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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2006-04-08, Collections de BAnQ.

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PHILOSOPHIE Kant et le projet inachevé de l’ONU Page B 6 LE DEVOIR LES SAMEDI T * ET DIMANCHE AVRIL 2 O O R IDÉES Charlevoix, la région-casino Page B 5 ?PERSPECTIVES Le point de mire Le Québec est redevenu incontournable tant pour les conservateurs que pour les libéraux fédéraux Jean Chrétien avait donné un répit aux Canadiens.Contrairement à ses deux prédécesseurs, il ne s’était pas présenté devant l’électorat avec une promesse constitutionnelle quelconque, et encore moins avec l’ambition d’amadouer le Québec sur ce front.Cette période de dormance a pris fin le 23 janvier dernier, Avec l’élection de Stephen Harper et la déconfiture libérale en sol québécois, la province a repris sa place au cœur des débats à Ottawa.HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Les politiciens fédéraux recommencent à se chamailler à propos du Québec et cette fois, le Bloc québécois n’y est pour rien.Le Parti conservateur et le Parti libéral ont chacun leurs raisons de convoiter la province.Les bleus y voient le passage obligé pour gagner une majorité, les rouges, pour reconstruire leur formation.Le discours du Trône cette semaine en a fait sourciller plusieurs sur la colline parlementaire.Dans un document d’à peine 12 demi-pages, deux paragraphes complets ont été consacrés au Québec, mais rien de spécifique aux autres provinces, si ce n’est une promesse d’en respecter les gouvernements.Les réactions ne se sont pas fait attendre.Quatre députés libéraux — dont trois exministres — ont déploré cet accent trop prononcé sur la question québécoise.Ralph Goodale et Joe Volpe, deux candidats putatifs à la succession de Paul Martin, ont critiqué cette vision tronquée du pays, tandis que Dan Mc-Teague s’est opposé à l’octroi d’un droit de parole au Québec à l’UNES-CO.Mais la palme des commentaires les plus sentis est revenue à Wayne Easter, ex-solliciteur général.«Le premier ministre essaie trop fort de satisfaire le Québec, a-t-il dit jeudi.Notre pays est plus que la somme de ses régions.Le premier ministre semble oublier l’intérêt national.Je crois qu’il s’aventure sur un terrain dangereux.Il veut clairement consolider ses appuis au Québec pour des raisons politiques, mais un premier ministre doit s’occuper de tout le pays.¦ Ces déclarations, largement reprises dans les médias francophones, ont fourni aux conservateurs l’occasion de se faire du capital politique.Les cinq ministres québécois de Stephen Harper ont convoqué une conférence de presse pour reprocher au PLC son incompréhension du Québec.•Durant le temps du passage des libéraux au pouvoir, on a vu soudainement une montée de la souveraineté», a rappelé le ministre des Transports.Lawrence Cannon.Hus tard, à la période de questions, le gouvernement a orchestré une mise en scène: le député conservateur de Charlesbourg, Daniel Petit a demande au premier ministre ce qu’il pensait ‘de l'attitude arrogante des libéraux envers le Québec».• Après le « Le PLC est à la croisée des chemins : ou bien on continue sur la même lignée, ou alors on fait entrer de nouvelles personnes » ARCHIVES LC DEVOIR Trois de» principaux candidats à la direction du PLC qui s’amorce: Stéphane Dion (en haut), John Godfrey (au centre) et Michael Ignatieff (en ha»).scandale des commandites, il est essentiel que le nouveau gouvernement tente de rebâtir l’image du fédéralisme au Québec», a répondu Stephen Harper.Le chef intérimaire libéral, Bill Graham.a été obligé de se dissocier des propos de ses députés.»Les individus sont prêts à exprimer leur point de vue.Ils vont être jugés eux-mêmes sur ça.» Course libérale C’est que la reconstruction du PIX, que les militants appellent de tous leurs vœux, passera par une reconstruction du parti au Québec, où son image a été le plus ternie par le scandale des commandites.•Le prochain chef du Parti libéral devra nécessairement s ’attaquer à la réorganisation du parti au Québec», explique une personne dans l’entourage de Belinda Stronach, laquelle s’est désistée de la course cette semaine.Mme Stronach a expliqué son désistement par les règles archaïques, selon elle, régissant la course à la chefferie.Elle s'oppose à ce que les militants de chaque circonscription élisent, non pas le chef, mais les délégués qui, eux, détiendront un droit de vote au congrès.EDe déplore surtout les mécanismes divers qui ralentissent le recrutement de nouveaux membres.Sheila Copps avait elle aussi reproché à l’équipe de Paul Martin ses manigances pour restreindre l’accès aux formulaires d’adhésion en 2003.Dans l’entourage de Mme Stronach, on estime que le Parti libéral a besoin d'air frais.•L’arrivée récente de Belinda Stronach au parti n ’était pas perçue comme un handicap, mais plutôt comme un atout, explique une source.Les gens sont écœurés des clubs des vieux de la vieille au sein du parti.Le PLC est à la croisée des chemins: ou bien on continue sur la même lignée, ou alors on fait entrer de nouvelles personnes.» L’ex-ministre libéral Uoyd Axwor-thy aurait appelé Mme Stronach tout de suite après sa conférence de presse jeudi pour la féliciter d’avoir dit tout haut ce que bien d’autres libéraux pensent tout bas et aurait ajouté qu’il était prêt a l’appuyer dans sa tentative de faire changer les choses.Les députés Diane Marleau et Hedy Fry l'auraient imité.Ainsi, si les journalistes se sont montrés sceptiques quant aux raisons invoquées par Mme Stronach pour jeter l’éponge, il semble que la politicienne ait touché une corde sensible.Toutefois, elle exagère peut-être un brin quand elle soutient que la pietre qualité de son français ne l'a pas découragée.«Ce n’est pas a cause de mon français KV mieux que vous ne le pense («c|», a-t-elle dit.Beaucoup dans le parti trouvent en effet impensable que le prochain chef libéral ne participe pas, comme Preston Manning à une autre époque, au débat des chefs en français.Stéphane Dion et Michael Ignatieff, qui se sont tous deux lancés dans la course hier, ont compris que les militants garderont b- Québec à l'esprit au moment de choisir leur chef.VOIR PAGE B 2: OTTAWA Améliorez vos perspectives de carrière.Réalisez votre potentiel et allez de l'avant grâce aux programmes d'études è temps partiel et cours du soir crédités offerts dans les disciplines suivantes : ?Comptabilité >¦ Fiscalité et Trésorerie-finances ?Commerce électronique et Systèmes d'information ?Commerce international www.mcgill.ca/conted ?Gestion de la santé et Services sociaux ?Gestion des ressources humaines ?Gestion de la production ?Relations publiques ?Leadership ?Marketing ?Transport et logistique ?Traduction U date limite pour présenter votre demande ^H jh «tùÀ* NT , PAKoTA Va wA&in&Îpn irrr % i t c—' 'ô! r MoNt ORFoRV , aué&tc O CRAPfîT \ / REPRISE DU 16 MARS 2006 LETTRES Les sacs made in China Au cours du mois de février dernier, la Société des alcools du Québec a mis à la disposition de sa clientèle des sacs en tissu.Cette initiative se veut une contribution à la préservation de l’environnement.Excellent., sauf que cette société d’Etat aurait aussi dû avoir en tète l’environnement économique du Québec et donner l’exemple.Délocalisations obligent, l’industrie du textile vit une crise sans précédent, les fermetures d’entreprises se multiplient et des villages périclitent Et pourtant la SAQ n’a rien trouvé de plus génial que de faire fabriquer ses sacs «écolos» en Chine.Le moins que l’on puisse remarquer, c’est que la mise en valeur des produits québécois n’est pas la priorité de cette société.Parlez-en aux microbrasseurs, aux vignerons québécois ou aux producteurs de cidre.Nicole de Sève lj>ngueuil Marie-Josée Turgeon Montréal, le 21 mars 2006 La propagande et nous Is Petit Robert nous propose cette définition pour le mot «propagande» en langage courant «action exercée sur l’opinion pour l’amener à avoir certaines idées politiques et sociales, à stmtenir une politique, un gouvernement, un représentant».les faits: le Conseil de la souveraineté du Que-bec (CSQ) publie un guide pédagogique (cahier d’exercices), à raison de 11 000 exemplaires au coût d’environ 10 $ chacun, qui s'adresse aux enseignants du primaire au postsecondaire.Au Québec, il y a plus de 60 000 enseignants.On espère donc qu’un enseignant sur cinq saura puiser dans ce guide, avec toute l'intelligence et tout le professionnalisme dont il dispose, des connaissances utiles à transmettre.Ces connaissances ont été vérifiées et organisées par des professionnels de l'enseignement de manière à ce qu'une réalité et une idée | politique et sociale, bien ancrées dans l’histoire du Québec depuis 40 ans, occupent l’espace démocratique, au même titre que les autres idées politiques et sociales de ce monde.Vous me voyez navrée de dissiper ainsi vos illusions, mais l’école est un lieu de transmission de connaissances teintées d’idées politiques et sociales, tout comme n'importe quel milieu de socialisation.Comme le dit si bien Denis Pouliot, porte-parole de la Fédération des commissions scolaires du Québec: «Ce sont les enseignants qui décident si c’est pertinent.» Soyons francs et foisons preuve d’honnêteté intellectuelle: si on se fie à la définition du Petit Robert, tout citoyen engagé ne fait-il pas de la propagande pour ses idées, ses valeurs?Et à commencer par vous, les médias, qui sautez sur la nouvelle de manière superficielle pour faire la une, sans trop de rigueur et sans prendre le temps de bien lire le guide Parlons cfe souveraineté à l’école.Edith Gendron Présidente, Le Québec, un pays! Instance régionale du CSQ Gatineau, le 31 mars 2006 Un fonds des générations ou un fonds pour futurs PPP ?Encore et toujours, nos politiciens et autres consorts près du pouvoir se sont unifiés dans une démarche pour un avenir meilleur pour les générations qui leur succéderont.Ainsi est né le Fonds des générations.C'est bien la première fois qu'on s’occupe du sort de la génération X avec autant d’énergie! Mais quels sont les véritables motifs de cet élan d'altruisme?Pourquoi faire embarquer Hydro-Québec dans cette galère plutôt obscure, pour ne pas dire opaque?Pierre Corbeü, ministre des Ressources natureües et de la Faune, déclarait récemment dans Le Devoir qu'«e« clair, comme c’est Hydro-Québec Production qui est appelée à contribuer au.tonds, il n'y aura pas d’incidence sur les tarifs.Ces derniers sont fixés par la Régie de l’énergie et concernent HydraQuébec Distribution, qui seule vend aux consommateurs québécois».J’aimerais rappeler à M.CorbeU que pas plus loin que le 1er avril 2006, Hydro-Québec Distribution y allait d’une troisième augmentation des tarifs en un peu plus de deux ans.Beau poisson d’avril! Ne soyons pas dupes.Si Hydro Québec Production ne peut pas augmenter les tarifs, force est d’admettre qu’on se rabattra sur sa «filiale» Distribution.On joue avec les mots pour mieux jouer avec les chiffres! Et si ce fameux fonds (tout comme le remboursement de la dette) n’était par hasard qu’un plan de remboursement pour être réinvesti dans des projets en formule PPP?(En passant, le mont Orford est un bel exemple de PPP ultradéfici-taire.) Tout cela mérite une réflexion citoyenne qui aille au-delà des aspirations de nos dirigeants qui, trop souvent, outrepassent leurs mandats pour mieux nous détrousser! Gaétan Fontaine Montréal, le 3 avril 2006 Les conservateurs Au cours des 30 dernières années, les politiciens au pouvoir ont dirigé le pays avec des sondages.Dans une démocratie, cela peut paraître comme étant l’idéal.Sauf que les sondages, en général, sont conçus pour sonder les besoins immédiats de la population.Donc, nos politiciens ont géré notre pays à court terme et non à long terme.Le manque de vision dont ils ont fait preuve a été causé par leur faiblesse à assumer une idéologie de société.Depuis l’élection des conservateurs, la politique canadienne prend un nouveau chemin.Qu’on soit pour ou contre la vision de M.Haiper et de son équipe, nul ne peut leur reprocher de manquer d’idéologie.Quand tous les partis politiques auront défini et assumé la vision qu'ils ont du pays, celui qu'ils souhaitent bâtir pour leurs enfants, nous aurons enfin de vrais débats démocratiques.Richard Mercier Saint-Jérôme, le 5 avril 2006 H E V U E I) E I’ R E S S E Derrière la façade A/ a n o n Cornell i e r Le premier ministre Stephen Haiper a passe le test d'en tree au Parlement.Tout le monde le dit.alors mutile de s’étendre sur le sujet.Sauf peut-être pour noter que même ses bêtes noires habituelles ont vu certains mérites à son discours du Trône minimaliste.Susan Riley, une chroniqueuse ouvertement de gauche de l’Ottawa Citizen.cachait mal son soulagement devant la brièveté de l'exercice et l'absence de platitudes typiques des discours précédents.Aux liberaux qui accusent Harper de manquer d'ambition, elle rappelle qu'au contraire, il a tout fait pour se rapprocher de son objectif avoué: former un gouvernement majoritaire.«O qui manquait au discours du Trône, c’est l exers d'ad/ectiâ.l'évocation de buts impossibles à atteindre ainsi que l'habituel et lassant rappel d'evidences.[.] Ces platitudes ont forme la structure des discours du Troue depuis la Confederation.Le neosiemocrate Pat Martin pariait pour plusieurs quand il a déclaré que le “petit livre bleu " de Harper était un soulagement après des années de ‘gros et gras livres muges" qui n ont pas tenu leurs promesses.• Riley déplore les silences, les enjeux oublies, le problème de la criminalité monté en épingle.Mais au moins, les attentes sont réduites au minimum.A propos du plan de lutte de Harper contre la criminalité, il ne passe pas comme une lettre à la poste.Le discours du Trône en parle brièvement, mais le premier ministre a expose ses idees en détail lundi dernier.Le Globe and Mail a pris note de sa volonté d'imposer ou d'alourdir les sentences minimales pour les crimes commis avec des armes à feu.Selon le Globe, cette idee est problématique car elle retire aux juges toute discretion, les empêchant de faire preuve de bon sens quand les circonstances l'exigent.La plupart des juges, relève le quotidien, traitent avec beaucoup de serieux les infractions commises avec' une arme.De plus, l’imposition de peines minimales va faire augmenter la population carcérale.ce qui entraînera des coûts dont le gouvernement ne parle jamais.Le Globe juge tout aussi regrettable «la rigidité» de Harper à l'endroit des personnes purgeant des peines de 25 ans fermes à la suite d’une condamnation pour meurtre au premier degré.A l'heure actuelle, ces personnes peuvent, apres 15 ans, demander qu'on leur accorde fa droit non pas d'obtenir une liberation conditionnelle mais simplement d’en faire fa demande.Le quotidien rappelle que cette mesure.adoptée au moment de l'abolition de ki peine de mort avait pour but d'encourager fa rehabilitation et de maintenir l'espoir des detenus.Quant à la décision de ne pas décriminaliser 1a possession simple de marijuana, elle est décriée par plusieurs, dont fa Globe.Ce quotidien croit que l'imposition d'un casier criminel à une personne arrêtée en possession d'une petite quantité de marijuana est une punition disproportionnée, d'autant [Jus que l'application de la loi actuelle varie d'un endroit à l'autre.Selon fa Globe, fa Parlement devrait pouvoir trancher cette question en votant sur un projet de loi.?Fout un casse-tête pourrait attendre Harper à fa Defense.Selon James Travers, du Tomnto Star, il La presse du Canada risque d’être rapidement appelé à arbitrer un conflit entre son ministre de fa Défense, Gordon O'Connor, et le chef d'état-major, le général Rick Hillier.C'est que le premier, un ancien général, reste accroché à une vision dépassée du rôle des forces armées alors que le second, qui a œuvré en Afghanistan, veut mettre en œuvre une nouvelle approche mieux adaptée aux menaces du XXI’ siècle.L'enjeu est important rappelle Travers, car la Défense s’est fait promettre des milliards pour acheter de nouveaux équipements.Leur choix dépendra de la vision adoptee.Toujours selon Travers, les appuis de Hillier soutiennent qu'O’Connor s'en tient à son experience passée, du temps de la guerre froide, «où les militaires qui n étaient pas en missum de paix s 'entassaient dans des baraques et où les officiers, ami me lui.étaient assis derrière des bureaux en .Allemagne à planifier un affrontement improbable avec l'Union soviétique».Cela conduirait O'Connor à privilégier des équipements lourds, à fa souplesse limitée, et inefficaces pour accomplir les missions actuelles et futures.Hillier.de son côte, veut des forces phis légères, polyvalentes et centrées sur les operations de terrain.O'Connor veut de gros avions de transport alors que Hillier prefererait imiter d'autres pays et noliser des appareils quand il en a besoin afin de garder ses fonds pour autre chose.Or il n'y a pas assez d’argent dans les coffres pour satisfaire les deux hommes.L'autre evenement politique de fa semaine a sûrement été l'annonce du depart prochain du premier ministre albertain Ralph Klein, une decision [wise à la suite de la gifle que lui a servie son parti il y a une semaine.Triste sortie après 13 ans passés au pouvoir, mais avec un vote de confiance d’à peine 55 \ il n'avait pas vraiment le choix, reconnait-oi.Selon Thomas Walkom, du Toronto Star, «un régicide n ’est Jamais facile à commettre», mais le PC albertain s’y est résigne afin de faire comprendre à son chef que le temps était venu de partir car la longue sortie qu’il avait prevue nuisait au renouvellement du parti.Wal-kom ajoute que ce vote est aussi le reflet de l'isolement croissant de Klein.Le Calgary Herald parle d'une «triste mais nécessaire humiliation».Malgré tout ce que les Albertains et fa PC doivent à Klein, les militants conservateurs ont fait ce qu’ils devaient faire pour éviter 1a paralysie du gouvernement et permettre la relance du PC.écrit fa quotidien.D deplore cependant fa traitement reserve à Klein au congres, particulièrement le départ de bien des gens pendant fa discours du chef.• Tant pis f>onr le respect Et que dire de la gratitude?Il méritait mieux » ?Changement de registre: une rumeur très persistante en Saskatchewan veut que fa secte mormone polygame de Bountiful, en Colombie-Britannique, songe à deme nager ses penates dans fa province où est nee iassurance-maladie Le ministre de fa Justice de la Saskatchewan.Frank Quennell.s'est dit incapable hindi de juger du serieux de cette rumeur, mais il a déjà prévenu que les lois contre fa polygamie et l'exploitation sexuelle des mineurs seraient appliquées, rapporte fa Leader-Post, de Regma.A suivre mcomellierù ledevoir.com LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 AVRIL 2006 B 5 IDEES Charlevoix, la région-casino D’une image de marque, il ne reste plus rien aujourd’hui SERGE GAUTHIER Titulaire d’un doctorat en ethnologie ====! ai parfois écouté la série Casino a Radio-Canada ce printemps.Etrangement, cette production y a suscité peu de débats.Au ' pays du Québec, on ne discute pas trop de cette vache sacrée qu’est devenue Loto-Québec avec ses casinos.Et pourtant, pour une fois, l’auteur Réjean Tremblay n'exagère pas trop la mise.Le portrait moral et social est accablant vies brisées, appât du gain effrené, gestion irresponsable du casino, etc.La série ne nous épargne rien sur ce milieu où tout semble se résoudre dans la prévarication, l’intimidation verbale et physique, l'exploitation des plus faibles et même la ruine de certains nantis.Tout cela n’est pas reluisant II y a pourtant pire, à mon avis, et je crois que le silence que souhaite faire régner Loto-Québec autour de cela reste le témoignage le plus désolant sur cette question.Le cas de Charlevoix L'experience de la région de Charlevoix et de son casino est probante à ce sujet Voilà une région qui avait une image de marque, une histoire, un prestige.D en reste aujourd'hui moins que rien.C’est qu'il n’y a plus une publicité, une activité touristique, un événement régional d’envergure qui ne soit associé au Casino de Charlevoix.De cette manière, Loto-Québec a fait de Charlevoix une région-casino où le jeu est l’activité prépondérante et où on fait d’autres activités en attendant de jouer ou en vue de jouer.Cela irait-il de soi?Sans doute faut-il s’attendre à ce que Loto-Québec crée un incitatif afin de faire connaître ses activités.Mais faut-il accepter, sous couvert de développement régional, que toute l’image d’une région soit constamment associée à la présence d’un casino?D y a de grands dommages à cela.Souvent, des visiteurs et des gens de Charlevoix se plaignent de ne plus y reconnaître la région qu’ils aimaient, et beaucoup, d’ailleurs, la délaissent depuis quelques années.Ils n’y retrouvent plus cette authenticité qui l’avait rendue si attirante autrefois car, di-sons-le, l’histoire du tourisme régional remonte à plus de 200 ans, ne l’oublions pas.Je pense au cinéaste Pierre Perrault, que j’ai connu et qui a tant fait pour diffuser une vision originale de la culture charlevoisienne.D serait bien étonné de voir où tout cela est rendu aujourd’hui.Certains diront que Pierre Perrault, Félix-Antoine Sa-vard, Laure Conan, Gabrielle Roy, ces écrivains et poètes amoureux de Charlevoix, ne donnaient qu’une vision bien partielle du milieu, mais faudrait-il aussi qu’il soit associé au casino pour qu’on se souvienne encore un peu d’eux?Par ailleurs, la récupération du monde artistique charlevoisien par le casino est aussi surprenante.Se peut-il qu’il faille toujours que le casino soit lié aux plus importantes manifestations en ce domaine?Il me semble qu’à une certaine époque, les artistes venaient créer en Charlevoix par amour du pays et non parce qu'ils étaient commandités par le casino et par Loto-Québec! m-'E .ri k .1 w h If è iV 1* »i< »' '' 'il' 11 » T fl I rYf'Jf ¦ ¦ AJ**8» Le Manoir Richelieu avec, à droite, le casino.Ne nous leurrons pas: les commandites de Loto-Québec — même discrètes ou de prestige — ont pour objectif d’inciter au jeu.Le Charlevoix que nous aimons, que nous habitons, le Charlevoix touristique surtout, ne serait-il désormais qu’un immense incitatif au jeu, qu’une voie ouverte aux autobus de joueurs potentiels se véhiculant vers le casino?Je ne peux pas croire que cette région si riche en histoire, porteuse de traditions et de culture, ne soit plus que cela.Le Charlevoix que nous Le silence Il y a encore plus.Il y a aussi le silence.Qui osera parler?Qui peut parler?Comme le quasi-silence autour de la série Casino en témoigne maintenant et comme les difficultés de production de la série l’ont prouvé, il est difficile de parler à ce sujet.Je m’étonne sans cesse de voir que personne ne s’exprime à propos du mandat du casino dans une région comme Charlevoix.Pas une seule note discordante dans le milieu n’est jamais émise.Est-ce à dire que tout le monde est d’accord?Vraiment, je ne le crois pas! Et pourtant, le silence règne.Une société qui se refuse aux débats n’est plus démocratique.Une région qui a peur de discuter de son avenir en dehors d’un casino régissant tout n’a pas aimons ne serait-il désormais qu’un immense incitatif au jeu ?Contestation en France Trois millions de personnes battant les pavés, ça doit vouloir dire quelque chose ! LEBON THOMAS Étudiant français au Québec Réponse à l’article de Jean-François Cloutier, paru dans le journal Le Devoir du 29 mars 2006 Cloutier, c’est avec stupeur que j’ai lu votre article engagé et virulent paru le 29 mars dernier dans le journal Le Devoir, aussi respectable soit-il.Vous vous plaisez à décrire une société française réactionnaire, opiniâtre dans son immobilisme et perdue dans ses rêves révolutionnaires d’antan.Monsieur, bien que ce billet ne doive aucunement vous blesser en tant qultom-me, je me permets de vous répondre avec autant de verve dont vous-même en avez usé.Avant de poursuivre, il semble clair que vous soyez Québécois, attaché à votre système économique qui devrait selon vous, être répandu a travers le monde tout comme tend actuellement à l’être une certaine conception pétrolière de la démocratie.Vous vous permettez de comparer la situation de votre province à celle de la France.Je ne rentrerai pas aujourd'hui dans les différences qui opposent la France et le Québec, différences sociales et cultu-relles incomparables.Grossière comparaison Que vous soyez pour l'application du contrat première embauche, que vos idées soient libérales, que vous les exprimiez, libre à vous, ceci est votre droit le plus strict et le phis inaliénable.Mais que vous fassiez cette comparaison grossière entre le Québec et la France, Monsieur, cela, je ne vous le permets point Je tiens à vous rappeler que la France a toujours été républicaine, attachée à ses valeurs démocratiques.Monsieur, avec trois millions de personnes battant tes pavés, avec trois millions de personnes de tous bords, de toutes classes sociales réunies autour d’un même combat qui est la sauvegarde d'une dignité d'être humain, avec trois millions de personnes refusant un passage en force illégitime du gouvernement je n'appelle pas cela *une révolte qui prône l’immobilité», pour reprendre vos mots, mais une volonté de préservation de nos acquis sociaux bien loin du communisme, une affirmation du pouvoir du peuple, une affirmation du pouvoir de la rue.Y/ $ 1 JACKY NAEGELEN REUTERS Les manifestations se sont multipliées en France.car c’est bien la rue qui gouverne, c’est bien la rue qui subit amèrement tes turpitudes d’un gouvernement illégitime.Illégitime, oui, vous constaterez que 1e mot sera récurrent dans mes propos.Je ne vous rappelle pas que Dominique de Villepin a été l'intérimaire in extremis, te prédécesseur d’un ministre de la France d’«en haut», chassé par la France d'«en bas» après un référendum démocratique dont 1e résultat ne peut être contesté et qui reste révélateur d’une volonté de ne pas subir tes lois de votre beau marché, de ne pas subir tes décisions profitables à une minorité que vous semblez côtoyer par l’intermédiaire du périodique où vous exercez.Illégitime car, outre 1e fait que la loi soit passée avec un article de loi des plus dangereux pour une démocratie, te fameux article n' 49-3 qui accélère le vote d’un texte sans aucune concertation, outre cet article et cette manœuvre politique méprisable, 1e gouvernement a violé une de ses propres lois, récemment votée en mai 2004: la loi relative au dialogue sociaL dont voici un cours extrait -Le gouvernement prend l'engagement solennel de renvoyer à la négociation nationale interprofessionnelle toute réforme de nature législative relative au droit du travail (.) Il saisira officiellement les partenaires sociaux, A propos du mont Orford YVES L.DU H Al ME Ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche de 1976 d 1979 ARCHIVES LE DEVOIR d’avenir.Elle s’élude.Elle disparaît.Dans quelques années, j’en suis sûr, on ne parlera plus du Casino de Charlevoix mais de celui situé dans un coin de la région de Québec.Les casinos n’ont pas besoin d’un espace culturel mais d’un lieu totalement voué au jeu.Ils sont sans âme et visent seulement le profit.Charlevoix et son histoire méritaient mieux, je te crois bien.Serait-il même déjà trop tard pour parler?Je parle moi-même avec crainte.J’ai pourtant trop de respect pour les ancêtres et pour mon pays natal de Charlevoix pour me taire complètement La région de mes ancêtres n’est pas une simple arcade.Elle a été bâtie par des gens généreux qui voulaient plus pour elle.Et ils veulent y vivre encore, pas seulement dans une région-casino mais dans une vraie région, qui puisse exprimer sa culture et inviter tes touristes à s’y rendre autrement qu’avec une publicité du casino à la clé.Surtout au moment où un ex-artisan du Cirque du Soleil nous incite à repenser l’avenir économique de cette région.Mais au fait, qui s’est vraiment exprimé sur tes projets de ce dernier?Encore 1e silence.Et pourtant, une région comme Charlevoix devrait être un héritage à mettre en valeur col lectivement et non l’apanage de promoteurs.Encore moins s’il s’agit de Loto-Québec et de ses navrantes machines à sous.avant l’élaboration de tout projet de loi portant réforme du droit du travail, afin de savoir s’ils souhaitent engager un processus de négociation sur le sujet évoqué par le gouvernement.» Qualificatifs infondés Monsieur, je ne suis pas non plus certain que ces jeunes qui battent tes pavés pour ne pas se retrouver sans domicile un jour et avoir à donnir sur ces même pavés, je ne suis pas sûr qu’ils apprécient que vous les traitiez de sots et en •déclin intellectuel».Monsieur, vous faites une injure à la France avec ces qualificatifs infondés.Le problème est tout autre: c’est de la valorisation des connaissances acquises qu’il s'agit.En bon journaliste, vous auriez dû le noter, simplement en lisant la presse nationale.Votre commentaire sur ce point est tout simplement illégitime ou méfait d’ignorance.Enfin, Monsieur, votre verve ne servira pas à briser une tradition française que vous soulignez avec un humour noir déplaisant •U Français a besoin de comprendre, de savoir où il est avant d’agir» Oui, Monsieur, nous cultivons la réflexion pour ne pas subir les dérives d’un marché anglo-saxon, que vous semblez affectionner, vide de tout souci de l'autre.Nous réfléchissons pour assurer à nos enfants des moments de vie et non pas de survie sous 1e joug d’un marché destructeur des liens sociaux et de l’en vironnement Monsieur, vous êtes stagiaire à l’hebdomadaire économique Bref Rhônes-Alpes, hebdomadaire économique destiné au patronat ‘Im rédaction centrale leur donne les moyens de pousser, sans cesse, leur souci de perfection et les invite a exercer leur libre arbitre, pour une information pertinente, apportée avec un souci permanent d'honnêteté et de justesse dans le traitement de l’information.» Ceci est la présentation de l'hebdomadaire pour lequel vous travaillez actuellement Monsieur, je serais curieux de savoir comment réagirait l'entreprise qui vous emploie, vu toutes tes erreurs de jugement que vous avez portées sur la société française dans votre production que je ne qualifierai pas de journalistique, j'ose espérer que vous ne la considériez pas comme telle.A votre maniéré, je terminerai en disant ceci: il faut donc souhaiter une démission, le peuple finançais la réclame.» ’T' Inaliénabilité % ous sommes te 18 octobre 1977.À l’As-V semblée nationale du Québec, la prési-j l l dence appelle le projet de loi n ' 19, loi - -r,-: sur tes pares, pour la deuxième lecture.Vingt-huit ans et six mois plus tard, cette loi reprend l’avant-scène de l’actualité d'aujourd'hui parce que 1e gouvernement Charest veut modifier te territoire du parc du Mont-Orford, non pas en respectant la Loi sur les parcs mais bien par une loi spéciale, afin d’en céder une partie à des intérêts privés, soit 1e centre de ski et le terrain de golf, entre autres, situés en plein cœur de ce magnifique endroit.La population de l’Estrie, et surtout de la région de Magog-Orford, s’y oppose avec raison et partage également tes craintes de toutes tes régions du Québec quant aux intentions véritables du gouvernement, masquées derrière un discours qui ne résiste pis à l’analyse sérieuse.Où s'arrêteront les objectifs du développement, du rendement et du profit sur notre patrimoine national?Quel parc sera le prochain?Quelle réserve faunique viendra ensuite?Quelle zec sera confiée aux intérêts privés?Les sous-tnüra-t-on tous à l’ensemble de la communauté au bénéfice d’intérêts privés?Inaliénabilité Titulaire à cette époque du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche et pilote du projet de loi sur les purs, je suis te premier à prendre la parole à l’Assemblée nationale et à en proposer l’adoption.Pour la première fois de son histoire, le gouvernement du Québec s'engage par une loi à •consacrer» des territoires en parcs de conservation et de récréation accessibles à tous, et ce, bien avant la création du ministère de l’Environnement (et du développement Durable et des Parcs de nos jours).Voici un bref extrait du discours que je prononce ce jour là devant mes collègues de l'Assemblée nationale.•les territoires constitués en parcs de conservation et de récréation auront caractère d'inaliénabilité.(.) Tout à l’heure, je parlais de ce caractère de pérennité, c’est presque de la sacralité, devrait-on dire.En fait, les objectifs sont simples: la pérennité, l’intégrité, l'accessibilité et la représentativité.» Ainsi, cette loi enlève au ministre responsable des parcs et des réserves ainsi qu’au gouvernement des pouvoirs désormais bien encadrés dans le but de protéger l’intégrité des territoires assujettis et en assurer l’accessibilité aux générations futures.Le parc du Mont-Orford est un de ces lieux visés et protégés efficacement jusqu'à ce jour.Bien accueilli Estil besoin de rappeler et de souligner que ce projet de loi est très bien accueilli par tous les membres de tous les partis à l’Assemblée nationale et voté à l’unanimité en première, deuxième et troisième lectures?Cependant, fait pour 1e moins cocasse aujourd’hui, le Parti libéral de l’époque souhaite aller beaucoup plus loin pour ce qui est de fa protection de nos espaces verts.Voici, pour rappel, ce que déclare à l’Assemblée nationale Victor Goldbloom, député de la circonscription de D'Arcy-MeGee, s'exprimant au nom de son parti: •J’espère que le ministre exercera son influence auprès de son collègue de l'Agriculture, auprès de son collègue des Affaires municipales et auprès de sim collègue super-ministre à l'Aménagement du territoire pour que les autres pièces maîtresses de la protection de nos espaces verts soient mises en place.S'il peut réussir ce truc, nous lui serons encore plus reconnaissants que dans le moment.» (Débats de l'Assemblée nationale, session 1977, volume 19.) M.Goldbloom souligne aussi l’importance de «poursuivre cette œuvre d'éducation et d'amener les citoyens, les contribuables, les dirigeants municipaux, à ce niveau aussi, à respecter les espaces qui disparaissent à un rythme inquiétant et qui, une fois disparus, à toutes fins pratiques ne peuvent plus être reconstitués».Relire ces débats Puis-je suggérer à tous tes membres de TAssem-blée nationale, et plus particulièrement aux ministres du gouvernement Charest, de relire ces débats d’une époque pas si lointaine mais ayant conservé toute leur pertinence?Que tous puissent s’en inspirer pour éviter l’inéluriable, l’irréparable, le |)arc du Mont-Orford doit demeurer ce qu’il est aujourd’hui dans son intégralité.Nous savons tous que derrière cette offensive sans précédent sur un de nos joyaux se tachent des intérêts d’argent.la recherche légitime de retour sur des investissements peut être sûrement acceptable dans notre système économique; de même, fa volonté d’élus municipaux d’accroître la valeur foncière de leur territoire est tout aussi légitime, mais, de grâce, a l'extérieur de nos parcs, que plusieurs gé nérations ont jusqu’à aujourd’hui protégés et défendus pour nos enfants, nos petits-enfants et tous tes autres par la suite.Aux citoyens qui se battent pour préserver te parc du Mont-Orfora dans son intégrité, sa vocation et son intégralité, je veux dire que je m'associe à votre combat, et j’ose espérer avec vous que 1e gouvernement Charest revienne sur sa décision en l’annulant purement et simplement.r, Denise Bombardier La chronique de Mme Bombardier fait relâche cette semaine amsi que fa semaine prochaine.EDe sera de retour le 22 avril.L’ÉQUIPE DI' DEVOIR LA RÉDACTION Jeurofe*-! à Tm ______________|______________ .irp|inli»*w D»ilarr a* émrtnr 4t t aOrrmans,, Jnrm» Cornw* affum mmnnpalrt, f [k-rW Mjr»-A«Jr»» CWjüuH tH»r» )
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