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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2002-04-26, Collections de BAnQ.

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CULTURE Les neuf vies de GrimSkunk Page B 7 C’EST LA VIE La revanche des vieux utérus Page B 1 w \v w .1 e (1 e v o i r .e o ni DEVOIR V o L .X C I I I N ° D 1 ?L E V E X I) R E I) I 2 «i A V R I L 2 0 0 2 Violent, dites-vous?' * m 0 Si à 4 T< /> Ül JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Le jeu est robuste, mais nous sommes en séries éliminatoires», dit l’ex-instructeur des Nordiques et des Rangers de New York.Une série bien civilisée Rien ne battra jamais la rivalité entre le Canadien et les Nordiques, croit Michel Bergeron VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Michel Bergeron connaît bien la fébrilité des séries éliminatoires.En dix ans comme entraîneur, il a vu son équipe accéder à ce test ultime à huit reprises.D en a mâché de la gomme, derrière le banc.Il a vociféré.Il a cassé des bâtons.Il a aussi crié de joie.Maintenant que bien des marées ont passé, l'ancien entraîneur se permet même de rêver de longues séries.pour Montréal.«Dans le temps, il n'y avait personne qui haïssait le Canadien plus que moi.Mais les temps changent.[.] Moi, j’aime ceux que je connais.J’aime mieux que le Canadien gagne, comme j’aime mieux que les Expos ou Éric Lucas gagnent.» Le 20 octobre 1980, Michel Bergeron est devenu le premier entraîneur-chef francophone de la Ligue nationale de hockey.Il a dirigé les Nordiques jusqu’en 1987.Après un séjour de deux ans à la barre des Rangers de New York, il est revenu à Québec pour la saison 1989-90.Sous son règne, la rivalité entre les équipes de Québec et Montréal a connu des sommets.Celui qu’on a surnommé «le Tigre» regarde la journaliste du Devoir A’un drôle d’air lorsqu’elle lui demande s’il trouve les rencontres de cette série particulièrement violentes.«Rien ne va battre la rivalité entre le Canadien et les Nordiques, croit-il.Ça allait au delà des équipes.C'était deux villes, deux brasseries et des journalistes des deux côtés.Et chaque équipe comptait 12 ou 13 Québécois dans son alignement.Moi, je ne vois pas de grosse rivalité aujourd'hui.Le jeu est robuste, mais nous sommes VOIR PAGE A 10: SÉRIE Autres informations en page B 6 Proche -Orient Le prince Abdallah écarte le recours à l’arme du pétrole D'APRÈS AFP ET REUTERS Crawford, Texas — Le président américain George W.Bush a appelé hier Israël à achever son retrait des territoires palestinien'' après un sommet au Texas avec le prince héritier saoudien Abdalllah ben Abdel Aziz, sommet qu’il a qualifié de «très cordial» et au cours duquel le prince a écarté le recours à l’arme économique du pétrole.«Israël doit achever son retrait, ce qui doit inclure une solution non violente à Ramallah et à Bethléem», a déclaré M.Bush à la presse à l’issue de ce sommet, en référence au siège du quartier général du président palestinien Yasser Arafat à Ramallah et à celui de la basilique de la Nativité à Bethléem, qui dure depuis plus de trois semaines.«L’Autorité palestinienne doit en faire plus pour ar- VOIR PAGE A 10: ABDALLAH Bush appelle au retrait d’Israël du territoire palestinien INDEX Annonces.A6 Avis publics .B 2 Idées.».A9 Monde.A 5 Bourse.B 4 Mots croisés.A 7 Cinéma .B8 Météo.A6 Culture.B 7 Cest la vie.B 1 Économie.B 5 Sports.B 6 Éditorial.A 8 Télévision.B 6 D’abord, briser la relation prostituée -revendeur La police présente son plan d'action contre la prostitution aux citoyens du Centre-Sud iSExm 4' 1 ¦À JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les citoyens du Centre-Sud ont souvent manifesté leur exaspération face à la prostitution de rue depuis deux ans.BRIAN MYLES LE DEVOIR Les policiers des escouades de la moralité et des stupéfiants marcheront main dans la main cet été dans les rues du centre-sud de Montréal pour contrer les maux associés à la prostitution.Les petits revendeurs de drogue qui approvisionnent les prostituées sont dans la mire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Ils seront traqués par les agents de la moralité et des stupéfiants pour être ensuite traduits en justice.Le SPVM estime que ces trafiquants à la petite semaine ont pris le rôle des souteneurs (les pimps) dans l’organisation de la prostitution de rue.I>es filles en viennent à vendre leur corps pour acheter de la drogue ou effacer leurs dettes.En s’attaquant à ces revendeurs, les policiers espèrent réduire l’offre de drogue.Il reviendra ensuite au réseau de la santé de première ligne de prendre en charge les femmes qui s’adonnent à la prostitution de rue.S’ils réussissent à briser la relation prostituée-revendeur, les policiers croient qu’il sera plus facile pour ces femmes de sortir de leur isolement et de leur dépendance.«On veut que les filles soient prises en charge», a commenté Maurice Beaudoin, commandant du poste de quartier 22.Le plan a reçu l’assentiment des principaux acteurs du secteur communautaire: Stella, Spectre de VOIR PAGE A 10: PROSTITUTION «On sait que le phénomène de la prostitution de rue est lié à la consommation de stupéfiants» 8 7e* t a x K s 1 $ Pénurie de terrains vacants à Montréal Moins de 10 km2 sont disponibles pour de nouveaux logements FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR En pleine crise du logement, Montréal est aux prises avec un autre grave problème.En effet, son territoire ne compte plus qu’une vingtaine de kilomètres carrés de terrains libres pour la construction résidentielle.Pis encore, 60 % de ces terrains sont contaminés, selon les chiffres recueillis par 1* Devoir, ce qui signifie que file compte actuellement moins de dix kilomètres carrés de terrains disponibles, une superficie qui équivaut grosso modo à celle du mont Saint-Bruno.Cela occasionne des problèmes, surtout d’ordre financier, ixjur les promoteurs qui souhaitent faire affaire sur file plutôt qu’en banlieue.Malgré l’existence de programmes de subventions à la réhabilitation des sols, le nettoyage d’un terrain contaminé coûte cher, ce qui en rebute plus d’un.Cela explique, très partiellement s’entend, que depuis sept ans, seulement 16 % de toutes les nouvelles constructions résidentielles de la région métropolitaine ont été faites sur File de Montréal.Il y a un sérieux problème, reconnaît le responsable de l’aménagement du territoire au comité exécutif, Robert Libman.«Il faut absolument trouver des incitatifs pour attirer les promoteurs sur lïle de Montréal, a-t-il indiqué en entrevue.Il faut également changer le zonage à plusieurs endroits pour permettre plus de développement résidentiel.» Chaque année depuis 1994, quelque 18 500 logements sont construits dans la grande région de Montréal.De ce nombre, seulement 3000 voient le jour sur File, une situation pour le moins inquiétante puisque la moitié de la population de la région y est concentrée.Pas surprenant que le mot «crise» précède toujours le mot «logement» par les temps qui courent L’arrondissement Ville-Marie ainsi que ceux de l’extrême est de File, soit Rivière-des-Prairies et Pointe- « Il faut changer le zonage à plusieurs endroits pour permettre plus de développement résidentiel » VOIR PAGE A 10: TERRAINS Procès de Maurice Boucher Le juge appelle le jury à la prudence quant à la crédibilité de Gagné BRIAN MYLES LE DEVOIR Le juge Pierre Béliveau a servi une sévère mise en garde au jury à propos de la crédibilité de Stéphane Gagné en relevant hier 31 «contradictions, omissions ou invraisemblances» dans le témoignage que le délateur a livré contre Maurice Boucher.IjC jury a amorcé ses délibérations hier après-midi après que le juge Béliveau eut complété la lec-ture de ses directives.Comme son rôle de «maître du droit» Fy oblige, le juge a attiré l’attention du jury sur les problèmes de crédibilité des délateurs Stéphane Gagné et, dans une moindre mesure, Serge Boutin.Un juge est tenu d’alerter le jury à propos des témoins «tarés», c’est-à-dire des individus qui ont vécu du crime toute leur vie, qui ont l’habitude du mensonge ou qui font preuve d’un seuil moral atrophié.Mais la Couronne a l’impression que le juge n’y est pas allé de main morte.Des débats hors jury très tendus ont ponctué le procès de Boucher pour l’assassinat de deux gardiens de prison et une tentative de meurtre sur un troisième.Les prises de Les prises de bec ont souvent opposé la procureure de la Couronne, France Charbonneau, au juge Béliveau VOIR PAGE A 10: JUGE .b I 778313000689 A 2 LE DEVOIR.LE VENDREDI 2 C AVRIL 2 0 0 2 LES ACTUALITES -g-1-n- Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeu* un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant Vasco Troqi CAFÉ VIA DANTE Permis additionnel 251,rue Dante 9114-1093 Québec inc.BAR LA RIPAILLE 50, boul Industriel Repentiqny (Québec) J6A 4X6 Dossier: 160-788 9088 4685 Québec inc.BRASSERIE J.P.6005, boul Henri Bourassa Ouest Saint Laurent (Québec) H4R 1C4 Dossier 172-130 Thithu Van Nguyen I Restaurant RESTAURANT HO pour vendre TIEN 75, rue Ste Anne Sainte Anne de Bellevue (Québec) H9X U9 Dossier; 174-748 1 Bar avec 50, boul.danse et spec Industriel tacles sans Repentiqny nudité (Québec; 1 Bar sur terras- J6A 4X6 se (suite à une cession) 1 Restaurant 6005, boul.pour vendre sur Henri terrasse Bourassa Ouest Saint Laurent (Québec) H4R 1C4 75, rue Ste Anne Sainte-Anne-de Bellevue (Québec) H9X 1L9 1 Restaurant 590, rue Jarry pour vendre sur Est terrasse Montréal (Québec) H2P1V5 Permis additionnel 1 Bar sur terras Restaurant Québec Deli inc.RESTAURANT QUEBEC DELI INC.590, rue Jarry Est Montréal (Québec) H2P1V5 Dossier: 240-150 9044 5024 Québec inc.BAR OLYMPIA 3240, rue Rachel Montréal (Québec) H1W 1A4 Dossier: 281 113 Chip Reit no.37 Prolongation operation Ltd.des heures HOTEL DELTA MON d'exploitation TREAL avec vente et 450, rue Sherbrooke consommation Ouest d'alcool dans Montréal (Québec) un Bar avec H3A 2T4 autorisation de Dossier: 353 821 spectacles du 16 au 20 juillet 2002 de 3h00 am.à 5h00 am.2700115 Canada Changement de 3560, rue inc, capacité de 1 Masson RESTO-BAR U-TURN Bar existant Montréal 3560, rue Masson (Québec) Montréal (Québec) H1X 1R9 H1X 1R9 Dossier: 361 279 3240, rue Rachel Montréal (Québec) H1W 1 A4 450,rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A 2T4 Restaurant Vichy inc.RESTAURANT VICHY 5819, boul.Léger Montréal-Nom (Québec) H1G 1K7 Dossier: 381-442 Rocco Mendaglio CAFE shooters 6414, boul.Monk Montréal (Québec) H4E 3H9 Dossier: 457-663 Michel Zabitsky pour une compagnie à être formée MIMI 9 11, rue Duluth Est Montréal (Québec) H2W1G7 Dossier: 574-798 2435 3385 Québec inc.CHEZ RITZ ENR.7264, lue St-Zotique Anjou (Québec) HIM 3G6 Dossier: 782-375 Changement de 5819, boni catégorie de Léger Restaurant pour Montréal-vendre à Nord Restaurant pour (Québec) servir H1G1K7 Changement de 6414, boul.capacité dans 1 Monk Bar existant Montréal (Québec) H4E 3H9 3 Bars dont 1 sur terrasse 9-11, rue Duluth Est Montréal (Québec) H2W1G7 Addition d'au 7264, rue St- torisation de Zotique danse dans un Anjou Restaurant pour (Québec) vendre existant H1M3G6 Van Houtte inc.VAN HOUTTE CAFÉ 705, Ste-Catherine Ouest, local 3-122 Montréal (Québec) H3B 4G5 Dossier: 937 284 Norasing Thipsouvanh, Khilikhone (Resto Karaoke-pra-keo, s.e.n.c.) RESTO KARAOKE-PRA KEO 4245, boul.Sainte-Rose Laval (Québec) H7R 1V5 Dossier: 957 001 2959 93% Québec inc.BAR LE MAIN EVENT 6180, rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H4B 1T6 Dossier 9%-421 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 705, Ste Catherine Ouest, Local 3 122 Montréal (Québec) H3B 4G5 Addition d'au 4245, boul.torisation de Sainte Rose danse dans un laval Restaurant pour (Québec) H7R 1V5 vendre avec autorisation de spectacles sans nudité (suite à une cession) Prolongation 6180, rue des heures de Saint Jacques 3h00 am.à Montréal 8h00 am.du 31 (Québec) mai 2002 au 30 H4B 1T6 juin 2002 avec vente et consommation d'alcool dans 2 Bars dont 1 avec danse et spectacles sans nudité 251, rue Dante 1 Restaurant Montréal Montréal (Québec) pour vendre sur (Québec) H2S1K3 Dossier: 997-130 terrasse H2S 1K3 Manufacturier véni- 2 Bars avec 426, rue tiens spek inc.danse et spec- Lafleur CLUB LIQUIDE CITÉ tacles sans LaSalle 426, rue Lafleur nudité (Québec) LaSalle (Québec) 1 Bar sur terras- H8R 3H6 H8R 3H6 se avec danse Dossier: 1021 203 et spectacles sans nudité Leonid Likhten 1 Restaurant 5184A, che- LA CAVERNE pour servir avec min Côte-des- 5184A, chemin autorisation de Neiges Côte-des Neiges Montréal (Québec) danse Montréal (Québec) H3T 1X8 Dossier: 1077 056 H3T 1X8 Gioacchino Arduini Changement 3055, boul.CABARET RED d'autorisation Cartier Ouest LIGHTS de 1 Bar avec Laval 3055, boul.Cartier danse et spec- (Québec) Ouest tacles sans H7V 1J4 Laval (Québec) nudité à 1 Bar H7V 1J4 avec danse et Dossier: 1087-089 spectacles avec nudité Lien Chau et Yiu 1 Restaurant 4147, boul.Wah Shek pour vendre Saint-Laurent (La maison paon S.Montréal E.NX) (Québec) LA MAISON PAON 4147, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W1Y7 Dossier: 1106-921 H2W 1Y7 9112-6151 Québec 2 Restaurants 5145, avenue inc pour vendre du Parc PIZZA ADAM dont 1 sur ter- Montréal 5145, avenue du rasse (Québec) Parc Montréal (Québec) H2V 4G3 Dossier: 1113-828 H2V 4G3 9012-1732 Québec Prolongation 3, Place du inc.des heures Commerce, BAR FUZZY d'exploitation Suites JLMN 3, Place du de 03h00à Brossard Commerce, Suites 08h00 am le 2 (Québec) JLMN juin, 2002 avec J4W 2Z6 Brossard (Québec) consommation J4W 2Z6 d'alcool dans 2 Dossier: 1171-362 bars avec danse, proiec lions de films et spectacles sans nudité 9079-8901 Québec Changement de 6200, rue inc catégorie de 1 Sherbrooke BRASSERIE LE SUN Taverne à 1 Ouest SET Brasserie Montréal 6200, rue Permis addi (Québec) Sherbrooke Ouest tionnel H4B 1 M2 Montréal (Québec) 1 Brasserie sur H4B 1M2 Dossier: 1411 131 terrasse Astoria inc.Permis addi- 105, rue St- ASTORIA INC.tionnel Eustache 105, rue St- 1 Bar sur terras Saint- Eustache se Eustache Saint Eustache (Québec) (Québec) J7R2L4 Dossier: 1487 974 J7R 2L4 Placements Addition d'un 1474, rue Ste- Serqakis inc.LE SKY PUB DISCO- Bar sur terrasse Catherme Est (Demande Local 302 THÈQUE amendée) Montréal 1474, rue Ste- (Québec) Catherine Est, Local 302 Montréal (Québec) H2L2V1 Dossier: 1759-331 H2L 2V1 9106-2422 Québec 1 Restaurant 165, rue St- inc.pour vendre sur Charles Ouest RESTAURANT ZEN- D'O terrasse Longueuil (Québec) 165, rue St Charles Ouest J4H 1B2 Longueuil (Québec) J4H 182 Dossier: 1849-892 Kelsey's 1 Restaurant 460, Restaurants inc.pour vendre Autoroute KELSEY'S RESTAU- 1 Bar Chomedey RANT Laval 460, Autoroute (Québec) Chomedey Laval (Québec) H7X 3S9 H7X 3S9 Dossier: 1896-570 515791 N.B.inc.2 Bars dans 895, de la ACADIAN RAILWAY transporteur Gauchetière 895, de la public Montréal Gauchetière (Québec) Montréal (Québec) H3B 4G1 Dossier: 1897-099 H38 4G1 9114 0079 Québec 1 Restaurant 2, rue inc.pour vendre Sherbrooke RESTAURANT LE Est DEUX Montréal 2, rue Sherbrooke (Québec) Est H2X 1C2 Montréal (Québec) H2X 1C2 Dossier: 1897-966 Quebec ra o On prépare l'avenir Loi antiterroriste Ottawa déposera une troisième version de son projet de loi Le projet de loi C-42 n’aura été débattu que durant 45 minutes en cinq mois avant d’être retiré HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA C*est pour répondre aux craintes exprimées par l’oj> position et par certains de ses députés libéraux que le gouvernement a retiré sa seconde loi antiterroriste.Mais la nouvelle version qui sera déposée lundi ne devrait pas être fondamentalement différente.Au mieux sera-t-elle plus précise.•Nous pensons que les changements sont importants, évidemment, a indiqué hier une source proche du dossier.Mais si vous me demandez si des choses seront abandonnées, [je vous dirai que la nouvelle loi] porte encore sur les mêmes sujets fondamentaux, elle a la même portée.» Le gouvernement a annoncé mercredi qu’il retirait son projet de loi omnibus C-42 sur la sécuri- té publique qu’il avait déposé en novembre.Le projet de loi antiterroriste avait été décrié notamment parce qu’il permettait au ministre de la Défense de décréter des •zones de sécurité militaire» auxquelles l’accès, limité, serait contrôlé par les forces armées.Le libellé du projet de loi était vague quant à l’étendue des zones et aux circonstances dans lesquelles elles pouvaient être créées.Une autre source bien informée a laissé entendre hier que, étant donné le tollé soulevé par ses fameuses zones, le nouveau projet de loi serait différent à ce chapitre.Le Bloc québécois avait attaqué avec virulence cette disposition du projet C-42, affirmant s’être fait confirmer par des hauts fonctionnaires que la ville de Québec aurait pu être ainsi désignée pendant le Sommet des Amériques, l’année dernière, si la loi avait été en vigueur.De même, on craignait que cette loi soit invoquée en juin prochain pour renforcer indûment la sécurité lors du sommet du G8 à Kananaskis, en Alberta •Le gouvernement nous disait qu’on voulait faire peur au monde, que ce n’était pas sérieux, que ce n’était pas rigoureux comme critique.Im preuve [qu’on avait raison], c’est qu’il le retire, a dit le chef Gilles Duceppe.J’espère qu'ils ne reviendront pas avec les aberrations du premier projet de loi.» Quelques députés libéraux, le Montréalais Irwin Coder en tête, avaient déploré le trop grand pouvoir discrétionnaire accordé au ministre de la Défense.M.Cotler avait indiqué publiquement qu’il voterait contre la loi si elle n’était pas modifiée.Joint hier à Stockholm où il donnait une conférence sur le droit international et les droits de la personne, M.Cotler a dit réserver son jugement pour lundi •Je suis content qu’on introduise La décision d’une députée libérale aurait favorisé son mari Favoritisme ou sexisme ?Le Bloc québécois traite les Canadiennes en femmes soumises, dénoncent les députées libérales ISABELLE DUCAS PRESSE CANADIENNE Ottawa — Alors que des accusations de conflit d’intérêts ont continué à pleuvoir sur le gouvernement de Jean Chrétien, hier à la Chambre des communes, des députées libérales ont accusé le Bloc québécois de demander aux femmes d’être soumises à leurs conjoints.Les allégations des bloquistes à l’endroit de la députée Sue Barnes «ont blessé toutes les femmes du Canada», a dénoncé sa collègue Sarmite Bulle, aux Communes.Mercredi, le Bloc a dénoncé le fait que Mme Barnes, qui préside le comité parlementaire des finances, avait rejeté un amendement à un projet de loi qui aurait grandement aidé les microbrasseries.Mais la députée s’est placée en conflit d’intérêts, selon le Bloc, puisque son mari est l’un des dirigeants de la brasserie Labatt; il siège également au conseil de l’Association des brasseurs canadiens, qui s’opjxt-se aux demandes des microbrasseries.Sue Bames a écouté son mari et a fait ce qu’il lui demandait, a avancé mercredi le député Michel Gauthier.•Le Bloc veut-il dire que toutes les femmes élues sous la bannière de leur parti sont de simples portes-paroles des hommes qui sont dans leur vie?», a demandé la députée Diane Saint-Jacques.«[M.Gauthier] insinue que le fait d’être mariée rend [Mme Barnes] subalterne à son conjoint, a ajouté sa collègue Marlene Jennings.U sous-entend qu ’elle ne peut raisonner sans lui, ni penser, ni agir par elle-même.[.] Nous, les femmes libérales, ne sommes aucunement soumises à nos conjoints.» Ces affirmations du gouvernement sont «malhonnêtes», a répliqué le chef bloquiste, Gilles Duceppe, qui a maintenu les accusations de la veille contre la présidente du comité des finances.Par ses décisions, Sue Barnes «prend le parti des plus grandes brasseries au détriment des microbrasseries», a-t-il dénoncé.Se défendant à sa sortie des Communes, la députée au centre de la controverse a souligné qu’elle n’avait pas d’intérêt pécuniaire direct dans le sujet qui était en discussion et quelle ne se trouvait donc pas en position de conflit d’intérêts, ce qui lui a été confirmé par le greffier du comité.Outre le cas de Mme Barnes, l’opposition affirme que les agissements de deux candidats à la succession du premier ministre Chrétien, le ministre des Finances Paul Martin et la ministre du Patrimoine Sheila Copps, contribuent à la mauvaise réputation des politiciens dans la population.Un sondage publié en début de semaine par la Presse Canadienne indiquait que près de 70 % des Canadiens croient les politiciens corrompus.Paul Martin s’est retrouvé au centre d’une controverse récemment lorsqu’il a été révélé qu’un avocat de Calgary, Jim Palmer, offrait des conseils au ministère des Finances en matière de politique fiscale, en même temps qu’il recueillait de l’argent pour la campagne au leadership de M.Martin.Cette semaine, c’était au tour de Sheila Copps de se retrouver en mauvaise posture en raison des activités de financement de sa campagne au leadership.Son ministère a octroyé une subvention de 1 million au Walk of Fame de Toronto, un organisme dont le président se prépare à recueillir des fonds pour Mme Copps, lorsque la course à la direction du parti sera déclenchée.Chrétien doit intervenir pour sauver GM, dit le Bloc ISABELLE RODRIGUE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Ses ministres ayant baissé les bras, c’est au premier ministre Jean Chrétien d’intervenir personnellement pour assurer la sauvegarde de l’usine d’assemblage de General Motors de Bois-briand.a soutenu hier le Bloc québécois, appuyé de représentants syndicaux et du maire de la localité.La fermeture annoncée de l’usine, prévue en septembre prochain, peut encore être renversée et des milliers d’emplois conservés si M.Chrétien y met du sien, ont fait valoir les députés du Bloc, en conférence de presse et aux Communes, où une motion sur le sujet était débattue.La motion blâme le fédéral «pour son incapacité à véritablement défendre les tramilleurs de GM ainsi que l’ensemble des gens de la région et toute l’industrie automobile au Québec.On pense que le fédéral doit agir, et agir maintenant», a expliqué Gilles Duceppe, chef du Bloc.M.Chrétien devrait défendre l’usine de Boisbriand en se rendant à Detroit pour y rencontra- les dirigeants de GM, affinnent les différents intervenants, qui croient que le premier ministre n’a pas à puiser dans son bas de laine pour convaincre l’entreprise.«Je pense que M.Chrétien n’a rien à mettre sur la table.Il a à se déplacer, ce n’est pas un geste symbolique, c’est un geste important qu 'il a à poser pour dire qu'il faut garder cette industrie au Québec.Il faut que le Québec ait sa juste part», a mentionné Luc Desnoyers, directeur québécois du syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA).Avec le départ de GM, Québec se retrouve sans grands joueurs de l’industrie automobile sur son territoire.•Ce qu’on demande au gouvernement fédéral, ce n’est pas un miracle.On lui demande de refaire les mêmes efforts qui ont été faits en 1987.Des gens qui se sont impliqués [.j pour trouver une solution et forcer GM à s'asseoir à une table», a pour sa part fait valoir Robert Poirier, maire de Boisbriand.En 1987, Québec et Ottawa avaient avancé un prêt de 220 millions à GM, sans intérêt pour 30 ans, prêt que l’entreprise n’a pas l’intention de rembourser avant son échéance.M.Poirier se dit convaincu qu’il n’est pas trop tard pour trouver un nouveau modèle de voiture à assembler dans l’usine.Absent du Parlement, M.Chrétien n’a pu réagir personnellement à l’appel lancé.A son cabinet, on faisait ressortir qu’Ottawa avait fait de nombreux gestes pour appuyer Boisbriand.un nouveau projet de loi, mais je vais attendre de voir ce qu ’il est.» Le leader du gouvernement en Chambre, Ralph Goodale, a dit hier qu’il ne fallait pas interpréter je geste des libéraux comme un signe que la préoccupation sécuritaire post-11 septembre s’était estompée et qu’il n’y avait plus autant d’appui populaire pour ce genre d’initiative.•Je sais qu’au moins un sondage d’opinion publique [.] publié il y a environ une semaine indique que les Canadiens continuent d’accorder beaucoup d’importance à la sécurité nationale et à la sécurité publique.• Il y a longtemps que le gouvernement a réalisé le peu de popularité du projet de loi C-42, qui n’a été débattu que pendant.45 minutes au total.C’était le 3 décembre, en toute fin de journée.Plus jamais par la suite le gouvernement ne l’a remis à l’ordre du jour de la Chambre.Le G8 à Kananaskis La Flotte Française perdue il y a 300 ans, au large du Venezuela.EDAVES, ^ OUBLIEES PI U Ce soir aux GRANDS REPORTAGES La 1 11 La sécurité coûtera cher mais Graham refuse de dire combien PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Canada «tente de limiter les coûts» du prochain Sommet du G8, prévu en juin à Kananaskis, en Alberta, a affirmé hier le ministre fédérai des Affaires étrangères, Bill Graham, qui n’a cependant fait aucun effort pour nier que ces coûts seraient importants.Certaines informations veulent que la rencontre, d’une durée de 36 heures, coûtera environ 300 millions de dollars, en raison de mesures de sécurité imposantes.Les responsables fédéraux refusent toutefois de livrer une estimation des moyens financiers dont ils disposent en vue de celled.«Nous croyons que cela va approcher le demi-milliard de dollars», a déclaré hier Stockwell Day, critique de l’Alliance canadienne en matière d’affaires extérieures, aux membres du comité permanent des Affaires étrangères et du Commerce international.Une telle somme serait à peine inférieure à l’aide globale d’Ottawa aux pays africains, de 500 millions, aide qui devrait constituer l’un des principaux points à l’ordre du jour lors des discussions des délégués du G8.M.Day a demandé au ministre Graham si de nouvelles approches des sommets pouvaient être appliquées dans le but de réduire les coûts de celui de juin.Il a notamment cité une précédente suggestion voulant que les rencontres du genre aient lieu sur un porte-avions américain, en pleine mer.M.Graham a quant à lui expliqué aux membres du comité parlementaire que, depuis les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, les dépenses en matière de sécurité avaient augmenté et qu’elles demeureraient élevées.•Toutes les rencontres internationales de ce type auront désormais une dimension, en matière de coûts, qu’elles n’avaient pas avant que nous réalisions ce que pouvait faire quelqu'un en détournant un avion de ligne et en faisant de lui une arme», a-t-il déclaré.en direct sur la vie r V 4 LE DEVOIR.LE VENDREDI 2 ti AVRIL 2 0 0 2 A A \| 2 au 5 mai 2002 Place GmJd-Godin 3 Mont-Royal Marché francophone de la poésie -* LE DEVOIR «-—- ACTUALITES ^ • nnmtrr* Christian Ri aux ?Des élections postmodernes Un ordre professionnel des enseignants ?On a parfois l’impression que la France est un pays de dinosaures.C’est vrai parce qu’il y a une France plus conservatrice que tout ce qu’on peut trouver en Amérique du Nord.Une France inquiète et frileuse qui, au nom de l’«exception française», s’imagine qu’elle peut ignorer ce qui se passe ailleurs dans le monde.Mais il existe aussi une France plus moderne que ce qu’on peut trouver chez nous.C’est l’autre France, celle qui définit les modes, celle de la publicité débridée, de la liberté des mœurs qui fait rougir les puritains anglo-saxons, du TGV, des téléphones cellulaires et d’un cinéma à côté duquel celui d’Hollywood est bien lourdaud.Ce sont ces deux Frances qui se sont rencontrées dimanche dernier, par une belle journée de printemps.Elles arrivaient toutes les deux en directions opposées sur une petite route de campagne bordée de platanes.La première roulait à tombeau ouvert dans une vieille 2 CV déglinguée, la gauloise au bec et le litron de rouge entre les cuisses.La seconde se prélassait en Clio décapotable, plus occupée à fiimer son joint qu’à regarder devant elle.Heureusement, la collision n’a fait qu’un mort: le pauvre Lionel Jospin, qui tentait tant bien que mal de régler la circulation au milieu de la chaussée.Ce qui n’a pas empêché cet accident de déclencher le plus formidable cataclysme politique de l’histoire récente du pays.?La preuve que la France n’est pas qu’un pays de dinosaures, c’est qu’elle vient de nous offrir les premières élections postmodernes de l’histoire.Et nous serions peut-être mieux d’en tirer des leçons.Les Français ont voté comme s’il s’agissait de se débarrasser d’un candidat de Loft Story.Vous connaissez les règles de cette émission de télé-réalité qui a conquis l’Europe et les Etats-Unis.On enferme un nombre égal de gars et de filles dans un appartement et les spectateurs téléphonent pour éliminer la petite brune qui ne rigole pas ou le grand blond qui a une drôle de tète.Dimanche, c’est le frisé terne aux cheveux blancs qui a écopé.Je n’ai jamais vu, au Québec, au Canada, en Allemagne ou en Grande-Bretagne, une campagne se dérouler dans un tel climat de surchauffe médiatique.Comment expliquer autrement que par l’effet média les 4,27 % d’un parfait inconnu comme le trotskiste Olivier Besancenot?Même François Bayrou, de la très sérieuse UDF, ne récoltait pas 3 % des intentions de vote jusqu’à ce que, devant les caméras, il gifle un enfant de dix ans soupçonné de lui faire les poches.Il suffisait donc de frapper un petit Noir à la télé pour j doubler son résultat! Comment le thème de la campagne n’aurait-il pas été l’insécurité?Vingt-quatre heures avant le vote, les deux principales chaînes ont ouvert leur journal par des photos insoutenables d’un vieillard au visage tuméfié que des voyous avaient battu et dévalisé.Aucune politique éditoriale ne justifiait d’accorder une telle importance à ces images, sinon les côtes d’écoute.D y a aussi eu le tueur fou de Nanterre, le procès ’¦ de l’infanticide Patrick Dils, les jeunes filles de Besançon (qui ont torturé à mort une de leurs cama-' rades), les attentats contre les synagogues.Sans oublier l’ordinaire qu’on ne remarque même plus: les braquages de voitures, les rodéos sur l’autoroute, les écoliers «taxés», les policiers insultés et l’agression (Élusse, celle-là) d’un chauffeur de bus à Marseille.L’Observatoire du débat public a calculé que dans les dix premières minutes d’un journal télévisé, le mot «violence» pouvait être prononcé jusqu’à 13 fois.Selon Mariette Darrigrand, coresponsable de l’Observatoi-' re, ce climat de panique date du.11 septembre.Depuis, il y a eu, à la télévision, une mise en scène des faits de violence et de délinquance destinée à faire monter l’anxiété, la peur».Comme si «toutes les protections s’étaient écroulées, qu’on était dans la représentation d’un champ de ruines».Pendant que tous les candidats accusaient les socialistes d’avoir mis le pays à feu et à sang, Jospin a été le seul à refuser toute dramatisation.1 Habitués à Loft Story, les téléspectateurs l’ont trouvé plate et ont zappé.Normal, non?On savait depuis 50 ans que la barbarie n’était pas incompatible avec la culture et qu’on pouvait écouter Mozart en regardant monter les fumées d’Auschwitz.La France vient de prouver que l’extrême droite, traditionnellement associée aux périodes de crise, peut proliférer en période de croissance économique.L’insatisfaction peut s’exacerber alors que l’économie ne s’est jamais si bien portée et que le chômage n’a jamais été aussi bas.Maintenant que les élections sont devenues post-' modernes, il faudra réviser nos certitudes.Il faudra ' se méfier chaque fois que les gouvernements récolteront un taux de satisfaction élevé (comme celui de Jospin).Attention, ça va bien! Les dirigeants qui créent des emplois, qui font des réformes modérées et refiisent de crier au loup creusent leur tombe sans le savoir.Face à l’électeur zappeur, qui réagit aux attentats kamikazes comme s’ils se produisaient dans sa cour, il n’y a pas d’échappatoire.Je croyais faire une farce en commençant mon article de mardi par une citation du film La Guerre des boutons, «si j'aurais su, j’aurais pas venu».La réalité dépasse la fiction depuis qu’un collectif nommé «Si j’avais su» demande au Conseil constitutionnel français d’annuler les résultats du scrutin du 21 avril pour cause de sondages trompeurs.Pendant qu’on y est pourquoi ne pas annuler l’occupation de la Cisjordanie par Israël en 1967 et le rapatriement de la Constitution canadienne en 1982?Rewind! Si au moins je pouvais me rappeler où j’ai mis ma télécommande.crioux@ledevoir.com Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris.Professeurs et élèves en danger La Centrale des syndicats du Québec adopte un ton alarmiste L’Office des professions du Québec n’a pas encore statué sur la création d’un futur ordre professionnel des enseignants mais les campagnes d’appui et d’opposition vont bon train sur le terrain.La dernière en lice?Une cassette vidéo produite par la CSQ qui semble vouloir faire peur aux enseignants.MARIE -ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Farouchement opposée à la création d’un ordre professionnel des enseignants, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) Éüt circuler à travers ses écoles une cassette vidéo dont le but semble être de décourager les professeurs de pencher en faveur de l’existence d’un ordre professionnel.Sous le titre Un ordre professionnel, pour qui, pourquoi?, la cassette vidéo consiste en une série d’entre vues qui permettent notamment de faire la comparaison entre la situation des infirmières — dont la profession est encadrée par un ordre mais qui sont aussi membres de syndicats — et celle des enseignants.«L’employeur se sert de l’Ordre Ides infirmières du Québec] pour congédier quelqu'un», y affirme Micheline Barriault, que l’on définit comme «infirmière» sur la cassette.«Si les infirmières avaient le choix, comme dans d’autres corporations professionnelles, d’adhérer à l’ordre, je peux vous dire qu’il n’y aurait pas beaucoup d’infirmières qui adhéreraient à l'ordre», ajoute-t-elle.Construit autour des questions d’une dame que l’on suppose enseignante — «Est-ce que les élèves sont en danger?Est-ce que les enseignants seraient plus compétents?» —, le vidéo évoque le fait qu’un ordre «ne protège pas le public nuiis le met en danger», ce public n’ayant pas toujours la santé financière, morale et mentale pour affronter de grosses corporations.Un psychologue, un conseiller en formation scolaire et la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), Johanne Fortier, y vont aussi de leurs propres commentaires.«On voit qu’avec un ordre, ce qu’on priinlégie, c’est une approche privée», y affirme Mme Fortier, ajoutant qu’il faut détruire le mythe selon lequel un ordre professionnel mène nécessairement à la reconnaissance professionnelle.la présidente de la FSE y affirme aussi que la profession est déjà suffisamment encadrée* par un ensemble de règles balisant le travail des enseignanta Les infirmières interrogées, Monique Bélanger et Micheline Barriault, y expliquent qu’une infirmière qui refuserait de faire des heures supplémentaires, à la demande expresse de son employeur, s'expose à une poursuite de la part de son ordre professionnel, même si le refus de travailler des heures supplémentaires est permis par la convention collective, accentuant le paradoxe apparent entre la protection du mouvement syndical et les sanctions liées à l’ordre profeasionnel.Même si le document vidéo ne le mentionne pas, les deux infirmières en question sont elles-mêmes présidentes de deux syndicats affiliés à la CSQ.Monique Bélanger est en effet à la tête du Syndicat des infirmières de la Cité de la Santé, à laval, et Micheline Barriault est présidente du Syndicat des infir mières de l'est du Québec, tous deux affiliés à ITlnion des infirmières du Québec (UQI1), membre de la CSQ.Ces deux interviewées sont aussi toutes deux vice-présidentes en règle de l’I IQII.«Il faut voir cela comme un déclencheur aux discussions qui ont cours actuellement, ce n'est pas de la propagande», explique le porte-parole de la FSE, Jean laporte.Une centaine d'exemplaires de cette cassette circulent à travers les écoles par le truchement des délégués syndicaux auxquels on en a confié le soin.«Notre prétention syndicale est de dire: “On n 'a pas besoin de se payer une police pour nous surveiller!» Depuis qu’on discute de l'opportunité de créer un ordre des enseignants, on sait que la CSC) s’oppose à l’idée tandis que le Conseil pédagogique interdiscipli naire du Québec (CP1Q, qui regroupe une trentaine d’associations professionnelles d’enseignants et qui a demandé la création d’un ordre) n’y voit que des vertus.Mandaté par le gouvernement pour vérifier la pertinence ou non de créer ce nouvel ordre professionnel, l’Office des professions du Québec a lancé en janvier dernier une consultation qui doit prendre fin le 1" mai.LOIN) doit ensuite produire un avis au ministre de la Justice, Paul Bégin.«Je trouve [cette cassette) méprisante pour les enseignants, qui sont capables d’un débat en profondeur plutôt que de se faire dicter quoi penser», explique Denyse Cia-gnon-Messier, présidente du CP1Q, qui croit essentiellement qu'un ordre professionnel pnxnrerait plus d'autonomie aux enseignants.«C’est de la désinftmnatùm.» EN BREF Landry réitère son appui aux syndiqués de la SRC (Le Devoir) — Le premier ministre Bernard Landry a de nouveau accordé son appui aux journalistes en lock-out hier à Québec.M.landry a signé une pétition tendue par des syndiqués en disant espérer que le conflit ne reflète en rien une attitude anti-Québec de la part de la direction de Radio-Canada.«Je ne le fais pas à la légère, a expliqué M.Landry aux journalistes, parce que vous m’avez montré des tableaux sur la discrimination, la permanence et les différences Québec-Ontario et hommes-femmes.C’est sans hésitation que je signe votre pétition.» Le premier ministre n’évacue pas l’idée d’en faire plus en s’adressant éventuellement au gouvernement fédéral afin que reprennent les négociations.Selon lui, il en va du droit du public à l’information de la part d’un diffuseur public.loto-quolu*! 649 Résultats Tirage du 2002-04-24 QZ 35 36 41 49 Complémentaire: GAGNANTS 6/6 0 2 5/6+ 3 5/6 166 4/6 10 480 3/6 201 027 Ventes totales Prochain gros lot (approx ) (4Q) LOTS 000 000,00$ 179 930,60$ 2 601,40$ 78,90$ 10,00$ 12 464 185$ 5 000 000$ Tirage du 2002-04-24 06 12 13 1Z 23 34 Complémentaire: (28) GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 1 50 000,00$ 5/6 19 500,00$ 4/6 1 323 50,00$ 3/6 22 746 5,00$ j Ventes totales: 552 327.00 El Jtra Tirage du n 2002-04-24 NUMÉROS LOTS 209501 100 000$ 09501 1 000$ 9501 250$ 501 50$ 01 10$ 1 2$ Les mcxJaiités d encaissement des billets gagnants oaratssent au verso des Miets En cas de disparité entre cette liste et la liste ortceDe de L-O.cette dernière a pnonté TTZniïTTZW 1 866 SOS JEUX Venez rencontrer AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE QUÉBEC Alexandre J i»*" Jardin à auteur de Mademoiselle Lit M :£ t chez Gallimard le samedi 27 avril de 15 h à 16 h le dimanche 28 avril de 14 h à 15 h Pierre Michon auteur de Vies minuscules chez Folio et de plusieurs titres chez Verdier le vendredi 26 avril de 16 h à 17 h le samedi 27 avril de 14 h à 15 h AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE QUÉBEC Patrick Virelles auteur de Les Pigeons de Notre-Dame à La Renaissance du livre / le vendredi 26 avril de 16 h à 17 h le samedi 27 avril de 14 h à 15 h AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE QUÉBEC GALLIMARD 6 4 A 1 K DEVOIR.LF.VENDREDI 2D AVRIL 2 0 0 2 LES ACTUALITES Déséquilibre fiscal Les autres provinces s’inspirent du Québec Référendums d’initiative populaire Les institutions fondamentales seront protégées, dit Charbonneau Pas question d'un référendum sur le retour du libre choix ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Réunis à Corner Brook, à Terre-Neuve, les ministres provinciaux des Finances ont reconnu hier à l’unanimité l’existençe du déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces.A la suggestion de la vice-première ministre et ministre des Finances du Québec, Pauline Ma-rois, les ministres des autres provinces mandateront le Conference Board pour évaluer, dans leur contexte res-l>eetif, l’ampleur du phénomène, comme le Québec l’a déjà fait à la laveur de la commission Séguin.C’est ce que Mme Marois a affirmé au Devoir au cours d’un entretien téléphonique alors qu’elle sortait d'une rencontre de deux heures avec ses homologues des autres provinces.Cette reconnaissance par ses pairs de l’existence de ce déséquilibre fiscal figurait en tête de liste des objectifs que s’était fixés Mme Marois relativement à cette rencontre.Cette réunion suit la tournée des autres provinces qu’a faite la ministre pour exposer à ses homologues les conclusions du rapport Séguin.Hier soir, le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, s’est joint aux ministres provinciaux, et cette rencontre se poursuit ce matin.«Je vais suggérer à M.Martin qu’il participe aux études du Conference Board», a dit Mme Marois.Pour le Québec, l’étude du Conference Board prévoyait des déficit annuels moyens de trois milliards de dollars au cours des 20 prochaines années et une dette accumulée qui passerait de 103 à 161 milliards.On attend les résultats de l’analyse détaillée visant les autres provinces pour la fin de l’été ou au début de l’automne.Ce rapport sera remis aux premiers ministres provinciaux au cours d’une réunion, possiblement en septembre, a-t-on convenu.Mme Marois souhaite que cette rencontre ne soit consacrée qu’à la question du déséquilibre fiscal.Les conclusions du rapport Séguin trouvent confirmation «de façon évidente et très nette» dans le fait que le surplus du gouvernement fédéral s’élève à 14 milliards au terme de l’année financière en cours, a souligné la vice-première ministre.Mme Marois profitera de cette rencontre avec M.Marlin pour lui faire part officiellement de la solution que le Québec propose afin de régler la question des sommes payées en trop par Douane et Assises Canada à quatre provinces, dont l’Ontario.Ces sommes atteignent 4,5 milliards de 1993 à 2000.La ministre propose qu’Ottawa accepte de ne pas réclamer les sommes payées par erreur aux provinces qui en ont bénéficié tout en versant une compensation, étalée sur trois ou quatre ans, aux provinces qui n’ont rien touché en trop.Pour le Québec, il s’agit d’une réclamation de 1,4 milliard.EN BREF Manifestation antimondialisation (PC) — Les opposants à la mondialisation n’ont pas l’intention de laisser passer sans manifestation une réunion discrète des ministres du Travail du G8.In réunion imprévue se déroulera aujourd’hui sous haute sécurité avec des dirigeants d’affaires et de syndicats internationaux à l’université McGill.Elle sera suivie d’une rencontre à huis clos qui se poursuivra demain dans un endroit non précisé.Kanna Cha-gnon, porte-parole du groupe Convergence anticapitaliste, a indiqué que les opposants à la mondialisation se réuniront cet après-midi dans un parc du centre-ville de Montréal, à l’occasion d’un «pique-nique démocratique».Des kiosques d'information seront également sur place et un spectacle de théâtre de rue sera présenté.Le tout se terminera par une marche dans les rues du centre-ville à l’heure de ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le projet de loi sur les référendums d’initiative populaire, que le ministre responsable de la Réforme électorale, Jean-Pierre Charbonneau, entend présenter ce printemps, contiendra des dispositions afin d’empêcher la tenue d’un référendum pour modifier la Charte de la langue française et l’équilibre linguistique actuel, comme le souhaite Alliance Québec.«Ça s'adonne que la Charte de la langue française, c’est non seulement un instrument de défense identitaire, mais c'est aussi une loi qui fait partie de la constitution interne de l’Etat québécois», a soutenu Jean-Pierre Charbonneau.Le projet de loi contiendra des mécanismes pour empêçher qu’on s’attaque facilement à la constitution de l’Etat et à ces «institutions fondamentales» qu’encadre la loi 101.En manchette du Devoir hier, le président d’Allian-ce Québec, Brent Tyler, indiquait que, dès l'adoption d’une loi sur les référendums d’initiative populaire, l’organisme formera une coalition d’anglophones et de francophones pour tenir un référendum afin de permettre le libre choix de la langue d’enseignement pour tous les Québécois.Alliance Québec a également dans sa mire l’abolition de la règle de la nette prédominance du français dans l’affichage commercial ainsi que la signature de la Constitution de 1982 par le Québec.Paix sociale «On n'est pas assez stupides pour faire en sorte que la question linguistique soit banalisée et qu’on la mette en cause sans considération», a dit M.Charbonneau au Devoir.«Il y a des limites.La démocratie, c’est la souveraineté populaire.Im démocratie, c’est aussi une certaine paix sociale.Et la paix linguistique au Québec, ça fait partie des éléments de cette paix sociale», a fait valoir le ministre.M.Charbonneau a également rappelé que le projet de loi contiendra des restrictions quant au type de questions qui pourront faire l’objet d’un référendum.Les questions devront recevoir l’aval de la Commission des droits et libertés de la personne.Mais une douche froide attendait hier M.Charbonneau quant à son enthousiasme pour ce projet de loi et son désir de procéder avec célérité à sa présentation.Le premier ministre Bernard Landry n’a mon- tré hier aucun empressement à cet égard.«On veut s’adapter au désir de changement de la population en explorant un certain nombre de formules.C’est ça, le mandat de M.Charbonneau.On n’en est pas à prendre des décisions.On est à ventiler les idées en matière d’institutions», a-t-il dit Il y aura un projet de loi sur les référendums, lancés par le gouvernement qui pourront se tenir en même temps que les élections, comme l’avait promis à la fin de février M.Landry, à l’occasion de la réunion spéciale du conseil des ministres au mont Sainte-Anne.Mais pas de projet de loi sur les référendums d'initiative populaire.«On ne fera pas tout en même temps», a dit M.Landry, qui a rappelé qu’un débat public doit avoir lieu sur le mode de scrutin et l’introduction d’élections présidentielles.le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest a adopté un ton railleur pour déclarer que le gouvernement Landry va maintenant «ouvrir la porte à des référendums sur l’avenir des municipalités», réitérant sa promesse de défusion.Sur la question linguistique, il s’est opposé à toute remise en cause de l’équilibre actuel, «qui a été durement acquis après 20 ans de débats puis de décisions devant les tribunaux».Union civile Ottawa vante le modèle québécois Bégin dépose le projet de loi protégeant les droits de filiation et d'adoption JACQUES NADEAU LE DEVOIR La cause impliquant le couple Hendricks-Lebœuf permet au Québec de voir sa future loi sur l’union civile présentée comme un modèle.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le projet de loi instituant l’union civile n’était pas encore déposé à Québec que le gouvernement fédéral l’érigeait déjà en modèle.Dans la cause Hen-dricks-Lebœuf entendue par la Cour supérieure la semaine dernière, les procureurs fédéraux ont soutenu que le mariage, de compétence fédérale, n’était pas discriminatoire puisqu’il existait au Québec une équivalence: l’avant-projet de loi sur l’union civile, tel que présenté en février à l’Assemblée nationale.«L'union civile, peut-on lire dans la réponse écrite des procureurs fédéraux, peut être vue comme une institution différente mais substantiellement équivalente au mariage qui, pour certains, propose une forme préférable de reconnaissance sociale.L’institution du mariage peut intelligiblement être interprétée comme une forme distincte de reconnaissance qui n’est pas privilégiée par rapport à d’autres.» Dans leur défense, les représentants fédéraux se servent de passages du projet québécois, et même des déclarations du ministre de la Justice, Paul Bégin, pour faire valoir que le mariage n’est pas discriminatoire par rapport à la Charte canadienne des droits et libertés.«Dans l’éventualité où la cour conclut que la reconnaissance du mariage par l’État viole la Charte, disent aussi les procureurs pian datés par Ottawa, la cour devrait déclarer que l’État peut maintenir l’institution du mariage mais qu’il doit agir pour proposer une forme d’institution parallèle, comme celle proposée par l’avant-projet de loi.» Cet avant-projet de loi est devenu hier le projet de loi 84 à Québec.Le ministre Paul Bégin a déposé sa Loi instituant l’union civile et établissant de nouvelles règles de filiation.Comme prévu, Québec protégera les droits des enfants d’abord et avant tout, ainsi que ceux des parents de même sexe.«C’est un projet global qui comprend toutes les fa- cettes d'union civile, donc la filiation et la parentalité; tout est dans le projet de loi», a résumé le ministre de la Justice en point de presse.L’union civile sera ouverte aux couples hétérosexuels et homosexuels.Au Québec, trois types de conjugalité seront désormais reconnus: le mariage, l'union civile et l’union de fait Les droits de filiation désormais reconnus ici protégeront les enfants de familles homoparentales au même titre que les rejetons d’unions hétéroparentales.Les co-mères et coperes pourront adopter des enfants, sauf dans le cas de ceux issus d’unions hétérosexuelles préalables.Ils pourront consentir aux soins des enfants et, dans le cas de procréation assistée, le droit à la filiation sera reconnu sans avoir à passer par l'adoption.Pour les couples homosexuels, cela signifie également que les conjoints auront les mêmes droits et obligations que ceux et celles qui contractent un mariage civil.Ils pourront donner le feu vert à des soins médicaux pour leur conjoint; ils seront également tenus de respecter l'obligation alimentaire mutuelle et les survivants auront droit à la dévolution de la succession.Enfin, l'union civile pourra être dissoute en passant devant le notaire.Salon international du livre DE QUÉBEC Sous la présidence d honneur de Clémence DesRochers 24 Ail 29 AVRIL 2002 CONGRÈS DE QUÉBEC CENTRE DES Stjjl org V/A+ VI \Rol( MKktî i Éfea 4" laval tare Radio-CaroKi-t LE SOLEIL Association des libraires du Québec Concours SI J’ÉTAIS LIBRAIRE fft Prix des libraires du Québec 2002 et 1 F DFVOIR VOUS mv'tcnt à participer au concours Si j'étais courir la chance de gagner une carte privilège mettant de recevoir de votre libraire un livre de votre choix par 12 mois (valeur totale de 300 $) en répondant à la question-jeu libraire et à vous per-mois durant suivante : Si vous étiez libraire, quel serait votre choix, parmi les finalistes fia Prix des libraires du Québec 2002, pour chacune ries catégories roman québécois et roman hors Québec f u, ir^mpo» • Tirage de 3 gagnants répartis dans 3 régions regroupant l’ensemble du Québec • Le nom des gagnants sera annoncé le 13 mai lors de la remise des prix aux lauréats ^.-.^ Concours SI J’ÉTAIS LIBRAIRE Prix des libraires du Québec 2002 Cochez votre choix dans chacune des catégories et déposez ce bon de participation chez un libraire agréé, membre de l’Association des libraires du Québec*, AVANT LE 30 AVRIL 2002.FINALISTES - ROMAN QUÉBÉCOIS O Putain, Nell)- Arcan (Seuil) O Rouge, mère et fils, Suzanne facob (Seuil) O Ruelle Océan, R-U-Hcl Leclerc (Boréal) O Le ravissement, Andrée A.Michaud (LInsum même) O Du mercure SOUS la langue, Sylvain Trudd (Les Allusifs) Nom FINALISTES - ROMAN HORS OÏJÊRFC.O Pilgrim, Thimothy Findley (Serpent à plumes) O La Constance du jardinier, John Le Carré (Seuil) O La Perte et le Fracas, Alistair Madeod (Boréal/L’Olivier) O La musique d’une vie, Andrei Maldne (Seuil) O Mon nom est Rouge, Orhan Pamuk (Gallimard) Adresse Téléphone (jour) (soir) Les fac-similés ne sont pas acceptés.Les participants doivent avoir 18 ans et plus.• IMPORTANT : Veuille* consulter le site Internet de l AssocUrion des librmirts du Québec, wwsr.llq.qc.cu.ou communiquer pu téléphone «u (514) 526-3349 pont vérifier si voue libraire est membre de TAssodation.Règlements disponibles au bureau de l’Association.4 I i LE DEVOIR.LE VENDREDI 20 AVRIL 2 0 0 2 A .> LES ACTUALITES Logements à louer Les propriétaires tempêtent Demander le numéro d’assurance-sociale d’un aspirant locataire est désormais formellement interdit Les règles habituelles du conunerce ne peuvent s’appliquer à la culture NORMAN DÉLISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Il est urgent de tenir la culture hors des accords habituels de libre-échange, estime la ministre québécoise des Relations internationales, Louise Beaudoin.Mme Beaudoin et sa collègue de la Culture, Diane Lemieux, ont rendu publique hier une étude juridique qui analyse les possibilités d’établir un organisme de contrôle du commerce des biens culturels au niveau international.Signée par les juristes Ivan Bernier, de l’Université Laval, et Hélène Ruiz-Fabri, de l’Université de la Sorbonne, à Paris, l’étude explique qu’il faudrait créer un nouvel instrument international pour régir ce commerce des biens et services culturels, qui ne peut pas être soumis aux règles habituelles des échanges commerciaux.Cet organisme devrait s’appuyer sur le droit fondamental des citoyens d’avoir accès à différentes cultures, un droit qui a préséance sur celui de commercer librement Les deux juristes suggèrent aussi que l'orgapisme à être créé ait des pouvoirs de contraindre les Etats à respecter les règlements et ait un poids juridique et politique sur l’Organisation mondiale du commerce (OMC), soit l’organisme international qui régit le commerce international.LUNESCO, qui est actuellement le bras culturel et éducatif des Nations unies, ne serait pas apte à remplir çe rôle puisque le plus puissant pays du monde, les Etats-Unis, refuse toujours d’en être membre.Or le rapport Bernier-Fabri établit clairement l’omniprésence des Etats-Unis sur la culture occidentale et mondiale.Les tableaux qui y sont annexés démontrent que la plupart des pays de l’Europe de l’Ouest présentent surtout des émissions américaines sur leurs chaînes de télévision.Ainsi, 57 % des émissions télévisées en Allemagne, 56 % en France et 64 % en Italie sont des émissions d’origine américaine doublées dans la langue locale.En matière de films, 73 % des films présentés dans les cinémas des pays de l’Union économique européenne sont américains.En Australie, 73 % des films présentés sur les écrans australiens sont d’origine américaine, contre seulement 11 % de films provenant de l’Australie.Au Canada, 97 % des films présentés sont des productions venant de l’extérieur, presque en totalité des Etats-Unis.JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR La Commission d’accès à l'information (CAI) a tranché: non seulement un propriétaire ne peut pas exiger le numéro d’assurance sociale (NAS) d'un aspirant locataire, il ne peut pas davantage l’obtenir sur une base volontaire.La décision va un peu plus loin que ce que la CAI recommandait jusqu’à maintenant dans sa fiche Contact sur les renseignements à donner lorsqu'on cherche un logement Cette fiche, destinée au grand public, indique que «la commission décourage la collecte» du NAS, clé d’entrée de plusieurs banques de données gouvernementales, car celle-ci «représente un risque sérieux d’atteinte au droit à la vie privée».La décision, rendue le 16 avril et qui s’ajoute à un avis émis un peu plus tôt par la CAI, interdit plutôt tout recours au NAS, utilisé par les propriétaires pour faire des enquêtes de crédit sur d’éventuels locataires.L’affaire, rendue publique hier par Le Journal de Montréal, a soulevé la colère des propriétaires et entrai-né une avalanche de coups de fil à la CAI et aux bureaux de CommunkatiomQuébec.Son impact est toutefois plus symbolique que réel.D’une part, la date de naissance suffit pour feire une enquête de crédit D’autre part même si la loi prévoit des amendes allant de 1000 à 10 000 $ pour quiconque recueille des renseignements personnels qu’il ne doit pas avoir, la CAI n’a jamais appliqué cette disposition.«Nous avons toujours joué un rôle éducatif et préventif, et non punitif», a expliqué la porte-parole de la CAI, Carole Rocheleau.D’ailleurs, le plaignant dans cette cause, Michel Saint-Pierre — qui s'était fait refuser un logement LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Diverses organisations environnementales locales et internationales ont demandé hier à la Commission de coopération environnementale (CCE) de l’ALENA d'établir par des tests si les souches autochtones de mais mexicain, principalement celles de la région d’Oaxaca, ont été contaminées par des souches transgéniques.Cette requête, formulée notamment par Greenpeace et diverses communautés autochtones mexicaines, fait suite à une controverse scientifique suscitée par la publication en fin d’année dernière par la revue Nature l'an dernier parce qu’il ne voulait pas fournir son NAS —.n’a rien obtenu pour lui.la propriétaire, Ginette Demers-Dion, s'est plutôt fait ordonner de ne pas requérir le NAS auprès de ses.futurs locataires.Enfin, le plus grand problème que rencontrent actuellement les gens en quête d’un logement, c’est la discrimination, surtout envers ceux qui ont des enfants, explique Francois Saillant, du Front d’action populaire en réamenagement urbain.«Encore aujourd'hui.dix familles se sont ajoutées aux gens qui sont présentement sans logement», dit-il.En fait, le véritable impact de cette cause est à long tenue.Le gouvernement doit retravailler le projet de loi 26 présenté l’an dentier sur les relations propria taires-locataires.le coeur du débat, vigoureux, touchait précisément les renseignements personnels qu’un propriétaire peut exiger.Pour Pierre Ayotte, de l’Association des propriétaires d’appartements du Grand Montréal, la décision de la CAI crée un précédent qui influencera le gouvernement «Cest un moyen détourné de mettre la table pour ce qui s'en vient, et je trouve ça épouvantable.En interdisant de demander le NAS sur une base facultative, on prend les Québécois pour des incapables.Cest une ingérence inacceptable de la part du gouvernement.» l^*s propriétaires, dit-il, réagiront vigoureusement au cours des prochaines semaines.M.Ayotte croit fermement que le NAS est utile puisque, mieux qu'une date de naissance, il permet d’éviter toute confusion d’identité lorsqu'il s’agit de mener une enquête de crédit.le plaignant Michel Saint-Pierre, lui, avait refusé de donner son NAS parce que quelqu’un l'avait déjà utilisé par le passé pour usurper son identité.d'une étude américaine continuant un début de conta-ntination des souches les plus primitives connues du mais, une plante originaire du Mexique.Début d’avril, la revue britannique Nature désavouait l’article précédemment publié par David Quist et Ignacio Chapela de l’université de Californie à Berkeley.Réagissant à la publication de cet article, la revue Transgenic Research accusait les deux auteurs d’avoir été victimes d’un processus expérimental immature, voire de pratiques indigentes.L’affaire a soulevé un tollé parce que les auteurs ont persisté et signé une réplique dans laquelle ils affirment avoir validé par une autre méthode plus classique la contamination des souches de mais autoch- ARCHIVKS LE DEVOIR tone par les nombreuses espèces transgéniques importées au Mexique.Pour plusieurs spécialistes, voilà une querelle purement académique entre chercheurs proches de l’industrie et ceux qui, comme Quist et Chapela, osent critiquer la recherche asservir' (ils avaient dénoncé un conflit d’intérêts dans lequel Norvartis avait plongé des collègues, auxquels Berkeley avait dû retirer les subventions).Pour ces spécialistes, la contamination des souches d’origine du maïs n’est plus qu’une question de temps.Quant à la requête des groupes environnementaux et autochtones, elle se fonde sur la nécessité de protéger le patrimoine nord-américain et planétaire en raison de l’importance occupée par le mais dans l'alimentation.Maïs : demande d’enquête sur une possible contamination SOMMET DE Montréal O O Une ville à réussir, ensemble Le Sommet de Montréal, 4, 5 et 6 juin La Ville de Montréal a réalisé avec succès les sommets dans chacun des 27 arrondissements et les 14 sommets portant sur des sujets qui touchent la vie municipale.Les 4, 5 et 6 juin se déroulera le grand Sommet de Montréal.Les participants, qui proviendront des arrondissements, des principaux secteurs d’activité de la ville et des grands organismes montréalais, auront l’occasion de prendre des engagements fermes quant aux gestes à faire, aux échéanciers et aux résultats attendus.Le Sommet durera trois jours : 4 juin Propositions d’actions sur les enjeux prioritaires, établissement des consensus et transmission des recommandations au sommet des partenaires.5 et 6 juin Établissement de priorités d’action et confirmation des engagements des partenaires pour la mise en œuvre du plan d’ensemble de développement de la nouvelle ville de Montréal.Vous pouvez acheminer vos commentaires de plusieurs façons: Vous avez votre mot à dire Tous les documents des sommets d’arrondissement et des sommets sectoriels sont publics.Vous pouvez les consulter sur le site Internet du Sommet de Montréal (www.ville.montreal.qc.ca/sommet), dans les bibliothèques municipales, à votre bureau d’arrondissement ou à votre bureau Accès Montréal.D’ici le 10 mai, faites part de vos opinions sur les priorités établies dans les sommets.Votre contribution sera analysée soigneusement et, le cas échéant, se trouvera dans les documents finaux du Sommet de juin.Ville de Montréal • Courriel : sommet@ville.montreal.qc.ca • Poste : Sommet de Montréal 2002 Ville de Montréal Relations avec les citoyens 333, rue Saint-Antoine Est, bureau 520 Montréal (Québec) H2Y 3B9 •Téléphone : (514) 872-8828 •Télécopieur : (514) 872-0586 LE DEVOIR, LE VENDREDI 26 AVRIL 2002 LES ACTUALITES Anna Diamantopoulou, commissaire européenne pour l’emploi et les affaires sociales La gauche a le devoir et l’occasion de se réunifier JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR I] n’y a pas que les Français qui ont eu un choc en apprenant que le leader d’extrême droite Jean-Marie Le Pen accédait au deuxième tour de l’élection présidentielle.Toute l’Europe a été surprise de mesurer la force grandissante de l’extrémisme, a affirmé hier au Devoir hnna Diamantopoulou, commissaire européenne pour l'emploi et les affaires sociales.Mme Diamantopoulou participe depuis hier à la Conférence des ministres du Travail et de l’Emploi du G8, qui se déroule jusqu’à demain à Montréal en préparation du Sommet du G8 qui se tiendra à Kananaskis, en Alberta, en juin.Elle-même issue du Parti socialiste grec, Mme Diamantopoulou croit que cette élection-choc peut avoir des retombées positives.«Ce peut être une occasion de réunifier la gauche, en France comme dans d’autres Etats.Et c’est aussi une très bonne leçon pour les partis conservateurs comme socialistes, les obligeant à être plus clairs et plus concrets dans leurs politiques.Car les peurs des gens, que les partis extrémistes récupèrent, sont réelles, le.thème de la sécurité est devenu un enjeu majeur en Europe, ce qui n’était pas le cas avant.» La commissaire plaide donc pour une vue concrète et globale de la question de l’immigration en Euro- pe et souhaite appliquer cette méthode à la Conférence de Montréal.Celle-ci est principalement axée sur les besoins de formation des travailleurs.Le document préparatoire à la rencontre souligne, chiffres à l’appui, à quel point la main-d’œuvre des pays occidentaux n’est pas adaptée aux emplois hautement qualifiés qui se développent depuis cinq ans.Ainsi, en Europe, seules 16 % des entreprises investissent dans la formation continue, pourtant indispensable aujourd’hui, dit Mme Diamantopoulou.•Mais j’espère qu’à Montréal, nous ne ferons pas que souligner l'importance d'investir dans les ressources humaines de nos pays et que nous prendrons aussi des engagements envers les pays en développement.Ce n’est pas seulement une affaire de droits de la personne mais de développement économique et de compétitivité.» Comme à chaque rencontre du G8, les ministres auront droit à une manifestation, organisée ce midi au carré Saint-Louis.On y insistera sur la nécessité de protéger les travailleurs contre la précarité et d’assurer le respect des normes du travail définies par l’Organisation internationale du travail.Les leaders syndicaux et patronaux auront quant à eux rencontré privément les ministres hier soir, au terme d’une journée où ceux-ci auront essentiellement eu des rencontres bilatérales.Mme Diamantopoulou a ainsi rencontré les ministres fédérale Jane Stewart et québécois David Levine.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonce^êiedevoir.corn REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 «199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 • 150 Achat-vente-échange 160 • 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-venfe-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU UJNDI AU VENDREDI DE 8H 30 À Ï7H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit 21111 iSfik PCOPRlttS À VENDUE MASCOUCHE Près centre-ville, services, 4 càc, terrain 15400pc, bois franc, boiseries, combustion lente, garage.140,000 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Bordure - Colorer 4 - Néodyme - Titre de princes allemands.5 - Parenté naturelle.- Roulement de tambour.6- Conspuai.- Substance formée au contact de l'eau par le mucilage de certaines algues brunes.7- Manière d’être.-"Nouveau".8 - Respiration difficile.- Passivité.9 - Mets délicat.- Kiki.- Cupidon pour les Romains.10 - Hélium.- Parer.• Ville des Pays-Bas.11 - Possédasse - Ils.- Terminaison.12- Relatif à Élée.-Trait d'union.Solution d’hier à if S! m APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 1 1/2 à 6 1/2.Libre immédiatement.370 $ à 900 $.Références exigées (514) 252-0202 (sem.) 4482 Ed.-Montpetlt coin Lavoie Près hôpital Ste-Mary, grand 61/2, 2 c.c, grand jardin.Juillet.271-4168 6583-A, 3è ave, ROSEMONT 31/2 fermé, rénové, entr.Iav„ balcon arrière, stat., 1er mai, 575$/mots.(450) 629-9097 AHUNTSIC Coin recherché et tranquille 51/2, bas duplex, grande cour, patio, tourbillon, alarme.Stat.Tempo, (Poss.meublé) 1 600$ chauffé, éclairé, 389-4376 AHUNTSIC.près CEGEP, appartement-condo, 2 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l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de et à ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap Esplanade St-Vlateur -51/2 Meuble, pour prof en transition max.2 adultes, non-fumeurs.Entre le 29 mai et le 31 août, 1 OOO&'m.tt fourni (514)278^059 HABITATS - 1 990 p.c.Vue magnifique, 2 c.c., a.c., cable.3 electros, ter.gar, dépanneur, navette centre-ville.2 80û$ rxxs chauffé, ter mai.(514) 855-9155 MÉTRO CADILLAC 4 1/2,1 ch.entr, lav/séch., 2 balcons, portes patio, remise Idéal pour personne seule 4951171.(514) 255-1589 NOUVEAU-ROSEMONT Grand 3 1/2, près Langeher'Bélanger, quartier résidentiel Près toutes commodités.(514)256-7727 OUTREMONT Haut duplex, tr.gr.6 1/2 ensoleillé.2 sham.Pr métro ?UdeM, 1450$/mots 341-2297 CÔTE-DES-NEIGES Site enchanteur avec verdure.Place piétonne à cachet britannique.À prox.des hôpitaux, des collèges 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en octobre 2001.HOSSAM EZZEDINE AGENCE FRANCE-PRESSE Ramallah — L’Autorité palestinienne a condamné hier les assassins d'un ministre israélien mais Israël a continué d’exiger leur extradition alors qu'à Bethléem neuf personnes et deux corps ont été évacués de la basilique de la Nativité, assiégée depuis le 2 avril.A Ramallah, un tribunal militaire installé dans le quartier général du président palestinien Yasser Arafat a condamné quatre Palestiniens, membres de la branche armée du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), à des peines allant de un à dix-huit ans de prison pour avoir violé le cessez-le-feu décrété par l’Autorité palestinienne en assassinant le ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi, le 17 octobre 2001 à Jérusalem.Cependant, conformément aux conditions qu'il avait déjà posées pour consentir à lever le siège de M.Arafat le premier ministre israélien Ariel Sharon a continué d’exiger, notamment, que les quatre hommes soient livrés à Israël pour y être jugés.Ne pouvant que constater ce blocage, le porte-parole du département d’Etat américain, Richard Boucher, a affirmé «ne pas être en mesure de IVAN MII.UTINOVIC REUTERS À Bethléem, les assiégés commenceraient à manquer de nourriture « -* ».* tirer une conclusion immédiate» du procès de Ramallah, qualifié de farce par le FPLP.qui a demandé son annulation.Dans une entrevue au New York Times, M.Sharon s’est dit prêt à laisser M.Arafat quitter Ramal- lah en Cisjordanie pour s’installer dans la bande de Gaza à condition qu'il ne soit accompagne par aucun homme recherche par Israël, ce que les Palestiniens ont rejeté.Les soldats qui entourent les bureaux de M.Arafat ont cependant autorisé le gouverneur de Ramallah, Moustapha Issa, et son chauffeur à quitter le QQ de M.Arafat, assiège depuis le 29 mars.A Bethléem, après une quatrième rencontre, Israéliens et Palestiniens se sont séparés sans avoir conclu d'accord permettant de mettre fin au siège de la basilique de la Nativité, qui dure depuis plus de trois semaines.lin des négociateurs palestiniens.Salah al-Taama-ri.a indiqué être parvenu «à un point de la négociation qui nécessite que nous rencontrions le president Arafat», mais il n'était pas certain que les Israéliens l’acceptent.Néanmoins, neuf jeunes Palestiniens, accompagnés par deux moines, et les cadavres de deux Palestiniens ont été évacués de la basilique.Les assiégés, une trentaine de religieux et quelque 200 Palestiniens, dont 30 qu'israël accuse d'être responsables d’attentats, commenceraient à manquer d'eau et de nourriture.D'autre part, à Ramallah, M.Arafat s'est retrouvé encore un peu moins isole avec la visite des chefs de la diplomatie turc et grec, Ismail Cem et Georges Papandréou, qui mènent une mission de bons offices qui les a amenés à rencontrer également M.Sharon.Mercredi, le chef palestinien avait reçu le repré sentant de la diplomatie européenne, Javier Solana.Celui-ci a rencontré M.Sharon, hier à Jérusalem, et lui a demandé de mettre fin «le plus rapidement possible» à la «terrible» situation de M.Arafat.A Oslo, les donateurs internationaux de l’Autorité palestinienne ont promis une aide de 1,2 milliard de dollars à l’Autorité palestinienne.La justice française met fin à une longue «erreur judiciaire» AGENCE FRANCE-PRESSE Lyon — Le Français Patrick Dils, 31 ans, a été acquitté mercredi à Lyon, au bout d’un procès sans précédent et après avoir passé plus de 15 ans en prison pour le meurtre de deux enfants qu’il niait farouchement.Patrick Dils a pleuré à l’annonce du verdict et s’est effondré dans les bras de son défenseur, M1 Jean-Marc Florand, tandis que le public a longuement applaudi la décision de la cour d’assises.M.Dils, mineur au moment de l’assassinat d’Alexandre Beining et Cyril Beckrich, tous deux âgés de huit ans, retrouvés le crâne fracassé le long d’une voie ferroviaire en 1986, était jugé pour la troisième fois pour ce crime par la Cour d’assises des mineurs de Lyon, un fait sans précédent en France.Reconnu coupable — sur la seule base d’aveux sur lesquels il était revenu ensuite, avant d’accuser les policiers de les lui avoir «suggérés», M.Dils avait vu sa condamnation à perpétuité en 1989 annulée par la Cour de révision, en 2001, avant d’être de nouveau condamné à 25 ans de prison l’année dernière.La décision de réviser le procès Dils, fait rarissime en France, était motivée par la révélation, douze ans après les faits, de la présence près des lieux du crime de Francis Heaulme, surnommé le «routard du crime», ainsi que plusieurs similitudes avec le «mode opératoire» de ce tueur en série pouvant faire naître un doute sur la culpabilité de Dils.L’acquittement sans précédent de Patrick Dils, après 15 années passées en prison pour le meurtre de deux enfants qu’il niait farouchement, «répare la plus grande erreur judiciaire depuis l’affaire Dreyfus», selon l’avocat de ce Français de 31 ans.La libération de M.Dils, mentionnée à la une des quotidiens hier, a même relégué à la deuxieme place du journal télévisé le duel entre le chef de l’Etat sor-tant, Jacques Chirac, et le dirigeant d’extrême droite Jean-Marie Le Pen, pour le deuxième tour de l’élection présidentielle du 5 mai.«Patrick Dils acquitté!» titre en une le quotidien populaire Le Parisien, au-dessus d'une photo de M.Dils, soutenu par son avocat, quelques instants après sa libération, tard dans la soirée de mercredi.«Depuis Dreyfus, c’est la plus grande erreur judiciaire du siècle qui vient d’être réparée», a affirmé M' Jean-Marc Florand, faisant allusion au capitaine juif Alfred Dreyfus, condamné pour trahison au profit de l’Allemagne à la déportation à vie en 1894, avant d’être gracié en 1899, puis réhabilité en 1906.De leur côté, les parents d’Alexandre Beckrich, l’un des deux enfants de huit ans retrouvés le crâne fracassé le long d’une voie ferroviaire à Montigny-lès-Metz (est) en 1986, ont été plongés dans «un très profond désarroi» après l’acquittement de M.Dils, a indiqué leur avocat EN BREF Le touriste sud-africain part en orbite Baikonour (Reuters) — Une fusée Soyouz TM34 a décollé hier midi du cosmodrome de Baikonour avec trois hommes a bord, dont le «touriste de l’espace» sud-africain Mark Shuttleworth, à destination de la Station spatiale internationale (ISS).La fusée russe a pris son envol du pas de tir numéro un à 12h26 (06h26 GMT).A son bord, outre le jeune milliardaire Shuttleworth, figurent le cosmonaute russe louri Gidzenko et le spationaute italien Roberto Vittori.Les trois hommes doivent s’arrimer à l’ISS d’ici deux jours et regagner la Terre le 5 mai, dans les steppes du Kazakhstan.Shuttleworth, un entrepreneur spécialisé dans l’Internet âgé de 28 ans, est le deuxième «touriste de l’espace» apres l’homme d’affaires américain Dennis Tito, accueilli dans l’ISS il y a un an.Il aurait payé 20 millions de dollars pour son voyage.Entre deux tours de scrutin La rue se mobilise, l’UDF et DL résistent aux chiracquiens D’APRES L’AGENCE FR ANC E-P R E SSE Paris — Les protestations contre l’extrême droite se sont encore renforcées hier en France, avec plus de 250 000 manifestants selon un décompte de l’AFP, tandis que des corps professionnels et des associations ont appelé à faire barrage à Jean-Mqrie Le Pen.A dix jours du second tour de l’élection présidentielle, la mobilisation dans la rue a battu tous les records depuis le soir du premier tour, dimanche dernier.Elle semble avoir été multipliée par trois entre mercredi et hier, selon ce décompte basé sur les chiffres de la police.La police parisienne, qui fait face depuis dimanche à de nombreux rassemblements anti-Le Pen dans la capitale, mobilise ses troupes afin d’assurer la sécurité de ces manifestations qui «ne cessent de se développer», qu’elles soient spontanées ou annoncées.Ce week-end.rien qu’à Paris, une dizaine de manifestations sont prévues.Le procureur de la République de Paris, Jean-Pierre Dintilhac, a demandé à l’ensemble des magistrats de faire preuve de «la plus grande fermeté» face aux auteurs d’éventuelles violences lors de manifestations à Paris.Le point d’orgue de la contestation doit être l’après-midi du mercredi 1" mai, la grande majorité des syndicats ayant appelé à faire barrage au Front national à l’occasion du traditionnel défilé de la fête du Travail.Le défilé parisien annuel du Front national (FN) se déroulera, lui, le matin du 1" mai.Au total, entre 2000 et 3000 policiers seront mobilisés le 1" mai à Paris.D’autre part, François Bayrou et Alain Madelin continuaient hier de résister à l’Union pour la majori té présidentielle (UMP), formation de la droite et du centre-droit soutenant Jacques Chirac et dont la création a été entérinée la veille par le RPR Dans un entretien publié dans Le Figaro, le président de l’UDF, qui a obtenu 6,84 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle, dénonce une tentative A’«éradication» menée par les chiraquiens.«Nous ne pensons pas que le fait de tout vouloir fusionner dans un parti unique — et, que je sache, on n 'est pas encore en Corée du Nord ou dans Tex-Russie soviétique —serait de nature à faire gagner quoi que ce soit», a pour sa part déclaré Thierry Jean-Pierre, trésorier de DL et proche d’Alain Madelin, qui a réuni 3,91 % des suffrages.Enfin, les dirigeants socialistes pressent Lionel Jospin de sortir de son silence et d’appeler à voter au second tour de l’élection présidentielle contre le candidat d’extrême droite, Jean-Marie Le Pen, et donc pour son adversaire, Jacques Chirac.Le point d’orgue de la contestation doit être l’après-midi du mercredi 1er mai La Grande-Bretagne craint à son tour la montée de l’extrême droite Un ministre travailliste se paie une sortie anti-immigration ANDREW CAWTH ORNE REUTERS Londres — l.a sortie anti-immigration du ministre de l’Intérieur du gouvernement de Tony Blair a suscité une vive polémique à moins d’une semaine d’élections municipaks qui pourraient se traduire, en Grande-Bretagne aussi, par une forte poussée de l’extrême droite.David Blunkett s’est déclaré en faveur de la ségrégation des enfants d’immigrants afin d’éviter qu’ils «n ’envahissent» les écoles du pays.La tonalité électoraliste du propos n’en a pas moins suscité une vive polémique.Connu pour son franc-parler, David Blunkett s’est refusé à revenir sur ses déclarations en dépit de la vague de protestations qu’elles ont suscitées de la part de la classe politique, des organisations de défense des immigrés et plus largement au sein de l’opinion publique.«Je crains de ne pas avoir à présenter d’excuses.Oui, c’est bien ce que je voulais dire», a-t-il confirmé.Blunkett a tenu ces propos mercredi alors qu’il présentait un projet de loi sur l’immigration qui prévoit que les enfants des réfugiés arrivant en Grande-Bretagne soient dirigés dans des centrespilotes d’hébergement pour éviter qu’ils «n’en-vahissent les écoles communales».Shak Chaudry, un mécanicien automobile dont les deux enfants sont scolarisés dans une école publique de Londres, estime qu'«utiliser le mot “envahir” était une erreur».«Nous sommes absolument contre toute idée de séparation car c'est cela qui crée le racisme», ajoutât-il.Un point de vue largement partagé par les parents d’élèves interrogés par Reuters.Indignation Le succès électoral de Jean-Marie Le Pen lors du premier tour de l’élection présidentielle française a contribué à relancer outre-Manche le débat sur la délicate question de l’immigration.Il fait surtout craindre que le parti d’extrême droite britannique, le Parti national britannique (BNP), ne réalise lui aussi une forte poussée lors des élections municipales de la semaine prochaine.Pour beaucoup de Britanniques, les propos de Blunkett ne sont pas sans rappeler ceux tenus il y plus de 20 ans par MarOgaret Thatcher apres les émeutes raciales de Wolverhampton, dans le centre du pays.La «dame de fer», alors premier ministre, avait affirmé que ses concitoyens étaient «vraiment effrayés que ce pays ne soit submergé par des gens d’une culture differente».Le gouvernement de Tony Blair a présenté cette semaine son projet de loi sur l’immigration et la de- mande d’asile, qui prévoit la création de centres d’hébergement pour les familles de réfugiés plutôt que leur intégration au sein de la population.Le projet de loi prévoit que la scolarisation des enfants s’effectuerait dans le cadre de ces centres plutôt que dans les écoles ou les maternelles publiques.Le projet est assez largement rejeté mais ce sont surtout les propos de Blunkett qui ont suscité l’indignation.«Cela induit en erreur.Je ne pense pas que l’utilisatùm d’un langage passionnel nous aide à créer une société dans laquelle chacun a le sentiment d’avoir sa place», a souligné Gurbux Singh, président de la Commission pour l’égalité des races.Blunkett a répliqué en déclarant que la comparaison avec les propos tenus par Maggy Thatcher était «absurde» et n’avait pas lieu d’être, le contexte de l'époque étant totalement différent Et il a ajouté que les querelles de mots ne font que détourner l’attention de l’opinion de la seule vraie question: comment intégrer les demandeurs d’asile.Mais même dans les cours d'école, la condamnation du dérapage de Blunkett est sans appel: «Ils [les réfugiés] ne sont venus dans ce pays que pour obtenir de l’aide.S’ils sont mis à part dans les écoles, c’est raciste», affirme ainsi Tiannah James du haut de ses huit ans.Tribunal pénal international Première reddition d’un haut responsable serbe 1.Al' RENT R O U Y COI 1 AHORA LION SPÉCIALE Belgradt— Dragoljub Ojdanic.commandant su prême des armées yougoslaves à l'époque de la guerre du Kosovo et inculpé en même temps que Slobodan Milosevic, s’es! rendu au Tribunal pénal international do I a 1 lave tôt hier malin.Sous les acclamations de plusieurs personnes et devant les journalistes, il a souhaité «bonne chance au peuple serbe» avant de s'embarquer sur un vol commercial en compagnie de son épouse et de son avocat.la veille au soir, Ojdanic avait reçu les televisions locales chez lui.les larmes aux yeux, il avail expliqué n'avoir rien à se reprocher et partir à la Haye l;i conscience tranquille «pour prouver mon innocence».A ses petits (ils assis sur ses genoux, il a dit souhaiter «qu’ils ne deviennent jamais soldats».L’ex-général Ojdanic est le premier inculpé serbe par le TPI à se rendre volontairement.Il bénéficie ainsi de la nouvelle loi de coopération adoptée récemment par la Serbie, l e texte garantit à ceux qui si- constituent prisonniers que l’Etat entreprendra les démarches nécessaires pour que lis; criminels supposés restent en liberté jusqu'à leur jugement.Cinq autres Serbes recherches par le tribunal ont fait savoir qu'ils acceptaient de si' rendre et devraient prendre la route des Pays-Bas dès lundi.Parmi eux, deux poli tioiens d’envergure: Nikola Sai-novic, ex premier ministre de Milosevic, inculpe pour la guerre du Kosovo, et Milan Martic, chef de l’éphémère «État» séparatiste des Serbes de Croatie (1991-95), accuse d’avoir lancé I Dragoljub Ojdanic des missiles sur des cibles civiles à Zagreb.Ix^s trois autres candidats à la reddition sont deux anciens militaires et un gardien du «camp de concentration» bosniaque d’Omarska.Ces six hommes ont en fait répondu à un appel à la reddition diffuse dans la presse par le gouvernement yougoslave, les journaux avaient publié une liste de 23 noms, communiquée par le TPI, en tête de laquelle figuraient les tristement célébrés Ratko Mladic et Radovan Karadzic, leaders militaire et politique des Serbes de Bosnie pendant la guerre.les 17 inculpés qui ont refusé de se rendre «vont être arrêtés et extradés» s’ils si' trouvent sur le territoire yougoslave, a fait savoir le ministre de la Justice.Il reste que le gouvernement américain, qui condi lionne une aide financière à la Yougoslavie à sa pleine coopération avtv le TPI, ne donnera son feu vert «qu’à l'arrestation de tous les suspects».Cette attitude sans nuance augmente encore la pression sur le pouvoir serbe, déjà accusé par son peuple «de se vendre à l’étranger».Karadzic nargue la communauté internationale «Chaque Serbe est Radovan», clament des affiches apparues il y a [>eu dims les grandes villes de la Yougoslavie.Même si, à Novi Sad, les partis progressistes ont vite recouvert ce slogan par un autre, «Tous les Serbes ne sont pas des criminels», l’ancien leader des Serbes de Bosnie continue de jouir d’un prestige certain en Serbie.On trouve toujours à Belgrade des t-shirts et affiches à l’effigie de ce «héros serbe».Mercredi, un hebdomadaire yougoslave a publié une lettre de Radovan Karadzic dans laquelle il explique qu’il «ne se rendra jamais malgré la pression sur ses amis et sa famille,».Rien de nouveau dans cette diatribe tournée contre la communauté internationale et contre un IPI prétendument illégal.Mais Karadzic vient de se payer le luxe de publier lundi une pièce de théâtre inspirée par sa cavale, déjà vieille de sept ans.la comédie met en scène, en même temps qu’elle les ridiculise, les représentants internationaux pour la Bosnie, «incapables de l'attraper», et la classe politique yougoslave, «qui grappille son pouvoir avec l’aide de l’étranger».«Radovan Karadzic a aussi écrit deux romans pendant sem exil», fait savoir le président belgradois du très nationaliste Comité pour la vérité sur Radovan Karadzic.«Nom allons bientôt les faire publier.» 11 septembre: des poursuites contre la maison Saoud AGENCE F R A N C E - P R E S S E Washington — Un groupe de victimes des attentats du 11 septembre a annoncé hier son intention de lancer des poursuites contre des membres de la famille royale saoudienne et d’autres Saoudiens fortunés qui «ont financé en connaissance de cause le réseau terroriste d’Oussama ben laden».«Ce n'est pas une coïncidence si 15 des 19 pirates de l’air du 11 septembre étaient des ressortissants saoudiens», a déclaré dans un communiqué Stephen lâish, un responsable de l’organisation «Familles du 11 septembre», qui rassemble des proches des victimes et des survivants du 11 septembre.«De nombreux enquêteurs ont découvert des liens financiers entre certains Saoudiens et des organisations terroristes», a déclaré M.Push, dont la femme est morte a bord de l’avion qui s’est écrasé contre le Pentagone.le groupe a indiqué avoir financé une enquête pour démontrer l’existence de tels liens et le fait que certains Saoudiens ou des organisations soutenues par des Saoudiens ont soutenu en connaissance de cause les talibans, qui ont abrité ben laden en Afghanistan, et al-Qaïda, le réseau terroriste de ben laden.«L’élite satmdienne et d'autres parrains du terrorisme à travers le monde dinvent apprendre qu il y a un prix à payer pour leur conduite remplie de haine», a dit M.Push.L’annonce de ces poursuites survient alors que le président George W.Bush reçoit dans son ranch texan le prince héritier saoudien Abdallah ben Abdel Aziz. L K I) K V O 1 K , LE VENDREDI 2 6 AVRIL 2 0 0 2 ÉDITORIAL Faute des Rivières ?Le Vatican et la pédophilie En déclarant que la pédophilie est un crime et qu’il n’y a pas de place dans le sacerdoce pour cet épouvantable péché, le pape a franchi un grand pas, inimaginable à peine trois semaines plus tôt Cependant, il n’est pas certain que les conclusions auxquelles en sont arrivés les 13 prélats américains réunis à Rome cette semaine suffiront à transformer l’Église.oussés au pied du mur par les révélations de la presse américaine sur les crimes sexuels des ecclésiastiques et sur les efforts déployés par leurs supérieurs pour cacher ces crimes, les cardinaux américains se sont engagés à mettre en place un plan de «tolérance zéro» dont l’application ferme ne visera cependant que les prêtres récidivistes dont les sévices sont répétés et notoires.Les cardinaux ont choisi de faire une distinction entre cette catégorie de criminels et les autres membres du clergé qui n’auraient fait l’objet que d’une seule plainte.Pour les prêtres entrant dans cette seconde catégorie, l’exclusion ne sera pas automatique, et le communiqué final émanant du Vatican fait état d’une procédure spéciale qui sera examinée en juin, à Dallas, lorsque se réuniront les 300 évêques américains.Cette absence de clarté, outre qu’elle justifiera le laxisme de ceux qui préféreront se défiler, est déplorable parce qu’elle signifie une certaine tolérance, malgré les paroles officielles.Dans le même ordre d’idées, les cardinaux ont tenu à préciser que «la plupart des plaintes concernent des adolescents et ne sont pas de véritables cas de pédophilie».Cette tentative visant à minimiser les crimes commis, bien réels, est stupéfiante.L’heure n’est plus aux démentis.La çonfiance des fidèles américains envers leur Eglise est ébranlée dans ses fondements, et ces mêmes fidèles s’attendent à des changements.Dans les jours qui ont précédé la rencontre au Vatican, un certain nombre de cardinaux américains avaient promis des mesures beaucoup plus fermes.Ix‘s hésitations de certains auront manifestement forcé les plus résolus à diluer leurs ambitions.Par ailleurs, le célibat obligatoire des prêtres n’a fait l’objet d’aucune remise en question, ce qui n’a surpris personne puisque les participants au «sommet» du Vatican, pour ne rien dire du pape lui-même, ne sont pas favorables à un tel changement.Les prélats catholiques se sont contentés de rappeler que le lien entre célibat et ' pédophilie ne peut être démontré.Plus étonnante a été la discussion des cardinaux à savoir s'il y a ou non un trop grand nombre de prêtres homosexuels, comme si la pédophilie était liée à cette orientation sexuelle.A quoi bon discuter d’orientation sexuelle si , l'Eglise interdit l’activité sexuelle ?Et surtout, personne n’a démontré qu’il y a un lien entre l’homosexualité et les crimes sexuels à l’encontre d’enfants.On le voit bien, les conclusions auxquelles en sont arrivés les cardinaux américains sont décevants à plus d’un égard.Mais en même temps, il importe de replacer le mea-culpa de l’Église dans son contexte et de n’en point oublier le caractère historique.Seuls les esprits atteints d’un irrémédiable cynisme pourront soutenir que le pape et ses émissaires américains ne visaient qu’à apaiser, voire endormir une opinion publique à juste titre déchaînée.En admettant ses erreurs passées, le pape a fait comprendre aux prêtres américains que la pédophilie doit être combattue.Plutôt que de dicter la marche à suivre, il laisse le clergé américain choisir lui-même les procédures les plus appropriées.Compte tenu du fait que le camouflage des crimes a été érigé en système, le clergé américain devra faire la démonstration de sa détermination en adoptant, lors du congrès des évêques, en juin, des mesures claires et fermes.La meilleure assurance à cet égard sera toujours le regard, et le§ pressions, du public.Il faut espérer que l’Église aura aussi une autre leçon, à savoir que le règne du repli sur soi est plus susceptible d’engendrer les abus de toutes sortes qu’une administration ouverte sur le monde.Le néant argentin omment l’Argentine peut-elle mettre un terme au processus de déliquescence de son économie?Comment peut-elle briser une récession qui dure depuis 46 mois?Comment adhérer aux positions du Fonds monétaire international tout en sachant qu’elles vont provoquer une grave crise sociale?Lorsqu’on, fait la comptabi ité du nombre de présidents et de ministres de l’Économie qui se sont succédé au cours des derniers mois, lorsqu'on fait l’inventaire des plans financiers proposés, on ne peut que constater que l’Argentine est dans l’impasse.Quelle est dans un cul-de-sac politique, économique et social qui n’augure rien de bon pour les pays voisins.Aux prises avec une crise financière sans précédent, l’Argentine a perdu cette semaine son ministre de l’Économie, Jorge Remes Le-nicov.Celui-ci n’est pas parvenu à imposer les réformes fiscales qu’il avait élaborées conformément aux obligations fixées par le FMI.Depuis cette démission, c'est à noter, tous les candidats pressentis pour lui succéder se sont désistés.Ils ont refusé fort probablement parce qu’ils savent que les balises afférentes au prêt du FMI risquent de provoquer une vague de protestations sans précédent.Que le gouvernement argentin signe le protocole de prêt du FMI et il devra alors prendre des mesures susceptibles d'augmenter les recettes fiscales.Par conséquent, on assistera à une augmentation de la pression financière sur les classes sociales qui, dans la foulée de la dévaluation monétaire combinée à une flambée de l’inflation, ont vu leur portefeuille se réduire comme une peau de chagrin.Qui plus est, en imposant aux provinces une réduction de 60 % de leurs dépenses, le FMI sera indirectement responsable du licenciement de 350 000 personnes.De fait, les spécialistes s’attendent à des flambées de violence d’autant plus prononcées que la moitié de la population active est sans emploi.En outre, le plan du FMI interdirait tout recours à la planche à billets.En effet, il ne serait plus question pour le gouvernement central et ceux des provinces d’émettre des bons à court terme, utilisés pour payer les fonctionnaires et les fournissseurs.Enfin, et surtout, le FMI souhaite que le gouvernement laisse le peso flotter librement.Pas question de parité fixe, comme le voudrait le président Eduardo Duhalde.C'est à ce prix que le FMI accepterait d’allouer les ntilliards de dollars dont l’Argentine a absolument besoin pour se sortir la tête de l’eau.La pilule que propose le banquier est dure à digérer.C’est vrai.Cela dit, il reste que le FMI a plus d’une fois prêté des millions et des millions à une classe politique maîtrisant mieux les rouages de la corruption que ceux de la saine administration.En clair, c’est encore et toujours le peuple argentin qui écope alors que ces dirigeants s’en tirent outrageusement c Serge Truffaut ?LK DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDREE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE t>« K Al4 CÇt £î£ ?.cm wt fÀMiUÇ 5i* TRoTfctf?A DC uA CA'SÉ Pi* un PTTt tootof-IÇ, Une attitude injuste envers un jeune sikh À la suite d’une discussion très animée que nous avons eue en classe, nous avons décidé de faire connaître notre opinion à certains parents de l’école Sainte-Catherine-Lebouré, à lASalle, en ce qui a trait à leur attitude injuste envers le jeune sikh qui revendique son droit de porter le kirpan à l’école.Nous ne prenons pas position dans cette lettre sur le port du kirpan dans les écoles ni sur la nécessité de laïciser celles-ci car, en ces matières, nos opinions divergent.Mais une chose nous apparaît cependant très claire : l’attitude de certains parents de l’école Sainte-Catherine-Lebouré est fort déplorable.Par peur de voir leurs propres enfants blessés par un kirpan, ils insultent et injurient un autre enfant innocent, allant même jusqu’à lui lancer des projectiles.C’est à croire que ce jeune sikh a déjà menacé l’un de ses semblables avec son kirpan, ce qui ne semble pourtant pas être pas le cas! Donc, pour démontrer leur peur de la violence physique, ils se croient permis d’utiliser la violence verbale.Pourquoi choisir ce garçon comme cible?Ces mêmes adultes, révoltés lorsqu'ils visionnent, dans le confort de leur salon, des scènes de violence en Irlande du Nord, les reproduisent pourtant ici à merveille.Ces parents ne jouent-ils pas à l'autruche, s’attardant à un détail tout en en laissant passer tant d’autres?En effet, ont-ils déjà fait un drame parce qu'on utilise des compas dans les classes de mathématiques ou des X-Acto dans les classes d'arts plastiques?Quelle idée donne-t-on ainsi aux autres immigrants?Que s’ils revendiquent un peu trop fort leur droit à être différents, nous les lapiderons sur la place publique?N’y a-t-il pas un autre moyen d’en venir à un consensus?Ces parents semblent oublier que leurs actions ont une incidence directe sur le développement moral et les perceptions de leurs enfants, ainsi que sur la société en général.Le respect de la différence, la tolérance, l'empathie ainsi que le désir de comprendre l'autre dans sa culture devraient être des valeurs prônées par les parents de toutes origines, au détriment de la violence, de l’égoïsme et de l’étroitesse d’esprit C’est à se demander qui sont les parents et qui sont les enfants.Les élèves du groupe 04 en enseignement moral Secondaire K école secondaire Jeanne-Mance Montréal.22 avril 2002 Qui donc a peur des citoyens ?À l’occasion du sommet sectoriel sur la culture qui s'est déroulé le 20 avril et qui précède le Sommet de Montréal, quelques professionnels du milieu culturel ont exprimé avec insistance leur crainte qu'on accorde trop de place à la consultation et à la participation des citoyens en matière de développement culturel à Montréal.Connue si les artistes devaient se réfugier au dernier étage d’une tour d'ivoire pour mieux se protéger de la tendance à tout commercialiser et à niveler par le bas.Cette attitude frileuse, distante et protectionniste conduit davantage à isoler et à fragiliser le milieu professionnel, qui devrait plutôt profiter du Sommet de Montréal pour renouveler ses alliances et faire valoir ses contributions à la vie de la cité.Il est utile de rappeler qu’il y a tout juste dix ans, les milieux culturels professionnels applaudissaient à l'unisson à l'adoption de la politique culturelle du Québec, dont l’un des trois axes est l’accès et la participation des citoyens à la vie culturelle, fi faudrait sans doute que certains se souviennent de ce moment et arrivent enfin en ville en pensant que celle-ci est le premier niveau d'appartenance et d'identité.Simon Brault 22 avril 2002 LETTRES -?- L’environne.quoi?C’est un printemps fort menaçant pour l’environnement.Québec et Ottawa tracent la voie à une exploitation irresponsable de notre environnement.Québec veut investir 18 milliards dans la construction de mégacentrales hydroélectriques dans le Grand Nord et promouvoir le harnachement des rivières du sud de la province par des entreprises privées.Objectif: vendre aux Américains.En dépit d’une rentabilité que plusieurs jugent douteuse, le gouvernement est prêt à sacrifier les plus belles rivières de la province et du Canada dans la seule éventualité d’un profit «potentiel».Il en est de même pour la protection des forêts.Le gouvernement, ayant patiemment attendu que la poussière retombe, vient de renier ses engagements pris à la suite du film de Richard Desjardins, L’Erreur boréale.Le calme apparent de l’opinion publique a favorisé le laxisme de nos élus, qui ont décidé d’abandonner les projets de protection de la forêt boréale.La destruction d’habitats importants pour la faune et la flore québécoises (par exemple pour le saumon atlantique) ou d’endroits uniques pour les amateurs de plus en plus nombreux de grands espaces (canot, chasse, pêche.) ne pèse par lourd dans la balance.Ce ne sont que quelques exemples illustrant le manque de volonté du gouvernement provincial pour protéger l’environnement Les impacts environnementaux de ces décisions politiques sont graves et irrémédiables.Le problème, c'est que pour la classe dirigeante, l’environnement a de l’importance seulement si ça peut être exploité, si c’est rentable.Il n’y a rien de tel qu’une rivière harnachée, un arbre coupé ou de l’eau embouteillée ! Quant à Ottawa, il a récemment décidé de suivre l’exemple honteux des États-Unis et de ne pas respecter ses engagements en refusant de ratifier le protocole de Kyoto visant à réduire les gaz à effet de serre.Cela n’est pas un plaidoyer en faveur d’une politique de l’autruche.Nous sommes tous conscients que nous avons besoin de papier, de pétrole, d’électricité, etc.Mais on peut les utiliser plus intelligemment.On peut choisir d’autres types d’énergie (le solaire, par exemple), investir dans de nouvelles technologies plus écologiques, développer le recyclage, éviter le gaspillage, etc.H y a 1000 façons de changer les choses.H y a aussi certains choix à faire.On les appelle des choix de société.Une société démocratique.Le capitalisme sauvage et l’absence de conscience, c’est assez ! Faut-il rappeler que l’environnement, c’est aussi l’eau que nous buvons, l'air que nous respirons, ce que nous mangeons et ce dont nous voulons que nos enfants puisse jouir?C’est à nous tous de décider et de dire: c’est assez! Parce qu’un jour, il sera trop tard.Frédéric Bussière Laval, 19 avril 2002 Le génie n’exeuse pas tout Les propos stimulants de Denise Bombardier sur l’affaire Dutoit confondent me semble-t-il, l’inaliénable respect de la personne (auquel tout être humain a droit) avec les détestables et réels excès d’une certaine culture des droits.Personne, que je sache, ne demande aux individus d'exception d’être obligatoirement «gentils» avec leurs proches, collègues, employés, compagnons de route, etc.En revanche, tous aspirent, à raison, à un minimum de respect — et pourquoi pas un «maximum»?Or.quand le tempérament, l’ambition ou la grandeur d’un individu, voire d’un projet collectif, se construisent aux dépens des autres (ce qui semble, hélas, être le cas du talentueux mais ô combien orgueilleux chef d’orchestre déjà en allé), le motif des circonstances atténuantes me semble irrecevable et plus grave encore, propre à justifier l’injustifiable.Pour ce qui est du procès de «1ère de la gen- tillesse» dans laquelle, selon Denise Bombardier, nous marinerions, concédons-lui qu’il s’agit là d’une hypothèse féconde à conserver pour expliquer d’autres errances éthiques de ces nouveaux sujets de droits postmodernes devenus vraiment, mais vraiment hypersensibles et, pis encore, bassement intéressés.Serge Provost 21 avril 2002 Adieu, M.Dutoit M.Dutoit est un homme aux talents extraordinaires.Et son ami, Lucien Bouchard, a mentionné avec raison sa grande sensibilité.Personne ne met en doute ces deux affirmations.À l’occasion de sa démission, les médias ne se sont pas gênés pour vanter ses grandes qualités, et c’est bien fait.Il y a pourtant une autre facette à la personnalité de l’ancien chef de l’OSM au panache des plus remarquables.Ses musiciens en savent quelque chose et, pour plusieurs d’entre eux, la coupe était pleine à cet égard.Curieusement encore dans les médias, cela semble peser moins lourd dans la balance.Il arrive que, quand on a peur des mots, on dit qu’ils ont été galvaudés.Pourtant, le harcèlement psychologique existe et s’avère un bien dégoûtant phénomène.Mais on préfère prétendre que cette laideur est inventée de toutes pièces et qu'on exagère.On préfère se réfugier derrière l’omertà dont, d’ailleurs, Claude Dupuis n’a que faire de son côté.Le chef a été présenté comme un homme blessé et, chez les musiciens, ce sont plutôt les divergences d’opinions qui étaient mises en évidence.La beauté de la musique est une valeur essentielle pour la plupart d’entre nous.Et ce que Charles Dutoit a donné au Québec est immense, comme ses cachets tendaient à le démontrer.Mais si, à ce prix, il faut ajouter l’humiliation inutile de beaucoup de gens, alors adieu, M.Dutoit et bonne route.Germain Marquis Longueuil, 21 avril 2002 Aznavour: spectacle bilingue?Pour mon anniversaire, mon épouse et moi avions décidé d'aller voir Charles Aznavour faire son dernier tour de piste.Coût de la facture: 300$.Nous nous sommes donc présentés au Centre national des arts d’Ottawa, impatients de voir ce monument de la francophonie.Quelle amère déception nous attendait ! M.Aznavour avait décidé de s’adresser à son public, très majoritairement francophone, en anglais seulement, et lorsque quelqu'un dans la salle lui a crié: «En français!», M.Aznavour, irrité, a répondu sèchement qu’il allait faire son spectacle en anglais et que de toute façon, nous comprenions l’anglais ! Et vlan ! M.Aznavour venait de chier sur une bonne partie de ses admirateurs, qui l’ont presque adulé tout au long de cette brillante carrière.Voir Aznavour, c’était, du moins je le croyais, comme voir Brel, Piaf, Brassens, Bécaud, mais de toute évidence, le premier n’est pas dans la même catégorie que les quatre autres.Il est vrai que sur mon billet, il était écrit: «Bilingue».Mais ce à quoi j’ai eu droit c’est un spectacle en anglais avec chansons en français et en anglais.Nous sommes partis, comme plusieurs autres, à l’entracte, frustrés, déçus, comme si un ami de longue date venait de nous trahir.M.Aznavour est-il capable de comprendre le combat que mènent les francophones en Amérique?Si nous avions ce même esprit de colonisés, il y aurait belle lurette qu’on ne parlerait plus français de ce côté-ci de l’Atlantique.Et dire que M.Aznavour doit bientôt recevoir un prix de la Fondation Félix-Leclerc! Comme il est triste d’associer la mémoire de Félix à ce personnage ! Marc Morin Gatineau.19 avril 2002 k LE DEVOIR.I E VENDREDI 2 ur qu’elle soit passionnante, il aurait fallu une tragédie, la tragédie a eu lieu.Il reste aux partis sociaux-démocrates à réinventer la démocratie.Vite.Lettre ouverte à Sheila Copps, ministre fédérale du Patrimoine I^e kirpan à l’école Radio-Canada : Ottawa doit intervenir FRANCINE NÉMÉH Directrice de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale .n tant que directrice de l’Association E québécoise des organismes de coopération internationale, je voudrais, par la présente, vous demander d'intervenir de toute urgence pour que se règle le - conflit à Radio-Canada.Voilà plus d’un mois que nous n’avons plus d’informations, ou presque, de nos radio et télévision publiques.Depuis un mois, il s’est passé, dans le monde et chez nous, bien des choses qui méritent notre attention.Bien des choses qui influencent notre vie et notre avenir.L’information, je n’ai pas à vous le démontrer, est un droit fondamental.Elle permet de se situer face aux événements, de les analyser, de réfléchir aux meilleures façons de résoudre les problèmes et d’y contribuer.Nous considérons que ce droit à l’information, ce droit individuel et collectif, est nié par le conflit en cours à Radio-Canada.Après tout, nous nous sommes collectivement dotés d’un réseau public d’information pour nous assurer d'une information qui soit équilibrée et de la meilleure qualité possible.Nous avons le droit d’être informés par notre réseau public de ce qui se passe au Canada et au Québec, des positions de nos élus face à tous les problèmes urgents qui secouent notre pays et la planète.En l’absence du réseau public, déjà remis en cause par les exigences d’autofinancement, l’espace est occupé par les chaînes privées, dont les choix sont largement dictés par des normes commerciales plutôt que par l’intérêt général.Les employés de Radio-Canada sont en lock-out depuis le 23 mars, après un débrayage de 24 heures.Cela fait donc un mois que le conflit dure.Si nous connaissons les enjeux du conflit — précarité du travail, iniquité salariale entre femmes et hommes, conditions inférieures à l’ensemble du pays —, nous ne savons toujours pas ce qui bloque les négociations ni ce qui fait que ce conflit s’éternise.Nous apprenons avec consternation que la Société Radio-Canada fait du silence médiatique du syndicat une condition sine qua non de négociation.Et le syndicat, comme la direction, reste silencieux.Cette aberrante méthode de négociation nous prive, nous citoyens, de la télévision et de la radio publiques qui nous appartiennent et nous empêche de nous prononcer sur la gestion du conflit.C’est pourquoi je vous demande de faire en sorte que le lock-out soit rapidement levé et que se tiennent immédiatement des négociations sérieuses dont les enjeux seront rendus publics.Le droit à l’information est nié par le conflit en cours à Radio-Canada Symbolique ou non, le kirpan est une arme BENOÎT LAFONTAINE Sainte-Foy - éfléchissons un peu.R Le kirpan est un poi- gnard de bonnes dimensions: on parle de J 20 centimètres.Qu’on il.lui donne n’importe quel nom, c’est une arme qui peut devenir meurtrière.En arriver à relier une arme bien précise à une religion relève d’une dangereuse acrobatie intellectuelle.la religion est une relation, le rapport qui s’établit entre la créature humaine et son créateur divin, son dieu.Cette relation est avant tout une expérience intérieure qui peut, si désiré, se manifester extérieurement par un symbole approprié.Par exemple, les chrétiens ont choisi la croix, que rien ne les oblige à porter sur eux.Les sikhs ont choisi le poignard, dont ils disent que le port est obligatoire.Pour la société canadienne, est-ce un symbole approprié?Exigence humaine Posons la question.Y a-t-il dans une religion quelconque un dieu (peu importe le nom qu’on lui don- ne) assez imprudent pour exiger de ses fidèles qu’ils portent en permanence, cachée sur eux, une arme potentiellement offensive, avec le risque qu’elle puisse un jour servir à répandre le sang?Comme il est impensable qu’un dieu bon puisse avoir une telle exigence, c’est donc que cette coutume est d'origine humaine ef comme toutes choses humaines, elle n'est ni immuable ni imprescriptible.Il s’ensuit que le port du kirpan ne saurait être une exigence absolue.Se conformer a cette tradition peut paraître souhaitable à certains; des connotations culturelles y sont certainement attachées.Mais on ne peut l’assimiler à une pratique fondamentale et nécessaire du sikhisme.Il importe par ailleurs de tenir compte des circonstances, du milieu où l’on viL Or il se trouve qu’il y a ici des lois qui interdisent d’apprr-ter des armes à l’école.Cette interdiction est pleinement justifiée pour au moins deux raisons.C’est d’abord que la société canadienne, moins portée que d’autres sur la culture des arme-s, désire inculquer aux jeunes que dans l’état actuel de notre civilisation, l'arme est un moyen inacceptable de se faire jus- tice.En second lieu, il s’agit d’une question de protection publique.Les armes sont aussi interdites dans les avions, et pourtant, les sikhs continuent de voyager, laissant leurs kirpans chez eux.Pourquoi en serait-il autrement à l’école?Si on autorise un jeune à y apporter son poignard, comment justifier qu’on l’interdise aux autres?Et si, selon ses adeptes, le kirpan ne doit en aucun cas être considéré comme une arme, pourquoi ne pas accepter de le rendre inoffensif, par exemple en le faisant tout petiL voire en bois ou en plastique, plutôt qu’en acier?Des activistes judiciaires sont déjà à l’œuvre pour démontrer que le port du kirpan doit être toléré en vertu de la liberté de religion que garantit la Charte canadienne.Je suis totalement en faveur de la liberté de religion dans ce qu’elle a d’essentiel.Pour l’accessoire, tel que le kirpan, les sikhs, comme tout citoyen qui vit ici, doivent se conformer aux lois canadiennes et ne devraient pas chercher à imposer une coutume que la plupart réprouvent II n’y a pas de raison de créer de précédent ou de passe-droit L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes A l’information générale et métropolitaine Gérald Dallaire tad/mnt au directeur de l’iufarmatwu) François Cardinal (actualité municipale), Marie Andrée CFiouinard (/duration) Yves d'Avignon ftportt), l’aule des Kivieres (éditorialiste), Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement).Benoit Munger (responsable du site Internet), Josée Boileau.Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle F’aré (santé); Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Brécourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques); Martin IXiclos et Christine Dumazet (relecteun); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l'information euItnrelie Michel Bélair (responsable), Jean-Pierre D-gault, Stéphane BaiQargeon (théâtre), Paul C'auchon (médias), C aroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard lamarche (arts visuels).À l’information économique Gérard Bérube (adjoint au directeur de l'information).Dominique Reny, Éric Desrosient, Valérie Dufour, Pauline Gravel, Claude Turcotte; à l’information internationale ( latidc Lévesque, (Aiy TailWer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l’informatàm p»»H-tique : Hélène Buzzetti, Manon ComelBer (correspondantes parlementaires à Ottoua).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Québec), Kathleen lèvesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; louis*- Mantie Rknix Soucy (commis) \m d*KumentHtion ; Gilles Paré (directeur); Manon Derome, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PL BLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril.Jean de Billy, Gyslaine Côté, Marlène Côté.Martin Fournier, Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane l>*gault, Jacques A Nadeau, Clajre Paquet, Micheline Rueiland.(publicitaires).laurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire) IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Mit bel Bernatchez.Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle Cantàra, Richard Des Cormiers.Donald Filion.Olivier Zuida.INFORMAT1QI E, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE, linda Thériault (responsable service à la clientèle, distribution et tirage).Hélène Gervais, Marie-Eve SantiTre, (c/Hirdonathce à la promotion et à la soUiritatirm), Monique L’Heureux.Use lachapelle, Racbelle Ijeclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services crmiptables).Céline Furoy, Olivier Lachambre (ccmtrôleur), Ghislaine labeur.Claudette Béliveau (adjointe-administrative).Danielle laperriere, Caroline Perrier, Danielle Ross IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vtce-prèsuieni exécutif et directeur général) \ \ V LE DEVOIR, LE VENDREDI 2 fi AVRIL 2 0 0 2 LE DEVOIR ACTUALITÉS SERIE SUITE DE LA PAGE 1 en séries éliminatoires.» En somme, il trouve les affrontements entre le Canadien et les Bruins très civilisés.Lock-out à la SRC oblige, Michel Bergeron ne peut pas analyser les matchs de cette série à La Soirée du hockey.Pas de bol, puisque le conflit survient alors que le Canadien a réussi à se glisser en séries, après quatre ans de disette.Il est déçu.•Pour une fois que c'était à la maison!» Reste que Michel Bergeron suit les destinées du Canadien avec passion.»Ce qui est arrivé à Saku Koi-vu tient du miracle.En fait, tout ce qui est arrivé au Canadien dans les dernières semaines est extraordinaire: Koivu qui bat son cancer, Audette qui revient, Gil-mour qui se démarque.On dirait un scénario de film.» Mardi soir, les spectateurs ont fait vibrer le Centre Molson lorsque leur équipe a orchestré un revirement en troisième période.Après la partie, les rues du centre-ville ont retenti des cris et des manifestations de joie, la flamme est-elle rallumée?, a-t-on demandé à Michel Bergeron.«Ce qui se passe ici se passe ailleurs dans la Ligue nationale.Je me souviens que l’an dernier, Toronto avait gagné une partie de première ronde contre Ottawa, et les rues étaient en effervescence.Je crois que les gens ont la mémoire courte, peut-être parce que ça faisait longtemps que le Canadien n’avait pas réussi à se classer pour les séries.» Depuis dix ans, l’ancien entraîneur constate que le jeu de la Ligne nationale est plus rapide, que les joueurs sont mieux préparés parce que le personnel entraîneur s’est multiplié.«Ils sont aussi mieux payés, indique-t-il.En 1987, Peter Stastny était le mieux payé des Nordiques et il gagnait 600 000 $.Aujourd'hui, les mieux payés font neuf ou dix millions $US par saison.Tout évolue.» Et la série Canadien-Bruins?«Dans le moment, le Tricolore a mis les llruins dans le doute et ça l’avantage.Et avec le retour de Koivu, tout peut arriver.» Si le Tigre est rompu à l’ambiance des séries éliminatoires, il en va autrement pour le nouveau propriétaire du Canadien.Résidant du Colorado, George GU-lett a souvent eu l’occasion d'applaudir l’Avalanche.Cette fois-ci cependant, il s’agit de son équipe et de son porte-monnaie.Et l’homme pète d’enthousiasme.«C’est extraordinaire! Mais nous ne sommes pas ici à cause du propriétaire mais avant tout grâce aux joueurs, Michel 'Dierrien, Guy Carbonneau et André Savard», reconnaît-il candidement Mardi soir, le propriétaire a ressenti toute la gamme des émotions.«Je porte des bottes renforcées pour ne pas me briser les orteils quand je frappe le mur», blague-t-il.«C’était fantastique de revenir de l’arrière et de remporter la victoire de cette façon.» Et que pense-t-il de la robustesse du jeu lors de cette série contre les Bruins?«Ces deux équipes font partie du club sélect des six équipes originales et c’est incroyable de les voir jouer.Us joueurs frappent fort.J’ai assisté à de nombreuses rencontres depuis des années.Quand je vais voir l’Avalanche, je suis assis tout près de la baie vitrée et je vois les coups et les mises en échec.Et je peux vous dire qu ’on joue du hockey très sérieux.Mais dans cette série, chaque partie ressemble à la septième partie de la finale de la coupe Stanley Je ne pourrais pas demander mieux.» Dernier hommage Hubbards, N.-É.(PC) — Un camarade du soldat Richard Green lui a rendu un (jernier hommage hier à Hubbards, en Nouvelle-Ecosse, où avaient lieu les funérailles du jeune homme de 21 ans tué récemment en Afghanistan.«Bonne route», a déclaré le soldat Simon Hughes après avoir frappé le cercueil de la main, reprenant le salut que les parachutistes échangent traditionnellement avant de sauter de l’avion.Le soldat Hughes était en Afghanistan en même temps que Richard Green, et il était dans l’avion qui a ramené le corps de son ca-marade au pays.__________ le Devoir Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O1' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Dewir.www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 P;u-télécopieur (514)985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par anirriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du hindi au samedi par Le Devoir Inc.dont k» siège social est situé au 2050, rue De Bleury.^ étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.H est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean, 8(X), boulevard Indusrriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence lYesse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 aux-Trembles, ont à eux seuls près de la moitié des terrains vacants disponibles sur Hle.Ijt premier a un potentiel de près de 15 600 logements; le second, d’environ 16 700 logements.Au total, sur les terrains zonés résidentiels à Montréal, environ 80 000 logements pourraient être construits.«60 % de ces terrains sont contaminés», précise toutefois Jean-Jacques Bédard, chargé de communications à la Direction de l’habitation.«Ce n’est pas un problème insoluble en soi puisqu’il existe des programmes de décontamination en partenariat avec le gouvernement.Mais il est vrai que ça représente un handicap pour les promoteurs puisque ça fait augmenter le coût des projets.» Robert I jbman mise beaucoup sur le Sommet de Montréal qui se tiendra au début juin pour trouver des solutions à ce sérieux problème.Lors du sommet sectoriel sur l’aménagement du territoire, qui a eu lieu au début du mois, un document distribué aux intervenants faisait état de l’urgence de la situation, surtout que les plus vulnérables, les familles à faible revenu, sont les plus touchés.«Certains indices nous démontrent l’importance TERRAINS d’agir en tenant compte de la diminution du nombre de personnes par ménage, du vieillissement de la population et de l’arrivée d’immigrants surltle.[.] La problématique de l’accessibilité à un logement abordable à Montréal est très actuelle, surtout dans un contexte où le taux d’inoccupation des logements sur l’île est de moins de 1 %.» 6000 logements C’est pourquoi il a été proposé, le 2 avril dernier, de procéder à une évaluation des divers secteurs de l’île afin de mettre en avant un plan d’action ciblé dans chaque quartier.Afin d’augmenter la part des mises en chantier à Montréal, l’objectif fixé par l’administration Tremblay consiste en la construction d’un minimum de 6000 logements par an, soit le double de ce qu’on érige à l’heure actuelle.«Ce défi demande une planification stratégique, agressive et imaginative des différents secteurs qui pré sentent des potentiels de développement résidentiel, peut-on lire dans le document Montréal devra miser à la fois sur la construction des terrains vacants, sur le redéveloppement de certains secteurs non résidentiels à des fins d’habitation et sur la densification de territoires ciblés sur l’île.» Le plan de paix avancé par le prince Abdallah a été au cœur des discussions.ABDALLAH SUITE DE LA PAGE 1 rêter le terrorisme», a également indiqué M.Bush.11 a qualifié de «très cordiale» sa rencontre avec le prince héritier saoudien qui, selon lui, «a confirmé la relation solide entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis».M.Bush a également indiqué que son invité lui a dit «clairement que l’Arabie Saoudite n’utilisera pas l’arme pétrolière» pour influer sur la politique américaine au Proche-Orient «Je lui en suis reconnaissant», a déclaré le président américain.In rencontre entre les deux hommes, dans le ranch du président américain au Texas, a duré près de cinq heures, soit plus longtemps qu’initialement prévu.Riyad n’avait pas caché avant le sommet que la relation spéciale entre les deux pays pourrait souffrir si Washington ne tempérait pas son soutien à Israël.La Maison-Blanche avait pour sa part indiqué que M.Bush demanderait à l’Arabie Saoudite et aux autres pays arabes de s’engager davantage pour dénouer la crise et qu’il souhaitait examiner avec le prince héritier des moyens de poser les principes cotjununs d’un règlement de paix au Ifroche-Orient.A la veille de ce sommet, de hauts responsables du royaume avaient multiplié les avertissements à Washington en soulignant que l’attitude bienveillante de la Maison-Blanche à l’égard du premier ministre israélien Ariel Sharon non seulement affaiblissait la crédibilité des Etats-Unis dans le monde arabe mais affectait aussi leurs alliés dans cette région.Au cours de l’entretien formel entre le président américain et le prince héritier saoudien, les cours du pétrole brut se sont envolés, une rumeur vite démentie par Riyad ayant couru selon laquelle l’Arabie Saoudite, déçue de l’attitude de Washington, pourrait suivre l’exemple irakien en suspendant ses exportations de pétrole.Bush et Abdallah ont ensuite effectué une visite du ranch présidentiel avant de s’attabler pour un dîner de travail.Un conseiller politique saoudien a expliqué à la presse que le prince avait averti son hôte du risque qui pèserait sur les relations entre les Etats-Unis et le monde arabe si Washington ne parvenait pas à persuader le premier ministre israélien, Ariel Sharon, de retirer ses troupes des territoires palestiniens.«Il n’a pas mâché ses mots, comme le président [.].Si les Etats-Unis n’en font pas davantage pour réduire la violence, il y aura de graves conséquences pour [eux] et pour leurs intérêts», a souligné Adel ai-Djoubeir.Citant des sources proches du prince héritier, le New York Times avait fait savoir que l’id.ée d’une utilisation de l’arme pétrolière contre les États-Unis faisait l’objet de discussions au sein de la famille royale.«Nous essaierons de maintenir un équilibre entre l’offre et la demande et nous sommes décidés à conserver un niveau de prix qui soit équitable pour les producteurs et les consommateurs», a déçlaré le porte-parole de l’ambassade saoudienne aux États-Unis, rassurant ainsi des marchés financiers saisis par l’anxiété.Le prince héritier saoudien, qui dirige de facto son pays en raison de la maladie de son frère, le roi Fahd, est à l’origine du plan de pane approuvé le mois dernier lors du sommet de la ligue arabe de Beyrouth.Il est arrivé au Texas en porte-parole du monde arabe pour relayer le sentiment selon lequel Washington a approuvé l’opération militaire israélienne en Cisjordanie, y laissant une bonne part de sa crédibilité.Pour souligner l’importance de cette rencontre, le président Bush a associé le vice-président Dick Cheney, le secrétaire d’État Colin Poweü et la conseillère à la sécurité nationale Condoleezza Rice à ses entretiens avec Abdallah.Le plan de pane avancé par Abdallah, qui propose une normalisation des relations entre les pays arabes et l’État hébreu en échange d’un retrait israélien des territoires occupés depuis 1967, a certainement été au cœur de leurs discussions.Bush considère cette proposition comme «un nouveau portail» pour la paix et souhaite obtenir des détails à ce avait indiqué un responsable américain avant l’entretien.Le Proche-Orient a relégué au second plan l’objectif initial de cette rencontre qui, pour les Américains, devait être la recherche d’un soutien en vue d’une éventuelle campagne visant à renverser Saddam Hussein.Les relations américano-saoudiennes se sont refroidies depuis les attentats du 11 septembre.Washington affirme que 15 des 19 pirates de l’air à bord des avions détournés étaient des Saoudiens, ce qui reflète à l’extrême l’antiaméricanisme grandissant de nombre de jetmes Saoudiens.Tout cela devrait se retrouver, sous une forme plus concrète, dans le plan d’urbanisme que la Ville de Montréal doit réaliser avant 2005.«Le grand objectif du plan d’urbanisme, selon M.Libman, est de marier tous les secteurs d’intervention afin qu’il y ait plus de cohérence entre les transports, le développement économique, l’habitation et l’aménagement du territoire.(.] L’importance du sommet est précisément de faire des arrimages entre les différents secteurs, de créer une synergie entre les différents groupes.» Ce n’est d’ailleurs que de cette façon que la Ville pourra respecter les orientations gouvernementales pour l’agglomération de Montréal, publiées en septembre dernier.Ceux-ci visent une consolidation des zones urbaines et des pôles d’activité existants ainsi que la revitalisation du centre-ville et des quartiers du centre de l’agglomération, ce qui signifie une planification soutenue du développement urbain.«Cette option nécessitera de repenser les modes d’implantation des nouveaux quartiers résidentiels pour qu’ils soient aménagés le long des axes de transports en commun, selon une forme urbaine plus compacte, respectueuse des besoins et des revenus des différents ménages», peut-on lire dans le document de réflexion.PROSTITUTION SUITE DE LA PAGE 1 rue, Cactus et quelques autres.La présentation des grandes lignes de ce plan, axé sur la relative tolérance face aux métiers du sexe, a suscité d’orageux débats dont le Centre-Sud a le secret, en assemblée publique hier.Par le passé, les citoyens ont manifesté leur exaspération face à la prostitution de rue.La toxicomanie, la prolifération des seringues souillées, les disputes de territoire et les visites récurrentes de tous les assoiffés de sexe constituent autant de plaies sociales qui minent la joie de vivre du quartier.Ce nouveau plan permettra d’atténuer les irritants, estime le commandant Beaudoin.«On sait que le phénomène de la prostitution de rue est lié à la consommation de stupéfiants.On va essayer d’éloigner nos prostituées des stupéfiants, et peut-être que ce faisant, on ouvrira une porte pour qu’elles sortent de la rue», a-t-il dit lors d’un entretien téléphonique.Une diminution de la consommation de drogue résultera en une augmentation du civisme, croit la police.«Si une personne est intoxiquée, elle est plus susceptible de faire des délits ou d’être une cause de nuisance publique.» Le plan prévoit également une mesure qui plaira aux citoyens.La tolérance zéro sera appliquée dans les rues et les ruelles conduisant aux endroits fréquentés par des jeunes, comme les parcs, les écoles et les garderies.Le SPVM poursuivra par ailleurs les opérations clients.Selon le commandant Beaudoin, cette politique est couronnée de succès.Les policiers ont épinglé 248 clients l’an dernier.Du lot, 198 ont fait l’objet d’une mise en accusation.«Nous n’avons eu aucune récidive de tout l’été.Les gens semblent comprendre la leçon une fois qu’ils ont connu ce contact avec les policiers», a dit le commandant Beaudoin.Nouvelles responsabilités aux municipalités PRESSE CANADIENNE Québec — La mondialisation crée une multitude de contraintes aux Etats et fait en sorte que de plus en plus, ce sont les administrations régionales et les municipalités qui deviennent les mieux placées pour administrer et promouvoir les politiques sociales et économiques, estime le premier ministre Bernard Landry.Dans une allocution présentée à l’ouverture des assises annuelles de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) hier, M.Landry a indiqué que le temps est maintenant venu de donner aux administrateurs locaux «les outils supplémentaires pour leur permettre de devenir des moteurs de prospérité dans leur coin de pays.Dans le contexte actuel de la globalisation, a-t-il soumis, la concurrence se fait entre les villes plutôt qu’entre les États».Pour réussir cette nouvelle mission, le gouvernement du Québec, selon M.Landry, devra revoir «la conception des rôles urbains» et fournir aux municipalités les moyens de se développer à la mesure de leur potentiel.JUGE SUITE.DE LA PAGE 1 bec ont souvent opposé la procureure de la Couronne, France Charbonneau, au juge Béliveau.La Couronne s’est entre autres objectée lorsque le juge a annoncé son intention d’inclure dans ses directives une liste des contradictions, omissions ou invraisemblances dans le récit de Gagné.«C’est l'expression d'une opinion», a plaidé M'Carole Leboeuf, appelée en renfort par la Couronne lundi.Le juge Béliveau n’a jamais voulu le reconnaître.Dans cette liste, le juge Béliveau mentionne entre autres que Gagné n’avait jamais dévoilé avant ce procès qu’il était devenu délateur par crainte d’être tué après avoir menti indirectement à Boucher.11 rappelle que le délateur n’a pas incriminé Boucher ou d’autres membres des Hells .Angels dans sa première déclaration aux policiers mais seulement dans ses versions subséquentes.Il insiste sur de nombreux éléments (conversations, réunions, mobile du crime) dont Gagné n’a jamais parlé lors de ses trois premières rencontres avec les enquêteurs.Le juge Béliveau rappelle en outre que Gagné a obtenu un avantage important en devenant délateur puisque la Couronne a abandonné une accusation de meurtre portée contre lui.D pourrait ainsi recouvrer la liberté dix ans plus tôt que prévu.Le juge a souligné au trait rouge le passé criminel de Gagné, sa personnalité narcissique et antisociale ainsi que sa propension à mentir, même sous serment Quand le juge Béliveau a évoqué la possibilité de raffermir davantage ses directives, à la fin des plaidoiries mercredi, M° Charbonneau a explosé.«Si on en rajoute, aussi bien donner un verdict dirigé d’acquittement».a-t-elle dit Les corrections de dernière minute apportées hier matin l’ont également contrariée.Elle a reproché au juge de favoriser l’accusé lorsqu’il a voulu supprimer un passage de ses directives.Le juge n’a pas apprécié ces insinuations partisanes.M.Béliveau précise dans ses directives que le jury reste le seul «maître des faits».Il a enjoint aux huit hommes et quatre femmes de ne pas tenir compte des opinions qu’il aurait pu exprimer sur la cause de manière involontaire.Malgré son appel à la prudence, il n’exclut pas la possibilité que le jury puisse reconnaître Maurice Boucher coupable des deux meurtres et de la tentative de meurtre.M.Béliveau souligne dans ses directives 14 éléments qui pourraient confirmer le témoignage de Gagné et cinq dans le cas de Boutin.Ces éléments de preuve sont indépendants du témoignage des deux délateurs et pourraient contribuer à préserver ou à rétablir la confiance du jury à l’égard des témoins clefs de la Couronne.Le jury n’est pas tenu de croire ou de rejeter les témoignages en entier.11 peut se fier à certaines parties seulement pour arriver à un verdict Le jury poursuivra ses délibérations jusqu'à ce qu'il arrive à un verdict unanime.Deux seuls choix sont possibles: coupable des trois infractions en bloc ou non coupable.«v.du Présidant-K«f>n«dy 5 ru* Sainte-Cach«r«n« 1 'C!Z5\ite wberof - cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI: Entrée + dos de flétan rôti sauce vierge + dessert • I 7$ ^ CE SOIR: Souper au son du Trio jazz Gutenberg 359.av.du Président-Kennedy (coin de Bleury).©Place des Arts .Tél: 285-8686 .gutenberg@qc.aira.com
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