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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-04-17, Collections de BAnQ.

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MCGILL ACTUALITÉS Landry dirigera le PQ lors des élections générales Page A 3 La nouvelle principale livre ses priorités Page A 3 ?w w w .1 e d e v o r .c o in ?LE DEVOIR V o L .X C I 1 1 X ° 8 3 ?L E M E R (' H E D I 17 A V R I L 2 O O 2 87c + taxes I $ Un jeune sikh retourne en classe avec son kirpan La Cour supérieure rend une décision temporaire et impopulaire JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR adolescent sikh à qui la commission scolaire 1 Marguerite-Bourgeoys avait interdit l’accès à l’école tant qu’il porterait son kirpan pourra retourner en classe en attendant que le tribunal tranche sur le fond du litige.Dans une décision rendue hier, le juge Claude Tellier, de la Cour supérieure, a estimé que l’élève risquait de compromettre son année scolaire s’il demeurait confiné à la maison.Une gifle pour les parents des autres élèves, pour qui l’ordonnance intérimaire du juge équivaut à permettre le port d’une arme blanche à l’école.Le jeune Gurbaj, un élève de 12 ans qui fréquente l’école Sainte-Catherine-Lebouré à LaSalle, pourra porter son kirpan en tout temps «à condition que ledit kirpan soit porté sous ses vêtements, enveloppé et cousu d’une façon sécuritaire dans une étoffe et que le personnel de l’école puisse vérifier, de façon raisonnable, que les conditions imposées soient respectées», a précisé le juge Tellier.Selon lui, empêcher le garçon de fréquenter l’éco le lui cause un sérieux préjudice en compromettant son année scolaire.Et fournir les services d’un professeur à domicile ne constitue pas une option souhaitable car elle le confine à l’isolement et le prive de .son droit de fréquenter l’école, de recevoir des cours dans une classe avec d’autres étudiants, de retrouver ses camarades et de participer à toutes les activités.VOIR PAGE A 10: KIRPAN Le «coup de force» de 1982 Le Québec fait-il toujours bloc ?Chaleur record JACQUES NADEAU I.E DEVOIR TOUS les ingrédients étaient réunis hier pour donner l’illusion que l’été était arrivé.Dominique St-Georges n’a pas eu beaucoup de scrupules à quitter son bureau pour aller jouer au frisbee avec ses collègues de travail au parc McGill à l’heure du dîner.Un nouveau record de température a d’ailleurs été établi dans la grande région de Montréal pour un 16 avril quand le mercure a grimpé jusqu’à 27,5 °C en après-midi.La marque précédente, 24,4 °C, remontait à 1973.Il rencontrera Arafat de nouveau Powell risque de rentrer bredouille D’APRÈS L’AGENCE FRANCK-PRESSE T érusalem — U- secrétaire d’Ktat américain, Colin J Powell, a estimé hier qu’il avait fait des «progrès» dans sa mission pour obtenir un cessez-le-feu au Proche-Orient, mais les Palestiniens sont au contraire d’avis que celle-ci n’avait donné «aucun résultat».Et à Washington, le porte-parole de la Maison-Blanche, Art Fleischer, a laissé entendre que le chef de la diplomatie américaine aurait peu de chances d’obtenir une trêve avant son depart.M.Powell, qui rentrera aujourd’hui à Washington, en passant par Le Caire, a rencontré pour la troisième fois depuis son arrivée le premier ministre israélien Ariel Sharon et doit rencontrer aujourd’hui le président palestinien Yasser Arafat à Ramallah, en Cisjordanie.VOIR PAGE A 10: POWELL Marijuana : mise à mort d’un projet de loi La proposition allianciste de décriminaliser la simple possession risquait d’obtenir un appui majoritaire HÉLÈNE BlIZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement Landry a présenté hier à l’opposition officielle un projet de motion dont il souhaite l'adoption à l’unanimité afin de souligner les 20 ans de la nouvelle Constitution canadienne.Mais on ne savait toujours pas si les libéraux de Jean Charest se joindront au gouvernement pour marquer l’événement, à l’instar de la majorité de députés libéraux qui avait voté en décembre 1981 avec leurs collègues pé-quistes pour s’opposer à ce rapatriement fait sans le consentement du Québec.Ce n’est qu’«wn sujet parmi d’autres» dont les députés libéraux devaient débattre lors de la réunion de leur caucus, hier soir, a indiqué Christian Barrette, l’attaché de presse de Jean Charest.Une autre réunion du caucus libéral doit avoir lieu ce midi.Le leader parlementaire des libéraux, Pierre Paradis, s’est montré favorable à ce que l’Assemblée nationale puisse souligner de façon unanime cet anniversaire.«Ce qui est souhaitable, c’est qu’on parle d’une seule voix», a-t-il dit Benoît Pelletier, critique libéral en matière constitutionnelle et député de Cha-pleau, a procédé à l’analyse de la motion péquiste mais n’a pas livré sa position sur le sujet.Du côté gouvernemental, on se murait dans le mutisme.En revanche, 14 organismes de la société civile ont uni leurs voix pour condamner la Constitution de 1982, adoptée sans la signature du Québec il y a 20 ans aujourd’hui.On retrouve au sein de ce regroupement circonstanciel, à quelques exceptions près, les syndicats et les organismes qui avaient formé le regroupement des Partenaires de la souveraineté en appui au OUI lors du référendum de 19j I.«Cette constitution n’est pas la nôtre», clament aujourd’hui la CSN, la CSQ, la FTQ, le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), le Syndicat des professionnelles et professionnels du VOIR PAGE A 10: QUÉBEC OSM Les musiciens réévaluent leur position ce soir ¦ À lire en page B 8 INDEX -Q .Annonces .B 5 Idées .A9 Bourse .B 4 Le monde .A6 Avis publics .B 6 Les sports .B 6 Carrières .A4 Mots croisés .B 6 Culture .B8 Nature .B 5 Économie .B 1 Télévision .B 7 Éditorial .A8 Météo .B 5 l/l r Election présidentielle en France L’énigme Chirac Jacques Chirac est à la politique ce que Johnny Hallyday est au rock'n'roll Rien n’est joué dans l’élection présidentielle française.À quelques jours du premier tour, le 21 avril, et à trois semaines du second, le 5 mai, Jacques Chirac et Lionel Jospin sont à égalité.Dans une série de trois articles, notre correspondant à Paris brosse le portrait des principaux acteurs de cette élection pas vraiment comme les autres.CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR Paris — Lorsque Jacques Chirac est arrivé, les youyous des femmes arabes se sont aussitôt mis à résonner.Entre les merisiers en fleurs, un orchestre sénégalais jouait un air traditionnel.«Chirac à Ramallah», criaient quelques spectateurs pendant que la foule se bousculait autour des ca-méras de télévision.A moins d’une semaine du premier tour de la présidentielle française, en pleine crise palestinienne et quelques jours après les attentats contre des synagogues dans le sud de la France, Jacques Chirac était le premier président français à recevoir les honneurs de la Grande Mosquée de Paris.Comme toujours, la logistique était parfaite.Les caméras cadraient une foule en délire.Et les cris de liesse éclataient au bon moment Tout le monde savait que plusieurs figurants avaient été recrutés pour l’occasion.Mais l’important était que ça ne paraisse pas.Comme les célèbres prompteurs invisibles à la télévision que le candidat (raine dans chacune de ses assemblées et qu’il a achetés il y a 15 ans aux Etats-Unis, à l’époque de Ronald Reagan.Dans un pays où la classe politique a rarement moins de 60 ans et où les quatre principaux candidats à la présidence sont nés avant la Deuxième Guerre mondiale, Jacques Chirac sait lui, que la télévision a toujours besoin d’images fraîches.Au lieu de planifier sa campagne sur de grands thèmes politiques, il sait coller à l’actualité immédiate.Pour peu qu’une bombe explose dans une synagogue de Montpellier, sa fille Claude (qui est aussi son principal conseiller en communication) lui déniche aussitôt une synagogue de province.Qu’un policier soit abattu par un forcené en Bretagne, le président se précipite pour réconforter ses camarades de travail.Jacques Chirac est le seul candidat à commencer tous ses meetings vers 19h afin d’être certain de passer le soir même au journal télévisé de 20h.L’ennui, c’est qu’il «fait essentiellement une campagne de communication», çxplique son biographe Eric Zemmour (L’homme qui ne s’aimait pas, Bal-land).«Il surfe sur le thème de l'insécurité, mais il n’a aucun programme rassembleur» Cela n’empêche pas le président d’entretenir avec les Français une relation particulière que peu d’étrangers parviennent à décoder.Jacques Chirac est à la politique ce que Johnny Hallyday est au rock’n’roll.Un personnage qui traîne dans le paysage depuis quatre décennies mais qui demeure une formidable bête de scène.VOIR PAGE A 10: CHIRAC PHILIPPE WOJAZER Jacques Chirac menait campagne a Bastia, en Corse, hier.Mis dans l’embarras par un projet de loi de l’opposition visant à décriminaliser la possession simple de la marijuana, projet qui risquait d’obtenir un appui majoritaire, le gouvernement libéral a pris des mesures exceptionnelles pour le faire mourir de sa belle mort.Le gouvernement de Jean Chrétien a introduit dans le projet de loi un amendement par lequel ledit projet ne pourra pas être lu une autre fois à la Chambre des communes.En d’autres mots, il ne pourra pas |)our-suivre son cheminement parlementaire normal et se rendre en comité.Le gouvernement a donné le signal à ses députés de voter en faveur de cet amendement Ainsi, le projet de loi qui sera soumis au vote mourra au feuilleton quel que soit le résultat du vote: ou bien la Chambre vote contre et il meurt, ou bien elle vote pour et il meurt quand même, parce que c’est ainsi qu’il est désormais rédigé.VOIR PAGE A 10: MARIJUANA * a&fcl Mary Gordon Jeanne d’arc MARY t»OR|>/; Affaires de pédophilie L’Église américaine en «procès» au Vatican AGENCE FRANCE-PRESSE Cité du Vatican —Jean-Paul II a convoqué, les 23 et 24 avril, poyr un «procès» au Vatican, les treize cardinaux de l’Église catholique américaine, éclaboussée par le scandale des ecclésiastiques pédophiles.Bien que présentée officiellement par le Vatican comme une «confrontation», la réunion aura le caractère d’un véritable «procès», dont les résultats seront proposés en exemple pour l’Église catholique tout entière, estimaient en effet hier de nombreux ecclésiastiques à Rome.Une déclaration de Jean-Paul II pourra avoir un impact important sur l’opinion publique, soulignait-on de mêmes sources.Quelques rares prélats se sont toutefois déclarés sceptiques sur l’initiative papale.«Il vaudrait mieux aborder le problème des abus sexuels 4'une façon générale, pas seulement à l’intérieur de l’Église, mais aussi à l’intérieur des familles», ont-ils estimé.Par cette convocation exceptionnelle, le pape répond aux accusations parues dans la presse américaine, dénonçant sqn inertie et mettant en doute sa capacité à diriger l’Église catholique en raison de sa santé déclinante.«C’était une réponse urgente à,donner aux catholiques et à l’opinion publique des États-Unis», a commenté hier un prélat américain de la curie romaine ayant rçquis l’anonymat, alors que des voix s’élèvent aux États-Unis pour réclamer la démission des hauts prélats ayant «couvert» par leur silence des affaires de pédophilie.Le scandale impliquant des religieux a pris des proportions sans précédent aux Etats-Unis et il a fait boule de neige.Le Mexique, la France, l’Espagne, la Pologne, la Grande-Bretagne ainsi que d’autres pays, notamment d’Afrique, sont touchés par des affaires similaires.Le pape s’est décidé à réagir à la suite d’une affaire de mœurs impliquant un prélat de son propre pays, la Pologne, M“r Ju-liusz Paetz, archevêque de Poznan, qu’il a contraint récemment à démissionner devant le tour politique pris par l’affaire.Le «procès» fait à l’Église catholique américaine sera conduit à huis clos, en présence du pape, du cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi et des cardinaux de la curie romaine concernés par ce problème.En janvier dernier, Jean-Paul II avait déjà pris la décision de confier à M'" Ratzinger la compétence canonique, au moins pour les procès en appel, des cas de pédophilie et de sévices sexuels imputés à des ecclésiastiques.Le cardinal Ratzinger avait détaillé une série de normes à respecter, dont le secret, dans une lettre adressée à tous les évêques.Le Vatican avait également autorisé pour la première fois les recteurs des séminaires à avoir recours à des psychologues pour juger la personnalité d’un candidat au sacerdoce.EN BREF Jospin et Chirac au coude à coude Paris (AFP) — Le président de droite Jacques Chirac et le premier ministre Lionel Jospin arriveraient à égalité au second tour de la présidentielle, le 5 mai, à 50 % chacun, après avoir obtenu respectivement 18,5 % et 18 % au premier tour, selon un sondage BVA-Paris Match à paraître demain.Iæ candidat d’extrême droite Jean-Marie Le Pen est crédité de 14 %, suivi par la candidate d’extrême gauche Arlette Laguiller avec 9 %.Vingt-deux pour cent des personnes interrogées n’ont pas exprimé d’intention de vote au premier tour, dont 6 % disent qu’elles voteront blanc, et au second tour, c’est le cas de 32 %, dont 17 % de votes blancs.Un autre sondage (IFOP) publié hier donnait Jacques Chirac vainqueur du deuxième tour avec 51 % des voix.Depuis plusieurs semaines, les deux principaux candidats à l’élection présidentielle des 21 avril et 5 mai sont au coude à coude dans les sondages, avec un léger avantage depuis dix jours à Jacques Chirac.Gusmao, premier président élu du Timor oriental Dili (AP) — Bien que les résultats définitifs ne soient pas encore connus, le chef historique des indépendantistes, José «Xanana» Gusmao, était assuré hier de devenir le premier président élu du Timor oriental, après plus de trois siècles de domination coloniale portugaise, 24 années d’occupation indonésienne et près de trois ans d'administration provisoire des Nations unies.D’après le dépouillement de 89 % des 378 538 bulletins exprimés, Gusmao a recueilli 79,4 % des voix.Son seul adversaire, l’éphémère ancien président Francisco Xavier do Amaral, en comptabilise 18 %, a précisé la commission électorale.Les résultats défmitils seront annoncés aujourd’hui.Opération britannique contre al-Qaïda Londres (Reuters) — Les commandos britanniques ont lancé une vaste opération de recherche de talibans et de membres du réseau al-Qaïda dans les montagnes afghanes, a annoncé hier le ministère de la Défense.Les soldats du 45e Groupe de commandement ont lancé r«opération Ptarmigan» consistant à rechercher et à débusquer des militants talibans et des membres d'al-Qaïda dans une vallée montagneuse, indique le ministère dans un bref communiqué.Londres avait annoncé le mois dernier l’arrivée de centaines de soldats supplémentaires en vue de renforcer les forces britanniques sur le terrain, qui doivent compter à terme 1700 hommes.Pour cette opération, débutée il y a quelques jours, les soldats ont été envoyés dans des montagnes hautes de plus de 3000 mètres, a précisé à la presse le colonel Paul Harradine.LE MONDE Retour à Jénine Les Palestiniens qui avaient quitté le camp de réfugiés de Cisjordanie retrouvent une zone dévastée WAEL AL-AHMAD REUTERS Jénine — Des Palestiniens libérés par l’armée israélienne sont revenus hier dans le camp de réfugiés de Jénine, mais ils n’ont guère trouvé de réconfort dans leurs foyers désertés et dévastés.«Ma maison est détruite.Je me suis réfugié chez mon frère.» Mais Mohammed Ballaf, libéré après avoir été emmené avec des centaines d’autres Palestiniens lorsque les forces israéliennes ont pris d’assaut le camp surpeuplé, n'a pas encore revu sa femme et ses enfants, qui se sont enfuis à Jénine pour échapper aux combats qui ont fait rage dans le camp.«Ma maison doit pouvoir être réparée.Mais cela va coûter beaucoup d’argent.À l’intérieur, tout est brûlé», a-t-il déclaré par téléphone alors qu’Israël continue d’interdire l’accès du camp aux journalistes.Aucun décompte des victimes des combats n’a encore été effectué.Et, alors que les Palestiniens ont accusé les Israéliens d’y avoir commis un véritable massacre, le premier ministre israélien a qualifié ces allégations de mensonge.Le camp, dont beaucoup des 13 000 occupants ont fui les combats, ressemble selon les témoins à une zone dévastée par un tremblement de terre.Selon eux, des cadavres abandonnés de combattants palestiniens continuent de se décomposer au milieu des gravats où dans les maisons éventrées où ils sont tombés, opposant une farouche résistance à l’incursion israélienne.Selon des médecins palestiniens, sept corps ont été retirés des dé- combres lundi par des représentants de la branche palestinienne du Croissant-Rouge, autorisés à pénétrer dans l’enceinte du camp pour la première fois depuis la fin des combats et accompa- De nombreux gnés d’une escorte armée , A .israélienne.batiments De nombreux bâtiments , .portent la trace des com- portent la bats, certains ont été pure- tr„rp jpe ment et simplement rasés par des bulldozers ou dé- combats et truits à la dynamite par l’armée israélienne, selon les certains ont témoins.Tsahal a fréquemment été rasés par eu recours à des bulldozers au cours des dix-huit jours des bulldozers de son offensive dans les territoires autonomes afin de dégager le passage pour ses tanks dans des rues souvent étroites.pénétrer «sans entrave» dans les territoires palestiniens.Israël a indiqué que l’aide humanitaire a pu être acheminée dans Jénine et d’autres zones de Cisjordanie en coordination avec TsahaL •Ma maison comme celle de ma sœur, à côté, ont été criblées de balles.Toutes les vitres sont cassées.Les balles sont arrivées Jusqu ’à l’intérieur.Mais heureusement personne n 'a été blessé», poursuit Chalabi, dont la famille s’était réfugiée dans la cuisine pendant la durée des combats.Mais il ajoute que des tanks israéliens continuent d’encercler sa maison.Sharon a déclaré lundi que les forces israéliennes se retireront d’ici Pénurie d’eau, de nourriture et de médicaments Mohammed Chalabi est revenu dans sa maison criblée de balles avec une dizaine de miches de pain pour sa femme et ses quatre enfants affamés.«Mes enfants ont été très contents de voir le pain.Grâce à Dieu, ils peuvent de nouveau manger», a-t-il déclaré par téléphone depuis le camp, dont les résidants affirment qu’ils manquent terriblement de nourriture, d’eau et de médicaments.Le camp a été privé d’électricité pendanj dix jours.Le secrétaire d’État américain, Colin Powell, en mission au Proche-Orient depuis jeudi dernier pour arracher une trêve entre Palestiniens et Israéliens, avait demandé à Israël de laisser les organisations humanitaires une semaine de Jénine et de Naplouse, où de violents combats se sont aussi déroulés, tout en restant à proximité.Certains réfugiés étaient déchirés entre leur désir de retourner dans le camp et leur crainte des destructions qu’ils s’attendent à y constater.«Rester ici vaut mieux que de voir ma maison ravagée, car j’ai entendu dire qu’elle avait été détruite», se lamente ainsi un Palestinien dans le village voisin de Rummaneh, où de nombreux hommes libérés après plusieurs jours de détention demeurent encore sans trop savoir où aller.Mais ce quinquagénaire, à la recherche de piles pour faire fonctionner sa radio et suivre les nouvelles, a au moins un motif de réconfort toute sa famille est sauve; elle avait trouvé refuge dans un centre d’accueil dans la ville de Jénine.Un millier de pacifistes commémorent la création d'Israël T érusalem — Un millier d’Israéliens J se sont rassemblés hier soir devant fa présidence du conseil à Jérusalem pour célébrer à leur manière le 54e anniversaire de la création d’Israël, a constaté un correspondant de l’AFR Les manifestants ont répondu à l’appel de divers mouvements pacifistes, notamment le groupe judéo-arabe Taayoush (Coexistence), qui affirment lutter «pour une société égalitaire, démocratique et Juste».Ils ont affirmé vouloir œuvrer à «un État d’Israël différent».Brandissant des drapeaux israéliens, les manifestants ont allumé des bougies et fait l’éloge des quelques centaines de militaires signataires d’une pétition dans laquelle ceux-ci affirmaient leur refus de servir dans les territoires palestiniens occupés.«Je salue ceux qui ont le courage de sortir du consensus et refusent d’obéir aux ordres illégaux», a déclaré un des orateurs, Yshaï Rozen Zwee.Les mouvements pacifistes organisent chaque année cette manifestation, en maige des pompeuses cérémonies offi-cielle^ du «jour de l’Indépendance».L’État d’Israël a vu le jour le 14 mai 1948.La célébration des fêtes, en Israël, se fait en fonction du calendrier hébraïque, la date de l’anniversaire tombant cette année mercredi, cinquième jour du mois hébraïque dlyar.Agence France-Presse Une grève générale paralyse l’Italie - mm AOLO COCCO REUTERS SERGIO COFFERATI, président de la CGIL, le plus important syndicat italien, s’est adressé hier à une foule éMluée à 300 000 personnes rassemblées sur la piazza Santa Croce, à Florence.La grève générale, la première à survenir en Italie depuis vingt ans, a été observée par 13 millions de travailleurs, selon des sources syndicales.Les syndicats italiens protestent contre le projet de réforme du code du travail mis en avant par le premier ministre Silvio Berlusconi.Un quotidien «sérieux» dans la Grosse Pomme Hollinger lance le New York Sun ANA MARIA ECHEVERRIA AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Les New-Yorkais ont trouvé dans leurs kiosques hier un nouveau journal, le New York Sun, premier quotidien de la Grosse Pomme à voir le jour en 20 ans et qui a pour objectif de couvrir «avec sérieux» les informations de la métropole de huit millions d’habitants.Le New York Sun — qui reprend le titre d’un prestigieux quotidien publié de 1833 à 1950 — cherche à «participer à la bataille pour le futur de New York» alors que «la ville vit une période extraordinaire, pleine de dangers et de promesses», selon son premier éditorial.Pour un prix de 50 C, le lecteur, selon les responsables du quotidien, y trouvera du lundi au vendredi une couverture «de qualité» des informations sur New York ainsi que des informations nationales et internationales ayant des répercussions locales.Le tout sur très grand format, avec titre et photos en couleurs.Toutefois, la sortie d'un nouveau quotidien dans un marché jugé saturé par beaucoup, alors même que le secteur publicitaire traverse sa plus grosse crise depuis la lieuxième Guerre mondiale, relève du pari.Bloomberg et Walesa font la une Les New-Yorkais ont déjà le choix entre quatre journaux de langue anglaise: le prestigieux New York Times, qui aspire à devenir le quotidien national des Etats-Unis et diffusé à quelque 12 million d’exemplaires.et trois tabloïds: le Daily News, le New York Post et Newsday Détenu majoritairement par le groupe Hollinger, dirigé par le magnat canadien de la presse Conrad Black, le New York Sun vise un lectorat plutôt conservateur, rebuté à la fois par un New York Times jugé trop à gauche et par un New York Post, de droite, jugé trop extrémiste.Un journaliste de 29 ans.Ira Stroll, connu pour un site Internet d'informations jugeant le New York Times «complaisant, lent et inexact», en est le rédacteur en chef.Le premier numéro du quotidien, tiré à 60 000 exemplaires, a confirmé sur 12 pages son ambition d’être «le journal des New-Yorkais sérieux».En une, on y trouvait notamment un article sur la position du maire Michael Bloomberg sur la réforme du système de protection sociale, le welfare, un autre sur une loi visant à accroître le contrôle de l’action des maires ainsi qu'un entretien avec l’ancien président polonais Lech Walesa.«Durant plus d’un siècle, le Sun [ancienne manière] s’est fait l’avocat d’un gouvernement constitutionnel, de l'égalité devant la loi et du libre marché», a rappelé le quotidien dirigé par Seth Lipsky, un ancien du Wall Street Journal qui a également dirigé la revue juive The Forward «Nous reprenons le flambeau, avec humilité mais également optimisme, et nous nous efforcerons d’être à la hauteur de la première génération», conclut le premier éditorial du titre relancé.Un professeur de la faculté de journalisme à l’université Columbia, Ari Goldman, s’est toutefois montré très sceptique sur cette tentative de lancement d’un nouveau quotidien new-yorkais.«Je crois qu’il va s'effondrer et disparaître assez vite», a dit M.Goldman, pour qui «on n a vraiment pas besoin de cela dans cette ville».Pays-Bas Un rapport sur la Bosnie fait chuter le gouvernement OTTI THOMAS REUTERS La Haye — Le gouvernement néerlandais a démissionné hier à la suite de la publication d’un rapport officiel rendant partiellement responsables les dirigeants politiques et militaires du pays des massacres de 1995 dans l’enclave bosniaque de Srebrenica.«La communauté internationale n’a pas offert de protection suffisante à la population de la prétendue “zone de sécurité"» [de l’ONU]», a déclaré le premier ministre démissionnaire Wim Kok au Parlement «La communauté internationale, dans laquelle les Pays-Bas jouaient un rôle particulier, a paru incapable d’empêcher la chute de l’enclave et le génocide perpétré par des Bosno-Serbes qui a suivi», a ajouté Kok La reine Béatrix a demandé au chef du gouvernement d’expédier les affaires courantes jusqu’à la formation d’un nouveau cabinet issu des élections législatives prévues le 15 mai.Auparavant, la coalition gouvernementale avait tenu une réunion de crise pour examiner les conséquences des conclusions du rapport réalisé par l’Institut néerlandais de documentation sur la guerre sur le rôle des Pays-Bas dans la mission de maintien de la paix de l’ONU en Bosnie.Le rapport publié la semaine dernière estime que des soldats néerlandais participant à la mission de maintien de la paix ont été les collaborateurs involontaires des opérations de nettoyage ethnique perpétrées en 1995 lors de la prise de contrôle par les forces serbes de Bosnie de l’enclave de Srebrenica, sous protection des Nations unies.Cent dut militaires néerlandais qui ne disposaient que d’armes légères avaient été chargés de protéger les habitants musulmans et les réfugiés de Srebrenica Les Serbes avaient pris la ville sans qu’un seul coup de feu soit tiré et quelque 8000 Musulmans avaient alors été éliminés au terme du massacre le plus meurtrier qu’ait connu Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.A Sarajevo, le ministère bosniaque des Affaires étrangères a qualifié la démission du gouvernement néerlandais d'«acte de moralité» et estimé quelle contribuerait à faire la lumière sur le rôle de l’ensemble de la communauté internationale.Mais des survivants ont estimé que cette démission n’était pas suffisante et venait trop tard.Ils ont réclamé des poursuites contre les Néerlandais responsables de l’échec du contingent de maintien de la paix.«Ce geste politique ne satinait pas les survivants et les familles des victimes», a déclaré Hassan Nuhanovic, ancien interprète des troupes néerlandaises dans la «zone de sécurité» de l’ONU, en réclamant un procès.REUTERS Exit Wim Kok.?t 1*1 Gouvernement Government du Canada of Canada La Charte canadienne des droits et libertés 20e anniversaire Le 17 avril 2002 V té w* r- ' « k fefcsâl Liberté d’opinion.Liberté d’expression.Liberté de religion.Liberté d’association.Liberté de pensée.La Charte.C’est à nous.C’est nous.Pour obtenir votre trousse gratuite sur la Charte : nk 1 800 O-Canada (1 800 622-6232) ^ Téléscripteur / AIME 1 800 465-7735 Q canada.gc.ca O Centres d’accès Service Canada Canada A 8 LE DEVOIR.LE MERCREDI 17 AVRIL 2002 EDITORIAL Pourquoi PADQ ?Péquistes comme libéraux sont forcés de revoir leurs scénarios en vue des prochaines élections, à la suite de la victoire inattendue du candidat adéquiste François Corriveau dans la circonscription de Saguenay.L’Action démocratique du Québec est désormais un joueur clé sur l’échiquier politique québécois.U Bernard Descôteaux ?ne hirondelle ne fait pas le printemps, dit-on pour prévenir les jugements hâtifs.S’il ne faut pas voir dans cette victoire de l’ADQ le signe assuré du succès de cette formation aux prochaines élections, il ne faut pas non plus en sous-estimer la portée.Sont remises en cause bien des idées reçues à l’égard de ce parti qui vient de franchir un seuil symbolique.Huit ans après l’élection de son premier et unique député, il peut espérer, enfin!, prendre son envol.Son succès dans Saguenay, l’ADQ le doit d’abord aux péquistes et aux libéraux.Il n’y a aucun doute, on a voté contre le gouvernement Landry.Contre toutes ses politiques?Peut-être pas, mais certainement contre la récente politique de développement du secteur de l’aluminium qui a réservé des miettes à Baie-Comeau.La déception a été assez forte pour rompre avec une amitié vieille de 32 ans avec les péquistes.Pour sa part, le PLQ n’a pas su canaliser ce ressentiment, ses politiques en matière de développement régional n’apparaissant pas meilleures aux gens de Saguenay que celles du PQ.Cela étant, il ne faut pas enlever à l’ADQ le mérite qui lui revient.Au- delà du travail d’organisation réalisé sur le terrain, elle a recueilli, lundi, les fruits des patients efforts mis par son chef, Mario Dumont, à construire ce parti depuis 1994.À moins de circonstances exceptionnelles, un tiers parti ne peut émerger du jour au lendemain.Aujourd’hui, les adéquistes savent que le vote de sympathie recueilli dans les sondages pourrait leur donner quelques victoires aux prochaines élections.Dans les comtés à prédominance francophone, ils seront à coup sûr les arbitres du jeu électoral.Simple feu de paille que cette victoire?Cela dépendra de la réaction qu’auront le PQ et le PLQ à l’endroit de l’électorat nationaliste.La leçon la plus certaine de Saguenay est que cet électorat, s’il est déçu du Parti québécois, n’est pas, pour l’heure, tenté de voter spontanément libéral.Pour le PLQ, le vote nationaliste, celui qu’on décrit comme ni trop fédéraliste ni trop souverainiste, est celui qui fait la différence entre une victoire et une défaite.Pour peu que la victoire de M.Corriveau crée un courant en faveur de l’ADQ, cet électorat est désormais à risque pour les libéraux.Ceux-ci peuvent toujours croire que l’ADQ divisera le vote en leur faveur mais ce serait prendre un risque que de se fier à cette seule mathématique électorale.Pour le gouvernement de Bernard Landry, le défi sera de reconquérir son électorat naturel qui lui glisse entre les mains.Son principal atout demeure le temps qu’il lui reste avant d’être tenu de déclencher une élection générale, d’où le refus d’abdiquer exprimé hier.Ce temps, il en a besoin pour rétablir la communication rompue entre son parti et les Québécois.Pour une très large part, le succès du gouvernement repose sur les seules épaules du premier ministre.Certes, les Québécois sont portés à faire davantage confiance à M.Landry qu’à Jean Charest ou à Mario Dumont, mais il faut conclure des résultats des complémentaires d’octobre dernier et de cette semaine qu’il n’a pas su, depuis un an, se démarquer suffisamment de ses deux adversaires.La personnalité du chef ne saurait être tout.Comptent pour beaucoup les politiques dont il est le porteur.Au terme d’un deuxième mandat, il lui faut à la fois défendre les réalisations passées du gouvernement, les échecs comme les succès, et incarner le renouveau.Il lui faut être rassurant et rassem-bleur, tracer la voie de l’avenir.la partie n’est pas encore perdue, mais elle ne sera pas facile.bdescoteaux'Mledevoir.ca L’inceste publicitaire - e pjus récent épisode de la guerre à finir que se livrent les grands conglomérats pour le contrôle des médias vient d’opposer le géant Bell, propriétaire de Bell Glo-beMedia (ExpressVu, Globe and Mail, CTV, RDS, | j TSN, Sympatico, etc.) à Québécor, propriétaire de Québécor Media (Vidéotron, Sun Media,/oarwa/ de Montréal, TVA LCN, Canoë, etc.).En guise de représailles à la vente par Bell ExpressVu de décodeurs pouvant servir plusieurs téléviseurs au prix d’un seul branchement.Québécor a répliqué en coupant de moitié les redevances versées par Vidéotron aux canaux spécialisés de Bell.Frustré, Bell a retiré toute sa publicité de toutes les entreprises média de Québécor.Quelle belle illustration des effets pervers de la concentration ! Depuis qu'Ottawa et le CRTC ont déréglementé cette industrie, permettant l’acquisition simultanée de journaux, de réseaux de télévision et d'entreprises de distribution (câble, satellite, Internet), les prix ont augmenté, la programmation se ressemble de plus en plus et l’information-divertissement est devenue la norme de,l’industrie.Même notre vénérable société d'Etat, Radio-Canada, financée par les fonds publics, a pris le train réductionniste de la «convergence» en s’associant de façon incestueuse aux quotidiens de Paul Desmarais dans le but de concurrencer Québécor, propriétaire de TVA et d'une batterie de journaux populaires qui font la promotion des intérêts du groupe.A cause de ces alliances dites stratégiques, nous voilà désormais forcés d’endurer quotidiennement la promotion d’émissions et de vedettes de la télé dans les pages des journaux appartenant au même groupe ou, pire, les commentaires improvisés de journalistes de la presse écrite devenus chroniqueurs de radio ou de télévision, spécialistes de tout et de rien.Tous ces chassés-croisés ne visent qu’une chose: faire la promotion des produits du groupe sur le plus grand nombre possible de «supports médiatiques».Une pratique rentable à court terme mais qui nuira à la spécificité des produits de chacun à plus long terme.De même pour la publicité que les conglomérats financiers réservent de plus en plus souvent aux seuls journaux, stations de radio et réseaux de télévision qui leur appartiennent, une stratégie de réduction de la concurrence au détriment des consommateurs.Des pratiques comme celles-là devraient attirer l’attention des gouvernements, auxquels il revient de protéger les consommateurs par des règles de concurrence claires et d’assurer la plus grande diversité possible des lieux d’expression et d’information, gage de liberté en société démocratique.jrsansfacon(a>ledevoir.ca V Jean-Robert Sansfaçon ?LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE $ouC*A&t> VêuT OPêCHe* Lt î>fPACT CHAR(,£* DuTbtT." % *
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