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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-05-01, Collections de BAnQ.

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LE MONDE IRAK Talabani croit qu’un accord avec les groupes armés est possible Page B 1 John Kenneth Galbraith s’éteint à 97 ans Page B 1 ?w w w.ledevoir.co ni ?LE DEVOIR V o 1.X € V 1 1 N " 9 5 ?LE LUNDI l M A I 2 0 O 6 87c+taxes=1$ ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Rémy Girard et Antoine Bertrand lors de leur arrivée au gala Artis, hier soir.mm Nouveau gala, même public Le Gala Artis couronne Rémy Girard et Guylaine Tremblay PAUL CAUCHON Le nouveau Gala Artis a remplacé l’ancien Gala MetroStar, mais seul le nom a changé, puisque les deux «MetroStar» de l’année 2005, Rémy Girard et Guylaine Tremblay, ont remporté hier soir les prix Artis de la personnalité de l’année pour 2006.Après 20 éditions du Gala MetroStar, TVA relançait cette année ce populaire gala, en conservant les mêmes catégories que l’ancien Gala MetroStar.On saura aujourd’hui si le public a été au rendez-vous en prenant connaissance des cotes d’écoute: le __ gala faisait face à une rude concurrence télévisuelle hier, avec la diffusion du cinquième match, crucial, de la série Canadien-Hurricanes sur RDS, et une édition spéciale des meilleurs moments de l’année de Tout le monde en parle à Radio-Canada.L’animateur du gala, François Morency, devait donc redoubler d’efforts pour convaincre les téléspectateurs de ne pas s’adonner aux joies du zapping, et TVA avait même organisé en cours d’émission une liaison satellite avec Céline Dion à Las Vegas.Le Gala Artis est basé sur un vote populaire, qui a été supervisé par Léger Marketing.Un sondage Un grand cri pour le Darfour Les pressions se multiplient pour forcer une intervention de l’ONU tandis que les rebelles rejettent le projet d’accord de paix °* [-Rally I TO STOP pENOCIDE; SUNDAY APRIL 36* ’''U N «OORrm FROM 2.00 TO *„ Gk TM Washington, dc J StlMSM,NGTON, DC 'mm la .r JIM YOUNG REUTERS Aux cris de «Sauvez le Darfour, maintenant», ces femmes ont participé hier à une manifestation qui a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes à Washington, une mobilisation organisée pour attirer l’attention des décideurs sur cette région en proie depuis début 2003 à une guerre civile qui a fait entre 180 000 et 300 000 morts, selon des estimations internationales, et 2,4 millions de déplacés et de réfugiés.VOIR PAGE A 8: ARTIS L’ENTREVUE La radio étudiante à 71 ans ALEXANDRE SHIELDS Les deux principaux mouvements rebelles soudanais ont annoncé hier soir qu’ils ne signeraient pas le projet d’accord de paix pour le Darfour proposé par l’Union africaine, qui a choisi d’accorder 48 heures supplémentaires aux différentes parties pour qu’elles trouvent un terrain d’entente, à la demande des Etats-Unis.De son côté, le gouvernement soudanais s’était déjà dit «prêt à signer» le document Malgré cette autre tentative infructueuse pour sortir d’une des pires crises humanitaires de la planète, les choses pourraient évoluer plus rapidement dans les semaines à venir, notamment en raison de la mo- bilisation internationale émanant de la classe politique et de la société civile, qui tente d’alerter les décideurs de l’urgence d’agir dans cette région, trois ans après le début de ce que certains qualifient de premier génocide du XXIe siècle.Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont d’ailleurs rassemblées hier autour de nombreuses personnalités à Washington et dans une quinzaine d’autres villes américaines derrière le slogan «Sauvez le Darfour, maintenant».«Pour l’amour de l’humanité, sauvons le Darfour», a lancé l’écrivain Elie Wiesel, survivant de la Shoah et Prix Nobel de la pane, ajoutant que «le silence aide les tueurs, mais jamais les victimes».Le président américain George W.Bush a pour sa part tenté de reprendre à son compte ces mobilisations.Ces manifestations sont le «signe que des centaines de milliers de nos citoyens réclament au monde de s’unir avec les États-Unis pour agir de manière concertée», a-t-il déclaré vendredi en recevant les organisateurs à la Maison-Blanche.Hier matin, la Secrétaire d’Etat américaine Condo-leezza Rice a également dit regretter que la Russie et la Chine ne fassent pas suffisamment pression sur le Soudan pour mettre fin à la guerre civile au Darfour.«Nous avons besoin de davantage de soutien, pour parler franchement, d’autres membres de la communauté VOIR PAGE A 8: DARFOUR Len Dobbin, parrain du jazz à Montréal JUDITH LUSSIER Il n’est pas musicien, il est inconnu du commun des mortels, et pourtant, pour les Dorothée Berryman et Oliver Jones de ce, monde, il est le parrain du jazz à Montréal.A 71 ans, Len Dobbin continue à diffuser sa passion sur les ondes de la radio étudiante CKUT, la seule qui veuille encore lui donner une voix.«Ça me garde sain d’esprit, et puis ça fait en sorte que les gens ne m’oublient pas.» S’il craint d’être oublié, le septuagénaire est pourtant immortel.Les chansons Dobbin’, de Pepper Adams, et Len’s Den, d’Oliver Jones, le lui garantissent «Pepper était mon meilleur ami», raconte Dobbin.Quant à Oliver Jones, il lui a dédié cette chanson pour souligner l’apport du vétéran à la scène locale, des Len Dobbin 40 à nos jours.En effet, l’homme a en a mis plusieurs sous les projecteurs grâce à ses nombreuses tribunes.«Le saxophoniste François Thé-berge m’a dit que j’avais inspiré son choix de carrière.C’est le plus beau compliment qu’on m’ait jamais fait», dit celui qui multiplie les honneurs.En 2005, il a été honoré pour l’ensemble de son œuvre par le Trust pour la préservation audiovisuelle du Canada.VOIR PAGE A 8: DOBBIN INDEX Annonces.B 5 Avis publics .B 2 Convergence.B 6 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B 1 Éditorial .A 6 Idées.A 7 Météo.B2 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions .B 5 Sudoku.B 2 Télévision.B 7 La face cachée de La Nouvelle-Orléans Autour des beaux quartiers, un monde dévasté rappelle sans cesse l’ouragan Katrina LOUISE MAUDF, RIOUX SOUCY LE DEVOIR Scène de désolation dans le quartier Lower Ninth Ward, à La Nouvelle-Orléans, huit mois après le passage de l’ouragan Katrina.Le fédéral jongle encore avec l’idée de tout raser.Le visiteur qui débarque ces jours-ci à La Nouvelle-Orléans est confronté à deux univers: celui du Quartier français et du quartier des affaires, qui tournent presque à plein régime, et celui des quartiers résidentiels qui en sont encore à panser leurs plaies huit mois après l’ouragan Katrina.Coincés entre les deux, des milliers d’habitants attendent une aide qui tarde à venir, alors que pas moins de 100 000 foyers sont toujours déclarés inhabitables.Portrait de deux solitudes.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCV La Nouvelle-Orléans — Alors que le New Orleans Jazz and Heritage festival battait son plein ce week-end dans le Fair Grounds Race Course, c’était le cahne plat dans ce qu’on a baptisé le «Ground Zéro» de La Nouvelle-Orléans.Pas un bruit, pas un son dans ce quartier toujours fermé à la population.Rien n’a bougé dans le Lower Ninth Ward depuis l’inondation qui a suivi le passage de Katrina, confirme Joseph Gendusa, guide à bord du tristement célèbre Katrina Tour.Il y a maintenant une heure que l’autobus circule dans les quartiers résidentiels qui apparaissent comme une succession interminable de maisons éventrées, voire déplacées, sinon pulvérisées.VOIR PAGE A 8: NOUVELLE-ORLÉANS A î LE DEVOIR, LE LUNDI 1 MAI 2 O O ti L E S A C T U A LIT E S Discours du budget demain Surplus fédéraux : les syndicats québécois font part de leurs attentes C’est demain que le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, présente le premier discours du budget du gouvernement conservateur.Les attentes sont élevées, au Québec comme ailleurs.ALEXANDRE SHIELDS \ A la veille de la présentation du premier budget conservateur, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) y va de ses propositions pour utiliser des surplus fédéraux estimés à au moins 10 milliards de dollars.Elle exige d’ailleurs que la part du lion, soit 4,9 milliards de dollars, aille aux provinces sous forme de transferts fédéraux destinés à l’éducation postsecondaire et à la formation professionnelle.«Le gouvernement semble avoir oublié l'importance de l’éducation lors de son discours du trône; il devrait effacer cette bourde en affectant, dès à présent, les 4,9 milliards de dollars en transferts fédéraux destinés à l’éducation postsecondaire que tous les intervenants de l’éducation réclament, souligne son président Réjean Parent Iss besoins s A Chantal Hébert La bulle libérale Depuis qu’il est candidat à la direction du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff a été reconnu coupable de promettre une «autonomie déraisonnable» au Québec par le Globe and Mail et accusé par le premier ministre Stephen Harper d'être un centralisateur dans la plus rigide tradition libérale fédérale.On peut comprendre qu’ils aient du mal à s’y retrouver.Petit Poucet des temps politiques modernes au Canada, M.Ignatieff sème les déclarations sur le Québec de façon brouillonne depuis son arrivée en politique active.Si la tendance se maintient, ses partisans vont finir par se perdre dans la forêt de sa pensée.La façon la plus charitable de décrire le cheminement sur la question québécoise de M.Ignatieff serait sans doute de dire quelle est en constante et rapide évolution.Entre la veille des dernières élections générales et aujourd’hui, le candidat a changé de ton.et même de discours.?A la veille du dernier scrutin, Michael Ignatieff décrivait le Québec comme une province égarée, en mal d’être ramenée dans le droit chemin.«Il y a me sorte d’hégémonie idéologique d’un nationalisme de gauche au Québec qui place l’ensemble de la classe politique de cette province dans une bulle d’illusions, et quelqu’un doit crever cette bulle», déclarait-il dans le cadre d’une entrevue diffusée dans le cadre de l’émission The Hour à la CBC le 12 janvier dernier.M.Ignatieff avait alors une très piètre opinion de la main tendue par Stephen Harper aux Québécois.«Le fédéralisme ouvert, qu’est-ce que ça veut dire?lançait-il.Ouverture comme dans un fédéralisme de chèques en blanc?Nous sommes censés nous accommoder de tout ce que le Québec demande?Et Stephen Harper veut encourager cela?C’est de la mauvaise politique.C’est de l’accommodationnisme [sic].Laissez-moi parler directement: c’est apaiser le nationalisme québécois, et c’est une erreur politique fondamentale.» À TUniversité d’Ottawa, deux mois plus tard, c’est un tout autre homme qui se présentait aux étudiants et aux médias.À la veille de se lancer officiellement dans la course libérale, Michael Ignatieff ne semblait plus s’inquiéter autant des prétendus travers du nationalisme québécois.Au contraire.«Le Québec a le droit d’être maître chez lui à l’intérieur de la fédération canadienne», prescrivait-il alors.Quant au péché d’accommodement conservateur, il était devenu une vertu libérale.«Afin de créer ces conséquences de bonne volonté demain, nous devons pratiquer, dès aujourd’hui, la politique de la reconnaissance et du respect.Le gouvernement fédéral doit posséder la confiance nécessaire pour aller au-delà des démonstrations frénétiques de sa pertinence que sont ses interventions incessantes dans les champs de compétence des autres partenaires», ajoutait le futur candidat au leadership.Une semaine plus tard, M.Ignatieff se lançait officiellement dans la course en promettant de camper résolument le PLC au centre gauche s’il devenait chef, soit dans le même voisinage que le nationalisme de gauche qu’il dénonçait comme une déviation idéologique québécoise deux mois plus tôt Depuis, le ton de Michael Ignatieff s’est même considérablement adouci à l’égard de l’approche québécoise du premier ministre actuel.«Avec M.Harper, il y a un fédéralisme bleu qui est un défi sérieux.M.Harper a fait du bon travail du point de vue politique», déclarait le candidat à l'occasion d'un point de presse impromptu en marge du conseil général du PLC-Québec à Drummondville en fin de semaine.?En toute justice pour M.Ignatieff, ce dernier est loin d’être le seul libéral dont la pensée s’est métamorphosée entre la veille des élections du 23 janvier et le lendemain.D’ex-ministres qui, hier encore, niaient l’existence du déséquilibre fiscal en parlent désonnais comme d'une évidence.D'autres affirment qu'en matière d’ouverture au Québec Stephen Harper ne fait que continuer sur la lancée de Paul Martin.Avant d’être le champ de bataille de la prochaine campagne électorale fédérale, le Québec sera vraisemblablement celui de la course qui s’engage à la direction du Parti libéral du Canada.Les uns après les autres, les dix aspirants au leadership se sont fait fort, en lançant leurs campagnes, de regagner la confiance des Québécois.On imagine mal qu’ils vont y arriver en s’inspirant de la vision de Stephen Harper au Québec tout en la dénonçant dans le reste du Canada.D’ici au mois de décembre, le PLC va devoir choisir entre ses dogmes, tels qu’ils sont reflétés par le discours électoral du parti et de ses candidats l’hiver dernier, et son instinct de survie comme institution pancanadienne.À voir les ratures qui s'accumulent déjà sur la feuille de route du candidat qui se présentait dans la course avec la page québécoise la plus blanche, ce ne sera pas chose facile.Il est d’ailleurs loin d’être exclu que la course libérale finisse par aliéner davantage d’électeurs québécois quelle n’en séduise.Depuis trente ans, le PUT a toujours semblé plus disposé à vivre en guerre avec les souverainistes qu’à vivre en pact avec les fédéralistes québécois.Depuis 1980, aucune de ses courses au leadership n’a eu l’heur de redorer son blason au Québec aux élections suivantes.Un mot, en terminant sur l'etat d’esprit du PLC au Québec.À l’occasion de leur rencontre de Drum-mondville, les militants liberaux ont été invités par l’un d'entre eux à ne pas se laisser «voler» le Québec par les conservateurs.Quelqu'un devrait prévenir le PLC qu’on peut difficilement se faire voler quelque chose qu’on a déjà perdu.cheberfa thesta r.ca Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.Les dix aspirants au leadership du PLC se sont fait fort, en lançant leurs campagnes, de regagner la confiance des Québécois Week-end de magasinage chez les libéraux fédéraux du Québec Tous les candidats à la direction du parti s’étaient déplacés à Drummondville pour tâter le pouls des militants La course à la direction du Parti libéral du Canada ne fait que commencer mais, déjà, les candidats se bousculent au guichet.Samedi à Drummondville, ils étaient tous là pour courtiser les militants québécois.HÉLÈNE BUZZETTI Drummondville — Les militants libéraux fédéraux du Québec se sont adonnés à une séance de lèche-vitrine samedi à Drummondville, alors que tous les candidats à la direction s’étaient déplacés pour les courtiser.Ils ont serré la main et partagé le repas des aspirants à la succession de Paul Martin, mais la plupart ont choisi.de ne pas choisir leur poulain pour l’instant In course de sept mois est encore bien jeune, jugent-ils, et ils attendent que la liste des candidats soit complète.Malgré une généreuse sélection de dix candidats, d'autres libéraux songent en effet encore à sauter dans le bain.La sénatrice libérale Céline Hervieux-Payette est du nombre.Elle reconnaît que sa récente prise de bec avec Brigitte Bardot à propos de la chasse aux phoques — qui l’a menée jusqu’au plateau de l’émission populaire Tout le monde en parle — a constitué «l’élément déclencheur» de cette réflexion.«Beaucoup de gens sont en attente de quelqu’un qui va leur donner un langage un peu dans le style de ma bataille pour les chasseurs de phoques, a-t-elle expliqué.Des gens qui vont se tenir debout, qui vont dire les vraies choses.» À titre d’exemple de ce franc-parler à cent lieues du «politically correct», elle lance: «Moi je ne crois pas au déséquilibre fiscal.» Mme Hervieux-Payette, qui a servi sous Pierre Elliott Trudeau, a traîné la Société Saint-Jean-Baptiste jusqu’en Cour suprême parce que cette dernière l’avait, elle et ses 67 autres collègues députés fédéraux du Québec, traitée de «traître» pour avoir voté en faveur du rapatriement de la Constitution canadienne en 1982.Elle a été déboutée en 2003.Cette participation à ce que plusieurs considèrent comme un sombre chapitre de l’histoire canadienne pourrait-elle nuire à son éventuelle campagne?Mme Hervieux-Payette se contente de réitérer sa profession de foi fédéraliste.«Cette journée-là, on a vraiment coupé le dernier lien colonial.En ce qui me concerne, ce n’est pas la rhétorique du PQ et des partis indépendantistes qui va m’influencer.Je suis une fédéraliste.» D’autres candidats hésitent encore à se lancer, soit Hedy Fry, de Vancouver, l’ex-ministre John McCal-lum, qui se donne encore dix jours pour réfléchir, et même un médecin inconnu, Clifford Blais, qui veut lancer un débat sur la participation du privé dans le système de santé.Malgré cette brochette bien garnie, aucune candidature ne rallie les militants québécois, qui sont encore en mode observation.Opération charme Un grand nombre des 300 militants réunis samedi à ce conseil général participeroht au congrès à la di- JACQUKS NADEAU LE DEVOIR Stéphane Dion, pourtant seul candidat québécois dans la course à la direction du PLC, n’obtient pour l’instant le soutien que d'un seul de ses collègues élus du Québec: Marlene Jennings.rection de Montréal en décembre prochain.Gagner leur appui est donc vital et les aspirants chefs l’avaient compris.Tous ont sorti leurs mots mielleux envers le Québec.L’ex-gardien de but des Canadiens de Montréal, Ken Dryden, a rappelé avec insistance qu'il s'était établi au Québec pour la première fois quelque temps avant la crise d’octobre 1970 et l’élection du PQ, et qu’il a été façonné par cette «expérience fondamentale».Gerard Kennedy, qui vjent de démissionner de son poste de ministre de l’Éducation en Ontario, a promis de s’installer avec sa famille dans la province très bientôt John McCallum a déclaré pour sa part que «si nous ne regagnons pas le cœur des Québécois, nous ne reprendrons pas le pouvoir avant le XXII siècle»1.Le der-ifier «clou dans le cercueil», a-t-il poursuivi, serait que les libéraux fédéraux continuent de propager l’image de «fédéralistes dominateurs».Dans la même veine, Michael Ignatieff a parlé du «rouleau compresseur» que son parti n’est pas.L’intellectuel récolte d’ailleurs l’appui de trois des 13 députés libéraux du Québec (Marcel Proulx, Pablo Rodriguez et Raymonde Folco), ce qui, bien que maigre, constitue la plus grosse récolte à ce jour.L’ancien professeur de Harvard ne laisse toutefois personne indifférent: ou bien on l’aime, ou bien on s’en méfie.Masha Akman, une habituée des congrès libéraux férue de politique, arborait samedi des autocollant «Stop Iggy» — le surnom qu’on donne à M.Ignatieff — et faisait la promotion du site stopiggy.com.«Il était venu nous dire à notre dernier congrès à quel point c’était une erreur pour le Canada de ne pas avoir accepté de participer au bouclier antimissile de Bush, rappelle la militante de Mont-Royal.Ses positions sur l'Irak, sur la torture, sur l'Iran.Je connais le Québec, et je sais qu’il ne correspond pas aux idées du Québec.» L’ex-premier ministre Bob Rat' aurait l’appui de Denis Coderre et d’Irwin Cotler tandis que M.Kennedy s’est gagné la collaboration de Bernard Patry, qui voit en lui un homme vierge de tout lien avec le clan Martin ou Chrétien.Joe Volpe a récolté l’appui de Massimo Pacetü et tente d’obtenir celui de l’autre député italien, Francis Scarpaleg-gia.Ce dernier, toutefois, n’accorde pas trop d’importance à son origine italienne et affirme qu'il basera son choix sur autre chose.Stéphane Dion, pourtant seul candidat québécois dans cette course, n'obtient pour sa part le soutien que d’un seul de ses collègues élus du Québec: M;ir-lene Jennings.Il se fais;iit d’ailleurs discret samedi.La sénatrice Hervieux-Payette a dit de lui «qu 'il ne gagne pas de concours de popularité au Québec».D> principal concerné réplique en mettant en garde contre toutes les professions de foi envers un «fédéralisme flexible» proférées par ses adversaires.«Je trou ve ça correct, mais la seule chose, c’est que je sais très bien qu’à la table du cabinet et du caucus, celui qui intervenait pour dire "Attention! C’est bien généreux, en effet, mais c'est ta compétence provinciale”, c’est votre humble serviteur, fait valoir M.Dion./’ai une idée très précise du respect de la compétence provinciale en accord avec notre constitution et que, si on se lance dans des grands enjeux du XXI siècle, [.], on aura tant à faire avec les compétences fédérales qu ’il n’y aura pas d’empiétement.» Bilan Le conseil général de samedi aura été l’occasion d’effectuer le premier bilan du P1X-Q depuis la défaite électorale du 23 janvier dernier.Même Paul Martin s’est déplacé pour venir rencontrer les troupes.M.Martin a brièvement pris la parole devant la foule bon enfant qui l'a chaleureusement applaudi.M.Martin a vanté les mérites de la solidarité partisane en parlant de la (famille libérale» à laquelle il dit encore appartenir.Le chef intérimaire Bill Graham a harangué la foule lui aussi en avertissant que le PIX ne se sentirait pas d’obligation d'appuyer le gouvernement de Stephen Harper à la Chambre des communes.«Comme généralement les valeurs du Farti conservateur sont opposées à nos valeurs libérales, a-t-il déclaré, nous laisserons au Bloc québécois et au NFD la responsabilité de soutenir ce gouvernement.Après tout, ce sont eux qui ont forcé la tenue d'élections pendant le temps des Fêtes.Et ce sont eux, aujourd’hui, qui sont prêts aux pires compromis pour protéger leurs acquis électoraux.» Le Devoir L’environnement serait la priorité du gouvernement conservateur à l’automne JENNIFER DITCHBURN Ottawa — Une série de nouvelles mesures afin de combattre la pollution sera la priorité du gouvernement conservateur cet automne, selon une source conservatrice bien informée.La garde rapprochée du premier ministre Stephen Harper assure déjà le suivi des cinq priorités du printemps.La stratégie des cinq priorités du gouvernement conservateur a été couronnée de succès jusqu’à maintenant L’ordre du jour automnal ne contiendra pas nécessairement cinq priorités, mais le gouvernement conservateur prévoit utiliser une stratégie semblable à celle du printemps.Et si la loi sur la responsabilité était la priorité du gouvernement pendant la saison parlementaire du printemps, l’environnement sera la priorité pour l’automne.Les mesures pour la protection environnementale pourraient être accueillies favorablement au Québec.Le Parti conservateur a besoin de consolider ses appuis dans la province afin de favoriser sa réélection en tant que gouvernement majoritaire.Une loi sur l’environnement pourrait aussi rallier des appuis au NPD.«M.Harper privilégie les projets pouvant toucher une corde sensible chez les électeurs et qui sont faciles à réaliser», a expliqué une source proche des conservateurs.L’initiative environnementale, qui est attendue dans le budget fédéral qui sera lancée cette semaine, a déjà été critiquée par de nombreux spécialistes.Le gouvernement conservateur entend mettre en place une déduction d’impôts pour les cartes d’abonnement des utilisateurs des transports publics.Les conservateurs misent sur un agenda automnal privilégiant l’environnement ainsi que sur une gestion gouvernementale efficace afin d’assurer leur réélection comme gouvernement majoritaire.U' gouvernement Harper devrait aussi introduire des mesures qui contenteront sa base d’appuis dans l’ouest canadien.Ces mesures pourraient être une réforme de la Commission canadienne du blé et un vote sur le mariage des personnes du même sexe.Les Conservateurs travaillent aussi sur des dossiers autochtones.la révision des règlements des activités de télécommunications et de radiodiffusions seront aussi une priorité du gouvernement conservateur.Presse canadienne Lucille BOUFFARD collection tcolo des parents DIS-MOI OK APPREHD UK TRfHMIL D'ÉQUIPE iir cycle du primaire 144 pages - 13,10$ Pour taire en sorte ou apprenore demeure un plaisir.Les éditions LA PENSÉE (514) 848-9042 En ueme dans toutes les librairies Les prix sont indiqués sous reserve de modifications Cahier-32.95$ chacun Michel DAVID DES IDÉES ET DES MOTS Français i*r et 2* cycle du secondaire Guérin, éditeur it6e En venie Hint mules ms imriirms (514) 842-3481 les prix sont indiqués sous réserve de modifications ATIONAL numéro avril mut iooâ §f > 11 Lmmmbmm amemmmmmm ¦ g| mmmmmmm B JM A JÈ> ammaummtm ¦ ¦¦—— E—M""».* ¦ I I l1 CjÉÊOPOLITIQLJE : r Us ut vr: b t: ' t a bid Iwîf At fjfrfXt ¦ I; n*.L3> S K LVXCC È S AU FLEUN/E L'Action nationale, 12.15, rue- r|
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