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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2006-04-11, Collections de BAnQ.

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ECONOMIE La SGF retrouve la voie de la rentabilité avec des profits de 70 millions Page B 1 CULTURE L’Orchestre Métropolitain se place sous la protection de la loi sur les faillites Page B 8 LE DEVOIR V o L.X C V I 1 N ’ 7 9 ?LE MARDI 11 AVRIL 20 O t> 8 7 o + raxes» 1 $ Souveraineté du Québec Les résultats des élections législatives sont trop serrés pour désigner un vainqueur Robert Lepage rejoint Michel Tremblay dans sa tiédeur HERVÉ GUAY Ly homme de théâtre québécois Robert Lepage ne r se montre pas étonné de la déclaration de l’auteur dramatique Michel Tremblay, qui dit ne plus croire à la souveraineté.Et, comme lui, il se réjouit de l’accession d’André Boisclair à la tête du Parti québécois.Le metteur en scène impute la morosité qui règne au sujet de l’indépendance du Québec au PQ qu’il faut interroger, selon lui, sur ce qu’il est devenu.Le créateur de La Face cachée de la lune ajoute qu’il n’est pas prêt à aller aussi loin que Michel Tremblay en la matière.«f ai encore en moi un reste de sentiment souverainiste», a-t-il confié aux journalistes, réunis en conférence de presse hier à Montréal pour parler de la présentation du Projet Andersen au Théâtre du Nouveau Monde à compter de demain.«Et si je suis moins convaincu, a-t-il précisé, je ne demande qu'à l’être de nouveau.» Le problème Commentant la conjoncture politique actuelle, Robert Lepage a expliqué ce qui lui semble manquer au mouvement souverainiste.Selon lui, le problème vient de ce qu’actuelle-ment la souveraineté n’est plus une idée incarnée.Il regrette Lucien Bouchard qui, à ses yeux, portait la cause dans son corps et était un héros^idéal.Depuis le départ de Bouchard, à son avis, le Parti québécois s’est surtout fait remarquer par ses tiraillements internes.La situation l’incite à voir ce que les autres ont à offrir, a poursuivi Lepage en faisant allusion à Québec solidaire, nouveau venu sur la scène provinciale.De plus, Lepage, qui travaille sans cesse d’un bout à l’autre de la planète, avoue entretenir une relation ambiguë avec le Canada.«Quand je suis ici, dit-il, je ne me sens pas Canadien.Mais quand je suis à l’étranger, le Canada devient une réalité et j’en fais partie.» Puis il a lancé à la blague: «D’ailleurs, vous seriez surpris de voir combien de souverainistes sont ambassadeurs [du Canada] à l’étranger.» Il n’est donc pas étonnant, a-t-il ironisé, qu’un ancien ambassadeur à Paris soit devenu premier ministre du Québec.Schizophrénie culturelle Robert Lepage dit en connaître un bout en matière de schizophrénie culturelle.Ce qui est vrai de bien des acteurs, indique-t-il.Dans son cas, toutefois, la schizophrénie est peut-être encore plus présente.Car, à cause de son horaire chargé, il joue principalement dans des solos où il incarne des personnages radicalement différents les uns des autres.«Au théâtre, confie l’acteur qui joue en français, en anglais et maintenant en espagnol le sous-texte est souvent dans la musique des mots.Or j’ai une personnalité bien différente quand je parle anglais.Je commence même à en développer une autre en espagnol.Ce qui m'a permis d'ajouter encore à ma schizophrénie personnelle.» VOIR PAGE A 8: LEPAGE L’auteur considère que la souveraineté n’est plus une idée incarnée PKOJET ¦ IDERSEN T^os*« ROBERT LEPAGE JACQUES GRENIER LE DEVOIR Robert lepage, hier en conférence de presse I X D E X ! Annonces.B 6 j Avis pubfics B 4 Culture.B 8 i Décès_______B6 1 Économie.B 1 Édüonal______A6 Idées________A 7 Météo_______B6 Monde________B5 Mots croisés B 6 Sudoku_______B3 Télévision.B 7 Impasse à Titalienne Une poignée de votes risque de faire la différence GIAMPIF.RO SPOSITO REUTERS Des partisans de Romano Prodi, leader de la coalition de centre gauche, ont accueilli avec une inquiétude manifeste les résultats des élections, hier en Italie."jf *#¦ Rome — L’incertitude était totale tôt ce matin en Italie, alors que le dépouillement des élections législatives se poursuivait.Droite et gauche demeuraient à égalité, après que les sondages à la sortie des urnes eurent dans un premier temps donné la victoire à la gauche.Plus de neuf heures après la fermeture des bureaux de vote à 15h, l’institut de sondage Nexus a fait savoir que la course était trop serrée pour déclarer un vainqueur.• Tout se joue sur une poignée de wtes sur quelque 40 millions d'électeurs, a déclaré son directeur Fa-brizio Masia.Nous sommes incapables de dire qui a gagné.» M.Masia a précisé que les résultats pour le Sénat dépendaient d’une région, Campania, grande circonscription du sud qui inclut la ville de Naples.Les projections concernant la Chambre des députés, réalisées par Nexus pour la RAI et effectuées sur 89 % des bulletins dépouillés, donnaient 49,8% des voix à la Maison des Libertés (coalition de centre droit) de Silvio Berlusconi, contre 49,7 % en faveur de L’Union (centre gauche) de Romano IVodi.Aucune nouvelle projection en sièges n’était fournie.Une projection précédente de Nexus accordait 340 sièges à la Maison des libertés contre 277 à .L'Union de Prodi.Sénat Au Sénat, les projections effectuées sur 98 % de l’échantillon dé-fini par Nexus accordaient 158 sièges pour la coalition Berlusconi contre 151 pour la coalition lYodi.Mais la marge d'erreur (comprise entre 1 % et 3 %) ainsi VOIR PAGE A 8: ITALIE FRANCE Villepin cède à la rue Le gouvernement remise le CPE au placard; les opposants crient victoire CHRISTIAN RIOUX Paris — Après trois mois d’un bras de fer rythmé par des grèves et des manifestations monstres, le premier ministre Dominique de Villepin a sifflé hier la fin de la récréation et a enterré définitivement le Contrat première embauche (CPE).A 24h d’une nouvelle vague de mobilisation générale qui risquait de dégénérer en crise politique, le gouvernement a décidé de remiser définitivement son projet phare qui visait à assouplir les conditions d'embauche des jeunes de moins de 26 ans.L'annonce d’un «remplacement» du CPE par l’augmentation des subventions à l’emploi des jeunes n’a trompé personne.C’est bien un enterrement de première classe quj s’est déroulé hier.Dès 9h30, après une réunion à l’Elysée, Jacques Chirac annonçait par voie de communiqué qu’une nouvelle mesure allait remplacer le CPE.Dans une brève allocution, le premier ministre a constaté que la situation exigeait «de trouver une issue rapide à la crise».Sans jamais prononcer les mots abrogation ou annulation, Dominique de Villepin a constaté que «les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes ni du côté des entrep-ises pour l’application du CPE».D remplace donc l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances, qui ne coûtait rien, par une augmentation de 650 millions de dollars des subventions à remploi.«Je regrette de ne pas avoir été compris par tous», a dit le premier ministre selon qui la crise révèle par ailleurs une importante anxiété sociale.L'enjeu est de préserver notre modèle social en l’adaptant.» Un autre projet de loi remisé Le CPE ira donc prendre place dans le placard des nombreux projets de loi retirés depuis 20 ans en France à la suite de grandes manifestations de la jeunesse et des salariés, comme le contrat d'insertion professionnelle (CIR, en 1994, et les réformes successives de l’éducation, en 1984,1986 et 1995.VOIR PAGE A 8: FRANCE Le quart des plaques ont disparu Vols de plaques commémoratives dans le Vieux-Montréal STÉPHANE BAILLARGEON La plaque commémorative du premier maire de Montiéal, scefiée sur l’hôtel de ville depuis 1933, a été arrachée et volée la semaine dernière.Un médaillon en relief à l’effigie de Jacques Viger ornait le centre du grand rectangle en bronze.le fait que le nom de M.Viger ah été donné à la commission créée en 1962 pour protéger et restaurer les quartiers historiques de la ville rajoute au crime patrimonial.En face de l'hôtel de ville, la plaque commémorative de Claude de Ramezay et du petit château qui porte son nom a également disparu.Celle-là datait de 1939.Un peu plus a l’ouest, rue Saint-Sacrement, le «marqueur de mémoire- installé sur l'ancienne permanence du Devoir a aussi été arraché et emporté.Le texte coulé dans le bronze rappelait la fondation du journal par Henri Bourassa.Environ 25 des quelque 85 plaques semblables du Vieux-Montréal ont disparu au cours des derniers mois selon les informations obtenues par Le Devoir.Une véritable épidémie de vandalisme qui laisse les défenseurs du patrimoine aussi désolés que perplexes.•Cest une atteinte à notre mémoire crAlective», juge Gilles Morel, directeur du Bureau de promotion et de mise en valeur du Vieux-Montréal a la Société de développement de la ville.«Quinze des plaques disparues ont été volées au cours des deux derniers mois.L'action est planifiée et bien organisée.Dans certains cas, les voleurs ont même utilisé des outils de qualité pour sectionner les attaches et les ancrages.» Police alertée Les propriétaires de certains immeubles mutilés ont alerté la police au cours des dernières semaines.•Les plaintes nous proviennent surtout du Vieux-Montréal.mais nous en avons aussi reçu d'ailleurs sur le territoire de Montréal, explique le capitaine Michel GuiDemette, de la section des enquêtes criminelles de la région Ouest de Montréal.Nous avons ouvert une enquête Nous sommes en train de regrouper les informations et de les analyser Nous essayons d’établir des liens entre Us différents vols.L'enquête progresse.» VICTOR TONtlXI REUTERS Le premier ministre Dominique de Villepin a sifflé hier la fin de la récréation et a enterré le Contrat première embauche.‘ .VOIR PAGE A 8 PLAQUES LE DEVOIR.LE MARDI II AVRIL 2 0 0 6 A 2 •LES ACTDALITES- Rencontre des premiers ministres à Montréal Le déséquilibre fiscal divise les provinces Un rapport écarte le transfert de points d’impôt, formule que défendait Jean Charest ROBERT DUTRISAC Québec — Alors que le Conseil de la fédération amorce aujourd’hui sa réunion à Montréal, des divergences de vue entre les dix provinces surgissent sur la question du déséquilibre fiscal et, surtout sur les moyens à prendre pour le corriger.Le premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein, présidera sa dernière réunion du Conseil de la fédération après l’année statutaire qu’il a passée à la tête de l’institution.La réunion devait avoir lieu en Alberta, mais, comme les premiers ministres voulaient rencontrer leurs homologues australiens avant leur départ du Canada, ils se retrouvent à Montréal.C’est le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dany Williams, qui prend la relève dans cette année cruciale au regard des négociations qui doivent se tenir entre les provinces et Ottawa sur le déséquilibre fiscal.I^es premiers ministres auront entre les mains le rapport commandé par le Conseil de la fédération sur le déséquilibre fiscal, rapport qui doit être rendu public aujourd’hui.Selon les informations obtenues par Le Devoir, le document préparé par Janice Stein, de l’Université de Toronto, et Robert Gagné, de l’École des hautes études commerciales, contient une quinzaine de recommandations qui préconisent notamment une refonte des transferts fédéraux vers les provinces, y compris la formule de péréquation.le transfert de points d’impôt, une formule que défendait pourtant le premier ministre Jean Charest, est écarté d’emblée.Les auteurs lui préfèrent une amélioration des transferts fédéraux en espèces et de la formule de péréquation.Revendication traditionneUe du Québec, la formule de péréquation devrait être basée sur la comparaison de la capacité fiscale des dix provinces, pour inclure l’Alberta, au lieu de la formule actuelle qui se limite à cinq provinces (la Colombie-Britannique, le Manitoba, l’Ontario, le Québec et la Saskatchewan), recommandent les auteurs.En vertu de ce nouvel arrangement, les paiements de péréquation versés par le gouvernement fédéral passeraient de 9,4 milliards à 15,1 milliards.Cette somme sera toutefois sujette à un plafond, ce qui pourrait la réduire de quelques milliards à la suite des négociations à venir.Les provinces riches comme l’Alberta et l’Ontario obtiendraient davantage d’Ottawa, car on éliminerait les restrictions accompagnant les transferts fédéraux qui leur sont versés.Toutes les provinces seraient placées sur un pied d’égalité: les transferts seraient fonction de leur population respective.Pour l'Ontario, cela représenterait un à deux milliards de plus en transferts fédéraux.la question de la péréquation a toujours divisé les provinces.Cette situation n’a guère changé avec la création du Conseil de la fédération.Le rapport des experts «favorise le Québec et rejoint la vision» du gouvernement Charest, admet-on à Québec.Mais l’Alberta et l’Ontario risquent de recevoir le document avec moins d’enthousiasme, estime-t-on.L’Alberta considère qu’elle apporte déjà une large contribution.«D’une façon générale, les Canadiens devraient reconnaître que les revenus des ressources naturelles qui sont générés ici bénéficient déjà au reste du Canada d’une façon considérable», a dit à l’agence Can West Gary Mar, le nouveau ministre des Affaires intergouvernementales de l’Alberta.La province estime qu’elle verse 29 milliards en taxes et impôts à Ottawa et n’obtient en retour que 17 milliards.Le Bloc québécois a toutefois calculé que le gouvernement fédéral avait fourni de l'aide totalisant 66 milliards à l’industrie pétrolière et gazière de 1970 à 1999.Pour sa part, le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, a réitéré à la fin février son exigence pour la tenue d’une commission royale d’enquête sur le déséquilibre fiscal.Contrairement au Québec qui reçoit de la péréquation, l’Ontario estime qu’il existe un écart de 23 milliards de dollars par année entre ce qu’elle verse à Ottawa et ce qu’elle reçoit en services fédéraux.Quant à une province comme Terre-Neuve-et-Labrador, elle cherchera à préserver l’entente, conclue en 2004 avec Paul Martin, qui exclut les redevances sur le pétrole et le gaz du calcul de la péréquation.Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, juge que le gouvernement Charest a tort d’abandonner sa revendication portant sur le transfert de points d’impôt.«R n’y a rien de pire que Ut péréquation comme système [.] sauf que, pour nous au Québec, malheureusement, à cause de notre appauvrissement, c’est ce qui devient le plus payant», a déclaré M.Dumont.Mais en vertu de sa vision autonomiste, le chef adéquiste croit que le Québec «est mieux de se donner des outils [les points d’impôt] et de se grouiller au plus vite pour sortir de notre position de faiblesse».Le Devoir Pas de semences suicide dans les champs DENNIS B II ECKERT Ottawa — Ce n’est pas dans un proche avenir que l'on plantera des «semences suicide», qui sont génétiquement modifiées pour produire des plants stériles, sur des terres agricoles au pays.Giuliano Tolusso, analyste au ministère fédéral de l’Agriculture, a indiqué que le Canada respecterait le moratoire sur l’expérimentation, en terrain agricole, des technologies génétiques restrictives (GURT), moratoire qui a été réaffirmé à l'occasion d’une conférence tenue à Curitiba, au Brésil, le mois dernier.I,e Canada autorisera la recherche sur ces semences, mais seulement en laboratoire, a précisé M.Tolusso en entrevue, hier.«Nous ne ferons pas d’essai au champ tant que nous n’aurons pas recueilli l'information scientifique et socio-économique nécessaire pour prendre une décision éclairée», a-t-Û dit Cette décision du Canada est conforme au consensus des pays signataires de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, mais diffère de la position des États-Unis, qui n'ont pas signé cette convention.Les semences suicide sont probablement la nouveauté la plus discutée en biotechnologie à l’heure actuelle.Elles fourniraient aux entreprises de semences une méthode sûre pour protéger leurs brevets sur les semences génétiquement modifiées, qui commencent à être davantage utilisées à travers le monde.Selon leurs opposants, cette technologie laisserait les cultivateurs à la merci des compagnies de semences et mettrait en danger la méthode traditionnelle par laquelle les agriculteurs conservent des semences d’une année à l’autre.Des pays moins prospères comme l’Inde et le Brésil ont interdit les GURT la technologie éviterait aussi aux entreprises de semences d’avoir à défendre leurs brevets en intentant des poursuites juridiques, comme celle contre le fermier Percy Schmeiser, de la Saskatchewan, qui a été traîné en Cour suprême pour avoir utilisé des semences qu’il n’avait pas achetées.Presse canadienne Nomination des juges de la Cour suprême La nouvelle formule plaît à la juge en chef HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — La juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin, estime que l’interrogatoire parlementaire télévisé imposé à son nouveau collègue a été utile et qu'il s’est bien déroulé.Les députés ont évité selon elle l’écueil de la «partisa-nerie» et ont aidé les Canadiens à mieux connaître leur plus haut tribunal.C’était la première fois hier que Mme McLachlin évaluait publiquement, au nom de son tribunal le nouveau processus de sélection des juges à la Cour suprême mis en place par le gouvernement conservateur.«Le comité a évité de poser au candidat des questions partisanes», a déclaré Mme McLachlin lors d’une cérémonie d’accueil du nouveau magistrat Marshall Rothstein.«Ceux qui ont assisté aux audiences ont été convaincus qu’elles ont procuré aux Canadiens une occasion de connaître davantage les rôles et obligations respectifs du gouvernement et du judiciaire.» Ce commentaire positif tranche avec le scepticisme qu’avaient exprimé jusqu’à présent les juges de la Cour suprême, passés et actuels, quant à l’éventualité d’importer au Canada le modèle américain.Plusieurs craignaient que ,les audiences ne dérapent comme cela se voit aux États-Unis.Le juge Rothstein À la fin février, Marshall Rothstein a été interrogé pendant trois heures par les députés fédéraux sur son parcours professionnel, mais aussi sur ses opinions sur certains sujets plus délicats comme les revendications autochtones, le registre des armes à feu ou encore les clubs échangistes.Il s’agissait d’une première au Canada: jusqu’à présent, les juges étaient nommés au terme d’un processus nébuleux par le premier ministre.M.Rothstein a été assermenté le mois dernier.La célébration d’accueil n’a toutefois eu lieu qu’hier.Mme McLachlin a déclaré en blague que ce serait «une des rares fois où il pourra porter notre robe de cérémonie rouge, mieux connue dans notre auguste cercle judiciaire comme notre habit de père Noël.» En fait, M.Rothstein a déjà porté ladite robe lors de la lecture du discours du Trône, mardi dernier, à laquelle assistent traditionnellement tous les juges de la Cour suprême.Beverley McLachlin Le Devoir Roulement de tambour, s'il vous plaît.(Les tambours sont à l'arrière, à côté du piano.) 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LE DEVOIR.LE MARDI 11 AVRIL 2 0 0 6 A 3 mwi9i ‘t?»* fsi* wir *?**•?Pfl rj ^ r mrr mm »« î»lf?«MB g lft»l- Ht 11U3 U * ta* SHAUN BEST REUTERS Hydro-Québec assure que le vol de documents secrets ne compromet pas la sécurité de ses installations.Vol de documents Hydro-Québec resserre ses règles de sécurité MARTIN OUELLET Québec — Hydro-Québec n’a aucunement l’intention de revoir ses orientations en matière de sécurité malgré le vol récent d’une mallette contenant des renseignements hautement confidentiels sur la surveillance des installations hydroélectriques.La société d’État va plutôt se limiter à resserrer ses règles entourant la circulation des documents.«Nous avons pris les mesures nécessaires pour qu’une telle situation ne se reproduise plus», a assuré le porte-parole de la société d’Etat, Marc-Brian Chambedand, dans une entrevue accordée hier à La Presse canadienne.«Dès que le vol a été signalé, nous avons adopté les dispositions nécessaires pour que la fuite d’information ne puisse pas compromettre la sécurité des installations», a-t-il poursuivi.Par conséquent, il n’y a pas lieu de modifier le plan de 133 millions préparé dans les derniers mois par HydroQuébec pour accroître la sécurité de ses équipements, a-t-il insisté.«Le plan n’a pas à être changé, nous avons fait le nécessaire, on a pris les mesures qui s’imposaient», a expliqué M.Chambedand.Les documents confidentiels provenaient d’une mallette volée le 10 mars dernier dans un restaurant de la rue Sainte-Catherine à Montréal.L’employé victime du larcin, un conseiller en sécurité, a immédiatement informé ses supérieurs du vol et une plainte a été déposée à la Police de Montréal Quelques jours plus tard, une employée de Radio-Canada découvrait par hasard, dans une station de métro de l’est de la métropole, une liasse de documents provenant de la mallette volée.La pochette découverte dans le métro contenait entre autres documents un guide de sécurisation des installations de la société d’Etat, qui explique les méthodes et les normes qui seront utilisées pour faire fonctionner tous les systèmes de sécurité d’Hydro-Québec.Toutes les composantes, les pièces des systèmes d'alarme, de télésurveillance et d’antisabotage y sont énumérées.L’un des dossiers expliquait en outre comment fabriquer une carte d'identité pour les employés.On y retrouvait aussi les mots de passe temporaires pour activer les deux systèmes informatiques choisis pour gérer les contrôles d’accès, de détection d’intrusions et de surveillance vidéo.Parmi les documents figuraient également le répertoire téléphonique confidentiel de la direction de la sécurité industrielle d’Hydro-Québec, comprenant les numéros de téléphone cellulaire et résidentiel des cadres et des employés.Une situation bien embarrassante pour HydroQuébec qui.l’an dernier, avait dû reconnaître que la surveillance des barrages souffrait de lacunps très graves.Le porte-parole de la société d'Etat minimise néanmoins le risque associé au vol des documents confidentiels.«Ce qui a été retrouvé, ce sont surtout les technologies utilisées.H n’y avait pas d'information concernant la localisation des systèmes, la façon de les installer ni la façon de les déjouer», a-t-il dit Néanmoins, tous les codes qui figuraient dans les dossiers ont été changés, a soufigné M.Qiamberiand.Dans l'espoir d’éviter une nouvelle fuite d’information, HydroQuébec a egalement décidé de resserrer ses règles sur la circulation des dossiers importants.Ainsi les employés ne peuvent plus emporter avec eux les documents confidentiels.«Depuis le 10 mars, depuis que le vol a été constaté, il n’y a plus un seul document de cette nature qui peut franchir les portes d’Hydro-Québec».a mentionné M.Chambedand.Pendant que le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeii refusait de commenter laffai-re, l’opposition péquiste exigeait que les dirigeants d’HydroQuébec viennent rendre des comptes à FAs-semblee nationale.«Uya une néghgtnct, un laisser-aller, une déssnvotturt de la part des dtngeauts par rapport à la sécurité des installations Les gens ont le droit d'être rassurés, et HydroQuébec doit venir s’expliquer en commission parlementas-ns», a commenté la porte-parole de Foppositionofficiefle en matière denergie, Rita Dionne-Marsobis.POLITIQUE UNESCO: le Bloc réclame un droit de veto pour le Québec Alors que les négociations au sujet de la place du Québec à l’UNESCO se poursuivent entre les gouvernements Harper et Charest, le Bloc réclame un «droit de veto» pour le Québec inspiré du «modèle belge».Mais la ministre québécoise Monique Gagnon-Tremblay soutient que la formule qui sera définie consistera en un «modèle québécois unique» qui conviendra «à un Canada uni».ANTOINE ROBITAILLE ALEC CASTONGUAY Le Bloc québécois a exigé hier que le Québec ne possède rien de moins qu’un droit de veto sur la position canadienne à l’UNESCO.seule manière pour le gouvernement Harper de s’approcher de sa promesse électorale, a soutenu Gilles Duceppe.Ce processus, qui s’apparente à celui en vigueur en Belgique, est effectivement à l’étude dans les deux capitales où se poursuivent les discussions sur le rôle qui sera accordé au Québec sur la scène internationale.Toutefois, à Québec hier, la ministre québécoise des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay rétorquait «Ce que je recherche, c’est un modèle québécois, un modèle qui est unique pour le Québec et qui convient à un Canada uni, parce qu’on fait partie du Canada.» Elle enchaîna ensuite sèchement «Je n’ai pas besoin des recommandations du Bloc, je sais ce que je dois faire.Je sais ce que le Québec veut» La ntinistre québécoise a par ailleurs nié que l’entente soit «imminente» sur la question entre les deux gouvernements, selon ce que certaines rumeurs laissaient croire récemment.Selon elle, le fédéral est en effet «pressé», mais «l’important ce n’est pas d’aller rapidement, mais d’avoir une bonne entente».Les négociations vont «très très bien», a-t-elle précisé par la suite.La ministre a rencontré son homologue fédéral le 16 mars à Ottawa et depuis, les «fonctionnaires sont à l’œuvre», a-t-elle dit Reste que «le diable est dans les détails», selon les mots de sa porte-parole Valéry Langlois.Recul En effet, car le 19 décembre dernier, en pleine campagne électorale, Stephen Harper s’était engagé à faire une place au Québec à l’UNESCO «sur un modèle analogue à celui de la francophonie», où il a un siège, peut s’exprimer et voter en son nom.Mais depuis, le gouvernement Harper a dû reconnaître que les règles de l’UNES-CO, organe de l’ONU chargé de la culture et de l’éducation, ne permettent pas une aussi grande marge de manœqvre à une entité qui n’est pas un Etat Le premier ministre a donc admis que le Québec n’aurait pas de siège distinct à l’UNESCO, mais qu’il pourrait y jouer un «rôle» à l’intérieur de la délégation canadienne.Au dire du Bloc, il ne reste donc qu'une seule voie possible: le modèle belge.Dans cette formule, le gouvernement central s'abstient CHRIS WATTIE REUTERS Gilles Duceppe de voter lorsqu’il y a désaccord entre ses communautés wallonne et flamande.Ainsi, le Canada devrait s’abstenir de voter, sur un sujet donné, si le Québec et la délégation canadienne ne parvenaient pas à s’entendre, ce qui équivaut à un droit de veto.Le Bloc réclame aussi que le Québec ait le droit de s’exprimer en son nom à l’UNES-CO sur le sujet de son choix, peu importe la position canadienne.Le Québec pourrait donc faire entendre une vont discordante.Gagnon-Tremblay contre les libéraux A Québec, la ministre Gagnon-Tremblay refusait hier de discuter des aspects précis actuellement en négociations.Elle en a toutefois profité pour lancer quelques flèches aux députés libéraux fédéraux, comme Joe Volpe, par exemple, qui considèrent que le gouvernement Harper a trop d'égards pour le Québec.«Je comprends peut-être un peu mieux maintenant [pourquoi] la porte s’était fermée rapidement avec le gouvernement libéral» au sujet de fa participation du Québec aux forums internationaux.(Après une promesse de Paul Martin, le gouvernement libéral avait reçu froidement les demandes québécoises.) Elle trouve également dommage que la presse anglophone — par exemple le Globe and Mail d’hier — «soit souvent opposée awfobjectifs internationaux du Québec».OIT et l’OMS Le Bloc soutient pour sa part que si Stephen Harper était cohérent, la formule de participation du Québec à l’UNESCO devrait s’appliquer à l’Organisation internationale du travail (OFF) et à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), deux forums qui touchent ses compétences.«C’est le seul JACQUES NADEAU LE: DEVOIR Monique Gagnon-Tremblay moyen qu’il a de respecter un peu sa promesse, a dit Gilles Duceppe.Cette proposition reprend les positions historiques du Québec et notamment la doctrine Gérin-lxijoie, qui dit que quand on est maître chez soi, on est maître partout.» C’est précisément ce dont le candidat à 1a direction du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff s’est inquiété publiquement, la semaine dernière: après l’UNESCO, le Québec réclamera une place à l’OIT ou à l’OMC.Mme Gagnon Tremblay dit ne pas comprendre cette réticence.Elle se rappelle avoir expliqué 1a position québécoise à M.Ignatieff a Harvard cet automne.«Après une heure et demie de discussion, quand je suis partie, je croyais qu’il comprenait mieux ce que le Québec demandait.» De toute façon, dit-elle, M.Ignatieff et 1a presse anglophone, avant de dénoncer, devraient attendre de voir l'entente qui sera conclue.Par après, il faudra «expliquer et expliquer encore», dit-elle.Par exemple, que ce que le gouvernement Harper offre aux province à l’UNESCO, il l’offre «spécifiquement pour le Québec», en raison de son caractère distinct.Mais interrogé lors de la période de questions aux Communes hier, Stephen Harper a affirmé qu’il ten tait de trouver une formule qui s’ap plique dans tous les forums internationaux et qui serait utilisée par toutes les provinces: «Pendant la dernière campagne électorale, nous nous sommes engagés à consulter les provinces en vue de créer un mécanisme officiel assurant leur participation à des négociations et à des forums internationaux touchant leurs compétences, fai invité le Conseil de la fédération à nous soumettre des idées à ce sujet.J’attends ces idées avec impatience», at-3 soutenu.Le Devoir Débat à la Chambre des communes Les quatre partis réaffirment leur appui aux soldats canadiens en Afghanistan HÉLÈNE BHZZETT1 Ottawa — L'opposition l’a demandé pendant des semaines, elle l'aura finalement obtenu hier soir, son débat sur Li participation militaire du Canada en Aigh* nistan.Un débat parlementaire serein, puisque chacune des quatre formations politiques présentes à la Chambre des communes a réitéré son irpjxii envers cette mission.L’importance de l’exercice a toutefois été amoindrie, trois des quatre diets ayant cédé leur droit de parole à leurs députés.Du côté gouvernemental, le ministre de fa Défense, Gordon O’Connor, a entamé le débat en rappelant que 1a présence militaire en Alghanistiui assurait la sécurité et fa prospérité du Canada.«le danger n 'est pas toujours ccmcrrt.mais il est bien réel, et notre sécurité commence loin de nos frontières Pour le dire simplement.la stratégie de notre gouvernement est le Canada d’abord!», a déclaré M.O'Connor.Le premier ministre Stephen Harper n’a pis pris put au débat liier soir, son récent voyage-surpriae en Alglia nistan faisant office, selon son pirterwrole, de déclaration.«la position du premier ministre est très daine.Il estime qu'il est plus important de dimner la parole aux partis d’opposition», a indiqué Dimitri Soudas.Au moment de mettre sous presse, le débat n’était toujours pus terminé.Un premier débat avait bien eu lieu en novembre, mais les réticences de fa population au sujet de cette participation en Afghanistan ont émergé au cours des derniers mois, le nombre de Canadiens y ayant trouvé fa mort ayant atteint la douzaine.La peine de mort qui planait au-dessus de la tête d’un Afghan converti au christianisme a fini de convaincre certains citoyens que le Canada cautionnait par sa présence une administration aux videurs contraires aux leurs.D’où la demande d’un nouveau débat.Ix* Canada déploie 2200 personnes en Afghanistan.La participation du Canada se termine en théorie en février 2007.Le NPD a demandé hier à ce que la Chambre des communes décide par un vote si cet engagement doit être prolongé ou non.«Ces décisions doivent être prises par les gens choisis démocratiquement par tous les citoyens du Canada et non pas par les bureaucrates, les généraux ou le Cabinet tout seul», a lancé Jack Inyton.M.Inylon est le seul chef à avoir pris 1a parole au nom de son parti hier soir au défait.(Ix- chef intérimaire BiD Graham a posé quelques questions, mais n’a pus prononcé le discours d’ouverture.) M.Layton n’a pas digéré que, fans tôt au cours de la pérkxle de questions, le premier ministre Stephen Harper remette en question son appui aux troupes canadiennes simplement parce qu’il demandait im droit de regard sur le |>rok>n-gement de fa mission.M I nylon a déploré qu’on lui impose deux choix seufrment «jouer la meneuse de claque ou abandonner nos troupes».I^e Parti libéral, qui a lui-même autorisé le déploiement des troupes en 2(X)1, n’est pas allé aussi kiin.Ix?critique en matière de Défense', Ujjal Dosanjh, a au plus demandé la tenue d’un autre débat lorsque l’échéance de février 2007 arrivera.L’appui libéral n’est quand même pas inconditionnel.M.I tosaqjh veut que le gouvernement conservateur mesure le «progrès» en Afgiia-nistan piur continuer de justifier fa présence militaire canadienne dans ce pays lointain.Quant au Bloc québécois, il a demandé à que ce qu’Ottawa réouvre son entente signée avec le gouvernement afghan encadrant k- transfert de prisonniers interceptés pas k*s Canadiens.Selon cette entente, le gouvernement ne se conserve pas fa droit de rendre visite à ces prisonniers, les Pays-bas, aussi présents en Af ghanistan, se sont conservé un tel droit dans son entente signée avec fa gouvernement afghan.le Bloc aurait aussi aimé qu’un vote soit tenu dès maintenant sur fa présence canadk-nne en sol afghan./a?Devoir Tom I (496 p ) - 44,05 t Tome II (504p.)-44.05 S GUERIN éditeur Itee (514)842-3481 F.Roy WILLIS CIVILISATION OCCIDENTALE 9m ItRMS) ouvrage à l'usage des cégeps.El ueme um toutes les iikroines .Nadeau PAPINEAU CÉLÉBRITÉS eotwettn MMfMMtn L-J.PAPINEAU -IMS* (514 ) 843-5991 NUI i« mil*, nais irasi isr la itaséa at la tœar.El vtflfc ittt lactcs iff Kftrairtts 2 0 0 6 mmMÈËà a te changer! I fini(is rk' t ou b juins ifvations.0e groupe-' y«itJOOî eijivid ¦¦'it!- Une région déchirée J’étais présente lors du débat télévisé présenté sur les ondes de Radio-Canada Estrie le 27 mars dernier concernant le dossier du parc du Mont-Orford et j’en suis encore toute remuée.Ce qui me trouble encore aujourd’hui, c’est le climat d’agressivité et d’affrontement qui y régnait C’est le constat de positions complètement polarisées, c’est la vision de citoyens, de voisins et d’amis qui ne se parlent plus, qui s’évitent Pourtant, les préoccupations des deux groupes sont légitimes.Oui, la situation de l’emploi à Magog est préoccupante.Il faut le reconnaître et s’en occuper.Et oui, il est légitime que des citoyens se portent à la défense d’un parc national qui est le cœur d’une région, quand il est menacé dans son intégrité par une décision prise de façon autoritaire et dont les fondements ne sont pas clairement établis.Tout le monde a raison.Sauf que les préoccupations des uns et des autres sont constamment mises en opposition.Si on est contre le projet de privatisation, c’est qu’on n’est pas préoccupé par les fermetures d’usine et le chômage! Et si on est pour le projet, on rêve en couleurs sur les réelles retombées économiques et peu soucieux de l'environnement Mais le plus grave, c’est que les forces vives du milieu sont en train de s’entre-déchirer plutôt que de travailler ensemble à chercher des solutions pour relancer l’économie régionale et orienter l’avenir.Plus le temps passe et plus le conflit se cristallise et prend de l’ampleur.Il importe de sortir rapidement de cette impasse avant que les dégâts ne soient trop grands.M.Charest, soyez à la hauteur des responsabilités que vous avez décidé d'assumer, et arrêtez ce projet qui est en train de nuire considérablement à la région.Mettez les cartes sur table et confiez à un groupe de travail composé de citoyens et d’experts le soin d’analyser la situation et de proposer des solutions.Nina Pelletier Sainte-Catherine-de-Hatley, le 5 avril 2006 J’ai beau me mordre la langue.Je n’en peux plus de mes silences.Je veux rompre les barreaux de la prison de mes silences, je veux vivre debout dans mes croyances.J'adresse un plaidoyer à ces hommes et à ces femmes de la politique qui parlent beaucoup sans parler de l’essentiel qui nous ronge et nous vole chaque jour, nous citoyens, et consommateurs Québécois, Canadiens, et des autres pays de notre petite Terre malade.Je veux parler des prix du pétrole! Nous subissons la grande arnaque des companies pétrolières qui se foutent du monde au nom du profit, et qui préparent d’autres guerres en Iran et ailleurs en s'octroyant des droits de mort, encore au nom du profit, qui augmentent leur pouvoir en réduisant le nôtre, notre pouvoir d’achat de chaque jour.Il en coûte plus cher pour aller au travail, et tout le reste.Le prix du pétrole augmente à vue d’œil et vous ne dites rien, vous qui avez la parole, où êtes-vous donc?Les hommes et les femmes de la politique n’en parlent pas, n’en parlent plus.C’est un sujet délicat surtout qu’il y en a beaucoup parmi eux qui mangent dans l’écuelle des pétrolières.Et moi je crie, j’appelle les citoyens, les citoyennes à se lever, à exiger des maires, des députés, des braves de l’opposition, ici au Québec, au Canada.Je vis dans un pays dont les ressources pétrolières suffisent largement pour répondre à sa demande interne.Nous pourrions vivre beaucoup mieux avec des prix raisonnables pour le pétrole, comme c’est encore le cas pour l’électricité.Avons-nous perdu la voix?Allons-nous mourir comme de caves sans rien dire?Allons-nous laisser les fous du profit mettre à feu et à sang des pays entiers?[.] Nationalisons le pétrole, il vient de la terre, D nous appartient à tous, comme l’eau, comme l'air, et comme nos propres enfants qui ont le droit de continuer à vivre sur notre terre, sans mourir victimes des profits de quelques bandits.André Legault Le 9 avril 2006 LIBRE OPINION -+- En attendant Camus (!).CHARLES B1NAMÉ Cinéaste Que Monique Proulx réponde par un parfait agacement au journaliste français qui lui demandait au dernier Salon du livre de Paris, pourquoi elle écrivait en français, je ne peux que m’en rejouir.Que la réponse de Madeleine Gagnon, à l'opinion exprimée par David Homel dans Le Monde, ait donné lieu à cet hymne de mépris («A la défense de la littérature québécoise».Le Detvir, 22 mars 2006).voilà qui.dans le contexte.est souverainement rafraîchissant.Non pas que je lui donne raison sur le fond, mais je ne peux que me troubler face à ce ai qui défie l’entendement.Un hurlement qui témoigne, bien davantage que le pieu noir qu'il enfonce dans le cœur du «traître», d'un lamentable constat de sujétion.Mais voilà, I’Academicienne tune vraie celle-là!) a vomi.Pour moi, c’est parfaitement hygiénique et.de phis, cria a le mérité de nous faire savoir où elle foge.On se plaint quid nos intellectuels soient réservés, voire muets, eh bien, nous voilà comblés.Cela dit, on n'a qu’à se souvenir de tout le frou-frou cause par le passage au Québec, il y a quelques années, du pape incontesté de la chose littéraire française.Bernard Pivot pour saisir combien nous sommes encore et toujours égarés sur les rive's de cette terre d'Amérique, avec quelques jobs complexes qui ont la vie dure.N'est-il pas grand temps de se le repeter, et ce.jusqu'à épuisement de cette chimère, que l'aval, la bénédiction, que le visa d'entrée estampillé sur nos passeports des colonies ne nous sera jamais consenti par ceux qui se tiennent pour seuls dépositaires légitimes de la Lingua Franca Hors de la France, point de salut! Point d'intérêt Les dernières marches du temple Mais alors, se demande-t-on dans les chaumières, comment expliquer nos autres succès à Paris et en France?Passons sur les arts éminemment exportables (et muets.) que sont la musique, le cirque et la danse.Restent la chanson, le conte, le théâtre, le cinéma et la littérature.La chanson et le conte nous valent ces regards obligeants et empressés de la métropole: .charmants nos petits cousins avec leur langue aux effluves capiteux de Vieille France.Le theatre, lui, parvient à se faufiler avec Ma heu et Lepage qui ravissent les sens du public avec leurs ivresses scéniques.Pour le cinéma, c'est cyclique.Tantôt une vague de cinéma iranien, tantôt de cinéma égyptien, danois, grec, québécois (ah?), ou belge (oh!).On suit les modes, ou les défilés des lauréats de Cannes.Angelopoulos, Arcand.les frères Dardenne.Mais c'est eyefique.Avec la littérature, on gravit les dernières marches du temple.L'air est phis rare, les sourires aussi, car on arrive dans les platebandes plus epineuses des «arts majeurs*.Quoi.Qu'est-ce?Ah, et cela est écrit en français?! Quelques éditeurs de l'Hexagone plus téméraires, plus fous — ou plus éclairés — que leurs dédaigneux confiéres.tentent des sorties visière ouverte — à leurs risques et périls.Parfois, un bon coup fouette l'espoir.thilippe Navarro, qui jetait dans la mare, dans Le Devoir Ai2S mars dernier, un pavé (!) sous le titre «La plume et le néant», y étalait une mise en perspective étourdissante au cœur de laquelle D constatait, navré, notre «néant» (littéraire) ou mieux encore «notre jbOdore créolisant» (toujours littéraire!) - Quand nous serons à -d’échelle» des grands, devant les siècles et la planète (sic!), alors nous aurons nos Dostoïevski, nos Proust et nos Steinbeck.perorait-iL En attendant Camus.(encore de M.Navarro!).je nous lance une invitation urgente.Pas un instant de phis à gaspiller nos rêves en utopiques accolades venues d'une France trop occupée à se regarder débouler.Surtout continuer, pour notre plus grand bonheur, à piocha dans cette veine riche et prolifique où fourmillent Gauvreau.Ducharme.Suzanne Jacob.Vanier, Marie Claire Blais, Patrice Desbiens.Saint-Denys Garneau, Anne Hébert Courtemanche, Monique Proulx, Lalonde, Neffigan.Miron.Soucy, Rolland Giguere.« Rosace les roses les roses et les ronces, et mille et mille épines/ dans la main où la perle se Pose.» En attendant Camus (!).continuer de dévorer goulûment nos perles — et nos géants. LE DEVOIR.LE MARDI II AVRIL 2 0 0 0 A DEES Michel Tremblay en renégat?CLAUDE JASMl Écrivain m' JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Retourné sous ses palmiers de Key West, croquant dans du lime pie, Michel [Tremblay] songera qu’il aurait dû garder le silence politique qui le caractérisait.» - Claude Jasmin ===========T e Tremblay qui déclare aban- C donner la cause nationale québécoise.un dimanche (au bord de sa piscine en Floride?), est-il devenu un renégat ?Non.Même pas.Dès les débuts de notre combat et jusqua aujourd’hui , l'écrivain Tremblay était I absent de la lutte.Jamais on n'a J pu lire une phrase, un mot, S dans ses interviews, aucun .1 quelconque appui de sa part, à notre bataille pour l’indépendance.Son silence compact montrait-il la prudence d’un carriériste (surdoué certes)?L'argent, dit-il, est une chose horrible.Mais allez lire Art, argent et arrangement de Robert Yergeau aux Editions David.Vous découvrirez tout l’argent quémandé et obtenu en maintes subventions d'Ottawa.Une petite fortune.Tremblay acceptait même de confier toutes ses archives à Ottawa, qui offre bien davantage d’argent et de crédits d’impôts, plutôt qu’à notre Bibliothèque nationale du Québec.Sa futile déclaration d’abandon illustre-t-elle et un narcissique besoin de neutralité égocentrique et aussi un retour d’ascenseur à Ottawa?L’argent, c’est important! Comme citoyen.Tremblay est resté enfermé dans le vieux carcan d’antan, absolument interné dans l'epoque du cléricalisme catho qui nous prêchait la méfiance de l'argent.Mon pauvre Michel romantique, tu te trompes et il faut esperer que l'argent sera un sujet de reflexion important chez les indépendantistes.Comme il l’était chez des Parizeau ou Landry, des économistes.Même le vieux savant Karl Marx savait son importance.Je recommanderais au tout nouveau chef du Parti québécois, Andre Boisclair, de lire très attentivement Éloge de la richesse d’Alain Dubuc qui parle vrai en maints chapitres, fait mentir les attardés de «la haine de l’argent».Le Tremblay devenu riche, le méritant bien, débarrassé du souci commun, vient ainsi de se ghettoïser misérablement.«Lewfc who's talking?», dit New York.L’argent Tremblay l’a maintenant, mais ce serait mauvais pour le peuple.Installé dans son luxueux confort, bien mérité encore une fois, il fait mine de cracher sur l’argent.On se croirait en 1945 sous Duplessis quand «la grosse femme» et ses rejetons méprisaient l’argent source de tous les maux! Car mon Michel déclare: « La société québécoise est en train de perdre son âme», oh la la! Vieux sermon connu du temps des curés en Buick en très chics presbytères ! Son tout frais «coup de Jarnac» à la souveraineté fait pitié et on a envie de le recouvrir du «manteau de Noé» par compassion tant l’on admire son œuvre.Son infantile rétlexion politique est d’une immaturité crasse.Retourne sous ses palmiers de Key West, croquant dans du lime pie, Michel songera qu’il aurait dû garder le silence politique qui le caractérisait.Le cinéma sur le Rwanda ne saurait dire la vérité ROBIN PH1LP0T Auteur de Ça ne s’est pas passé comme ça à Kigali (Les Intouchables, 2003) D Un dimanche à Kigali est présenté comme une œuvre de fiction.Qu’on se le dise et le redise! Mais est-ce que c’est assez?ans le déploiement de la stratégie chère au Pentagone d’«Information Dominance» (domination informationnelle), Hollywood a un rôle important La domination informationnelle consiste en une supériorité dans la genèse, la manipulation et l’utilisation de l’information donnant à ceux qui la possèdent une domination militaire.Le temps nécessaire pour financer et réaliser un film font en sorte que Hollywood et ses émules, dont parfois le cinéma québécois, se trouvent en différé et très en retard par rapport aux faits et aux événements.Aussi, le cinéma sur des événements récents, souvent inspiré de livres publiés bien avant, ne peut pré» senter un juste portrait des événements puisque ces livres ne tiennent pas compte des dernières révélations factuelles ni de la suite des événements.C’est le cas du Rwanda, théâtre, avec le Congo, de guerres meurtrières depuis 1990.C’est dans ce contexte qu’il faut voir le nouveau film québécois Un dimanche à Kigali, ainsi que le film Hôtel Rwanda, paru en 2004.Tous deux sont prisonniers de livres publiés dans la foulée de la tragédie rwandaise, donc incapables de tenir compte des faits révélés par des enquêtes approfondies ou des témoignages sous serment devant les .différents tribunaux.A ce sujet, signalons notamment les informations de l’enquête du juge anti-terroriste français Bruguière disponibles depuis 2004, le livre-enquête du journaliste français Pierre Péan publié en 2005 (Noires fureurs, blancs menteurs, Mille et une nuits), les révélations de représentants de l’ONU au Rwanda autre que Roméo Dal-laire, dont l’ancien secrétaire général Boutros Boutros-Ghali, Jacques-Roger Booh-Booh, patron de üal-laire, Luc Marchai, responsable des forces de l’ONU à Kigali, Amadou Dème, responsable des renseigna ments de la mission de l’ONU au Rwanda relevant directement de Dallaire, et la déclaration de Caria Del Ponte, procureure du Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR) jusqu’en 2(X)4: •s'il s’avère que le RPR était responsable de l’attentat contre l'avion du président Habyarimana [le 6 avril 1994], il faut réécrire l’histoire du génocide rwandais».Mais surtout le livre Rwanda l’Histoire secrète (Panama 2005) du lieutenant Abdul Joshuas Ruzibiza, un proche de Paul Kagame, l’actuel président rwandais.Abdul Ruzibiza, qui a fait défection en 2001, dévoile dans son livre l’ensemble des crimes du Front patriotique rwandais et de son chef Paul Kagame commis avant et durant la prise du pouvoir au Rwanda et après au Congo.M.Ruzibiza a également témoigné sous serment au TPIR à Arusha, en Tanzanie, en février dernier, déclarant par exemple que, dés novembre 1993, l’Armée patriotique rwandaise (branche militaire du FPR à majorité tutsie) assassinait des groupes de Tutsis et de dirigeants hutus modérés, faisant passer ces assassinats pour des actes génocidaires du gouvernement Habyarimana (à majorité hutue).E a également décrit avec détails — il était un témoin oculaire — comment le FPR a abattu l’avion président Habyarimana le 6 avril 1994.déclenchant ainsi les tueries qui ont inspiré les deux livres suivis des films.Une histoire à la Schindler Hôtel Rwanda s’inspire d'un essai de Philip Goure-vitch, journaliste du New Yorker, proche du département d’Etat états-unien — son beau-frère.Jamie Rubin, adjoint de la secrétaire d’Etat Madeleine Al-bright, a déclaré qu’il se servait de Philip Gourevitch dans le déploiement de la politique américaine au Rwanda et au Congo.Philip Gourevitch est allé au Rwanda, en mai 1995, ¦ iifeà.W * V i i Une scène du film Un dimanche à Kigali, avec Luc Picard.ÉQUINOXE HI.MS avec pour mission, entre autres choses, de présenter la tragédie rwandaise comme une reprise du génocide contre les juifs.D’où l’histoire à la Schindler, racontée pour la première fois dans son livre.Or cette version de l’histoire relève de l’imagination.Pour s’en convaincre, j’invite les lecteurs à écouter l’entrevue avec Amadou Dème, militaire sénégalais qui relevait du général Dallaire au Rwanda en 1994, et témoin de tous les événements dont il est question dans Hôtel Rwanda (wwwtaylor-reportcom le 13 mars 2006).Une entrevue factueDe peut-elle faire le poids contre un grand film hollywoodien?Poser b question, c’est y répondre.Œuvre de fiction?Nous subirons cette semaine une autre version cinématographique des événements tragiques au Rwanda en 1994.qui forcément ne tiendra pas compte des dernières informations pertinentes et dignes de foi.Contrairement a Hôtel Rwanda, toutefois.Un dimanche d Kigali est présenté comme une œuvre de fiction.Qu’on se le dise et le redise! Mais est-ce que c’est assez?Déjà, l’auteur du livre ayant inspiré ce film avait trouvé la brillante astuce du roman reportage: en préférant le roman à l’essai, mais en précisant aussi qull s’agissait d’un reportage de journaliste, il était libre de lancer des accusations d’une gravité inouïe contre des personnes réelles et vivantes aux prises avec la justice ainsi que contre une grande partie de la population rwandaise, pour ensuite se cacher der- rière son titre de romancier dés qu’on lui opposait un fait contredisant ses allégations.Avec son imagination débridée, il pouvait titiller la nôtre en surfant sur les informations tronquées et sur des conventions littéraires et métaphoriques les plus éculées de la littérature occidentale au sujet de l’Afrique (lesquelles ont été construites au cours de 500 ans d’esclavage et de colonialisme).A titre d’exemple, l’homme occidental qui décrit l’Afrique d’après l’histoire d’une femme, et qui se découvre grâce à cette femme, est une histoire vieille comme le monde, mais qui ne cesse d’exciter les Blancs — notons qu’aucun Rwandais ou Rwandaise que je connais n’a pu terminer la lecture de ce livre.Aussi vieiDe est celle qui juxtapose l’horreur et la beauté en Afrique: cela a toujours été le moyen pour l’Europe non pas de s’approcher de l’Afrique mais de s’en éloigner dans les esprits.Le cinéma est un art ou régnent ambiance, images, impressions et sentiments, qui, impératifs financiers obligent tombent souvent dans la facilité.Voila ce qui risque de rester de ces deux films sur le Rwanda Mais il restera aussi une interprétation des événements tragiques et des allégations lourdes de conséquences pour les gens concernés.Rappelons d
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