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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2002-04-29, Collections de BAnQ.

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ALLEMAGNE Le tueur du lycée ne visait que les enseignants Page A 6 ?w w w e (1 (' v o i r .c o m RUSSIE Ijes steppes de Sibérie, tombeau du general Lebed Page A 7 LE DEVOIR V o l .X 0 1 I I N “ 9 3 ?LE LT N I) i 2 9 A V U 1 1.2 O O 2 8 7c ?T V X K s 1 * La conscience ne serait pas spécifique à l’humain Les scientifiques découvrent les fondements biologiques de Vexpérience consciente PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Paris — La conscience ne serait pas 1’apanage de l’humain.D’autres espèces du règne animal éprouveraient des expériences conscientes, ce qui confirmerait que des structures biologiques la soustendent Selon d’éminents neuroscientifiques réunis en congrès à Paris, la conscience résulterait de processus neuronaux particuliers parfaitement unifiés, mais néanmoins très complexes.Depuis des lustres, les philosophes se sont penchés sur l’énigme de la conscience, celle qui nous abandonne lorsque nous nous endormons et qui réapparaît quand nous nous réveillons, autant que ceüe du «Je pense, done je suis» de Descartes.Les scientifiques s’y sont par contre attaqués beaucoup plus tardivement Même le grand neurophysiologiste Charles Sherrington en 1940 avait la conviction que la conscience ne pouvait s’expliquer scientifiquement.«Quand je tourne mon regard vers le ciel, je vois le dôme aplati du ciel et le disque brillant du Soleil.Un rayon de lumière venu du Soleil pénètre dans l’œil [.] et donne naissance à une série d'étapes chimiques et électriques qui aboutissent à la couche nerveuse située en haut du cerveau, disait-il.VOIR PAGE A 10: CONSCIENCE L’Alsace, bastion du FN La France douillette des pro-Le Pen Jean-Marie Le Pen croit dur comme fer à sa victoire au deuxième tour de l’élection présidentielle de dimanche prochain.Le président du Front National s’estime en mesure de réunir entre 40 et 51 % des voix grâce notamment aux nouveaux bastions lepénistes de la «France profonde», tels que l’Alsace.DAVID GRAY REUTERS "• 'Œ'f?Un gorille du zoo de Sydney, Pair songeur.NICOLE GAUTHIER LIBÉRATION Wisches (Bas-Rhin) — Les maisons, cossues, sont construites de grès rose, les rues sont joliment pavées et, à la sortie du village, l’étang de pêche, en ce week-end de printemps, attend ses premiers clients.A Wisches, 2017 habitants, dans la vallée vosgienne de la Bruche, les immigrés sont rares («On a une jumille turque, mais enfin, ils sont gentils comme tout»), le chômage est en dessous de la moyenne nationale et, en matière d’insécurité, le fait le plus spectaculaire est l’incendie de la porte de la salle des fêtes de la commune.«On vit bien, ici», assure Valérie Quieti, 35 ans.Mais le 21 avril, Wisches a mis Jean-Marie Le Pen largement en tête du premier tour.L'extrême droite y totalise 32 % des suffrages, contre 16 % à Jacques Chirac et 11 % à Lionel Jospin, quatrième homme derrière François Bayrou (13 %).Comme en 1988, comme en 1995, l’Alsace a confirmé son statut de VOIR PAGE A 10: FRANCE Lire aussi en page A 7 ¦ Une semaine à hauts risques -nJ INDEX Annonces.A 6 Actualités.A3 Avis publics .B 4 Convergence.B 7 Culture.-.B 8 Économie.B 1 Éditorial .A 8 Fonds.B 2 Idées.A9 Monde.A 7 Mots croisés.B 4 Météo.B 4 Religions .B 6 Sports-.B 5 Télévision.B 8 Bush: Arafat est libre Israéliens et Palestiniens acceptent un compromis américain MAHFOUZ ABU TURK REUTERS Une Palestinienne exprimait son désespoir hier dans le camp de Jénine, en Cisjordanie, où l’armée israélienne a mené récemment de violentes attaques.Israël a demandé hier un nouveau délai de 24 heures avant de donner son feu vert à la venue de la mission de l’ONU chargée d’établir les faits qui s’y sont déroulés.D’APRÈS REUTERS.AFP ET AP y’ est un jour d’espoir» pour '' le IYoche-( )rient.a déclaré hier George W Bush en se félicitant do l'adhésion des Israéliens et des Palestiniens à sa proposition de compromis pour mettre fin au siège d'un mois de Yasser Arafat à Ramallah, en Cisjordanie.«U président Arafat est désormais libre de ses mouvements, libre de diriger et nous attendons qu'il le fasse», a ajouté Bush de son ranch de Crawford, au Texas.Ixt Maison-Blanche a annoncé que le gouvernement israélien avait accepté, à la demande du président Bush, de rendre sa liberté de mouvement à Arafat, assiège depuis le 29 mars dans son quartier’ général de Ramallah, et de retirer ses fomes de la ville autonome.Le premier ministre israélien Ariel Sharon, qui doit rencontrer Bush début mai, a accepté la prop» sit ion après un entretien téléphonique avec le président américain pendant un Conseil des ministres houleux, au cours duquel 17 ministres ont voté pour et neuf contre.In proposition prévoit de faire garder par des Américains ou des Britanniques dans les territoires autonomes palestiniens cinq membres du Front populaire de li bération de la Palestine (FPLP, gauche radicale) impliqués dans l’assassinat d'un ministre israélien ainsi qu’un proche d’Arafat, accusé de trafic d’armes pour le com|> te de l’Autorité palestinienne.VOIR PAGE A 10: BUSH L’ENTREVUE IDÉES Le grand prêtre de la pellicule Robert Daudelin est si collé à la Cinémathèque québécoise qu'on se demande à quoi elle carburera après son départ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Robert Daudelin quittera cet automne la Cinémathèque québécoise, un navire dont il a tenu la barre pendant trois décennies.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il aime le jazz, la lecture, mais le cinéma demeure la passion de sa vie.Une passion doublée d’une mission et peut-être même d’un sacerdoce.On rencontre Robert Daudelin dans son bureau de la Cinémathèque québécoise bien sûr, temple de la pellicule où il trône lui-même comme une institution.Quand on a passé trois décennies à la tête d’un temple cinéphilique, à 63 ans, on regarde derrière, on regarde devant, en éprouvant sans doute une sorte de vertige.Dans certains domaines culturels, tout a changé si vite que trois décennies survolent plusieurs révolutions.Si collé à son institution, Robert Daudelin, qu'on se demande à quoi la future Cinémathèque carburera après son départ prévu en octobre prochain.Il quitte la boîte comme elle arrive à la croisée des chemins.Aux yeux de Robert Daudelin, un autre, plus jeune idéalement, sera sans doute mieux placé pour évaluer les nouveaux enjeux et donner le nécessaire coup de barre aux besoins de ce navire.«Il devra avoir une perspective d’avenir à long terme, constate-t-il.Et de mon côté, attaquer ces questions-là à 63 ans.» On l’aura compris: l’avenir des cinémathèques l’inquiète.En fait, il oscille entre l’inquiétude et l'espoir, Robert Daudelin.Ouand il voit de très jeunes gens découvrir dans sa salle Claude-Jutra le cinéma de Bresson, de Rossellini ou de Dreyer, en s'enthousiasmant après les projections, ça le rassure.Quand il constate a quel point TEx-Cen-tris de Daniel Langlois a redonné au cinéma sa place dans le réseau culturel, au même titre qu’une sortie au théâtre ou au concert, il reprend espoir.A ses yeux, les mégaplexes sonnaient le glas d’une certaine cinéphilie à cause du décor impossible allergique à toute réflexion et a tout recueillement, mais des institutions parallèles poussent ailleurs et ça l’apaise.VOIR PAGE A 10: DAUDELIN Dictature des temps numériques ?Le Devoir poursuit ce matin en page Idées la publication d'une série qui tente d'expliquer l'ampleur des changements en cours découlant du développement de l’industrie numérique.Préparée en collaboration avec la chaire Daniel-lLanglois sur le numérique et les beaux-arts de l’université et son titulaire, Hervé Fischer, la série réunit des experts de divers horizons.Aujourd’hui, Jean-Claude Guédon, de l’Université de Montréal, [_' 3 Cl G se demande si l’arrivée d’Internet du, .creuse ou réduit l’écart entre riches et nUfïlériûUÇ pauvres, pendant que Charles Halary, " de l’Université du Québec à Montréal, nous ramène au temps de Charlie Chaplin en nous rappelant que pour ce grand artiste, nouveauté (temps modernes) et dictature allaient de pair.Qu'en est-il aujourd’hui?¦ À lire en page A 9 Célébrer la Journée internationale du la danse en (let f/in rant /v w.% lT'üI ré&fif,é (j LE DEVOIR ACTUALITES Chantal Hébert ?Dumont, Charest et l’avenir du Bloc La visite-éclair de Mario Dumont sur la colline parlementaire fédérale la semaine dernière aura finalement suscité davantage d’émoi au Bloc québécois et au bureau du chef de l’opposition officieUe à Québec que dans les officines du leader conservateur Joe Clark avec qui il avait pourtant rendez-vous.Comprenons-nous bien.M.Clark était tout à fait ravi de recevoir de la si belle visite.Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’il a l’occasion de contempler un des rares fruits de son défunt accord de Charlottetown.Si on doit à l’épisode de Meech la naissance du Bloc québécois et du Reform Party, l’Action démocratique du Québec, par contre, est un produit dérivé de l’ouvrage constitutionnel de Joe Clark.Et puis, dans l’état actuel des choses au PC, tout est nécessairement prétexte à démontrer que, là où il y a encore de la vie, il y a forcément de l’espoir.Or, d’espoir au singulier plutôt qu’au, pluriel, Joe Clark fait une spécialité ces temps-ci.A témoin, la veille de son entretien avec Mario Dumont, il avait affirmé sans rire aux invités d’un souper-bénéfice conservateur que, même s’il venait de perdre un an de reconstruction à échafauder des châteaux de sable avec des dissidents de l’Alliance canadienne, son parti était mieux positionné que jamais pour rafler le pouvoir aux libéraux dès les prochaines élections fédérales.Tout cela pour dire que le chef conservateur n’avait rien à perdre à saisir une occasion de montrer que son parti est acquis à la cause provinciale en matière de déséquilibre fiscal.De plus, il devait bien se douter que son concurrent de l’Alliance canadienne Stephen Harper s’intéresse également au cas Dumont.?Dans l’entourage de Jean Charest par contre, on n’a guère apprécié que son successeur à la tête du PC sorte le tapis rouge pour Mario Dumont et lui permette du coup d’être le premier des trois chefs québécois à venir de vive voix plaider la cause du Québec à Ottawa depuis la publication du rapport Séguin.Surtout que M.Charest, qui ne doit pas avoir trop de difficulté à obtenir des rendez-vous sur la colline parlementaire, était en mini-tournée dans l’Outaouais québécois ce même jour et qu’on ne lui a pas vu le bout du nez du côté ontarien de la rivière.Au bout du compte, le dépit libéral n’avait d’égal que celui du Bloc qui s’est enquis plutôt deux fois qu'une, c’est-à-dire au bureau de Joe Clark et à celui de l’ADQ, du motif de la visite de Mario Dumont au seul chef conservateur.Ce n’est pourtant pas compliqué.Après avoir fait campagne contre l’ADQ dans le cadre des élections partielles de la semaine précédente dans Saguenay, le Bloc pouvait difficilement s’attendre à figurer sur le carnet de danse de Mario Dumont quelques jours plus tard.Ce n’est pas comme si l'un était sur le point de ne plus trquver l’autre en travers de son chemin électoral.A l’occasion des élections complémentaires qui se dérouleront sous peu dans Lac-Saint-Jean, le député bloquiste Stéphan Tremblay se propose de porter les couleurs du PQ.Et même si son collègue de Joliette Pierre Paquette a fait bien plai-; sir à Gilles Duceppe en déclinant les appels pressants du premier ministre Bernard Landry à défendre l’ancien fief de Guy Chevrette, il est encore ; possible que des députés bloquistes se résignent à | aller aider le PQ à tenter de sauver les meubles ! lors des élections générales.?Rien n’empêche que, si la tendance se maintient, il pourrait y avoir davantage de députés souverainistes au Parlement d’Ottawa qu’à l’Assemblée nationale à l’issue des prochaines élections québécoises.En toute logique, le moment semblerait alors particulièrement bien choisi pour le Bloc d’exécuter sa promesse d’être une présence temporaire à Ottawa.Tant que le gouvernement à Québec est péquis-te, la thèse bloquiste voulant que le parti reste en place jusqu’à ce que la souveraineté se réalise et qu’il occupe son temps d’ici là à défendre les intérêts du Québec peut encore tenir la route dans l’abstrait (encore que les résultats dans le concret laissent à désirer).Le jour où les Québécois donneront le pouvoir à un autre parti, la souveraineté ne sera même plus inscrite à l’ordre du jour du gouvernement, lequel n'aura pas non plus d’atomes crochus avec le Bloc.Au cours de son point de presse à Ottawa, Mario Dumont n’a pas parlé ouvertement du Bloc mais il a évoqué le danger pour le Québec d’être isolé des grands courants de la politique fédérale.Quant à Jean Charest son passé conservateur et sa vocation fédéraliste le rendent encore moins susceptible de trouver la moindre utilité à un parti qu’il a lui-même combattu aussi bien au niveau fédéral qu'au référendum.Cela n’empêchera sans doute pas des ténors ac tuels du Bloc de soutenir que, dans la logique souverainiste, le maintien d’un fort à Ottawa est plus essentiel que jamais.Et d’asseoir leur légitimité sur leur capacité de continuer de se faire élire, même si c’était en nombre toujours décroissant Ce faisant, bien sûr, les députés du Bloc ne se raient pas les premiers élus fédéraux du Québec à prétendre avoir autant sinon davantage le pas québécois qu’un gouvernement qui siège à l’Assemblée nationale.C’était exactement le discours des députés du Québec qui siégeaient autour de Pierre Trudeau au moment du rapatriement de la Constitution.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.Répression de la manifestation anti-mondialisation au Carré Dominion Les organisateurs condamnent rintervention policière de vendredi CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR La Convergence des luttes anti-capitalistes (CLAC), l'organisme à l’origine de la manifestation de vendredi contre la rencontre des ministres du Travail et de l'Emploi du G8, à Montreal, a dénoncé hier les procédures employées par la police pour réprimer la manifestation.Cette répression constitue, selon la CLAC, la •suspension du droit à la présomption d’innocence, et de celui, tout aussi fondamental, de manifester et de s'exprimer».Selon Barbara Legault, porte-parole de la CALC, le SPVM n'a pas, comme il l'allègue, donné ordre aux manifestations de se disperser, avant de les encercler et de les mettre en état d'arrestation pour •attroupement illégal».Rappelons qu’après l'encerclement, les manifestants ont été maintenus sur place durant plusieurs heures, que la police a distribué, selon le C1AC, 147 constats d’infraction, et a détenu 25 personnes, dont l’une, étant en bris de condition, l’est toujours aujourd’hui.Tout ceci, avant même que la manifestation ne débute.Samedi, au cours d’une conférence de presse, le commandant André Durocher, du Service de police de la Ville de Montréal, avait déclaré que la poUce avait agi ainsi, parce qu’elle détenait des informations selon lesquelles des actes de violence étaient prévus au cours de cette manifestation.Pour justifier son intervention, le SPVM a exhibé des annes saisies parmi les manifestants: un pistolet de 9 mm, des boules de billard, des cocktails Molotov, des briques et des masques à gaz.Droit de manifester La Ligue des droits et libertés a pour sa part également condamné l’intervention du SPVM, ajoutant que cette opération •équivaut à la négation totale de la liberté d’expression et du droit de manifester».«Pendant tout ce temps, il n’y a eu aucun geste d’agressivité.aucune confrontation de la part des personnes détenues envers les policiers.Les personnes arrêtées sont fouillées et embarquées dans des autobus, pour être, pour la plupart, relâchées plus loin avec un constat d’infraction à m règlement municipal», écrit la Ligue.Pour sa part, Mme Legault maintient que la CLAC a lancé une invitation à manifester à l’ensemble de la population.La CLAC maintient-elle, n’avait prévu aucune intervention violente.«On n’avait rien organisé d'autre que la marche au flambeau», dit-elle.Au départ, plusieurs centaines de manifestants s’étaient réunis au Carré Dominion, à l’angle des rues Peel et René-Lévesque, et participaient à un atelier d’éducation populaire sur le G8, quand les policiers ont encerclé l’attroupement sans avertisse-ment, selon le CLAQ.«Ils n’ont pas procédé comme d'habitude», relève Barbara legault, qui estime qu’une telle procédure d'«arrestation préventive», ne s’est pas vue depuis la Loi sur les mesures de guerre d’octobre 1970.Hier, au lendemain de la conférence de presse du commandant Durocher, le service de police refusait de répondre aux questions des journalistes sur cet incident » m|é|É| JAt QUI s GRKNII K I.K DKVOIK Au cours d’une conférence de presse tenue hier, les représentants de la Convergence des luttes anti-capitalistes (CLAC) ont soutenu qu’ils n’avaient prévu aucune intervention violente à l’occasion de la manifestation, vendredi dernier, contre la rencontre des ministres du Travail et de l’Emploi du G8, à Montréal.Reportage à 60 minutes Le Canada se défend d’être un paradis pour terroristes RANDALL PALMER REUTERS Ottawa — Plusieurs ministres canadiens ont critiqué cette semaine un reportage de la télévision américaine dépeignant le Canada comme un paradis pour terroristes, rappelant qu’un équilibre était nécessaire entre la sécurité du pays et le respect des libertés civiles.Réagissant au reportage de l’émission 60 minutes diffusée hier en soirée, les ministres ont expliqué que bien que le Canada abrite probablement des «sympathisants» du réseau terroriste al-Qaïda - qu’Ottawa par ailleurs continue activement de pourchasser - le pays ne souhaite nullement devenir un État policier.•Nous sommes conscients qu’il y a des sympathisants d’al-Qaïda et d’autres organisations terroristes au Canada.Cela n’a rien d’une révélation, nous l’avons répété plusieurs fois depuis l’automne», a déclaré aux journalistes le ministre canadien de la Défense, Art Eggleton.•Mais il n’y a pas de cellules actives, pas de structures terroristes comme il en existe dans d’autres pays», a-t-il ajouté.Le Canada, un pays relativement ouvert est régulièrement accusé d’être un refuge pour les terroristes et de ne pas en faire suffisamment pour garantir la sécurité du continent nord-américain dans la foulée des attentats du 11 septembre contre New York et Washington.Questions aux Communes Le ministre Eggleton ainsi que le vice-premier ministre John Manley ont dû affronter aux Communes un barrage de questions à quelques jours de la diffusion du reportage.L’émission présente entre autres le témoignage d’un espion canadien à la retraite, qui affirme que des membres de près de 50 groupes terroristes, notamment du réseau al-Qâida de l’islamiste Oussama ben Laden, sont toujours actifs au Canada et qu’il leur serait facile de traverser la frontière pour se rendre aux Etats-Unis.•Le Canada ne représente pas une menace plus grande pour les États-Unis que ce qui existe déjà à l’intérieur de leurs frontières», a déclaré le vice-premier ministre.Le reportage de 60 minutes cite aussi David Harris, ancien responsable de la planification stratégique pour les services de contre-espionnage canadiens, qui affirme que de nombreux groupes opèrent à partir du Canada, notamment TIRA le Hezbollah libanais, le Hamas et al-Qàida.»Le Canada a tout pour attirer les terroristes traqués.Une économie moderne afin d’amasser des fonds qu ’il est ensuite facile de transférer ailleurs dans le monde ainsi qu'une population ethniquement diversifiée permettant de passer inaperçu», déclare Harris.;vs»' Il vous arrive d’égarer votre billet?Parfait.Abonnez-vous ! 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priorités pour en arriver à un règlement satisfaisant, la SRC n’a pratiquement pas avancé.Une centaine d’heures de négociation plus tard, une partie seulement des sujets en litige ont été discutés: seulement deux points sur dix ont fait l’objet de progrès.De toute évidence, les négociateurs patronaux n ’ont pas de mandat.» Le syndicat s’irrite particulièrement du fait que la proposition d’amender les conditions de travail précaire des employés temporaires se soit butée à une fin de non-recevoir.Il condamne l’attitude de la direction, qui exigeait, il y a peu, le silence médiatique, mais redouble d’ardeur pour tenter de miner la crédibilité des négociateurs syndicaux, par l’entremise de son site Internet ou ailleurs.«Radio-Canada n 'hésite pas à diffu- ser une propagande mensongère sur le négociation, indiquait un communiqué émis hier par le syndicat.Elle tente de faire porter l'odieux des retards que prennent les pourparlers sur les épaules des négociateurs syndicaux.» Optimiste, le syndicat ne perd pas espoir qu’un règlement satisfaisant puisse intervenir dans un avenir rapproché.«Pour cela, les membres du conseil d’administration de la SRC, représentants des contribuables qui paient pour cette société publique, devront toutefois prendre leurs responsabilités: demander des comptes à l’équipe patnmale de négo-ciatvm et lui dtmner des mandats nécessaires pour conclure une nouvelle convention collective», conclut Ubald Bernard.Far ailleurs, la pétition que font signer les employés de Radio-Canada réclamant la fin du lock-out qui a jeté au trottoir 1400 travailleurs de l'information, a récolté l’appui de députés, d’un sénateur et de militants libéraux.A l’entrée du Centre des congrès de Québec, les «lock-outés» ont recueilli entre autres les signatures du chef du parti libéral jean Charest, du lieutenant-gouverneur du Québec, Lise 'lliibault.le maire de Québec Jean-Paul I allier, le sénateur Serge Joyal, le député de Montmagny Gilbert Normand ainsi que des personnalité de la scène culturelle et sociale, conune Clémence Desrochers, Victor-Lévy Beaulieu, Serge Bouchard et Bernard Arcand, l’ont également signée.^ ^ loto-québec Tirage du 2002-04-27 03 08 12 36 4Q 4Z Complémentaire: (21) TÏt ¦ GAGNANTS lots 6/6 1 5 l 000 000,00 $ 5/6+ 10 63 619,30$ 5/6 289 1 761,10 $ 4/6 16 673 58,50 $ 3/6 299 930 10,00 $ Ventes totales: 16 090 191 $ Prochain gros lot (appr) 2 000 000 $ Humai- Tirage du 2002-04-27 05 1fi1S 23 25 23 Complémentaire: (09) SUPER Tirage du 2002-04-26 05 001216 20 22 30 Complémentaire: (42) Ventes totales: 48 595 428 $ Prochain gros lot: 22 000 000 $ GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 2 5/6 33 4/6 1 660 3/6 26 687 Ventes totales: GAGNANTS 7/7 0 6/7+ 10 6/7 322 5/7 19 486 4/7 406 028 3/7+ 367 802 3/7 3 353 747 LOTS 1 000 000,00$ 25 000,00$ 500,00$ 50,00$ 5,00$ 634 987,00 $ LOTS 20 000 000,00 $ 88 890,10$ 2 415,50$ 142,50$ 10,00$ 10,00$ Participation gratuite Egtra Tirage du 2002-04-26 Egtra Tirage du 2002-04-27 NUMÉRO LOT NUMÉRO LOT 871486 100000$ 532403 100000$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité ¦ MISE SUR TOI §|p vi Les soldats tués en Afghanistan ont droit à un hommage sans précédent PRESSE CANADIENNE Edmonton — Les quatre soldats canadiens qui ont péri en Afghanistan ont été salués comme des héros hier, lors d’un hommage sans précédent aux sacrifices consentis par les militaires.La gouverneure générale Adrienne Clarkson, commandant en chef des Forces armées canadiennes, a repris une description des guerriers athéniens tombés lors de la guerre contre Sparte, il y a 2500 ans, pour parler des quatre jeunes soldats tués lorsqu’un pilote américain a largué par erreur une bombe sur leurs positions.«Avec courage, avec sens du devoir, ils ont donné, au service de leur pays, la plus glorieuse contribution qu’il leur était possible d’of- frir», a déclaré Mme Clarkson dans une allocution prononcée devant 16 000 personnes réunies au Skyreach Centre d’Edmonton, en Alberta, où se déroulent habituellement les parties de hockey de la Ligne nationale.De nombreux dignitaires ont assisté à la cérémonie commémorative, dont le premier ministre, Jean Chrétien, et l’ambassadeur américain, Paul Celucci.Il s’agit des premières pertes canadiennes dans une zone de combat depuis la guerre de Corée.Huit autres soldats ont été blessés au cours du même incident Deux d’entre eux sont toujours soignés en Afghanistan.Les six autres sont de retour à Edmonton, et ont eu droit à de vifs applaudissements lorsqu’ils sont entrés dans l’amphithéâtre pour la cérémonie.Commission d’enquête Par ailleurs, la commission d’enquête canadienne chargée de faire la lumière sur les circonstances ayant entouré la mort accidentelle des quatre soldats victimes au cours du mois d’avril 2002 d’une bombe américaine, s’est installée en Afghanistan, où elle a rencontré des officiers du groupement tactique du 3' Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry.Les quatre membres de la commission comptent ensuite interroger des témoins clés et inspecter le site d’entraînement non loin de Kandahar, où les militaires canadiens sont morts, a fait savoir le ministère fédéral de la Défense nationale, hier, par voie de communiqué.«Nous sommes très occupés à recueillir et analyser les informations qui nous permettront de tirer profit de notre séjour en Afghanistan», a déclaré le général à la retraite Maurice Baril, nommé à la tête de la commission d’enquête, qui devrait déposer un rapport provisoire d’ici à la mi-mai.Par ailleurs, un soldat du contingent canadien déployé en Afghanistan a subi des blessures mineures, hier, lorsque le véhicule dans lequel il prenait place a déclenché l’explosion d’une mine, a fait savoir Jean-Marc Doucet, capitaine au sein du Princess Patricia’s, a Edmonton, juste avant que n’y commence un service commémoratif en l’honneur des quatre soldats tués.«Cet incident confirme que de réels dangers menacent nos militaires en Afghanistan», a-t-il affirmé aux quelque 16 000 personnes présentes à la cérémonie.En marche pour la vie JACQUES GRENIER LE DEVOIR HIER MATIN, avant que la neige ne modifie la couleur du parc Maisonneuve, ils étaient nombreux à participer à la S' Marche de l’eSPoir, une collecte de fonds pour financer la recherche et les services aux personnes atteintes de sclérose en plaques.L’an dernier, ce même événement avait regroupé à Montréal plus de 700 marcheurs et amassé quelque 74 000 $.Décès de Sita Riddez ODILE TREMBLAY LE DEVOIR C* est un pan de notre histoire théâtrale qui tombe avec le départ de Sita Riddez, décédée samedi d’un arrêt cardiaque à l’âge de 85 ans.Figure de la scène québécoise au cours des années 40 et 50, d’abord célébrée pour son talent et sa beauté, elle a par la suite formé plusieurs générations au théâtre à qui elle enseigna durant trente ans au Conservatoire d’art dramatique de Montréal.«C’est elle qui nous montra les classiques et nous fit apprendre la base de notre métier, évoque son amie, la comédienne Janine Sut-to.Elle eut une importance capitale dans la communauté théâtrale.» Grande Québécoise, Sita Riddez était pourtant Française d’origine et appartenait à une famille d’artistes.Née à Lyon en 1916, fille du chanteur d’opéra baryton Jean Riddez, mais également sœur de Mia Riddez (auteure dramatique à qui on doit notamment plusieurs séries comme Les Filles d’Eve, Rue des Pignons ou Terre humaine), Sita Riddez avait commencé sa carrière dans la Ville Lumière après avoir étudié à 19 ans au Conservatoire dramatique de Paris.Elle entreprit ensuite des tournées sur les planches de France et d’Amérique du Sud avec François Rozet Venue rejoindre sa famille à Montréal, Sita Riddez s’est imposée dans L’Aiglon, dans le rôle de Roxane du Cyrano de Bergerac, dans celui A’Athalie de Racine également.Au théâtre comme à la radio (elle fut nommée Miss Radio 1944), elle connut une brillante carrière joua entre autre à La Comédie de Montréal mais également aux côtés des Compagnons de Saint-Laurent Se consacrant par la suite à l’enseignement, entre autres au Conservatoire durant trois décennies, elle a continué à donner des cours dans son studio d’Ou-tremont jusqu’aux années 90.«C’était une femme de grand cœur, se rappelle Janine Sutto, qui élevé des neveux et nièces, adopté deux filles.Comme professeur, elle était exigeante et brillante.On lui doit énormément.» Les funérailles de Sita Riddez auront lieu mardi à 14h à l’église Saint-Viateur d’Outremont.Elle sera exposée aujourd’hui et demain jusqu’à 14h au Salon Dallai-re, rue Laurier.EN BREF L’image anglaise du Canada à l’étranger (PC) — Si l’on se fie à l’image qui se dégage des sites Internet des missions diplomatiques étrangères au Canada et des sites des organisations internationales, le Canada est trop souvent perçu comme un pays anglophone, constate la commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, dans un rapport sur le sujet L’analyse de 40 sites d’ambassades étrangères au Canada mène à la conclusion que, dans plus de la moitié de ces sites, le français y est complètement absent Seulement deux respectent de façon équitable les internautes francophones et anglophones.Le même exercice, cette fois pour les sites Internet des organisations internationales où le Canada est un membre actif, ne donne pas des résultats plus positifs pour les francophones.Jean Charest et les défusions (PC) — Le chef libéral Jean Charest a répété, samedi, devant les maires de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), que les citoyens de municipalités fusionnées pourraient amorcer un processus de défusion sous un éventuel gouvernement libéral.Il a cependant ajouté que son parti ne ferait pas directement campagne en faveur des défrisions, faisant plutôt valoir qu’il s’agissait plutôt de défendre le vieux principe «pas de taxation sans représentation».Si son parti remportait les prochaines élections, M.Charest serait donc disposé à ce que des municipalités fusionnées ouvrent un registre à l’hôtel de ville afin d’accueillir les signatures de citoyens désireux de défùsionner.Un nombre suffisant de signa-tures déclencherait alors un référendum local.Votre P^011 e conquête Jetta 2002 Financement à l'achat GARANTIE PARE-CHOCS À PARE-CHOCS DE 4 ANS OU 80000 KM vw.com Êtes-vous fait pour Volkswagen?' 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L E l) E VOIR L E I.I \ l> I 2 9 A V R I I 2 0 0 L E S A C T l'A LIT E S A .» Q u ébec - Ba\i ère Une Semaine de la Bavière au Québec ?Les Bavarois aimeraient tenir un événement à Montréal et à Québec le printemps prochain MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Montréal et Québec pourraient recevoir le printemps prochain un événement culturel consacré à la Bavière, cet Etat allemand qui entretient des liens particuliers avec le Québec depuis 13 ans.L’ampleur de cette Semaine bavaroise dépendra toutefois des budgets disponibles, a précise au Devoir Michael Hinterdobler, directeur du bureau de la Bavière au Québec.«On aimerait bien inviter les Québécois à se joindre à nous pour une fête du printemps, fort possiblement, à Québec et à Montréal.La formule reste à définir.C’est sous réserve budgétaire, mais il y a des idées concrètes de ce qu'on voudrait foire si on a les moyens.» Ce printemps de la Bavière au Québec pourrait être suivi d’un printemps du Québec en Bavière, souhaite M.Hinterdobler, mais c’est au gouvernement québécois d’y donner suite.Cette nouvelle initiative bavaroise montre que les relations distinctes entre le Québec et la Bavière continuent de porter leurs fruits et il continuera d’en être ainsi, selon le haut-fonctionnaire bavarois, malgré la volonté récente de l’Ontario et de l’Alberta d’ouvrir aussi des bureaux en Bavière.«Notre partenaire principal c’est le Québec.Il n'y a aucune idée ou initiative d’abandonner le Québec pour l’Ontario.[.] On n'a pas besoin d’un autre chantier au Canada.» «La meilleure Amérique» Ouverte depuis six mois à Montréal, la Représentation de l’Etat de Bavière au Québec est dirigée par ce jeune fonctionnaire de 35 ans qui s’extasie toujours devant le modèle québécois.«Pour nous, le Québec c’est la meilleure Amérique, notamment sur le plan social.Ce sont les avantages de l’Amérique, la flexibilité et l’ouverture, combinés aux avantages de l’Europe, la conscience pro- fonde de l’histoire et ce sens des responsabilités pour l'avenir.» Sa delegation montréalaise est plus qu’un simple bureau commercial, comme la Bavière en a ailleurs dans le monde, expliquât-il.L’antenne québécoise parle aussi bien affaires que culture et haute technologie.«Il y a quelque chose d'inexplicable», dit-il en souriant à propos de cette relation particulière Québec-Bavière qui prend pied dans l’histoire et la culture.«Ce qui nous distingue des Allemands, c'est notre passé déterminé par l'Église catholique.Im Bavière a une latinité profonde dans un pays germanophone.On a toujours eu de forts liens avec l’Italie par exemple.» Le Québec, comme la Bavière, dit-il, possède un regard, à la fois tourné vers le passé et l’avenir.Cette perspective du «fief» est fondamentide pour une petite nation confrontée aux défis de la mondialisation.«Il faut avoir un chez-soi, un pied-à-terre quelque part pour pouvoir s’ouvrir vers le monde.Le mul- ticulturalisme c'est bien, mais il fout que tout le momie sache d'où il rient et où il tw.» l-n passé et un présent communs Les deux nations partagent un passé et un présent agricoles importants qui se sont rapidement tournes vers la modernité: les nouvelles technologies, l’aérospatiale et la biopharmaceutique.Pour soutenir l’entrepreneuriat.cependant, la Bavière est moins interventionniste que le Québec, parce que la fiscalité demeure un champ de competence fédérale en .Allemagne.Selon M.Hinterdobler, la Bavière peut représenter un pied-à-terre intéressant pour un homme d’affaires québécois en Europe.Derrière la France, il y a la Bavière, suggère-t-il, mais aussi toute l’Europe de l’Est qui rejoindra bientôt les rangs de l’Union européenne.«Pour nous, le Québec c'est le port d’entrée pour l'Amérique.Et nous pouvons dire que la Bavière constitue une porte d'cntree intéressante pour l'Allemagne et l’Europe.» Le Québec et la Bavière ont plu sieurs projets de collaboration en cours, dont des échanges d’etudiants et des st;iges pour fonctionnaires bavarois qui viennent étudier ici le fonctionnement de l’administration québécoise.En j outre, six artistes québécois pas | sent en ce moment un an en resi- | dence d’artiste en Bavière.Au- | delà de la langue et de la culture I françaises, il y a une vie pour les j créateurs québécois en Europe.«Z/’ Québec ferait une grande er- \ reur de ne pas mettre la priorité sur la France, estime M.Hinterdo- i bien C'est absolument clair.Si la | ministre Beaudoin défend l'amitié avec la France, c'est dans l'interet profond et historique du Québec.» Mais, ajoute-t-il, il y a d’autres axes que la France en Europe, et la Bavière, «est très contente», de représenter l’une des trois régions favorisées p;u' le Québec, comme le sont la Catalogne et la Wallonie.«C’est un honneur et un plaisir.» Vote de grève à l’Union des artistes LE DEVOIR \ A l'unanimité hier, les 13 ' conseillers et conseillères de l’Union des artistes, affiliés à la USD.ont rejeté les offres patronales et adopté un vote de grève.1 eur rôle consiste à négocier l et à appliquer les ententes collectives visant les 10 (XX' artistes-interprètes de l’UDA.Ayant obtenu 1 leur accreditation syndicale il y a un an.ils ont participé à sept seances de négociation en vue de signer leur première convention collective.En vain.Les points en litige ayant ' mené au vote de grève concernent entre autres l'établissement * d'une échelle salariale et le fonds ' de retraite.«Nous avons tout intérêt à régler rapidement, estime la déléguée syndicale Manon Lussier.• L’UDA sait pertinemment que le ' déclenchement de la grève entraînerait un retard important dans la négociation et l'application des ententes régulant les conditions minimales auxquelles les artistes ont droit.» Michel Auçjer ne se laisse pas intimider.& Au contraire.il en remet.Il dérange depuis près de 40 ans, parce qu'il fouille et dénonce.Aujourd'hui, il nous présente les dossiers chauds de sa carrière de journaliste d'enquête.et, curieusement, vous y verrez tous les grands noms du crime montréalais.L'Attentat POURQUOI ON A VOULU ME TUER.Ce soir 20h * * \ LE I) E V OIK.LE L l X 1)1 29 AVRIL 2 O O 2 LES ACTUALITES Sondage Léger Marketing Les Canadiens consomment plus d’alcool VINCENT CORMIER PRESSE CANADIENNE Près de la moitié des Canadiens consomment plus de boissons alcooliques qu’il y a trois ans, révèle un sondage de Léger Marketing, dont les résultats ont été communiqués à la Presse Canadienne.Selon l'étude, 46% des Canadiens consomment plus d’alcool, sous forme de vins, de bières ou d’alcools forts, qu’il y a trois ans.Ce taux monte à 53 % chez les Québécois alors qu'en Colombie-Britannique, la proportion n’atteint que 38 %.«L’amélioration de la situation économique [.] et le fait qu'il y ait plus de jeunes à atteindre l’âge de consommer que de personnes âgées à mourir» expliquent en partie ce phénomène, croit ijubert Sacy, directeur général d’Kduc’alcool, un organisme qui informe sur la consommation d’alcooL Parmi les produits qui connaissent une augmentation de leur consommation, le vin arrive en tête avec 27 % des réponses.Les Québécois sont même 41 % à affirmer qu’ils ont accru leur consommation de vin, alors que cette proportion n’est que de 16 % dans les provinces maritimes.Les Québécois renforcent leur différence avec l'origine du vin préféré.Us sont 38 % à préférer les vins français, alors que seulement 16 % des Canadiens font ce choix.Les Canadiens préfèrent à 27 % les vins produits au pays.Au Québec, les vins nationaux ne sont le premier choix que pour 6 % des sondés.L’alcool au volant En outre, l’étude révèle qu’un Canadien sur dix a conduit avec des facultés affaiblies.Les plus prudents sont les Ontariens, avec 6 %, çt les moins sont les habitants du Québec et de la Colombie-Britannique, dont 14 % ont déclaré avoir conduit avec des facultés affaiblies.De manière plus inquiétante, l’enquête révèle que 16 % des Canadiens âgés entre 18 et 24 ans ont pris le volant après avoir consommé de l’alcool.Toutefois, il semble que la population comprenne mieux les risques encourus avec ce comportement, puisque 79 % des personnes sondées au Canada — 75 % au Québec — ont déclaré connaître moins de personnes de leur entourage qui ont pris le volant en état d’ébriété.Les messages publicitaires contre l’alcool au volant expliquent peut-être cette évolution, puisque 65 % des Canadiens les trouvent efficaces.L’étude a été réalisée par téléphone auprès d’un échantillon représentatif de 1500 adultes canadiens, entre les 2 et 7 avril derniers, avec une marge d’erreur de 2,6 % 19 fois sur 20.Tuerie dans un lycée en Allemagne Seuls les enseignants étaient visés L’Allemagne va devoir durcir sa législation sur les armes à feu et contre les jeux et films faisant l’apologie de la violence La police a définitivement exclu la participation d’un complice à la tuerie d’Erfurt où un ancien élève âgé de 19 ans a massacré 16 personnes, vendredi, dans un lycée, avant de se donner la mort, a déclaré le chef de la police d’Erfùrt Rainer Gru-be hier.Des témoins avaient affirmé avoir vu un second tueur vendredi dans le bâtiment où des élèves passaient une épreuve de mathématiques du baccalauréat.La police, qui n’avait pas trouvé trace d’un second agresseur lors de la fouille du lycée, n’en avait néanmoins pas exclu l’existence, attendant les résultats des autopsies des corps et des expertises balistiques.En outre, l’enquête montre que le tueur Robert Stein-haeuser a ouvert les portes des salles de classe pour les refermer aussitôt lorsqu’aucun enseignant ne s’y trouvait.C’est certainement par erreur que les deux élèves, la fille de 14 ans et le garçon de 15 ans, ont été touchés par des balles perdues alors qu’ils se trouvaient derrière une porte, selon M.Grube.Sataniste Décrit par ses condisciples comme «intelligent», mais «paresseux», LORRAINE MILLOT LIBÉRATION Erfurt — Un tapis de fleurs, de bougies ou de peluches, déposées comme en offrande, barre l’entrée du lycée d’Erfurt où vendredi un élève avant de se tuer a abattu seize personnes (douze professeurs, la directrice adjointe, une secrétaire et deux élèves de 14 et 15 ans) selon le bilan corrigé par la police.Tout le week-end, élèves, enseignants, parents ou hommes politiques, à commencer par le chancelier Gerhard Schrôder, ont défilé devant le lycée pour déposer qui un bouquet, qui une question tracée sur une feuille d’écolier: «Warum?» («pourquoi?»).L’enquête a révélé que le tueur, Robert Steinhâuser, 19 ans, détenait légalement le pistolet et le fusil à pompe avec lesquels il a tué.Il était inscrit dans deux clubs de tir sportif, dont un club de la police, et disposait à ce titre d’un permis de détention de deux pistolets et deux fusils.Les clubs de tir, institution très importante en Allemagne peuvent accorder ces permis à leurs membres (près de deux millions): les seules conditions impératives sont qu’ils aient plus de 18 ans et im casier judiciaire vierge.Robert avait été renvoyé en février du lycée Gutenberg, après avoir contrefait des certificats médjcaux pour justifier ses absences.A ses parents, une mère infirmière et un père ingénieur, vivant séparés, il avait laissé croire qu’il continuait à fréquenter normalement le lycée.Le matin du drame, il avait annoncé qu’il allait passer le bac, qu’il avait déjà raté l’an dernier.Dans sa chambre, les policiers ont retrouvé des jeux vidéo et des films particulièrement meurtriers, laissant penser qu’il passait une bonne partie de son temps dans un monde virtuel, ultraviolent, à tendance sataniste.Robert semble avoir été fan du groupe de gothic-metal Slipknot dont l’une des chansons, School Wars, aurait pu lui servir de programme: «Shoot down your naughty teachers with a pump gun» («Descends tes sales profs au fusil à pompe»).Le mur de sa chambre est décoré d’un poster d’une Spice girl.«Mais je ne l’avais encore jamais vu avoir une relation avec une fille», a raconté un ami.Robert aurait mal supporté l'exemple de son frère aîné, qui avait réussi son bac et REUTERS Deux élèves du lycée d’Erfurt tentent de se consoler dans les bras l’un de l’autre devant le tapis de fleurs déposées devant l’entrée de l’institution où une douzaine d’enseignants ont été assassinés vendredi par un ancien élève.poursuivait des études.«Il avait une haine viscérale contre les professeurs» a témoigné un autre élève.Vendredi, masqué et ganté de noir, il a en tous cas méthodiquement exploré les quatre étages du lycée à la recherche d’enseignants, visés à la tête ou au ventre.Les deux élèves tués l’ont été par des balles perdues.«Ninja» I>e carnage n’a pris fin que grâce à l’intervention héroïque d’un professeur d’art et d’histoire, Rainer Heise, 60 ans, qui après avoir évacué un premier lot d’enfants, était retourné au lycée à la recherche d’autres élèves.Entrouvrant une porte, il s’est retrouvé nez à nez avec le tueur, qui le braquait avec son pistolet.«J’étais effrayé, mais j’ai senti qu’il était au moins aussi effrayé que moi», raconte l’enseignant Le «ninja», comme l’appelle son ancien professeur, a alors soulevé son masque, faisant apparaître son visage humide de sueur.«J’ai demandé: Robert, c’est toi?C’est toi qui a tiré?Il a hoché la tête.Je lui ai dit "Il faut que nous parlions".Il a dit "OK”.» L’enseignant, dont le récit a été confirmé par la police, a poussé Robert dans une salle pour l’enfermer à double tour et courir chercher la police.C’est là qu’il s’est suicidé.L’Allemagne va devoir durcir sa législation sur les armes à feu et contre les jeux et films faisant l’apologie de la violence, ont ré- clamé dès ce week-end une série d’hommes politiques.«Il faudrait être beaucoup plus dur avec les distributeurs de ces jeux meurtriers» a lancé le candidat conservateur à la chancellerie, Edmund Stoiber.Dans l’immédiat, l’heure est avant tout au deuil.Le lycée Gutenberg, réputé comme l’un des meilleurs d’Erfurt, a perdu vendredi près d’un quart de ses 53 professeurs.Plusieurs ont été abattus sous les yeux même de leurs élèves.Des dizaines de psychologues ont été dépêchés de toute l’Allemagne à Erfïirt pour parer à l’urgence: «parler» avec les proches des victimes, les élèves et les parents traumatisés.Manifestation pro-palestinienne (Le Devoir) — Des milliers de manifestants de toutes origines ont défilé samedi dans les rues du centre-ville de Montréal pour appuyer les revendications du peuple palestinien.C’est la Coalition pour la justice et la paix en Palestine, formée il y a deux semaines, qui était à l'origine de la marche.Des slogans anti-Israël et anti-Bush étaient scandés.La coalition regroupe divers organismes, tels que l’Association des projets charitables islamiques, le Conseil musulman de Montréal, l’Association québécoise des organismes de coopération internationale, l'Opération salAMI, etc.Les manifestants réclamaient entre autres le retrait de l’armée israélienne des territoires palestiniens et l’envoi de Casques bleus au Proche-Orient Pas de verdict au procès Boucher (PC) — Au quatrième jour de dé- fi N BREF libérations, au procès de Maurice Boucher, le jury a conclu ses travaux hier sans en être arrivé à un verdict unanime, mais du côté de la Couronne, l’heure est à l’optimisme.La procureure de la Couronne, France Charbonneau, trouve en effet fort encourageant pour la thèse qu'elle défend, soit que le chef des Hells Angels Nomads a commandé le meurtre de deux gardiens de prison, que le jury ait entrepris d'écouter les plaidoiries finales.Comme M'Charbonneau a plaidé pendant une journée et que l’avocat de l’accusé, Jacques 1 arochelle, a pris deux journées.le verdict ne saurait tomber avant un bon moment Le juge a d’ailleurs rappelé, samedi, que les jurés étaient tenus d’écouter les plaidoiries en totalité.Mandat de grève chez Vidéotron (PC) — Les employés du service de câblodistribution de Vidéotron ont voté presque unanimement en faveur d'un mandat de grève, hier après-midi, à Laval.La grève pourrait être déclenchée le 8 mai.Mille trois cent quarante syndiqués de l’Ouest du Québec et de l’Outaouais, soit la section locale 2815 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), ont voté à 99 % en faveur de la grève.Les membres du SCFP sont contre le démantèlement du service technique et de réparation qui serait vendu à l’entreprise Entourage.Vidéotron veut aussi faire passer la semaine de travail de 35 à 37,5 heures par semaine avec le maintien du salaire hebdomadaire.Les syndiqués dénoncent l’ensemble de l’offre patronale qui a été rejetée aussi à 99 %.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 UES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H 30 À 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: Conditions de paiement : cartes de crédit 985-3322 985-3340 PROPRIÉTÉS À REVENUS PROPRIÉTÉS À REVENUS PROPRIÉTÉS À VENDRE ******* ILE A VENDRE ******* AVEC UNE SEULE RESIDENCE LANAUDIERE ( 1 h15 de Mtl) (514) 524-8901 CONDOMINIUMS ET 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1/2.près Langelier Bélanger, quartier résidentiel Près toutes commodités (514) 256-7727 OUTREMONT 1385 Bernard, coin Wiseman, grand 51i2dair, rénové.975$ chauüé.équipé Juillet 271-4168 OUTBEMONT Haut P Novice ÆfFALE.LETTRES -4- Je me souviens Oui, les Québécois étaient d’accord avec l’adoption d’une Charte des droits et libertés canadienne, mais pas de la Constitution.Alors à tous ceux qui utilisent cela comme argument pour justifier la légitimité de sa ratification ne tiennent pas compte de plusieurs facteurs.Pour commencer, cette Charte ne représente qu’une partie de ce qui s’est signé en 1982, une simple annexe.en fait, c’est le plus gros morceau qui fait mal, soit le rapatriement de la Constitution à laquelle a été ANNEXÉE la Charte.La Constitution, par laquelle de nombreux pouvoirs sont passés des mains du provincial aux mains du fédéral et qui ne prévoit une compensation fiscale, si on désire se retirer d'un programme fédéral, QUE pour la santé et l’éducation (ex: prêts et bourses, assurance-maladie, etc.).Ensuite, si les Québécois avaient su ce qu'impliquait cette Charte des droits et libertés, le pourcentage n'aurait sûrement pas été de 91 %, mais sans doute dans les mêmes pourcentages qu’aux élections de 1980, les souverainistes contre et les fédéralistes pour, et peut être davantage à cause du fait que fédéralistes comme souverainistes, on s’entend sur le fait que le Québec est une société distincte.Pourquoi n’auraient-ils pas été d’accord?Parce que ce dieu fédéraliste qu’est Trudeau a utilisé cette Charte pour justifier le passage du biculturalisme au multiculturalisme, permettant donc de renier les Québécois comme un des deux peuples fondateurs, sur lequel principe est basée en partie la revendication de la société distincte, en devenant par ce changement une culture comme une autre.C’est illogique d’élaborer une Constitution sur les principes d’une charte de libertés individuelles, alors que le gouvernement a une responsabilité collective.Par ce fait, des écrits de propagande nazie ou bien racistes ont été autorisé à la publication, au nom de la liberté de penser et de s’exprimer; Georges Bush fait la guerre au nom de la liberté.ne va-t-on pas trop loin des fois, au nom de la liberté?Nous avions déjà une Charte des droits et libertés, québécoise, adaptée à nos réalités et non annexée à une constitution.En connaissance de cause de tout ce que j’ai dit précédemment, je crois alors que les Québécois de tous alibis, toutes rivalités politiques et partisanes confondues, auraient été massivement contre et aurait appuyé René Lévesque dans son boycott.Alors maintenant, quand je me rappelle la nuit des longs couteaux, je me dis encore «Je me souviens».Jean-Érançois Belley Le 20 avril 2002 J’ai honte.Je suis installé au Québec depuis près de dix ans.Aujourd’hui, pour la première fois de ma vie, j’ai honte de mes origines françaises.J’ai honte de ce que les esprits étroits ont fait de mon pays natal, en portant au second tour de l’élection présidentielle, le pire politicien que la France ait porté.J'ai honte de constater que les thèses xénophobes et fascistes rallient aujourd'hui le cinquième de la population de l'Hexagone.Honte de constater que les petites gens se sont laissé berner par les thèses d’un politicien qui tient plus du dictateur que du démocrate.Honte de réaliser que les classes aisées qui l’ont crédité de leurs voix ont fait preuve d’une bêtise déconcertante.Je n’arrive encore pas à réaliser le cataclysme provoqué en ce jour maudit du 21 avril 2002.Puisse ce jour n’avoir jamais existé!!! Le réveil est difficile.Comme si quelque chose s’était cassé.Je ne pensais vraiment pas qu’un tel événement déclenché par la présence de cet immonde personnage au 2e tour de l’élection présidentielle aurait sur moi un tel impact On ne peut plus parler à ce stade-là de vote-sanction.D y avait suffisamment de candidats lors de ce premier tour, pour effectuer un vote-sanction intelligent Depuis 30 ans, ce personnage répugnant déverse sa bile malodorante sur tous les médias, véhiculant des messages racistes et xénophobes.Les gens qui ont voté pour lui l’ont donc fait en parfaite connaissance de cause.Et c’est cela qui me fait ressentir la plus grande honte aujourd’hui.La bêtise l’a emporté.Et je pense sincèrement que c’est cette bêtise que j’exècre.Une bêtise qui vient de tous les horizons de la société et qui est l’apanage de personnes viles et frustrées.Des quartiers chics aux banlieues défavorisées, les électeurs extrémistes de droite sont partout, mais invisibles, car personne aujourd’hui ne se targue d’avoir voté Le Pen.Et cela est encore plus insidieux.J’espère du fond du cœur que cet événement provoquera le sursaut nécessaire pour remotiver l’électorat de gauche lors des prochaines législatives.La France a aujourd’hui son «Sharon» et je me demande si la copie n’est pas pire que l’original.Philippe Satre Avril 2002 LIBRE OPINION -4- Québec, après Ottawa, s’en prend à la loi 101 PIERRE DE BELLEFEUILLE, CLAUDE G.CHARRON ET PIERRE GENDRON Membres du Cercle Godin-Miron Mme Diane Lemieux, ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Charte de la langue française, a annoncé son intention de présenter à l’Assemblée nationale un projet de loi visant à fusionner les quatre organismes créés par la loi 101, organismes dont les fonctions sont pourtant tout à fait distinctes.Elle dit s’inspirer d’une recommandation de la commission des États généraux de la langue française qu'a présidée M.Gérald Larose.Disons-le tout de go: le rapport larose, qui repose sur une tablette depuis l’été 2001, est une «patate chaude».Bien sûr.il ne contient pas moins de 149 recommandations, mais cette prolixité reflète une dispersion tous azimuts plutôt qu’une ferme prise en main de la réalité.La ministre veut-elle donner l’impression que les commissaires n’ont pas travaillé en vain?A notre avis, elle pourrait laisser le rapport Larose dormir sur une tablette.Ce document ne mérite rien d'autre.Il suinte la political correctness.On y brosse le portrait d'un Québec idéal où tout le mon- de il est beau, tout le monde il est gentil.Dès l’introduction, les auteurs écartent du revers de la main les données démographiques, sous prétexte de n’être pas «frileux», alors que ces données sont évidemment indispensables pour l’étude de la situation linguistique.Rappelons qu’une des idées directrices du rapport Larose, selon laquelle les Anglo-Québécois auraient évolué dans le sens de l’acceptation de la primauté du français, a été contredite, peu après la présentation du rapport, par une étude menée par l'Institut Mis-sisquoi, rattaché à l’université McGill.Selon Le Devoir (28 août 2001) cette étude conclut qu'il n’y a pas eu une «évolution significative des attitudes et des opinions des Québécois anglophones».Ceux-ci, en majorité, considèrent que le français n’est pas menacé au Québec, mais que leur collectivité l'est Il y a dix ans, le gouvernement Bourassa a fait mine de fusionner les quatre organismes institués par la loi 101.Devant la levée de boucliers qui s’ensuivit, il se contenta d’en fusionner deux.Dès 1997, à l’initiative de Mme Louise Beaudoin, alors responsable de la Charte de la langue française, l’Assemblée nationale défusionnait la Commission de protection de la langue française et l’Office de la langue française, l’une chargée des plaintes et l'autre de la mise en œuvre de la Charte, notamment dans les milieux de travail et dans la vie économique.Les deux autres organismes s’occupent d’observer l’évolution de la situation linguistique — le Conseil de la langue française — et de la dénomination des lieux — la Commission de toponymie.Déjà affaiblie par des jugements de la Cour suprême du Canada, la loi 101 ne doit pas subir d’autres avatars.Laissant de côté le rapport Larose.Mme Lemieux devrait plutôt se préoccuper de remédier au déclin du taux d’inscription aux écoles françaises qui a été mis en lumière par le sociologue Jean Dorion dans une série de trois articles parus dans Le Devoir du 28 au 30 janvier dernier.Et si madame la ministre tient à désencombrer les tablettes gouvernementales, elle pourrait s’intéresser au rapport Arpin qu'avait commandé sa prédécesseure, Mme Agnès Maltais.Il s’agit du groupe-conseil qui avait été chargé de proposer les grandes lignes d’une politique du patrimoine, et qui a fait rapport en novembre 2000.Or ce document est d’une bonne tenue, et l’on s'étonne que le gouvernement n’y ait pas donné suite.Car, situation absurde, ni le gouvernement ni le ministère de la Culture et des Communications ne dispose d’une politique du patrimoine.Celui-ci qui, dans ses domaines multiples est en quelque sorte notre histoire vivante, est donc mal protégé.Mme Lemieux s’est sûrement rendu compte de cette grave lacune lorsqu'il a fallu qu'elle improvise, tout récemment, une méthode de protection d'objets ayant appartenu à Maurice Richard, se rendant apparemment, avec un empressement touchant, à la pressante invitation d’une personnalité dont la passion patrimoniale était mal connue, M.René Angélil.La ministre avait pourtant fait la sourde oreille devant les représentations des nombreuses associations qui militent dans ce domaine.Il y a là une leçon pour ces militants: désormais, faites intervenir des vedettes.Déjà affaiblie par des jugements de la Cour suprême du Canada, la loi 101 ne doit pas subir d’autres avatars E DEVOIR.LE L t N I) I 2 !» A V R I l 2 0 0 2 A IDEES L’art informatique nJa pas trouvé son Chaplin ^3 ?CHARLES HALARY Charles Halary est professeur de sociologie à l’Université du Québec à Montréal.Depuis la parution de son ouvrage Les Exilés du Savoir -Migrations scientifiques internationales (Harmattan, Paris, 1994), il se consacre aux rapprochements entre art et technologie.Inspiré par Georg Simmet, il considère le vêtement comme la source de rapports sociaux urbains et le principal support des prochaines innovations culturelles.jr ille et nouveautés vont souvent de pair.Pour le meilleur et pour le pire.Dans Us lumières de la ville (1931).Chaplin faisait la sourde oreille à la novation du parlant (invention des laboratoires Bell en 1926) en nous donnant un grand film muet, peut-être le plus beau de toute son œuvre.Riches et pauvres, en argent ou en émotions, sont les caractéristiques des acteurs de cette comédie dramatique à laquelle le metteur en scène identifiait sa vie.Chaplin a été le plus riche des artistes de son temps, en venant des milieux défavorisés, mais aussi l’un des plus virulents contempteurs du système capitaliste.H avait vécu la ville comme le lieu autorisé de la dissidence.Au moment où les guerres et les dictatures faisaient résonner les médias, il adoptait le point de vue du pauvre type (tramp) ballotté par les événements et rebelle à toutes les orthodoxies.Pour Chaplin, les innovations portaient en elles des conséquences catastrophiques sur les foules urbaines.Les temps modernes rimaient alors avec dictatures internes.Mise en ordre des foules et surveillance des individus, tels serait aussi les éléments d’une lecture pessimiste des innovations en matière d’informatique.Faire de l’art avec de la quincaillerie technique est la réponse humaniste souhaitable.Mais l'art informatique n'a pas trouvé son Chaplin.La mobilisation des artistes dans le champ des technologies de l’information devient alors un problème de mise en scè- ARCHIVESl.K DEVOIR Chaplin a été le plus riche des artistes de son temps, en venant des milieux défavorisés, mais aussi l'un des plus virulents contempteurs du système capitaliste.Ék A L'âge du,?numérique ne sociale.Le plus important dans cette époque devenue épique depuis le 11 septembre 2001.Mettre en scène La mise en scène est une forme de mise en ordre.Elle se distingue par une ambiguïté théâtrale interrogative.Or, comme la machine à vapeur, l’ordinateur a été inventé pour mettre de l’ordre dans les flux d’énergie débarrassés de leur ambivalence.Camot a élaboré une théorie de l’énergie en partant de la vapeur (entropie-néguentropie).Shannon l’a reprise pour construire sa théorie de l’information au sein des Laboratoires Bell.L’ordinateur est le produit suprême de cette réflexion qui s'est appuyée sur une branche des mathématiques, celle des algorithmes.Comme les sociétés urbaines sont toujours plus complexes, le calcul de mise en ordre a dépassé rapidement les aptitudes des êtres humains normaux.la machine à calculer (inventée par le philosophe Biaise Pascal dans sa jeunesse) s’est imposée comme le moyen de gestion idéal pour le commerce et l’impôt Les machines à calculer ont ainsi occupé dans les villes, et pour des fonctions financières, une place autrefois réservée à un prêtre (l'ordinateur) dans les campagnes.Dans la langue française, le «calculateur automatique»’ (traduction de computer) est devenu un «ordinateur” au cours des années 60 après que le mot eut été proposé en 1956 à IBM par Jacques Perret professeur de lettres latines.Un jour, tout a basculé à San Francisco avec Apple.La lutte contre Big Brother-IBM changeait de scène, d’acteurs et de trame dramatique.La popularisation de l’ordinateur Après avoir été monopolisé par les militaires et IBM pendant 30 ans, l'ordinateur s’est propagé aux classes moyennes à partir de la Californie.Se donner les moyens électroniques de croquer dans la nouvelle pomme de connaissances devenait un objectif légitime pour la dissidence culturelle.« Small is beautiful” résume cet esprit frondeur dont Apple a fait un objet de consommation courante avec le micro-ordinateur.En 1975-1977, les États-Unis, dotés d’équipements électroniques extraordinaires avaient accepté leur première défaite militaire face à un peuple vietnamien astucieux.le micro-ordinateur devenait l’enjeu principal des nouvelles orientations culturelles opposées au complexe militaro-industriel justement dénoncé dans les années 50 par l’ancien président Eisenhower.En 1989-1991, Internet matérialisait la mondialisation du micro-ordinateur comme moyen de communication de tous vers tous.Ceux qui ont mis au point les ordinateurs n’étaient pas des artistes.Ijes deux plus importants dans la chaîne innovatrice, Alan Turing et John Von Neumann, ont construit leur carrière dans l’ombre des militaires pour la cryptographie britannique et le projet atomique Manhattan.L'intervention des artistes en informatique a commencé au cours des années 50 avec la manipulation poétique des textes (OULIPO de Queneau), des sons (Xenakis et IRCAM de Boulez) et des images avec des ordinateurs encore analogiques (laposky).Avec la miniaturisation, les ordinateurs, qui étaient de gigantesques «sculptures» électro-mécaniques, sont devenus des systèmes proches des structures génétiques du vivant et qui vont plus loin encore dims le raffinement.Dis moi quel ordinateur tu portes Et je te dirai qui tu es.Entre les machines portatives largement répandues et les prototypes quantiques encore problématiques, viennent d’apparaître les vêtements intelligents ou ordinateurs vestimentaires.Ces ordinateurs vestimentaires vont avoir une profonde influence sur les moyenjs de se définir une identité sociale.les États-Unis et le Japon en proposent les premières versions commerciales.Steve Mann à Tq-ronto en est l’artisan le plus célèbre.A Montréal, on tente de trouver une fin artistique à cette machine qui pourrait sans cela ressembler à la tunique de Nessus.Ijes villes du 21'' siècle sont bai gnées dans une ambiance de médias électroniques où la citoyenneté dissidente s’estompe.In miniaturisation des moyens de communication engendre un vêtement numérique nomade à vocation artistique.Le monde du spectacle, de Guignol à Charlie Chaplin en passant par Molière, a produit les anticorps nécessaires pour évacuer les germes de l’autoritarisme dans l’univers urbain.Montréal, en retrouvant les sources du dialogue entre le clown blanc et le clown triste, peut mettre en scène une utopie citadine que le monde entier aimerait partager.L’ordinateur vestimentaire de ce siècle, créé dans un enfermement militaire, peut être ouvert, avec l’art et la manière, sur un champ expérimental novateur pour les arts de la scène et, à travers eux, pour les multitudes de la foule urbaine.Quid de la fracture numérique ?TT JEAN-CLAUDE GUÉDON Détenteur d'un doctorat en histoire et professeur titulaire en littérature comparée à l’Université de Montréal, Jean-Claude Guédon s’est récemment impliqué dans l’initiative des Archives ouvertes de Budapest.Membre du comité scientifique d’inet 2002 de la Internet Society, et premier président de sa section québécoise, M.Guédon est également membre du comité directeur du Programme national de licence de site canadien.Il est membre de la Commission éthique, science et technologie du gouvernement du Québec.expression agite.Les passions se soulèvent Les politiciens se dépensent.Une injustice menaçante hante le pays; la firacture numérique est à nos portes.Alerte ! De quoi s’agit-il ?Éondamentalement, de l’inégalité sociale qui est (ou serait) engendrée par la présence de l’informatique et d’Internet dans notre société.Déjà, le quotidien parisien Le Monde y consacrait quelques colonnes en septembre 2000.Déjà Philippe Quéau nous mettait en garde et non sans raison.Par rapport à la fracture du sousdéveloppe-ment, la fracture numérique nationale apparaît relativement mineure et ne se limite peut-être qu'à un slogan politique.Un an et demi après l'enquê.te du Monde, où en sommps-nous?A peu près au même point A un détail près, une certaine façon de promouvoir Internet propre aux milieux d’affaires, s'est calmée après l’effondrement de la spéculation boursière autour des «point com».Du même coup, la promotion de l’urgence d’Internet s’est ralentie et le réseau des réseaux peut enfin se déployer dans une ambiance moins frénétique et surréelle.Or, le ralentissement de la croissance (qui n’est pas une décroissance, tant s’en faut) permet de se rappeler soudain qu’internet, comme toute autre technologie, voit son usage croître de maniéré graduelle, selon des règles que les sociologues des technologies étudient depuis des décennies.De ce point de vue, Internet, se caractérise plus par la vitesse impressionnante de son expansion (déjà dépassée par celle du téléphone cellulaire) que par les modalités de cette diffusion.En fait, la rapidité même de la croissance d’Internet laisse espérer une preste correction des inégalités actuelles, du moins dans les pays riches.Toute nouvelle technologie engendre d’abord des inégalités; une petite élite s’approprie une technologie naissante; puis elle est rejointe progressivement par diverses catégories d'utilisateurs, le tout suivant la fameuse courbe logistique en «S» que les spécialistes des sciences de la communication adorent dessiner.On peut ainsi rappeler que l’irruption de l’automobile a créé une fracture entre le «Hinterland» du piéton et celui de l’automobiliste.Son usage se généralisant l'automobile cache, autant qu’elle ne la révèle, la misere (relative) persistant dans nos pays.De la même manière, l’avènement de la télévision, salué en son temps comme l’un des plus grands espoirs de l’humanité pour l'accès à l’éducation et aux arts (au Québec, à la prière collective), a produit une fracture audiovisueUe.Celle-ci s’est résorbée en quelques décennies au point de maintenant s’inverser a son tour n’en déplaise à Dominique Wolton, la télévision est devenue une sorte de tétine mentale (le si bien nommé «pacifier» des anglophones ) que peu savent repousser.Devant la télé, le désir de liberté ne disparaît pas; il s’exprime en Zappant ! Les exemples de fracture se retrouvent partout; les égrener deviendrait lassant et bruyanL à l’instar de ce film, Le Seigneur des anneaux, curieusement à la mode en dépit de sa médiocrité.Je m’écarterai donc de ce piège en revenant à Internet et à la fracture numérique, sa fatale compagne putative.Abordons la question en deux étapes; à l’intérieur d’un pays riche, que peut signifier une telle expression?Èt que dire d’un pays pauvre?Dans un pays riche, l’équité technologique face à Internet renvoie à une formule d’apparence simple: l’universalité de l’accès.Formule simple, certes, mais qui exige pourtant de la décortiquer en plusieurs lamelles hétérogènes; ¦ Accessibilité physique par une répartition suffisante sur le territoire: à quoi sert un Internet gratuit s’il n’y a qu’un seul poste libre, localisé dans la toundra, à 100 km de Radisson?¦ Accessibilité économique: à quoi serviraient des postes partout, mais a des tarife faramineux?¦ Accessibilité technique: à quoi serviraient des postes partout et gratuits si la compétence technique nécessaire ne se trouvait que chez dix Québécois?Pour un gouvernement rompu aux exigences des services dits publics, ces critères sont familiers.Diverses solutions, plus ou moins égalitarisfes, existent, allant du monopole d’État à diverses formes de concurrence.Pour autant, ces trois critères sont rarement satisfaits; en particulier, le dernier, qui coince fréquemment.En effet, à elle seule, l'ergonomie ne suffira jamais à résoudre cette question.Fenêtres, icônes et souris n’engendrent pas plus la «dé- mocratisation» (sic) de l’ordinateur que celle d'InterneL En revanche, cette recette de maîtrise technique se découvre insidieusement partie liée avec la paresse et la passivité, ces deux «mamelles» du consommateur.Une vraie réponse à cette question passerait évidemment par une insertion efficace de l’informatique dans le cursus scolaire, de façon à apprendre nos jeunes à réellement écrire à l’écran, et non à ânonner la version, ô combien éphémère de MS-Office 95, 97, 2000 etc.mais pour cela, il faudrait que notre ministère de l’Éducation (et pas mal d’éducateurs) se construisent des idées claires sur la distinction entre un citoyen et un consommateur! Au total donc, dans les pays riches, la fracture numérique correspond moins à une question d’inégalité sociale engendrée par la technologie — en fait les inégalités sociales précèdent toujours les technologies et ces dernières ne servent qu'à mieux les mettre en évidence — qu’a une certaine difficulté à échapper aux idées reçues des lois du marché.la distribution par truchement de marché conduit nécessairement à des modes déséquilibrés de distribution.Dans les pays pauvres, le jeu est tout autre.Les infrastructures sont rares et souvent sous contrôle, direct ou indirect de grands opérateurs internationaux.Mais regardons-y de plus près: Internet, loin d’engendrer des cassures fatales entre les peuples, peut agir dans le sens inverse: en jouant à plein son rôle premier de vecteur de communication, c'est-à-dire d’échange et de partage, Internet peut contribuer a renouer des dialogues constructifs, plus constructifs, certes, que ceux livrés par des avions détournés et transformés en missiles, plus constructifs aussi que les kamikazes palestiniens, plus constructife enfin que les graffitis haineux griffonnés sur des bombes, intelligentes ou idiotes.Ia“ jeu nous sauve tout en faisant sortir le méchant comme le meilleur Serge Hou eh art! ?Maudire les enfants de Boston Les Aztèques étaient de grands amateurs de sport.Us jouaient un jeu de balle qui consistait à mettre deux equii>es sur un vaste ter rain que chacune se partageait et où il fallait que l’une traverse le territoire de l'autre atin d'atteindre une ligne de fond où se marquait le point.Avec les pieds, avec les mains, cette joute rappelle tout à la fois le soccer, le rugby, le football et le hockey.A la même époque, mais plus au nord, les Ghero-kees étaient aussi des grands amateurs de sport, bien que leur jeu soit plus distinctif en ce qu’il exigeait que l’on trans|x>rte la balle avec un bâton muni d'un panier.Cela, bien sûr, s’appelle la crosse, sport qui a survécu jusqu'à aujourd'hui et dont l'origine est notoirement amérindienne.les Natchez de la Louisiane n’étaient pas en reste puisque là aussi la crosse soulevait les foules.la popularité des sports de balle, qui était grande, remontait le long du Mississippi et atteignait les mondes iroquoiens dans ce que sont aujourd'hui le grand Toronto et le grand Montréal.Dans bien des cas, les mères de clan étaient les directrices générales des équipes et elles ne niaisaient pas avec la rondelle.Ajoutons que les Algonquiens et les Sioux jouaient aussi dans cette vaste ligue précolombienne.Ces rencontres déchaînaient les passions.Elles étaient comme des guerres, les remplaçant en quelque sorte.Pur simulacre, on les appelait les petites guerres.Elles permettaient de calmer les sangs des jeunes guerriers qui pouvaient librement se défouler tout en se gardant en bonne forme de combat.Car ces rencontres étaient absolument violentes.Tous les coups étaient permis, un peu comme dans nos sports extrêmes.Les terrains étaient très vastes, les parties duraient des heures, les joueurs étaient innombrables et les blessés aussi.Commotions cérébrales, fractures, entorses, les guerriers de la petites guerre étaient des héros pour le monde.La noblesse aztèque pariait sur l’issue des matchs.L’affaire avait souvent une connotation politique.lœs éqqipes qui s’affrontaient représentaient des cité-États, autant dire des villes.11 arrivait fréquemment que l’on décide de l’indépendance d’une ville en jouant une petite guerre sur le terrain.Cela évitait d’en faire une grande.Ix*s Européens mirent des siècles à seulement comprendre et à se civiliser à l’égard du sport en général.Ils préféraient les joutes simplistes et chevaleresques où l’élite aristocratique pouvait se mettre en valeur en face des manants.Sinon, ils brûlaient les gens en public pour distraire le peuple.Ce n’est que bien plus tard qu’ils comprirent le sens profond du jeu d'équipe et qu’ils organisèrent des ligues professionnelles de sport.Zones offensives, travail en équipe, exploits individuels, stratégies défensives, guerres psychologiques, intimidation, sournoiserie, coup cochon, résilience et résistance, prendre les coups et en donner, gagner, perdre, tout cela est vieux comme l’humanité au théâtre de sa propre violence.Mais il reste ceci.Les Mexicas (Aztèques) et tous les autres, des Mayas du Yucatan jusqu’aux Anishi-nabes du grand Ottawa, représentaient leurs villes, leurs villages, leurs lignages ou leurs clans dans des joutes où l’honneur était lié aux résultats de la partie.Imaginez l’appartenance, les sacrifices, la volonté de gagner.Ces sports d’équipes étaient des sports emblématiques où chaque joueur savait qu’il portait les couleurs de tous les siens en face d'un ennemi détesté qu’il n’était pas nécessaire de tuer.Dans le sport professionnel moderne, toute cette tradition est conservée intacte.Chaque ville est une tribu et le nom des équipes est là pour nous le rappeler (souvent des noms indiens d’ailleurs).Il y a les couleurs, les gilets, les traditions et la mémoire.Chaque joute est une petite guerre.Et nous nous passionnons pour l’événement et les résultats.C’est du bonbon.Nos émotions sont sur la ligne de front.Le jeu et la guerre se confondent, ce qui est un divertissement plus que sain.Nous sommes derrière notre équipe comme nous sommes derrière notre honneur.Une défaite est chose terrible et grave, assez pour déprimer une population entière le temps de quelques jours.Le jeu nous sauve tout en faisant sortir le méchant comme le meilleur.Nous sommes violents et agressifs, orgueilleux et retors mais l’esprit sportif est une grande chose.Ixs amateurs sont commères et compères.Si, au lieu des armées et des soldats, nous n’avions que des équipes et des joueurs, si nous acceptions de jouer nos destins dans l’histoire plutôt que de vraiment nous entretuer, alors, le sport prendrait une importance morale plus grande encore, si faire se peut.Quand les Canadiens de Montréal jouent contre les Bruins de Boston, nous sommes en droit de normalement haïr les joueurs de Boston, leurs femmes et leurs enfants, la ville de Boston et tous ses habitants, les Américains en général, le temps d'une série éliminatoire.Cela fait du bien, d'autant que nous ne sommes pas moins bons amis pour autant.Cependant tout est clair, je suis un loup, tu es un chien et nous n’avons pas élevé les cochons ensemble.Les Aztèques nous l’ont montré; une société sans sport est une société barbare.Regardez Cortez l’Espagnol.Le sport ne l’intéressait pas.Quand on ne joue plus, on se met sérieusement à tuer.L’ÉQUIPE DU DEVOIR la RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information).François Cardinal (actualité municipale), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports): Paule des Rivieres (éditorialiste).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoit Munger (responsable du site Internet), Josée Boileau.Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé): Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques).Martin Dudos et Christine Dumaset (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : À l’information culturelle Michel Bélair (responsable).Jean-Pierre I>egault, Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard lamarche (arts visuels): à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de lïn/brmation), Dominique Reny, Éric Desrosiers, Valérie Dufour.Pauline Gravel.Claude Turcotte; à VmUrrmaûon internationale Claude l>vesque.Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique Hélène Buzzetti.Manon Comellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Du tri sac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélene Alarie (secrétaire à la rédaction) ; I .nuise-Maude Kioux Soucy (commis) la documentation Gilles Paré (directeur), Manon Derome.Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy, Gyslaine Côté.Marlène Côté.Martin Fournier, Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane Legault.Jacques A Nadeau.Claire Paquet, Micheline Ruelland.(publicitaires).Laurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Rédard, Michel Bernatchez, Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle C antara.Richard Des Cormiers, Donald Rlion.Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRI BITION ET TIRAGE, Undt Thériault (responsable sennee à la clientèle, distribution et tirage).Hélene («ervais, Marie-Eve San terre, (coordonatrice à la promotion et à la SoUicitation), Monique L'Heureux, lise Lachapelle.Rachelle Leclerc.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des sendees comptables).Céline Furoy.Olivier Lachambre (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau fadjointe-administrative), Danielle laperriere, Caroline Perrier.Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). A 10 LE DEVOIR, LE LUNDI 29 AVRIL 2 0 0 2 -* LE DEVOIR ?- ACTUALITÉS FRANCE BUSH En avril.SUITE DE LA PAGE 1 première région lepéniste de France, constance qui fait dire au géographe Richard Kleinschmager que «le vote frontiste alsacien n’est plus un vote de protestation, mais un vote d’adhésion à Le Pen».Nicole Huber, 53 ans, était présente au dépouillement «C'est curieux, c’est toujours comme ça.(juand on amie résultat, il n'y avait personne pour se féliciter.C’est comme si personne n 'avait voté l£ Pen.» A Wisches, tout le monde ou presque a des parents, des amis, des voisins qui donnent leurs suffrages à l’extrême droite.Mais personne, ou si peu, pour le revendiquer."C'est quand même incroyable, avec tout ce qu’a souffert notre région», soupire Odette Thalgott, 74 ans.Et se tournant vers son ami d’enfance, Robert Singer, 69 ans, ancien pâtissier «Robert, comment peux-tu faire une chose pareille!» Car «Robert» est l’un des rares à ne rien cacher il a voté lx Pen au premier tour, il votera Le Pen au second: «Il n'y a plus rien qui marche en France.Tout le monde est dans la rue, les toubibs, les infirmières, les pompiers, les convoyeurs de fond, les gendarmes, c'est-à-dire l’armée.Et quand l’armée est dans la rue, le pays est foutu.» la faute, dit-il, à la gauche «bolchevique» et aux immigrés: «Si je mets mon poing à un Arabe, je vais en taule.Si c’est lui, c’est encore moi qui vais en taule.» Odette veut le contredire, lui rappelle «les camps de amcentratiim» — le Struthof, unique camp de concentration installé par les Allemands en France, est situé à quelques kilomètres de Wisches.Mais Robert Singer, avec un haussement d’épaule: «Tu crois vraiment qu’aujmrdhui, Ijc Pen au pouvoir mettrait des camps de concentration?» Nicole Huber en est convaincue: «Le jour où Le Pen est président, nos droits de vote sont perdus.» Mais elle ajoute: «On est trop mou.Depuis mai 68, il est interdit d’interdire.» A Wisches, il n’est pas nécessaire d’avoir voté Le Pen pour comprendre son succès.Valérie Quieti, de la «génération Mitterrand», assure que «Le Pen a pris la place laissée libre par les autres.Il a parlé des préoccupations des Français, alors que ni la droite ni la gauche n’ont rien vendu voir».Elle a aussi lu les programmes de Jacques Chirac et Lionel Jospin sur les retraites: «J’ai refermé le tout et je me suis dit: bon, où est la différence?» Elle ajoute que désormais, elle a «peur» quand elle va à Strasbourg le soir et regrette que «les parents n’aient plus de valeurs».Paul Samuel, 66 ans, raconte que les problèmes des villes alsaciennes se sont déplacés vers les campagnes alentour.Il y a eu des cambriolages, le long de la nationale 420 qui s’enfonce dans le massif vosgien.Quelques voitures brûlées.Qu’importe que la région soit riche (5,6 % de chômage en Alsace contre 9 % pour la moyenne nationale): «Justement, c'est ça que les gens ne veulent pas perdre», assure Paul Samuel.Quand même, Robert Singer dit que si Le Pen était élu, ça l’inquiéterait: «Avec son programme, sortir de l’Europe, remettre le franc, interdire l'avortement et la pilule du lendemain, ça va être le bordel.» Mais dimanche prochain, il mettra le même bulletin dans l’urne: «A cause de l'immigration, du chômage, et de l’insécurité.» Valérie Quieti, qui votera Chirac «avec plaisir», ne comprend pas: «Mais Monsieur Singer, quand il y a des actions de solidarité, à Wisches, vous êtes le premier à faire, généreusement des gâteaux pour 240persimnes.Alors pourquoi?» EN BREF Une centrale nucléaire pour la Bulgarie ?Sofia, Bulgarie (AP) — Deux sociétés canadiennes sont désireuses de construire une centrale nucléaire en Bulgarie, a-t-on appris du ministry bulgare des Affaires étrangères, hier.Le$ noms d’Énergie atomique du Canada, une société d’Etat, et de SNC-Lavalin ont été cités par le ministre Solomon Pasi, qui s’adressait à des journalistes, de retour d’une visite au Canada Le Canada et la Bulgarie entreprendront d’ici peu des négociations sur un accord de coopération en énergie nucléaire, mais le pacte n’obligera pas la Bulgarie à choisir les investisseurs canadiens.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Ê3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par I.e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue IV Bleury.9' étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Croupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 Jusqu’à présent, Israël exigeait que lui soient livrés les six hommes, qui se trouvent dans le quartier général d’Arafat, où un tribunal militaire a condamné jeudi quatre d’entre eux, membres de la branche armée du FPLR à des peines de prison.Le gouvernement israélien a néanmoins souligné qu’il n’appliquerait cette décision que lorsque les suspects seraient derrière les barreaux et gardés par des Américains et des Britanniques.Le président palestinien a donné son accord à une délégation américano-britannique, mais a insisté sur un retrait israélien de toutes les zones autonomes, en particulier la levée du siège de la basilique de la Nativité à Bethléem (Cisjordanie), où sont retranchés 200 Palestiniens, dont une trentaine recherchés par Israël.George Bush a par ailleurs assuré que les négociateurs israéliens et palestiniens qui tentent de trouver une solution au siège de l’église de la Nativité effectuaient «de bons progrès».Interrogé sur une éventuelle invitation à Yasser Arafat à la Maison-Blanche, il a déclaré: «Il faut d’abord qu’il fasse ses preuves, qu’il agisse [.] et qu’il mérite mon respect en se montrant un vrai dirigeant.» Mission à Jénine: autre délai Quant au refus d’Israël de coopérer avec une mission de l’ONU chargée de faire la lumière sur les récents événements dans le camp palestinien de Jénine, M.Bush a noté: «C’est un problème qui est en cours de règlement à l’ONU.» Sur ce point, le gouvernement israélien a demandé «un nouveau délai de 24 heures» avant de donner son feu vert à la venue de la mission chargée d’établir les faits qui se sont déroulés à Jénine, a-t-on appris hier soir de sources diplomatiques concordantes aux Nations unies.Cette demande a été faite par le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Pérès au secrétaire général des Nations unies Kofi Annan lors d’une communication téléphonique hier, ont indiqué ces sources.«Le groupe arabe pourrait accepter ce délai à condition qu’il soit bien clair que ce soit le dernier», a précisé une source diplomatique arabe, indiquant que «les progrès enregistrés sur la question du siège de Ramallah devaient être pris en compte».La mission a déjà été reportée 4 plusieurs reprises, au grand dam des Palestiniens, l’Etat hébreu tramant les pieds.Principal point d’achoppement, Israël veut choisir lui-méme les témoins qu’entendra la mission.Ahmed Abdel Rahman, secrétaire du cabinet palestinien, a accusé Israël de tenter d’ôter à la mission toute signification.«Us affirment qu’il n'y a rien à cacher», a-t-il souligné.«Quelle est alors l’explication de tous ces obstacles [.] pour empêcher la mission de démarrer?» Le ministre palestinien Hassan Asfour a quant à lui exhorté l’ONU à ne pas se soumettre aux «tactiques dilatoires» israéliennes et à envoyer quand même sa mission rapidement Le président du Conseil de sécurité de l’ONU a annoncé dans la soirée d’hier «attendre une réponse positive» d’ici à ce matin, sur l’envoi d’une telle mission chargée de faire la lumière sur les événements qui se sont déroulés à Jénine.M.Sergueï Lavrov, l’ambassadeur de Russie qui assure la présidence tournante, a fait cette déclaration après que le conseil eut ajourné les consultations exceptionnelles qu’il tenait hier après-midi à la suite du nouveau refus d’Israël de donner le feu vert à la mission.Israël affirme que 48 personnes, des combattants pour la plupart, ont été tuées à Jénine, ainsi que 23 soldats israéliens.Le gouvernement Sharon a dans un premier temps donné son accord à la venue d’une mission d’information internationale, avant d’émettre des réserves sur sa composition et son mandat.t JACQUES GRENIER LE DEVOIR DECIDEMENT, les soubresauts de l’hiver n’en finissent plus de blanchir la ville! Un dimanche de printemps a pris hier des allures de Noël alors que les Montréalais tentaient tant bien que mal d’affronter la neige qui s’abattait sur leurs têtes abasourdies.CONSCIENCE SUITE DE LA PAGE 1 Puis se produit un changement qui n’a plus rien à voir avec ce qui a conduit à lui et que nous ne pouvons pas du tout expliquer.Une scène visuelle se présente à l’esprit.» Cette vision consciente du ciel ensoleillé est en effet quelque chose de subjectif de totalement différent des événements physiques objectifs qui la précèdent et raccompagnent fait remarquer le neurobiologiste Gerald Edelman, directeur de l’Institut de neurosciences à La Jolla en Californie et lauréat du prix Nobel de médecine en 1972, qui présidait ce week-end à Paris le congrès international Biologie et Conscience organisé par l’Académie européenne interdisciplinaire des sciences.Cette capacité d’être conscient de ses propres sensations, de se souvenir très précisément d’avoir fait quelque chose est un niveau de conscience certainement présent chez de très nombreux animaux, affirme pour sa part le neurophysiologiste Wolf Singer, directeur du département de neurophysiologie de l’Institut Max Planck à Francfort, en Allemagne.«On sait que les animaux arrivent à associer des souvenirs à un stimulus présent.Et, pour ce faire, il faut ressortir la trace mné-sique et l’introduire à la conscience afin de pouvoir la relier à la situation actuelle, précise-t-il.Or, les animaux savent faire cela.» La conscience du soi est par contre nettement moins répandue chez les animaux.Elle n’est présente que chez quelques rares chimpanzés, qui, au moment où ils se voient dans un miroir et se rendent compte qu’on leur a peint le nez en rouge le touchent afin de vérifier ce qui leur arrive.Jusqu’à l’âge de deux ans, le bébé humain n’a pas en- core cette conception du soi, souligne Wolf Singer.En effet, les bébés qui se voient dans un miroir ont souvent tendance à tourner autour de celui-ci dans l’espoir de trouver celui qu’ils ont vu et qui se cacherait derrière.«La conscience du soi chez les jeunes humains ne commence à se manifester que lorsque les structures du cortex préfrontal atteignent leur maturité», ajoute-t-il.Mais comment explique-t-on l'émergence de la conscience à partir du tissu nerveux?Wolf Singer fait d’abord remarquer que la composition et le fonctionnement des cellules nerveuses sont identiques chez l’humain et le monde animal.Aucun changement dans l’organisation du cerveau ne distingue les rongeurs des humains.Depuis l’apparition du cortex chez les tortues, aucune nouvelle structure ne s’est ajoutée.Seul le volume des structures existantes — notamment le cervelet—s’est accru et la surface du cortex s’est étendue au cours de l’évolution.Mais, somme toute, ce n’est pas le volume du cerveau qui importe et explique la supériorité de l’humain.Les éléphants et les baleines ont en effet un cerveau beaucoup plus volumineux que l’humain.«Plus un animal est gros, plus il dispose de muscles qu’il doit actionner.Et plus le tissu cérébral doit être abondant pour les contrôler, explique le Professeur Singer.L’important est le nombre de cellules nerveuses par rapport à la tadle et au poids du corps.Or, l’humain est le champion de l’évolution sur ce plan.» Outre cette concentration exceptionnelle de cellules nerveuses dans le cerveau humain, on remarque un vaste réseau de connexions entre les différentes aires corticales, qui assument diverses fonctions.«Les aires qui coordonnent le langage par exemple doivent être connectées à toutes les autres modalités sensorielles, explique Wolf Singer.Car on peut reconnaître et nommer m objet aussi bien parle toucher que parla vision, l’audition ou l’odeur.Toutes ces informations doivent trouver leur chemin vers le générateur du mot.» Or, les connexions intermodales entre les différentes aires corticales sont beaucoup moins nombreuses chez les animaux dont les systèmes sensoriels demeurent davantage isolés, nous apprend le chercheur.Si l’animal détecte un stimulus par le système visuel, il n’est pas certain qu’il sache le généraliser dans une autre modalité, comme le toucher par exemple, «les animaux généralisent beaucoup moins bien, parce qu'ils ont moins de connexions intermodaies», précise le neurobiologiste.Par ailleurs, Wolf Singer insiste sur les synchronisations qu’il a observées entre les multiples activités neuronales qui surviennent en parallèle en diverses régions du cerveau lors d’une expérience consciente.Ces synchronisations seraient importantes pour lier les résultats de ces activités distribuées, pour les associer et les interpréter en un tout cohérent afin de créer l’unité de la conscience, explique-t-il.«Mais ces synchronisations n'expliquent pas en soi ce phénomène de la conscience qui est si difficile à décrire parce qu’il est ressenti à la première personne.Nous supposons que les interactions entre les neurones doivent être corrélées au phénomène de la conscience, mais nous ne voyons pas la conscience se manifester dans l’activité neuronale.Il y a la réalité neuronale d’un côté et la conscience de l’autre.Les deux choses sont étroitement corrélées mais ne sont pas identiques.» Selon le chercheur allemand.un problème philosophique fondamental subsiste donc.DAUDEUN SUITE DE LA PAGE 1 Cent ans et des poussières que le septième art met des images sur pellicule et les fait défiler si vite qu’elles donnent l’impression du mouvement.Et si, dans les salles de cinéma, les films passent à toute vitesse pour faire place aux suivants, les cinémathèques les conservent, les préservent les projettent pour la mémoire.Sauf que la vidéo, le DVD ont changé les mœurs et que la pellicule perd du terrain.«Dans quelques années, les salles du Québec seront alimentées par satellite et les cinémathèques s’apprêtent à devenir de vrais musées.» Robert Daudelin appréhende le jour où Kodak cessera de fabriquer de la pellicule et où des laboratoires spécialisés prendront le relais, avec des prix à la hausse.«Pour nous, tirer des copies de films va alors devenir très complexe, soupire-t-il.À partir du moment où les œuvres conservées ne pourront plus être reproduites sur un support identique, on n’aura alors qu'une seule copie positive disponible.Et qu’est-ce qu’on fera avec cette copie-là?Chaque fois qu’on projette un film, on l’abîme un peu.mais ne pas projeter le film va à l’encontre de la vocation des cinémathèques.» Eh oui, bien des choses ont changé en trente ans.Avant, un film était un film.Aujourd'hui?Euh! «Désormais.on utilise un vocabulaire qui désigne des objets au caractère indéfini, constate-t-il.Des émissions de télé sont présentées comme films.Bien des organisateurs de festivals ne visionnent les œuvres que sur cassettes.» Le noble véhicule Un conservateur, c'est un conservateur, fi regarde tout ce chamboulement avec un peu d’irritation, Robert Daudelin.La télé n’est pas sa tasse de thé Ql oublie de regarder la sienne), la vidéo non plus.A ses yeux, le grand écran demeure le véhicule noble.Lui-même a déjà réalisé un film en 1987, Konitz Portrait of the Artist as a Saxophonist, témoignant de sa passion du jazz.Il est arrivé au cinéma par la passion de la cinéphilie et le quittera par la même porte.Ce qui ne l'empêche pas de s’épater devant l’octogénaire Eric Rohmer, qui tâte des nouvelles techniques numériques dans L'Anglaise et le duc.«H nous donne une leçon, confesse-t-il.Ces outils-là, nous devons nous en emparer.» Mais comment devient-on conservateur de cinémathèque?Par hasard, souvent II est né à Bromont en 1939, petit village surtout résumé à une rue et trois églises et dont le nom ne rimait pas encore avec pentes de ski.Aucune salle de cinéma n’offrait de loisirs aux gamins, mais un projectionniste itinérant présentait quand même des films durant l’été, westerns et compagnie.Le père de Robert Daudelin était marchand.À12 ans, Robert Daudelin fut envoyé comme pensionnaire au Collège de Montréal.Très tôt, la passion des cinéclubs, à une époque où ils battaient leur plein, lui est entrée dans le corps.Le bel avenir dans une profession libérale dont rêvaient ses parents pour lui ne lui disait rien.Un temps assistant-monteur à Radio-Canada, poursuivant en parallèle des études de lettres à l’Université de Montréal, il bondissait à New York les fins de semaine pour voir les derniers films en salles, quand il ne courait pas les cinéclubs avant de discuter sans fin avec les autres mordus.Il avait la piqûre.Tellement qu’en 1960, Robert Daudelin fondait la revue Objectif qm roulera sept ans.ObjectifaWa.it servir d’incubateur à Pierre Hébert, Jacques Leduc, André Théberge, Jacques Bensimon et bien d’autres.En 1962, ce fut pour lui l’inévitable stage à Paris avec épouse et deux enfants et l’occasion de visionner des centaines de films, de fréquenter la Cinémathèque française, en abordant respectueusement, parfois, le bonze des lieux, Henri Langlois.A son retour en 1963, Daudelin s’impliqua dans le Festival international du film de Montréal.Projets spéciaux, rétrospectives, il travaillait ici et là pour la Cinémathèque.En 1972, lorsqu’il en prit la tète comme directeur généra] et conservateur, ce ne fut pas par hasard.Sa passion l’avait conduit là Le passé marxiste Daudelin.c’est aussi le passé marxiste.Un vent de contestation flottait sur les années 60: droits des Noirs, guerre du Vietnam.Daudelin a été du groupe En lutte, militant croyant Aujourd’hui, il y pense avec un certain détachement «Ça nous a aidés à regarder le monde et à être sensibles à ses iniquités, estime-t-il.Contrairement à certains de mes camarades, je n 'éprouve aucune amertume face à ce passédà.J’ai des amis qui, après des études brillantes, sont partis travailler à l’usine.Moi, je me suis toujours impliqué dans le domaine qui me passionnait: le cinéma.A la Cinémathèque, on a eu bien sûr un intérêt pour le septième art soviétique de la grande époque, mais mes convictions n’ont pas coloré vraiment notre orientation générale.» Aujourd’hui, il sait que le règne Daudelin a porté ses fruits: 30 000 films de toutes origines avec un volet québécois pratiquement complet (mis à part quelques fantômes introuvables), 25 000 émissions télé et autant d’affiches, 300 000 photos, 40 000 livres, etc.: la Cinémathèque possède d’honorables collections.Robert Daudelin se sent toujours révolté devant la panne de budget d'acquisition, mais les problèmes de financement qui étranglaient l’institution et culminaient en 2000 sont désormais à peu près gommés.Rappelons que La Cinémathèque (au départ appelée canadienne) est née en 1963 dans le sous-sol du réalisateur cinéphile Guy Côté, qu'elle squatta divers locaux avant d'avoir pignon sur rue boulevard de Maisonneuve en 1982, puis de gagner du calibre et du chic en 1997.Robert Daudelin l’a vue pousser, comme il a contribué à la propulser sur la scène internationale.Il a été secrétaire général de la Fédération internationale des archives de films (la FIAF) de 1979 à 1985, puis son président de 1989 à 1995.Autres temps, autres mœurs, là aussi.Le conservateur se souvient d’une époque où, dans ce réseau international des cinémathèques, tout le monde se connaissait et se prêtait des copies de films sans chichis ni contrats.Aujourd’hui, un film, c’est précieux.Bientôt il sera une denrée rare, alors le réseau se fait moins généreux.Toutes ces institutions se retrouvent un peu désorientées désormais.Robert Daudelin ne sait pas de quoi son propre avenir sera fait «Je n’ai jamais été pigiste de ma vie», confesse-t-il.L'enseignement?Peut-être.Un travail sur le documentaire qui le passionne?Possible.Tourner un film?Il n’y a guère pensé.Un projet d’écriture sur le jazz?Il y songe, tout en se sentant dans le domaine amateur éclairé plutôt qu’expert Le conservateur a envie de lire ses classiques et de voir venir.A d'autres le casse-tête de l’avenir des musées et des archives du cinéma.A d’autres le renouvellement dont il rêve pour le temple dont il fut trente ans le grand prêtre.Z m du 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