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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-04-29, Collections de BAnQ.

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Expérience enrichissante dans le sillage des Glorieux - Page Cil V o L .X C Y II X 9 4 ?L E S S A M EDI 29 ET DI M A X (' H E 3 O A V R 1 L 2 0 (Hi 2.18$ + T A x E $ » 2 .5 O $ LE DEVOIR Kyoto constitue un « minimum » Québec pourrait s’allier à des Etats américains si Ottawa vise plus bas LOUIS-GILLES FRANCŒUR Les dispositions du protocole de Kyoto constituent un •minimum» dans la lutte contre les changements climatiques sous lequel le Canada et le Québec ne doivent pas descendre.Et si Ottawa ne crée pas un marché interne pour les crédits d’émissions, qui reconnaîtrait les efforts passés ou futurs des entreprises québécoises, privées ou publiques, Québec n’écarte pas la possibilité de s’allier aux États pionniers de l’Est américain qui ont entrepris de faire un pied de nez à l’administration du président George W.Bush pour structurer un marché d’échanges qui, dés lors, deviendrait continental.C’est ce qu’a déclaré hier au Devoir, dans une entrevue exclusive, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des l’arcs, Claude Bechard.M.Bechard a annonce que Quebec- avait amorcé un sérieux virage dans sa stratégie sur les changements climatiques car il prévoit maintenant de divulguer •d’ici quelques mois», mais avant l’automne, son plan de lutte contre les changements climatiques, et ce, même si toutes les mesures que celui-ci contiendra ne sont pas encore ficelées sur le plan financier dans une entente fédérale-provindale.Le ministre Bechard entend d’ailleurs accélérer VOIR PAGE A 12 KYOTO CÉGEPS ET UNIVERSITÉS Où sont passés les garçons?WM JAcql KS N,MU M I I IM VOIR MARIE ANDRÉE CHOUINARD Victimes de leurs propres difficultés dans le système scolaire, les garçons désertent de plus en plus les bancs de cégep et d’université.Siphonnée par la montée fulgurante des filles, la présence masculine y présente des signes d'essoufflement, comme le montrent des données scrutées par Le Devoir.Le phénomène, peu étudié au collégial et à Tuniver-sité comparativement au primaire et au secondaire, frappe partout du secteur technique au doctorat en passant par le préuniversitaire, le bac et la maitrise, •Dans certaines facultés, il y a deux femmes pour un homme! Et personne n’en parle!» L’ancien premier ministre québécois Jacques Parizeau s’enflammait ainsi sur cette délicate question au cours d’un entretien accordé l’an dernier aux responsables de l'Annuaire du Québec.Loin de dénigrer le succès des femmes dans cette sphère scolaire, l’homme politique pointait toutefois la nécessité de poser la question: pourquoi ce décrochage?»A 60 % de femmes pour 40 % d'hommes, c’était acceptable.Mais lorsqu'on est dans une proportion de deux femmes pour un homme, il faut s’alarmer.Il y a clairement quelque chose qui ne va pas avec nos garçons.» Même si la fréquentation des cégeps et des universités s’est accrue depuis le début des années 70, les deux dernières décennies ont fait mal aux garçons.Depuis 1987, leur présence au bac est passée* de 43 % à 40 %.À la maitrise, les hommes sont passés d’une majorité de 52 % pour goûter désormais à une minorité de 4b %.Au doctorat, seul terrain où ils sont toujours les plus noue breux, leur domination s’est aussi étiolée, puisqu’ils sont passés d’un confortable 65 % à un fragile 53 %.Au primaire et au secondaire, la question de la réussite des élèves selon leur sexe a déjà donné lieu à son lot de thèses et de constats, causant au passage plusieurs quereDes idéologiques.Au collégial et dans VOIR PAGE A 12: GARÇONS ¦ Autre texte en page A 9 Bots d’œuvre Harper a ouvert une boîte de Pandore Le Canada paiera le prix du protectionnisme américain, estime Vopposition ALEXANDRE SHIELDS « Les autres industries américaines peuvent maintenant dire: “la porte est ouverte, allons-y”» Le gouvernement de Stephen llaqs r a beau se féliciter de l’accord signé avec les États-l luis jeudi pour mettre fin au dur conllit du bois d’œuvre, il a ouvert une boîte de Pandore qui affaiblira la position canadienne an sein de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).Et le Canada payera plus que jamais le prix du prot ectionnisme américain, selon les partis d’opposition à ( Xtawa.le Canada s’expose désormais aux attaques commerciales de •n'importe quel lobby industriel qui peut tenir tête à l’administration américaine» et ix>rter sa cause devant les tribunaux de TA1JENA, a soutenu hier le porte-parole du Bloc québécois en matière de commerce international, Pierre Paquette, les poids lourds de l’acier, mais aussi du secteur minier et du blé, ixiur-raient notamment sc manifester dans un bref avenir.le leader parlementaire du Nouveau Parti démocratique, Libby Davies, y voit aussi un pari trop risqué.•C’est un très mauvais précédent, a-t-il déclaré à ,*• sa sortie de la Chambre des communes.On peut se demander quels seront les impacts sur les autres industries américaines, VOIR PAGE 12: BOIS /, LE MONDE Blâmé, Plran menace de revoir sa coopération avec TAIEA Le president iranien Mahmoud Ahmadinejad a menacé de •changer totalement sa manière de coopérer» avec l'AIEA.qui affirme dans un rapport remis hier au Conseil de sécurité de FONU que Téhéran n'a pas suspendu l'enrichissement d'uranium et ne coopère pas suffisamment avec l'agence.‘Les Iraniens se moquent de telles résolutions» du Conseil de sécurité, a déclaré Ahmadinejad, cité par l'agence offideDe IRNA alors que le délai accordé par le Conseil de sécurité à Hran pour suspendre son enrichissement d’uranium expirait hier.-Nous sommes tou/ours désireux de travailler dans le cadre de l ’Agence et de rester attachés à ses régies.Mais si on utilise ces règles, qui doivent assurer nos droits, contre nous, alors nous changerons totalement notre manière de coopérer avec ces organisations», a declare .Ahmadinejad.¦ À lire en page Ail INDE X Actualités — A 5 .Annonces — C 10 Avis publics.C 8 Bourse-C 4 Carrières —C 6 Décès_______C 10 Économie — C 1 Editorial — B4 Idées_______B5 Monde.A10 Mots croisés C8 Météo_______C8 Perspectives B 1 Rencontres D2 Sports_____C 11 Le poisson pour prévenir le diabète Les protéines de certaines espèces atténuent la résistance à l'insuline, selon une chercheuse de IVniversité Laval Sudoku _ D5 PAULINE GRAVEL Outre les oméga-3 qu’il contient dans ses huiles et qui sont bénéfiques pour le cœur et le cerveau, le poisson est composé de protéines qui permettent de prévenir le diabète puisqu’elles atténuent la résistance a l'insuline, a annoncé hier a la communauté scientifique une chercheuse de l’Université Laval.La nutritionniste a ainsi ajouté une autre raison d'accroître notre consommation de produits de la pèche.A la fin des années 70, on avait découvert que Finddence de maladies cardio-vasculaires et de diabète était particulièrement faible chez les Inuits qui avaient conservé une alimentation traditionnelle a base de produits marins A cette époque, on croyait que les acides gras omégte3 étaient responsables de la protection contre ces deux maladies, ’Au cours des 25 demteres années, nous avons essayé d'étabhr un lien de cause a effet entre les oméga-3 et U dsabete mais nous n ’y sommes yimais parvenus».raconte Helene Jacques, professeure et chercheuse en nutrition a l'Institut (tes nutraceutiques et VOIR PAGE A 12 POISSON Les Presses de l'Université de Montré»! ui ¦'**"«>M”6 La population chinoise mythes et réalités James Z.Lee et Wang Feng La population chinoise mythes et réalités • Scitiitéf rt 2S8 paqvi • $4,95$ y a des gestes qui valent une vie De tels gestes font toute la différence.C’est clair dans l’esprit de tout le monde.Les actions et les responsabilités de nos médecins spécialistes méritent d’être reconnues à leur juste valeur.Fédération DES MÉDECINS SPÉCIALISTES du Québec Des gens de valeur www.fmsq.org A < LE DEVOIR.LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 30 AVRIL 2 0 0 6 A :i ACTUALITES -§ ROLEX Gamba rd rente et service UOA «Ui CATHCAkT ONTXf VUE MONTRÉAL (514) 866-3876 Défusions : la suite Conseils d’agglomération : rien ne va plus ! A Montréal, Québec et Longueuü, les villes défusionnées \ et la ville centrale s’affrontent continuellement JACQUES NADEAU LE DEVOIR « C’est sûr que leur objectif est clair, c’est de retrouver leurs anciennes villes et de faire des scènes de théâtre comme celle d’hier [jeudi] » - Gérald Tremblay Les conseils d’agglomération sont en train d’empoisonner les relations entre les grandes villes et les municipalités défusionnées.Créées à la suite des défusions, ces structures imposées par Québec font l’objet de critiques virulentes.Alors que plusieurs maires réclament du gouvernement qu’il remédie à certaines lacunes, d’autres souhaitent leur abolition pure et simple.JEANNE CORRIVEAU La ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, risque d’avoir fort à faire au cours des prochaines semaines pour régler les nombreux litiges qui opposent ,1a Ville de Montréal aux 15 villes défusionnées.A elle seule, la Ville de Côte-Saint-Luc entend adresser à la ministre 13 demandes de droits d’opposition à la suite de la réunion du conseil d’agglomération de jeudi, qui a amené plusieurs maires des villes défusionnées à quitter en bloc l’assemblée.L’animosité entre Montréal et ses voisines s’est intensifiée jeudi et rien ne laisse présager une amélioration de leurs relations.Frustrés de n’avoir pu empêcher l’adoption d’une résolution déposée devant l’administration du maire Tremblay au sujet de l’attribution des surplus budgétaires, plusieurs maires ont décidé de se lever de leur siège pour quitter la salle du conseil.Les élus des banlieues auraient souhaité attendre que le mandataire du gouvernement Roger Lachance, ait déposé ses recommandations sur le dossier avant d’en débattre au conseil d’agglomération.«Ce n'était pas planifié, mais on l'a fait parce qu’on se sentait comme des idiots de rester là», a indiqué hier la mairesse de Westmount, Karin Marks.Ce n’est pas la première fois que les conflits surgissent au sein du conseil d’agglomération, et les maires de banlieue se plaignent surtout du partage des dépenses d’agglomération, qu’ils jugent inéquitables à leur endroit Pour Gérald Tremblay, le départ abrupt des maires de banlieue relève d’une mise en scène orchestrée pour les caméras de télévision.»C’est sûr que leur objectif est clair, c’est de retrouver leurs anciennes villes et de faire des scènes de théâtre comme celle d’hier [jeudi]», dit-il.Les 15 villes de banlieue, qui détiennent 13 % des voix, peuvent recourir à un droit d’opposition si elles estiment qu’une décision du conseil d’agglomération leur cause préjudice.La ministre doit alors trancher les litiges qui lui sont soumis.Jusqu’à maintenant la ministre a reçu de telles demandes pour cinq dossiers, dont l’un concerne le budget d’agglomération imposé aux villes défusionnées en janvier dernier.Les maires de banlieue n’entendent pas se gêner pour recourir de nouveau à ce droit d’opposition car ils estiment que de nombreuses factures leur sont refilées sans justification par Montréal.«Si les lois ne sont pas claires, c’est évident que Montréal va en abuser et c’est la raison pour laquelle on fera appel à la ministre chaque mois», soutient Mme Marks.Pour sa part le maire de Côte-Saint-Luc, Anthony Housefather, promet de faire parvenir 13 demandes d’appel à la ministre concernant des résolutions adoptées par le conseil d’agglomération jeudi.Il évoque même la possibilité que les maires de banlieue boycottent la prochaine rencontre du conseil, qui aura lieu dans un mois.*Notre présence ne nous permet Pas de faire modifier les résolutions; pourquoi je perdrais quatre heures de mon temps pour aller là-bas si on ne peut recourir à notre droit d’opposition?», demande-t-il.Cette stratégie ne fait toutefois pas l’unanimité.Le maire de Dollard-des-Ormeaux, Edward Janiszewski, n’a pas suivi ses collègues jeudi soir quand ils ont quitté la salle du conseil car il estime que le geste était exagéré.«Cest vrai qu'on est frustrés parce qu’on n’a aucun pouvoir, mais ce n'est pas la faute de Montréal, c’est la faute de Jean Charest.Il faut blâmer la bonne personne», dit-il, même s’il estime que Montréal «prend avantage de la situation de façon injuste, au point d’être immoral».Selon lui, les maires de banlieue n’ont pas avantage à bouder les assemblées du conseil d’agglomération car il juge que les absents ont toujours tort A Longueuil, la situation est encore plus catastrophique puisque, compte tenu de l’opposition des quatre villes défusionnées, l’agglomération n’a pu adopter son budget et expédier les comptes de taxes aux contribuables, ce qui a forcé Longueuil à procéder à un emprunt II en coûte donc 35 000 $ par jour en frais d’intérêts aux cinq municipalités.Le mois dernier, la ministre Normandeau a d’ailleurs mandaté un médiateur pour tenter de régler le litige, et celui-ci devrait déposer son rapport la semaine prochaine.La Ville de Québec n’a pas été épargnée non plus et, la semaine dernière, les villes défusionnées de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin ont eu recours à leur droit d’opposition, ce qui a bloqué la réalisation d’importants projets prévus dans le programme triennal d’immobilisations, dont la construction de cinq casernes de pom piers.L’impasse pourrait toutefois être dénouée bientôt puisque le maire de Saint-Augustin s’est ti nalement ravisé et son homologue de L’Ancienne^ Lorette pourrait l’imiter sous peu Reste que la structure du conseil d’agglomération suscite de sérieuses inquiétudes.La mairesse de Québec.Andrée Boucher, soutient que le gouvernement ne peut laisser les conflits s’éterniser.«Ce n est pas à moi de dtmner les recettes.Tout ce que je peux faire, c'est constater que ça met vraiment en péril le fimctionnement des villes Quelle que soit la recette, il faut que ça conduise à une plus grande facilité de gérer», estime Mme Boucher, qui juge inconcevable que les villes de L’Ancienne-Lorette et de Saint Augustin, qui détiennent 6 % de la richesse foncière, puissent bloquer 48 % des dépenses de l’agglomération de Québec •Les grandes villes sont affligées Le maire Gérald Tremblay a peur que son prochain budget soit bloqué.Ce ne serait pas drôle d’emprunter quatre milliards à raison d’un douzième par mois.Ce serait loufoque.Im situation de Longueuil est déjà in soutenable.Il faut vraiment que ça change», croit la mairesse, qui a pu constater l’ampleur du désespoir du maire de longueuil, Claude Gladu, qu’elle a croisé lors des assises de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), qui se tenaient à Québec au cours des derniers jours.«// ne faut pas en venir à des situations oà les maires seraient tellement découragés que, les uns après les autres, ils décideraient de rendre leur ta Plier», dit-elle.Si le maire de Côte-Saint laïc réclame l’abolition du conseil d’agglomération et souhaite voir la formule de la défunte Communauté urbaine de Montréal être ressuscitée, Gérald Tremblay refuse de se prononcer sur une telle option.«Je ne veux pas faire de débat de structures.On peut être d'accord ou en désaccord avec ce que le gouvernement a choisi, mais il Ta fait parce qu 'il avait le droit de le faire, explique-t-il.Moi, j’aimerais mieux qu’on travaille avec ce qu’on a présentement dans le respect et l'harmonie.» Malgré la grogne, la ministre des Affaires municipales n’a lias l’intention d’abolir les conseils d’agglomération ou de reti rer aux villes défusionnées leur droit d’opposition.•Mais s'il y a des ajustements à apporter, on est ouverts à écouter les suggestions pour voir comment on pourrait améliorer le tout», indique son attaché de presse, Jonathan Trudeau.Le Devoir « Il ne faut pas en venir à des situations où les maires seraient tellement découragés que, les uns après les autres, ils décideraient de rendre leur tablier» - Andrée Boucher 64 pages- 10.95 S LIDEC tnc (514) 843-5991 Mélanie DESMEULES CÉLÉBRITÉS coilecîian niogrioniqua L’ABBÉ LÉON Le naturaliste polyvalent En vente dans toutes les iioraines Les prix sont indiques sous réserve de modifications I I / EN COLLABORATION AVEC Sothebys-RiTCHiES OEUVRES CANADIENNES IMPORTANTES VENTE AUX ENCHERES Éxec 288 rue K.nf est Toronto Lundi le 29'tnai 2006 a ION30 LE FESTIVAL DE THÉÂTRE DE QUÉBEC C’EST DANS 16 JOURS.REFOUR :RNATIONAL THÉÂTRE Carrefour international de théâtre de Québec 16 AU 28 MAI BILLETS lt!8881529-1996 369, de la Couronne, 4* étage CARREFOl INTERN ATI DE THÉÂTF IncHMRM d» Wajdi Mouawad 18 tu 21 mai Toul comme «Ht de Brigitte Huntieo; 15 au 17 mti Gara Driva [Lang IHej de Um Hermann Eraritjarttjaka it Hetner Gaefcteto 24 et 25 mat Santé/Pays-Bat jl _ è__ » - - a.a.» m_____il .a - j C¥! MHR1 ïT TVBS nÔOtnJHI de Jtime TMran à« bord de Fi 17 11 28 mat Fratw Consultez la programmation complète au WWW.C8IT6fOUrth6atre.(|C.Cd «ëtecSS cxubetf* f, sss~ smr» fjQuetn * L« «oum.•*£- Il Ut «Ut vX "ten* ' , r .T!* r •T t” ïf 11181 I :m = 'PP___ 'wk2 * ?• ï a * ' ^ UNE ENTENTE QUI PROFITE À TOUS Un nouveau partenariat financier avec le monde municipal En ratifiant l’Entente sur un nouveau partenariat fiscal et financier avec les municipalités pour les années 2007-2013, ce sont plus de 3,8 milliards de dollars qui seront versés pour le Québec de demain et les générations futures.Le gouvernement du Québec renforce ainsi sa volonté d’établir un véritable partenariat avec le monde municipal.Cette nouvelle entente assure une répartition équitable de ressources financières majorées de façon importante pour toutes les municipalités, peu importe leur taille.Elle leur garantit aussi des revenus récurrents leur permettant d’offrir des services publics de qualité pour un milieu de vie qui profite à tous les citoyens et citoyennes du Québec.« Par cette entente, la plus avantageuse jamais conclue avec le monde municipal, le gouvernement du Québec reconnaît et réitère haut et fort que les municipalités sont nos partenaires privilégiés en matière de développement économique, social et culturel.» «Une entente d'élu à élu qui tient compte de toutes les municipalités, peu importe leur taille.» « Cette entente procure à toutes les municipalités des ressources financières prévisibles et stables, et reconnaît leur rôle central dans la prise en main des défis du Québec.» .JL—, Nathalie Normandeau, ministre des Affaires municipates et des Régions / / Bernard Généreux, président de la Fédération québécoise des municipalités jean Perrault, président de l'Union des muoicipalîtés du Québec «Avec ce nouveau partenariat financier, notamment par le remboursement de la TVQ, le gouvernement du Québec reconnaît que les municipalités sont des leviers essentiels au développement économique de notre société et qu'elles sont de véritables créatrices de richesse.» SJ Gérald Tremblay, maire de la VHle de Montréal www.mamr.gouv.qc.ca Québec v i LE DEVOIR.LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 AVRIL 2 0 0 R POIITIQIIH Go Hubs! Go! 'a )rvde MIKE CASSESE REUTERS L’ancien gardien de but du Canadien de Montréal et ex-ministre du Développement social, Ken Dryden, est devenu le ICf candidat dans la course à la direction du Parti libéral du Canada.M.Dryden en a fait l’annonce officielle hier matin à Toronto, en plein pendant les séries éliminatoires du hockey.Ken Dryden a remporté cinq coupes Stanley.L’ex-gardien de but étoile était d’ailleurs à Montréal hier soir pour appuyer son ancienne équipe, qui disputait le quatrième match de sa série contre les Hurricanes de la Caroline.Dans son discours, ce matin, Ken Dryden a déclaré qu'il était furieux contre le premier ministre Stephen Harper, qui a réduit en poussière le programme national de garderies qu’il avait élaboré comme ministre du Développement social dans le gouvernement Martin.Conseil général du PLC-Q à Drummondville Paul Martin veillera sur les candidats à sa succession SYLVAIN LAROCQUE Les candidats au leadership libéral se presseront au portillon du conseil général de l'aile québécoise du parti, aujourd'hui à Drummondville, dans l'espoir de prendre racine dans un territoire devenu aride.Mais un invité inattendu risque de monopoliser l’attention: Paul Martin.L’ancien premier ministre fera en effet un retour remarqué pour «remercier» les militants, a appris la Presse canadienne.Curieuse-ment, il participera au «5 à 7» au cours duquel la dizaine de candidats à sa succession courtiseront les libéraux québécois.«Ce sera une belle démonstration de franche camaraderieb>, a lancé un membre du parti, sous le couvert de l’anonymat La visite de M.Martin à Drummondville constituera sa première apparition publique au Québec depuis sa défaite électorale, le 23 janvier.Plus tôt cette semaine, il a rencontré des autochtones en Nouvelle-Ecosse.Pour les candidats à l’investiture, la rencontre québécoise est d’une importance cruciale.Huit des dix candidats déclarés sont ontariens et les deux autres, le Néo-Ecossais Scott Prison et le Québécois Stéphane Dion, ne disposent pour l’instant que d'organisations embryonnaires au Québec.En fait, seuls le député et intellectuel Michael Ignatieff et l'ancien premier ministre ontarien Bob Rae ont réussi, jusqu’à présent à réunir une équipe digne de JACQUES NAOKAU 1E DEVOIR Paul Martin fera sa première sortie publique au Québec depuis sa démission comme chef du PLO.ce nom au Québec.Des aspirants toujours en réflexion, connue l’ex-ministre John McCallum, seront aussi à Drummondville.Pour les candidats, le temps presse.Ils ont jusqu'au 1" juillet pour vendre des cartes de membre afin d'influencer la sélection des dele gués qui éliront le prochain chef.Le congrès au leaderslnp aura lieu les 2 et 3 décembre au Palais des congrès de Montréal.Finances précaires L’aile québécoise (PLC-Q) compte grandement sur l’adhésion de nouveaux membres et le retour de brebis égarées pour boucler son budget 2006.Ive conseil de direction du PLC-Q s’est fixé comme objectif de vendre 28 (XK) cartes cette année, alors que tout juste 25 000 Québécois sont actuelle- ment membres du parti.En 2004, ils étaient près de 100 (XX).Or, jusqu'ici, les candidats au leadership n'ont réquisitionné que 700 formulaires d’adhésion au parti, selon une source bien informée qui a requis l’anonymat.Cer-tains libéraux imputent ce lent début de course au coût de la carte, qui vient de passer de 5 à 10 $, dans le but justement de renflouer les coffres du P1jC-Q.Le président de l’aile québéc oise, Robert Fragasso, assure que le rythme s'accélérera au cours des prochaines semaines.«La course à la directum crée une effervescence, soutient-il au cours d'un entretien téléphonique.Je suis confiant que nous atteindrons notre objectif, je surveille la situation sur une base hebdomadaire.» I,es finances du PLC-Q pour- raient neanmoins s'en ressentir si le nombre de nouveaux membres devait être moins élevé qu'anticipé, l’as moins du tiers du budget 2tXXi (280 (XXI sur 840 (XX) $) doit provenir des cartes de membre, d’après les prévisions du conseil de direction.Le reste proviendra du siège d'Ottawa (500 000 $) et tic's associations de circonscription.«Il y a toujours moyen d'apporter des mtstons au burlgêt».glisse M.Fragasso.Conséquence de la perte du pouvoir et de la situation précaire du parti au Québec, le PI C-Q a licencié du personnel ces dernières semaines.Les employés qui sont restés, y compris les directeurs, ont tous accepté des baisses de salaire pour maintenir la barque à (lots.On a aussi renégocié le bail des locaux montréalais, ce qui air rait entraîné des économies de 60 % pour le parti.L’aile québécoise est toujours en pourparlers avec le bureau d’Ottawa en vue d’obtenir le remboursement de sa dette de 1.8 million.En mars, le président national du ixirti, Mike Kizenga, assurait que ex- montant serait acquitté d’ici la lin de l’année, mais Robert Fragasso n’a lias voulu hier fixer d'échéancier.Ce dernier promet toutefois qu'il y aura toujours une aik- québécoise, malgré l'examen des structures du parti que mène actuellement le siège d’Ottawa.Le chef intérimaire libéral, Bill Graham, prononcera un discours pour conclure le conseil général, en fin d'après-midi aujourd'hui.Presse canadienne Boutique NX Chaussures de course à pied pour hommes et femmes, disponibles en plusieurs largeurs w 4 LONGUEUIL 1085, chemin Chambly (à deux pas du Cégepl (450) 674-4436 MONTRÉAL 4452, rue Saint-Denis (près de Mont-Royal) |®] (514) 499-9600 - new balance L’avenir des finances publiques du Québec Une initiative de : Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques Avec la collaboration de CI RA N O jt ASDEQ LE DEVOIR Mercredi 17 mal Hôtel Delta Montréal Les changements démographiques prévus au cours des prochaines décennies modifieront la situation du Québec.Douze conférenciers aborderont ces impacts sous l’angle des finances publiques, de la fiscalité, de l'endettement et de la citoyenneté.Claude Castonguay exposera la nécessité du changement pour éviter la détérioration de nos services publics.Joseph Facal et Pierre Fortin du Manifeste pour un Québec lucide et Bernard Élie et Pierre Paquette, du Manifeste pour un Québec solidaire, présenteront les solutions qu'ils préconisent, en vue d’y détecter certains consensus possibles et pistes à explorer.Inscription : www.UShwfarootee.ca/adm/rochevche/chalretlscallte • 450 463-1835 poste 1353 Les places sont limitées.UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE La ville a cjiieLjue chose à offrir à chacun de nous, puisqu'elle est créée par chacun de non JANE JACOBS (1916-2006) Isest Jacob* SYSTEMES DE SURVIE LES VILLES ET U RICHESSE DES NATIONS \ attire Retour a I agi s;i «pw»* -»o » r < LE DEVOIR.LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 AVRIL 2006 ACTUALITÉS KYOTO POISSON SUITE DE LA PAGE 1 ses contacts avec son homologue fédérale de l’Environnement, Rona Ambrose, afin de comprendre clairement où le gouvernement Harper s’en va dans ce dossier.Il avoue avoir été quelque peu surpris, voire décontenancé, par l’écart entre ce que les médias ont récemment rapporté au sujet des intentions fédérales en matière de lutte contre les changements climatiques et ce que son homologue fédérale lui en a dit lors de leur rencontre en mars.Claude Béchard doit parler prochainement — dès que «quelques petits dossiers chauds» lui en laisseront le temps — à son vis-à-vis ontarien, Laurel Broten, pour savoir où se situe sa province, tout comme il entend prendre contact avec feon collègue Stan Struthers du Manitoba, une province qui, jusqu’ici, a été l'allié le plus fervent du Québec dans le dossier de Kyoto.«Pour nous, Kyoto est la base», affirme le ministre Béchard.«Kyoto, c'est le minimum» pour le Québec, où il y a consensus entre toutes les formations politiques, et aussi pour le Canada Invité à commenter les récentes déclarations de la ministre Ambrose, qui semble entrevoir une solution de rechange au protocole de Kyoto dans le Partenariat Asie-Pacifique, le ministre de l’Environnement ajoute: «Je ne peux pas concevoir qu’on laisserait de côté Kyoto pour aller vers le Partenariat Asie-Pacifique.Nous, on ne serait vraiment pas d’accord avec ça.d’autant plus que si le Canada veut regarder vers les modèles à succès ailleurs, le meilleur modèle au Canada, c’est quand même le Québec.» En 2003, rappelle-t-il, le Québec n’avait augmenté ses émissions que de 6 % au-dessus du niveau de référence de 1990 alors que la moyenne canadienne dépassait les 24 %.Précisons qu’à l’heure actuelle, les émissions québécoises dépassent de 10 % le niveau de 1990.Claude Béchard se dit d’autant plus inquiet de la façon dont son homologue fédérale voit une sorte de solution alternative à Kyoto dans le Partenariat Asie-Pacifique (PAP) que, reconnaît-il, cette entente sur les échanges de technologie, qui regroupe quatre pays pro-Kyoto dont la Chine, l’Inde et le Japon, prévoit expressément qu’elle n’est en aucune façon une renonciation à leur participation à la lutte internationale concertée mise sous l’autorité du protocole.Ep effet, et malgré l’impression contraire que les Etats-Unis tentent d'en dégager, le PAP constitue plutôt un traité complémentaire entre des partenaires économiques qui veulent intensifier leurs échanges de technologie.Cette entente, ajoute le ministre Béchard, ne l>eut d’ailleurs pas constituer un moyen de lutter efficacement contre les changements climatiques puisqu’elle ne contient aucun objectif de réduction, aucun échéancier, et que son caractère strictement volontaire exclut tout recours à des sanctions.Le Québec, dit-il, n'a pas d'objection, bien au contraire, à ce que le Canada — et lui-même d’ailleurs — intensifie ses échanges technologiques.Mais il espère rencontrer d’autant plus rapidement la ministre fédérale pour dissiper les ambiguïtés qui se multiplient qu’elle ne lui a jamais fait état de l'intention de renier de quelque façon que ce soit le protocole de Kyoto ou ses objectifs.«Nous, on ne lâchera pas le morceau, dit-il, car ce serait assez épouvantable de voir que tous les efforts qu’on a faits, chez les papetières par exemple, en argent ou autrement, auraient inutilement imposé un prix économique à nos entreprises, et tout ça en prévision de Kyoto.» Serait-il alors pertinent pour le Québec de rejoindre les neuf États américains, dont sept situés juste au sud du Québec, qui plafonneront les émissions de leurs grands émetteurs cette année et de créer un système d’échange de crédits d’émissions auquel nos entreprises pourraient vendre les crédits accumulés au cours des dernières années?«Ça va être à examiner, affirme le ministre Béchard, mais il est clair qu ’on va prendre tous les moyens nécessaires et à notre portée pour, d’abord, respecter Kyoto, deuxièmement, faire reconnaître ici au Canada les efforts antérieurs du Québec et, troisièmement.pour que nos entreprises et organismes qui ont fait des efforts ne les aient pas faits en vain.[.] Disons que si on sent que, du côté fédéral, on est pour reculer du côté de Kyoto, qu ’on le laisse de côté ou qu ’on n ’entre pas dans un marché qui reconnaîtrait ce qu’on a fait, il est clair qu une option comme ça m être envisagée.• Cette entente signée en décembre dernier regroupe au sein du Regional Greenhouse Gaz Initiative' (RGGD l’Etat de New York, le Connecticut, le Delaware, le Maine, le New Hampshire, le New Jersey et le Vermont.Depuis, la Californie et le Nouveau-Mexique ont évoqué la possibilité de s’y joindre.Et le Maryland a adopté en partie les .objectifs de l’entente, inscrits dans une loi de cet État depuis le début d’avril.C’est pour éviter d’en arriver là que le ministre responsable de l’Environnement au Québec propose comme solution à court terme un «blitz» de pourparlers et de négociations afin de clarifier les orientations du gouvernement fédéral et aussi de pouvoir rapidement déterminer dans quelle mesure Ottawa peut assumer sa part du plan global de réduction que Quebec veut mettre en place ici.C’est pourquoi, contrairement à son prédécesseur, Thomas Mulcair, qui refusait d’annoncer un plan sans que son financement ait ete regie dans une entente fédérale-provinciale, Claude Béchard entend dévoiler le plan québécois au cours des prochains mois, quitte à laisse!' en suspens les mesures dont le cofinancement n’aurait pis été réglé.«Dans les prochains mois, dit-il, il est hors de question que ce soi/ le gouvernement fédéral qui vienne retarder notre plan de lutte contre les GES.» Le ministre Béchard ajoute qu’en cas de blocage, «c’est malheureux, mais ça déplacera la pression et les projecteurs sur le gouvernement fédéral Je ne mer pas être oNigé d’attendre à l’automne ou à Ihiver prochain parce qu’tm attend Ottawa».Ia' Devoir SUITE DE LA PAGE 1 des aliments fonctionnels (INAF), qui s’intéresse aux protéines de poisson depuis plus de 20 ans.En 1995, Hélène Jacques a remarqué que la protéine de morue modifiait divers paramétrés associés à la sensibilité à l’insuline, par exemple la glycémie, l’insulinémie et le taux de triglycérides.A partir de cette découverte, elle s’est appliquée à élucider ces liens.Avec son collègue biochimiste André Marette, du Centre de recherche du CHUL, elle a d’abord comparé l’effet des protéines de poisson à celui des protéines végétales (soya) et laitières (caséine) chez des rats rendus obèses par un régime riche en gras.Les chercheurs ont alors observé que la consommation de caséine ou de soya induisait l’apparition d’une résistance à l’insuline alors que les protéines de poisson maintenaient normale la sensibilité à l’insuline chez les animaux, et ce, en dépit de leur obésité.«Normalement, les personnes qui deviennent obèses développent petit à petit une résistance à l’insuline, explique la nutritionniste.Les cellules ont delà difficulté à utiliser le glucose présent dans le sang.Alors, pour maintenir constante la glycémie (la concentration de glucose dans le sang], le pancréas accroît sa sécrétion d’insuline, qui devient de plus en plus abondante dans le sang.Le pancréas finit toutefois par se fatiguer et ne parvient plus à sécréter suffisamment d’insuline pour favoriser l’entrée du glucose dans les cellules.Comme celles-ci n’arrivent plus à capter le glucose, on dit qu’elles sont résistantes à l’insuline.C’est alors que s’installe le diabète de type II.» Si on ne réussit pas à contrôler les niveaux de glucose dans le sang, l’endothélium fia paroi interne) des vaisseaux sanguins se fragilise en raison de la présence d’une trop grande quantité de glucose dans le sang, poursuit la chercheuse.Ceci provoque de petites lésions dans les vaisseaux qui irriguent les yeux, les reins, les jambes et le cœur.Après des résultats fort prometteurs chez l’animal, il ne restait plus qu’à vérifier si l’incroyable effet protecteur des protéines de poisson se manifes- tait aussi chez l’humain.En janvier 2004, l’équipe d’Hélène Jacques a amorcé une étude portant sur 17 sujets humains, un nombre qui a été restreint en raison de la lourdeur de la technique employée pour mesurer la sensibilité à l’insuline.L’étude s’est étalée sur une période de deux ans et a été subventionnée par les Instituts de recherche en santé du Canada.Elle n’a donc pas reçu le soutien de l’industrie de la pêche et de l’aquaculture.Hélène Jacques a révélé hier dans le cadre du congrès de la Société québécoise de lipidologie, nutrition et maladies cardiovasculaires qu'un régime alimentaire riche en protéines de morue avait fait augmenter de 30 % la sensibilité à l'insuline chez les 17 sujets de l’étude qui étaient obèses et résistants à l’hormone au début de l’expérience mais qui ne souffraient pas de diabète.Elle a par contre précisé qu’une diète chargée de protéines animales avait fait diminuer la sensibilité à l’insuline de 3 %.Ces résultats qui mettent en évidence une amélioration significative de la sensibilité à l’insuline grâce aux protéines de poisson ont été obtenus après une consommation de deux repas par jour de morue pendant quatre semaines alors qu’un régime de quatre semaines composé de menus à base de bœuf, de porc, d’œufs ou de produits laitiers a légèrement amplifié la résistance à l’insuline.«Ces différents régimes alimentaires étaient parfaitement équilibrés et contenaient exactement les mêmes nutriments (protéines, lipides, glucides, gras saturés et in-saturés), la même quantité d’oméga-3, de fibre et de cholestérol, a précisé la chercheuse.Ils différaient uniquement quant à la source protéique.» Les chercheurs de l’Université Laval ont également observé que les taux de la protéine c-réactive (CRP), un indicateur de l’état inflammatoire, diminuaient de façon significative lors de la consommation de protéines de morue alors qu’ils augmentaient lorsque la diète était composée de protéines d’origine animale.«Cela signifie donc que les protéines de morue réduisent l’état inflammatoire et, de ce fait, qu’elles protègent l’endothélium des vaisseaux sanguins du processus d’athérosclérose et des maladies cardiovasculaires», souligne Hélène Jacques.Pour s’assurer que cet effet protecteur contre la diabète était véritablement induit par les protéines, le biochimiste André Marette a reproduit en laboratoire le mélange d’acides aminés retrouvé dans le sang des animaux qui avaient consommé des protéines de morue, de caséine ou de soya.D a ensuite appliqué chacune de ces mixtures sur des cellules muscu-* laires en culture et a observé que seul l’assemblage | d’acides aminés de poisson induisait le même effet* bénéfique sur la sensibilité à rinsuline.Même si, au cours de leurs experimentations, Hélène Jacques et ses collègues ont surtout utilisé de la morue, un poisson dont la maigreur de la chair facilitait l’extraction des protéines, il ne fait aucun doute que toutes les espèces de poisson sont dotées de ces mêmes vertus susceptibles de réduire le risque de diabète et de résistance à l’insuline qui prédispose à la maladie.Les chercheurs ont relevé les mêmes effets notamment avec l’aiglefin, la sole et la goberge.«Le contenu en acides aminés était similaire chez ces différentes espèces de poisson», indique Hélène Jacques.Les protéines de poisson renferment plus de taurine et d’arginine, deux acides aminés qui améliorent l’état de l’endothélium et augmentent par conséquent la sensibilité à l’insuline.Par contre, on retrouve une moins grande quantité de leucine, de valine et d’iso-leucine, qui favorisent une plus grande résistance à l’insuline.» Outre ses protéines, le cheptel aquatique contient des acides gras oméga-3, des antioxydants comme le sélénium ainsi que les vitamines A et D.Les arêtes, les os et l’eau dans laquelle baigne le poisson mis en conserve constituent par ailleurs une excellente source de calcium.La faune aquatique représente donc sans contredit un aliment aux qualités nutritives exceptionnelles dont on ne saurait trop) encourager la consommation ou, plutôt, la dégustation.Le Devoir GARÇONS SUITE DE LA PAGE 1 les tours universitaires, pxmrtant, ce débat semble occulté.«En enseignement supérieur, on fait encore comme s’il n’y avait pas de problème», pote le professeur et chercheur Gilles Tremblay, de l’École de service social de l’Université laval.«C’est oublié et, malheureusement, on se cogne encore au passage à des guerres idéologiques» qui finissent par occulter le débat M.Tremblay a pourtant choisi de creuser ce «problème, sans en faire une catastrophe, mais sans mettre non plus la tête dans le sable».Avec une équipe de chercheurs, il a investi un collège de la région de Québec et mis en place un modus operand! visant à sauver une portion des garçons du décrochage scolaire.Les résultats, très positifs, ont été au-delà même de l'espérance des chercheurs (voir autre texte en page Car les collèges, passage obligé vers l’université, ne sont pas en marge du phénomène d’échec des garçons.Déjà moins enclins que les filles à décrocher le diplôme d’études secondaires (plus de 90 % pour ces demoiselles comparativement à environ 76 % pour ces jeunes hommes, ces dernières années), les garçons perdent des plumes à mesure qu’on grimpe les échelons supérieurs.Non seulement les filles investissent-elles de plus en phis les coDèges et les universités, mais le fait que les garçons traînent la patte au début du parcours scolaire creuse encore davantage les écarts.De 1985 à 2005, la présence des jeunes hommes dans le secteur collégial préuniversitaire a chuté de cinq (joints (de 48 à 43 %).Dans le secteur technique, où certains auraient pxi les croire plus présents, ils ont pendu quatre points (de 44 % à 40 %) pendant la même période.Dans certains programmes traditionnellement associés aux hommes, les statistiques ont considérablement changé au cours des dernières années: ainsi, à l’École nationaje de police du Québec, qui voit passer tous les futurs policiers de la province, on a vu certaines cohortes fianchir le cap des policières majoritaires! «Je n’aime pas parler de cette situation en termes d’échec», indique Marie-Johanne Lacroix, présidente du Carrefour de la réussite au collégial et directrice du Cégep de Granby-Haute-Yamaska.«Mais nous vivons avec eux une situation préoccupante parce que les inscriptions sont en baisse, même dans certains programmes où traditionnellement ils dominaient.» Là où on a décidé de modifier les pratiques, comme dans ce cégep de la Montérégie, on a constaté que «le chemin de l’aide et du dorlotage ne fonctionne pas avec les gars», comme l'explique Mme Lacroix.Que c’est une étincelle de passion qu’il faut transmettre pour les intéresser.Que l'attrait du marché du travail et l'appât du gain peuvent l'emporter sur les atours de la vie scolaire.Que «cibler sans cesse les dif ficultés n’apportera rien de constructif».«Lesgarçons n'ont pas un profil de difficultés par manque de moyens, mais par manque d'intérêt.Une fois qu 'ils sont accrochés, on les al», explique Mme Lacroix.Autre vie, autres mœurs Alors que dans les pays occidentaux on commence à s’inquiéter du gouffre qui sépare les hommes et les femmes aux études supérieures, il faut bien voir qu’ailleurs sur la planète, c’est toujours l'accès des filles à la scolarité qui constitue la cible première.Ainsi, l’UNESCO a fait de la «parité des genres en éducation» l’une de ses priorités d’ici à 2015.afin de réduire l'écart qui donne encore aux garçons une présence phis importante (à 57 % dans les écoles.Chez nous, le déséquüibre constate aujourd’hui n’a pas toujours existé.Un bref retour sur le passe arrache d'ailleurs un sourire: dans le déterminant rap> port Parent, publié au début des années 60 et qui a modelé le système scolaire québécois tel que nous le connaissons aujourd’hui, le chapitre sur l'accessibilite aux études supérieures établit un heureux pronostic, ciblant la •représentation des jeunes filles» comme une des façons de faire gonfler l’effectif étudiant «Si on applique nos recommandations pour l'enseignement secon- daire et préuniversitaire, et si on offre aux jeunes filles la possibilité de suivre les mêmes cours que les garçons dans les écoles secondaires et les instituts, on peut s’attendre qu’il en résulte une montée en flèche du nombre des jeunes filles faisant des études supérieures», notent les auteurs du rapport, ne croyant pas si bien dire.Depuis le lancement de ce rapport qui a ouvert la voie à l’accessibilité à l’école, et ce, à tous les niveaux, la progression des garçons n’est d’ailleurs pas à oublier, note le chercheur Gilles Tremblay.«Il faut faire attention lorsqu’on parle de chute de fréquentation chez les hommes: comparativement au début des années 70, la situation s’est améliorée.Il est vrai toutefois que, depuis le début des années 90, lorsqu’on regarde la courbe, on constate que les garçons sont sur un faux plat.» Les données différenciées selon le sexe ne sont toutefois pas disponibles au ministère pour la portion des années 70.Pour la professeure Pierrette Bouchard, qui a consacré plusieurs de ses recherches aux questions de l’égalité des sexes en éducation, le recul des garçons en enseignement supérieur ne doit p>as être observé sous «un angle catastrophique».«Une fois sur le marché du travail, une deuxième répartition s’opère, et les filles n'accèdent pas systématiquement aux métiers les plus prestigieux et les plus payants parce qu 'elles ont été plus présentes à l’université», explique la professeure associée au département des fondements et pratiques en éducation de l’Université Laval.Il faut éviter de sombrer dans «la généralisation abusive» et poser la question sous l’angle des «élèves en difficulté, quel que soit leur genre», afin d'éviter de «tomber dans le discours réducteur», indique Mme Bouchard, qui souligne que, «parmi les élèves qui ont des problèmes de persévérance, oui, il y a plus de garçons, mais il y a aussi des filles».Chaque fois qu’on aborde l'échec — ou la réussite — sous l’angle du genre humain, on risque, ce faisant d’écorcher un groupe.Ainsi, cibler l’absence des garçons sur les bancs des collèges et des universités équivaut pour certains à déprécier la montée spectaculaire des filles et leurs grands succès.«H ne faudrait pas invalider les efforts faits par les filles — qui sont plus responsables, plus à leurs affaires, moins dérangées par des facteurs extérieurs aux études — parce qu'on s’inquiète du sort des garçons», ajoute Pierrette Bouchard, qui craint «qu'une mauvaise position du problème ne donne lieu à une mauvaise intervention».«Et puis, est-ce que ce serait si catastrophique que les filles guident les garçons.qu elles servent de modèles, pour une fois?», demande Mme Bouchard, le sourire dans la voix.Gilles Tremblay craint qu'à trop nuancer le p>roblè-me on ne l'évacue complètement «Je ne crois pas que nommer une partie de la réalité et dire que les garçons ont des difficultés dont il faut se préoccuper, jusque dans l’enseignement supérieur, soit négatif en soi C’est ce qu ’on en fiiit qui peut l’être.» D y a cinq ans environ, la faculté de médecine de l’Université de Montréal avait causé une certaine commotion en ouvrant la porte à une possible révision du processus d'admission des futurs médecins.Médusés par les entrées massives des filles — près de 75 % des étudiants admis encore cette année à l’UdeM —, les responsables de la faculté avaient avancé l'idée d'examiner la manière d’accepter les candidats afin de vérifier si le procédé ne favorisait pas indûment les femmes par rapjport aux hommes.L’idée fut toutefois abandonnée.•Sans tomber dans l'extrémisme à la mode groupes non mixtes ou la discrimination positive, les milieux deiraient mener une réflexion sur ce problème, croit Gilles Tremblay.Sinon, c'est la couleur de la société qui risque de s’en trouver changée Que veut-on?Si nous souhaitons que les garçons continuent de s insérer socialement, on ne peut pas accepter de se retrouver avec des hommes chômeurs d'un côté et des femmes cultivées et instruites de l'autre.» Le Devoir BOIS SUITE DE LA PAGE 1 parce qu’elles peuvent maintenant dire: la porte est ouverte, allons-y » Les partis d’opposition n’ont d’ailleurs pas manqué de s’en prendre aux conservateurs hier, lors de la pferiode de questions à la Chambre des communes.«Dorénavant, le bois d’œuvre n’est plus couvert par l'ALENA.Le ministre du Commerce international reconnaît-il qu’il envoie un bien mauvais message, un message qui dit: “Allez-y, contestez l’ALENA, attaquez-vous aux entreprises québécoises et canadiennes, parce qu’au bout du compte, cela paie”?», a lancé le député bloquiste de Montmagny-UIslet-Ka-mouraska-Riviere-du-Loup, Paul Crête.Les libéraux ont de leur côté réitéré que le gouvernement avait capitulé devant les pressions américaines.«Ce n’est pas du libre-échange, ce n’est pas équitable.Cest du commerce restreint, contrôlé, et l’accord durera tant et aussi longtemps qu'il favorisera les Américains», a affirmé le leader de l’opposition libérale.Ralph Goodale.Et selon lui, les États-Unis ont carrément obtenu «une prime à la signature de 1,5 milliard directement pris aux Canadiens».L’entente stipule que quatre des cinq milliards de dollars que les Etats-Unis ont retenus en droits compensatoires à la frontière seront remis aux entreprises canadiennes.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s’en est lui aussi pris à cet aspect de l’accord intervenu jeudi en fin de journée.«Il faut le reconnaître: c’est un accord historique.On laisse un milliard de dollars aux Américains qui ont extorqué cet argent», a-t-il affirmé.Les conservateurs ont rappelé de leur côté que l’accord permettait tout de même au Canada de récupérer quatre milliards, ce que les libéraux ont été incapables de faire, selon le secrétaire parlementaire du premier ministre Stephen Harper, Jason Kenney.Ce •'précédent- dépasse aussi largement le dossier du bois d'œuvre, selon Pierre Paquette, qui estime que c’est la validité même des modalités de l’ALENA qui a été remise en question, notamment le fameux chapitre 19.Cette disposition est destinée à l’examen et au règlement des différends en matière de droits antidumping et compensateurs.Pour le vice-président-directeur et directeur général du Conseil du libre-échange pour le bois d’œuvre (CLE-BOIS), Cari Grenier, «cet accord met fin au chapitre 19 de l’ALENA.S’il ne fonctionne pas pour le bois d'œuvre, qui était le plus important différend commercial de la planète.Une fonctionnera pour rien.» A l’époque, cette mesure avait été obtenue in extremis park gouvernement de Brian Mulroney dans ses négociations avec notre voisin du Sud.D’ailleurs, «on n’aurait sans doute jamais signé l'ALENA si une telle mesure n’y avait pas été incluse», a soutenu M.Paquette.«De hauts dirigeants de l'administration américaine ont décidé qu’ils n’en voulaient plus et Usant tout fait pour foire dérailler ce mécanisme qui nous avait donné raison, selon M.Grenier.[.] Nous nous sommes rendus à leurs arguments » De plus, selon M.Paquette, le .gouvernement Harper aurait forcé la main aux repré- j sentants de l'industrie forestière pour qu'ils acceptent ; l’entente.«J’ai reçu plusieurs informations disant que des fonctionnaires ont expliqué aux représentants de tin- : dustrie qu’il n'y aurait pas d’aide financière, comme des j firanties de prêts, s’ü n’y avait pas d’entente avec les tats-Unis», a-t-il expliqué hier au Devoir.Un point qu'ont réfuté les conservateurs en Chambre.Mais pour le président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec, Guy Chevrette, l’urgence d’en arriver à un accord ne faisait au-, cun doute, surtout pour le Québec.S’il admet que d'autres puissants lobbys industriels américains pourraient désormais réclamer leur part du gâteau.3 croit toutefois que «la crise qui frappe l'industrie forestière Iquébéeoise] ne nous permettait pas d’avoir un bon rapport de force».Selon lui il en allait carrément de sa survie.D a plutôt invité les décideurs à «s’interroger sur les moyens de rendre notre industrie compétitive».Le Devoir Avec la Presse canadienne LE DEVOIR www.ledevoir.com les bureaux du Devo^ sont situés au 2050, rue De Bleury.9* étage, Montréal (Québec).H3A 3M9 R PUce-desArts Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 5149853333 Par télécopieur 514-985-3380 Par courrier rc\t acoon
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