perreault (JFP), ont publicisé leur criant besoin de fonds additionnels.«Je comprends l’impatience des parents, je comprends qu’ils voudraient qu’on ait un million tout de suite, mais Je leur dis: c'est une question de temps.Ça prend quand même un peu de temps pour foire bouger une industrie comme celle de la musique», a expliqué l’imprésario, promettant le dévoilement de cette «grosse annonce» pour bientôt La semaine dernière, un groupe de parents liés à l’école JFP ont rencontré le ministre de l’Education, Jean-Marc Fournier, pour foire valoir à nouveau les besoins particuliers de l’établissement.Celui-ci rêve de 500 000 $ à placer dans ses coffres pour renouveler sa flotte d’instruments symphoniques et ajouter des leçons pour les élèves.«Tout le monde semble démontrer énormément de bonne volonté mais, pendant ce temps-là, nous n'avons pas d’argent», expliquait hier le directeur de l’école, Benoît Bussière.Le ministère a dû décliner la demande des parents.«Nous n’avons tout simplement pas cet argent, et c’est un peu pour cela que nous avons lancé la fondation», répondait hier l’attachée de presse du ministre Fournier, Marie-Claude Lavigne.Lancée en effet en novembre, cette fondation inédite ne dispose pour l’heure que des 46 000 $ versés par le ministère afin de payer le salaire d’un coordonnateur.Un comité de gestion et un conseil d’administration doivent être formés sous peu pour prendre les rennes de l’organisation dont l’objectif est de recueillir des sommes pour alimenter les neuf écoles ciblées.Déjà, une chanson enregistrée par les Respectables avec 70 musiciens de l’école JFP cet hiver — La seule chose que tu me dois — trône au sommet des palmarès pop-adulte depuis quelques semaines, ce qui réjouit Nicolas Lemieux.Des profits de la vente des disques seront engrangés dans la fondation, et le ministère a promis d’y ajouter 1 $ pour chaque 4 $ perçu, jusqu’à concurrence de 14 OOO S.«Ça veut dire que le monde croit à ce projet.Ça veut dire que, pour le prochain album, on peut rêver de briser les barrières commerciales, de faire disparaître la compétition entre les radios pour que ça fonctionne vraiment», explique l’imprésario, qui promet que l’album symphonique qui sera préparé n’aura aucune étiquette commerciale et que tous les artisans qui y seront associés travailleront bénévolement Les demandes des neuf écoles, qui dépassent assurément le million de dollars, surviennent dans un contexte où le ministère de l’Education doit honorer un contrat qui le lie avec une école secondaire publique à vocation musicale, l’école Pierre-Laporte.Renouvelé en 2004.ce contrat prévoit le versement d’une somme de 481000 $ par année à l’école, et ce jusqu’en 2010, a confirmé hier l’attachée de presse du ministre.•Dans un souci d'équité, il a été décidé que nous gelions cette somme et que nous interrompions son versement à la fin de l'entente», affirme Mme Lavigne.Cette promesse honorée crée toutefois un drôle de sentiment chez les autres, qui souhaiteraient bénéficier du même traitement «C'est tout simplement impossible dans la situation actuelle», ajoute la porte-parole.Nicolas Lemieux, très conscient du malaise que crée cette apparente injustice, assure que les sommes de la Fondation Sauvons la musique ne pourront en aucun cas nourrir l’école Pierre-Laporte tant et aussi longtemps que celle-ci sera soutenue de manière particulière par le ministère.Le Devoir LE DEVOIR.LES SAMEDI l ET DIMANCHE 2 AVRIL 2 0 0 6 •L.ES ACTUALITES vow, nécessaire et compétente Louise Fréchette quitte son poste de secrétaire générale adjointe en professant sa foi en l’organisation Permis des forestières NATHAN I AL GRONEWOLD New \ork — La Québécoise Louise Fréchette, dont le mandat de huit ans comme secrétaire générale adjointe des Nations unies arrivait à terme hier, estime que l’organisation internationale, qui fait l’objet de maintes critiques, s’est révélée nécessaire et en mesure de régler de sérieux problèmes mondiaux.Des tragédies, des scandales et de vives critiques ont marqué l’ONU pendant le mandat de Mme Fréchette, et pourtant, les pays membres de l’organisation ont de phis en phis été dépendants de cette dernière.«H n’est pas agréable de travailler pour une organisation qui est chaque jour critiquée en première page des journaux», a affirmé Mme Fréchette, originaire de Montréal, lors d'une entrevue récemment accordée à la Presse canadienne.Toutefois, bien que l’ONU ait éprouvé de nombreuses difficultés, ses services n’ont jamais autant été en demande, a-t-elle fait remarquer.«U faut se rappeler que l'implication politique, qui a été pas mal cruciale [.] existe alors qu’augmente la demande pour les services de l’ONU, ce qui me laisse croire à un certain degré de confiance démontrant que l’organisation n’est pas seulement nécessaire, mais compétente», a indiqué Mme Fréchette.Louise Fréchette quitte l’ONU afin de diriger un projet de recherche sur l’énergie nucléaire et la dissémination des combustibles nucléaires au Centre for International Governance Innovation (CIGD, à Waterloo, en Ontario.En dépit des scandales provoqués par le programme «pétrole contre nourriture», certaines opérations de maintien de la paix, les agressions sexuelles commises par des Casques bleus et la question de l’intervention militaire en Irak, l’ex-secrétaire générale adjointe s’est dite satisfaite de sa contribution et convaincue que l’ONU avait opéré aussi bien que possible.Mme Fréchette n’a pas été épargnée par la controverse.Elle a remis sa démission au secrétaire général Kofi Annan lorsque de hauts responsables de l’ONU ont fait l’objet de vives critiques pour ne pas avoir évalué correctement les risques courus par les travailleurs de l'ONU en Irak, à la suite de l'attentat perpétré au siège des Nations unies à Bagdad, en 2003, qui a fait 22 morts.M.Annan a refusé la démission de Mme Fréchette, poussant plutôt son chef de la sécurité à quitter son poste.Presse canadienne PETER MORGAN REUTERS Louise Fréchette, photographiée avec le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, lors de sa nomination en janvier 1998.Québec passe outre les Innus KAK1NE FORTIN Montréal — Québec a renouvek1 hier les permis annuels des compagnies forestières qui exploitent le territoire des hums de IVssamit en depit do l’opposition tie la communauté qui exige depuis des aiuiees d'être consultée et accommodée.Les autorisations émises ne portent cependant que sur un volume restreint de bois.Did à ce que la limite soit atteinte, les autochtones et les représentants des gouvernements provincial et fédéral poursuivront leurs discussions afin de s'entendre sur un processus de consultation et d’accommodement acceptable.Quelque 27 entreprises, dont AbitibiConsolidated et Louisiana-Pacific, attendaient avec ;mxiéte les permis qui kmr permettront de poursuivre kmrs coupes sur 75 000 km de territoire sur la Côte-Nord, les autorisations de 2005 venakiit en eftét à échéance lüer.k131 mars.«On ne voulait pas que l'activité cammique soit paralysée».a souligne Mathieu Saint-Amant, attaché de presse du ministre des Ressources naturelles.Le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CF1Q), qui représente k*s scieries et papetières de la région, a été quelque peu déçu de la décision des autorités.•C'est inhabituel, un permis de trois mois.Ça nous maintient dans une insécurité qui n'a pas de bon sms.Après le gouvernement nous dit d'investir!», a ragé le p.-d.g.Guy Chevrette.•On pense qu'on aurait dû avoir nos permis normaux, d'autant plus que la consultation se jùii depuis le mois de janvier de manière assez soutenue et qu 'on a fait tout ce qu ’il fallait » Québec a en outre réussi à fâcher It's Innus, qui n’ont même pas été mis au courant des conditions de renouvellement des permis.En émettant des autorisations temporaires, le gouvernement s’est pourtant rendu à l’une de leurs demandes.«Ça démontre qu 'm a un certain poids dans la ftofaHce*, a reconnu knir représentante, Josée Robitailk*.l-e groupe du chef Raphaël Picard se donne quelques jours pour réfléchir aux prochains gestes à poser.Hier, Mme Robitaille disait toutefois qu’il était question de faire une demande de révision judiciaire pour fain* annuler k-s nouveaux ixTinis.Après 20 ans de pourparlers, les Innus de IVssamit se sont tournés vers les tribunaux l’an dernier afin de forcer le gouvernement du Québec à respecter son obligation constitutionnelle de les consulter et de les accommoder avant d’autoriser l’exploitation des ressources de leur territoire.Cette obligation a été confirmée par la Cour suprême du Canada dans trois affaires touchant des Premières Nations de l’Ouest canadien.La bande des 3600 Innus de IVssamit rédame déjà 3,1 milliards de dollars aux gouvernements du (Juébec et du Canada en dédommagement pour les travaux forestiers exécutés au cours des dernières décennies.Presse canadienne T U I t VOUS ETES COMPLETEMENT DANS LE CHAMP Seulement 12% de la population mondiale est d’avis que la lutte au terrorisme est la priorité numéro un, alors que 26% croit que la lutte à la pauvreté est beaucoup plus importante.Si vous voulez savoir ce que le monde pense vraiment sur une foule de sujets, plongez dans ce livre qui présente les résultats du plus vaste sondage jamais mené à l’échelle mondiale.LA PLANETE PARLE.ÉC0UTEZ-LA.EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES Les Éditions ' Transcontinental tÂflU» VAStl ff Le er m ppw wi DU MONDE 2 0 0 6 L’opinion du monde 2006 Léger Marketing 192 p.* 22,95$ r LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 * * ET DIMANCHE 2 AVRIL 2006 DOSSIER GANGS DE RUE De Easy Rider à 50 Cent Les gangs ne sont pas une invention contemporaine des Latinos, des Noirs ou d’autres membres de la mosaïque montréalaise.Il y a une trentaine d’années, les ados se regroupaient autour de bécanes avec des sièges bananes.Ils coinçaient un carton de cigarettes entre la fourche et la roue de leurs vélos pour imiter le ronronnement d’un moteur en pédalant, et ils faisaient des coups pendables dans leur quartier.Une fois devenus adultes, ils ont peut-être enfourché une rutilante Norton pour prolonger leur adolescence à la Easy Rider, mais l’écrasante majorité d’entre eux sont rentrés dans le rang sans virer disciples des Hells Angels.•Autrefois, les bandes de jeunes délinquants imitaient les motards.Aujourd’hui, ils ont les pantalons en bas des genoux, la casquette, le “bandana ” et ils disent “yo!" à toutes les deux minutes.\.\ Nos groupes de délinquants imitent les gangs de rue parce que c’est à la mode», dit Chantal Fredette, conseillère clinique en gangs et délinquance au Centre jeunesse de Montréal.La principale tâche de la criminologue consiste à démystifier le phénomène, à le ramener à des proportions réalistes.•Être en gang ou /aire de la délinquance à l'adolescence, c'est commun.On évalue à plus de 90 % annuellement la proportion d’adolescents qui commettent des délits pouvant les conduire devant les tribunaux», dit-elle.Les jeunes sont tentés par l’expérience des gangs.Elle fait même partie de leur processus de socialisation, comme l’ont illustré les anthropologues Gilles Bibeau et Marc Perreault dans La Gang: une chimère à apprivoiser.Système de défense, instrument de choix pour accéder à la réussite sociale, le gang fait à la fois basculer le jeune dans la petite criminalité en même temps qu’il lui permet de se réinventer une position de gagnant dans la société.Dans huit cas sur dix, les jeunes vont décrocher au bout d’un an, incapable de déployer la violence nécessaire pour préserver leur statut Car le pouvoir d’un individu au sein du gang dépend de sa violence.La première raison d’entrer dans les gangs est aussi la première raison d’en sortir.les jeunes y adhèrent pour se protéger contre le taxage ou les attaques des autres.Et ils Une minorité de jeunes commettent de graves contre la personne au sein des les désertent quand ils réalisent que cette agressivité finit toujours pas les rattraper, se retourner contre eux, leur famille et leurs amis.A Montréal, les gangs regroupent environ 500 jeunes, en incluant les «wannabe», ceux qui rêvent de devenir des petits caïds comme le rappeur 50 Cent.Cet ancien vendeur de crack a vendu plus de dix millions d’exemplaires de son premier album, Get Rich or Die Tryin’, dont l’esprit morbide se résume à •chasser le nègre comme si c'était un sport, et s'arranger pour que sa mère récupère le cercueil».Une cinquantaine d’individus font partie du «noyau dur».Récidivistes impénitents, ils ont choisi la voie du crime.Âgés d’une vingtaine, voire d’une trentaine d’années, ils évoluent dans des groupes criminels organisés qui ne s’apparentent plus vraiment aux gangs de rue.Une kyrielle de cellules informelles au leadership changeant complètent ce tableau.Ils s’iden-jte tifient soit aux rouges (Blood), soit ?ux bleus (Crips), comme aux Etats-Unis, bien qu’U n’existe aucun lien entre les bandes locales et celles américaines.La majorité des jeunes faisant tourner leurs foulards bleus ou rouge dans les stations de métro ou les cours d’écoles le font par mimétisme.•Même si un jeune est déguisé en rouge de la tête aux pieds et te dis “yo! man, je suis un Blood", il ne te dit rien, sinon qu’il est dans un environnement où ce qu’il voit est rouge», résume Mme Fredette.Une minorité de jeunes commettent de graves crimes contre la personne au sein des gangs, dit Mme Fredette.Mais les perceptions du public sont à l’effet contraire.Neuf Montréalais sur dix veulent que la police s’attaque en priorité aux gangs en 2006, selon un sondage mené par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).•Socialement, on a toujours eu peur de nos jeunes», déplore Mme Fredette.Au Centre jeunesse de Montréal, l’équipe gangs et délinquance compte moins d’une dizaine de personnes.Le suicide chez les jeunes fauche une trentaine de Montréalais de moins de 18 ans, bon an mal an.Ce fléau est beaucoup plus préoccupant que les gangs de rue pour les services sociaux.Le Devoir \ X Æ vV y « On évalue à plus de 90 % annuellement la proportion d’adolescents qui commettent des délits pouvant les conduire devant les tribunaux» 'X / v ' .V-v PHOTOS: JACQUES NADEAU LE DEVOIR ¦H€C MONTREAL - LES CONFÉRENCES Gérard-Parizeau présentent L1nvestissem«nt international et la souveraineté des États Par Monsieur Claude Bébéar Fondateur de l’Institut Montaigne et président du comité de surveillance d’AXA Le mercredi 5 avril à 17 h - Entrée libre Lieu de la conference : HEC Montréal Amphithéâtre !BM 3000, chemin de la Cote Sainte Catherine Montreal COLLOQUE Le Sommet des Amériques cinq ans plus tard : bilan et perspectives LES RENDEZ- DUS DELA L: HAT-F * CONSULTATION SUR LA RÉFORME DU MODE DE SCRUTIN : QUEL BILAN DEGAGER?LE MERCREDI 5 AVRIL 2006 > 19 H 30 Studio Orange > Centre Pierre-Péladeau, 300, boulevard Maisonneuve Est Métro Berri-UQAM > INSCRIPTION : > www.inm.qc.ca La Commission spéciale sur la Loi électorale qui vient de se terminer a entendu plus de 360 présentations.Au-delà des statistiques, des tendances se dégagent-elles ?Quelles analyses peut-on faire des opinions exprimées ?> Mercédez Roberge, présidente du Mouvement Démocratie Nouvelle > Emmanuelle Hébert, membre du Collectif Féminisme et Démocratie et membre du comité directeur des États généraux sur la réforme du mode de scrutin (2002-2003) > Simon Guillemette, représentant du Conseil citoyen pour la démocratiaOutaouais L'activité sera suivie d'un échange avec le public ••.' -Fïftpÿï GRAND DÉBAT PRENEZ POSITION L’euthanasie et ie suicide assisté : un choix individuel ou collectif ?Panélistes : » FRANCINE LALONOE Auteur» du Projet de lot pov» C-407 modifiant le Code criminel (droit de mourir dignement) Ddputee de le Pomte-de-ftle Porte-parole du Bloc Québécois en matière d'affaires étrangères » HUBERT MARCOUX, MD, MA, FCMF Professeur agrégé.Département de médecine famàaie.Urwereité Laval Chef du Département de génatne.Hôpital Jeffery Hale BRIAN MISHARA, PH D Proleeseur, Departement de paychoiogw.UQAM Directeur du Centre de recherche et (fintetvention sur le «sodé et l'euthanasie (CRISE).UQAM » PATRICK V1NAY, MD, PH D Professeur.Departement de Médecine et apécàktes medicales, IMrwsite de Montréal Médecin, Unite de sons paétifs.Hôpital Notre-Dame Centre hospitalier de rUnarerade de Montréal (CHUM) Thèmes « Retour sur les rnobiteebons contre le HT Sommet des Amériques Les suites du Sommet : séances, réussites et échecs * Actions et perspectives > Avec la rieilli Ifieüuii de » LUCE DES AULNIERS, PH D Anthropologue, protaeseura Departement de commtncMion société et pubéque.speciatete des études su la mort.UQAM 's RENEE JOYAL, LL.D Avocate, professeute associée.Faculté de ^ Le samedi 8 avril 2006 de 9 h 30 à 16 h 30 UQAM Local A-2885 Pavillon Hubert-Aquin 400, rue Sainte-Cathenne Est SS Berri-UQAM Restauration d’horloges pojfcque et rie droit UQAM ' ARIANE ÊMONO.joumafete Le vendredi 7 avril 2006,19 h à 20 h 30 UnnOTité du Qutbac A Montreal Pavion Sriertorooka, «nphithéltra SH-2800 200.Information : oda#uqam ca Organisé avec l du Département de science politique.Og(514J»7 31*' .U*** rextiuirons fou/,., sauf/es cœurs Arises.' 4652.bout.Décarie.Montréal 514-484-8332 www.themrfixit.com DEPUIS I 9 S 3 UQÀM Prenez position UQÀM FVenez position LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 « * ET DIMANCHE 2 AVRIL 2 0 0 6 DOSSIER GANGS DE RUE «Les Haïtiens ne défient jamais leurs parents (ace à face.On les défie dehors, face è la société.» Charles Ali Nestor JACQUES N AD K AU LE DEVOIR Guerre et paix (avec soi-même) Charles Ali Nestor porte les cicatrices qu'il faut pour convaincre les jeunes de se tenir à l'écart des gangs BRIAN MYLES Charles Ali Nestor a réalisé à la dure que les gangs de rue n’étaient pas faits pour lui.Il a faU lu que les balles sifflent au-dessus de sa tète lors d’une fusillade au cours de laquelle il a été atteint à la jambe pour qu’il prenne conscience qu’il n'était pas immortel.Et qu’il allait y passer un jour pu l’autre.Membre actif des Family, puis des Crack Down Posse où il a côtoyé Gregory Wooley (le seul Noir dans l’entourage actuel des Hells Angels), à la fin des années 80, Nestor ne pouvait plus sortir de chez lui sans être armé jusqu’aux dents.Avant même de fêter ses 18 ans, il avait plus d’une agression au couteau sur la conscience.Il avait échoué pendant deux ans à Cité Rivières
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