Le devoir, 16 avril 2002, Page(s) complémentaire(s)
TERRORISME Al-Jazira diffuse le «testament» d’un kamikaze du 11 septembre Page A 5 BOMSARDIER La direction reste de glace devant les grévistes Page B 1 ?\\ w w .led e v o i r .c o m ?LE DE VOIR PERSPECTIVES Changer pour vrai L’ADQ conquiert Saguenay Le PQ bon dernier dans Saguenay; Anjou et Viger demeurent aux libéraux ADQ a frappé dans le mille avec son slogan électoral.Tant qu’à changer, les électeurs de Saguenay ont décidé de «changer pour vrai».Du coup, le paysage politique québécois est transformé.Si le gagnant des élections partielles d’hier est facile à identifier, c’est le plus grand perdant qui l’est moins.Qui, de Bernard Landry ou de Jean Charest, a reçu la plus mauvaise nouvelle?La surprise de la soirée est moins la défaite du PQ dans Saguenay que de voir ce comté passer aux mains de l’ADQ.Après sa victoire dans Jon-quière et Laviolette, le 1er octobre dernier, on tenait largement pour acquis que le PLQ avait enfin réussi une percée significative dans les régions francophones, où la victoire lui avait échappé en 1994 et en 1998.A chaque rencontre avec les militants libéraux, M.Charest se vantait d’avoir fait du PLQ le «parti des régions».C’était même une condition indispensable au maintien de son leadership.A la lumière des résultats d’hier, plusieurs vont recommencer à s’interroger sérieusement II n’est pas normal que l’insatisfaction à l’endroit du gouvernement profite à un parti dont les chances de former le prochain gouvernement sont milles.Quand il rencontrera des candidats potentiels, Mario Dumont pourra désormais faire valoir à bon droit qu’il est possible de gagner en portant les couleurs de l’ADQ et non pas seulement diviser le vote au profit de l’un ou l’autre des «vieux partis».Après huit ans de solitude à l’Assemblée nationale, on peut très bien comprendre son enthousiasme, VOIR PAGE A 8: CHANGER Michel David ?Fonction publique Facal veut simplifier l’embauche des immigrants Le ministre souhaite une plus grande ouverture de la part des ordres professionnels KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le président du Conseil du trésor, Joseph Facal, entend prendre les mesures nécessaires pour augmenter la représentation des personnes issues des communautés culturelles au sein de la fonction publique québécoise.Devant les piètres résultats obtenus après un an d’application du programme d’accès à l’égalité en emploi, le ministre Facal s’est dit prêt lors d’une entrevue au Devoir, à reconsidérer la façon d’évaluer les connaissances des personnes immigrantes.Québec pourrait ainsi reconnaître la formation, en en évaluant la qualité, plutôt que d’établir l’équivalence des diplômes.L’opération nécessitera toutefois une grande collaboration entre le Conseil du trésor et le ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration.Déjà, M.Facal affirme avoir partagé ses vues avec ses collègues Rémy Trudel et André Boulerice, respectivement ministre d’Etat et ministre délégué à l’Immigration.«H va falloir passer progressivement de la reconnaissance de l'équivalence des diplômes à la reconnaissance de l’équivalence de la formation.C'est une nuance très importante», a affirmé le ministre Facal qui ne nie pas que l’opération risque d’être ardue.M.Facal explique que c’est son passage à l’Immigration l’an dernier qui l’a amené à ce constat.«Le gouvernement doit accepter avec humilité de retourner à sa planche à dessin, car, clairement, ce qui a été fait avec une infinie bonne foi, n’a pas donné les résultats escomptés.Quelles nouvelles mesures, que nous n ’avons pas encore mises en branle, pourraient être envisageables?Nous en sommes là.Nous en sommes au début d’un nouveau long périple», affirme-t-il.VOIR PAGE A 8: FACAL 00 INDEX Annonces .B 7 Avis publics.B 5 Bourse .B 4 Culture .B 8 Économie .B 1 Éditorial .A6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Mots croisés.B 5 Météo.B5 Sports.B 6 Télévision.B 7 KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Action démocratique du Québec n’est plus le 1 parti d’un seul homme.Les électeurs de la circonscription de Saguenay ont élu hier le candidat de l’ADQ François Corriveau qui siégera dorénavant à l’Assemblée nationale aux côtés du chef adéquiste Mario Dumont Dans une défaite crève-cœur dans ce qui était jusque-là un bastion péquiste, le Parti québécois doit se contenter d’une troisième place derrière le Parti libéral du Québec.Sans difficulté, les libéraux conservent les circonscriptions d’Anjou et de Viger où se déroulait également une élection partielle.Le chef adéquiste Mario Dumont jubilait, voyant dans cette «victoire écrasante» un effet mobilisateur pour les prochaines élections générales.L'ADQ a dé- montre hier la crédibilité de son organisation, qui a beaucoup misé sur l’intégrité en politique, egrati-gnant ainsi les «deux vieux partis», croit M.Dumont.«les gens ont vu que péquistes et libéraux, c’est du pa reil au même et que le vrai changement passe par l’ADQ», a déclaré au Devoir M.Dumont qui était le seul député de l'ADQ depuis la création du parti.VOIR PAGE A 8: ADQ Aznavour: Vau revoir d’un ami JACQUES GRENIER EE DEVOIR AVANT de faire ses adieux définitifs à la scène au terme d’un demi-siècle de carrière, Charles Aznavour était de passage à Montréal hier soir dans le cadre de son ultime tournée au Québec.Il s'agissait du premier spectacle d’une série de onze qu’il présente à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts jusqu’au 3 mai.Lire la critique de Sylvain Cormier en page B 8.Israël capture un dirigeant du Fatah Sharon évoque un retrait de plusieurs villes de Cisjordanie, à V exclusion de Bethléem et de Ramallah D'APRÈS L'AGENCE F RAN C K PRESSE Ramallah — Israël a fail prisonnier hier l’un des principaux lieutenants du président palestinien Yasser Arafat, Marwan Barghoulhi, accusé par l’Etat juif d’être l’instigateur de plusieurs attentats suicide, le premier ministre israélien Ariel Sharon a évoqué un retrait de plusieurs villes de Cisjordanie d’ici à une semaine, mais la liste n’inclut ni Bethléem, ni Ramallah, où M.Bargjiouthi a été appréhendé.Le secrétaire d’Etat américain Colin Powell, qui poursuivait sa médiation, doit rencontrer cet après-midi le premier ministre israélien Arid Sharon et envisage de voir demain M.Arafat, apres des visites éclairs à Beyrouth et à Damas destinées à réduire la tension à la frontière israélo-libanaise, mais n’ayant apparemment pas donné de résultats.la capture à Ramallah, en Cisjordanie, de M.Bar-ghouthi, 42 ans, chef en Cisjordanie du mouvement Fatah de M.Arafat, membre du Conseil législatif et un des dirigeants de l’Intifada, constitue un important succès pour l'armée israélienne, que M.Sharon a félicitée.L’Autorité palestinienne a mis en garde Israël contre toute atteinte à la vie de M.Barghoulhi, le plus important dirigeant palestinien arrêté depuis le début de l'Intifada en septembre 2000.Accusé par Israël d'être responsable d’attaques, en particulier contre des colons, il était dans la ligne de mire des services de sécurité israéliens.Les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, un groupe armé issu du Fatah et responsable de plusieurs attentats suicide sanglants anti-israéliens, l’ont présenté début avril pour la première fois, comme leur dirigeant Dans la soirée, M.Sharon a indiqué qu’Israël pourrait se retirer did à une semaine de villes de Cisjordanie, mais a exigé pour évacuer Ramallqh et Bethléem la reddition d’hommes recherchés par l'Etat juif.Israël occupe encore quatre des grandes villes de Cisjordanie: Jénine, Naplouse, Ramallah et Bethléem.VOIR PAGE A 8: FATAH Québec prépare un programme d’inspection des véhicules moins sévère LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le ministère québécois de l’Environnement se prépare à remplacer le programme d’inspection obligatoire des véhicules lourds et légers, promis en 1997 par l’ancien ministre de l’Environnement, Paul Bégin, pour un système moins sévère, basé sur la chasse aux «minounes» fumantes avec des télédétecteurs de fumée et des diagnostics limités à la lecture des senseurs et ordinateurs de bord des voitures plus récentes, de loin plus imprécis que les outils de diagnostic professionnels.C’est ce que révèle un document interne du ministère, intitulé Proposition d’un programme d’inspection et d’entretien pour les véhicules automobiles.Cette «proposition» remplacerait le programme d’inspection obligatoire recommandé par l’industrie automobile et les différents intervenants écologistes et de la formation professionnelle, dans le rapport intitulé Un air d'avenir, dont le dernier volet a été remis à Québec en juin 2001.Québec avait alors annoncé qu’il consacrerait deux millions à la mise en place de ce programme, défini comme la priorité de son plan d’action de lutte contre les changements elimatiques.Il existe en Amérique 43 programmes d’inspection obligatoire pour les véhicules légers, soit 41 aux Etats-Unis et deux a,u Canada, dont un chez notre voisin ontarien.Les Etats voisins de la Nouvelle-Angleterre en ont tous un.Les tests réalisés par Québec lors des inspections-pilotes financées pendant trois ans ont montré qu’un véhicule lourd sur cinq dépassait les normes antipollution du constructeur et qu’environ 16 % des automobiles et camions légers (fourgonnettes et 4x4 compris) étaient dans 1a même situation.Le pourcentage de voitures hors nonnes pourrait être plus élevé si l’on tient compte du fait que ce sont les automobilistes les plus scrupuleux qui se sont présentés à ces inspections volontaires.Mais, pour ne pas indisposer l’électorat québécois et faire l’économie des sommes annoncées par communiqué le 22 juin dernier, le ministère de l’Environnement se propose maintenant d’asseoir son programme révisé sur le contrôle des véhicules avec des télédétecteurs d’émissions opaques, contrôle qui serait effectué par une vingtaine d’inspecteurs de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ).Ces opacimètres ou détecteurs de fumées opaques tenteraient de recenser a distance les véhicules aux émissions ayant atteint depuis des mois la cote d’alerte totale, ce que le programme d'inspection voulait plutôt prévenir.Cette option, selon le document obtenu par IjC Devoir, «évite d’inspecter quelque 93 % de véhicules conformes».A long terme, même les télédétecteurs de fumée seraient abandonnés.Québec se fierait uniquement aux ordinateurs de bord des nouveaux véhicules (postérieurs à 1998).Quant aux véhicules lourds, les plus âgés et ceux qui crachent du noir, ils seraient soumis à une inspection par un spécialiste.Ceux qui contreviennent aux normes seraient mis à l'amende.L'avantage de cette formule, selon la proposition à l’étude, c’est VOIR PAGE A 8: VÉHICULES JACQUES NADEAU LE 1) Au Québec, au moins 16% des voitures el camions légers ne respectent pas les nor antipollution des constructeurs.I 1 l 778313000658 LE DEVOIR.LE MARDI l R AVRIL 2 0 0 2 A 3 LE DEVOIR ACTUALITES ÏMl Achat de deux avions Challenger Chrétien fait fi Jean Chrétien consacré homme d’Etat de l’année ! : des sarcasmes de l’opposition NAHLAH AYED PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le premier ministre fédéral Jean Chrc^ tien a plaidé la modestie, hier, alors qu'il était accusé d’avoir visiblement l'ego d’une vedette de rock pour doter le gouvernement de nouveaux avions à réaction de type Challenger, alors que les Forces armées canadiennes doivent se contenter d'appareils plus anciens.Pour la première fois depuis que cette transaction a été annoncée en toute discrétion, le vendredi ayant précédé le congé pascal, d’une durée de deux semaines, M.Chrétien était présent aux Communes, hier, afin de répondre aux critiques de l’opposition.Ottawa a annoncé l’acquisition de deux Challenger du constructeur montréalais Bombardier, au coût total de 101 millions, afin de remplacer deux appareils en service depuis 19 ans.La flotte aérienne du gouvernement fédéral, qui compte quatre avions, est utilisée par M.Chrétien et ses ministres.Il a par la suite été révélé que les appareils actuels étaient encore fonctionnels, et que l’acquisition des Challenger avait été précipitée.Les deux questions avaient soulevé l’ire des membres de l’opposition, qui ont finalement eu l’occasion, hier, d'exiger des explications de la part de M.Chrétien.«Est-ce que le premier ministre va redescendre sur Terre, annuler la commande des Taj Mahal volants et verser l’argent à nos troupes qui en ont besoin?, a demandé le député conservateur Scott Brison.Ou est-ce que le petit gars de Shawinigan est devenu le sultan de Shawinigan?‘ «Le premier ministre ne tient pas compte du point de vue des militaires et écoute son ego de vedette rock.» M.Chrétien a fait fi de ces propos de même que de ceux tenus par l’Alliance canadienne.«Le gouvernement américain vient tout juste de dépenser 2,4 milliards afin d'acheter 20 Gulfstream.du même type, afin d’assurer le même genre de travail aux Etats-Unis, a-t-il déclaré.Je crois que nous avons été très modestes.» Le premier ministre a ajouté que les nouveaux appareils, qui offrent un rayon d’action plus étendu et nécessitent des pistes moins longues, «vont permettre aux ministres de se rendre en plusieurs endroits où ils ne pouvaient aller auparavant, et ils seront utiles pour aller dans de petits coins du Canada».« Est-ce que le petit gars de Shawinigan est devenu le sultan de Shawinigan?» se demande le député conservateur Scott Brison Bégin dépose son projet de loi sur le lobbying PRESSE CANADIENNE euébec — Le ministre de la Justice, Paul Bégin, déposera aujourd’hui son projet de loi sur l’en-¦ement des activités de lobbying.On s’attend à ce que ce projet de loi rende obligatoire l’enregistrement des personnes, des groupes ou des firmes qui s’adonnent au lobbying, mais aussi des personnes ou entités auprès de qui cette influence s'exerce.D serait aussi interdit de rémunérer les lobbyistes par une commission conditionnelle à l’obtention de subventions, ou par un pourcentage de ces subventions.La pièce législative devrait également stipuler que toute personne ayant obtenu de^ informations privilégiées en étant à l’emploi de l’État doive patienter pendant un an avant de travailler pour une firme de consultants ou de lobby du secteur privé.Dans les cas d’élus qui auraient siégé à un moment ou un autre au conseil des ministres, le purgatoire serait fixé à deux ans.Le projet de loi sur l’encadrement du lobbying est né de la tourmente qu’ont provoquée les liens existant entre des lobbyistes et des membres du gouvernement Landry, voire le premier ministre lui-même.Le ministre Gilles Baril a remis sa démission, en février, après que les médias eurent mis en évidence les activités de lobbying de l’un de ses amis personnels, André Desroches, de la firme Oxygène 9.L’ex-directeur général du Parti québécois, Raymond Bréard, a de son côté dû quitter son poste après avoir défrayé les manchettes pour ses propres activités de lobbyiste chez Oxygène 9, qu’il avait débutées peu après avoir quitté ses fonctions de chef de cabinet de M.Landry.Malgré la volonté du gouvernement d’agir rapidement dans ce dossier, des difficultés retardent depuis la mi-mars le dépôt du projet de loi qui a fait des mécontents chez les élus municipaux et les syndica-lites que chez les adjoints politiques des élus.EN BREF Montréal récupère sa ntise (Le Devoir) — La Ville de Montréal a annoncé hier quelle a recouvré la mise de fonds quelle avait investie dans le club de baseball des Expos il y a dix ans.Un chèque de près de 13,2 millions (soit la somme initiale de 13 millions à laquelle se sont ajoutés des intérêts depuis septembre dernier), lui est parvenu hier, dissipant ainsi les inquiétudes suscitées par la prise de contrôle de l’équipe par une société appartenant à l'investisseur américain Jeffrey Loria Le EastWest Institute rend hommage à la clairvoyance du premier ministre qui avait invité la Russie à se joindre au G7 HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le premier rpinistre Jean Chrétien sera consacré «homme d’Etat de l’aimee» ce soir à New York par le EastWest Institute, un important think-tank américain voué à l’amélioration du dialogue entre l’ex-bloc soviétique et le monde occidental.Éinstitut veut ainsi souligner le rôle joué par le Canada dans l’entrée de la Russie dans le monde des grands du monde.C’est en 1995, alors que M.Chrétien assurait la présidence du G7, qu’il a pour la première fois invité la Russie au sommet d'Halifax, premier pas de son entrée dans le cercle des puissances du globe, devenu depuis le G8.Ce changement a été concrétisé en 1997, avec la participation de la Russie au sommet de Denver.«Notre conseil d'administration pensait que le premier ministre n 'avait jamais reçu le plein crédit qu 'il méritait en tant que président du G7pour avoir intégré la Russie dans cette organisatüm et pour l’avoir encouragée, aidée et dirigée dans son accession à la communauté internationale d'un point de vue de sa gouvernance», a expliqué le porte-parole, Dan Poils.Selon lui, M.Chrétien avait fait preuve de vision pour prévoir dès 1995 que la Russie deviendrait un joueur important sur la scène internationale.En plus de M.Chrétien, David Rockefeller et John Whitehead recevront également un prix au cours d’une soirée, qualifiée de «prestigieuse», présidée par Dick Parsons d’AOLTime Warner et Lesley Stahl de l’émission 60 minutes de CBS.M.Rockefeller, qui a travaillé dans l’empire familial du même nom, et M.Whitehead, qui a entre autres présidé le New York Stock Exchange, seront tous deux félicités pour leur Jean Chrétien, que l'on voit ici lors d’un voyage qu choisi homme d’Etat de Tannée pour avoir été le pr AKl HIVI S 1.K DEVOIR A S 'il effectuait en février dernier en Russie, a été entier à inviter la Russie û participer au G7.engagement dans le comité de reconstruction de New York mis sur pied dans la foulée des attentats terroristes du 11 septembre.Dans le passé, l’Institut a décerné sa mention au pak sident américain Georges Bush (père) et à l'auteur et président de fa République tchèque, Vaclav Havel.Les bases de ce qu’on appelle aujourd’hui le G8 ont été jqtées en 1975, à Rambouillet.Six pays (Allemagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon) en étaient alors membres.Ix1 Canada s'est joint l’année suivante, la Russie n'a pas un statut égal aux autres membres, ni d’ailleurs l'I Inion européenne qui est un observateur.Ix“s deux ne participent pas à l’alternance de la présidence.Réduction des GES Le Canada paie le prix de sa négligence, disent les écologistes LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le gouvernement Chrétien est responsable du retard croissant du Canada dans fa réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de fa même façon qu’il a couru au devant de fa rebuffade essuyée en fin de semaine à Banff en tentant d’obtenir des crédits supplémentaires px)ur ses exportations d’énergie propre de ses partenaires du G8.C’est en ces termes qu’ont réagi hier autant la Fondation Suzuki à Vancouver que Greenpeace à Montréal ou l'Association québécoise de lutte contre 1a pollution atmosphérique (AQLPA) dans 1a région de Québec.Mais au Parlement, l’Alliance canadienne voyait dans cette rebuffade un prétexte justifiant le Canada d’oublier le Protocole de Kyoto au profit d’un pacte nord-américain.Mais de son côté, le premier ministre Jean Chrétien demeurait catégorique: le Canada, réitérait-il en substance, se propose toujours de ratifier le protocole mais entend consulter préalablement les Canadiens.Pour Steven Guilbeault, porte-parole de Greenpeace dans le dossier des changements climatiques, le fait que le Canada avait dépassé en Tan 2000 de 20% son niveau d’émissions de 1990 démontre «que le gouvernement est en réalité responsable du retard qu ’il a lui-même créé en ne passant pas à l’action dès 1997-98 comme l’ont fait les Européens.Ça démontre aussi qu’il y a un prix à traîner la patte et que les milieux économiques et financiers, qui plaident pour un retard sup- plémentaire, seront les premiers responsables des augmentations de coûts qu’ils invoquent pour ne pas ratifier le protocole».Pour André Bélisle, de l'AQLPA, le Canada «s’embourbe actuellement dans les sables de l’Athabaska tandis que Québec renie l’esprit de Kyoto» en misant sur le thermique et en retardant l’entrée en vigueur d’un programme d’inspection des véhicules automobiles.Pour la Fondation David Suzuki, de Vancouver, c’est le «pari du gouvernement» fédé ral d’obtenir des crédits supplémentaires de GES, qui se retourne contre lui et qui semble en voie de devenir l’excuse pour se dérober aux exigences du protocole de Kyoto.Selon Gerry Scott, porte-parole de la fondation, «le premier ministre Chrétien devrait donner ordre à ses ministres de cesser de rechercher de nouveaux crédits d’émissions pour des combustibles supposément propres et les inciter à chercher des moyens concrets pour mettre en branle un train de réductions concrètes: on semble plutôt en face d’une tactique de, diversion et d'une négociation de mauvaise foi» avec les partenaires internationaux.Le porte-parole de la fondation pense qu’il n’est pas farfelu d’établir un lien «entre l’insistance du Canada de mettre au point de nouvelles échappatoires et l’augmentation importante des gaz à effet de serre constatée en l'an 2000», dont Le Devoir révélait le bilan samedi.«Mais, ajoutait Gerry Scott, de Vancouver, c’est une fausse voie car un vrai changement de cap peut se financer lui-même, peut faire ses frais, malgré ce qu 'en dit le lobby du pétrole.» Alliance Québec Accrochage entre Brent Tyler et des jeunes militants JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Avec pour toile de fond fa course à fa direction d’Alliance Québec, une altercation est survenue dimanche entre le président intérimaire et candidat aux élections du mois de mai, Brent Tyler, et le président de l’aile jeunesse de l’organisation, Christopher Dye.Un événement qui témoigne de fa dissidence manifestée par les membres jeunesse envers les dirigeants d’Alliance Québec.L’incident est survenu alors que se tenait, dans un hôtel de Pointe-Claire, une réunion des membres de 1a section de l'ouest de llle d’Alliance Québec pour l’élection de délégués en vue du scrutin de mai.Selon des témoins, alors que les deux hommes discutaient, M.Tyler aurait été incommodé par le comportement d’un individu qui filmait la scène en tenant sa caméra à quelques pouces de son visage.Excédé, M.Tyler aurait repoussé l’individu — il s'agissait en fait du frère de Christopher Dye — et la lentille de la caméra serait tombée sur le sol, a relaté hier Peter Romaniuk, directeur de campagne de M.Tyler.Les trois hommes auraient ensuite échangé des insultes.Appelés sur les lieux, les policiers ont interrogé les belligérants ainsi que les témoins pendant plusieurs heures.Christopher Dye a pour sa part déposé une plainte pour voies de faits contre Brent Tyler.Il faut dire que les relations entre la direction d’Alliance Québec et le comité jeunesse ne sont pas au beau fixe.Les membres jeunesse ne cachent pas leur opposition à la candidature de M.Tyler et ont tenté sans succès dimanche de faire élire des délégués favorables à son adversaire, Sam Guglielmi.Mais, surtout le conseil d'administration d’Alliance Québec s’interroge sur les motifs qui ont incité le comité jeunesse à accorder une subvention de 2500 $ à une troupe de théâtre d’Hudson, le Village Theater West A ce sujet le directeur de campajgne de M.Tyler accuse le comité d’avoir accordé cette subvention contre la promesse des membres de la troupe de rejoindre les rangs d'AUiance Québec et de voter selon les directives de certains membres du comité jeunesse.Qualifiant ce procédé d’antidémocratique, M.Romaniuk a déposé une plainte au comité responsable de l’application des règlements lors de la campagne électorale (Rules and Nominations Committee).De son côté, le conseil d’administration d’Alliance Québec songe à mettre en tutelle le comité jeunesse dirigé par M.Dye.pps mm « Un livre cjui pose un diagnostic sévère.» Isabelle Parc, Le Devoir YANICK VILLEDIEU Un jour la santé Un jour la santé « Analyste rigour eus, Yanick Villedieu se transforme, au fil de son ouvrage, en éditorialiste virulent.» Lilianne Lac roix La Presse 320 pages • 25,93 S Boréal www.editionsboreal.qc.ca I I LE DEVOIR, LE MARDI 16 AVRIL 2 0 0 2 A 4 j E S ACTUALITES ARCHIVES LE DEVOIR Le juge Antonio Lamer H! fillf Antonio Lamer Les Québécois ont entériné la Constitution, quoi qu’en disent les politiciens HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les Québécois ont en pratique signé la Charte des droits et libertés en s’exprimant à 91 % en faveur de celle-ci dans les sondages, croit l’ex-juge en chef de la Cour suprême du Canada, Antonio lamer.*91 % au Québec et 88% des Canadiens pensent que c’est une très bonne chose d’avoir une charte», a rappelé M.lamer en faisant allusion au sondage Environics commandé par le Conseil de l’unité canadienne rendu public la semaine dernière.«Tantôt on m'a demandé si je pensais que le fait que le Québec n’a pas signé la Constitution [en réduisait sa légitimité].Et j’ai dit “Les Québécois l’ont signée.” Mais le gouvernement du Québec n 'a pas signé.J’ai dit “(Lui, mais la population du Québec a signé si 91 % pensent que c’est une bonne affaire.’’ Ça vaut mieux qu ’une signature, c’est un jugement.» En cette semaine de célébration des 20 ans du rapatriement de la Constitution canadienne et de l’inclusion d’une Charte des droits et libertés dans celled, Antonio lamer, qui se reconnaît comme un juge libéral, a été invité à s'exprimer sur celled devant un comité du Sénat Et il n’a que faire de ceux qui reprochent aux tribunaux, en particulier la Cour suprême qu’il a dirigée, de pratiquer ce qu’on appelle «l’activisme judiciaire».«Quand on est accusé d’activisme, c’est qu’on a fait quelque chose qui déplaît.(Juand on est activiste et qu’on fait quelque chose qui plaît, on dit “Mon Dieu, c’est l’arbre qui pousse, quel beau développement du droit".» ET 0 donne en exemple la cause Dagenais par laquelle il a donné le droit aux médias de s’adresser directement à la Cour suprême pour contester un interdit de publication.«C’était de l’activisme ça aussi, mais la presse a dit “quelle belle reconnaissance de la liberté de la presse”.» Procès de Maurice Boucher Paul Fontaine serait encore vivant Le délateur Serge Boutin a revu son associé du crime à la fin de 1999, deux ans après l’arrestation du chef présumé des Hells BRIAN MYLES LE DEVOIR Le nouveau délateur Serge Boutin a décrit hier le mode d’opération cloisonné des Hells Angels, un gang dans lequel la main gauche remplie de poudre blanche ignore ce que fait la main droite avec un doigt sur la détente.L’ex-membre des Rockers a clairement départagé «le côté business» du «côté guerrier» des Hells dans son témoignage au procès que subit Maurice Boucher pour les meurtres de deux gardiens de prison.Les motards ignorent à peu près tout des activités de leurs frères.A titre d’exemple, les Rockers versaient 10 % des profits de la drogue dans un fonds de guerre au plus fort des luttes territoriales contre les Rock Machine, sans connaître la valeur de leur placement «IjB côté guerrier, ça ne me regardait pas», a dit Boutin.«Dans un groupe de motards, c’est pas tout le monde qui est au courant de ce que les autres font.» En 1997, Serge Boutin s’imposait déjà comme un vendeur de drogue hors pair qui touchait entre 5000 et 10 000 $ par semaine.Stéphane Gagné travaillait sous ses ordres dans le quartier gai, un territoire que Boutin exploitait dans les moindres fissures du bitume avec l’aide de son ami et associé, Paul Fontaine, qui agissait comme responsable «de la job de bras».L’introuvable Fontaine a survécu à la vague de délation qui a mené à l’arrestation de Maurice Boucher à la fin de 1997.Recherché pour l’assassinat du gardien de prison Pierre Rondeau, Fontaine s’est caché dans la région de Québec.Selon Boutin, des membres des Hells Angels se relayaient pour lui prêter assistance financière.Boutin a versé quant à lui «au minimum» 1000 $ par semaine à la femme et aux enfants de Fontaine pendant environ 72 semaines.«C’était une bonne femme, qu’il avait, et je trouvais qu 'elle faisait pitié», a-t-il dit en guise de justification.Toujours vivant Le témoignage de Boutin porte à croire que Paul Fontaine est toujours rivant Boutin l’a revu une seule fois depuis qu’il a pris la poudre d’escampette en décembre 1997.C’était vers la fin de 1999 ou le début de 2000, soit deux ans après la tourmente générée par le passage de Stéphane Gagné dans le camp des délateurs et l’assassinat de son complice André Tou-signant, soupçonné du meurtre de Diane Lavigne.C’est un ami «magané» que Boutin a rencontré au Château Frontenac, en compagnie de la femme et des enfants de Fontaine.«C’était un gars qui aimait ben gros ses enfants, sa vie familiale.Ça l’avait démoli.Il avait pris un coup de vieux», a-t-il dit Fontaine fuyait la police plus que les Hells.Dans sa cavale, il est devenu membre en règle des Nomads, si l’on en croit les confidences rapportées hier par Boutin.Boutin ignorait tout du meurtre des gardiens de prison Diane Lavigne et Pierre Rondeau.Il ne figurait pas dans les cercles des intimes de Maurice Boucher.Fidèle à la règle d’or du monde interlope, il s’efforçait «d’en savoir le moins possible» sur les activités des Hells et de ses filiales, une ignorance érigée en système.lorsque les policiers ont démantelé son réseau, le 4 décembre 1997, ils ont arrêté une centaine de petits revendeurs dans le centre-ville.Boutin ne connaissait qu’une dizaine de ses employés.Crédibilité de Gagné Devenu délateur dans la foulée de l'opération Printemps, en mars 2001, Boutin joue un rôle capital dans ce procès même s’il ne peut, en aucun cas, relier Boucher aux assassinats.La Couronne se sert de son témoignage dans l’espoir de confirmer la version de Stéphane Gagné sur des faits secondaires, ce qui rehausserait du coup la crédibilité de soq principal témoin.A titre d’ex-membre des Rockers, Boutin a également su démontrer l’importance de Boucher, un membre «très très influent» des Hells Angels Nomads et fondateur de la filiale des Rockers.Peu importe leur rang, tous les membres des Hells et du cercle d’élite des Nomads lui vouaient «une bonne admiration».Boutin s’est pour sa part senti «mal» lorsqu’il a rencontré Maurice Boucher au lendemain de l’arrestation de Steve Boies, un petit caïd qui travaillait sous ses ordres.C’est grâce aux déclarations de Boies que les policiers ont réussi à convaincre Gagné de passer aux aveux pour l’assassinat des gardiens de prison et de témoigner contre Boucher.«Ouin, Steve Boies», aurait dit Boucher à Boutin lors d’une promenade à quatre en voiture.Boutin n’a pas répondu, mais il se sentait responsable de la conduite de Boies.Boucher et son lieutenant, Normand Robitaille, sont descendus dans le stationnement d’un centre commercial.Boutin a saisi une bribe de la conversation entre les deux hommes.«On va “toutte” se faire arrêter», aurait dit Boucher.Logement social Montréal vendra des terrains à prix d’ami JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR La Ville de Montréal a annoncé hier qu’elle céderait 25 terrains municipaux pour la construction de plus de 1000 logements sociaux au cours des deux prochaines années.Ces terrains, vacants ou servant de stationnements, sont concentrés dans les quartiers qui formaient l’ancien Montréal, mais il y en aura sur tout le territoire, a assuré M.Michel Prescott, vice-président du comité exécutif et responsable du dossier de l’habitation.Les terrains municipaux pourraient au total céder la place à 1500 logements.Vu la pénurie actuelle, l’administration Tremblay entend construire 5000 logements sociaux d’ici à 2004 à Montréal — et 10 000 en quatre ans.Elle a donc mis sur pied le plan «Solidarité 5000 logements», qui regroupe les programmes de financement du logement social annoncés par Québec l’automne dernier.En vertu de ceux-ci, Montréal doit réserver 34 millions de dollars en subventions au logement social.En cédant des terrains d’une valeur de 3,75 millions, Montréal ajoute à cette obligation, car elle «veut donner l’exemple», a dit M.Prescott.Les terrains seront vendus entre 50 % et 75 % de leur valeur marchande à des organismes coopératifs ou communautaires et à l’Office municipal d’habitation.Six de ces terrains avaient déjà été réservés pour le logement social par l’administration Bourque, huit devaient servir à faire des condos et voient donc leur vocation changée, et 11 sont des terrains nouvellement ciblés.Les premiers logements de ces nouveaux programmes ne seront toutefois prêts qu’en 2003 puisque «l’expérience prouve qu’il faut de huit à 12 mois entre l’idée d’un projet et sa réalisation», a affirmé M.Prescott.Quelque 360 logements sociaux auront néanmoins été achevés à Montréal d’ici au TT juillet en vertu de programmes de financement antérieurs.Marie-Josée Latour, du FRAPRU (le Front d’action populaire en réaménagement urbain), a salué l’initiative de la Ville, mais a souligné que cela ne garantissait la construction que de 1000 des 5000 logements.Les autres devront être bâtis sur des terrains privés, peu nombreux et très convoités à Montréal.Elle réclame donc que l’administration municipale achète elle-même des terrains privés pour les revendre ensuite au communautaire.«Nous craignons la surenchère sur les terrains disponibles.Les groupes pourront-ils encore se les payer dans un an?», demande-t-elle.M.Prescott a par ailleurs indiqué que des mesures de dépannage seraient annoncées sous peu en vue du 1er juillet, dans la foulée des travaux d’un comité que Montréal a mis sur pied à ce sujet mm4 ., S Peu importe les produits que vous fabriquez, l'esprit d'innovation de l'industrie italienne les perfectionnera.ÙM *1 «2 • -«if fl - m< ' ^ ^ L’Italie met le patrimoine qu'elle a acquis, au cours de ces cinq cent dernières années, en termes de créativité et d'innovation au service des industries manufacturières - une culture sans pareille dans tous les pays industrialisés.Lorsque vous achetez des machines fabriquées en Italie, vous établissez un partenariat avec les concepteurs, les ingénieurs et les fabricants les plus hautement qualifiés du monde entier - tous spécialisés dans la productivité.Au lieu de se contenter de vous vendre une machine, nous concevrons, avec votre collaboration, une solution personnalisée qui garantira des économies plus importantes sur votre chaîne de production - et un meilleur bénéfice net.Peu importe quels sont les produits que vous fabriquez, vous pouvez les perfectionner avec les machines fabriquées en Italie.Pour apprendre comme nous pouvons collaborer, composez le 1-888-ITALTRADE ou visitez notre site Web à www.italtrade.com.Machines %/ Italia^ Transformer l'innovation en productivité.Une femme à la tête de l’Université McGill Pendant ce temps, on se prépare à une nouvelle élection pour choisir un recteur à ^Université Laval MARIE ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Pendant que TUniversité Laval cherche toujours une façon d'élire son nouveau recteur, McGill hisse une femme au poste de principale de l’université, en désignant Heather Munroe-Blum comme successeure à Bernard Shapiro.Les deux universités ont des processus de désignation de recteur complètement opposés l’un à l’autre.Tandis que Laval entre littéralement en campagne électorale, d’une durée de 100 jours, pour permettre à un collège électoral de 139 personnes d'élire le candidat de son choix, McGill, elle, choisit un principal dans le plus grand secret, au terme d’une sélection effectuée par un comité restreint lui-même composé par le Conseil des gouverneurs.Née à Montréal, Heather Mun-roe-Blum occupe actuellement le poste de vice-présidente, Recherche et relations internationales à l’Université de Toronto.Elle a toutes les qualités pour présider les destinées de l’Université McGill, estime le président du comité de sélection, Richard Pound, en évoquant son «remarquable palmarès d’administratrice.» Spécialiste d’épidémiologie psychiatrique, Mme Munroe-Blum a siégé à nombreux comités d’experts canadiens, participant ainsi à l’élaboration de politiques gouvernementales à l’appui de l’innovation par les sciences, la recherche et l’enseignement supérieur.M.Shapiro ayant accepté de prolonger son mandat jusqu’en décembre, elle entrera en fonctions en janvier 2003.Election à ITJniversité Laval A Laval, on met désormais le cap sur octobre pour l’élection d’un nouveau recteur après avoir rejeté l’idée d’un quatrième tour de scrutin, le conseil d’administration doit confier demain à un comité ad hoc le mandat de faire en sorte qu’une nouvelle élection se tienne, mais plus rapidement que les 100 jours prévus par les statuts.Depuis l’élection avortée d’il y a deux semaines, d’où les candidats François Tavenas et Pierre Moreau sont ressortis bredouilles, les rebondissements se multiplient: après avoir annoncé d’abord qu’il assurerait l’intérim jusqu’à la tenue d’une nouvelle élection, le recteur actuel François Tavenas a ensuite prévenu qu’il quitterait son poste au terme de son mandat, le 2 mai prochain.Entre ces deux annonces, le président du conseil d’administration, Richard Drouin, avait eu le temps de proposer la tenue d’un quatrième tour de scrutin en main, une suggestion qui aurait nécessité la modification des statuts de l’université et que le conseil a rejetée à sa rencontre de jeudi soir dernier.C’est plutôt à un comité ad hoc, vraisemblablement créé demain, que revient désormais le mandat de «formuler un amendement aux statuts de l’Université Laval qui permettra d’accélérer les délais pour la tenue d’une nouvelle élection au rectorat», l’objectif étant d’élire un nouveau recteur avant la fin d’octobre prochain.C’est demain également que l’on saura si le recteur Tavenas, dont le mandat se termine le 2 mai prochain, tiendra la barre un peu plus longtemps, ce qu’on ne savait pas hier encore.Le recteur, qui ne formule aucun commentaire auprès des journalistes depuis qu’il a décidé de quitter son poste, ne se représentera pas à un nouveau processus électoral, quelle que soit la forme qu’il prendra, nous dit-on.Les statuts de l’université prévoient qu’un processus électoral dure 100 jours et doit être mis en marche entre le 1er septembre et le 1" mai.Le mandat que doit examiner le comité créé spécialement pour la tenue d’une nouvelle élection devrait amender les statuts de façon à réduire considérablement la période de campagne électorale.Le scénario envisagé pourrait donc être de lancer un nouveau processus électoral début septembre, lequel prendrait fin au terme d’octobre.Avec Jeanne Corriveau EN BREF Le juge en chef de la Cour d’appel démissionne (PC) — Le juge en chef de la Cour d’appel du Québec, Pierre A.Michaud, a annoncé hier son intention d'abandonner son poste de juge en chef à compter du 20 juin prochain.Il demeurera toutefois juge de la Cour d’appel jusqu’au 31 août 2002.Pierre A Michaud a été nommé juge en chef de la Cour d’appel le 1" novembre 1994.Il estime que le temps est venu de laisser la direction de cette instance à une autre personne.Après sa démission comme juge, il compte entreprendre une nouvelle carrière qui lui permettra de continuer de jouer un rôle utile.p - -02 Pour annoncer : Micheline Ruelland 985-3322 ou mruelland@ledevoir.com Enfants (à partir de 4 ans) et adolescents Jazz, funky, chantè-danse, video, mode et théâtre Spectacle a chaque camp Tout ce que vous auriez voulu faire à leur âge ! L'Ecole pour tous! LOUISE LAPIERRE DANSE (514) 521-3456 t LE DEVOIR.LE MARDI t> AVRIL 2 O O 2 A 8 LE DEVOIR ACTUALITES FACAL ADQ FATAH SUITE DE LA PAGE 1 En un an d'application du programme d’accès à l’égalité en emploi, seulement 461 personnes parmi les 6197 nouvelles recrues de la fonction publique proviennent des groupes cibles, soit les membres des communautés culturelles, les handicapés, les autochtones et les anglophones.Ainsi, le gouvernement atteint-il à peine le tiers de son objectif de 25 %.En mars dernier, on ne comptait que 2,3 % de personnes immigrantes dans la fonction publique.Si le ministre Facal se dit déçu par les •progrès lents- de son gouvernement dans l’intégration des communautés culturelles dans la fonction publique, il refuse tout de même de parler d’échec.Mais pour simplifier l’embauche des immigrants, Joseph Facal devra affronter les corporations professionnelles dont il dénonce le manque d’ouverture.En commission parlementaire la semaine dernière, le président du Conseil du trésor allait jusqu’à affirmer que les attitudes de ces corporations étaient -un peu médiévales-.Hier encore, il est revenu à la charge soulignant à quel point il est difficile de s’entendre avec les corporations -les plus traditionnelles, les plus anciennes et les plus influentes-.«Les professions les plus établies demeurent des châteaux forts qui contrôlent à la fois l’offre et la demande et dans lesquelles il est extrêmement difficile de faire des percées.Le Québec perd des talents et des énergies extraordinaires-, soutient le ministre Facal.Au Collège des médecins, on n’apprécie guère les qualificatifs de M.Facal.Le président du Collège, Yves Lamontagne renvoie le ministre faire ses devoirs en lui rappelant que la formation est déjà prise en compte avant l’émission d’un permis à un médecin venu de l’étranger.«Pour les attitudes moyenâgeuses, on repassera.On est avant-gardiste sur bien du monde au gouvernement.Le ministre devrait s’inspirer de notre travail pour mettre son idée en place», a lancé M.Lamontagne.Le projet de reconnaissance de la formation plutôt que l’équivalence des diplômes en est à l’étape de la réflexion.Il n'y a aucune échéance précise, sinon celle du renouvellement de la fonction publique présentement en cours.Ce contexte incite d’ailleurs à corriger le tir, estime le ministre Facal.«Ce genre d’occasion d’embauche massive ne revient qu’une fois par génération», a rappelé le président du Conseil du trésor qui se dit «habité d’un sentiment d'urgence».Cette nouvelle souplesse ne signifie pas pour autant qu’il y aura un nivellement par le bas des compétences préalables au recrutement dans la fonction publique.«Le gouvernement doit se méfier de mesures qui se voudraient des raccourcis.Tout ce qui, de près ou de loin, équivaudrait à une baisse des exigences ne rend service ni au postulant, ni à la fonction publique-, tranche le ministre.Ce dernier se montre moins affirmatif quant aux raisons qui expliquent la quasi-absence des personnes immigrantes dans la fonction publique.Lors des concours publics, les membres des communautés culturelles ont démontré peu d’intérêt à faire carrière dans la fonction publique: au printemps 2001, ils représentaient seulement 16 % des candidatures reçues dans la région montréalaise.Il semble également y avoir un problème pour ce qui est des examens: trois immigrants sur quatre ont échoué aux tests comparativement à un Québécois de souche sur deux.Mais le ministre Facal dit n’avoir aucune indication démontrant qu’il y ait un biais culturel.Il note toutefois qu’il existe des obstacles comme la méconnaissance du français chez une majorité d’immigrants ou la concentration des communautés culturelles à Montréal alors que les postes offerts dans la fonction publique le sont surtout à Québec.Par ailleurs, Joseph Facal souhaite maintenir la collaboration avec les organismes communautaires œuvrant auprès des immigrants.Ainsi, il aimerait que ces organismes misent sur l’accompagnement des candidats à la fonction publique.M.Facal ne s’est toutefois pas engagé à augmenter les ressources financières de ces groupes.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Parcourrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050.rue De Bleury, Lé étage.Montréal.(Quebec).H3A 3M9.H est imprime par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard IndustrieLSaint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.Uval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 De son côté, le chef liberal Jean Charest, qui s'etait déplacé dans Saguenay espérant y fêter une victoire sur l'adversaire pequiste, s'est dit heureux du progrès accompli par son parti comparativement au score obtenu lors des élections générales de 1998.M.Charest a insisté pour souligner que le grand perdant de cette soirée électorale est le PQ.-Sur la Côte Nord, il y a comme un ras-le-bol qui s'exprime à Ten-droit du Parti québécois.S’il y a un message qui me paraît très clair, c’est que le gouvernement de Bernard Landry n’a plus de légitimité-, a-t-il tranché.Dans le camp péquiste, on ne cachait pas sa profonde déception.L'organisateur en chef du Parti québécois, le député Rosaire Bertrand, disait avoir beaucoup de difficulté à décoder le message de l'électorat «Les gens voulaient plus un changement qu’exprimer du mécontentement, croit-il.Ce sont des péquistes déçus qui sont allés à l’ADQ-, a ajouté M.Bertrand.Le premier ministre Bernard Landry commentera les résultats des élections aujourd'hui.Depuis son arrivée à la tête du gouvernement l’année dernière, le Parti québécois a encaissé quatre défaites importantes lors d’élections partielles: Mercier, Laviolette, Jonquière et maintenant Saguenay.Chose certaine, l'adéquiste François Corriveau a arraché la circonscription de Saguenay aux mains du Parti québécois en récoltant 47,8 % des voix, pour une majorité de 4155 voix.La libérale Isabelle Melançon a terminé deuxième avec 28,2 % des voix.Quant à la candidate péquiste Louise Levasseur, elle termine la course avec seulement 23,9 % des suffrages.Le nouveau député François Corriveau espère que son élection sera précurseur d’un virage pour l'ADQ comme Saguenay l’a été en 1970, avec l’élection d’un des premiers députés du Parti québécois.Ic jeune avocat de 32 ans se dit fier que «les Nord-Côtiers se prennent ainsi en main».L'Action démocratique du Québec a également offert une meilleure performance que prévue dans la circonscription d’Anjou en y recueillant 17,6 % des votes exprimes.Dans Yiger.le candidat adéquiste a obtenu 11,3 % des voix.Dans Anjou, où une fraude électorale en 1998 or- : chestrée par un travailleur d’élection liberal a forcé la tenue de cette élection partielle, le PQ a été inca ! pable de convaincre l’électorat qu'il était le parti de la I situation, la candidate libérale lise Theriault a reçu un appui non equivoque de 54,5 % des électeurs.Elle a réussi à augmenter la mince majorité de son prtxle- ; cesseur de 143 voix à 4570 voix.La pequiste Aude Vézina s’est classée deuxième avec 26,4 %.Mme Vézina s’est dite surprise des résultats, ne sachant pour l’instant si elle se représentera lors du prochain scrutin général.«Je m'attendais à des résultats plus serrés-, a-t-elle souligné.La députée-ministre Nicole léger, qui l’a appuyée tout au long de la campagne électorale, s'est bornée à dire que «c’est l'humeur du moment et il faut davantage être à l’écoute.- Dans Anjou, la journée a débuté de guingois.L’ouverture des sections de vote 38 à 44, dans le quartier Cardinal-Léger, a été retardée.Comme l'a confirmé le Directeur général des élections, il manquait du personnel électoral (secrétaires de vote) que devait fournir le Parti québécois dans deux sections en particulier.Le déroulement du vote a par la suite été interrompu à cause d’une panne d’électricité.Devant la multiplication des problèmes, le Directeur général des élections a décidé de prolonger le scrutin de 55 minutes dans ces sections de vote, les résultats ont ainsi été connus pour l’ensemble de la circonscription à partir de 21h25, question de ne pas influencer le vote dans les autres bureaux de vote.Dans la circonscription de Viger, c’est sans surprise que le Parti libéral a gagné.Anna Mancuso l’a facilement remporté sur ses adversaires, en récoltant 71,7 % des suffrages.Le candidat du PQ, Claude Vil leneuve, a obtenu 15 % des voix.Mme Mancuso connaîtra un règne fort court à l’Assemblée nationale à titre de députée de Viger.Cette circonscription disparaîtra de la carte électorale lore du prochain scrutin général, compte tenu de la baisse démographique sur l’île de Montréal.Mario Dumont CHANGER SUITE DE LA PAGE 1 mais il s’agit maintenant d’assurer un lendemain à cette belle victoire.La partie sera beaucoup plus difficile à l’élection générale.L’ADQ a consacré toutes ses énergies dans Saguenay, où le chef a lui-même passé dix-huit jours de campagne sur trente-trois.On le verra nécessairement moins souvent la prochaine fois.?Pour le premier ministre Landry, cette humiliante troisième place, dans un comté où le OUI l'avait emporté avec 73% des voix au référendum de 1995, est une véritable gifle.Apres les résultats désastreux des partielles de l’automne dernier, il avait déclaré qu'ils n’avaient «aucun lien» avec la performance de son gouvernement Bref, c’était la faute de Lucien Bouchard ou, une fois n’est pas coutume, de Jacques Parizeau.Va-t-il encore prétendre que ses politiques sont «bonnes en soi», mais qu’elles sont «mal perçues» par les électeurs?Deux budgets, une campagne de publicité et un remaniement ministériel plus tard, il faut croire que ce damné problème de perception n’est toujours pas encore réglé.La défaite est beaucoup trop sévère pour s’expliquer par le choix du projet d’Alcan dans la «course aux mégawatts».Chose certaine, à la place de David Levine, je commencerais dès maintenant à chercher un nouvel emploi.Si le PQ a perdu Saguenay, Va-chon est certainement menacé.Dans Anjou, on aurait pu penser que la mise à jour de la fraude qui a profité au libéral Sébastien Lamou-reux, en 1998, bénéficierait au PQ.La multiplication des pratiques douteuses d’amis du régime ont peut-être amené les électeurs à conclure que le PQ n'avait de leçons à donner à personne.Le nouveau directeur général du PQ, Martin Dubé, était présenté comme le grand spécialiste des élections partielles.Il est vrai qu’il est à pied d’oeuvre depuis à peine un mois, mais la machine péquiste semble encore une fois avoir connu de sérieux ratés.On souhaite maintenant bonne chance au ministre-organisateur, Rosaire Bertrand, dans sa chasse aux candidats.Déjà, en fin de semaine dernière, un sondage Crop-La Presse accordait une avance de 14 points aux libéraux dans l’ensemble du Québec.Comme dirait Bernard Derome: «Le prochain gouvernement sera formé parle Parti libéral et il sera majoritaire».?Comme par hasard, dès le lendemain de la publication des résultats du sondage, le premier ministre SUITE DE LA PAGE 1 qu’elle n’exige «aucpn réseau d’inspection», contrairement à ce que les Etats et provinces voisines continuent de juger essentiel.Mais, ajoute le document, c’est surtout «le scénario le moins dispendieux à implanter et à maintenir-.La proposition à l’étude reconnaît cependant qu’elle «incite peu à la réparation- des autos et camions hors norme.De plus, y lit-on, la collectivité n’a «aucune garantie que le véhicule sera réparé» puisque la chose demeure facultative et que le gouvernement irait même jusqu’à financer les réparations des voitures mal entretenues jusqu'à concurrence de 500 $! Les amendes, ajoute le document, n'iraient pas à la protection de l'environnement, mais au ministre des Finances et, faute de données exhaustives, «le bilan environnemental quantitatif est impossible».En plus de la télédétection, en 2003 s’ajouterait un landry a senti le besoin de dire que la tenue d’un référendum sur la souveraineté faisait toujours partie de ses plans.Coïncidence, il l’a fait à l'occasion de l’assemblée d’investiture du ministre de la Santé, François Legault, qui est sans doute le plus ardent partisan d’une mise en veilleuse de l’option au sein du cabinet Bien sûr, M.Landry ne s’est pas engagé à tenir un référendum coûte que coûte, si jamais le !*() était réélu pour un troisième mandat, mais il a clairement voulu assurer les militants péquistes que la souveraineté sera bel et bien un thème de la prochaine campagne électorale.Dans une récente entrevue à TVA Jacques Parizeau a menacé de ne pas y participer, si on tente de l’occulter.Cet avertissement n’est sans doute pas étranger à la mise au point de M.Landry.A la fin de 2001, on pouvait encore calculer qu’en gagnant trois ou quatre points, le PQ se retrouverait pratiquement à égalité avec les libéraux.Dans ces conditions, la mise en veilleuse de l’option au profit d’une confrontation avec Ottawa sur la question du déséquilibre fiscal pouvait apparaître comme une bonne stratégie pour rallier les nationalistes modérés.Avec 14 points de retard sur les libéraux, on peut douter que le jeu en vaille encore la chandelle.Peu importe la stratégie qui sera retenue, le PQ a toutes les chances de se retrouver dans l’opposition.Alors, pourquoi prendre le risque d’aggraver les choses en doublant la défaite d’une crise d’orientation?C’est déjà assez de perdre l’élection, pourquoi sacrifier aussi son âme?Au point où il en est, faire le plein des voix souverainistes constituerait déjà un progrès pour le PQ.Après plus de trente ans de militantisme, M.Landry n'a certainement pas envie de passer à l’histoire comme celui qui aurait tourné le dos à la souveraineté, mais il ne doit pas avoir très envie non plus de présider à l’effondrement du PQ.Au printemps 1995, il ne voulait pas être le commandant en second qui conduirait la Brigade légère au massacre.On ne voit pas pourquoi il voudrait le faire aujourd’hui en qualité de général en chef.La question n’est pas tellement de savoir si Pauline Marois ou François legault seraient en mesure de faire mieux que lui.Probablement pas.Après les résultats d’hier soir, l’un et l’autre doivent plutôt prier le ciel pour qu’il accepte de boire son calice jusqu’à la lie.L’exemple des frères Johnson ou, pire encore, de Kim Campbell, illustre bien le triste sort qui attend les nouveaux chefs brûlés par une défaite dès le départ mdavidfailedevoir.com VÉHICULES programme d’inspection obligatoire, mais uniquement pour les véhicules antérieurs à 1987, immatriculés dans les zones urbaines.Québec exigerait par ailleurs l’inspection des véhicules provenant d’autres provinces et Etats américains dotés de programme d'inspection obligatoire et qui se débarrassent parfois au Québec de leurs véhicules non conformes.Ce n’est qu’en 2005 que Québec imposerait l’inspection obligatoire — un scénario de remplacement à la télédétection généralisée des seules minounes fumantes — aux voitures des zones urbaines produites en 1995 et avant Pour les voitures produites après 1998, Québec se fierait aux diagnostics des ordinateurs de bord, équipés des systèmes OBD (On board Diagnostic), lequel confirme en permanence qu’un véhicule est en état de rouler.Ce projet de programme est sensiblement différent des objectifs et des moyens ciblés dans Un air d’avenir.Ce rapport qui faisait consensus, prévoyait SUITE DE LA PAGE 1 le premier ministre a exige que soient livrés à l’ar-mée à Ramallah les suspects dans l'assassinat d'un ministre israélien d'extrême droite en octobre et un responsable présume d’un trafic d'armes, et à Bethléem des Palestiniens armes retranchés d;uis l'eglise de la Nativité.le retrait de Jénine «pourrait être une question de quelques jours, celui de Naplouse pourrait prendre un peu plus de jours-, a-t-il ajoute, les troupes se redé-ploieront à proximité des villes évacuées dans un premier temps et.si la situation demeure calme, elles st' replieront davantage, selon lui.M.Sharon a, dans le même temps, répété qu’il n’y avait pas de paix possible avec M.Arafat.•On ne peut pas parvenir à la paix avec lui-, a-t-il estime, précisant vouloir négocier avec d'autres responsables palestiniens et estimant que les Ktats-l luis devaient soutenir ouvertement cette position.Le principal négociateur palestinien Saëb Erakat, a déclaré que M.Sharon, en refusant de retirer immédiatement ses troupes de Cisjordanie, «se joue du président des États-Unis et de la communauté internationale et les défie.» «Sharon a montré ee soir qu’il était irrécupérable-, a-t-il estimé.Mais M.Powell a fait part de son intention de rencontrer de nouveau demain M.Arafat, qui doit recevoir aujourd'hui à Ramallah la visite du ministre jordanien des Affaires étrangères Marwan Moasher.Hier soir, M.Powell a rencontré le ministre israélien de la Défense Binyamin Ben Eliezer, à l’occasion de sa mission destinée à obtenir un cessez-le-feu israélo-palestinien.Sur le plan politique, l'idée d’une conférence pour la paix au Proche-Orient, proposée par M.Sharon qui voulait en exclure le président palestinien, semblait sortir de l’impasse.M.Powell a estimé que la présence de M.Arafat n’était «pas nécessaire» pour le lancement de la conférence, tandis que M.Sharon a envisagé qu’elle se tienne au niveau ministériel.En Cisjordanie, un premier groupe du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été autorisé, |x>ur la première fois, par l'armée israélienne à entrer dans le camp de réfugiés de Jénine pour «établir le nombre de morts et aider les blessés».les Palestiniens ont accusé l'armée israélienne d’y avoir perpétré un «massacre» durant une semaine de combats et tué des «centaines de personnes».Israël a démenti et accusé les Palestiniens de «propagande».«1m situation humanitaire est très, très sérieuse» dans ce camp, a indiqué à l’AFP une représentante du Comité international de la Croix-Rouge, Jessica Barry.Son organisation ainsi que l’Office de l’ONU pour l’aide aux réfugiés de Palestine (UNRWA ont été autorisés à se rendre dans le camp, dont l’armée a entièrement pris le contrôle vendredi après plusieurs jours de combats.Mme Barry, ainsi qu'un représentant de l’UNR-WA, ont refusé de se prononcer sur le nombre et la présence de corps dans le camp, au centre d’une âpre controverse entre Israéliens et Palestiniens.Le camp ayant été décrété par l’armée «zone militaire interdite», la presse n’y a pas accès et ne peut donc pas vérifier ces informations.Selon des témoins palestiniens, des corps sont ensevelis sous les décombres.Hashim Natour, un habitant du camp, a déclaré à l’AFP avoir quitté le camp hier «à cause de l’odeur des corps en décomposition sous les maisons.Personne ne sait combien il y en a».Les délégations du CICR et de l’UNRWA n’ont pas pu se rendre dans la totalité du camp, l’armée faisant état de la présence éventuelle d’engins explosifs, dont le camp a été selon elle truffé par les combattants palestiniens.Selon des témoins palestiniens interrogés par l’AFP, des chars israéliens ont tiré à plusieurs reprises dans l’après-midi dans la partie du camp à laquelle ces deux délégations n’ont pas eu accès.Des journalistes de l’AFP ont pu constater, depuis une colline située a proximité du camp, que de la fumée blanche s'échappait de plusieurs endroits dans le centre du camp.M.Winslow a fait état «de destructions massives» dues aux bombardements israéliens, notamment des chars et des hélicoptères de combat Il a ajouté que l’armée avait refusé l’entrée de 25 tonnes de nourriture apportée par son organisation, «malgré un accord préalable».Selon lui, l’UNRWA n’a pu laisser dans le camp que «10 à 15 paquets de bouteilles d’eau».Une équipe de l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International n’a pas été autorisée à pénétrer à Jénine.dès 2(XJ2 l’inspection obligatoire et annuelle de tous les véhicules lourds, industriels ainsi que des taxis pour une somme aussi mode's te que 35 $, facilement récupérable par l’essence économisée, selon les spécialistes.Dès 2002 toujours, tous les véhicules légers des régions de Montréal et de l’Outaouais, les plus touchées par le smog engendré par les émissions polluantes, devaient aussi passer avec succès le test obligatoire comme condition du renouvellement de l’immatriculation.Par la suite, tous les véhicules légers de trois à 25 ans devaient passer cette inspection tous les deux ans afin de réduire non seulement leurs émissions polluantes, mais aussi leurs émissions de dioxyde de carbone, liées à leur consommation d’essence.C’est pour cette raison d’ailleurs que l’inspection obligatoire des véhicules figure en tète des moyens retenus par Québec pour lutter contre les changements climatiques.hi situation humanitaire h Jénine «est très, très sérieuse» selon une représentante du CIRC TwG3l« 1 wloc; rg - cuisine française qui fait bonne impression ru* Stint»-Catherine ?CE MIDI: Entrée + filet de boeuf grillé et fricassée de champignons sauvages + dessert «19$ ^ Repas d’affaire à organiser ?Demandez nou e salon privé.359, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury).© Place des Arts .Té!: 285-8686 • gutenberg@qc.alra.com \«t« v\L«rri B (i L E I) K V 0 I R .L E MARDI 16 AVRIL 2 0 0 2 l-lal tic la réserve collective tic sa nu I.a réserve de sang: 5 jours ! Groupes sanguins en demande aujourd'hui R-A - E^MA-QUÉBEC Info-collecte: 832-0873 LE DEVOIR LES SPORTS HORS-JEU Cérémonie d’hommage Jean Dion ?Vade-mecum des séries Ah les séries.Il n’y a pas d’autre façon de décrire ce trémolo qui vous consume le nerf sciatique annuellement aux ides d’avril ou à peu près: ah les séries.C’est le moment d’énoncer les grandes vérités de ce monde, d'autant plus que vous risquez de les rater si vous vous branchez sur la muette Soirée du hockey.1.Tout peut arriver en séries.2.C’est une beauté de voir les ti-gars se défoncer avec le logo tatoué sur le plexus solaire même s’ils ne sont pas payés en supplément en séries, juste parce qu’ils la veulent la coupe, instituée en 1893 par Frederick Arthur, Lord Stanley of Preston, 16e comte de Derby, dépqté, membre de la Chambre des Iurds, secrétaire d’Etat aux colonies, nommé gouverneur général du Canada en 1888 par la reine Victoria (selon mes sources, il l’appelait Vicky et elle l’appelait Fred, mais il ne se passa jamais rien de plus que quelques effleurements à la dérobée pendant le thé, car s’il y avait une victorienne de stricte obédience, c’était bien Victoria), une coupe qui portait au début le nom de Dominion Hockey Challenge Cup et qui coûta 48,67 $ à produire mais qui, nous le savons tous, n’a pas de prix depuis.3.Avec un gardien en forme, on peut aller très loin en séries.4.Le joueur clé, en séries, c’est le gardien.5.Ça se joue devant le filet.6.On se bat toute la saison régulière pour obtenir l’avantage de la glace, puis on se rend compte en séries que l’avantage de la glace n’est pas aussi important que la croyance populaire le veut.7.Les punitions stupides vont vous tuer plus sûrement que vous ne pouvez les tuer elles-mêmes.8.Un but en fin de période est aussi difficile à encaisser pour l’adversaire que l’annonce par son épouse qu’elle demande le divorce et une pension alimentaire lui permettant de maintenir son train de vie.9.D est crucial, en séries, de remporter les matchs impairs, soit 1, 3, 5 et 7, puisqu’il y en a quatre contrairement aux matchs pairs qui ne sont que trois, étant donné qu’il s’agit de séries 4 de 7.10.Les nombres premiers (1, 2, 3, 5, 7), c’est pas mal non plus, et on peut même se permettre d'en laisser échapper un, sauf bien sûr le 7.11.L'équipe qui gagne le dernier match d’une série a d'excellentes chances de gagner la série en question.Bien sûr, en cet instant précis, vous rigolez par-de-vers votre Ford intérieur devant l’inénarrable et désopilant truisme énoncé à la section 11, mais vous devriez faire attention, ainsi que le professait Jacques de Cha-bannes, seigneur de la Palice, qui soutenait en son temps qu’il est extrêmement difficile de combler un déficit en prolongation.Ce qui est faux, bien sûr, faux non pas qu’il soit ardu de jouer du hockey de rattrapage en surtemps comme disait Lionel Duval, mais faux que la Palice ait affirmé ce genre de chose, car La Palice n’a jamais émis de lapalissade, ce seraient plutôt ses soldats qui après sa mort à la bataille de Pavie (1525) ont écrit un poème pour le célébrer.«Un quart d'heure avant sa mort/ll était encore en vie», et pour la poésie, continuez de lire, vous ne perdez rien pour attendre.Donc, la section 11 vous fait froncer le gras du sourcil?Pourtant, il faut, il faut absolument savoir que malgré les apparences, le taux de succès du gagnant du dernier match d’une série n’est pas de 100 %.Non, que non.Car ce printemps de 1919, le Canadien de Montréal affrontait les Metropolitans de Seattle dans la finale pour l’obtention de la coupe Stanley, et le Canadien, ce 30 mars 1919, l'emporta 4 à 3 sur un but d’Odie Cleghorn à 15:57 de la prolongation, créant l’égalité dans la série, deux victoires de chaque côté et un match nul (c’était dans le bon vieux temps où il y avait de bonnes milles en séries).Or juste après, l'épidémie de grippe espagnole qui fit tant de dégâts de par le monde força l'interruption de la série, qui ne fiit jamais reprise.C’est dire, messieurs dames, que le Canadien de Montréal, le CH, les Glorieux, la Sainte Flanelle quoi, est la seule équipe de Ihistoire de la IJgue nationale de hockey à avoir remporté le dernier match d’une série éliminatoire sans avoir gagné ladite série.Oh, bien sûr, ils ne s’en vantent pas.On suspend des bannières, on retire des numéros, on carbure à la tradition, mais les faits gênants, on les balaie sous le tapis sur lequel on entonne l’hymne national.On aime mieux afficher dans le vestiaire Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, À vous toujours de le porter bien haut que d’avouer ses errements de jeunesse.C’est du John MeCrae, en passant.McCrae (1872-1918), un médecin canadien, combattit sur le front de l’Ouest en 1914, puis puisa dans son expérience pour écrire un poème, In Flanders Fields.«In Flanders fields the poppies blow/ Between the crosses, row on row/ Ihat mark our place; and in the sky/ The larks, still bravely singing, fly/ Scarce heard amid the guns below/ We are Üie Dead.Short days ago/ We lived, felt dawn, saw sunset glow/ lurved and were loved, and now we lie/ In Flanders fields./ Take up our quarrel with the foe:/ [NDUt attention, ça va donner un grand coup] To you firm failing hands we throw/ The torch; be yours to hold it high./ If ye break faith mth us who die/ We shall not sleep, though poppies grow/ In Flanders fields.» C’est tout de même plus beau qu’un commentaire du Tigre, non?Et ne l’oublions pas: au premier tour, le Canadien affronte Boston.Un vieil ennemi, qui nous ramène à l’époque où il y avait juste six équipes et où la Zambo-ni était tirée par des chevaux avec pas de casque.Les Bruins, notons-le, qui ne s'embarrassent pas de poésie et dont la devise de vestiaire n’est pas Ch Tassez futiqué que j’pense ben que j’vas t'passer la flash-light, arrange-toi pour pas l’échapper, mais tout simplement Heart and Balls.Voilà d'ailleurs la vérité numéro 12: l’équipe qui va en avoir le plus ou qui aura les plus grosses va gagner.C’est du moins ce qui se passe toujours dans Lance et compte.En tout cas, moi je vous dis qu’avec Phil Esposito, Bobby Orr, Johnny Bucyk, Ken Hodge, John McKenzie, Fred Stanfield, Gerry Cheevers et Carol Vad-nais, le Boston va être dur à battre.jdio réq ledevoir.corn \ Ottawa célèbre les médaillés olympiques Une absence de taille, les membres de Véquipe masculine de hockey ISABELLE RODRIGUE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Ottawa a rendu hommage, hier, aux médaillés olympiques et paralympiques des Jeux de Salt Lake City, en l’absence remarquée des joueurs de l’équipe masculine de hockey.Malgré les invitations répétées aux membres de l’équipe de hockey, aucun d’eux n'a daigné participer à la cérémonie.«C’est à cause de l’horaire de la LNH [.] J’ai parlé à quelques joueurs, ils sont toujours en route pour aller chercher la coupe Stanley», a expliqué la ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps.Pourtant, même les Wayne Gretzky et Mario Lemieux, qui ne participent pas aux séries éliminatoires, n’ont pas montré le bout du nez.«Quand on invite quelqu’un, c’est son choix s’il veut vepir ou non», a renchéri le secrétaire d’Etat au Sport amateur, Paul DeVillers, ne s'avouant pas déçu pour autant Mme Copps s’est dite, par ailleurs, particulièrement heureuse de voir toute l’attention qu’ont obtenue les porte-couleurs canadiennes de l’équipe de hockey féminine, dont une vingtaine de joueuses étaient présentes à la fête.Au total, une cinquantaine de médaillés ont participé à la cérémonie organisée pour souligner la plus grande récolte de médailles jamais réalisée par le Canada lors de jeux olympiques d’hiver.Dans une mer de drapeaux rouges et blancs et devant plusieurs centaines de personnes, les athlètes, tout sourire, se sont prêtés de bon cœur au bain de foule.Parmi ceux qui ont fait le plus réagir les amateurs venus les célébrer, le couple de patineurs Jamie Salé et David Pelletier ont déclenché un tonnerre d’applaudissements.Gagnon porte-parole Le patineur de vitesse, Marc Gagnon, double médaillé d’or aux Jeux de Sait Lake, a pris la parole au nom des athlètes présents.«Le Canada est le plus beau pays du monde, et on est honoré aujourd’hui par le gouvernement de ce meilleur pays au monde», a-t-il répété à quatre reprises dans sa brève allocution de trois minutes.Interrogé par la suite sur le sens des paroles qu’il venait de prononcer, l’athlète de Chicoutimi a expliqué qu’il ne fallait pas y voir là de message politique.«f’ai eu la chance dans les dix dernières années de visiter beaucoup de pays, de rencontrer beaucoup de gens et honnêtement [.] je pense qu’on est vraiment le meilleur pays du monde et on est très bien chez-mous.Il faudrait que le monde le réalise», a fait valoir Marc Gagnon, ajoutant qu’il n’est pas homme pour prendre partie.«Je ne suis pas quelqu'un qui veut entrer dans la politique [.] Pour l’instant je suis Canadien, ce sont toujours eux qui m’ont supporté depuis que je patine.Je suis Canadien, et je suis content de l’être.» Aupaparavant, tour à tour, le secrétaire d’Etat au Sport amateur, la ministre du Patrimoine, et le premier ministre, Jean Chrétien, ont souligné la fierté qu’ils ressentaient à la vue des exploits des olympiens.«Nous avons surtout ressenti de la fierté devant la classe de nos athlètes, devant leur poursuite acharnée de l’idéal olympique et paralympique tout au long des Jeux», a déclaré M.Chrétien dans son discours.En après-midi, les athlètes ont été invités à prendre place sur le parquet de la Chambre des Communes, où tous les députés leur ont réservé une ovation pendant de nombreuses minutes.SÉRIES ÉLIMINATOIRES DU HOCKEY Canadien-Boston Audette ne veut pas être simple passager FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Donald Audette se dit heureux de prendre part à la série contre les Bruins de Boston.Maintenant qu’il est de retour, l’ailier droit du Canadien souhaite contribuer aux succès de l’équipe en séries.Audette revient de loin.Opéré d’urgence début décembre à la suite d’une profonde lacération à l'avant-bras gauche, le patineur de Laval a travaillé fort en gymnase afin de retrouver ses coéquipiers dans le dernier droit.Mais en huit matchs, il a été limité à une passe et 12 lancers au but.Sa contribution devra être bien supérieure si le Canadien entend causer une surprise dans cette série.Chanceux «Je ne suis pas à 100 %, plaide-t-il./c me trouve déjà chanceux d'être là.J’ai l’habitude d’entreprendre les saisons lentement, a-t-il ajouté avec un brin d'humour.Là, je viens juste de terminer mon camp d’entraînement.J’ai profité des huit derniers matchs pour retrouver ma forme.Je pense que mon prochain but va en déclencher plusieurs.» Audette admet ne pas être entièrement à l'aise dans ses mouvements.Il le sera en fait lors du prochain camp d’entraînement seulement.«Je ressens de la douleur dans certains mouvements, dit-il.Mais des petits bobos, tous les joueurs en ont à ce stade-ci de la saison.» Audette, qui est âgé de 32 ans, n'entend pas être un passager dans cette série.Il sait que le Canadien aura besoin de ses buts pour éliminer les Bruins.«J’avoue que la situation est frustrante.Je veux faire une différence dans cette série.J’ai un rôle et je veux bien le remplir.Je viens d’avoir une saison de c.et je veux prouver ce dont je suis capable.Je dois absolument trouver le moyen de produire.» Un entretien avec Therrien Audette a eu un entretien avec Michel Therrien hier matin.L’entraîneur ne semble pas satisfait de l’effort fourni par son vétéran au cours des derniers matchs.Audette n'a obtenu aucun lancer lors des quatre dernières rencontres.«L’important, c’est le travail.Les chances de marquer vont venir.Mais il doit continuer à travailler fort.Dame Chance va finir par lui sourire» a déclaré Therrien lors de son point de presse.Audette dit avoir hâte d’affronter les Bruins, fi se souvient de les avoir battus en 1993 alors qu’il portait les couleurs des Sabres de Buffalo.«On les avait éliminés en quatre.» Audette, qui fait cinq pieds huit pouces et 190 livres, n’est pas intimidé par les Bruins, une équipe qui fait en moyenne six pieds un pouce et 206 livres.«Pour moi, toutes les équipes sont grosses, lance-t-il à la blague.Vraiment, ça n’a pas d’importance.Les Sabres n ’ont pas une grosse équipe et ils ont pourtant sorti les Flyers de Philadelphie des séries le printemps dernier.» Audette ne s'en fait pas non plus par le statut de négligé du Canadien.«Ça ne veut plus rien dire aujourd’hui.L’an dernier, trois des quatre équipes les mieux classées ont perdu dès le premier tour», a-t-il rappelé.Marathon de Boston CÎTGÔ1 14 *i * CITGO 16 JIM BOURG REUTERS LE VAINQUEUR du marathon de Boston.Rodgers Rop, du Kenya célèbre sa victoire en compagnie de son compatriote, Christopher Cheboiboch, deuxième.Attention à l’attaque des Bruins! FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE T osé Théodore verra beaucoup de caoutchouc du-J rant la série contre les Bruins de Boston.En plus a’êfre robustes, les attaquants des Bruins dégainent aussi souvent que les frères Dalton.Bill Guerin a obtenu 355 tirs au but cette saison, un sommet dans la Ligue nationale.Son coéquipier Brian Rolston a lancé à 331 reprises, ce qui lui vaut le troisième rang.Glen Murray (246) et Sergeï Samsonov (192) sont deux autres joueurs qui n’hésitent jamais à mettre le gardien à l’épreuve.«C’est vrai qu’ils cherchent toujours à lancer.Ils aiment aussi foncer au filet et créer de la circulation devant le but, reconnaît Théodore.C’est pourquoi on devra être très alertes défensivement.Pour nous, c’est la clef dans cette série.Nos défenseurs devront s’occuper des retours.Mais j’ai confiance en eux.» Le joueur de l’année chez le Canadien dit ne pas s’inquiéter du nombre de lancers qu’il risque de recevoir dans ces huitièmes de finale dont les deux premiers matchs auront lieu jeudi et dimanche au FleetCenter.«Qu’ils lancent 15,30 ou 45 fois n’a pas d'importance.Tout ce qui compte, c’est les deux points à la fin du match.» Un message aux arbitres Le Canadien a tenu hier son premier entraînement en quatre ans en vue d’un match des séries.Michel Therrien a aimé ce qu’il a vu.«Notre préparation est entamée, a-t-il noté.Nous avons eu un bon entraînement.» Et les Bruins?«C'est une grosse et bonne équipe.C'est pas pour rien s’ils ont terminé au premier rang.» Therrien n’a pas l’expérience des matchs éliminatoires dans la Ligue nationale.Cela ne l’a pas empêché de préparer le terrain avec un petit commentaire destiné aux arbitres.«Les Bruins ont une équipe qui aime bien accrocher.La façon d’arbitrer sera très importante dans cette série», a-t-il lancé à l'intention des arbitres, qui ont la réputation (très justifiée) d’être plus tolérants en séries.La présence de Saku Koivu contre Boston ne fait plus de doute.Le capitaine a démontré qu’il pouvait suivre le rythme lors des matchs du week-end contre New Jersey et Buffalo.Therrien a cependant refusé de dévoiler la façon dont il entend employer le Finlandais contre les Bruins.v- ¦ LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Diff New York 7 5 583 — Floride 6 6 500 1 Atlanta 6 7 462 11/2 Montréal 6 7 462 11/2 Philadelphie 6 7 462 Section Centrale 1 1/2 St Louis 8 4 667 — Cincinnati 7 5 .583 1 Pittsburgh 6 5 545 1 1/2 Chicago 5 7 .417 3 Houston 5 7 .417 3 Milwaukee 3 9 Section Ouest .250 5 San Francisco 9 3 .750 — Arizona 8 5 .615 1 1/2 Los Angeles 6 6 .500 3 San Diego 6 6 500 3 Colorado 4 9 308 51/2 Hier Chicago Cubs 6 Montréal 4 Atlanta à N.Y.Mets Pittsburgh à Milwaukee Los Angeles au Colorado St.Louis en Arizona San Francisco à San Diego Aujourd’hui Chicago Cubs à Montréal, 19h05 Philadelphie en Floride, 19h05 Atlanta à N.Y.Mets, 19h10 Houston à Cincinnati, 19h10 Pittsburgh à Milwaukee, 20h05 Los Angeles au Colorado, 21h05 St.Louis en Arizona, 21h35 San Francisco à San Diego, 22h05 Demain Atlanta à N.Y Mets, 13h10 Pittsburgh à Milwaukee, 14h05 Los Angeles au Colorado, 15h05 St.Louis en Arizona, 18h05 Chicago Cubs à Montréal, 19h05 Philadelphie en Floride, 19h05 Houston à Cincinnati, 19h10 San Francisco à San Diego, 22h05 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 8 5 .615 — Boston 6 4 .600 1/2 Toronto 6 6 .500 1 1/2 Tampa Bay 5 6 .455 2 Baltimore 3 8 .273 Section Centrale 4 Cleveland n 1 .917 — Minnesota 8 5 .615 31/2 Chicago 6 5 .545 4 1/2 Kansas City 4 6 .400 6 Detroit 0 11 Section Ouest .000 101/2 Seattle 10 3 .769 — Oakland 8 5 .615 2 Anaheim 4 8 .333 51/2 Texas 3 9 .250 61/2 Hier N.Y Yankees à Boston Baltimore à Chicago White Sox Seattle au Texas Aujourd'hui Baltimore à N.Y Yankees, 19h05 Boston à Toronto, 19h05 Tampa Bay à Detroit, 19h05 Cleveland à Chicago White Sox, 20h05 Kansas City au Minnesota, 20h05 Seattle à Oakland, 22h05 Texas à Anaheim, 22h05 Demain Baltimore à N.Y.Yankees, 19h05 Boston à Toronto, 19h05 Tampa Bay à Detroit, I9h05 Cleveland à Chicago White Sox, 20h05 Kansas City au Minnesota, 20h05 Seattle à Oakland, 22h05 Texas à Anaheim, 22h05 HOCKEY SERIES ELIMINATOIRES (Quatre de sept) MONTRÉAL (8) C.BOSTON (1) Jeudi Montréal à Boston, 19h00 Dimanche Montréal à Boston, 19h00 PHILADELPHIE (2) C.OTTAWA (7) Mercredi Ottawa à Philadelphie.19h00 Samedi Ottawa à Philadelphie, 19h00 TORONTO (4) C.N.Y.ISLANDERS (5) Mercredi N.Y Islanders à Toronto, 19h00 Samedi N.Y.Islanders à Toronto, 15h00 DETR0IT(1)C.VANCOUVER (8) Mercredi Vancouver à Detroit, 19h00 Cubs 6, Epos 4 Sosa tient la cadence MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Sammy Sosa ne semble pas vouloir ralentir la cadence.Auteur de 243 circuits à ses quatre dernières saisons, le Dominicain en a déjà obtenu six cette saison.Hier, lui et Fred McGriff ont frappé des circuits consécutivement quand ils ont conduit les Cubs de Chicago à une victoire de 64 contre les Expos, qui entreprenaient leur plus long séjour à domicile devant 4917 spectateurs seulement Et pour ajouter l’injure à l’insulte, le rele-veur Antonio Alfonseca, la contribution des Marlins au patrimoine des Cubs, a obtenu un simple chanceux quand les coussins étaient remplis en neuvième et a produit les deux derniers points des visiteurs.Pour Alfonseca, il s’agissait d'un premier coup sûr en carrière et de ses premiers points produits.H avait été retiré à chacune de ses neuf premières présences, dont sept fois sur des prises.Après des saisons de 66, 63,50 et 64 circuits à ses quatre dernières campagnes, les paris sont ouverts.On se demande bien quel total Sosa pourra atteindre en 2002.Le droitier Kory Wood, qui avait fait ses dé buts dans les ligues majeures le 12 avril 1998 au Stade olympique, a remporté sa première victoire en qiatre dérisions face aux Escpos.Il n’a pas retiré 10 frappeurs sur des prises comme il l’avait fait à ses deux derniers départs, mais il a su garder les frappeurs hors d'équilibre.En six manches, il n’a permis que trois coups sûrs et a donné trois buts sur balles.Il n’a retiré que deux frappeurs sur des prises.Mais il a tout de même eu le meilleur sur Cari Pavano (1-2), qui a cédé 10 coups sûrs, dont les bombes de Sosa et de McGriff, et quatre points en six manches et plus de travail.Les Expos ont tout de même donné la frousse aux Cubs et ont remonté la pente pour rendre les choses intéressantes, eux qui tiraient de l'arrière 40 après six manches.C'est Jose Vidro, dont le nom a été inséré dans la formation à la toute dernière minute, qui a produit les deux premiers points des Expos avec un double aux dépens du releveur Jeff Fassero.un ancien des Expos, à la septième.* LE DEVOIR.LE MARDI 1 « AVRIL 2 0 0 2 B 8 -» LE DEVOIR ?- EIIITIIRE À la SRC ffe _ MT SUPPLEMENTAIRES 17 1» IS-20 fl M K 26 27 AVRIL Billetlenes Usine C 1514) S21-44S3 Admission 1514)790-1245 T H É À T R K Les négociations reprennent PAULCAUCHON LE DEVOIR Les négociations reprendront ce matin à Radio-Canada, alors que la direction de la SRC a annoncé hier quelle acceptait de retourner à la table de négociations en •’s'appuyant sur la proposition du médiateur de miser sur la bonne foi des parties», dit-elle.La direction de la SRC avait rompu les négociations jeudi dernier au lendemain de la grande manifestation syndicale devant le Parlement d’Ottawa.Avant de reprendre les discussions, Radio-Canada exigeait que le Syndicat des communica- tions actuellement en lock-out s’engage par écrit à respecter un «silence médiatique» sur le conflit.Pourquoi la SRC reprend-elle les négociations sans avoir obtenu cette déclaration écrite du syndicat?«Notts faisons preuve de flexibilité», de dire le directeur des communications de Radio-Canada, Marc Sevigny, qui soutient qu’aucune directive officielle de reprendre la négociation n’est venue de la classe politique et qu’aucune pression politique n’a été faite.Cette décision de la SRC survient alors que les députés fédéraux se mêlent de plus en plus du conflit.Hier, quelques députés de quatre parties signaient une déclaration conjointe d'appui aux femmes de Radio-Canada, déclaration qui «dénonce la discrimination salariale dont sont victimes les travailleuses de Radio-Canada œuvrant au Québec et à Moncton».En plus de députés du Bloc, la déclaration est signee des députées Elsie Wayne du Parti conservateur, Wendy Lill du NPD et Carolyn Bennet du Parti libéral.Pour reprendre les discussions Radio-Canada s'appuie donc plutôt sur la première entente de silence médiatique entérinée entre les deux parties le 3 avril.Par ailleurs, Radio-Canada dément les accusations de piratage des bulletins de nouvelles européens portées samedi par le Syndicat national des journalistes français, accusations dont Le Devoir taisait état hier.Ce syndicat faisait valoir que Radio-Canada plaçait les journalistes français en situation de briseurs de grève en «piratant- les bulletins de France 2, France 3, Euro-News et Radio France.La SRC réplique que, depuis plusieurs années, elle a conclu des ententes de réciprocité avec ces quatre diffuseurs européens, ententes permettant d’utiliser leur matériel.«Les diffuseurs européens reprennent certaines émissions de Radio-Canada et la Société en est trèsfière», ajoute la SRC.Michel Tremblay serait le premier lauréat du Prix Odyssée-Hommage Télé-Québec célébrera les Prix Odyssée PAUL CAUCHON LE DEVOIR Malgré la controverse autour des Prix Odyssée, la direction de Télé-Québec affirme qu’elle entend soutenir cette initiative l’année prochaine, car «cela fait partie de notre rôle et notre mandat comme télévision culturelle» de dire la présidente de Télé-Québec Paule Beaugrand-Champagne.Les Prix Odyssée visent à' souligner l’excellence dans le monde de l’édition et la première édition de l’événement se tiendra le 23 avril prochain, lors d’une édition spéciale de 90 minutes des Choix de Sophie diffusée en direct du Capitole de Québec.La Corporation des Prix Odyssée décernera 28 Prix Odyssée lors d’un cocktail précédant l’émission (on trouve autant des prix consacrés aux livres québécois de l’année dans tous les domaines que des prix dédiés à des métiers de l’édition).L’émission en tant que telle ne sera pas un gala, plutôt une sorte de célébration du livre avec des auteurs comme Nelly Ar-can, Dominique Demers, Anto-nine Maillet et Jacques Duval, des artistes comme France D’Amour, Stephen Faulkner, Chloé Sainte-Marie et Richard Séguin, et des comédiens qui interpréteront des personnages des livres en nomination.On a décidé de ne pas organiser de gala en ondes parce qu’avec un gala le producteur (Pixcom) n’avait pas accès aux formules habituelles de financement télévisuel.Le principe d’une telle soirée a été contesté par quatre éditeurs importants, Boréal, Lanctôt, Libre Expression et Septentrion, qui ont décidé de ne pas envoyer leurs productions en nomination.Le président de la Corporation des Prix Odyssée, Gaétan Lévesque, a fait valoir hier que 90 éditeurs sur la centaine d’éditeurs actifs au Québec participeront quand même à l’événement Environ 400 personnes du milieu de l’édition ont voté pour les prix dans les 28 catégories.Hier on apprenait que Michel Tremblay serait le premier lauréat du Prix Odyssée-Hommage qui sera décerné annuellement.Michel Tremblay est également le sujet et la vedette d’une édition spéciale des Choix de Sophie ce soir.Mais le soir du 23 avril il ne sera pas au Capitole de Québec, car il assistera au TNM à Montréal à la première de sa nouvelle pièce, L’État des lieux.Il explique d’ailleurs qu’il n’avait pas voulu être ainsi honoré, puisqu’il avait prévenu les organisateurs qu’il ne serait pas à Québec le 23 avril.Mais hier il recevait cet honneur comme un «cadeau du ciel».JACQUES GRENIER LE DEVOIR Michel tremblay, en compagnie de Gaétan Levesque, de XYZ, président de la Corporation des Prix Odyssée.Charles Aznavour à la salle Wilfrid-Pelletier de la PdA Le panache d’en finir Lau revoir d'un ami: «Nous avons eu de bons moments» SYLVAIN CORMIER Tout retenir.Imprimer chaque moment, chaque note, recevoir chaque chanson en sachant qu’il ne nous la chanterait jamais plus en personne.Un surcroît d’attention, de qualité d’écoute, d’intensité.Ce premier spectacle de l'ultime séjour de Charles Aznavour chez nous (onze soirs à Wilfrid-Pelletier!) , dans le cadre d’une tournée mondiale d’adieu qui se veut sans appel ni rappel (Aznavour n’étant pas Guétary), avait cette saveur-là.Le goût doux-amer de la fin librement assumée d'une vie de scène.Peut-être parce que j’étais si indécemment proche (de la rangée DD, rien n’échappe), c’est d’abord le veston que.j’ai vu.Le moiré du taffetas noir.Elégance et sobriété.Et puis c’est la voix qui a pris toute la place, envahi Wilfrid-Pelletier jusqu’au fin fond des âmes et du troisième balcon.Ce timbre.Si incroyablement inchangé qu’Azna- vour les chante toutes dans les clés d’origine.Toutes les chansons, à commencer par Et pourtant, ma préférée, celle-là même qu’il donnait à la fin de Cherchez l’idole en 1963, au plus fort de sa période pro-yéyé.Et pourtant, telle quelle, absolument pas diminuée par les quatre décennies d’écart, à peine affadie par l'orchestration honnête de Scott Price et ses musiciens.J'étais si content qu’Aznavour l’intègre à son ultime tour de chant il ne l’a pas interprétée souvent ces dernières années.Signe qu’il n’ignorait pas, lui non plus, qu’on se quitterait pour de bon deux heures plus tard: son spectacle réservait des surprises.Je dirais même plus: des cadeaux.Le Feutre taupé, par exemple.L’air qui faisait tabac pour le duo Roche-Aznavour à l’automne 1948 au Quartier Latin, puis au Faisan Doré.Un fabuleux swing ciselé au coupe-chou: chouette clin d’oeil qui résumait un demi-siècle de fréquentation assidue entre le «p’tit grand monsieur» et le public québécois.Aznavour prendra aussi le temps d’évoquer l’écriture de Sa jeunesse, première immortelle, «dans les coulisses du Faisan Doré».Ay! Mourir pour toi, personne ne l’attendait non plus, parmi toutes celles qu’on attendait et qu’il a dûment incarnées en magistral interprète qu’il est encore et toujours: Non, je n’ai rien oublié, Deux guitares, Comme ils disent, J’me voyais déjà, For Me.formidable, Tu t’iaisses aller, Mes emmerdes, Ilfaut savoir, La Mamma, Les plaisirs démodés, Emmenez-moi, La Bohême étaient autant de courts-métrages expertement mis eq scène.C’est fou comme Aznavour parvenait hier à nous faire entrer dans son demi-siècle d’histoires en chanson.Hier encore, chaque mot, chaque appui de la note, la plus infime variation dans le geste ou le faciès menaient à la vérité émotionnelle du propos.Aznavour, au premier comme au dernier jour, aura mené son auditoire là où l’homme souffre.Cette maîtrise de l’art d’interpréter était hier encore si impressionnante (ce coquin d’Aznavour a été jusqu’à se moquer gentiment de la controverse «anglophobe» de sa dernière visite) qu’il m’a fallu pas mal de temps pour voir ses mains.Le tremblement des mains, plus précisément Les mains, que cet homme en parfait contrôle de ses effets de scène depuis cinquante ans ne contrôle plus tout à fait, disaient ce que le reste de son spectacle niait qu’il a raison d’en finir avec les spectacles avant que le formidable cinéma de ses chansons n’en soit affecté.Lucidité, courage, panache, fierté, l’Arménien aura quitté au bon moment, pendant qu’il a encore le geste parfaitement juste.Pour ça, pour toutes ces chansons et toutes ces années de fidélité, merci.Occupation totale au CNA Denis Marteau présente une saison touffue au Théâtre français du CNA MICHEL HÉLAI R LE DEVOIR Quand Denis Marleau passe quelque part, on s’en rend compte.On le savait déjà par les oeuvres et les répertoires qu'il explore depuis une vingtaine d’années déjà; on le saura désormais aussi par le sérieux avec lequel il peut aussi jouer son rôle de directeur de compagnie.À sa deuxième saison au Centre national des arts d’Ottawa, la première dont il soit en fait totalement responsable, Denis Marleau fait prendre au Théâtre français du CNA rien de moins qu’un virage radical.Tout en présentant pas moins de 15 spectacles, le Théâtre français de Marleau redevient en effet une compagnie de production après avoir d’abord été un roadhouse, une salle d’accueil pour des spectacles produits ailleurs.Trois productions maison prendront l'affiche: en octobre, La Dernière Bande, de Beckett, sera mise en scène par Marleau qui montera aussi, dans la série Théâtre cette fois, Quelqu’un va venir du Norvégien Jon Fosse en novembre, alors que Brigitte Haentjens montera elle L’Eden cinéma de Marguerite Duras, en mai 2003.Gabriel Gascon tiendra le rôle de Krapp dans le Beckett, Pierre Lebeau, Alexis Martin et Pascale Montpetit composeront l’étrange trio de Quelqu’un va venir et L'Éden cinéma fera appel, en autre, à Pascal Contamine, Paul Savoie et Christiane Pas-quier.Dans cette même série Studio, le Théâtre français présentera aussi Jimmy, creature de rêve de et avec Marie Brassard (début décembre) et, en mars cette fois, Inventaires, un texte de Philippe Minyana mis en scène et interprété par Marie-Josée Bastien, Sylvie Cantin et Marie-Thérèse Fortin.Dans la série Théâtre qui continue à tisser des complicités avec les producteurs de spectacles, on pourra voir L’État des lieux de Michel Tremblay mis en scène par Brassard, en septembre (avec le TNM); 1m Pis Comica, une comédie de Plaute traduite du latin et mise en scène par Jean-Pierre Ronfard, en février 2003 (avec Le Trident); Unity, mil neuf cent dix-huit, du Canadien Kevin Kerr, mis en scène par Claude Poissant (en mars 2003, avec le ITiéâtre PàP); et en mai 2003, avec le Rideau-Vert, un Trio Feydeau mis en scène par Brigitte Haentjens.Ce sera d'ailleurs l’année Brigitte Haentjens au CNA puisqu’elle signera aussi une troisième mise en scène, celle de Im Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès, dans la série les Inclassables cette fois.Mais ce n’est pas tout.Pour la prochaine saison, le Théâtre français du CNA a aussi décidé de «muscler» sa programmation jeunesse.Six spectacles seront offerts aux enfants: Château sans roi de Joël da Silva, une production de l’Avant-Pays, début novembre (ixmr les enfants do 4 à 7 ans); Im Félicité de Simon Bou-dreault, produite par le Théâtre de l'Œil pour les enfants de 7 à 11 ans; Le temps court, Marithé de François-Etienne Paré, une production du Théâtre du p’tit loup (4 à 7 ans); Le Capitaine Horribifabulo de Simon Bou-dreault et Geneviève Simard produit par le Théâtre des Ventre-bleus (en janvier 2(X)3, pour les 7 à 11 ans); Contes-Gouttes de Louise Bombardier (Théâtre des Confettis, pour les 4 à 7 ans); et, en mai 2(X)3, le très attendu Deux pas vers les étoiles de Jean-Rock Gaudreault qui nous avait donné l’inoubliable Mathieu trop court, François trop long, en coproduction avec Les Gens d’en bas et Les Coups de théâtre (pour les enfants de 7 à 11 ans).Si vous rajoutez à cela Ujs Midis Victor Hugo, une série de trois mises en lecture sur le personnage gigantesque d’Hugo proposée par Paul Lefebvre, les classes de maître des Laboratoires du Théâtre français et lœs Cahiers du Théâtre français, qui en sont déjà à leur deuxième année, vous aurez une bonne idée de l’air que peut déplacer un personnage comme Denis Marleau.Le Théâtre de La Manufacture présente du 19 MARS au 27 AVRIL 2002 $ r^uHHnce dramatique indéniable .un humour sombre tomme la Cuinness un des unels de la saison Le Devoir ecl fascinant rouShand .soH.Détendue avec superbe une des pièces rqucinles du la saison.Lo ProiSâ morceau de bravoure pour deux solides comédiens une langue rylhmee el concise, snte, incarnée.Voit .est sur le bout de noire chaise.S’ils arrêtaient leur récit, on les supplierait de itinuer.tes choix de Sophie.Telé-Quebec a l’impression d’étre dans l’histoire avec l'acteur une résonance 1res actuelle A von mlréaflxpren SUC de Mark 0'Rowe traduction ; Olivier Choinière mise en »cène: Fernand Rainville avec ; Maxime Dénommée et Claude Despins 4559, Papineau, Montréal imnvuD Réservations : 514*523>2246 Lr.Ur.VOlK www.theatrelalicorne.com Admission : 514*790>1245 LES CHOIX DE SOPHIE CE SOIR 19 H 30 et 22 H 30 Hydro k Québec Télé-Québec Michel Tremblay en cinq temps !
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