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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-04-05, Collections de BAnQ.

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QUEBECOR PARCOMÈTRES Le temps de Stationnement Montréal est presque écoulé Page A 3 w w w 1 e d e v o i r .c o m Vers une lutte sur deux fronts en 2002 Page B 5 LE DEVOIR V O L .X C I I I X “ 7 3 ?L K V E N I) R E I) 1 5 A V R ! I 2 O O 2 8 7 O ?T A ,\ K S 1 $ Fusions municipales Un trou dans la loi bloque d’importants dossiers immobiliers FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR La loi sur les fusions municipales comporte une importante brèche, laquelle paralyse une partie de l'administration de la nouvelle ville de Montréal.En l’absence d’un organe responsable de la consultation publique, tous les projets nécessitant un changement au plan d’urbanisme sont en effet bloqués depuis le 1" janvier dernier.La Commission de développement urbain (CDU) est morte avec la naissance de la nouvelle ville.En lieu et place devait être créé l'Office de consultation publique de Montréal (OCPM).Mais voilà, on ne prévoit pas le mettre définitivement sur pied avant l’automne prochain.«Ry a un problème», a confirmé en entrevue au Devoir le responsable de l’urbanisme au comité exécutif, Robert Libman.«[L’exministre des Affaires municipales] Louise Harel n’a pas réalisé que cela créerait un vide important» Mis au courant de l’existence du problème par la Ville de Montréal, le gouvernement n’a pas eu le choix de se pencher sur la question.Selon M.libman, Québec entend colmater cette brèche législative en accordant plus de pouvoirs au conseil municipal.Selon lui, une décision devrait être prise sous peu afin de donner aux élus municipaux réunis en conseil les pouvoirs dévolus au futur OCPM par la loi.«On s’est entendus avec le gouvernement du Québec, qui devrait déposer prochainement un décret pour mettre en place un processus accéléré de traitement des dossiers qui sont actuellement dans les limbes, a précisé M.Libman.Le fait que l’Office de consultation, qui doit ratifier les demandes de changement au plan d’urbanisme, n’existe pas nous oblige à trouver un moyen d’étudier ces projets.C’est pourquoi le gouvernement devrait adopter un décret dans un avenir très rapproché pour permettre au conseil municipal, en l’absence de l’Office de consultation, de ratifier les projets.» Cependant, au cabinet du ministre des Affaires VOIR PAGE A 8: FUSIONS « Il y a un problème, dit Robert Libman.Louise Harel n’a pas réalisé que cela créerait un vide important » Sharon défie Bush REUTERS L’acteur jordanien Abou Rabeh a participé hier à Amman à une importante manifestation anti-israélienne.y.ify IlMp* WH1- ¦ Israël refuse de retirer ses troupes du territoire palestinien ¦ Washington annonce l’envoi de Powell dans la région AGENCE FRANCE-PRESSE, ASSOCIATED PRESS ET LIBÉRATION Washington et Jérusalem — h- premier ministre israélien Ariel Sharon a annoncé hier soir la poursuite des opérations de l'armée dans les villes palestiniennes, en dépit d’un appel du président américain George W.Bush à un retrait.En intervenant hier dans le conflit israélo-palestinien, le président Bush a également annoncé l’envoi du secrétaire d’Etat Colin Powell dans la région.Pendant ce temps, Israël a accentué ses opérations militaires en Cisjordanie et maintenu le siège de l’église de la Nativité à Bethléem.L’appel à un arrêt immédiat des offensives et au retrait des forces israéliennes contraste avec la compréhension manifestée par Washington envers les opérations entamées en fin de semaine dernière.«Pour établir les fondations d'une paix future, je demande à Israël d’arrêter ses incursions en territoires palestiniens et d'entamer le retrait des villes récemment occupées», a déclaré M.Bush.L' président américain s’est toutefois gardé de parler d’une éventuelle sanction au cas où Israël n'obéirait pas et a pris soin de rappeler que l'Etat hébreu avait «le droit de se défendre contre le terrorisme».Au risque d'irriter un peu plus M.Sharon, M.Bush a rappelé que les propositions de la commission Mitchell sur des mesures de confiance israélo-palestiniennes prévoyaient que «la colonisation israélienne dans les territoires occupés dent cesser».Après le discours du président, pn haut responsable américain a déclaré que les Etats-Unis atten-daient un retrait «le plus rapidement possible» «L’opération Rempart continuera.Négocier avant que la terreur ne soit contenue ne pourra qu 'entraîner sa poursuite», a cependant indiqué le premier ministre israélien, cité par la télévision privée Channel 2.le ministre des Affaires étrangères, Shimon Feres, a pour sa part accueilli favorablement les «efforts [du président américain] pour obtenir un cessezdefeu VOIR PAGE A 8: SHARON 60 tonnes de boues d’épuration sur la pelouse d’une usine de filtration LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La nouvelle municipalité élargie de Saint-Jean-sur-Richelieu vient de recevoir un «avis d’infraction» du ministère de l’Environnement et de l’Eau pour avoir procédé, sans permis ni autorisation, à un épandage de 60 tonnes de boues provenant de son usine d'épuration sur les terrains gazonnés de cet équipement intermunicipal, en décembre dernier.L’avis d'infraction a été signifié à la Ville le 20 mars mais l’épandage a été effectué le 6 décembre dernier par la firme paysagiste Normand Girard, d’Iberville, pour la somme de 1380 $.La facture a été rédigée pour un «épandage d’infraction » d’engrais sur les surfaces de l’usine en remplacement d'un traitement d’herbicides», selon une source digne de foi.Le directeur régional du ministère de l’Environnement pour la Montérégie, Pierre Boisvenu, a précisé hier au Devoir que ses services avaient été alertés le 1" mars dernier par un citoyen.Sur place, un inspecteur a constaté, malgré la neige, la présence des boues d'épuration de l’usine sur les terrains gazonnés qui la bordent La Ville aurait reconnu avoir procédé à cet épandage le 6 décembre.Rocket à vendre Québec a émis un « avis VOIR PAGE A 8: BOUES INDEX a a o o- oc Annonces.B 6 Avis publics.A 4 Bourse.B 4 Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Cinéma.B 8 Météo.B 2 Culture.B 7 Économie.B 5 C’est la vie.B1 Sports.B 6 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 Pendant qu’Ottawa étudie le dossier, la ministre de la Culture du Québec annoncera aujourd'hui ses «intentions» au sujet de la collection de souvenirs professionnels ayant appartenu à Maurice Richard.La mise aux enchères en ligne des objets a déclenché la colère des amateurs et des commentateurs cette semaine.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR On ne parlera pas d’émeute afin de conserver le sens de la mesure.N’empêche, il faut le dire comme ça vient un délirant ram-dam médiatico-émotif entoure la mise aux enchères de souvenirs professionnels ayant appartenu à feu Maurice Richard, hockeyeur surdoué, héros national, «idole de tout un peuple», décédé il y a deux ans.Collections Classic Collectibles (CGC), une entreprise de Saint-Constant sur la rive sud, a diffusé un communiqué le 25 mars pour annoncer l’encan en ligne de quelque 275 lots richardiens.Les journaux du week-end dernier ont fait mousser la nouvelle et commencé à s’interroger sur le silence et l’inaction des gouvernements.Les trihunes téléphoniques ont relayé le sentiment profond de l’ami auditeur, le «p’tit de la base», blessé dans son orgueil national.René Angélil, le mari-gérant de Céline, a évoqué l’affaire mercredi au Centre Bell, le nouveau Forum, où sa «kétaine Queen» (dixit The Gazette) enregistrait une émission télé.Le chroniqueur de Im Presse Réjean Tremblay a concentré la grogne hier en vilipendant la ministre Diane Lemieux.«Sait-elle que le hockey est un sport et que Maurice Richard a porté le Québec sur ses épaules avant l’arrivée de Jean Lesage et de René Lévesque?», a dit l’auteur de la triple série télé Ixince et compte avant de féliciter la ministre Sheila Copps pour s’être «réveillée avant» sa collègue de Québec, pourtant séparatiste.L'attachée de presse du ministère a VOIR PAGE A 8.ROCKET ALLIANCE CANADIENNE Harper ne veut pas des «nationalistes mous» du Québec ¦ À lire en page A 4 } Gordon Sheppard Andrée Yanaœpoqio Signé Hubert Aquin BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE Enquête sur le suicide de l'auteur de Prochain épisode 496 puais • t4,9f s l 778313000689 A 2 E DEVOIR.LE VENDREDI 5 AVRIL 2 0 0 2 LES ACTUALITES Contrats de performance La grille d’analyse du ministre inquiète les recteurs M A K I E - A N I) K Ê E C H O UI N A R D LE DEVOIR Les recteurs d’université misent essentiellement sur une lecture -souple et intelligente- des contrats de performance pour que l’on tolère les écarts entre les cibles promises et atteintes mais sont néanmoins très curieux de connaître la grille d’analyse promise par le ministre pour calculer les retenues d’argent des établissements fautifs.Voilà ce que quelques-uns d’entre eux ont souligné après avoir reçu une lettre du ministre de l’Education, Sylvain Simard, leur rappelant les principes guidant le respect des désormais célèbres contrats de performance.Dans une missive expédiée mercredi a l’ensemble des recteurs d'université, M.Simard rappelait qu’il analyserait avec «souplesse et intelligence» les comptes rendus des universités mais qu’il saurait les prévenir des «effets que les écarts observés par rapport aux engagements [pourraient] avoir sur la subvention conditionnelle».Cette allusion à une possible pénalité financière, qui sera calculée si besoin est à l’aide d’une grille d’anaîy-se actuellement élaborée au MEQ, ne fait pas sursauter les recteurs, qui sont toutefois curieux.«Je n 'ai jamais vu, dans ces contrats de performance, un mtil permettant l’application d’une mathématique bête et méchante servant à pénaliser les universités», a expliqué à ce sujet le recteur de l’Université de Sherbrooke, Bruno-Marie Béchard.«J’apprécie dans la souplesse annoncée parle, ministre qu’il posera un jugement intelligent qui lui permettra de nuancer les résultats atteints.» Son de cloche similaire à l’Université du Québec à Montréal (l IQAM), où le recteur Roch Denis décèle une «volonté manifeste de comprendre les efforts consentis par les universités pour atteindre les cibles.[.] Nous ne sommes pas ici en présence de bureaucrates avec lesquels on n ’a pas la possibilité de s’expliquer!» Quant à la grille d’analyse que le ministre évoque comme outil permettant de calculer les retenues d’argent sur la subvention promise, le président du réseau de l’Université du Québec, Pierre Lucier, concède que la nature du calcul «ne sera pas facile».«On verra», dit-il, rappelant que le contrat est un «instrument de dialogue, pas l’inspecteur qui passe».«Ça Umjmrs été ta grande nébuleuse, cette questim du calcul de la pénalité», rappelle toutefois le recteur de l’Université de Montréal, Robert Lacroix.«J'avoue franchement qu ’avant aujourd'hui, on ne savait pas comment le ministre allait en effet circonscrire les résidtats des universités.» M.I-acroix n’y voit toutefois pas de menace: «Pour moi.s’il n’y a pas de suivi des contrats de performance, mieux vaut ne pas avoir de contrats du tout!» Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres.«Je me réjouis qu’il n'y ait pas de formule qui serve à calculer bêtement la pénalité financière», rappelle M.Béchard.qui croit fermement à l’utilité de ces outils de reddition de comptes.«Je ne m attends pas à ce que le ministère comprenne que si les engagements sont réalisés à tel pourcentage, on réduise les sommes à la même hauteur.» «Le contrat de performance induit beaucoup plus qu’une question de pénalités», ajoute Pierre Lucier.«Je serais quand même très surpris qu’il y ait de vraies ponctions dans le budget des universités parce que ça se répercuterait sur les déficits, croit Robert Incroix.Il peut y avoir des ententes avec le ministère.» Procès du chef présumé des Hells Angels K N BREF Gare au saucisson (PC) — Cappola E(xxl Inc., de Toronto, retire les saucissons cacciatore Cappola et les salamis cacciatore Fiorentina sur lesquels figure le numéro d’établissement canadien 327: ils peuvent être contaminés p;ir la bactérie responsable de la salmonellose chez l’humain.In salmonellose est une maladie grave, pu tois mortelle, causée par la bactérie Salmonella.I es jeunes enfants, les personnes âgées et les gens dont le système immunitaire est affaibli sont particulièrement vulnérables.les consommateurs devraient rapporter le pro duit à leur magasin de détail local pour obtenir un remboursement complet, les consommateurs peuvent appeler Cappola Food Inc.au (416) 6334)389.La défense s’attaque à la crédibilité du témoin-vedette de la Couronne BRIAN MYLES LE DEVOIR Stéphane Gagné n’aimait pas son nouveau look de raton-laveur en prison — deux yeux pochés, gracieuseté de Jean Dicaire.D s’est vengé en attaquant ce membre des Rock Machine à grands coups de barre de fer et en le poignardant avec un couteau artisanal.C’est un miracle si la victime a survécu.Gagné a même poussé la sauvagerie jusqu’à obliger un autre détenu, témoin du crime, à -piquer» Dicaire avec le couteau.Le délateur voulait s’assurer qu’il ne serait pas dénoncé aux autorités carcérales.L’avocat de Maurice Boucher, Jacques Larochelle, s’est attaqué sans relâche à la crédibilité de Gagné hier en contre-interrogatoire, à un point tel que le témoin vedette de la Couronne s’est avoué «fatigué» et «écœuré» à la fin de la journée.En parcourant les hauts et les bas de la carrière criminelle de Gagné, M larochelle a dessiné les contours d’un personnage d’une impénitente délinquance.«Pour un œil au beurre noir, vous voulez vous venger par un meurtre?», a interrogé M' Larochelle.-C’est la guerre, c’est d’même qu’ça marche», a répliqué Gagné.Antisocial et narcissique de son propre aveu — «mais je travaille là-dessus» —, Stéphane Gagné faisait peu de cas de la vie humaine.Il s’est tout simplement «senti mal» lorsque les nouvelles ont confirmé le meurtre de Diane Lavigne, en juin 1997.«À l’époque, j'avpis une job à jaire, et je la faisais.Ça s’arrêtait là.• Agé de 27 ans au moment des meurtres, Gagné ne connaissait qu’un métier depuis l’âge de 13 ans: vendeur de drogue.D touchait grosso modo «entre 5000 et 6000 $» par semaine, en plus de son chèque de bien-être social, puisqu’il lui fallait bien des sources de revenus légitimes.Homme de mains des Rockers, il voulait à tout prix devenir membre des Hells Angels, sa «deuxième famille».Ce n’était pas tant pour le prestige ou la fierté de porter les couleurs de la bande, mais parce qu’il s’agissait du moyen le plus simple d’atteindre son but l’enrichissement facile.Le jury ne semblait pas impressionné par la fureur de Gagné.Il était plutôt amusé de découvrir un truand si fier de raconter ses pires coups.A l’ombre de Bordeaux, Gagné a inventé le «pen-marde», petite bouteille en plastique déformant qu’il remplissait de brunes substances putrides.Lorsque Gagné annonçait à un gardien de prison ou à un membre des Rock Machine «fes le prochain à avoir de la marde», il fallait prendre la menace au sens littéral.Sur la rue comme sous les verrous, Stéphane Gagné ne reculait devant personne.D essayé d'étrangler un associé, Christian Bellemare, pour une bonne raison: «c’t’un crossevr» qui achetait sa drogue dans l’autre camp en plus d’accumuler des dettes.Il a sauté «sur le premier inconnu» à Bordeaux pour se faire envoyer au trou, où un passeur de drogue l’attendait avec de la marchandise.D a déjà frappé une gardienne de prison qui tentait de lui extraire 17 grammes de hasch cachés au fond de sa bouche.Gagné entretenait d’ailleurs une hargne à l'égard des gardiens parce qu’ils l’envoyaient souvent dans l’aile des Rock Machine, lui, un sous^ro-duif des Hells.A force de questions, M' LarocheDe a brossé le portrait d'un menteur aguerri qui trompait tout le monde, y compris sa femme.Gagné a déjà fait croire qu’il était un déficient mental lors d'une évaluation psychologique en prison, pour mieux dissimuler ses intentions criminelles.Et pour retrouver sa liberté, il a déjà formule une vibrante confession à la Commission des libérations conditionnelles: «La violence du milieu des trafiquants m’effraie.» Menteur aguerri, mais imparfait M'Larochelle a soulevé des contradictions entre les déclarations de Gagné à la police, son témoignage au premier procès de Boucher, et son actuelle version des faits.Dans un autre dossier, la Cour suprême a refusé hier d’entendre l’appel de Boucher, qui avait contesté ses conditions de détention.Il est seul dans une aile déserte aménagée pour lui à la prison Tanguay, et il y restera au moins jusqu’à la fin de son procès.L’éducation pour tous \ 1 ijg pi ' * «fâiillL " ù ,;P JACQUES NADEAU LE DEVOIR TOUTE SA VIE durant, Paul Gérin-lMjoie s’est attaché à promouvoir la cause de l'éducation pour tous, d’abord au Québec, où il a été le premier titulaire du ministère de l’Éducation, puis sur la scène internationale à travers la Fondation Paul Gérin-Lajoie, qui célèbre cette année son 25' anniversaire.Pour marquer l’événement, la fondation a mis sur pied une campagne de sensibilisation sous le thème «Soif de paix, faim d’écoles» et dont Yvon Deschamps et Yves Duteil seront les ambassadeurs.Au cours d’un déjeuner-hommage tenu hier midi sous les auspices du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), M.Gérin-Lajoie a souligné que l’action de la fondation ne représente qu’une goutte d’eau dans la mer des besoins des pays en développement, déplorant par ailleurs l’absence de volonté à cet égard de la part de ceux qui ont le pouvoir d’assurer une répartition plus équitable des richesses entre les pays riches et les pays pauvres de ce monde.Un extrait de son allocution est publié aujourd’hui en page A 6.Québec pourrait donner un coup de pouce à Cart@gène PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Le gouvernement du Québec pourrait venir en aide au projet Cart@gène visant à constituer une banque anonyme d’ADN et à dresser une carte génétique du Québec.Il viendrait ainsi pallier le refus de Génome Canada de financer le projet Le conseil d’administration de Génome Canada s’est en effet conformé aux recommandations formulées par le comité d’experts internationaux auquel il avait confié l’évaluation et la sélection des projets de recherche qui sollicitaient un financement, a précisé au Devoir le vice-président exécutif de Génome Canada, Marc Lepage.Au ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie du Québec, on tenait pour acquis que Cart@gène était un projet de «qualité scientifique certaine».Mais puisque les comités d’experts internationaux consultés par Génome Canada ont très bonne réputation, «on sera donc très attentifs aux réserves qu’ils ont formulées dans leur évaluation scientifique du projet», a précisé Camille Limoges, sous-ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie.Une porte entrouverte M.Limoges a souligné que le ministère n’avait pas prévu de crédits particuliers pour financer le projet Cart@gène mais que la porte n’est néanmoins pas fermée.«Peut-être que le projet peut être amorcé par étapes.Et si certaines parties du projet ont été acceptées par le comité d’experts, on pourrait alors envisager, avec Génome Québec, des montages financiers pour les mettre en branle», a déclaré le sous-ministre.Mais avant d’élaborer un tel scénario, «on s’assurera que le projet est scientifiquement valable et que l’ensemble des questions éthiques et des règles liées à la confidentialité des renseignements personnels sont respectées», a-t-il prévenu.Même son de cloche de Paul L’Archevêque, président-directeur général de Génome Québec, qui s’engage à revoir avec l’équipe de Cart@gène les commentaires et les points scientifiques soulevés par les évaluateurs.«Suite à cette révision, nous déterminerons avec l’équipe [de Cart@gène] quelles seront les bonnes prochaines étapes», a-t-il lancé.Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d*exploitatton du requérant Pasqua le Martone Jr.BISTRO ST-MICHEL 9259, boul.Saint Michel Montréal (Québec) H1Z3G7 Dossier: 971 €53 295M177 Québec inc.BILLARD CITADELLE 213.boul.René Robert Sainte^ Thérèse (Québec) J7E 4L1 Dossier 979-955 Pub Richard Mc Carold inc.PUB RICHARD MC CAROLD 3725, rue Lacombe Montréal (Québec) H3T 1M3 Dossier 1716-950 Permis addi 9259, bout tienne! Saint-Michel 1 Restaurant Montréal pour vendre sur (Québec) terrasse H1Z3G7 (suite à une cession) 1 Bar sur ten as 213, bout se René Robert Sainte Thérèse (Québec) J7E 411 1 Bar 3725, rue 1 Bar sur tenas- Lacombe se Montréal (suite * une (Québec) cession) H3T1M3 1 Restaurant 1795, Pierre pour vendre sur Péladeau tenasse Laval (Québec) H7T 2Y5 9092 1651 Québec inc.RESTAURANT ELIXOR 1795, Pierre Péladeau Laval (Québec) H7T2Y5 Dossier: 1860-790 9102-5668 Québec 2 Restaurants 1795, rue PRESSE-CAFÉ 1795.rue Pierre-Péladeau Laval (Québec) H7T 2Z1 Dossier: 1893-015 pour vendre Prerre-Péladeau Laval (Québec) H7T 2Z1 Québec On prépare l’avenir loto-québec Tirage du 20024)44)3 649 03 08 2â 40 43 M Complémentaire: (L7) GAGNANTS LOTS 6/6 0 5/6+ 7 5/6 163 4/6 10 228 3/6 203 024 2 000 000,00 $ 74 493,40 $ 2 559,30$ 78,10$ 10,00$ Ventes totales 12 236 891 $ Prochain gros lot (approx ) 5 000 000$ KnBSBSBT Tirage du 20024)44)3 12 24 28 31 33 49 Complémentaire: (42) GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 19 500,00$ 4/6 1 195 50,00$ 3/6 20 046 5,00 $ Ventes totales 555 047,00 $ Egjtra Tirage du 20024)44)3 NUMÉROS LOTS 620259 20259 0259 259 59 9 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ L* (eu doit rootor un Jeu Les modalités d enca*ss«ement des Niets gagnants paraissent au verso des biMets En cas de disparité entre cette liste et la liste oWn-ieiie de L Q cette dernier» a pnonie Coût des médicaments Les libéraux rejettent les suggestions du professeur Lauzon PRESSE CANADIENNE Québec — L'opposition libérale n’est pas intéressée par la solution que propose le professeur Léo-Paul Lauzon pour réfréner la hausse du coût des médicaments, tandis que l'industrie pharmaceutique limite ses commentaires sur le sujet Le titulaire de la Chaire d'études socioéconomiques de l'UQAM et son collègue Marc Hasbani suggèrent au gouvernement, dans une recherche sur l'industrie pharmaceutique brevetée, de fixer un prix plancher pour les médicaments homologués.Selon eux, une telle mesure permettrait des économies de 300 millions par année, tout en assurant aux compagnies pharmaceutiques des profits raisonnables.Bien loin d’y voir une piste à explorer, la député libérale Julie Boulet s'est portée hier à la défense de l'industrie des médicaments.«[Les compagnies] ont des coûts considérables à supporter et c’est une industrie relativement risquée, dans le secteur de la technologie et de l'innovation», a-t-elle signalé.La critique liberale en matière d’assurance-médi-caments reproche à Léo-Paul lauzon de montrer injustement du doigt les compagnies pharmaceutiques comme seules responsables de l'explosion des coûts.«U n’y a pas qu une seule avenue, a analysé la députée de Laviolette.Ça ne sert à rien de blâmer seulement les compagnies pharmaceutiques.» Chez Merck Frosst, le porte-parole Vincent La-moureux a déclaré qu’«d première vue, il y a plusieurs affirmations inexactes ou exagérées.Entre autres, il est faux de dire que le prix des médicaments augmente, puisque le prix des medicaments n’a pas bougé depuis 1993 en raison d’une loi fédérale.Le prix reste stable, ce qui augmente, c’est la consommation».M.Lamoureux a également estimé que le ton gé- néral de l’étude de M.Lauzon n’est «certainement pas adéquat, en tout cas pas celui auquel on pourrait s attendre d’un document émanant d’une institution comme l’UQAM».Commission Romanow A Ottawa, le président de la Commission d'enquête sur 1 avenir de la santé, Roy Romanow, a demandé hier aux représentants de l’industrie pharmaceutique de commenter l’étude en question.«De toute évidence, si le coût des médicaments devient prohibitif et qu 'ils ne sont pas couverts par un programme provincial ou autre, cela affectera les soins de santé», a déclaré M.Romanow à Murray Elston, des compagnies de recherche pharmaceutique du Canada.«Cette escalade ne peut que se poursuivre.Que pouvons-nous faire?», a demandé M.Romanow.M.Elston a répondu que le nombre de médicaments a augmenté de façon considérable au cours des 25 dernières années, et que plusieurs thérapies ont été mises au point pour des maladies qui ne pouvaient pas auparavant être traitées.Jim Keon, de l’Association canadienne des fabricants de produits pharmaceutiques, qui représente les fabricants de médicaments génériques, a pour sa part déclaré que les coûts pourraient être réduits de plusieurs centaines de millions de dollars si les produits génériques pouvaient être mis en marché plus facilement.•L argent épargné grâce à une utilisation plus répandue des médicaments génériques pourrait être utilisé pour conserver ou améliorer d’autres aspects du système de santé canadien», a-t-il souligné.M.Elston estime pour sa part qu’il est essentiel d assurer une protection très stricte des brevets afin de permettre la recherche pharmaceutique.« LE DEVOIR.LE VENDREDI 5 AVRIL 2 0 0 2 A 3 LE DEVOIR ACTUALITES \M3 Christian R i o u x ?De la pub dans les nuages Dans une savoureuse nouvelle écrite à la fin du XK' siècle, Jules Verne avait imaginé à quoi pourrait ressembler le travail d’un journaliste américain un millénaire plus tard.La Journée d'un journaliste américain en 2890 lui avait été commandée par l’éditeur de la revue américaine The Forum, où elle fut publiée en anglais en février 1889.L’auteur de Vingt mille lieues sous les mers s’y livre à une de ces petites séances de délire contrôlé dont il a le secret Son héros, Francis Bennett, est le directeur du Earth Herald, publié à Universal City, nouvelle capitale des Etats-Unis.Le chanceux passe ses longues journées à parler dans un «phonotéléphote», une fabuleuse invention qui permet de transmettre la voix et l’image par-delà les océans.C’est à travers cet appareil, qui ressemble à nos ordinateurs, qu’ij apprend l’annexion de la Grande-Bretagne par les Etats-Unis et l’éclatement d’une révolution sur Mercure au profit des démocrates libéraux.Jules Verne avait aussi imagine l’omniprésence de la publicité.Il n’est pas très loin de la réalité lorsqu’il raconte l’ingénieux stratagème imaginé par les publicitaires du XXK siècle.Celui-ci consiste à projeter sur les nuages d’immenses affiches à l’aide de puissants réflecteurs afin qu’on puisse «les apercevoir d’une contrée tout entière».La métaphore est belle.Même si les nuages constituent peut-être l’un des derniers refuges où la pub n’a pas encore imposé sa loi.?A propos de publicité, vous savez certainement que les Français en sont les champions toutes catégories.L’animateur-vedette Thierry Ardisson nous en a récemment donné un exemple éloquent.Le provocant intervieweur a en effet d’autres moyens pour faire parler de lui que de ridiculiser l’accent québécois.Il sait aussi vendre des livres.Nous en avons récemment eu une démonstration sublime aux frais du contribuable.Car la chose se passe évidemment à son émission Tout le monde en parle, sur la chaîne publique France 2 (rediffusée sur TV5).Le personnage se contente généralement d’y «plo-guer» avec humour la soupe (pas toujours fraîche) de vedettes de la chanson ou de comédiens à la mode.Cette fois, il s’agissait d’un livre.Et pas n’importe lequel, puisque L'Effroyable Imposture est un véritable tissu de mensonges destiné à faire croire qu’aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone le 11 septembre.L’affaire est évidemment cousue de fil blanc, comme l’ont longuement démontré plusieurs journaux français, belges, canadiens et américains.Mais pas pour Ardisson, qui invite son auteur, Thierry Meys-san, à son émission diffusée le samedi soir à une heure de grande écoute.Pendant 30 minutes, l’imposteur Meyssan expliquera le plus librement du monde que les événements du 11 septembre ne sont en réalité qu’une sombre machination de la CIA Un vrai scénario à la X Files.Habituellement si prompt à embarrasser ses invités (en leur demandant de relater quelques détails croustillants de leur vie sexuelle), Ardisson se métamorphose soudain en chien couchant.L’animateur feint l’étonnement et fait de grands yeux ronds en s’exclamant: «Pas possible!» Docile, il conclut: «Une des choses dont on est sûr aujourd’hui, c’est qu’il n’y a pas eu d’avion.» Ce qu’on ne sait pas, c’est que la veille, l’éditeur (Carnot) avait soigneusement approvisionné les librairies.Certaines ont reçu le livre sans avoir aucun renseignement sur le contenu.Bref, sur simple promesse d’un coup médiatique.Le résultat ne s’est pas fait pas attendre.Le lendemain, le premier tirage de 20 000 exemplaires a disparu en deux heures.L’imposteur a vendu 100 000 exemplaire en moins d’une semaine et s’est hissé à la deuxième place du palmarès des meilleures ventes.Pas mal pour l'édition frelatée d’un mauvais polar publié par le responsable d’une secte appelée le Réseau Voltaire.Même que l’animateur a remis ça la semaine suivante en tentant de faire avaliser sa paranoïa par le journaliste Michel Peyrard, de Paris-Match.Le hic, c’est que Peyrard a beau avoir lui aussi un livre à vendre, il reste journaliste.De toute façon, l’animateur s’en lave les mains: «Nous, on donne la parole, je ne suis pas juge d’instruction, je ne suis pas journaliste d’investigation.Après, c’est aux autres d’enquêter.» En d'autres mots: «Débrouillez-vous pour trouver la vérité.Moi, je parie de cul et je fais des plaisanteries!- ?L’émission de Thierry Ardisson ne serait qu’un moindre mal si elle n’érigeait pas en principe la confùsion des genres.Journaliste pour la caméra de gauche, le temps d’une entrevue bidon destinée à vendre du papier, Ardisson peut aussitôt se retourner vers la caméra de droite en remettant son chapeau de clown.«Au fait, vous faite l’amour par-devant ou par-derrière?» Rien de plus pratique.Il peut ainsi passer pour le plus songé des animateurs devant le public des émissions de variétés et pour le plus déluré des journalistes devant ceux qui n’étaient là que pour rire un coup.On voudrait tous avoir le talent d’en faire autant Car Thierry Ardisson n’est pas que le plaisantin de l’heure à la télé française, le pitre à la mode des ondes hertziennes.On vient de le découvrir, l’homme est aussi un fabuleux instrument de désinformation.Tout cela sur une chaîne publique.Un jour, un premier ministre aura l’idée de privatiser cette même télé publique.L’argument sera simple: pourquoi payer pour ce que la télé privée fait déjà si bien?L’ennui, c’est que ce jour-là, on ne saura vraiment pas quoi lui répondre.Il suffira de regarder les nuages.crioux@ledevoir.com Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris.Le temps de Stationnement Montréal est presque écoulé L’administration Tremblay songe à remettre la main sur les parcomètres APRES AVOIf TOURNEZ LA POÏC b STAT10NN r AWXMÉU**» STATIONNEMENT MONTRÉAL r cnmur faire les changements nécessaires.Cela est dû au fait que le virage à droite aux feux rouges aurait pu être permis à seulement 55 % des 2250 intersections de l’ile.Aux 45 % restants, des pictogrammes auraient informé les automobilistes qu’ils ne pouvaient tourner qu'au feu vert.Au bas mot, l’opération aurait coûté plus de 2,5 millions de dollars.Québec consacrera 93 millions à la revitalisation des villes PRESSE CANADIENNE Montréal — Québec investira 93 millions dans un programme de revitalisation des villes et villages, en collaboration avec les municipalités, le secteur privé et le milieu communautaire.Ije programme devrait permettre de générer des investissements totaux de 186 millions, dont Québec défraiera la moitié.L’autre moitié devra provenir des partenaires.Une vaste gamme de projets pourra être acceptée en vertu de ce programme: aménagement de parcs, amélioration d’équipements municipaux, redéfinition de segments de quartiers industriels en déclin, assainissement de l’environnement rénovation d’immeubles abritant des groupes communautaires, modernisation d’équipements sportifs, culturels ou de loisirs et autres.Ce programme fait partie des initiatives qui avaient été lancées par le gouvernement du Québec pour relancer l’économie et l’emploi, quand un ralentissement se faisait sentir, l’automne et l’hiver derniers, a précisé le ministre des Affaires municipales et de la Métropole, André Boisclair, en conférence de presse hier à Montréal.De la somme de 93 millions, 75 millions seront réservés au renouveau urbain dans les municipalités et 18 millions au renouveau dans les villages de 2000 habitants et moins.Un système de pointage a été institué afin d’accorder des priorités aux quartiers d’une ville qui ont le plus besoin de revitalisation.Chercher un logis devient encore plus frustrant Voir imposera des frais pour Vaccès privilégié à sa liste de logements à louer VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Finie, la consultation à l’avance et gratuite sur Internet des petites annonces de Voir Montréal pour trouver un logement Depuis le 26 mars, l'hebdomadaire a décidé que ce service devra se monnayer, au grand dam des organismes qui protègent les locataires.Les petites annonces de Voir sont considérées par plusieurs Montréalais comme la bible de la chasse aux logements.Seule la rubrique de location d’immobilier des petites annonces sera payante.Le nouveau service coûte 9,95 $ plus taxes pour un accès de sept jour et 24,95 $ plus taxes pour un accès de 28 jours.Dès 17h le mercredi, «nous mettrons en ligne la liste des logements a louer qui paraîtront le lendemain matin dans le journal Voir, vous donnant ainsi une longueur d'avance sur les lecteurs de la version papier», peut-on lire sur le site Internet de l'entreprise.Et ce n'est pas tout du lundi au vendredi à 17h, la publication ajoutera une liste de logements a louer uniquement sur le site Internet «Ces annonces ne paraîtront pas dans le journal Voir du jeudi», explique-t-on.•Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les gens qui cherchent un logement», souligne Lucie Poirier, du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).«Ça leur complique drôlement la tâche puis-qu’on sait que ce journal est très utilisé par les propriétaires et par les futurs locataires.[.] À l'heure actuelle, ça ne prend pas une semaine pour trouver un logement, ajoute Mme Poirier.On parle de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois, ce qui va finir par coûter cher et restreindre l'accès aux ménages à faible revenu qui ont Internet ou qui vont dans des cafés Internet.On se demande quel est le but de l’exercice et pmirquoi cm agit de la sorte alors qu'on est en pleine pénurie de logements.» Au magazine Voir, le coordonnateur au marketing et à la promotion, Sylvain Desfossés, a refusé de répondre aux questions du Devoir. A 4 L K DEVOIR.LF.VENDREDI 5 AVRIL 2 0 0 2 LES ACTUALITES EN BREF Compter ou ne pas compter?Telle est la question ! (Le Devoir) — Les abstentions doivent-elles ou non être calculées comme un vote exprimé?Le débat se poursuit à ITJniversjté lüval autour de l’issue des élections de mercredi.A la demande de Pierre Moreau, candidat défait par une voix, le président d’élection recevra lundi des trois aspirants recteurs leur interprétation légale de ce que devraient être les suffrages exprimés, prémisse qui détermine ensuite le nombre de voix requises pour définir la majorité.Demandé par Pierre Moreau, doyen de la faculté des sciences et génie, un recornptage des voix a été effectué hier suivant le même modus opemndi que la veille, et le résultat fiit le r.'-ême.M.Moreau croit que les abstentions ne doivent pas être calculées dans le suffrage exprimé, ce qui modifierait effectivement le calcul.rs d’un autre sondage effectué sur notre site (www.jar-dinage.net), à l’énoncé: «À la suite de la décision de la Cour suprême du Canada autorisant les villes à légiférer sur l’utilisation des pesticides, j’ai décidé d’entretenir ma pelouse de manière écologique», 81,65 % ont répondu oui; 18,35 % ont dit non.Nous sommes plusieurs horticulteurs (de plus en plus nombreux) à ne pas entériner les positions de l’ASHOQ.En fait, cette association d’entrepreneurs n’est en rien représentative de la pensée des «horticulteurs».D’autre part, et contrairement à ce que l’ASHOQ prétend, la gestion environnementale pour les jardins résidentiels peut être mise en place très rapidement.La diversité de tels milieux permet une application rapide et les expériences menées au cours des 20 dernières années un peu partout dans le monde peuvent être facilement transférées (plusieurs jardiniers l’ont déjà fait avec succès).Fin y associant, temporairement pendant la période de transition, la lutte intégrée, la réduction des pesticides peut être rapide et significative.1^ rapport Cousineau ne me déçoit que sur une question, soit parce qu’il n’a pas recommandé de limiter un tant soit peu l’accès aux pesticides de classe 5.Je suis de ceux qui pensent que même ces produits devraient être vendus «sur prescription» (comme c’est le cas en Europe).Mais comme il n’y a que cela qui me dérange, je me réjouis de tout le reste.Ecrivez-nous ! l£ Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page Ips commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution a 8(XX) caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous prendrons contact avec son auteur.Nous vous encourageons a utiliser le courriel (redactioni6ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.MOHAMMAD REZA-DJALLI Professeur à l’Institut d’études du développement à Genève et auteur, avec Thierry Kellner, de Géopolitique de la nouvelle Asie centrale.i===j| ans le domaine du trafic de la drogue, la D chute des talibans a entraîné des répercussions négatives à court terme.Il faut se souvenir que ce trafic était devenu, ces dernières années, un véritable fléau en i1—¦ Asie centrale mais aussi dans les autres pays frontaliers de l’Afghanistan, qu’il s’agisse de l’Iran, du Pakistan ou de la Chine.Pendant la durée du conflit comme dans le cas du Vietnam, les États-Unis choisirent d’ignorer la collusion croissante entre les moudjahidines, les trafiquants de drogue pakistanais et l'armée.Après le départ des Soviétiques, la production afghane s’est accrue pour atteindre un record en 1999, avec 4581 tonnes, l’Afghanistan étant ainsi devenu le plus grand producteur d’opiacés de la planète, devant la Birmanie.Cependant afin d’améliorer leur image auprès des États-Unis, les talibans ont interdit, en juillet 2000, la culture du pavot dans les territoires sous leur contrôle et selon le Programme des Nations unies pour le contrôle international des drogues, ils ont réussi a éliminer 96 % de la production d’opium.Avec la chute de régime de Kaboul, la situation a changé.La majeure partie de la production d'opium récente a été récoltée dans les zones contrôlées par l’Alliance du Nord.Le gouvernement d'Hamid Karzai va devoir négocier avec les L’ÉQUIPE DU DEVOIR Iv\ RÉDACTION Journalistes à F information générale et métropolitaine Gérald Dallaire {adjoint an directeur de l'information), Valérie Dufour {général), François Cardinal (actualité municipale), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports), Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion.Lou»Oilles Francœur (environnement), Benoît Munger (responsable du site Internet).Dominique Reny.Josee Boileau.Éric Desrosiers.Pauline Gravel (scientifique).Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Paré (santé).Michel Garneau (caricaturiste) , Diane Précourt (pages éditoriales, resptmsahle des pages 'hématiques): Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : h l’information culturelle Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche (arh visuels)-, a l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l information).Claude Lévesque.Claude Turcotte.René Lewandowski; à l’information internationale Jean-Pierre I^gault.Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); h l'information politique Hélène Buzzetti.Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque .Marie-Hélène Alarie {secrétaire d la rédaction) ; Louise Maude Rioux Soucy (commis) La documentation Gilles Paré (directeur) ; Manon Derome, Serge Laplante (Çaéfter).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy.Gyslaine Côté.Marlène Côté, Martin Fournier.Véronique Géraud.Anouk Hurbutt, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau.Claire Paquet.Micheline Ruelland.(publicitaires), laurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette.Sylvie Importe.Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (respcmsable de la production).Claudine Bédard.Michel Bernatchez, Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle Canlara.Richard Des Cormiers.Donald Filion, Olivier Zuida INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBlTION ET TIRAGE.linda Thériauh (responsable service d la clientèle, distribution et tirage), Hélène Gervais, Marie-Éve Santerre, (ccM/rdonatricr d la promotion et à la sollicitation), Monique L’Heureux.Use Lachapelle.Rachelle Leclerc L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des sennees comptables), Céline Furoy.Olivier I ^chambre (contrôleur).Ghislaine lafleur.Claudette Béliveau (adjointe-administrative).Danielle laper here.Caroline Perrier, Danielle Ross \A FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert t vice-président exécutif et directeur général) LE DEVOIR.LE VENDREDI 5 AVRIL 2 0 0 2 A 8 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS FUSIONS SHARON ROCKET «Il faudrait absolument qu’il y ait un comité de surveillance qui valide les mesures que le conseil municipal va entreprendre» SUITE DE LA PAGE 1 municipales et de la Métropole, André Boisclair, le son de cloche est différent.«La Ville a fait une suggestion pour qu’un processus transitoire soit mis en place.I^e ministère va étudier la question et faire ses recommandations au ministre afin qu’il dépose des amendements législatifs», a tout simplement indiqué l’attaché de presse Jean-Louis Laplante.«Mous modifierons donc la Charte de Montréal, et ce, rétroactivement au 1” janvier et jusqu’au 1" septembre.» Depuis la fusion et en vertu de la loi, tous les projets d’importance qui dérogent au plan d’urbanisme doivent être jugés par l’OCPM, alors que les conseils d’arrondissement ont la responsabilité d’accepter ou de rejeter les projets de moindre envergure.Ainsi, plusieurs projets sont actuellement en suspens.Et non les moindres.Parmi ceux-ci, on compte notamment l’agrandissement du siège social de la Société des alcools du Québec (SAQ), dans,l’arrondissement Ville-Marie, la construction de l’École nationale du cirque, dans l’arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Éxtension, et l'agrandissement du Centre d’affaires de la compagnie Bombardier, dans l’arrondissement Saint-laurenL Selon M.Libman, ce sont les élus de la nouvelle ville qui étudieront ces projets.«Avec le processus accéléré qui sera bientôt mis en place par décret, a indiqué M.I Aman, le conseil municipal va se transformer en plénière pour jouer le rôle de l’Office de consultation publique en tenant une consultation là-dessus.» Certains projets de moindre ampleur qui nécessitent tout de même un changement au plan d’urbanisme (densité ou affectations du sol) seront traités par les arrondissements.Mais le nouveau processus accéléré auquel fait référence M.Libman fait craindre à certains, comme l'organisme Héritage Montréal, que les projets ne recevront pas toute l’attention nécessaire.«Sur la base de quelle expertise les élus pourront-ils mener une telle consultation?», se demande le directeur des programmes, Dinu Bumbaru.«Peut-être que certains ont une expérience en la matière, mais ce n’est certainement pas le cas de tout le monde.De plus, les conseillers ont autre chose à faire que de s'occuper de dossiers particuliers.S'ils s'en occupent, il y a donc le risque qu 'ils le fassent avec empressement, alors que ce sont des dossiers qui peuvent avoir une foule d’impacts.» M.Bumbaru suggère par exemple que le Bureau d'audiences publiques sur l’environnement (BAPE) supervise les consultations afin de garantir la qualité du processus.«Parce que ce sont des projets importants, il faudrait absolument qu’il y ait un comité de surveillance qui valide les mesures que le conseil municipal va entreprendre», a-t-il dit En parallèle, la Ville entreprendra bientôt les démarches visant à rendre l’OCPM fonctionnel.Ainsi, aux deux tiers des voix de ses membres, le conseil municipal devra désigner le président de l’ÔCPM d’ici le 1" juin.La personne qui occupera ce poste devra obligatoirement avoir une compétence particulière en matière de consultations publiques.Le mandat sera d’une durée maximale de quatre ans.Contrairement à la CDU, aucun élu ne siégera à l’OCPM.Les employés de la Ville n'y auront pas accès eux non plus.Pour l’assister, le président devra s'adjoindre au besoin — et pour la période qu’il déterminera — un ou plusieurs commissaires choisis à même une liste établie par le conseil municipal sur recommandation du comité exécutif.Il aidera d’abord le conseil municipal à édicter les règles qui régiront l’organisme.LE DEVOIR Los bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, P étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction ©ledevoir .corn L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Ix* Devoir Inc.dont le siètre social est situé au 2050.rue IV Bleury.f étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint Jacques Ouest, Montréal L'agence Presse Canadienne est autorisé»* à employer et k diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.IVpAt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté hier à Vunanimité une résolution exigeant d’Israël qu’il quitte sans délai les territoires palestiniens SUITE DE LA PAGE 1 afin de permettre la reprise du processus de paix, ce qui est l’intérêt fondamental d’Israël», a indiqué sa porte-parole.Le ministre de la Défense, Binyamin Ben Eliezer, a affirmé dans un communiqué qu’Is-raël participerait aux efforts américains pour «parvenir à un cessez-le-feu et à l’arrêt du terrorisme».Il a salué les critiques de M.Bush contre les Palestiniens et indiqué qu’Israël poursuivrait ses opérations contre les activistes palestiniens.Le président américain a en effet eu des mots très durs pour M.Arafat, auquel il a reproché de «ne pas s’être opposé aux terroristes» et d’avoir «trahi» les espoirs des Palestiniens.Malgré son intransigeance, Ariel Sharon a autorisé l'émissaire américain Anthony Zinni à rencontrer Yasser Arafat à Ramallah, en Cisjordanie, où il est assiégé et isolé depuis le 29 mars.De source palestinienne, cette rencontre devrait intervenir ce midi.Plus tôt une délégation européenne de haut niveau s'était fait refuser de rencontrer M.Arafat et avait quitté Israël apres avoir eu des entretiens avec deux ministres israéliens.En fin de journée, le chef d’état-major de l’armée, le général Shaul Mofaz, a demandé {’«expulsion» de M.Arafat, affirmant que l’Autorité palestinienne, présidée par M.Arafat, «encourage, finance et entraîne les terroristes».Mais sa prise de position a été critiquée pqr le ministre de la Défense.Les États-Unis ont d’ailleurs fait part de leur intention de continuer à travailler avec M.Arafat mais aussi de développer leurs contacts avec d’autres dirigeants palestiniens.Les propos négatifs du président Bush sur M.Arafat ont soulevé la colère des Palestiniens, un ministre, Hassan Asfour, les qualifiant de «permis pour [le] tuer» et le négociateur en chef Saëb Era-kat rappelant que M.Arafat était le «président élu» par tous les Palestiniens.Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté hier à Tunanimité une résolution dans laquelle il se déclare «profondément inquiet de la nouvelle dégradation de la situation» au Proche-Orient.La résolution n° 1403 «exige la mise en œuvre sans délai de la résolution n‘ 1402», qui demande notamment un cessez-le-feu immédiat et le retrait des forces israéliennes des villes de Cisjordanie, dont Ramallah.A Bethléem, réoccupée par l’armée israélienne Chrétien «S’en prendre à une ISABELLE DUCAS PRESSE CANADIENNE Alger — Le premier ministre Jean Chrétien a critiqué l’attaque menée par Israël contre l’église de la Nativité, à Bethléem, alors qu'il visitait l’Algérie hier.«S'en prendre à une église, ce n'est pas acceptable», a affirmé le premier ministre lors d’un point de presse à Alger, où il venait de visiter un organisme qui vient en aide aux enfants traumatisés par les attentats terroristes commis en Algérie.M.Chrétien critiquait les actions d’Israël pour la deuxième journée consécutive.Mercredi, à Rabat, au Maroc, il avait demandé aux troupes israéliennes de se retirer des territoires palestiniens, comme le demande une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.H reconnaissait cependant que le retrait d'Israël ne signifierait pas nécessairement la fin des attentats suicide commis par des commandos palestiniens.SUITE DE LA PAGE I d’où l’envoi immédiat de l'avis d’infraction.Cet avis précise que Saint-Jean a enfreint la loi sous deux rapports: d'abord en ayant effectué un épandage de boues d’épuration sans certificat d’autorisation, ensuite pour avoir «toléré la présence de matières résiduelles sur un terrain», ce qui équivaut, au sens du Règlement sur les déchets solides, à tolérer des déchets sur un site illégal.La direction régionale du ministère a ordonné à Saint-Jean de V«informer des mesures que vous entendez prendre, et ce, d’ici au 22 avril 2002».Selon Pierre Faquin, adjoint au directeur régional du ministère, Saint-Jean détenait un certificat d'épandage, mais celui-ci se limitait aux terres agricoles voisines.Ce certificat a expiré fin 2000.Invité à préciser hier où étaient passées les boues d'épuration de l’usine l’année suivante, soit en 2001, et s’il y avait eu, au cours de cette période, des épandages sur des terres agricoles, le directeur général de l’usine d'épuration, André Lebœuf.a répondu avec une transparence exemplaire: «Je ne vois pas l’intérêt pour Le Devoir de s’intéresser à un dossier d’ici.» M.Lebœuf a précisé qu’il allait plutôt demander au maire s’il était opportun de répondre à ces questions.Ét il n’a pas rappelé par la suite.D a néanmoins été pennis d'apprendre à la lecture du Canada-Français, ITiebdo régional, que l’usine de Saint-Jean produit 65 000 tonnes de boues par année, dont 60 % sont valorisées par compostage.Le reste aurait été expédié dans un site d’enfouissement sanitaire.Mais ITieb-do ne précise pas sur quelle année portent ces chiffres.De son côté, Berre Faquin a précisé que le ministère allait exiger non seulement un plan pour résoudre le problème des boues épandues mais aussi la gestion de ses boues depuis l’expiration du certificat qui autorisait l’épandage en milieu agricole jusqu’en 2000.dans la nuit de mardi à mercredi et où un civil palestinien a été tué hier, une grande confusion a régné toute la journée autour de l’église de la Nativité, bâtie à l’endroit où, selon la tradition chrétienne, est né l’enfant Jésus.Plusieurs Palestiniens parmi les 200 à 400 personnes retranchées dans l’église ont affirmé que l’armée israélienne avait fait sauter un portail de métal situé à l’arrière du complexe abritant l’église, mais les autorités israéliennes ont catégoriquement démenti cette version des faits.L’armée israélienne a affirmé pour sa part que des Palestiniens avaient pris en otage des chrétiens dans l’église et que des négociations étaient en cours.Hier, quatre explosions ont été entendues à minuit autour de l’église, sans qu’il soit possible dans l’im-médiat d’en connaître l’origine.A Naplouse, la plus grande ville du nord de la Cisjordanie, quatre Palestiniens ont été tués hier par l’armée israélienne, qui avait réoccupé la ville mercredi soir et y a décrété hier un couvre-feu.Des huit principales villes autonomes de Cisjordanie, Naplouse est la sixième réoccupée depuis le lancement de l’offensive israélienne, seules Hébron et Jéricho échappant encore à ce sort Des chars israéliens étaient en mouvement hier soir autour de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, sans y pénétrer, selon des responsables de la sécurité palestinienne.Trois soldats israéliens ont en outre été tués hier, deux à Djénine, où huit ont également été blessés, et un officier des garde-frontières à Hébron.Ces décès portent à 1709 morts, dont 1260 Palestiniens et 416 Israéliens, le nombre de morts depuis le début de l’intifada, fin septembre 2000.Ce bilan ne tient pas compte de tous les Palestiniens vraisemblablement tués au cours des combats des derniers jours, les zones où ceux-ci se déroulent étant fermées à la presse.«Maintenant, on attend dans le bruit incessant des rafales de mitrailleuses et des obus.Une femme et son fils ont été tués par un franc-tireur dans la vieille ville.Un garçon de 13 ans qui regardait par la fenêtre a aussi été tué.Je fais attention de ne pas rester longtemps quand je jette un œil dans la rue, de peur d'être pris pour un franc-tireur.Il n'est pas question de fermer les volets, ce serait interprété comme suspect», a dit un professeur de français habitant à Naplouse, interrogé au téléphone par le quotidien Libération.Ce sont ces attaques contre des civils israéliens qui entraînent une réaction de la part de l’État hébreu, a-t-il souligné.Le premier ministre, qui rencontre plusieurs dirigeants de pays musulmans ces jours-ci dans le cadre de sa tournée africaine, continue de demander aux deux parties de retourner à la table de négociations pour mettre fin au conflit qui s’envenime de jour en jour.Mais il a rejeté toute intervention de la part du Canada.«J’aimerais que ça soit réglé tout de suite, mais je ne peux pas faire plus que ce que nous faisons à ce moment-ci», a-t-il affirmé.Jean Chrétien se trouve en Afrique pour une visite de 11 jours qui doit lui permettre de mettre au point un plan d’action pour redéfinir le partenariat entre les pays industrialisés et le continent africain, en prévision du sommet G8 qui se tiendra en juin prochain en Alberta.Il se rçnd également au Nigeria, en Afrique du Sud, en Éthiopie et au Sénégal.BOUES Les porte-parole du ministère ont cependant reconnu n’avoir pas demandé ni procédé eux-mêmes au moindre prélèvement des eaux de ruissellement autour du terrain gazonné de l’usine entre le 1er mars, date à laquelle ils ont été avisés de l’épandage, et maintenant.C’est depuis cette date que l’essentiel de la neige au sol a fondu dans cette région et qu’une bonne partie des eaux a ruisselé sur le sol gelé en direction des fossés voisins.Les teste visant à vérifier la présence de bactéries dans l’eau sont parmi les moins chers à réaliser et il s’en fait tous les jours dans une usine d’épuration comme celle implantée au milieu du terrain en cause.Pierre Faquin précise que le ministère pourrait exiger cette vérification au cours des prochains jours si la Santé publique devait en voir la pertinence.Hier, a précisé Pierre Faquin, les fonctionnaires de l’Environnement ont discuté de l’épandage de Saint-Jean avec la direction de la Santé publique, à laquelle ils vont transmettre d’ici la semaine prochaine les données à leur disposition.Et les médecins diront alors s’il faut intervenir d’urgence pour limiter la contamination liée au dégel et au ruissellement.Le ministère de l’Environnement est doté d’un service d’intervention.Urgences Environnement, qui entre immédiatement en action lorsque des risques de contamination chimique ou autre se posent, sans attendre habituellement les avis des services de la Santé.Aux Affaires municipales, le ministère qui était propriétaire officiel de l’usine jusqu’à la fin décembre, François Paillette, directeur du suivi du Programme d’infrastructures, a de son côté précisé qu’aucun plan d’urgence type n’est fourni aux exploitants d’usine pour indiquer la marche à suivre en cas de fuites d’équipements d’épuration ou de manœuvres menant à une contamination potentielle du milieu.«Ce qu'on dit aux exploitants, c’est d’aviser les services d’Urgences Environnement du début et de la SUITE DE LA PAGE 1 passé la semaine à répondre à des questions, autre preuve de l’importance accordée à cette histoire de gouret.Les héritiers Richard ont discuté avec des fonctionnaires.Éinalement, la ministre annoncera ses intentions dans ce dossier national ce matin à llh.Elle pourrait par exemple classer les objets les plus intéressante du point de vue patrimonial.A Ottawa, le cabinet poursuit l’étude des «options possibles».La collection appartient à la succession de Maurice Richard, en fait à Maurice Richard fils et à ses six frères et sœurs.Le communiqué promotionnel annonce que les héritiers du héros «auraient préféré que ces objets demeurent au Québec» mais que «malheureusement, aucune organisation [ni aucun) organisme capable de financer une telle collection n’a manifesté l’intérêt d’en faire l’acquisition».«Nous souhaitons que le gouvernement ou un musée participe aux enchères pour acheter les lots les plus intéressants», dit Claude Juneau, vice-président de Collections Classic.Le site Web de Saint-Constant (www.classicauc-tions.net) organise la vente en ligne.La collection compte 275 lots ayant appartenu au Rocket, notamment le trophée Hart remis au joueur exceptionnel pour la saison 1946-47, le chandail qu’il portait en 1949 pour le match des étoiles et sa bague de la coupe Stanley de 1959.La bague et le chandail sont évalués à 8000 $ chacun, et le trophée, à 4750 $.Pour le reste, surtout des rondelles pur caoutchouc, des bâtons et diverses pièces d’équipement de jeu, franchement, il ne semble pas y avoir de quoi fermer les frontières, par exemple si le Temple de la renommée du hockey de Toronto s’intéressait aux précieux artéfacte.Après tout ce musée collectionne des objets provenant de toute l’Amérique du Nord.Le Musée McCord, quant à lui, va recevoir mercredi prochain un chandail du Rocket datant des années 50.«Nous sommes intéressés par l’histoire sociale du sport et pas seulement du sport professionnel», explique Victoria Dickenson, directrice générale de l’établissement montréalais.Ses collections comptent plusieurs objets sportifs (une très vieille rondelle, d’autres chandails, des photos.).Mme Dickenson explique ne pas avoir examiné en détail la série du héros hockeyeur et que, de toute manière, son musée n’a pas de budget d’acquisition.Elle ajoute qu’elle pourrait davantage se montrer intéressée par la constitution d’un fonds d’archives Maurice Richard, avec ses lettres et divers documents.Fait à souligner, selon M.Juneau, de chez CCC, certains des objets mis en vente étaient en montre jusqu'à tout récemment dans les quelques vitrines du «Musée Maurice-Richard», à l’aréna du même nom, à Montréal, qui aurait ainsi été saigné de ses petite trésors.Pour l’instant, la vente patine un peu sur la bottine.Mais l’encanteur pense que le rythme devrait s'accélérer au cours des prochaines heures avec la réception des courriels promotionnels par les habitués.«Avant de prendre position ou d’intervenir, il faut évaluer la valeur patrimoniale de la collection», explique Julie Gagnon, directrice de la diffusion du Musée de la civilisation (MC), à Québec.L’établissement a organisé une expo sur le thème Fou du hockey il y a deux ans.Ses collections comptent déjà trois objets, dont un masque, ayant appartenu au gardien de but Jacques Plante.Un conservateur passe la manne de Richard au peigne fin et des décisions seront prises «en temps et lieu».Mais Mme Gagnon souligne que le MC ne dispose que d'environ 30 000 $ par année pour ses acquisitions et préfère de loin recevoir des dons.Le professeur de muséologie Raymond Montpe-tit, de l’UQAM, ne connaît pas les lots mis en vente.Il ne voit théoriquement aucun problème à mu-séifier certains objets du Rocket.«Le sport fait partie de la culture, note-t-il, les objets sportifs sont des morceaux de patrimoine.» Du même souffle, il se demande pourquoi les amateurs riches et passionnés comme René Angélil ou Réjean Tremblay n’acquièrent pas les objets pour ensuite les offrir à la collectivité.«Au Québec, on a souvent le réflexe de créer des musées sans collection.On peut inverser cet ordre.Des gens fortunés pourraient donc acheter des objets, constituer une belle et riche collection, puis ouvrir un musée.» durée des problèmes, s’il y en a.Ils ont, eux, tous les outils pour décider comment intervenir.» Pour le directeur régional de l’Environnement la nécessité d’une intervention en vue de circonscrire une fuite de bactéries et de virus vers le Richelieu voisin n’est qu’une «hypothèse» de journaliste: «Les constatations qu'on a fuites nous incitent à croire que le risque est limité», affirme-t-il.Certes, reconnaît M.Boisvenu, le ministère interdit les épandages en milieu agricole après le 1" octobre.Mais, dit-il, c’est pour éviter la migration des nitrates vers les cours d'eau et non pas celle des bactéries et virus que peuvent contenir les matières fécales animales.Plus tôt pendant l’entrevue, le directeur régional adjoint avait de son côté précisé que le correctif classique dans un cas d’épandage à proximité ou en milieu urbanisé consiste à labourer rapidement le sol, comme un champ, pour y enfouir le plus rapidement possible les matières organiques et réduire les risques de migration.On peut aussi, avait-il précisé, placer des écriteaux bien en vue pour éviter que les gens n’entrent en contact «avec les pathogènes» encore présents.De son côté, Marc Hébert du service central spécialisé dans la gestion des «matières résiduelles fertilisantes», précisait qu’au Québec, on épand chaque année environ 60 000 tonnes de boues d épuration sur des terres agricoles.Les types de boues qui contiennent encore un certain pourcentages de pathogènes ne peuvent être épandus que sur des champs où la nourriture destinée aux humains n’est pas en contact avec le sol, ce qui est le cas, par exemple, des pommes de terre, des carottes, de la laitue, des tomates, etc., mais pas du mais, avec sa longue tige.L'épandage agricole de boues d’épuration constitue une stratégie bénéfique pour la recherche des terres agricoles en matière organique, stratégie qu’utilisent surtout des villes de taille moyenne ou faible, généralement situées à proximité des milieux agricoles.critique Israël église, ce n’est pas acceptable» ^- cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI : Entrée + dos de saumon rôti aux graines de sesame + dessert • 17$ ^ CE SOIR: Soupe r au son du Trio Jazz Gutenberg houl.d»
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