Le devoir, 22 avril 2006, Cahier D
LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 ET DI M ANCHE 23 AVRIL 2 0 0 t> Prendre le pli Page 4 OBJETS A bicyclette.et à sonnette ! Page 5 SAVEURS Redécouvrir le bon vieux sirop Page 6 jW ¥ vk RKHRBhHHhI A AV** La colline du château Wawel, solide forteresse gothique édifiée au XIV' siècle par kazimierz le (irand, domine le panorama de la vieille ville de Cracovie * *2® ^ « SWIh Cracovie, la cité éternelle Ville mythique aux cent églises, tille ancienne avec ses façades à l'italienne, ses musées et ses palais somptueux, ville jeune et vivante, ville artistique où se perpétue la tradition viennoise des cafés littéraires, ville «vraie» au passé marqué par les guerres, petite ville à échelle humaine.On le voit, Cracovie mérite bien qu’on lui rende visite.Prosze bardzo! HÉLÈNE CLÉMENT epuis la tour de legHse Notre-Dame, sur la place du Marché, un trompettiste invisible 1 joue un air nostalgique.Puis, la fanfare I s’arrête brusquement comme si le trompettiste était a bout de souffle.C'est le son .^ du hepial, en souvenir de la sentinelle qui a tenté, du haut de la tour de guet, d'avertir la population de l'approche des Tartares en soufflant de toutes ses forces dans une trompette.Mais l'ennemi a etc plus rapide que lui et une fléché lui a transpercé la gorge dès les premières notes.C'était en 1241, seul moment dans l’histoire ou Cracovie a été saccagée.Depuis, toutes les heures, le hepial est lancé en direction des quatre points cardinaux de la plus élevée des deux tours de la basilique.Il est aussi transmis en direct a travers la Pologne, chaque jour à midi, sur les ondes de la station de radio Jedynka.Il est clair que le pays aime se souvenir.Les Cracoviens disent que leur ville doit sa survie à sa grande beaute.C'est vrai.Depuis les temps médiévaux de sa naissance jusqu'à Tère numérique du troisième millénaire, l'ancienne capitale polonaise a réussi a résister aux attaques des Tartares au XIII’ siècle, des Suédois au XVIP siècle, des Autrichiens au XK' siècle, puis des nazis et des communistes au XX' siècle.Les envahisseurs ont toujours préféré l’habiter que la détruire.•Maintenant, ce sont les touristes qui lenvahissent».plaisante Janusz, étudiant, devant la statue du poète Adam Mieckiewicz, le point de rendez-vous sur la place centrale.Cracovie est située au cœur de l'Europe, ce qui n'a certes pas aidé à assurer son intimité.Imaginez un voisin traversant chaque fois votre jardin pour aller au dépanneur.Et comme vous offrez peu de résistance, il cueille vos roses, piétine vos plates-bandes et, tant qu'a y être, égorge votre canari au passage! C'est un peu ça, l’histoire de la Pologne.La ville a ceci d'extraordinaire qu’elle s'est toujours relevée de ses guerres et, chaque fois, elle a repris sa position de plus jolie ville de Pologne.Si belle qu'en 1978, ITJNESCO l’inscrivait sur la liste du Patrimoine culturel mondial.Depuis, la -ville éternelle» cultive ses styles avec bonheur.Chaque maison ancienne est construite sur les ruines d’une autre encore plus ancienne.les fresques baroques cachent des peintures gothiques peintes sur des bribes de décorations romaines.Mieckiewicz la surnommait la -Rome des Slaves».La vieille ville est entièrement piétonne depuis les années 70.‘Vous comprenez, explique Ewa.notre guide, on veut protéger l’architecture de la pollution causée par les émanations de fumée des voitures mais aussi de la fumée provenant des cheminées des usines d’acier du quartier voisin.\owa Nuta, héritage de la domination soviétique Au début des années 50, les Russes ont construit cette horrible cité ouvrière, à dix kilometres de la ville historique, dans le but précis de contrebalancer le poids des intellectuels capitalistes hostiles à leur politique.Les façades des bâtiments étaient si noires qu’on ne pouvait même plus voir les magm figues ornements sur les façades des monuments » Ewa n'avait que six ans au moment de la chute du mur de Berlin.Bien que ses souvenirs soient vagues, elle revoit les interminables queues qui se formaient pour acheter de la viande, des légumes et des fruits quand il y avait des arrivages.Tout cela est maintenant relégué aux oubliettes, même si le |»ys est en core victime de l’inflation.Les bâtiments retrouvent peu a peu leur couleur d’antan, les comptoirs d’ali mentation sont bien garnis et on mange à sa faim, la ville vit et s’amuse, tournée vers l'avenir.Sur la place centrale, Rynek Glowny, un homme déguisé en Tartare, retient l'attention des touristes, une vieille dame en manteau de laine et béret de feutre de couleur s’arrête pjour parler à la vendeuse de bretzels debout derrière son inventaire ambulant, des groupes d’écoliers apprennent sur place l’histoire de leur ville, des musiciens de rue jouent de l’accordéon, du violon ou du violoncelle, ce qui donne a la place un air de fête constant Sans tuyaux d’échape pement, on capte mieux les odeurs du barszez et du bigos, deux mets typiques de la cuisine polonaise, qui s’échappxmt des restaurants.Le Rynek Glowny est décidément l'âme de la vieille ville, une des plus grandes places léguées à l’Europe par le Moyen Âge.Au centre, la Malle aux drap» (Sukiennice), symbole de la tradition marchande de la Cracovie médiévale, continue de poursuivre ses activités commerciales, mais avec les touristes.Les arcades actuelles, ajoutées au XIX' siecle au bâtiment de style Renaissance, abritent une quantité de petites boutiques de souvenirs.VOIR PAGE D2: CRACOVIE ¦r tf : Église romane Saint-André, dans la vieille ville.Elle servit de refuge a la population lors de l’invasion tartare de 1241.Eifle est demeurée intacte.Amérique du Sud PÉROU - CHILI - ARGENTINE Départ de groupe du 10 novembre au 1~ décembre 2006 Découvrez les paysages grandioses de ces 3 magnifiques pays.Vous visiterez üma.Cuzco, Macchu Picchu, le lac Titicaca, Santiago de Chile, Bari loche.Elcalafate < galciers), Buenos Aires Les chutes {flguazu, etc.- [à.-Æt,: Voyages T Découvrez la Chine AU SEIN DE LA CHINE CLASSIQUE ET PR( Départ de groupe du 14 septembre au 2 octobre 2C Ce circuit s'adresse a ceux qui veulent découvrir le* classiques de la Chine tel, Beijing.Shanghai, Guilin, Xian, Hong Kong at rencontrer les habitants de* minorités dan* les villages de Kunming, Dali et Ujiang G« (iMISSaWtl t4SOl 4t»N OTVZtt Pwh t4MI< 9Z6 I U J laval (Si Mailtn O M4SOI 6B?HUM) Montreal IS 141 H61 S111 fionlé Claire (S 1 t> -I /h / ZOO Saint iemianf (S 141 /SS i*»e>0 Servit a allaites 1 HMH SSS4S4S Ailleurs au Ouelrec I HHH S4 -Mm T.V sotefite Domaine privé.Oc naturel (aucun motecr) plage sable fia pédalos, cbatoupes et canots, baignode jeux sentiers, tennis, go» e» + Ofiiez-vous du bonheur au: «wwchcMxteprB com 450-834-3401 ou 1,877 834-3401 Fbur contactez Jean de Bfity au 514-985^456 MAURIC IE LK>Nei£es AUBERGE SANTÉ LAC DES NEIGES: Un havre de repos avec un accueil chaleureux et personro-fcé 11 chambres sur un site en pleine nature avec un lac nature1 Centre de santé grande variétés de soins.Avec le printemps, soins corporels en vedette.Salon avec foyer, piscine rit.sauna frie cuisine Plusieurs forfaits (golf).www lac des neiges ca 1-800-757-4519 VIEUX-QUÉBEC I www auberge qcca AUBERGE ST-PIERRE Distinctit À deux pas cfj Vieux-Québec et au cœur du Vieux- : Port, l Auberge St-Pierre vous accueifie avec ses planchers de tx», murs de pierres et de briques, baignoires à remous, couettes de duvet et bien plus .\fous y vivrez une expérience : ixiique où te clxrme d antan s'aSe à la dstinction d'un service hcxrt dégommé Tarif à partir de 129$ (petit déteuner gourmet foefos).Forfaits dteponibles 1 888 268-1017 M anoir Victor.!, HÔTEL MANOIR VICTORIA Situé ai cœur cfo Veux Québec, cet hôtel 4 étotes au cachet européen jxjue offre dans un décor rénové et ocfocfcé en 2004 156 chambres fine evisfae â La râble a Manoir, resta brsho St-James Deere htérieure.sauna gymnase, accès internef haute vitesse gratuit, stottonnement intérieur, 8 scées de sofas santé-beauté a Spa du Mcnor A park de $109 par nu* en occ double RENSEIGNEZ-VOUS SUS NOS NOMBREUX FORFAITS.wwwmanor-vctoriacarri 1-800-463-6283 AUBERGE DU TRESOR: la plus vieSe auberge en.Amérique du Nord, a coin de ta célèbre rae du Trésor et face a Châlea Frontenac Fortaif •«manBque-(pour 2 pers ) l chambre pour 1 nuit.2 sou»rs (table d'hôfe gas-tonomique) accompagnés d ire bouta*?de vfa 2 dfaestffs au choix 2 petits ! dêjeirers ! stationnement poxi T nu#.179 S pour 2 personnes taxes et pouboires j en sus Foitall • Week-End- aussi dsponible wwwjubergeçtAesajxm Fax: 1-418-694-0563 • 1-800-566-1876 inmi ?t t 0 1 R .LES SAMEDI 22 D 1 M A X i HE 2 3 AVRIL TOURISME SAMEDI De LA COREE, ON SE RAPPELLERA KYONGJU, QU FI T LA CAPITALE Dl ROYAL ME PE SHILLA AU TEMPS DES TROIS ROYAL MES.CONTRAIREMENT AUX AUTRES LIEUX OÙ NE SUBSISTE PAS GRAND-CHOSE D’HISTORIQUE À CAUSE DES INVASIONS INCESSANTES QL 'A SUBIES LA COREE.CETTE VILLE RECÈLE DES TRESORS À CHAQUE COIN DE RUE.L’IlE DE Pu-SAN, QUANT À ELLE, RESSEMBLE PLUS À HAWAII QU’À AUTRE CHOSE.ET CELLE DE CHEJU SE DISTINGUE PAR SON JOU VOLCAN ET SES RELUS PLAGES.Long courrier Lio Kiefer Séoul, et après?C'est avec intérêt que je lis votre chronique voyage.Abonnée au Devoir, je sais que je peux les relire au besoin, surtout celle sur New York, pour un prochain voyage en Amérique.En attendant, nous allons à Séoul en août.Une fois par année, j accompagne ma conjointe qui se rend à un congrès pendant une semaine.Nous en profitons toujours pour allonger le séjour.Nous avons donc découvert Berlin, Buenos Aires (ma ville du monde.je vais y retourner) et Oslo.En Asie, on a vu (et senti, ouf!) Kuala Lumpur et adoré Bangkok, ChiangMai (encore plus!) et Chiang Rai.Notre guide de voyage par excellence est le Lonely Planet en version origtnale anglaise (quoique celui sur Séoul soit plus pauvre en renseignements que d’habitude) et on le complète par un guide plus touristique, le Guide Expression Voir.Pour Séoul et la Corée, disons que les guides se comptent sur les doigts d’une main.A part Lonely Planet, aucune trouvaille intéressante.Je fais toujours quelques must see de musées ou de lieux historiques, mais on n 'apprécie pas vraiment les «trappes à touristes».J’aime mieux l’errance dans un marché aux puces (surtout celui de San Telmo à Buenos Aires.) et la rue offre tout: les odeurs, le dépaysement.Nous magasinons très peu.La zone démilitarisée en vaut-elle la peine?À Berlin, tout ce qui était «mur» nous intéressait, surtout celui au bord de l’autoroute.Bref, en août, il fera très chaud.Nous serons à Séoul pour une dizaine de jours, puis nous aimerions sortir de la ville, aller ailleurs en Corée, prendre le train.Nous voudrions donc avoir des conseils pour quelques nuitées au même endroit, pas trop touristique, à un prix abordable, pas besoin de déjeuner compris nécessairement.Peut-être pourrions-nous passer quelques jours sur une des îles (mais aurons-nous des avions au-dessus de la tête toute la journée à Incheon et aux alentours?) ou une ville portuaire comme Incheon ou Jebudo?Le but: être ailleurs pour voir la mer Jaune, changer d’air, vivre à un autre rythme, le rythme coréen.à moins que vous n'ayez d’autres suggestions plus intéressantes pour nous, mais on oublie la Chine et le Japon.Josée-GabrieDe Morisset Lévis Cela fait un bail que je ne suis pas allé là-bas.Mais je me souviens de Kyongju, qui fut la capitale du royaume de Shilla au temps des trois royaumes.Contrairement aux autres lieux où ne subsiste pas grand-chose d’historique à cause des invasions incessantes qu’a subies la Corée, cette ville recèle des trésors à chaque coin de rue.En plein centre-ville se trouvent de nombreuses tombes, dont certaines seraient des tombes royales.Elles se présentent sous la forme de grands tumulus.Dans les environs, le temple Pul-guksa, qui recèle plusieurs trésors nationaux (notamment deux magnifiques pagodes).A voir également la grotte Sokkuram, qui abrite un splendide bouddha de pierre.Comme dérive de mer Jaune, je suis allé à Pusan, qui ressemble plus à Hawaii qu’à autre chose, et sur lHe de Cheju, qui, à part le fait que plusieurs y font leur voyage de noces, a un joli volcan, de belles plages et des grottes de lave: http://210.104.87.69/n_eng/ Jeju_Main/menu/index.asp.Le Lonely Planet est ce qui se fait de mieux dans le genre.Quelques adresses dans le Petit Futé également Italie sereine Mon mari et moi serons en Italie du 20 septembre au 13 octobre.Nous avons un budget d’environ 300 $ par jour par personne.Estx nora b**» app.cherche F 25-35 ans, pour amour et Muai JE StNS i »-5$ ara.pou mra* « pi* 67E8M7 LA VITA t EE&JJL ~ k 33 an* 5T" 154 to.cMMtv vx tnns.Mtm* de 31 ans.d* race none.MaaauM-«e.ample, rampé* tfTvumour dear* F 25-32 ans.mature, ndépendart* 00a raM-frons ntmaa et anrté anoére 122339 père, app agreaMe.3ÔN.réattKtuei, am# bette app romartx^ raaorneL am* baû^ *xj»que, r- — ' — cour amour et mus 1944129 raNPon arcueuM et ptoa TOUS SES AF8ELS.RMraMe ae 64 are.W "SC » cfw.Monds.« (en* -Lrv c«ee aop Mr, dwaieV Mmrane.crcaMun.-vmMe.PCX» »MBor sMCle 166744 FRANCE S’abonner au potager FLORENCE AMALOU ans un café d’Au-bagne (Bouches-du-Rhône), le 5 février 2001, quelques militants altermondia-listes de l’association ATTAC se réunissent pour discuter de la malbouffe avec deux agriculteurs membres de la Confédération paysanne, Denise et Daniel Vuilion, propriétaires de la ferme Les Olivades, à (Moules (Var).Tous font le même constat les consommateurs sont mécontents des produits agricoles sans goût et pleins de produits chimiques; par ailleurs, dans la région, 15 000 exploitations ont mis la clé sous la porte au cours des dix dernières années et les producteurs sont surendettés.Les Vuilion rentrent d'un voyage aux États-Unis; ils racontent leur visite d'une Community Support Agriculture, une forme d’organisation économique qui instaure un lien solidaire entre un paysan et des citadins qui lui achètent, régulièrement, ses récoltes.Plus de 1000 associations de ce type existent dans 25 pays.Les Vuilion proposent donc la création d'une association pour Les consommateurs sont mécontents des produits agricoles sans goût et pleins de produits chimiques le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP).«Contre-pouvoir» «C’est un contre-pouvoir à l’économie de marché et un bon moyen de pérenniser, en ce qui me concerne, l’agriculture provençale», confie alors M.Vuilion au journal La Marseillaise du Var.«Ce système permet aussi aux consommateurs de contrôler ce qu’ils mangent et aux paysans de réduire leur temps de commercialisation et leur soumission à la loi du marché pour se consacrer uniquement à récolter des produits de qualité, donc maintenir leur exploitation.» La première association voit le jour le 21 mars 2001.Sur les personnes présentes, une trentaine de familles s’engagent et acceptent de financer à l'avance la récolte des mois d'avril à septembre pour la somme de 3120 francs (475 euros) chacune.De son côté, l’agriculteur promet de leur fournir un panier hebdomadaire de fruits et légumes cueillis du jour et non traités chimiquement Depuis, les AMAP se multiplient et l’objectif de 20 nouvelles associations par an a facilement été atteint Le Monde IACQUES NADFJkC LE DEVOIR Les familles financent à l'avance la récolte et les agriculteurs s’engagent à fournir un panier hebdomadaire de fruits et de légumes cueillis du jour et non traités chimiquement LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 AVRIL 2 O O K SAMEDI Quelque part entre la fee Clochette et une heroine de teleroman, Annie Lecroulx fabrique des SONNETTES POUR VELOS QUI FONT CRAQUER PETITS ET GRANDS.CHAQUE JOUR, LORSQU’ELLE SE PROMÈNE À VELO SUR LE PLATEAU, ON L'ARRETE POUR SAVOIR OU ON PEUT ACHETER LA CLOCHETTE QUI ORNE CELUI-CI.A bicyclette.et à sonnette PHOTOS JACQUES GRENIER LE DEVOIR ni I % Les sonnettes acheminées à l’atelier Dring Dring sont démontées une à une et on y applique une décoration ou une fantaisie.LIO KIEFER Depuis un peu plus d’un an, Dring Dring est en passe de devenir la première faiseuse de sonnettes au Québec.Sonnettes pour vélos, décorées avec talent, qui font craquer aussi bien les petits que les grands.Histoire d’une aventure qui sonne bien.On pourrait la situer entre la fée Clochette et une héroïne de téléroman made in Québec convivial.Annie Legroulx, la trentaine bien assumée, est un petit bout de femme qui oscille entre la femme d'affaires sans trop le savoir et un débordement d’idées à ne savoir qu’en faire.Que faire quand on a terminé des études de design d'environnement et qu’on a des vertus plein la tête?On se promène avec sa fille sur le Plateau à bicyclette.Et on s’aperçoit très vite que pour protéger adéquatement la prunelle de ses yeux, il faut surfer entre les conducteurs irascibles et leur indiquer qu’on exis- Dring Dring vient de mettre la main sur des vélos pliables à deux selles: une pour le parent, l’autre devant, plus basse, pour l’enfant te.La sonnette fait partie de cet engagement.Forte de cette constatation, Annie se met en quête de trouver une sonnette en ferraille quelconque qui ait une valeur sonore adéquate.Après avoir écumé les marchands et autres diffuseurs de bébelles «plastico-semi-sonnantes», elle tombe sur une sonnette perdue dans un magasin à rayons.Malheureusement ou heureusement (pour la suite de l’histoire), la sonnette est d’un ordinaire sordide pour ce qui est de sa couleur.Annie la peint et l’accroche fièrement à sa monture quotidienne.Chaque jour, sur le Plateau, on l’arrête.pour savoir où la clochette sympa se distille.Quelques sonnettes plus tard, grâce aux amis et aux passants attentifs, Dring Dring naît.avec, comme étude de marché, la demande grandissante.Pourquoi ne pas se faufiler comme faiseuse de sonnettes qui n’existent pas sur le marché?On en commande d'abord 500 et on les décore chacune avec soin.Petit à petit, on va chercher des subventions et on gagne des prix comme entreprise viable de l’année avec idée géniale, etc.Aujourd’hui, Dring Dring tient dans un couloir et une petite pièce avec fournaise intégrée.Les sonnettes arrivent nues et sont d’abord livrées à une entreprise de réinsertion nommée Forme-tal, qui applique à la sonnette une couleur de base sans solvant.Ensuite, elles sont acheminées à l’atelier Dring Dring, où elles sont démontées une à une pour qu’on y applique une décoration, un design, une fantaisie, le tout réalisé avec des peintures sans solvants.Pour la distribution de sonnettes dans les boutiques cadeaux, on retrouve des thèmes animaliers, là où la grenouille, la vache, le cochon, la coccinelle, le chat ou les fleurs sont à l’honneur.Pour la distribution dans les boutiques de vé- los ou les salons, Dring Dring va dans le design en spirales ou dans un graphisme plus condensé.On passe ensuite les cloches de sonnettes au four et on les assemble.Aujourd’hui, trois personnes sont à l’emploi de Dring Dring.Deux à la peinture, une à l’assemblage.Et comme une sonnette d’idées n’attend pas l’autre, Dring Dring vient de mettre la main sur des vélos pliables à deux selles.Une pour le parent, l’autre devant, plus basse, pour l’enfant.Deux guidons et une manière d’arpenter la ville sur deux roues en toute sérénité.Pourquoi ce vélo?«Parce que cela n’existait pas et que je trouve qu ’avec un enfant en ville et en vélo.» Annie est lumineuse et peut vous démontrer en quelques minutes le côté pratique et l’efficacité de ses sonnettes et de ses nouveaux vélos.«Je veux mieux consommer et garder mes objets de consommation plus longtemps.» On peut acheter directement chez Dring Dring ces sonnettes qui se détaillent 20 $ et ces vélos pliants à deux selles qui se vendent aux alentours de 200 $, avec des couleurs Dring Dring.Con> me celles des gommes à mâcher.¦ Annie Legroulx: «¦ (514) 891 1676, annie@dringdring.ca, www.dringdring.ca Collaborateur du Devoir BRÉSIL Sào Paulo, mégalopole du luxe kitsch Faisant fi de la misère, la capitale économique du Brésil est le QG des nantis avec ses bars, ses luxueux hôtels, ses boutiques avec héliport.VÉRONIQUE MORTAIGNE Sào Paulo — Le poète brésilien Auguste Campos, né en 1931 à Sào Paulo, a calligraphié le mot luxo, «luxe» en français, sur un pliage.A l’intérieur, une lettre change, laissant apparaître le mot lixo, «poubelle».Si la cohabitation du luxe et du pire est devenue un poncif en matière de paysage brésilien, Sào Paulo, sa capitale économique, incarne au plus près la terre de contraste sud-américaine.Mais avec 35 % du produit intérieur bryt (PIB) brésilien concentré dans l’Etat de Sào Paulo, la mégalopole est bien une capitale du luxe avec ses fashion weeks (semaines de la mode), ses parcs semés des oeuvres d’Oscar Niemeyer, architecte du béton courbe, et ses biennales d'art contemporain.La mégalopole est passée de 30 000 habitants en 1870 à 18 millions en 2005, devenant ainsi la quatrième ville du monde, la plus grande de l'hémisphère Sud.Fondée en 1554 par une poignée de jésuites, elle affiche aujourd’hui 2578 gratte-ciel La «ville hospitalière», comme elle se définit, se targue d’abriter 900 000 citoyens d’origine japonaise et prés de trois millions de descendants d'Italiens.Des sushis magnifiques, de la mozzarella comme au pays des buffles, des cantinas à foison et des taboulés syro-libanais en veux-tu en voilà.En cinq siècles, Sào Paulo a fait de son gigantisme sa force et sa bizarrerie.Sào Paulo est une ville «à l’américaine», avec ses centres commerciaux, ses quartiers résidentiels, ses poches de misère.Elle est pourtant fascinante, contrepoint énergétique des langueurs hédonistes de Rio de Janeiro, l'ancienne capitale du Brésil.Des cabas au prix du foie gras Ville extrême où l'argent coule à flots, Sào Paulo est, selon les géographes, «une mer de collines», totalement ondulée.Sur une de ces protubérances, le quartier du Jardim Paulista descend de part et d'autre de l’avenue Paulista, symbole du succès économique de la ville, avec son architecture contemporaine époustouflante, coupée de quelques vieilles demeures de maître, vestiges des baronnies du café du XK" siècle.Paradis du promeneur, ces anciens «jardins» sont une zone protégée du grand risque.Videurs et physionomistes en costume noir ou bleu marine devisent aux portes avec leurs confiéres chauffeurs et gardes du corps.Au coeur de la ville disparate, ce triangle d’or protège les chanceux de l’économie mondiale et le chaland étranger.Boutiques de luxe, restaurants nouvelle cuisine et arrêts branchés.Par exemple, au Clube do Chocolate, dans la rue Haddock Lobo, sans doute une des plus chères au Monopoly pau-liste, avec la rue Oscar Freire, l’équivalent tropical d’une rue Saint-Honoré.Sur fond de musiques électroniques — Sào Paulo est un grand pourvoyeur du style —, on peut y acheter des canettes de guarana (boisson gazeuse très populaire à base de graines amazoniennes), mais ici, il sera rose bonbon au lieu de marron clair, et bio.Ou encore des t-shirts pour fashion victim, des cabas rayés en plastique, comme sur les marchés du matin, mais au prix du foie gras importé.De l’autre côté de la Paulista, Ruy Ohtake a construit l’hôtel Unique dans un espace protégé des buildings.L'architecte a imaginé un demi-cercle percé de hublots, une sorte de pastèque suspendue, tenue par deux colonnes de béton.L’Unique est en effet unique: noir et blanc avec nuance de bleu, hall monumental courbes, quatre plaques de béton enfoncées dans les baies vitrées et terrasse à la vue exceptionnelle.Parce que l’édifice est posé en contrebas, il met au niveau de l’œil les alignements de gratte-ciel a l'horizon.La nuit une incursion au bar Skye, au bord de la piscine (rouge), tient de l'exceptionnel Vins, caipi-roscas (version de la caipirinha avec vodka a la place de la cacha-ça.l'alcool de canne à sucre), mu- PAULO WHITAKER REUTERS L’avenue Paulista, à Sâo Paulo.sique lounge, bossa techno et jeunesse dorée.Il arrive parfois que la richesse se retrouve à l’étroit et doive transhumer vers des quartiers modernes et prometteurs.En témoigne le magasin Daslu, 20 000 m* de luxe absolu, «shopping-bunker» qui est passé en 2005 du quartier chic de Vila Nova da Concessào au chantier d’un futur noyau d’urbanisme futuriste en bordure de la Marginal Tiété, sorte d’autoroute urbaine longeant le fleuve, ultra pollué, du même nom.Sorte de carré avec colonnades façon grecque antique qui a coûté 50 millions de dollars, le Daslu reçoit ses clients privilégiés avec faste.Voituriers en queue-de-pie et casquette blanc et noir, soubrettes accortes en tablier brodé, vendeuses «vitrines» portant la marque maison.On trouve de tout au Daslu: des sacs Vuitton, des jeans Dolce & Gabbana, des chaussures Gucci, des pulls Chanel, le tout importé.Du parfum, des voitures (Mini Cooper et Ma serati), des télévisions à écran plat, des modèles de yachts.On peut aussi arriver en hélicoptère par les toits et se rafraîchir au bar à champagne dessiné par David Collins, l’architecte préféré de Madonna Aux jet-setters ou aux chalands argentés — des urbains, mais aussi bon nombre de richissimes fer miers venus de l’intérieur de l’Etat de Sào Paulo, en général à bord de 4X4 blindés avec gardes du corps en seconde voiture —, le Daslu propose «un cadre de vie protégé».De l'autre côté du Tiétê, la favela du Coliseu, pauvre parmi les pauvres, dont le revenu mensuel moyen d’un habitant n’atteint pas le prix du ticket de stationnement: 30 reals, tarif en relation avec le standing du magasin.Le Monde Question de curiosité.Julie Audette Coach «n nutrition SI 4.295.9307 alajulieQsympatico.ca lajuli* corn 7234, ru* St-0»nii.Montréal, Québ*c H2R 2E2 SANTÉ Santé sur la Terre U v" ¦«r1*' Carole Valllires Pile poil on est samedi et c'est le Jour de la Terre.Pauvre Terre.J’en ai une bonne à vous conter, vous en croirez à peine vos yeux: le plus grand magasin militaire des Etats-Unis a plus que triplé son stock de produits biologiques.C’est la categorie de l'inventaire qui grossit le plus rapidement.Qu’ils aiment en particulier les épinards, les bananes et les salades mélangées, ça me touche.Si les gardiens de la droite raide se mettent à manger bio, qu'est-ce qu’il va nous rester?Eh bien, la Terre, justement.C'est un vaste champ de bataille, et pas que pour les militaires.Si on prend la terre, la vraie terre brune, il y a des batailles qui se jouent sans que notre regard urbain s'étire jusque-là.Peut-être avez-vous vu Tabou (e) à la télé jeudi passé, le documentaire de Mario Desmarais.Le goût des patates et des maïs m'est passé d’un coup.Si on se met à utiliser les résidus des égouts des villes pour engrais-ser nos champs, y épandant des antibiotiques et des métaux lourds sous la forme d’engrais, je ne joue plus.Autant jeûner chaque fois que je ne peux acheter du bio certifié.Soufflons un peu: Montréal ne le fait pas, la Suisse l'a interdit, la France et les Etats-Unis en payent le prix et les autorités nient.Iài région de Sherbrooke s'y est mis, je me zippe, je ne parlerai pas de notre premier ministre.Ottawa est aux prises avec le débat et les maladies.et les boues d’égoût dans la terre.le plus drôle, vous rirez jaune, c’est qu’en utilisant les restes d’égout, les gens parlenl de valorisation! La valorisation agricole.Je vous jure! ( )u encore on nous vend des engrais contenant des biosolides.Des biosolides! 11 faut tellement se méfier des beaux mots positifs quand c’est dit par les gens qui ont une salade à nous vendre! Aux Etats-Unis, l'agence de protection de l’environnement (EPA) dit qu'il n’y a pas de preuves documentées concernant un lien qui pourrait exister entre les morts, les maladies et les allergies liées aux boues d’épuration, et elle est bien placét* pour le savoir c’est elle qui devrait documenter les cas, et elle ne le fait j)as! Quand on est muet, sourd et aveugle, on ne peut pas trouver les problèmes et encore moins les solutions! Alors, quelle tactique classique adopte-t-on?On attaque la crédibilité et, si possibk*, on congédie.On se souvient de l’af fain' des trois vétérinaires de Santé Canada virés il y a deux ans pour avoir critiqué publiquement leur employeur, la même chose est ar rivé à ITiPA pour un microbiologie te qui a cru que la liberté d'expression valait pour les scientifiques.Voyons donc! Que l’environnement soit à la source de maladies, c'est certain, mais lesquelles?C’est facile quand c'est le printemps et que le pollen (lotte dans l'air.Sinon, établir un lien de cause à effet est laborieux, car notre corps est complexe.l'environnement est complexe, notre ignorance est grande et notre motivation est tiède.Quand c’est Tchernobyl, je ne dis pas.Mais quand c'est Walkerton, ça prend beaucoup de cris et d'agitation pour attirer l’attention des responsables ultimes.Ah: et sept morts.C’était aussi une usine d'épuration, souvenez-vous.Pour la boue d’épuration, des scientifiques affirment que seules les bonnes études sont montrées.On a dit la même chose pour le Vîoxx, et c’est après avoir compté des morts, beaucoup de morts très publiques, qu’on a forcé les autorités à réagir.Et c'est ainsi, cher ange, que les gens perdent confiance.Quand on déchire sa chemise devant le faible taux de participation à des élections ou le cynisme des gens envers la politique, il faudrait se rappeler ce genre d'événement .et l’énergie folle déployée par de simples citoyens pour dessiller les yeux de leurs édiles Dans son film, Mario Desmarais dit que la terre qui nous nourrit rétrécit comme peau de chagrin, qu'on est sensibilisés à la protection de l’eau, de l’air, des forêts, mais qu'on néglige de s’intéresser au sol qu'on cultive, qui ne représente que 2 % de la superficie du Québec mais est tout de même le début de la chaîne alimentaire.Va-t-on laisser les terres agricoles devenir des dépotoirs?Attendre qu'il y ait «assez» de morts pour penser que le principe de précaution n'est [>as qu’une expression d’intellectuels français en mal de littérature?On peut bien dire que le cancer du poumon est devenu le plus gnuul tueur et que le tabac en est responsable, mais le petit vent ayant tué le jeune qui a eu le malheur de dormir la fenêtre ouverte juste après qu’on a répandu des boues sur la terre d'en face n’est pas mort du ta bac.Le dépistage précoce des cancers est certes une mesure préventive, mais que dirait-on du principe de précaution comme attitude — faire des études long temps, longtemps — par exemple avant de nous faire manger des OGM, au lieu de chercher vite vite vite des profits?En ce jour de la Terre, nous pourrions être entendus, fa-haut.?livres reçus ¦ A.D*doux: Vivez mieux, vivez plus vieux, Editions de Mortagne.¦ K Kaehler: La Méthode Kaehler, Michel l^fon.Des actrices et leurs exercices de mise en forme pour un film.valliecafa hotmail, corn Si on se met à utiliser les résidus des égouts des villes pour engraisser nos champs, [.1 je ne joue plus.Autant jeûner chaque fois que je ne peux acheter du bio certifié.Sudoku par Fablan Savary 6 1 Niveau de difficulté MOYEN 0237 Placez un chiffre de 1 A 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque cotonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 A 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boite 3x3 Solution du dernier numéro 3 9 4 7 5 8 2 1 8 1 6 2 9 4 3 5 8 7 8 7 cj 1 G 2 4 9 3 6 3 7 2 1 5 8 4 9 4 8 1 3 9 7 6 5 2 2 5 9 4 8 6 7 3 1 5 4 3 6 2 9 t 7 8 9 i 6 8 7 4 3 2 5 7 2 8 5 3 1 9 6 4 0236 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudokus inédits de 4 ntvssux d* difficult* par noirs expert Fabien Sevsry En sack»»»»** sur e WM «M Mordu» www.les-mordus.com LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 AVRIL 2006 SAMEDI SAVEURS Chaque année, avec le printemps, la bonne vieille bouteille de sirop d’erable réapparaît sur nos tables.Quoi de mieux , en effet, pour accompagner les crêpes MATINALES?MAIS POURQUOI NE CONSOMMENT-ON PAS CE PRODUIT TYPIQUEMENT CANADIEN A LONGUEUR D’ANNÉE?Et QUE FAIRE AVEC LE SURPLUS DE SIROP ENTREPOSE À LA Fédération des producteurs acéricoles du Québec?Redécouvrir le bon vieux sirop d’érable PHOTOS PHILIPPE MOLLE Marc Carignan, transformateur et bouilleur de sirop, attend patiemment le sirop en compagnie de M.Lamy.M.Carignan ose A peine dire ce qu’il pense d’une fédération en plein désaccord.Pourtant, dans sa petite boutique attenante à la salle de préparation, la famille Carignan se tire bien d’affaire avec ses produits dérivés de l’érable.Philippe Mollé es surplus qui n’en finissent pas, des producteurs mécontents et un sirop dont les consommateurs ne veulent que durant le temps des sucres?Et si les érables s'arrêtaient de couler durant deux ans, cela réglerait-il le problème du surplus de sirop?A demi-mots, Marc Carignan, transformateur et bouilleur de sirop, ose à peine dire ce qu'il pense d’une fédération en plein désaccord.Pour-tant, dans sa petite boutique attenante à la salle de préparation, la fiunille Carignan se me le SIAL à Paris ou le salon Foodex au Japon.La bonne recette made, in Canada va même plus loin: prendre deux onces de sirop d’érable du Québec, une once de saumon fumé très ordinaire de la Colombie-Britannique, ajouter un soupçon de police montée et une touche d’Amérin-dien en parure de plumes, terminer le tout avec un tour de ceinture fléchée.Et hop! A nous les Rocheuses! Pourtant, certains innovateurs, comme Laurent God-bout, un chef talentueux de la rue Saint-Paul dims le Vieux-Montréal, ont compris depuis longtemps l’intérêt commercial à travailler un produit aussi noble et aussi intéressant que l’érable.Depuis deux ans, il commercialise le sirop d’érable avec une multitude de recettes, rendant ainsi le produit à usage courant.Rendre l’érable démocratique et à usage quotidien est un souhait que partagent de jeunes créateurs.Le problème demeure, comme pour la canneberge à une époque, que le produit est relativement cher et associé à une époque de l’année: le printemps.Si les érables ne coulaient plus, le produit deviendrait JACQUES NADEAU 1 F DEVOIR tin' bien d’affaire avec ses produits dérivés de l’érable.Une salle qui pourrait fain1 penser au laboratoire d’un pharmacien, mais qui ne peut en rien cacher les effluves sucrés qui s’en dégagent.11 est triste de s’apercevoir que, lorsque la question est posée, des directeurs de Centre local de développement (CLP) ne voient pas l'occasion d’un développement durable et commercialement intéressant pour le sirop d'érable.Pourquoi, au lieu d'investir des millions de dollars dans la commercialisation, ne pas miser sur la re-chen’he et le développement du meilleur produit agroalimentaire québécois, dont 75 à 80 % de la production mondiale est québécoise?Autant de questions qui in- 3uiètent les moyens et grands producteurs e sirop, qui aimeraient bien que l'on passe à autre chose.L'image touristique Les étrangers, qui se rendent par centaines en autobus visiter les cabanes de Pierre Faucher, ouvertes durant Tète, parcourent l’erablière en wagons-tracteurs comme on visite les jardins de Versailles.L’érable est mythique, d’autant plus que sa feuille est le symbole du drapeau canadien.Rien à voir avec le sirop Lambert pour la toux, mais un sirop comme celui de Liège en Belgique, dont on use abondamment sur les gaufres.Le sirop d’érable, en Asie comme en Europe, est exotique et ne fait partie en rien des habitudes de consommation de ces peuples.Au contraire, cette touche d'exotisme est souvent cultivée lors d'èvenements com- Un prix pour tous ?Certains pourraient penser que, pour écouler le surplus des stocks de sirop d’érable, on pourrait vendre le sirop à meilleur prix.Une solution que n’envisage pas la Fédération des producteurs acéricoles du Québec et qui pourrait créer une «mauvaise habitude».Alors, pourquoi ne pas augmenter la notoriété du produit en créant des crus, des millésimes, ou ne pas suspendre la production dans certaines zones pendant deux ans afin de rétablir des inventaires actualisés?Chaque Québécois dispose en principe chez lui d'au moins une boîte de sirop d’érable.Avec la mode commerciale des oméga-3 utilises à toutes les sauces, les producteurs pourraient avec humour envisager un sirop riche en vitamines, sans sucre ajouté et riche en oméga-3! Un succès assuré qui viderait les surplus dans le temps de le dire.Dommage que l’on n'envisage pas de constituer des entités régionales, un concours au sein des pâtissiers du Québec afin de créer une ou et recherché, tout comme la truffe et le caviar plusieurs recettes à base de sirop d’érable.Avec les nouvelles appellations réservées ou fermières en vigueur au Québec, pourquoi ne pas envisager un produit avec IGF ou AOC?Difficile de croire que certains producteurs fonctionnent encore au pif ou au thermomètre à sirop, sans valider pour autant avec un réfractomètre la densité exacte de cuisson.Très important car cela assure aussi le classement du sirop, de clair à foncé, et justifie ainsi le prix à payer.Rien à voir avec le goût ni avec ceux qui préfèrent le sirop plus foncé au sirop plus léger ou plus faible en goût.Avec cette saga qui ne cesse d'alimenter les discussions entre producteurs affiliés, il n’en reste pas moins qu’il faut toujours 40 litres d'eau d’érable pour produire un litre de sirop et que 180 000 barils hantent les entrepôts de la Fédération sans qu’on sache quoi en faire.Avec les changements climatiques et le réchauffement de la planète, la montée de la sève d’érable pourrait en être bouleversée, ce qui changerait radicalement le goût du sirop.Si les érables ne coulaient plus, le produit deviendrait rare et recherché, tout comme la truffe et le caviar.Le cours du sirop remonterait et le banal sirop deviendrait un produit de luxe.Deux ans suffiraient pour rétablir un stockage normal et rendre le produit en attente.Le temps des sucres pourrait bien se transformer en période de pleurs acides si les érables ne coulaient plus.Désormais, les érables se cachent pour pleurer.Classification du sirop ¦ Extra clair AA ¦ Clair A ¦ Médium: B ¦ Ambré: C ¦ Foncé: D Philippe Mollé est conseiller en alimentation.On peut l'entendre tous les samedis matins à l'émission de Joël Le Bigot.Samedi et rien d’autre, à la Première Chaîne de Radio- Canada.L’érable est mythique, d'autant plus que sa feuiDe est le s vin bole du drapeau canadien.C’est d’ailleurs la forme qu’ont adoptée ces délicieux bonbons à l'érable.La recette de la semaine Blanquette de veau à l’ancienne Pour 4 personnes - 500 g de cubes de veau de lait -1 oignon émincé -1 carotte en dés - 2 feuilles de laurier - Sel et poivre au goût -125 ml de petits oignons perlés - 250 ml de champignons en quartiers - 30 ml de beurre -125 ml de crème à 35 % -2 jaunes d’œuf - 30 ml de jus de citron -15 ml de persil haché Faire blanchir les cubes de veau, puis disposer dans un faitout avec l’oignon émincé, la carotte et les feuilles de laurier, et couvrir d’eau.Assaisonner de sel et de poivre.Laisser cuire à feu doux environ 30 minutes sans couvrir.Blanchir les petits oignons.Dans une casserole, ajouter les champignons et les petits oignons et laisser colorer avec le beurre 2 minutes.Retirer les morceaux de veau, décanter et conserver environ 500 ml de bouillon de cuisson.Mélanger la crème avec les jaunes et épaissir avec le bouillon.Remettre ensemble le veau et la garniture dans la sauce et maintenir à petits frémissements sans faire bouillir.Terminer avec le jus de citron et le persil haché.Servir sur un riz pilaf.GASTROSCOPIE Charlevoix et ses nouveaux chefs Deux établissements réputés de la région de Charlevoix inaugurent la saison 2006 avec de nouveaux chefs en cuisine.La Pinsonnière, qui vient tout juste de se refaire une beauté avec ajout de suites et de confort, vise le relais gourmand de la chaîne Relais & Châteaux avec l’arrivée du talentueux chef Pierre Guiraud, ancien de chez Girardet, et Guy Dutournier.L’autre établissement tout aussi prestigieux dans la région est l’Auberge des 3 Canards, qui vient aussi de subir un heureux et bénéfique rajeunissement et qui voit avec joie l’arrivée du nouveau chef Mario Chabot anciennement chef aux Trois Tilleuls et aux Chanterelles à Saint-Denis-sur-Richelieu.\ a Revues gastronomiques et nouvelles du printemps Deux revues qui touchent à l’art de vivre ainsi qu'aux plaisirs festifs et vineux font leur entrée ce printemps.Vivre dans sa ville avec Week-End MontréaI.CA, un magazine qui propose des chroniques sur les fromages et boutiques.Aussi, le magazine Vins et Vignobles, qui nous entraîne en Toscane pour faire découvrir le cassis de Bourgogne.Disponibles en kiosques La Pinsonnière SOURCE LA PINSONNIERE BIBLIOSCOPIE PAIN Jqsée Fiset et Éric Blais Éditions de L’Homme 2006 142 pages (Jéniale idée de Josée Fiset et d’Éric Blais, qui présentent ce livre pour faire votre pain de la plus simple façon à la maison.En aucun cas une copie des fameuses et réputées boulangeries de la famille Première Moisson, mais des recettes qui nous font saliver juste en les lisant flüi II .W RTISANS de la TABLE ¦¦¦¦¦¦¦¦¦ iGS DOUCEURS du MARCHÉ CONFISERIE ÉPICERIE FINE « Produis fini et inusités du monde.Un des plus grands choix d'huiles d'olive au Québec.> Philippe Moflé MARCHÉ ATWATER 939-3902 U I LL stations , Montreal Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Micheline Ruelland au >14-985-3457
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