Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2002-04-29, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
ALLEMAGNE RUSSIE Le tueur du lycée ne visait que les enseignants Page A 6 V L Les steppes de Sibérie, tombeau du général Lebed Page A 7 w w w .1 e d e v o i r (* o in ?DKVOIR V o L .X C 1 I I N “ 9 3 LE LUNDI 29 A V H l L 2 O I» 2 8 7 C + T A \ K s I $ La conscience ne serait pas spécifique à l’humain Les scientifiques découvrent les fondements biologiques de Vexpérience consciente PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Paris — La conscience ne serait pas l'apanage de l’humain.D'autres espèces du règne animal éprouveraient des expériences conscientes, ce qui confirmerait que des structures biologiques les soustendenL Selon d’éminents neuroscientifiques réunis en congrès à Paris, la conscience résulterait de processus neuronaux particuliers parfaitement unifiés, mais néanmoins très complexes.Depuis des lustres, les philosophes se sont penchés sur l’énigme de la conscience, celle qui nous abandonne lorsque nous nous endormons et qui réapparaît quand nous nous réveillons, autant que celle du «Je pense, donc je suis» de Descartes.Les scientifiques s’y sont par contre attaqués beaucoup plus tardivement Même le grand neurophysiologiste Charles Sherrington en 1940 avait la conviction que la conscience ne pouvait s’expliquer scientifiquement «Quand je tourne mon regard vers le ciel, je vois le dôme aplati du ciel et le disque brillant du Soleil.Un rayon de lumière venu du Soleil et donne naissance à une série d’étapes chimiques et électriques qui aboutissent à la couche nerveuse située en haut du cerveau, disait-il.DAVID GRAY REUTERS Un gorille du zoo de Sydney, l’air songeur.pénètre dans l’œil \ VOIR PAGE A 10: CONSCIENCE L’Alsace, bastion du FN La France douillette des pro-Le Pen Jean-Marie Le Pen croit dur comme fer à sa victoire au deuxième tour de l’élection présidentielle de dimanche prochain.Le président du Front National s’estime en mesure de réunir entre 40 et 51 % des voix grâce notamment aux nouveaux bastions lepénistes de la «France profonde», tels que l’Alsace.NICOLE GAUTH1 LIBÉRATION ER Wisches (Bas-Rhin) — Les maisons, cossues, sont construites de grès rose, les rues sont joliment pavées et, à la sortie du village, l’étang de pêche, en ce week-end de printemps, attend ses premiers clients.A Wisches, 2017 habitants, dans la vallée vosgienne de la Bruche, les immigrés sont rares («On a une jdmille turque, mais enfin, ils sont gentils comme tout»), le chômage est en dessous de la moyenne nationale et, en matière d’insécurité, le fait le plus spectaculaire est l’incendie de la porte de la salle des fêtes de la commune.«On vit bien, ici», assure Valérie Quieti, 35 ans.Mais le 21 avril, Wisches a mis Jean-Marie Le Pen largement en tête du premier tour.L’extrême droite y totalise 32 % des suffrages, contre 16 % à Jacques Chirac et 11 % à Lionel Jospin, quatrième homme derrière François Bayrou (13 %).Comme en 1988, comme en 1995, l’Alsace a confirmé son statut de VOIR PAGE A 10: FRANCE Lire aussi en page A 7 Une semaine à hauts risques INDEX Annonces.A 6 Idées.A 9 Actualités.A3 Monde.A 7 Avis publics.B 4 Mots croisés .B 4 Convergence.B 7 Météo.B 4 Culture.B 8 Religions.B 6 Économie.B 1 Sports.B 5 Éditorial .A8 Télévision.B8 Fonds .B 2 Bush: Arafat est libre Israéliens et Palestiniens acceptent un compromis américain 'rit*0*-' * • -•il.fv w» » ¦ G- A*1 v JN&* - ¦7>' ’ S î MAHFOUZ ABU TURK REUTERS Une Palestinienne exprimait son désespoir hier dans le camp de Jénine, en Cisjordanie, où l’armée israélienne a mené récemment de violentes attaques.Israël a demandé hier un nouveau délai de 24 heures avant de donner son feu vert à la venue de la mission de l’ONU chargée d’établir les faits qui s’y sont déroulés.D’APRES KKU l'ERS.AFP ET AP C* est un jour d'espoir» pour le lYoche-tfrient, a décla ré hier George W.Bush en se félicitant de l’adhesion des Israéliens et des Palestiniens à sa proposi tion de compromis pour mettre fin au siège d’un mois de Yasser Arafat à Ramallah, en Cisjordanie.¦'/.c président Arafat est désormais libre de ses mouvements, libre de diriger et nous attendons qu'il le fasse», a ajouté Bush de son raneh de Crawford, au Texas.la Maison Blanche a annoncé que le gouvernement israélien avait accepté, à la demande du président Bush, de rendre sa liberté de mouvement à Arafat, assiégé depuis le 29 mars dans son quartier général de Ramallah, et de retirer ses lorces de la ville autonome.l.e premier ministre israélien Ariel Sharon, qui doit rencontrer Bush début mai, a accepté la projx» sition après un entretien téléphonique avec le président américain pendant un Conseil des ministres houleux, au cours duquel 17 mi nisfres ont voté pour et neuf contre.la proposition prévoit de faire garder par des Américains ou des Britanniques dans les territoires autonomes palestiniens six membres du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche radicale) impliqués dans l’assassinat d’un ministre israélien ainsi qu’un proche d’Arafat, accusé de trafic d’armes pour le compte de l’Autorité palestinienne.VOIR PAGE A 10: BUSH L’ENTREVUE Le grand prêtre de la pellicule Robert Daudelin est si collé à la Cinémathèque québécoise qu’on se demande à quoi elle carburera après son départ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Robert Daudelin quittera cet automne la Cinémathèque québécoise, un navire dont il a tenu la barre pendant trois décennies.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il aime le jazz, la lecture, mais le cinéma demeure la passion de sa vie.Une passion doublée d’une mission et peut-être même d’un sacerdoce.On rencontre Robert Daudelin dans son bureau de la Cinémathèque québécoise bien sûr, temple de la pellicule où il trône lui-même comme une institution.Quand on a passé trois décennies à la tête d’un temple cinéphilique, à 63 ans, on regarde derrière, on regarde devant, en éprouvant sans doute une sorte de vertige.Dans certains domaines culturels, tout a changé si vite que trois décennies survolent plusieurs révolutions.Si collé à son institution, Robert Daudelin, qu’on se demande à quoi la future Cinémathèque carburera après son départ prévu en octobre prochain.Il quitte la boîte comme elle arrive à la croisée des chemins.Aux yeux de Robert Daudelin, un autre, plus jeune idéalement, sera sans doute mieux placé pour évaluer les nouveaux enjeux et donner le nécessaire coup de barre aux besoins de ce navire.«Il devra avoir une perspective d’avenir à long terme, constate-t-il.FA de mon côté, attaquer ces questions-là à 63ans.» On l’aura compris: l’avenir des cinémathèques l’inquiète.En fait, il oscille entre Un-quiétude et l’espoir, Robert Daudelin.Quand il voit de très jeunes gens découvrir dans sa salle Claude-Jutra le cinéma de Bresson, de Rossellini ou de Dreyer, en s’enthousiasmant après les projections, ça le rassure.Quand il constate à quel point l’Ex-Cen-tris de Daniel Imiglois a redonné au cinéma sa place dans le réseau culturel, au même titre qu’une sortie aq théâtre ou au concert, il reprend espoir.A ses yeux, les mégaplexes sonnaient le glas d’une certaine cinéphilie à cause du décor impossible allergique à toute réflexion et à tout recueillement, mais des institutions parallèles poussent ailleurs et ça l’apaise.VOIR PAGE A 10: DAUDELIN IDEES Dictature des temps numériques ?Le Devoir poursuit ce matin en page Idées la publication d’une «“rie qui tente d’expliquer l’ampleur des changements en cours découlant du développement de l’industrie numérique.Préparée en collaboration avec la chaire Daniel-Langlois sur le _.numérique et les beaux-arts de l’uni- iSu1 versité et son titulaire, Hervé Fischer, la série réunit des experts de divers ^ horizons.Aujourd’hui, Jean-Claude Guédon, de l’Université de Montréal, se demande si l’arrivée d’Internet creuse ou réduit l’écart entre riches et pauvres, pendant que Charles Halary, de l’Université du Québec à Montréal, nous ramène au temps de Charlie Chaplin en nous rappelant que pour ce grand artiste, nouveauté (temps modernes) et dictature allaient de pair.Qu’en est-il aujourd’hui?¦ À lire en page A 9 L'âge du ^ numérique u// decentvralit f-11 l'f : réa//se par te Regroupement québécois de ta danse o».a,, im udkvwk V f 778313000641 A 10 LE DEVOIR, LE LUNDI 29 AVRIL 2002 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Représailles à Hébron BUSH En avril.Hébron, Cisjordanie (AP-AFP) — Plusieurs dizaines de chars et de véhicules blindés israéliens sont entrés la nuit dernière dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie, selon des témoins.L'opération, qui a débuté a 4h30 locales, a fait un mort, un membre des forces de sécurité palestiniennes, et quinze; blessés, a-t-on appris de semrees palestiniennes.Les militaires sont arrivés par le nord, l’ouest et le sud, ont rapporté les témejins.Les troupes israéliennes se sont enfoncées sur deux kilomètres dans la ville, et ont semblé se concentrer sur deux endroits spécifiques, ont rapporté les témoins, déclarant que le but de l'opération était de procéder à des arrestations.Les véhicules blindés étaient sewtenus par des hélicoptères de combat, qui ont précédé à des tirs de mitraillemses.Un porte-parole militaire israélien a confirmé ce matin que l’armée israélienne avait occupé Hébron afin de procéder à des arrestations et détruire les «infrastructures terroristes» dans cette localité.«Cette occupation s'est produite à ta suite de l’attentat contre la col/mie de Adoura au cours de laquelle quatre Israéliens ont été tués et sept autres blessés samedi midi», a précisé un porte-parole militaire dans un communiqué.Il a souligné que l’opération serait «limitée dans le temps» et ne «visait pas l’autorité palestinienne».Jeudi, une vingtaine de chars et de véhicules blindés israéliens avaient pénétré brièvement à Hébron, pour arrêter une vingtaine de militants palestiniens présumés.FRANCE SUITE DE LA PAGE 1 première région lepéniste de France, constance qui fait dire au géographe Richard Kleinschmager que «le vote frontiste alsacien n’est plus un vote de protestation, mais un vote d’adhésion à Le Pen».Nicole Huber, 53 ans, était présente au dépouillement «C’est curieux, c’est toujours comme ça.Quand on a vu le résultat, il n’y avait personne pour se féliciter.C’est comme si perstmne n’avait voté Le Pen.» A Wisches, tout le monde ou presque a des parents, des amis, des voisins qui donnent leurs suffrages à l’extrême droite.Mais personne, ou si peu, pour le revendiquer.«C’est quand même incroyable, avec tout ce qu’a souffert notre région», soupire Odette Thalgott, 74 ans.Et se tournant vers son ami d’enfance, Robert Singer, 69 ans, ancien pâtissier.«Robert, comment peux-tu faire une chose pareille!» Car «Robert» est l’un des rares à ne rien cacher il a voté Le Pen au premier tour, il votera lx; Pen au second: «Il n’y a plus rien qui marche en France.Tout le monde est dans la rue, les toubibs, les infirmières, les pompiers, les convoyeurs de fond, les gendarmes, c’est-à-dire l’armée.Et quand l’armée est dans la rue, le pays est Jbutu.» La faute, dit-il, à la gauche «bolchevique» et aux immigrés: «Si je mets mon poing à un Arabe, je vais en taule.Si c'est lui, c’est encore moi qui vais en taule.» Odette veut le contredire, lui rappelle «les camps de concentration» — le Struthof, unique camp de concentration installé par les Allemands en France, est situé à quelques kilomètres de Wisches.Mais Robert Singer, avec un haussement d'épaule: «Tu crois vraiment qu’aujourd'hui, Le Pen au pouvoir mettrait des camps de concentration?» Nicole Huber en est convaincue: «Le jour où Ijc Pen est président, nos droits de vote sont perdus.» Mais elle ajoute: «Otf est trop mou.Depuis mai 68, il est interdit d’interdire.» A Wisches, il n’est pas nécessaire d'avoir voté le Pen pour comprendre son succès.Valérie Quieti, de la «génération Mitterrand», assure que «U Pen a pris la place laissée libre par les autres.Il a parlé des préoccupations des Français, alors que ni la droite ni la gauche n'ont rien voulu voir».Elle a aussi lu les programmes de J acques Chirac et 1 ionel J ospin sur les retraites: «J’ai refermé le Urut et je me suis dit: bm, où est la différence?» Elle ajoute que désormais, elle a «peur» quand elle va à Strasbourg le soir et regrette que «les parents n’aient plus de mleurs».Paul Samuel, 66 ans, raconte que les problèmes des villes alsaciennes se sont déplacés vers les campagnes alentour.Il y a eu des cambriolages, le long de la nationale 420 qui s’enfonce dans le massif vosgien.Quelques voitures brûlées.Qu'importe que la région soit riche (5,6 % de chômage en Alsace contre 9 % pour la moyenne nationale): «Justement, c'est ça que les gens ne veulent pas perdre», assure Paul Samuel.Quand même, Robert Singer dit que si Le Pen était élu, ça l'inquiéterait: «Avec son programme, sortir de l'Europe, remettre le franc, interdire l'avortement et la pilule du lendermin, ça va être le bordel» Mais dimanche prochain, il mettra le même bulletin dans l’urne: «A cause de l'immigration, du chômage, et de l'insécurité.» Valérie Quieti, qui votera Chirac «avec plaisir», ne comprend pas: «Mais Monsieur Singer, quand il y a des actions de solidarité, à Wisches, wms êtes le premier à faire généreusement des gâteaux pour240personnes Alors pourquoi?» LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9r étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E8 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siène social est situé au 2050, rue IV Bleury, O' étape.Montréal.(Québec).HAA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean.800, boulevard Industriel,Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Detvir.I* Devoir est distribue par Messageries I>ynaniiques, division du (iroupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 Jusqu’à présent, Israël exigeait que lui soient livrés les six hommes, qui se trouvent dans le quartier général d’Arafat, où un tribunal militaire a condamné jeudi quatre d’entre eux, membres de la branche armée du FPLR à des peines de prison.Le gouvernement israélien a néanmoins souligné qu’il n’appliquerait cette décision que lorsque les suspects seraient derrière les barreaux et gardés par des Américains et des Britanniques.Le président palestinien a donné son accord a une délégation américano-britannique, mais a insisté sur un retrait israélien de toutes les zones autonomes, en particulier la levée du siège de la basilique de la Nativité à Bethléem (Cisjordanie), où sont retranchés 200 Palestiniens, dont une trentaine recherchés par Israël.George Bush a par ailleurs assuré que les négociateurs israéliens et palestiniens qui tentent de trouver une solution au siège de l’église de la Nativité effectuaient «de bons progrès».Interrogé sur une éventuelle invitation à Yasser Arafat à la Maison-Blanche, il a déclaré: «Il faut d’abord qu’il fasse ses preuves, qu’il agisse [.] et qu’il mérite mon respect en se montrant un vrai dirigeant.» Mission à Jénine: autre délai Quant au refus d’Israël de coopérer avec une mission de l’ONU chargée de faire la lumière sur les récents événements dans le camp palestinien de Jénine, M.Bush a noté: «C’est un problème qui est en cours de règlement à l’ONU.» Sur ce point, le gouvernement israélien a demandé «un nouveau délai de 24 heures» avant de donner son feu vert à la venue de la mission chargée d’établir les faits qui se sont déroulés à Jénine, a-t-on appris hier soir de sources diplomatiques concordantes aux Nations unies.Cette demande a été faite par le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Pères au secrétaire général des Nations unies Kofi Annan lors d’une communication téléphonique hier, ont indiqué ces sources.«Dégroupé arabe pourrait accepter ce délai à condition qu’il soit bien clair que ce soit le dernier», a précisé une source diplomatique arabe, indiquant que «les progrès enregistrés sur la question du siège de Ramallah devaient être pris en compte».La mission a déjà été reportée g plusieurs reprises, au grand dam des Palestiniens, l’Etat hébreu trainant les pieds.Principal point d’achoppement, Israël veut choisir lui-même les témoins qu’entendra la mission.Ahmed Abdel Rahman, secrétaire du cabinet palestinien, a accusé Israël de tenter d’ôter à la mission toute signification.«Ils affirment qu’il n’y a rien à cacher», a-t-il souligné.«Quelle est alors l’explication de tous ces obstacles [.] pour empêcher la mission de démarrer?» Le ministre palestinien Hassan Asfour a quant à lui exhorté l’ONU à ne pas se soumettre aux «tactiques dilatoires» israéliennes et à envoyer quand même sa mission rapidement Le président du Conseil de sécurité de l’ONU a annoncé dans la soirée d’hier «attendre une réponse positive» d’ici à ce matin, sur l’envoi d’une telle mission chargée de faire la lumière sur les événements qui se sont déroulés à Jénine.M.Sergueï Lavrov, l’ambassadeur de Russie qui assure la présidence tournante, a fait cette déclaration après que le conseil eut ajourné les consultations exceptionnelles qu’il tenait hier après-midi à la suite du nouveau refus d’Israël de donner le feu vert à la mission.Israël affirme que 48 personnes, des combattants pour la plupart, ont été tuées à Jénine, ainsi que 23 soldats israéliens.Le gouvernement Sharon a dans un premier temps donné son accord à la venue d’une mission d’information internationale, avant d’émettre des réserves sur sa composition et son mandat., JACQUES GRENIER LE DEVOIR DECIDEMENT, les soubresauts de l’hiver n’en finissent plus de blanchir la ville! Un dimanche de printemps a pris hier des allures de Noël alors que les Montréalais tentaient tant bien que mal d’affronter la neige qui s’abattait sur leurs têtes abasourdies.CONSCIENCE SUITE DE LA PAGE 1 Fuis se produit un changement qui n’a plus rien à voir avec ce qui a conduit à lui et que nous ne pouvons pas du tout expliquer.Une scène visuelle se présente à l’esprit.» Cette vision consciente du ciel ensoleillé est en effet quelque chose de subjectif, de totalement différent des événements physiques objectifs qui la précèdent et l'accompagnent, fait remarquer le neurobiologiste Gerald Edelman, directeur de l’Institut de neurosciences à La Jolla en Californie et lauréat du prix Nobel de médecine en 1972, qui présidait ce week-end à Paris le congrès international Biologie et Conscience organisé par l'Académie européenne interdisciplinaire des sciences.Cette caparité d’êfre conscient de ses propres sensations, de se souvenir très précisément d'avoir fait quelque chose est un niveau de conscience certainement présent chez de très nombreux animaux, affirme pour sa part le neurophysiologiste Wolf Singer, directeur du département de neurophysiologie de l’Institut Max Planck à Francfort en Allemagne.«On sait que les animaux arrivent à associer des souvenirs à un stimulus présent.Et, pour ce faire, il faut ressortir la trace mné-sique et l’introduire à la conscience afin de pouvoir la relier à la situation actuelle, précise-t-il.Or, les animaux savent faire cela.» La conscience du soi est par contre nettement moins répandue chez les animaux.Elle n’est présente que chez quelques rares chimpanzés, qui, au moment où ils se voient dans un miroir et se rendent compte qu’on leur a peint le nez en rouge le touchent afin de vérifier ce qui lair arrive.Jusqu’à l'âge de deux ans, le bébé humain n'a pas en- core cette conception du soi, souligne Wolf Singer.En effet les bébés qui se voient dans un miroir ont souvent tendance à tourner autour de celui-ci dans l'espoir de trouver celui qu’ils ont vu et qui se cacherait derrière.«La conscience du soi chez les jeunes humains ne commence à se manifester que lorsque les structures du cortex prefrontal atteignent leur maturité», ajoute-t-il.Mais comment explique-t-on l’émergence de la conscience à partir du tissu nerveux?Wolf Singer fait d’abord remarquer que la composition et le fonctionnement des cellules nerveuses sont identiques chez l’humain et le monde animal.Aucun changement dans l’organisation du cerveau ne distingue les rongeurs des humains.Depuis l’apparition du cortex chez les tortues, aucune nouvelle structure ne s’est ajoutée.Seul le volume des structures existantes — notamment le cervelet — s’est accru et la surface du cortex s’est étendue au cours de l’évolution.Mais, somme toute, ce n’est pas le volume du cerveau qui importe et explique la supériorité de l’humain.Les éléphants et les baleines ont en effet un cerveau beaucoup plus volumineux que l’humain.«Plus un animal est gros, plus il dispose de muscles qu’il doit actionner.Et plus le tissu cérébral doit être abondant pour les contrôler, explique le Professeur Singer.L’important est le nombre de cellules nerveuses par rapport à la taille et au poids du corps.Or, l’humain est le champion de l’évolution sur ce plan.» Outre cette concentration exceptionnelle de cellules nerveuses dans le cerveau humain, on remarque un vaste réseau de connexions entre les différentes aires corticales, qui assument diverses fonctions.«Les aires qui coordonnent le langage par exemple doivent être connectées à toutes les autres modalités sensorielles, ex-! plique Wolf Singer.Car on peut reconnaître et nommer un objet aussi bien par le toucher que par la vision, l’audition ou Todeur.Toutes ces informations doivent trouver leur chemin vers le générateur du mot.» Or, les connexions intermodales entre les différentes aires corticales sont beaucoup moins nombreuses chez les animaux dont les systèmes sensoriels demeurent davantage isolés, nous apprend le chercheur.Si l'animal détecte un stimulus par le système visuel, il n'est pas certain qu’il sache le généraliser dans une autre modalité, comme le toucher par exemple.«Les animaux généralisent beaucoup moins bien, parce qu’ils ont moins de connexions intermodales», précise le neurobiologiste.Par ailleurs, Wolf Singer insiste sur les synchronisations qu’il a observées entre les multiples activités neuronales qui surviennent en parallèle en diverses régions du cerveau lors d’une expérience consciente.Ces synchronisations seraient importantes pour lier les résultats de ces activités distribuées, pour les associer et les interpréter en un tout cohérent afin de créer l’unité de la conscience, explique-t-il.«Mais ces synchronisations n’expliquent pas en soi ce phénomène de la conscience qui est si difficile à décrire parce qu’il est ressenti à la première personne.Nous supposons que les interactions entre les neurones doivent être corrélées au phénomène de la conscience, mais nous ne voyons pas la conscience se manifester dans l’activité neuronale.Il y a la réalité neuronale d’un côté et la conscience de l’autre.Les deux choses sont étroitement corrélées mais ne sont pas identiques.» Selon le chercheur allemand, un problème philosophique fondamental subsiste donc.SUITE DE LA PAGE 1 Cent ans et des poussières que le septième art met des images sur pellicule et les fait défiler si vite quelles donnent l’impression du mouvement.Et si, dans les salles de cinéma, les films passent à toute vitesse pour faire place aux suivants, les cinéma-thèques les conservent, les préservent, les projettent pour la mémoire.Sauf que la vidéo, le DVD ont changé les mœurs et que la pellicule perd du terrain.«Dans quelques années, les salles du Québec seront alimentées par satellite et les cinémathèques s'apprêtent à devenir de vrais musées.» Robert Daudelin appréhende le jour où Kodak cessera de fabriquer de la pellicule et où des laboratoires spécialisés prendront le relais, avec des prix à la hausse.«Pour nous, tirer des copies de films m alors devenir très complexe, soupire-t-il.À partir du moment où les œuvres conservées ne pourront plus être reproduites sur un support identique, on n 'aura alors qu 'une seule copie positive disponible.Et qu 'est-ce qu ’on fera avec cette copie-là?Chaque fris qu'on projette un film, on l'abîme un peu, mais ne pas projeter le film va à l’encontre de la vocation des cinémathèques.» Eh oui, bien des choses ont changé en trente ans.Avant, un film était un film.Aujourd'hui?Euh! «Désormais, on utilise un vocabulaire qui désigne des objets au caractère indéfini, constate-t-il.Des émissions de télé sont présentées comme films.Bien des organisateurs de festivals ne insionnent les oeuvres que sur cassettes.» Le noble véhicule Un conservateur, c’est un conservateur.D regarde tout ce chamboulement avec un peu d’irritation, Robert Daudelin.La télé n’est pas sa fasse de thé (jl oublie de regarder la sienne), la vidéo non plus.A ses yeux, le grand écran demeure le véhicule noble.Lui-mème a déjà réalisé un film en 1987, Konitz Portrait of the Artist as a Saxophonist, témoignant de sa passion du jazz.Il est arrivé au cinéma par la passion de la cinéphilie et le quittera par la même porte.Ce qui ne l'empêche pas de s'épater devant l'octogénaire Eric Rohmer, qui tâte des nouvelles techniques numériques dans L’Anglaise et le duc.«U nous donne une leçon, confesse-t-il.Ces outils-là.nous devons nous en emparer» DAUDEUN Mais comment devient-on conservateur de cinémathèque?Par hasard, souvent II est né à Bromont en 1939, petit village surtout résumé à une rue et trois églises et dont le nom ne rimait pas encore avec pentes de ski.Aucune salle de cinéma n’offrait de loisirs aux gamins, mais un projectionniste itinérant présentait quand même des films durant l’été, westerns et compagnie.Le père de Robert Daudelin était marchand.A 12 ans, Robert Daudelin fut envoyé comme pensionnaire au Collège de Montréal.Très tôt, la passion des cinéclubs, à une époque où ils battaient leur plein, lui est entrée dans le corps.Le bel avenir dans une profession libérale dont rêvaient ses parents pour lui ne lui disait rien.Un temps assistant-monteur à Radio-Canada, poursuivant en parallèle des études de lettres à l’Université de Montréal, il bondissait à New York les fins de semaine pour voir les derniers films en salles, quand il ne courait pas les cinéclubs avant de discuter sans fin avec les autres mordus.Il avait la piqûre.Tellement qu’en 1960, Robert Daudelin fondait la revue Objectif qm roulera sept ans.Objectif allait servir d’incubateur à Pierre Hébert, Jacques Leduc.André Théberge, Jacques Bensimon et bien d'autres.En 1962, ce fut pour lui l’inévitable stage à Paris avec épouse et deux enfants et l’occasion de visionner des centaines de films, de fréquenter la Cinémathèque française, en abordant respectueu,sement, parfois, le bonze des lieux, Henri Langlois.A son retour en 1963, Daudelin s’impliqua dans le Festival international du film de Montréal.Projets spéciaux, rétrospectives, il travaillait ici et là pour la Cinémathèque.En 1972, lorsqu’il en prit la tête comme directeur général et conservateur, ce ne fut pas par hasard.Sa passion l’avait conduit là Le passé marxiste Daudelin, c’est aussi le passé marxiste.Un vent de contestation flottait sur les années 60; droits des Noirs, guerre du Vietnam.Daudelin a été du groupe En lutte, militant croyant Aujourd'hui, il y pense avec un certain détachement «Ça nous a aidés à regarder le monde et à être sensibles à ses iniquités, estime-t-il.Contrairement à certains de mes camarades, je n ’éprouve aucune amertume free à ce posséda.J’ai des amis qui, après des I études brillantes, sont partis travailler à l’usine.Moi, je, me suis toujours impliqué dans le domaine qui me passionnait: le cinéma.A la Cinémathèque, on a eu bien sûr un intérêt pour le septième art soviétique de la, grande époque, mais mes convictions n 'ont pas coloré vraiment notre orientation générale.» Aujourd’hui, il sait que le règne Daudelin a porté' ses fruits: 30 000 films de toutes origines avec un volet québécois pratiquement complet (mis à part quelques fantômes introuvables), 25 000 émissions télé et autant d’affiches, 300 000 photos, 40 000 > livres, etc.: la Cinémathèque possède d'honorables ; collections.Robert Daudelin se sent toujours révol- : té devant la panne de budget d’acquisition, mais les problèmes de financement qui étranglaient l’insti-, tution et culminaient en 2000 sont désormais à peu près gommés.Rappelons que La Cinémathèque (au départ appelée canadienne) est née en 1963 dans le sous-sol du, réalisateur cinéphile Guy Côté, qu’elle squatta divers locaux avant d’avoir pignon sur rue boulevard de t Maisonneuve en 1982, puis de gagner du calibre et du chic en 1997.Robert Daudelin l’a vue pousser, j comme il a contribué à la propulser sur la scène in-.temationale.Il a été secrétaire général de la Fédéra- ; tion internationale des archives de films (la FIAF) de 1979 à 1985, puis son président de 1989 à 1995.Autres temps, autres mœurs, là aussi.Le conservateur se souvient d’une époque où, dans ce réseau international des cinémathèques, tout le monde se connaissait et se prêtait des copies de films sans chi- > chis ni contrats.Aujourd’hui, un film, c’est précieux.Bientôt, il sera une denrée rare, alors le réseau se fait : moins généreux.Toutes ces institutions se retrouvent un peu désorientées désormais.Robert Daudelin ne sait pas de quoi son propre | avenir sera fait.«Je n’ai jamais été pigiste de ma vie», confesse-t-il.L’enseignement?Peut-être.Un travail sur le documentaire qui le passionne?Possible.Tourner un film?Il n’y a guère pensé.Un projet d’écriture sur le jazz?H y songe, tout en se sentant dans le domaine amateur éclairé plutôt qu’expert Le conservateur a envie de lire ses classiques et de voir venir.A d’autres le casse-tête de l’avenir des musées et des archives du cinéma A d’autres le renouvellement dont il rêve pour le temple dont il fut trente ans le grand prêtre.9t.du Président KMiosdy toul .J.Mrtow»-»» S»K! «-Cjth.no.J LOV^OWl _S\«tevvberg - cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI: Entree + tarcare de bœuf + dessert • 18$ ?CE SOIR: Deux tables d'hôtes avec apero pour 50$ 359.iv.du Président-Kennedy (coin de Bleury) • © Place des Arts .Té!.: 285-8686 • gutenberg@qc.aira.com ) 4 1- E I) E V 0 I R , 1 E 1 E \ l> 1 2 i) A V R 1 I > 0 (I 2 H 5 “T LE DEVOIR LES SPORTS Par grand vent i £i3uw« MOLLY RILEY REUTERS LE VOILIER Amer Sports One du Néo-Zélandais Grant Dalton a pris le meilleur départ lors de la 7' étape de l’Océan Race (l’ancienne Whitbread), course autour du monde en équipage avec escales, qui relie Annapolis (Maryland, nord-est) à La Rochelle (France, ouest).Illbruck Challenge de l’Américain John Kostecki, leader du classement général, était pointé en 5‘ position, après un départ par grand vent et fortes pluies, dans la baie de Chesapeake.De meilleures conditions étaient ensuite espérées pour la flotte, vent montant à 20 nœuds et virant au sud-sud-ouest.lœs huit équipages en course sont attendus autour du 11 mai à La Rochelle.La S' étape conduira les concurrents de La Rochelle à Gôteborg (Suède), avant l’ultime manche qui doit les mener à Kiel (Allemagne), où l’arrivée est prévue en juin à l’issue d’un parcours de quelque 59 000 km.Grand Prix d’Espagne Michael Schumacher, qui d’autre ?ASSOCIATED PRESS PRESSE CANADIENNE Barcelone — L’Allemand Michael Schumacher a remporté son quatrième succès en cinq courses cette saison, hier, en dominant de la tête et des épaules le Grand Prix d’Espagne de Formule 1.Le quadruple champion du monde pourrait obtenir un nouveau sacre dès le milieu de l’été s’il continue sur ce rythme effréné.L’aîné des Schumacher a remporté 16 des 25 derniers Grands Prix disputés.Parti en position de tête, le pilote de la Scuderia n’a jamais abandonné la tête de la course.Privé de sa voiture habituelle en raison de problèmes hydrauliques survenus pendant réchauffement, il a parfaitement contrôlé la course au volant du mulet Sur le Circuit de Catalunya, il a devancé le Colombien Juan Pablo Montoya (BMW-Williams) de 35,6 secondes, et l’Ecossais David Coulthard (McLaren Mercedes), troisième, de 42,6 secondes.Nick Heidfeld (Sauber) a terminé au quatrième rang devant son coéquipier Felipe Massa et Heinz-Harald Frentzen, sur Arrows.Le Québécois Jacques Villeneuve a conclu l’épreuve au septième rang, mais sa BAR-Honda avait un tour de retard sur les six premières voitures.Montoya est donc monté sur la deuxième marche du podium pour la troisième fois cette saison après ses places de dauphin en Australie et en Malaisie.Au championnat du monde.Schumacher totalise désormais 44 points.Montoya est deuxième avec 23 points, devant Ralf Schumacher qui en compte 17 points.Au championnat du monde constructeurs, Ferrari mène la danse avec 50 points devant Williams-BMW (43) et McLaren (13).Barrichello cale Rubens Barrichello (Ferrari), deuxième des qualifications, a calé dans le tour de formation et, victime de problèmes de boite de vitesses, n’a pu se placer sur la grille, laissant Schumacher tout seul en première ligne.«/’ai essayé d’appuyer sur tous les boutons du volant mais je n'ai pas pu engager la première, a commenté Barrichello.Ce n’était pas le même problème que celui de Michael dans la matinée, qui était hydraulique.J’étais déterminé et confiant ce week-end, car la voiture était très bonne.Je n’avais qu'à prendre le départ et viser la victoire.Je suis très déçu.» Michael Schumacher a pris de son côté un très bon départ et s’est rapidement détaché, reléguant son jeune frère Ralf (Williams) à 8,1 secondes après seulement neuf tours.Largement supérieur, Schumacher s’est arrêté aux stands après 26 tours sans pour autant abandonner le commandement Chaussé de nouvelles gommes, il a accru son avance d’une seconde à chaque tour, avant de s’arrêter une dernière fois au 47' tour.Quarante secondes devant la meute des poursuivants, il a ensuite levé le pied dans les 18 derniers tours.«f avais ce groupe de voitures devant moi, a dit Schumacher.C'était plutôt intéressant de voir cette bataille pour la sixième place.Il n’y a pas qu’une compétition pour le premier rang vous savez, les pilotes se battent aussi pour les autres rangs.» David Coulthard, qui a reconnu avant le Grand Prix l’écrasante supériorité de Schumacher, a réussi à sortir les 100 000 spectateurs de leur ennui en dépassant dans le 34' tour le Britannique Jenson Button (Renault) pour s’adjuger la troisième position.Le Finlandais de McLaren Kimi Raikkonen a dû abandonner après seulement quatre tours après avoir perdu un aileron arrière.Si l’on tient compte qu’il conduisait le mulet, cette victoire sans appel de Schumacher est presque risible.Interrogé quant à savoir comment on peut tenter de surprendre Schumacher, Coulthard a déclaré: «Cachez-vous derrière lui et criez booo!» Le principal intéressé a minimisé sa domination.•Nous allons bientôt piloter sur des circuits où la situation va être plus difficile pour nous, a noté Schumacher.Nous savons que nos pneus Bridgestone perfbrment bien et que notre voiture est tout simplement phénoménale, ce quelle a démontré ici.» SÉRIES ÉLIMINATOIRES BASEBALL La pression monte d’un cran Le Canadien va devoir mieux jouer en attaque et en défense.GUY RGBILLARD PRESSE CANADIENNE Michel Therrien n’a pas du tout aimé qu’un repor ter lui dise que son équipe avait souvent perdu j des matchs quand la pression montait d’un cran.C’est même le contraire, a insisté l’entraîneur, hier, à la veille d’un match qui pourrait éliminer les Bruins de Boston, aujourd’hui, au Centre Molson.«On a remporté sept victoires de suite quand il le fallait pour se classer dans les séries.Ça prend du caractère pour faire ça, et on en a.» •Tout au long de la saison, on a surpris beaucoup de gens, a encore raconté Therrien.Toutes les fois qu'on nous croyait à terre, on a trouvé le moyen de se relever.Cest une équipe qui n 'abandonne pas, même dans l’adversité.Samedi, ce n’était pas facile, mais on a trouvé la façon, l'énergie et les moyens de remporter la victoire, » Malgré seulement 13 petits lancers contre 44, faut bien le dire.la façon, l’énergie et les moyens, ce fut surtout José Théodore.•On se doit de faire des ajustements et on va les faire», a déclaré Therrien.•L’important pour nous c'est d’avoir un bon début de match, comme lors du dernier Avec une avance de deux buts, tu joues plus prudemment, tu te portes moins à l’attaque.Veux, veux pas, c’est un instinct.Même si les en- traîneurs veulent amtinutrà jouer île la même façim, les joueurs sont encore plus prudents.Ça va être important de connaitre encirrr un bon départ et de bâtir là-dessus.• En souhaitant que José Théodore tienne le fort.•On peut jouer beaucoup mieux.On doit demeurer concentrés sur notre jeu défensif mais aussi provoquer plus d’attaque», a constaté Sheldon Souray.Si on comprend bien, le Canadien va devoir jouer mieux et en défense et en attaque! •Hier |samedi).José a volé la victoire.Il va falloir mieux jouer», a répété Stéphane Quintal.L’absence de Zednik L’absence de Richard Zednik, l’attaquant le plus incisif dernièrement et, de loin, celui qui tire le plus souvent au filet, s’est fait nettement sentir.•On a perdu un de nos meilleurs joueurs, mais on a de la profondeur», a néanmoins affirmé Therrien.Quant aux Bruins, il n’y a pas grand-chose de plus qu’ils peuvent faire que lors du dernier affrontement, à part de mieux entreprendre le match.«Il faut continuer de lancer en espérant percer Théodore», a bien résumé Brian Rolston.En espérant aussi viser le filet plutôt que les poteaux.•On va tenter de placer beaucoup de joueurs devant Theodore, a renchéri Joe Thomton.Je suis certain que si on obtient enarre 40 lancers, l’histoire va être différente.» Ça repose sur les épaules de Théodore GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE José Théodore et son entraîneur personnel Roland Melan-son ne voient pas les choses du même œil.Encore hier, le gardien a répété qu’il n’a pas connu de baisse de régime lors des premiers matchs de la série.«Je n’ai rien changé ]lors du dernier match).Je continue à croire qu’il arrive, comme on dit des fois, que la rondelle ne roule pas pour toi.» Mais Melanson, lui, a admis sans ambages que le jeune gardien n’avait pas été le même dans l’environnement différent des séries.«Même à ça, a-t-il indiqué, c’était 2-2 dans la série.Mais je savais qu’il fallait changer des choses quand ça ne va pas bien, a dit Melanson.Il a fallu que je trouve des moyens de le faire relaxer.» Melanson n’a pas voulu dévoiler ses petits trucs, mais l’un d’entre eux a été de réinviter Stéphane Robidas à partager la chambre du gardien à Boston avant le cinquième match.Pour les deux premiers, on avait cru bien faire en lui réservant exceptionnellement une chambre seul.«Des fois quand tu es seul, tu penses trop», a déclaré Théodore, qui a même prétendu s’être ennuyé des ronflements de son ami.On a aussi demandé à Jeff Hac-kett de téléphoner à Théodore.Le vétéran gardien semble l’avoir rassuré en lui disant ce qu’il voulait entendre, à savoir qu’il avait surtout été malchanceux.Résultat?Melanson et au moins un coéquipier, Joé Juneau, ont dit avoir vu quelque chose dans les yeux de Théodore avant le dernier match qui annonçait que cette fois-là, ça ne rentrerait plus aussi facilement.Théodore, qui a dit avoir pensé à son ami Richard Zednik pendant le match, a raconté: «Je sais qu’il y en a qui disaient que je ferais mieux de me concentrer à arrêter les rondelles plutôt qu’à venger Richard.Mais pour moi c’était une inspiration, non pas une distraction.» Survivre à cette série Melanson est réaliste: «Le seul moyen de survivre dans les séries, c’est José qui va le fournir».Autrement dit, il faut qu’il vole des victoires comme il l’a fait samedi à Boston.Ce «vol» n’a pas surpris Michel Therrien, qui n’a rien remarqué de spécial dans la préparation de son gardien avant le match.•Je n ’ai rien vu de spécial, ce n'est pas un gars très superstitieux.Lors d’une préparation de match, comme entraîneur, je ne m’attarde pas beaucoup au gardien, un cas pas mal différent du reste de l’équipe.» Melanson a insisté sur l’exemple des jeunes Evgeni Nabokov et Patrick Lalime, qui ont connu une baisse de régime après de fortes saisons, et ont été éliminés en première ronde avec leurs équipes respectives de San José- et Ottawa il y a un an.Chacun en était à ses premières séries éliminatoires si on exclut les 20 minutes passées sur la glace par Nabokov l’année précédente Théodore, qui comptait une victoire sur les Devils du New Jersey en 1997, en est à sa première expérience comme gardien numéro un.Melanson ne souhaite pas qu’il connaisse le sort des deux autres, conscient que ses succès en saison régulière seraient ou bliés et que le gardien aurait encore à démontrer qu’il peut faire le travail dans les séries.Imaginez en effet ce qu’on aurait dit de Théodore s’il avait fallu que le Canadien continue à accorder une moyenne de quatre buts par match.LIGUE NATIONALE Section Est G p Moy Did Montreal 15 10 600 New York 15 10 600 Floride 12 13 480 3 Atlanta 12 14 462 31/2 Philadelphie 8 1?320 7 Section Centrale Cincinnati 15 9 625 _ Pittsburgh 14 9 609 1/2 St.Louis 12 13 480 3 1/2 Houston 11 13 458 4 Chicago 6 15 348 61/2 Milwaukee 7 18 280 81/2 Section Ouest Arizona 16 9 640 Los Angeles 16 9 640 San Francisco 14 10 583 1 1/2 San Diego 13 12 520 3 Colorado 9 16 360 7 Hier Montréal 5 SL Louis 2 Pittsburgh 3-2 San Diego 2-7 Houston 7 Atlanta 1 Arizona 5 floride 4 Los Angeles 5-4 Chicago Cubs 4-1 N.Y.Mets 9 Milwaukee 6 San Francisco 5 Cincinnati 4 Colorado 4 Philadelphie 2 __________Aujourd'hui Philadelphie à San Francisco.22h15 Demain Atlanta à Milwaukee, 20h05 Montréal à Houston.20h05 Floride à St Louis, 20h10 Pittsburgh au Colorado, 21h05 N.Y Mets en Arizona, 21h35 Chicago Cubs à San Diego, 22h05 Cincinnati à Los Angeles, 22h10 Philadelphie à San Francisco, 22h15 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy DIH Boston 15 6 714 — New York 16 10 615 1 1/2 Baltimore 11 13 458 51/2 Tampa Bay 9 13 .409 61/2 Toronto 8 15 348 8 Section Centrale Chicago 15 10 600 — Minnesota 14 11 560 1 Cleveland 13 11 542 1 1/2 Kansas City 7 15 318 61/2 Detroit 7 16 304 7 Section Ouest Seattle 18 7 720 — Oakland 15 10 600 3 Anaheim 10 14 417 71/2 Texas 8 15 348 9 Hier Tampa Bay à Boston (remis, pluie) Detroit 5 Minnesota 4 É Baltimore 13 Kansas City 0 " Oakland 10 Chicago White Sox 0 N.Y Yankees 4 Seattle 3 Anaheim 8 Toronto 5 (14 manches) Cleveland au Texas HOCKEY SÉRIES ÉLIMINATOIRES Premier tour (Quatre de sept) ASSOCIATION DE L’EST Boston (1)c.Montréal (8) K’hui éal, 19h00 Boston i (Montréal mène la série de 3-2) Toronto (4) c.N.Y.Islanders Hier Toronto 3 N.Y.Islanders 5 (La série est égale 3-3) (5) ASSOCIATION DE L’OUEST Colorado (2) c.Los Angeles (7) Aujourd’hui Los Angeles au Colorado, 21h30 (La série est égale 3-3) Les Expos évitent le balayage Canadien-Bruins La LNH suspend Kyle McLaren pour le reste de la série RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE Un balayage?C’était mal connaître les Expos et Vladimir Guerrero.Même s'ils étaient opposés à Matt Morris, un gagnant de 22 victoires la saison dernière, les Expos ont retrouvé le chemin de la victoire en l’emportant 5-2 contre les Cards devant 9 780 personnes, hier.Ils ont évité le balayage en remportant leur 15e victoire de la saison après avoir perdu les deux premiers matchs de la série.Es auront présenté une fiche de 9-4 lors de leur séjour à domicile.Guerrero a claqué deux circuits pour la Ifr fois de sa carrière, deux circuits en solo, l’un au champ gauche, l’autre au champ droit, ses sixième et septième de la saison.Guerrero a porté à 28 son total de points produits au mois d’avril pour établir une nouvelle marque d’équipe lors du premier mois de la saison et son premier circuit a amorcé une poussée de quatre points contre Morris, à la quatrième manche.Guerrero et Lee Stevens ont réussi des circuits consécutifs en solo, puis Brian Schneider a réussi un triple, Chris Truby, un double d'un point et Brad Wilker-son, un simple d’un point Guerrero a aussi harponné Jim Edmonds au marbre à la septième à l’aide d’un relais précis du champ droit à la suite d’un ballon d’Edgar Renteria quand les Cards ont inscrit leur premier point contre Ohka.Ohka (3-2) a bien fait pendant sept manches et un tiers.Il a alloué deux points, sept coups sûrs et aucun but sur balles tout en en- registrant sept retraits au bâton, un sommet personnel.Morris (4-2), lui, a accordé cinq points et huit coups sûrs, dont trois circuits.Jose Vidro a été tenu en échec en quatre présences au bâton et sa séquence de matchs avec au moins un coup sûr s’est arrêtée à 13.A la première, le joueur de premier Tmo Martinez lui a volé un coup sûr en effectuant un beau jeu.E a plongé à sa droite pour saisir un roulant qui allait percer l’avant-champ.Les Expos ont effectué une poussée de quatre points contre Morris, à la quatrième.Morris, qui n’avait alloué qu’un coup sûr lors des trois premières manches, a d’abord concédé des circuits successifs en solo à Vladimir Guerrero et Lee Stevens, après un retrait Avec un compte d’une balle et une prise, Guerrero a claqué une flèche par-dessus la clôture du champ gauche pour réussir son sixième circuit de la saison tandis que Stevens a expédié la balle pardessus la clôture du champ centre gauche avec un compte de deux balles et une prise.Après deux retraits, Brian Schneider a poursuivi l'attaque en frappant son premier triple de la saison, un coup en flèche qui a roulé jusqu’à la clôture du champ centre droit, et Chris Truby a frappé un double au champ droit hors de la portée du voltigeur J.D.Drew.Brad Wilkerson a suivi avec un simple au champ centre pour cou-ronner la poussée de quatre points.A la cinquième, Guerrero a réussi son deuxième circuit de la saison.Il s’est élancé sur le premier lancer de Morris.BILL B EAU ON PRESSE CANADIENNE La Ligue nationale de hockey a suspendu, hier, le défenseur des Bruins Kyle McLaren pour le reste de la durée de la série opposant Boston au Canadien de Montréal.McLaren écope de cette suspension en raison du coup porté à la tète de l’attaquant du Canadien Richard Zednik lors du quatrième match de la série quarts de finale de l’Association de l’Est McLaren n’avait pas disputé la cinquième rencontre, présentée samedi à Boston, et remportée 2-1 par le Canadien.«Je n’aime pas être suspendu, mais je ne peux pas dire que la décision me surprend, a déclaré Mcl^ren, hier soir, par la voie d’un communiqué de presse.«Je tiens à répéter que mm geste n’était pas intentionnel et qu ’il a été posé dans le feu de l’action.Je souhaite que Richard Zednik récupère le plus rapidement possible.» Zednik a passé deux nuits à l’hôpital a la suite d’une sévère commotion cérébrale.L’attaquant a également eu le nez fracturé, subi des blessures à la gorge et une coupure au-dessus de l’arcade sourcilière.Zednik a reçu son congé hier.Au mieux, si les Bruins devaient battre le Canadien au terme de sept matchs, la suspension de McLaren sera seulement de trois rencontres.•Après avoir revu la bande-vidéo, après avoir rencontré person- nellement monsieur Mclxiren, et tenant compte des circonstances, j’ai conclu qu’en étendant son bras pour freiner la progression de M.Zednik, M.McLaren a porté un coup dangereux à la tête d’un adversaire, causant des blessures significatives», a déclaré Colin Campbell, le vice-président et directeur des opérations hockey de la LNH, par l’entremise d’un communiqué.•M.MclMren doit clairement être tenu responsable de ses agissements en regard de ce geste.» Zednik dominait la colonne des marqueurs du Canadien dans cette série avec huit points, soit quatre buts et autant de mentions d’aides.Sa saison est terminée.Le sixième match sera disputé, ce soir, au Centre Molson.«J’ai également conclu que cet incident est la résultante d’un geste instantané mais inapproprié d’un joueur défensif qui allait se faire battre par le porteur de la rondelle, a poursuivi Campbell.En tenant compte de mes années d’expérience dans le hockey, je ne pense pas que l’on puisse conclure que cette action se voulait un geste prémédité afin de blesser le joueur du Canadien de Montréal.» Campbell a également tenu compte du passé de McLaren, nullement entaché par un geste du genre.La direction des Bruins a dit accepter et respecter la sanction infligée par M.Campbell, mais elle est en désaccord avec cette décision.» i
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.