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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2006-04-15, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 AVRIL 2 0 0 6 LE DEVOIR BENOÎT XVI Cet «homme du centre et de la mesure» serait un pape de transition PageS SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE Il faut aller plus loin que simplement vivre ensemble Page 8 m :i 1 et montée de la droite vont-ils de pair ?«Plusieurs jeunes réagissent à Vanticléricalisme de leurs parents» Y a-t-il un regain de la foi dans les sociétés occidentales?Et si oui, rime-t-il toujours avec la montée de la droite politique?Ces deux questions, vastes et complexes, appellent forcément des réponses nuancées.PIERRE VALLÉE Pour Solange Lefebvre, directrice du Centre d'étude des religions de l’Université de Montréal, une première question s’impose d’emblée: «S’agit-il d'un regain de la foi ou plutôt d’une plus grande affirmation publique de la religion dans nos sociétés?» Ce à quoi Jean-Guy Vaillan-court, professeur de sociologie des religions à la même université, répond: «La foi, c’est difficile à mesurer.Qu est 375-4090 Télécopieur 1514) 376-4099 C.clec, : goss@cam.org JOAN CHITTISTER Nos plus belles, années L'avenir de la vie religieuse UN CHEMIN VERS DIEU Petits exercices pour apprendre à prier Anthony de Mello Albin Michel Paris, 2006,196 pages LA PRIÈRE DE SILENCE M.Basil Pennington Novalis Montréal, 2006,263 pages RENCONTRER DIEU Geneviève Laurencin MA PREMIÈRE BIBLE Gwenaëlle Boulet NOTRE PÈRE Sabrina Bus JE VOUS SALUE, MARIE Sabrina Bus Bayard Jeunesse Paris, 2005,25,43,10 et 10 pages respectivement SOCIÉTÉ Un « vrai » choc des civilisations Les récentes décisions concernant le port du kirpan à l’école et l’aménagement d’un espace de prière à l’Ecole de technologie supérieure soulèvent maintes craintes et interrogations.Doit-on — ou peut-on — tout permettre?Si non, quelles limites poser et comment les appliquer?Doit-on laisser les tribunaux se prononcer «à la pièce», comme cela se fait actuellement, ou plutôt recourir à une loi qui établirait les pratiques religieuses acceptables en public?CLAUDE LAFLEUR La place que pourrait occuper le religieux dans notre société laïque est un problème difficile à résoudre.Par exemple, pour Jean-Louis Roy, président de Droits et Démocratie, on ne peut bannir toute pratique religieuse en public, ne serait-ce qu’à cause des chartes québécoise, canadienne et onusienne des droits de la personne.Qu’on le veuille ou non, nous vivons dans un monde de plus en plus complexe où il y a une multiplicité des pratiques religieuses, relate Ariane Brunet, également de Droits et Démocratie.On devrait même éviter de réglementer la pratique religieuse, selon Jean-René Milot, professeur associé au département de science des religions à ITJQAM, puisqu’on risque alors de créer des problèmes qui n’existent pas actuellement Que faire?Nous assistons à un véritable choc de civilisations, estime Jean-Louis Roy.«Pendant longtemps, dit-il, nous avons vécu entre nous — entre chrétiens (catholiques, protestants, etc.) — et nous avons établi une séparation entre le privé et le public, entre le laïc et le religieux.Toutefois, ces dernières décennies, des immigrants provenant notamment de pays islamiques se sont installés chez nous.Or, ces nouveaux arrivants ne sont pas habitués à appliquer de telles distinctions car, pour eux, la pratique religieuse fait partie de la vie publique.Ils s’installent donc ici, dans une société qui n'a rien à voir avec leur expérience.» De notre côté, poursuit M.Roy, nous devons nous faire à l’idée que notre mode de fonctionnement social est peu répandu à l’échelle de la planète.«Notre façon de vivre s’applique essentiellement à l’Europe de l’Ouest, à l’Amérique du Nord, au Japon, à la Nouvelle-Zélande, à l’Australie, etc.Mais, ailleurs dans le monde, là où vivent plus de cinq milliards de personnes, le religieux occupe une place et une visibilité considérables.» «Par ailleurs, enchaîne Ariane R E L I G I 0 N p i r is a l i s si i: (’ E C A II I K R S P É (’ I A L E S T P II B L I Ê PAR LE 1) E VOIR Responsable: NORMAND TH K RI AU LT nlhrrUultolfdfvoir.ca 2050.rut' du Blenrv.!l Montréal (Quebec) HAA 3M9.Tel.: (514) 985 3333 reilaelioncledevoir.eoni F A IS CE QUE DOIS Brunet nous vivons à une époque où il y a une montée des fondamentalismes et il ne sert à rien de se mettre la tête dans le sable.Il faut donc que nous parvenions à vivre ensemble dans une atmosphère qui incite au respect et à la dignité des uns envers les autres.Et il me semble que la laïcité est l’une des solutions à appliquer.» Selon elle, nous pourrions d’ailleurs imposer la primauté de la laïcité sur la pratique religieuse en public.«En faisant cela, dit-elle, on n’inventerait rien puisque c’est ce que Ton a décidé de faire en décrétant, dans notre Constitution, la séparation de l’Église et de l'État.Mais c’est loin d’être une solution facile à appliquer!» Autant M.Roy que Mme Brunet notent que la situation que nous vivons ne diffère pas de ce qui se passe ailleurs en Occident.«Je ne crois pas qu’on soit en train de vivre quelque chose de différent de ce qui se passe en Angleterre, en France, en Espagne, en Suède ou au Danemark, indique Mme Brunet Nous sommes tous en train de vivre une “complexification’’ de nos mondes.» Un optimisme prudent Pour Jean-René Milot, qui suit de près la situation depuis des décennies, il y a heureusement des raisons d’être optimiste.«J’observe une ouverture vers le dialogue, dit-il, et ce, particulièrement au cours des derniers mois.Si Ton prend le cas des caricatures de Mahomet, la réaction de la communauté musulmane de Montréal a été très différente de ce qu’elle a été ailleurs dans le monde.» En effet, rappelle-t-il, si bon nombre d'organismes musulmans d’ici ont affirmé qu’une telle publication peut être offensante pour les croyants, elles ont en même temps considéré que cela fait partie de la liberté d’expression.En conséquence, au lieu de manifester bruyamment dans nos rues, les grandes organisations musulmanes montréalaises ont ouvert les portes de leurs mosquées afin de diffuser leur point de vue.• Voilà qui nous donne des raisons d'espérer, estime M.Milot.J’observe ainsi qu’au cours des deux ou trois derniers mois, il y a eu quantité de rencontres où Ton a vu des musulmans et d’autres citoyens discuter ensemble.J’observe que, de plus en plus, tout le monde est intéressé à se parier.» De l’accommodement raisonnable au débat public Le professeur Milot prêche beaucoup en faveur de l'accommodement raisonnable, tel que l’a récemment demandé la Commission des droits de la personne à TETS.A ses yeux, le mérite de cette approche est qu’elle n’équi- CHRIST1NNE MUSCHI REUTERS Le religieux occupe une place et une visibilité considérables dans le monde d’aujourd’hui.vaut pas à une loi qui s’impose à tous, mais réclame une exception à une règle générale.«Le fait qu’untel soit autorisé à porter le kirpan à l’école [moyennant certaines restrictions] ne veut pas dire que tous les sikhs peuvent en faire autant n’importe où, n’importe quand, dit-il.L’accommodement raisonnable ne crée pas une loi qui tenterait de régler à Tavan-ce tous les problèmes ou tous les cas possibles.» Par contre, cette approche nécessite une réciprocité, c’est-à-dire qu’il ne faut pas qu’un groupe ait l’impression de faire toutes les concessions alors que l’autre en ferait peu ou pas du tout «Or, je pense qu'il y a un problème de perception, observe M.Milot, puisque la majorité est généralement consciente de ce qu’elle concède, mais ne Test pas nécessairement à propos de ce que les autres ont à concéder.» Si cette approche est fort utile — «puisqu’elle nous a jusqu’ici permis d’éviter le pire» —, M.Milot admet sans peine qu’on ne pourrait pas continuer ainsi indéfiniment.«D’ailleurs, en communiquant sa décision [concernant TETS], le président de la Commission des droits de la personne a lancé un appel pour qu 'on amorce un débat public sur ces questions», indique Jean-René MiloL Or, à son avis, le président de la Commission ne s’adresse pas au législateur en lui demandant de légiférer, mais plutôt à notre capacité de vivre avec la différence.«Un débat public, lancé par plusieurs organismes, viendrait selon moi confirmer ce qu’on a commencé à observer ces derniers mois», conclut-il.Pour sa part, Ariane Brunet considère qu’il faut poser des questions à ceux qui préconisent certaines pratiques religieuses.«Toute religion qui est discriminatoire se doit d’être remise en question.tranche-t-elle.Après tout, c’est l’un des principes fondamentaux de la Déclaration universelle des droits de l’homme.» Quant à Jean-Louis Roy, il considère que, compte tenu de nos traditions, on se doit de maintenir la séparation du religieux et du laïc.«L’espace public commun — les lieux qui appartiennent à la collectivité — ne peut pas être religieux, dit-il.Il doit par contre permettre à toutes les croyances de se manifester.» Collaborateur du Devoir Passionnés de beau.nous avons les exclusivités pour votre intérieur.Statues, icônes, crucifix, de style médiéval et classique.DESMARAIS CROBITAILLE/ Fondé en 1909 60.me Notre-Dame Ouest Vieux-Montreal (514) 845-3194 • 94 tyf Parole n Vie Une production d'AL’VIDEC inc.Diffusée sur CANAL VOX et TV COGECO Un magazine télévisé d’information Une émission d'inspiration chrétienne Un regard sur le monde AUVIDEC.1340.boul.St-Joseph Est.Montréal.Qc H2J 1M3 infoa aunam.qeea Aujourd'hui^ un peu partout dans le monde, les chrétiens célèbrent la Résurrection du Christ.Que cette fête soit source de joie pour tous et toutes.L'Église catholique de Montréal Pères de Sainte-Croix Nous souhaitons que la quête de sens de notre monde débouche sur une recherche spirituelle qui réponde aux besoins d'humanisation des personnes et de la société.Nous y sommes engagés en nos diverses œuvres.Nous participons aux priorités diocésaines, dont l'éducation à la foi.la promotion de la justice, le soutien aux membres vulnérables de la société.Les Pères de Sainte-Croix 4901 rue Piedmont, Montréal QC H3Y 1E3 Site :www.ste-croix.qc.ca -Ces fyligieusesjlospitalières de Saint Joseph sont engagées depuis 1636 auprès des malades, des pauvres, des démunis, et en éducation.Vhrr les persormes qui leur sont associées, elles veulent continuer d'apporter au monde tendresse et compassion et d 'être témoins d ésjxrance et de liberté.Adresse : 2450, chemin Côte Samte-Otherme Montréal (Québec) H3T !Bl Téléphone: (514) 735-6585 Télécopieur: (514) '’35-6588 > X t é * LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 1 «> AVRIL 2 O O R (i 3 RELIGION VATICAN « Un homme du centre et de la mesure » Benoît XVI apparaît comme un pape de transition Dès le début de son pontificat, Benoît XVI s’est vu accoler 1 etiquette de pape conservateur par la plupart des observateurs de la scène religieuse.Un an plus tard, cet intellectuel a largement emprunté les chemins parcourus par son prédécesseur Jean-Paul II plutôt que de se risquer hors des sentiers battus; il n’a pas fait de vagues et s’est montré prudent dans la gouverne de l’Église en se gardant d’ébranler les colonnes du temple.Peu à peu, il impose sa personnalité et se révélé comme un pape de transition.REGINALD HARVEY Professeur de sociologie de l’environnement et des religions à l’Université de Montréal, Jean-Guy Vaillancourt a écrit sa thèse de doctorat sur la papauté au moment où il étudiait à l’Université de Berkeley en Californie; ce travail est devenu, aux États-Unis en 1980, un livre intitulé Papal Power, le pouvoir papal, une étude des pontificats modernes qui a connu un honorable succès.Il se penche sur les décisions prises par le nouveau pape en ce début de mandat et dresse une sorte de bilan de la première année de son exercice papal.Le nouveau pape maintient-il le cap par rapport au pontificat de Jean-Paul II ou se démarque-t-il de celui-ci?«H y a un peu des deux.Je pense que cette première année est marquée fortement par la continuité, tout en croyant qu’il va commencer à se démarquer un peu plus.» Il remonte dans le temps pour mieux cerner le personnage; «Sa propre pensée va toujours dans le sens où il ne veut pas de rupture avec le passé.H était un théologien progressiste au moment de Vatican II, quand il était âgé de 35 ans.fl a été transformé par les événements de 1968; il a pris un virage plus à droite.Il s’est fâché contre “la chienlit” qui, selon lui, s’établissait un peu partout.C’est comme cela qu’il a été remarqué quelques années plus tard et que Paul VI l'a nommé évêque; par la suite, Jean-Paul II l’a fait venir à Rome et il l’a nommé cardinal.Il y a donc eu cette rupture dans sa vie, mais il se produit actuellement un petit retour.On s’attendait â pire et à ce qu ’il soit plus conservateur.» Joseph Ratzinger se voyait en situation d’obéissance au pape, dont il était un grand admirateur; «Dans sa pensée, il n’y a donc pas eu de rupture avec le passé et il fait preuve de respect envers lui-même.Il a même écrit récemment un beau texte sur Vatican II montrant qu’il y avait eu des excès, mais qu’il fallait l’accepter comme une grande continuité et une réforme; il prône les deux et souscrit à la fois à la fidélité et à un certain dynamisme.» Son attachement à son prédécesseur est manifeste et il penche du côté du mouvement «Santo subito» en faveur de la canonisation rapide de Jean-Paul II: «Il ne l’a pas fait tout de suite, mais il va le canoniser rapidement.» Des traits de caractère M.Vaillancourt dégage certains traits de la personnalité de Benoît XVI: «Il est conservateur au plan de la discipline, mais il est assez ouvert du côté théologique.Il est contre la violence et pour la paix.H est polyglotte et parle dix langues.Il est très œcuménique quoiqu’il le soit d’une manière différente.Par contre, la nomination de 15 cardinaux, il y a peu de temps, s'inscrit sous le sceau de la continuité.Il n’y a rien de fracassant encore, on ne sait pas trop quelle direction ça prend; c’est comme s’il s’agissait de vestiges de l’ancien pontificat.» Sans jouer au prophète, le professeur envisage l’avenir de cette façon: «Je crois qu'il va bientôt commencer à voler de ses propres ailes.C'est un homme timide, qui n'est pas très médiatique.Il donne l’apparence d’être un dur mais, au fond, tel n’est pas le cas.Il n'est pas aussi conservateur qu'on l’imagine.Il est pour un état laïque moderne mais, dit-il, imprégné des valeurs chrétiennes.» Il dépeint les deux hommes sur certains aspects: «Les deux sont des artistes.Jean-Paul II c’était un acteur, un poète, et lui c’est un musicien qui joue du piano.Ratzinger, c’est un bon théologien, c’est un érudit, c’est un exégète dans le dogme, c’est un savant, tandis que Jean-Paul Il n’était pas un grand théologien.Benoît XVI ne fera pas chavirer la barque de saint Pierre.Il va aller lentement.» Il les compare sous un autre angle: «Il apparaît plus timide que Jean-Paul II, lequel était un mystique qui croyait beaucoup aux miracles, à Fatima, à la sainteté.L’autre apparaît davantage comme quelqu’un qui a fait des études allemandes bibliques et théologiques solides.Il est moins actif que Jean-Paul II et il est plus centré sur les affaires internes de l’Église, sur la charité à laquelle il a consacré sa première encyclique.» Leur œcuménisme diffère: «Benoît XVI se montre plus ouvert avec les religions d’Abraham; par exemple, il se rapproche actuellement beaucoup des orthodoxes et des protestants.Je dirais qu’il est Benoît XVI penche en faveur de la canonisation rapide de son prédécesseur, Jean-Paul II ressemj Cardinal 304p.-14,95* Un nouveau livre Marc Ouellet Divine ressemblance Le mariage et la famille dans la mission de l’Église La communion des personnes, dans la Trinité comme dans la famille, dépend de la qualité du don de soi atteinte dans les relations interpersonnelles.Un parallèle saisissant entre l’amour trinitaire et l’amour conjugal.Un éclairage pour mieux comprendre les positions de l’Église sur différents enjeux de société.Le discours d’un homme de foi et de conviction.Éditions Anne Sigier , Pi/ Le pape Benoît XVI «est un homme timide, qui n’est pas très llancourt II donne l’apparence d’être un dur mais, au fond, tel Vail! plus proche des juifs et d'Israël que ne l'était Jean-Paul II; celui > M.A.Sciences des religions M.A.Théologie pratique, option Santé, spiritualité et bioéthique Consultez notre site : www.theo.umontreal.ca Université fHï de Montréal ^MISSIONS ÉTRANGÈRES Prêtres et laïques ensemble témoignant de l'évangile dans le respect des cultures pour la promotion de la dignité humaine particulièrement auprès des plus défavorisés dans 14 pays LA SOCIÉTÉ DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES 180.place Juge [tesnoyers.Laval H7G 1 A4 TéL: (450) 667-4190 www.smelaval.org .—.-.ijgMl^g|liilg|j|^^ 1 LES EDITIONS LA PE\SÉE inc.4370.avenue de l'Hôtel-de-Ville Montréal (Quebecl H2W 2H5 Téléphoné: (514) 848-9042 Sans frais : 1 800 667-5442 Télécopieur: (514) 848-9836 Site Internet : http://www editions lapensee qc ca Courriel : information@editions-lapensee.qc.ca S imimmmmm COLLECTION CHANTIERS Enseignement moral 1er cycle du secondaire Nicole-Andrée Chorbonneau, Simon Deraspe, Claudine Simard Sous la direction de lean-Marie Debunne lre année du 1er cycle du secondaire COMMENT VA TA VIE ?Manuel-Cahier A - 208 p.ISBN 2-89458-193-9- 15,75 $ Guide d'enseignement A - 160 p.ISBN 2-89458-197-1 - 59,95 $ 2e année du 1er cycle du secondaire COMMENT VA TON MONDE 7 Manuel-Cahier B - 240 p.ISBN 2-89458-198-X- 15,75 $ Guide d'enseignement B - 166 p.ISBN 2-89458-199-8 - 59,95 $ COLLECTION LABYRINTHES Éthique et culture religieuse Par un collectif d'auteurs Sous la direction de jean-Marie Debunne 4e et 5e secondaire LA TRADITION BOUDDHISTE - 64 p ISBN 2-89458-173-4—17,30$ LA TRADITION HINDOUE - 64 p.ISBN 2-89458-174-2—17,30 $ LA TRADITION ISLAMIQUE - 64 p.ISBN 2-89458-176-9-17,30 $ LA TRADITION CHRÉTIENNE - 64 p.ISBN 2-89458-175-0- 17,30 $ LA TRADITION JUIVE - 64 p.ISBN 2-89458-178-5- 17,30 $ GUIDE D’ENSEIGNEMENT DES GRANDES RELIGIONS- 148 p.ISBN 2-89458-177-7-55,95 $ LE PHÉNOMÈNE RELIGIEUX - 96 p.ISBN 2-89458-179-3- 19,90 $ LA SPIRITUALITÉ AMÉRINDIENNE - 64 p.ISBN 2-89458-184-X — 17,30 $ GUIDE D ENSEIGNEMENT DU PHÉNOMÈNE RELIGIEUX ET DE LA SPIRITUALITÉ AMÉRINDIENNE - À paraître ISBN 2-89458-185-8 — 55,95 $ COLLECTION EMPREINTES Enseignement moral au primaire julie Duchesne, Véronique Marcotte, Nadine Martel, Monika Thoma-Petit Sous la direction de lulie Duchesne je 1®' cycle du primaire Approuvé par le MÉLS À PAS DE GÉANT Manuel A-96 p.ISBN 2-89458-158-0 - 27,25 $ Manuel B - 96 p.ISBN 2-89458-160-2 - 27,25 $ Guide d'enseignement des manuels A et B ISBN 2-89458-161-0 - 167,90 $ - 258 p.je 2e cycle du primaire Approuvé par le MÉLS À PAS DE LOUP Manuel A - 96 p.ISBN 2-89458-162-9 - 27,25 $ Manuel B - 112 p.ISBN 2-89458-164-5 - 27,25 $ Guide d'enseignement des manuels A et B ISBN 2-89458-163-7-167,90 S - 340 p.3e cycle du primaire En Instance d approbation au MÉLS À PAS SAGES Manuel A - 96 p.ISBN 2-89458-166-1 - 27,25 S Manuel B - 80 p.ISBN 2-89458-1688 — 27,25 $ Guide d enseignement des manuels A et B ISBN 289458-165 3 - 167,90 $ - 364 p.LES PRIERES D UNE MERE MAC ISBN 2 921187 99 X - 17,30 S - 160 p.S .g
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