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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-04-06, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI R ET DI M A X (' Il E 7 AVRIL > O O 2 DANSE Naître, vivre et mourir Page C 4 CINÉMA Détricoter les codes du racisme Page C 6 ?LE DEVOIR » w ULTURI W-BOYS n àâi Comment cerner un phénomène de culture populaire aussi répandu en Amérique du Nord que le country ou le western?Affiche (détail), lithographie, 98 X 66 cm BUFFALO BILL HISTORICAL CENTER.CODY.WYOMING.NO 1.69.464 PHOTO: ELMER ROSS PHOTOGRAPHY line famille sur la piste de l’Oregon, vers 1870 DENVER PUBLIC LIBRARY, N’XI1929 Sans titre, 1930, Will James ( 1892-1942) Encre de Chine sur carton WILL J AMES COW BOY BOOK.1938 Osage Warrior, Georges Catlin MUSÉE DE LA CIVILISATION.BIBLIOTHEQUE DU SEMINAIRE DE QUÉBEC, NO 587.3.2 V.2.PHOTO: JACQUES LESSARD Kl Selle d’apparat d’Edward H.Bohlin, 1935 ™ NATIONAL COWBOY HALL OF FAME WESTERN HERITAGE MUSEUM.N" 1982 45.01 ga Kit Carson, 1970 ROMAN K DIX SOUS.N« 387, FRANCE.IMPERIA & CO.MUSÉE DE U CIVILISATION PHOTO: JACQUES LESSARD E3 L’éclaireur Curly, fin du XIX' siècle ™ HAYNES FOUNDATION OLLECTION, MONTANA HISTORICAL SOCIETY HELENA N H-93S .PHOTO: F J HAWES ILLUSTRATIONS REPRODUITES AVEC L'AIMABLE AUTORISATION DU MUSÉE DE LA CIVILISATION A QUÉBEC I.e Musée de la civilisation inaugure ces jours-ci, à Québec, une exposition qui se veut à l’image des grands espaces de l’Ouest.Paraît simultanément le livre Cow-boy dans l'âme -Sur la piste du western et du country (Editions de l’Homme), dont les coauteurs sont Bernard Arcand et Serge Bouchard et qui renvoie l’écho imprimé de la fièvre country.En chaque Nord-Américain, y aurait-il un cowboy qui sommeille?DAVID CANTIN Dans la foulée d’expositions identitaires telles que Fou du hockey, Téléromans et Je vous entends chanter, Cow-boy dans l’âme lève le voile sur un mythe profondément ancré en chacun.Qui n'a jamais rêvé, un jour, de suivre la piste aventureuse des pionniers, des héros et des hors-la-loi?L’Ouest représente peut-être moins un territoire qu’un défi.Cow-boy dans l’âme renvoie à une vision plutôt singulière de l’espace, du déplacement, de la liberté et du renouvellement.En faisant appel aux anthropologues Bernard Arcand et Serge Bouchard, le Musée de la civilisation invite ainsi à découvrir un aspect aussi anthropologique quTiistorique de cette manière d’habiter le monde.Pour Bernard Arcand, la rédaction du livre a suivi de près l'élaboration, par Dany Brown et Sylvie Thivierge, de la plus vaste exposition jamais réalisée par le Musée de la civilisation.•'Au départ, l’hypocrisie et le mensonge me fascinent énormément.Il s’agissait donc de présenter la vraie histoire de l’Ouest mais aussi cette image plutôt illuscjire qui se retrouve dans la fiction ou le cinéma.1m musique country est née dans le Tennessee, très loin de l’Ouest américain.Et ce qu’on connaît de la véritable musique des cow-boys du XIX' siècle porte à croire qu’elle n’a aucunement influencé ce qu’on appelle aujourd’hui la musique country, qui représente, tout comme les personnages du cinéma western, un amalgame plus ou moins ordonné de multiples traditions musicales.’- L’an- Le vrai cow-boy vit au Texas, au milieu du XIX siècle thropologue prend d’ailleurs un véritable plaisir à aborder ce qui semble faux pour ensuite mettre le doigt sur sa vérité propre.Si l’aventure a une résonance universelle, elle a aussi un [xiinl d’origine.Comme le précise Serge Bouchard au début de l’ouvrage, «l'histoire occidentale de l'Ouest américain commence en octobre 1492, sur le sable blanc d’une plage d’une petite île des Bahamas que nous croyons être Tile Watling, aujourdhui lile de San Salvador.Is Nouveau Monde était un immense trésor, une terre qui regorgeait d'or.L’Eldorado se cachait à l’ouest, quelque part à l’ouest, toujours plus loin-, [/¦ vrai cow-boy vit au Texas, au milieu du XIX' siècle.Il mène les troupeaux d’élevage des plaines jusqu’aux marchés du Nord.Cette activité, qui suppose l’exercice de l’un des métiers les plus rudes, prend fin vers 1890.la construction des voies ferrées viendra d'ailleurs rapidement interrompre ce mode de vie libre, solitaire et près de la nature.Tandis que l’Amérique se remet d’une déchirante guerre civile, elle se met à la recherche de nouveaux héros.C'est alors que les légendes de Calamity Jane, Jesse James et Buffalo Bill incarneront une certaine utopie: le grand rêve américain à l’intérieur d'un temps ainsi que d’un espace idéalisés.Pour Bouchard, «tous les ingrédients étaient réunis pour fonder un mythe, le fabuleux mythe du Far West, avec ses décors, ses personnages, ses histoires et ses légendes».Abondamment illustré, l’ouvrage s’intéresse de près aux aspects méconnus d’un phénomène trop souvent méprisé.L’exposition tente aussi de rendre accessible à tous une réflexion sérieuse a propos d’une culture souvent perçue comme kitsch par l’élite intellectuelle.Pour Arcand, «la remarquable invraisemblance de la culture western et country vient justement de cet écart considérable entre les conditions de vie réelles, difficiles et souvent misérables des pionniers qui ont envahi l'Ouest américain et les puissantes images modernes de cette culture.Im chemin entre la réalité, la fiction, le mythe et la marchandise était long mais il a été parcouru à toute vitesse.» Pourquoi donc pareille mise en scène d’un combat entre le bien et le mal fascine-t-elle encore aujourd’hui?L’histoire racontée semble parfaitement prévisible, VOIR PAGE C2: COW-BOY C 2 I.E DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 AVRIL 2 0 0 2 Culture COW-BOY SUITE DE LA PAGE C 1 et c’est justement la son plus grand attrait Un bon mythe, explique-t-il, doit être permanent, répétitif et immuable tout en garantissant l’émerveillement perpétuel.«Le western, poursuit Arcand, reprend à sa façon certains thèmes familiers de la littérature épique européenne et ses héros revivent à leur manière les exploits du Cid, de Lancelot, du preux chevalier Rolland ou encore des vedettes de la guerre de Troie, Hector et Achille.» Cow-boy dans Tâme emprunte aussi aux multiples facettes des cultures country et western au Québec.C’est tout un réseau qui se construit autour de chanteurs populaires comme Willie I amodie, de festivals comme celui de Saint-Hte, d’un champion mondial amateur de danse en ligne ou des nombreux rodéos.Un monde qui conserve l'humilité et la simplicité du country mais qui adopte par le fait même le style flamboyant du western.Du coup, il existe tout un renouveau autour de cette musique.Il suffit d’écouter Mara Tremblay, les Cowboys Fringants ou Richard Desjardins pour en mesurer l’influence.Comme le souligne Arcand, «le country n'a rien à prouver [.] .S’a franchise est désarmante.C’est la célé-bratùm de la simplicité même du quotidien et de l’ordinaire.Je me si rumens d’avoir été particulièrement frappé en lisant un entretien où Iconard Cohen affirmait lui-même n’être au fond qu’un chanteur country».Le country au Québec est aussi original que son roman: des racines françaises jusqu’à sa sensibilité américaine.Le Volkswagen Blues de Jacques Poulin va même jusqu’à mettre en scène un écrivain qui entreprend un long voyage qui le mènera de la Gaspésie à San Francisco par la fameuse piste de l’Oregon.L’analyse, aussi rigoureuse que passionnante, qu’en font Bernard Arcand et Serge Bouchard arrive à cerner de nouveaux enjeux tout en explorant une réalité presque souterraine.Si l’ouvrage permet de rendre crédible une véritable enquête autour de l’Ouest et de ses symboles, l'exposition au Musée de la civilisation surprend au même titre.L’ampleur des salles ainsi que le choix de nombreux objets de collection, d’ici et d’ailleurs, risquent d’attirer les foules.Un autre succès à l’horizon pour la jeune institution de la rue Dalhousie à Québec.COW-BOY DANS L’ÂME Au Musée de la civilisation 85 rue Dalhousie A Québec Du 10 avril 2002 au 15 mars 2003 COW-BOY DANS L’ÂME Sur la piste du western et du country Bernard Arcand et Serge Bouchard les Editions de l’Homme -Le Musée de la civilisation Montréal, 2002,224 pages Les deux sortes.De retour au Québec ! Bruno Coppens Bruno Coppens et le Qpébec.1 L'histoire d'amour sç poursuit ! m Ma DÉCLARATION H D'HUMOUR 1 - « On est à mille lieues du rire à tout prix, de la complaisance et de la vulgarité.(.) On se sent intelligent et interpellé.» Solange Lévesque, Le Devoir Les 8,15 et 22 avril 2002, à 20 h AU LION D'OR 1676, rue Ontaiio Est Billetterie articulée (514) 844-2172 lEn tournée 6 avril 10 avril 12 avril 13 avril 17-18 avril 19 avril 20 avril 21 avril 24 avril 25 avril 26-27 avril 1" mai 2 mai près de chez vous : St-Jean-sur-Rich.^450j SaintTaurent Coaticook Ste-Geneviève Quebec Chicoutimi Québec L'Assomption Rouyn-Noranda Val-d’Or Sudbury New Richmond Gaspé (514) m (514) (418) (418) (418) (450) (819) (819) (70S) (418) (418) 358-3949 855-6110 820-1000 626-1616 692-2631 549-3910 692-2631 589-9198 797-7133 824-2666 525-5606 392-4238 368-6013 Country, western, honky tonk, bluegrass, rockabilly trempent dans la même grande marmite nord-américaine.La chanson québécoise y clapote aussi.SYLVAIN CORMIER Scène fétiche du film clé de mes 17 ans, The Blues Brothers.]akt Blues (John Belushi) et son frangin Elwood (Dan Aykroyd) sont accoudés au zinc du Bob’s Country Bunker, en plein bled perdu de la campagne de l’Illinois, où ils cherchent à faire engager leur groupe de rhythm’n’blues.«What kind of music do you good folks play here?», s’enquièrent-ils (je cite de mémoire).«We play both kinds, répond la femme du patron.Country AND western.» Jake hausse un sourcil.Plan indélébile.Le sourcil levé traduisait plus que l’incompréhension d’un fendant à lunettes noires de Chicago.Il y avait un brin de mépris là-dedans.Country, western, même salade de péquenots?À vrai dire, ça dépend de quel côté du colt on regarde.Ainsi Eddie Dean et Gene Autry, cow-boys hollywoodiens, chantaient-ils des ballades de l’Ouest mythique: du western au sens strict du terme, déduit-on.Willie Lamothe aussi, à ses débuts, donnait dans le western cinématographique (Je chante à cheval, Je suis un cow-boy canadien).Mais le cher Willie chantera aussi Mille après mille de Gerry Joly, superbe chanson à base de picking de guitare nashvillien des années 70, du genre qu’affectionnait un Glen Campbell: c’est ce qu’on appelle du country.Au masculin dans le texte.En France, curieusement, on dit «la country».Mêlant, tout ça.La réalité est à la fois plus simple et autrement complexe, évidemment.La musique country — la musique du pays, littéralement — est un «patchwork d'influences», pour citer l’excellent Guide de la country music et du folk paru en 1999 chez Fayard: tributaire des vagues d’immigration, elle est faite de «chants et danses des plantations, mélodies celtiques, blues des Noirs, ballades des cow-boys de la Prairie, musique hawaïenne, réminiscences cherokee, Jazz, swing.sans compter un zeste de mandoline italienne, quelques pincées de rythmes mexicains et cajuns ainsi que de polka germanique» (page 11).Selon les régions et les concentrations ethniques, la proportion,varie.Dans les Appa-laches, Ecossais et Irlandais ont distillé leur sorte de copntry à base de banjo.Dans les Etats du Sud, les hymnes gospel et le blues ont tissé un country boueux et cotonné.Variante swing popularisée au Texas par Bob Wills et ses Playboys, country hybride commercialisé à Nashville, country anti-nashvillien poussé comme de la mauvaise SOURCE MUSEE DE LA CIVILISATION La sélection d’objets va de la sculpture en bronze aux toiles de peintres ayant façonné une certaine image de l’Ouest américain, des affiches en passant par des costumes ou des instruments de musique.herbe un peu partout, il faudrait parcourir l’Amérique dans tous les sens avec une petite armée de musicologues pour s’y retrouver.Ou s’y perdre.Chez nous, c’est pareillement confus, avec le paramètre de la langue en plus.Toutes les nuances sont possibles.Western québécois pure laine?C’est encore et toujours l’apanage des marchés aux puces, où les compacts de Gerry et Joanne remplacent peu à peu les cassettes et les huit-pistes.Western parodique?Impossible d’oublier les frères Noël et Janvier Denuy (Claude Meunier et Serge Thé-riault) serinant Bonjour Huguet-te.Western alternatif à relents folkloriques?On pense aux Cowboys Fringants.Western alternatif roulé en gros pétards?Les Frères à ch’val, bien sûr.Western alternatif affectueux?Les Ours.Country récupéré à peu de frais?Pier Béland.Country d’auteur-compositeur-interprète en tâtant au besoin?Michel Rivard, Stephen Faulkner.Country plus ou moins pop?Renée Martel, Patrick Norman.Country tout droit issu de Merle Haggard et George Jones?Bourbon Gautier.Country pétri de Hank Williams?Gildor Roy.Et ainsi de suite.Il y a presque autant d’approches que d’artistes.Tout ça ne nous avance pas beaucoup.Seule certitude dans ce fatras de genres et de sous-genres aux appellations bien peu contrôlées, il y a bel et bien deux sortes de musique en Amérique (et ailleurs dans le monde, au demeurant) : la bonne et la moins bonne.Cela dit en toute subjectivité.Le trousseau du cow-boy Le Musée de la civilisation a vu grand, très grand même.Pour les commissaires de Cow-boy dans l’âme, Dany Brown et Sylvie Thi-vierge, cette exposition devait refléter «un aménagement aussi vaste que l’Ouest».En tout, 1600 mètres carrés contenant plus de 700 artéfacts qui proviennent des réserves du musée ainsi que des plus prestigieuses collections américaines.Cela va d’une impressionnante diligence Concord de la lin du XIX1 siècle à un bison naturalisé en passant par les gants de Buffalo Bill jusqu’à des cornes de longhorn.Une conception audacieuse, donc, pour une exposition en résonance avec un sujet d’envergure comme le country et le western.Pour Dany Brown, il était nécessaire d’exploiter la dimension très imposante des salles.De plus, un choix s’offrait instinctivement: «On a décidé de prendre la route comme fil conducteur de l’exposition.On invite les gens à suivre un périple qui rappelle, d’une certaine façon, celui des pionniers qui ont traversé l’Amérique pour repousser les frontières.» Au sol, le trajet est facile à suivre.Comme l’explique Sylvie'Ihivierge, «l’exposition explore, principalement, trois grandes valeurs des imaginaires country et western: le recommencement, l’héroïsme ainsi que l’authenticité.On tenait à ce que les gens arrivent à bien sentir la présence de l’Ouest comme un véritable défi, notamment grâce au design».Sur cette longue route sinueuse, la sélection va de la sculpture en bronze aux toiles de peintres ayant façonné une certaine image de l’Ouest américain, des affiches, des costumes ou des instruments de musique qui ont appartenu à Hank Snow et Dolly Parton, des extraits de films, sans oublier le décor de l’émission Le Ranch à Willie, de même qu’un plateau de tournage pour les plus jeunes.Parallèlement, il sera possible d’établir de nombreux liens entre la réalité et la fiction.Chaque espace tente de réfléchir sur la nature même du phénomène.Ainsi, l’équipement traditionnel des cowboys de la fin du XDC siècle côtoie celui des stars des westerns de différentes époques.Des photographies de Jean Vachon, réalisées lors de la dernière édition du Festival western de Saint-Tite, permettent aussi de mettre en évidence l’aspect intemporel de cette culture.Pour Dany Brown, «la dernière zone vise davantage à explorer l’élément festif derrière ces manifestations populaires.Il était aussi très important que la musique joue un rôle crucial tout au long du parcours.Il ne fallait ja- mais perdre de vue le côté vivant, dynamique et permanent de ce phénomène au Québec.Les Québécois ont développé un imaginaire country et western original en fonction de leurs racines françaises et de leur américanité.Cette facette ne pouvait que ressortir à plusieurs endroits dans l’exposition».Bien qu’il soit impossible d’énumérer tous les objets de la collection qui s’échelonnent tout au long de cette route, on remarquera les œuvres du fameux Will James, alias Ernest Dufault, qui s’est littéralement inventé une vie de cow-boy.La collection d’huiles, d’aquarelles, de photographies et de romans qui appartient à M.et Mme A P Hays compte parmi les trésors de l’exposition.«Ces pièces sortent d’ailleurs pour la toute première fois des Etats-Unis», confirme Sylvie Thivierge.D.C.6e édition ~ ; aUMBI du 14 au 26 mai 2002 6 PAYS, 19 SPECTACLES, 13 JOURS DE COUPS DE CŒUR, D'INTENSITÉ ET DE DÉCOUVERTES THÉÂTRALES! www.carrefourtheatre.qc.ca Série Grands auteurs Québec Theâtrallemand : UNE PREMIÈRE À QUÉBEC illi.Une présentation S Les Arts du Maurier ovecento | : H ir S» COMMISSION OC Une présentation gï l» capitale S» NATIONALE Québec:: Montréal D'après le conte poétique et touchant d’Alessandro Baricco , m T he Notebook et T he Proof Belgique flamande J Une histoire déchirante, ' d’après la trilogie Le Grand Cahier « Allemagne Une production magnifique, inspirée de l’œuvre phare de Tennessee Williams Un Iramway nommé désir d'Agota Kristof .hekhov lots— In the devine Allemagne Une mise en scène percutante, des acteurs au jeu physique extraordinaire.d'après l'œuvre de Bertolt Brecht m b nfcmM de fMMt rt fc b BMifK npnfe.Montréal Théâtre d’avant-garde au rythme syncopé Mouvements intérieurs tJeJijurn* fric* crentvre de rêve Montréal Un univers surréaliste, qui émeut et amuse à la fois, créé par Marie Brassard DÉROUTANT Croatie Une rencontre inoubliable, orchestrée par le Teatar &TD Meurtre Québec Une histoire forte et dramatique, inspirée de la tuerie de l’Assemblée nationale Série famille Les Gros Becs DÉPAYSANT le Petit Peuple de la brume Belgique Une histoire touchante ponctuée de mélodies écossaises Âge : 4 à 8 ans Once.Danemark Une pièce magique et intrigante qui s'adresse à Tâme et au coeur d'enfant Âge:6à 11 ans ¦H'.I.II I 131 DÉSALTÉRANT FORFAITS l’eût Pierre Montréal Une fable merveilleuse, dans un théâtre d’ombres et d’objets Âge : A partir de 8 ans (418) 645-8111 / I 877 643-8131 (sans frais) JUSQU'AU l" MAI • Disponible en quantité limitée FORFAIT PASSIONNÉ 6 spectacles différents et plus 58 Ah de réduction sur le prix courant FORFAIT CURIEUX 3 à 5 spectacles différents 30 %% de réduction sur le prix courant FORFAIT SÉRIE FAMILLE 4 personnes X 2 spectacles différents « 8 billets pour 60$ Les forfaits « Passionné », « Curieux » et « Série famille » sont en vente en quantité limitée au Grand Théâtre de Québec et au Palais Montcalm.Les billets à l’unité sont en vente dans tout le réseau Billetech/Admission Les pnx incluent les taxes mais excluent les frais de service.Les billets ne sont ni remboursables ni échangeables.I k t A « - 4jyj|L qiiébec CONSEIL c>«s wm r D83 irmws DU QUtlIC QuébecSS « M A«ta Tb* ( aum Cmnien LE SOLEIL LE DEVOIR.LES SAMEDI ti ET DIMANCHE AVRIL 2 0 0 2 Avec ou sans toi FOOL FOR LOVE De Sam Shepard.Traduction: Pierre Legris.Mise en scène: Guy Beausoleil.Décor Guy Beausoleil.Costumes et accessoires: Martin Gilbert.Eclairage: Louis Côté.Musique: Alain Jenkins.Avec Louis-Olivier Maufette, Marie-Anne Alepin, Jean-Dominic Leduc et Robert Lavoie.Présenté par les Productions Kléos à la salle Fred-Barry jusqu'au 20 avril.SOPHIE POULIOT Entendra-t-on, un jour, assez parler d’amour?Les amours malheureuses ou mêmes interdites, particulièrement, ont toujours défrayé la manchette autant qu’elles ont nourri la littérature et la dramaturgie, pour ne parler que de ces disciplines artistiques.Dans Fool for Love, qui a fait l’objet d’une adaptation cinématographique dans les années 1980, c’est d’un tel amour dont il s’agit.Deux malheureux, frère et sœur par leur père, sont attirés l’un par l’autre comme des aimants.Pourtant, leur amour ne colmatera pas leurs failles respectives, bien au contraire.La pièce de l’Américain Sam Shepard, a rajeuni.May et Eddie ont 25 ans et la langue que le traducteur Pierre Legris leur met en bouche est celle de la rue.Faisant écho à cette cure de jeunesse, la mise en scène de Guy Beausoleil est frénétique.Ni dynamique ou simplement énergique: çlle est véritablement frénétique.A un tel point, en fait, que les courses de May d’un bout à l’autre de sa sordide chambre de motel et ses roulades au sol, de même que celles de son amant incestueux, agaceront parfois.Mis à part ces quelques excès, les mouvements et déplacements effectués par les jeunes comédiens que sont Marie-Anne Alepin et Louis-Olivier Maufette donnent de l’allant à un drame qui aurait pu être excessivement lourd, surtout pour de jeunes acteurs.Ce drame — celui d’un demi-frère et d’une demi-sœur qui s'aiment, blessés d'avoir dû se contenter d'un seul père pour deux familles — le duo de comédiens le rend bien.Le couple est intense; Maufette est en outre nuancé et sensuel.Force est d’admettre, cependant, que le met- teur en scène n’a pas su exploiter a sa pleine mesure le talent des comédiens.En effet — et cela exclut la prestation impeccable de Robert Lavoie en vieil homme de l’Ouest —.à certains moments, le spectateur ne peut faire autrement que de voir l'acteur derrière son personnage, le premier faisant tout en son pouvoir pour être fidèle aux sentiments et à la personnalité du second, sans pourtant y arriver tout à fait.C’est le cas, par exemple, quand Eddie regarde l’horizon (pose convenue s’il en est) en racontant à Martin (le nouvel ami de May) sa rencontre avec sa demi-sœur ou encore quand ce Martin est bousculé, tiré tour à tour par May et Eddie, chacun d’eux voulant s'approprier le témoin et lui raconter sa version de l’histoire.Jean-Dominic Leduc, qui défend pourtant très bien le rôle de Martin, un homme mou et intellectuellement limité, aurait dû être mieux dirigé > , et avoir quelque réaction A certains lorsqu’il se fait ballotter de la sorte.Ce genre de moments, lacune dans le jeu des , comédiens se présente à le spectateur quelques reprises au ne neuf faire œure de 12 Pièce- Idéale ne peut raire men{ rauditoire ne de_ autrement vrait voir que les person- nages et non leur inter-que de voir prête démuni.Le décor, quant à lui, l’acteur est plutôt imaginatif.Un , 4 lit, une table et des dernere son chaises à moitié enfon- cés dans le sol créent personnage une atmosphère post-ca- taclysmique.Le fait que le sol soit inégalement surélevé, à l’arriéré de la scène, contribue aussi au climat d’instabilité qui règne.Et le père, dont la barbe, le chapeau de cow-boy et la bouteille d’alcool ne sont que quelques éléments de son attirail, est perché, sourire narquois au visage, sur la butte la plus haute de la scène.La composition de l'image est très réussie.D’ailleurs, les jeunes premiers, autant par leur apparence physique que par leur fougue, s'inscrivent parfaitement dans ce tableau et l'on croira fort aisément à leur amour dévastateur.Sauf la direction d’acteurs qui mérite d’être légèrement resserrée, Fool for Love est une bonne production.Courte (lh!5) et bien sentie, elle produit indéniablement un impact sur l’auditoire.Elle permet en outre — et c’est précisément la vocation de la compagnie dirigée par Marie-Anne Alepin — de mettre en scène de jeunes talents, jeunes talents qu’il faut s’attendre à revoir.Une creation envoûtante - peut être même la plus envoûtante de toutes les œuvres de Vascancelos depuis les dernières années -originale ét particulièrement imaginative, où les anges sont déchus et la quête de soi sans [in.Réellement poétique.À Andrée Martin.Le Devoir M L Autre prouve sans nul doute qu'il n'existait pas de meilleur moyen que la puissance métaphorique des chorégraphies de Vasconcelos pour capter sur scène la rhapsodie perpétuelle des rapports entre les hommes.Christian St-Pierre.' Les cahiers de théâtre |EU L Autre is a stunning integration of dance and theatre performed with awe inspiring grace, intensity and passion.Sarah Gignac, The Other Press - Vancouver The primal joy of dancing (and running) until you drop is celebrated, just when you think the revels are ended, there's one more exuberant fling.Bravely innovative.Pat Donnely.The Gazette Envoûtant et paradoxal Comme le rêve.Pierre Thibeault, ICI Montréal Mise en scène et chorégraphiés Paula de Vasconcelos Decor Raymond Marius Boucher Costumes Louis Hudon Anne-Marie Veevaete lean-Charles Martel Avec Daniel Desputeau Gregory Hlady Anne Le Beau Caria Ribeiro Bruno Schiappa Catherine Sénart Paul - Antoine Taillefer MATINEE le dimanche 7 avnl à«hoo Une production de PIGEONS international à (’USINE C du ii au 13 avril billets: $21-4493 Cull lire THÉÂTRE La tyrannie de l’ordinaire MICHEL B É LAI R LE DEVOIR Parfois, il suffit d'un texte.Plus souvenu c’est un projet, une demarche.un événement qui expliquent que des individus se regroupent pour fonder une compagnie de theatre — ce n’est pourtant pas qu’il en manque, un survol rapide du paysage culturel montréalais vous convaincra rapidement du contraire.Non.Si les compagnies de théâtre surgissent comme des champignons après la pluie, c’est que les troupes petites et grandes sont portées par une même volonté de dire différemment les mêmes choses importantes.Monologue de sourd C’est ainsi que le Théâtre de Fortune a pris forme, il y a deux ans à peine, autour d'un texte, d’un projet et d’un homme: Jean-Marie Papapietro décidait alors de monter L’Amante anglaise de Marguerite Duras.L'accueil du public et de la critique dépassa toutes ses espérances; la production emprunta rapidement le circuit des maisons de la Culture après sa création au Théâtre Prospéré.Ancien professeur de théâtre et de littérature.Papapietro est arrivé au Québec il y a une dizaine d’années après avoir joué pendant 20 ans dans le grand carré de sable de la création et de l’animation théâtrales ep France, en Italie et en Pologne.A la fin du siècle dernier, il signe déjà quelques mises en scène (Beckett et Ionesco) au Théâtre de la Ville, à Ijongueuil, après avoir travaillé souvent avec ses élèves du cégep Edouard-Montpetit.Mais dès qu’il quitte l’enseignement, Jean-Marie Papapietro souhaite mettre sur pied une compagnie consacrée à la relève, aux comédiens (jeunes et moins jeunes) mal connus.Et aux textes qui parlent «à la sensibilité contemporaine» comme on dit.Comme ce «dramolette» de Thomas Bern-hard, Match, qu’il présente à la salle intime du Théâtre Prospero, dès mardi et jusqu'au 20 avril.«-Match n’a jamais été joué ici, explique d'abord le metteur en scène.C’est un petit texte qui fait partie de ces quelque 60 “dramolettes"écrits par Thomas Bernhard et que l’on ne mimte que très peu parce qu 'ils sont trop courts, souvent à peine esquissés.On imagine facilement cette diarrhée verbale couler d’un seul élan, d’un même rythme: mais on peut aussi penser qu 'une telle violence ordinaire se construit par couches, par strates accumulées Tune sur l'autre, à petite dose quotidienne.C’est pour cela que nous avons plutôt décidé de pimetuer le texte de silences afin de le faire respirer et que nous en avons.tait une production d’une heure.» On sera surpris par le côté extrêmement actuel de Match qui met en scène un couple ordinaire croupissant dans l’ennui et la mé« diocrité.Lui, Kroll, est flic et regarde un match de foot à la télé; et elle.Maria, attend que ce soit fini pour aller au lit.En transposant à peine, on retrouve là une situation de couple de plus en plus universelle.Sous les cris de la foule qui sortent du téléviseur, le monologue de sourd que poursuit la femme n’est ponctué que par les rots et les grognements de son mari.«On parle ici de haine à peine contenue, de racisme ordinaire, de frustration et de ressentiment», précise Papapietro.Petite vie Comme par hasard, le texte de Thomas Bernhard se profile sur un fond de violence et de tension sociale.On saura rapidement que le flic a dû «contrer» quelques manifestations d'étudiants ou de sans emplois.Et que le match est double: celui que se livrent les deux équipes à la télé n’est que le repoussoir des tensions que vivent les deux époux.Mais ce que Papapietro et son équipe ont d’abord voulu mettre en relief c’est la construction presque rituelle de la tension entre les deux protagonistes.«On saisira vite, poursuit le metteur en scène, que ce n’est pas la première fois que la scène se passe.Kroll et Maria n 'en sont pas à leur premier match; on peut penser qu’ils sont plongés au milieu du tournoi de la Coupe du monde ou l’équivalent.La tension est palpable, mais c'est une sorte de tension ordinaire, habituelle, qui fonctionne sur le vide, sur l’absence et le déni total de l'autre.Elle pourrait lui dire n ’importe quoi, il s’en fout complètement.» Comme dans la vraie vie souvent, ils ne s’écoutent même plus.LE FESTIVAL DE THÉÂTRE DES AMÉRIQUES PRÉSENTE Théâtres DLJ MrVN UE 4'êdéon Du ô au lô mai 2002 De Onderneming belgique Ou roman à la scène, le chef d'œuvre d'Agota Kristof, cynique et impitoyable, cogne fort! The Notebook LE GRAND CAHIER 8 et 9 mai à 20h / Usine C The ProoL PREUVE 10 mas à 20h/UsineC d’après Agota Kristof adaptation et mise en scène De Onderneming En anglais avec surtitres français PROGRAMME DOUBLE Samedi 11 mai The Notebook h 18h et The Proof à 21 h POSSIBILITÉ DE SOUPER SUR PUCE ENTRE LES DEUX SPECTACLES Sociétés Raflaello Sanzio Images visionnaires d’une grande puissance lyrique.La Genèse selon Castellucci ! Genesir IFROM THE MUSEUM OF SLEEP de Romeo Castellucci Spectacle sans paroles 9-10-11 mai à 20h / Théâtre Denise-Pelletier Volksbühne am Rosa-Uixemburg-Platz Le subversif metteur en scène allemand détourne le Tramway nommé Désir.Déraillement ! Endstation Amerika UNE ADAPTATION D'UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR de Tennessee Williams mise en scène Frank Castorf En allemand avec surtitres français et anglais 13-14 mai à 20h / Monument-National __________________ dada Ramera Solo endiablé, drBie et touchant, porté par la virtuosité d'acteur de Daniel Maclvor.Cul-de-sac création de Daniel Brooks et Daniel Maclvor coprésentation USINE C / FTA En anglais 16-17-18 mai à 20h/UsineC allemagne ABONNEMENTS 3 ou ^spectacles disponibles |usqu au 27 avril [www.fla.qc.ca I L* Articulée 1182 boni.Si Laurent (514) 844-2172 SOURCE THEATRE DE FORTUNE Jean-Marie Papapietro Reniés, déniés dans leur existence par un simple match de foot et par le vide qui les condamne l'un à l'autre, les deux personnages — Kroll par son silence tout autant que Maria par ses mots — en vieil dront rapidement à enligner les lieux communs, les clichés réducteurs puis les monstruosités comme seul système de pensée.Tout y passera: le métissage, l’invasion des immigrants clandestins, le chaos des zones et la nécessité de voir un «homme p poigne» prendre les rênes de l'Etat.Thomas Bernhard livre peu d'indications scéniques dans son texte.Mais le long monologue provocateur de la femme et les réactions grotesques de son mari font presque penser à un episode de la Ftite Vie plutôt qu'à Virginia Wolfe.•C'est paradoxalement la principale raison pour laquelle nous n’avons pas adapte la pièce en jouai, reprend Jean-Marie Papapietro./.es références historiques à Hitler et ç«l»«, «out-tttrw «nglia A L’AFFICHE! l ^tir.«r*-"» i : JEAN-CLAUDE DREYFUS LUCY RUSSELL Ë A LAFFICHE! tous tes jour* 14K30 - 17*00- 19h25-2lhA5 t WKÊmÊÊtÊÊÊÊÈÊÊÊÊÊmmm L K DEVOIR, L E S S A M E I) I t! ET DIMANCHE 7 AVRIL 2 0 0 VITRINE DU DISQUE Neil Young à Passant, corps et âme ARE YOU PASSIONATE?Neil Young Reprise (Warner) Quand on le regarde à la télé, sur scène, même en photo, il a l'air renfrogné.Hors d’atteinte.Surtout quand il se lance dans l'un de ses solos de guitare dont il ne connaît jamais l'issue à l'avance, il semble perdu dans son monde, avec up grain de folie au fond des yeux.A la limite de la schizophrénie.Et pourtant, c’est tout le contraire.En quelque 36 ans de disques et de spectacles, seul ou avec d’autres, Neil Young n'a jamais su que prêter flanc.Aucun système immunitaire, aucune velléité d'autocensure chez ce type-là: Neil fonctionne à l’instinct, au sentiment pur, à l’émotion brute.Dès 1970, il signait Ohio, aussi blessé qu’outré, montrant du doigt la Garde nationale qui avait fait feu sur les étudiants à Kent State.Il sera tout aussi atteint par le suicide de Kurt Cobain, qui traverse l’album Sleeps With Angels.Exemples parmi d’autres.Et le revoilà à l’assaut, corps et âme.Aux événements du 11 septembre dernier, il a réagi comme il réagit toujours, sans calcul ni mesure.Tristesse imbuvable quand il a chanté \'Imagine de Lennon au téléthon America: A Tribute To Heroes.Colère violente quand il a lancé Let’s Roll, chanson inspirée par la riposte des passagers du vol 93 de la United Airlines: «Tve got to put the phone down /And do what Tve got todo[.] We’re going after Satan / On the wings of a dove.» Cette chanson est au cœur de Are You Passionate?, le nouvel album de Neil Young, disponible dès le 9 avril.Autour, dix autres titres creusent la plaie à la recherche de l’humanité.Et ne la trouvent pas toujours.Dans You’re My Girl, rengaine tellement soulful qu’on croirait entendre David Ruffin avec les Temptations (l'orgue Hammond de Booker T.Jones et la basse de Donald «Duck» Dunn apportant la chaleur du son Stax des années 60), Young est le papa inquiet qui écrit à sa fille et l’enjoint de ne pas quitter trop vite le foyer.Dans Mr.Disappointment, poignante mélodie ancrée par un solo pas trop propre à la Neil Young, il s’arc-boute désespérément à ce qui lui reste de désir de communication avec autrui.Dans Arc You Passionate?, il s’en prend à la sécheresse des cœurs: «Does it bother you / When you hear your spirit talk?» Dans Coin’ Home, sur fond de rock lourd à la manière Crazy Horse, il évoque au présent le général Custer et la bataille de Little Big Horn.Dans Two Old Friends, touchante ballade soul qui renvoie irrésistiblement aux Impressions et leur People Get Ready, un prédicateur cause avec son Dieu de l’état du monde.Et entre ces couplets s’immiscent des chansons d’amour toutes simples, en contrepoids (When I Hold You In My Arms, Be With You).Le dernier titre, She’s A Healer, basé sur un riff assez banal de deux accords inlassablement plaqués, dure très exactement neuf minutes et onze secondes.Nine eleven.Ce n'est pas unecbmcidence.Ni doucement familial comme Harvest Moon, ni furieux comme ses disques de garage avec Crazy Horse, Are You Passionate?est l’album de toutes les contradictions, assumées jusqu a l’impudeur.Ici belliqueux (il va jusqu’à se mettre à la place d'un pilote de chasse lâchant ses mis- SOURCE MIKE HASHIMOTO REFRISE RECORDS Comme toujours, Neil Young fonctionne à l'instinct, au sentiment pur, à l’émotion brute.siles), là terrifié, farouchement patriotique un moment, résolument humaniste le suivant.Young est le miroir brisé de l’Amérique.Normal que la musique y soit si chaleureusement soul.Autrement, le regard serait insupportable.Sylvain Cormier PUNK ROCK JOEY RAMONE DON'T WORRY ABOUT Ml JOEY RAMONE Don’t Worry About Me (Sanctuary/EMI) Une panoplie de gloires authentiques du punk américain se rencontrent sur le dernier, le tout dernier disque de Joey Ramone, l’ex-Ramone emporté par le cancer il y a un an.Le bassiste Andy Shernoff (The Dictators), le batteur Frank Furnaro (Cracker), Captain Sensible des Damned et l’ancien comparse Marky Ramone démontrent que le ton a changé avec l’âge, qu’il s’est adouci, bien qu’il soit en droite ligne avec ce que les copains des Ramones livraient comme mouture.Les trois accords qui ont assuré les 25 de carrière de ce parrain du punk new-yorkais déferlent moins qu’aux belles années.Sans doute ce CD posthume est-il au diapason avec la maladie qui grugeait Ramone, sujet qu’il aborde sans crainte sur Like A Drug I Never Did Before et / Got Knocked Down (But III Get Up) et qui semble remonter à la gorge sur Don't Worry About Me, qui donne son titre à l’ensemble.Cette dernière chanson sera à retenir parmi les innombrables classiques pondus par Joey Ramone.La cinquantaine guettait vraisemblablement le chanteur et ses collaborateurs, assis en quelque sorte sur les lauriers de leurs acquis.Une version peu étonnante de 1969 d’Iggy Pop et des riffs à la Kinks (sur Spirit In My House, tout de même bien sentie: une autre métaphore du mal qui le hantait?) n’aident pas à relever la sauce de cet mets dont on ne se lasse pourtant pas tant il demeure accrocheur et efficace.Quant à la relecture de What A Wonderful World à la manière punk, bien que la formule de ces reprises soit bien connue, impossible de s’en passer.Il en va de même de l’esprit de ce galérien qu’a été Ramone, qui a donné sa couleur à une bonne part de la musique des 25 dernières années.Plus tout à fait en phase avec les temps qui courent — «Ifs a different world to me, I just don’t understand», chante-t-il à propos de ces kids qui flinguent leurs compagnons dans les écoles —, Ramone n’en avait pas pour autant perdu sa verve ni son dédain des règles établies.Bernard Lamarche T E C H N O PHEEK Paysages matriciels (Epsilonlab/Fusion III) Ne serait-ce que pour la mouvante Un matin à la plage, le second album du Montréalais Jean-Patrick Rémillard, alias Pheek, paru sur étiquette du collectif Epsilonlab, vaut amplement le détour.Parasité de bruitages rythmiques a point et rehaussé d’effets vocaux qui confèrent toute sa dimension à un de ces «paysages matriciels», ce morceau se démarque du second essai sur disque de Pheek, après Pheekology 101, disque live enregistré l’année dernière.Rythmes house, grooves imparables, ces paysages ont l’avantage de parvenir à des atmosphères feutrées, ce qui risque de plaire a ceux que rebute trop l’aridité de la techno minimale, dans la mouvance de laquelle Pheek se situe.A chacun ses goûts en matière de production: le caractère léché de l’ensemble vient à lasser, bien que les éléments rythmiques s’étalent lentement et s’additionnent bellement.Pour ceux que l’aridité n’assèche pas totalement, les deux dernières plages constituent un second mouvement sensiblement plus expérimental, tout de même plus engageant en ce qui nous concerne, bien que l’utilisation des sons anecdotiques, référentiels, notamment les vagues de la mer qui s’échouent dans le tout dernier morceau, elle, rebute.B.L.R O L K & YET & Y ET Do Make Say Think (Constellation) D’un album à l’autre.Do Make Say Think ne cesse d’approfondir les contrastes d’un rock instrumental qui trouve désormais toute son ampleur sur le superbe & Yet & Yet.A quelques reprises, certains ont peut-être un peu trop rapidement comparé les longues pièces hypnotiques de cette formation torontoise à celles de Gybe!.Il y a sans doute des liens évidents à faire, sauf que la musique de Do Make Say Think possède aussi sa propre fragilité évocatrice.Avec ce troisième disque paru sur Constellation, les textures mélodiques deviennent plus chaudes et contemplatives.Sur des pièces comme Classic Nood-landing ou Chinatown, une tension plutôt lente gravite autour de cuivres discrets et de guitares répétitives derrière des percussions orageuses.Quelque part entre le rock, le jazz et la musique contemporaine, ce cycle de chansons creuse un espace aussi dense que tragique, mais surtout d’une profondeur abyssale.Do Make Say Think expérimente sans jamais donner l’impression de se perdre en cours de route. Place des Arts : 842-2112 ET AU RtSEAl ADMISSION 1 -800- % I -4595 Atelier d’éveil musical pou» enfants DE ; A 12 ANS, PENDANT LES CONCEPTS Coût 3 $ par enfant; maximum, 33 enfants Cinquième salle Place des Arts e,np tnvxntt usuau >112 Patrick Saint-Denis te Discours aux animaux > Heitoer Villa-Lobos Fantasia pour saxophone et orchestre Georges-Étienne d'Entremont, saxophone ¦ Maurice Duruflé hequiem pour solistes, choeurs, orchestre et orgue, op.9 Christine Harel, mezzo-soprano Cosimo Oppedisano, baryton fr samedi 6 avril Eglise Soint-Jean-Baptiste 4237, avenue Henri-Julien (angle Rachel) Montréal (métro Mont-Royal) le dimanche 7 avril Église Saint-Marc-de-Rosemont 2602, rue Beaubien Est Montréal (métro Beaubien, autobus 18 Est) Renseignements : (514) 873-4031, poste 221 ENTRÉE LIBRE Confcrvatofr* dt musique ml d'mri drammllqum Québec S S On prépare l'avenir Ensemble vocal VIVA PETER SCHUBERT, directeur artistique Les mystiques d’aujourd’hui « Une véritable surprise, un magnifique cadeau» - François Tousignant, LE DEVOIR Oeuvres de Part, Corecki, ' ¦'/ c Cage, Rea, Villeneuve et Castelnuovo-Tedesco avec Carry Antonio, guitare Mercredi 10 avril 2002 à 20 h Salle Redpath à l’Université McGill 3461, rue McTavish Billeterie: 514-398-4547 Régulier: 20$ Étudiants/Ainés : 12$ Renseignements : 514-489-3739 rortf*
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