Le devoir, 3 mai 2002, Cahier A
CINÉMA Une fable de Woody Allen sur le cinéma sans âme Page B 8 C’EST LA VIE! A cocu, cocu et demi Page B 1 ?\\ w w .led e v o i r .e o m ?- LE DEVOIR V o l .X € 1 I I N ° 9 7 ?L K V E N I) H E 1) I ;j M Al 2 0 0 2 8 * c + T A \ K S I $ PERSPECTIVES Arafat en laisse Vers une conférence de paix sur le Proche-Orient Guy Taille fer Yasser Arafat à peine «libéré» par Israël de son QG de Ramallah, les radicaux du Hamas déclaraient hier que de nouveaux attentats anti-israéliens seraient commis à brève échéance.«Il y a assez d'extrémistes des deux côtés pour empêcher toute avancée de la paix», affirme Daniel Dor, docteur en communication à l’université de Tel-Aviv.«Rien de ce qui vient de se passer ne nous rapproche de véritables négociations.» Le pessimisme désolé de M.Dor, qui est de passage à Montréal, traduit celui des spécialistes du Proche-Orient — toutes ten-I dances confondues—joints hier v par Le Devoir.Contrairement à _ ce que laisse entendre la Maison-i I *' Blanche et le gouvernement is- raélien d’Ariel Sharon, ils jugent ™ ül!» très improbable que la petite victoire diplomatique obtenue de peine et de misère par le président George W.Bush cette semaine puisse potentiellement constituer le prélude à des négo-« » « ciations politiques israélo-palestiniennes «dignes de ce nom».Non plus qu’ils croient envisageable l’éventuel déploiement d’une hypothétique force de paix internationale, pomme le souhaiterait l’Autorité palestinienne.A l’initiative de M.Bush, des gardiens britanniques et américains, non armés, superviseront la détention de sbc Palestiniens dont Israël voulait s’emparer pour les juger.Cinq d’entre eux sont accusés d’avoir été impliqués dans le meurtre du ministre israélien du Tourisme en octobre dernier.En échange, le gouvernement Sharon a accepté de rendre sa liberté de mouvement au chef palestinien, retenu chez lui depuis sbc mois, et de retirer son armée de Ramallah et de la Cisjordanie, occupés depuis la fin mars.En analyse, le New York Times a salué ce «modèle novateur» destiné à séparer les protagonistes.«Dans une région, analyse le quotidien, où les deux piliers des intérêts américains sont la protection stratégique des réserves pétrolières pqr l’entremise d’alliances avec des Etals arabes importants et, séparément, son partenariat stratégique avec Israël, le geste de M.Bush envoie un message crucial aux Etats arabes modérés, à savoir qu ’il est disposé à exercer plus de pression sur M.Sharon pour apaiser l’affrontement qui menace de déstabiliser la région.» Vue de l’esprit, estime Rex Bi ynen, politologue à l’université McGill, qui a du mal à croire que la visite annoncée la semaine prochaine à Washington de M.Sharon pour présenter à M.Bush «un nouveau plan de paix [.] qui pourrait débloquer la situation» soit «Rien de ce qui vient de se passer ne nous rapproche de véritables négociations» VOIR PAGE A 10: ARAFAT AGENCE FRANCE-PRESSE «Avec notre sang et notre âme, nous laverons ton honneur, Abou Amar!», scandait une petite foule de partisans en utilisant le nom de guerre du vieux leader.Vêtu de sa traditionnelle tunique militaire vert olive, Arafat, qui sortait de son quartier général presque en ruines, a tout juste eu le temps de sourire en formant le V de la victoire avec ses doigts.Acclamé par les siens, Arafat inspecte les dommages causés par l’occupation israélienne D’APRES L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET LIBÉRATION Washington — Quatre poids,lourds de la communauté internationale (Etats-Unis, ONU, Union européenne, Russie) ont convenu hier à Washington de préparer une conférence de paix sur le Proche-Orient devant inclure tous les aspects du problème: sécuritaire, économique et politique.«Nous avons discuté de la meilleure façon de préparer une conférence internationale» qui devrait se tenir au début, de l’été, a déclaré le secrétaire d’État américain Colin Powell à l’issue d’une rencontre de ce «quartette».Le chef de la diplomatie américaine, qui s’exprimait au nom du groupe, a indiqué que des discussions préparatoires allaient rapidement s’engager, invitant tous les pays intéressés à s’y associer.Cette décision a été prise le jour où le président palestinien Yasser Arafat, libre de ses mouvements avec la levée d’un long siège de son quartier général, a inspecté les dommages causés par l’occupation israélienne de Ramallah, en Cisjordanie.la réunion du «quartette» a rassemblé le secrétaire général de l’ONlJ, Kofi Annan, le chef de la diplomatie russe, Igor Ivanov, le ministre espagnol des Affaires étrangères (dont le pays préside fUE), Jo-sep Piqué, et le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Javier Solana.VOIR PAGE A 10: PAIX Powell estime que la communauté internationale doit capitaliser rapidement sur le succès obtenu ¦ Autres informations en page A 6 Bois d’œuvre Ottawa accuse Washington de se livrer à « un protectionnisme grossier» MANON CORNELLIER ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR La décision finale est tombée.Les producteurs canadiens de bois d’œuvre devront bel et bien payer dès le 23 mai des droits de plus de 27 % sur leurs exportations vers les États-Unis, a décidé hier l’International Trade Commission américaine.La dérision a provoqué un tollé à Ottawa et dans les capitales provinciales, où on a accusé les États-Unis de se livrer à «un protectionnisme grossier» et d’«oublier qui sont leurs vrais amis».Ont vite suivi les appels pour venir en aide aux entreprises et aux travailleurs touchés, mais ce fut sans grand effet, le premier ministre Chrétien se montrant réticent à offrir davantage que les programmes existants.Autre source d’inquiétude, les entreprises cana- V01R PAGE A 10: BOIS Les producteurs canadiens devront payer des droits de plus de 27% sur leurs exportations ¦ Autres informations en page B 5 O INDEX Annonces.B 2 Avis publics.A 6 Bourse.B 4 Cinéma.B 8 Culture.B 7 Économie.B 5 Éditorial.A 8 Idées.A 9 Monde.A 6 Mots croisés.A 6 Météo.A 6 Cest la vie.B 1 Sports.B 6 Télévision.B 6 Dans l’œil de l’ouragan Canadien-Caroline, du nouveau sous le soleil ï JEAN DION LE DEVOIR aroline?Caroline qui?Disons-le, le gag est déjà légèrement usé.Nommez quatre joueurs de la Caroline.Celui-là aussi a déjà vieilli.Mais c’est un signe des temps calculés en dollars américains que la longue route qui mène à la coupe Stanley passe, pour le club de hockey le plus célèbre au monde, par la ceinture sud de l’oncle Sam, là où la glace est une prouesse technique, face à une équipe pour tout dire inconnue ici.Une équipe sans visage, qu’on pourrait confondre avec tant d’autres qui ont poussé comme des champignons sous les latitudes clémentes au cours des dix dernières années, à San José, à Phoenix, à Dallas, à Atlanta, à Nashville, à Miami, à Tampa Bay, parce que la ligue nationale a cru que s’y trouvait le salut On verra bien si elle le .regrettera un jour.En attendant, pour la série quart de finale qui s’amorce ce soir, le glorieux Canadien de Montréal se retrouve, of ail places comme disait Lao-Tseu, à Raleigh, chef-fieu de la Caroline du Nord, pop.(aggl.) 1025 253.Les Hurricanes de la Caroline, qu’on appelle ainsi, étrangement même s’il y a deux Carolines, sont comme tant d’autres nés dans le nord.Survivants de la vieille Association mondiale, ils étaient les Whalers de Hartford (la capitale de l’assurance qui ne dort jamais) jusqu’en 1997.C’est alors que le propriétaire de la franchise, Peter Karmanos, magnat de l’informatique avec sa compagnie Compuware, a saisi au vol le refrain de tant de ses homologues: construisez-moi un aréna avec des fonds pubüçs ou je fous le camp.Au Connecticut ils ont dit non.A Raleigh, ils ont dit oui.Et il a foutu le camp.L’arrivée en Caroline n’a pas été un jardin de roses.Pendant deux saisons, les Hurricanes ont joué à Blitz de négociations à la SRC La direction de Radio-Canada ose même avancer la date du 15 mai comme celle d'un possible retour au travail PAUL CAUCHON LE DEVOIR Déblocage possible dans le conflit à RadioCanada: les deux parties ont convenu de s’engager dans un blitz de négociations la semaine prochaine, dont l’objectif a /oué est de tout régler, les demandes actuellement en suspens ainsi qu’un protocole de retour au travail.La direction de Radio-Canada ose même avancer la date du 15 mai comme celle d’un possible retour au travail, si ce blitz fonctionne comme prévu, bien sûr.La direction de la SRC a mentionné un blitz de cinq jours, le Syndicat des communications avait plutôt compris qui] s’agissait d’un blitz de sept jours.Mais au-delà de cette petite mésentente, les deux parties ont compris que ce blitz débutera mardi.Aujourd’hui, le syndicat doit informer ses membres des derniers développements et les représentants syndicaux prendront le week-end pour se refaire une santé.Lundi, les deux parties préparent le blitz, qui débute le lendemain.Après s’être manifestés publiquement pour la première fois avant-hier en publiant une lettre ouverte dans les journaux, les deux plus hauts dirigeants des services français de RadiœCanada, la vice-présidente à la télévision, Michèle Fortin, et le vice-président à la radio, Sylvain Lafrance, ont convoqué hier une conférence de presse téléphonique pour faire le point «Il y a urgence de régler ce conflit», a dit Sylvain Lafrance.Les deux parties ont d’abord convenu hier matin de retirer chacune leur plainte pour «négociation de mauvaise foi» qui avait été déposée devant le Conseil VOIR PAGE A 10: OURAGAN VOIR PAGE A 10: SRC 778313000689 cTHaratnot^x^ i n t e r c o 11 é ; i a 1 M A R S • 2 0 0 2 LA NUIT, LES ÉCRIVAINS NE SONT PAS TOUS GRIS.Grisés par le parfum de l'encre, 220 collégiens et collégiennes fatigués mais exaltés ont relevé le défi du Marathon d'écriture intercollégial cette année.Réunis dans les cégeps de Limoilou, de Drummondville, de Ri-mouski et André-Laurendeau (Montréal), ils ont mis leurs plumes à l'épreuve en produisant 14 textes de tous acabits : nouvelle, polar, humour, chanson, lettre,etc.Le Cégep André-Laurendeau est l'instigateur et maître d'oeuvre du Marathon d'écriture intercollégial depuis 12 ans.Grâce à une collaboration avec les Cégeps de Drummondville, Rimouski et Limoilou,cet événement rassemble des jeunes de partout au Québec pour un blitz d'écriture d'une durée de 24 heures.Le Marathon d'écriture intercollégial permet aux participants de produire plusieurs courts textes pendant des périodes d’écriture libres, dirigées ou inspirées, ponctuées d'ateliers de création animés par des écrivains et auteurs québécois.La présidence d'honneur de ce douzième Marathon d'écriture intercollégial était assurée avec enthousiasme par le journaliste et écrivain Normand Lester, qui s'est dit ébloui de voir tous ces jeunes s'adonner à l'écriture.En plus d'avoir l'occasion de côtoyer monsieur Lester, les participantes et participants du Marathon d'écriture intercollégial qui étaient au Cégep André-Laurendeau ont pu relever des défis posés par la romancière Arlette Cousture, l'écrivain Jean-Paul Roger, l'auteure Sylvie Massicotte, l'humoriste Pascal Beausoleil et le romancier Raymond Plante.Le Concours littéraire Le Marathon d'écriture intercollégial fut également l'occasion de participer à un concours littéraire provincial annuel.Des dix-neuf finalistes choisis à travers la province, c'est Philippe Bouchard, du Cégep de Matane, qui a remporté le premier prix, alors que le deuxième prix a été décerné à Marie-Christine Lambert Perreault, du Collège de Bois-de-Boulogne.Comme le veut la tradition, le thème du concours littéraire est choisi et révélé par le président d'honneur du Marathon.Ainsi, monsieur Normand Lester, avait choisi un thème qu'il souhaitait porteur de positivisme : « L'amour est lumière ».Ce thème a inspiré au lauréat un texte émouvant intitulé « Le sacré et le profane », tandis que le second texte primé était un conte naïf intitulé « Le voyage du cerf-volant ».Les deux gagnants se sont vus remettre une collection d'ouvrages de références offerts gracieusement par Les éditions Robert, ainsi qu'une généreuse bourse des Éditions Triptyque, qui publient le périodique littéraire Moebius.Outre ces prix, ils ont également le privilège de voir leurs textes publiés aujourd'hui dans Le Devoir.Les dix mots pour la Francofête Le Marathon d'écriture intercollégial fait toujours partie de la programmation de la Francofête.Dans cet esprit, un exercice littéraire de cette année proposait les dix mots pour fêter suggérés par le programme des festivités.Ces dix mots se sont révélés riches en inspiration lors d'une période d'écriture nocturne réalisée en simultané à travers la province.De la lampe de chevet à l'aurore C'est dans les heures précédant l’aurore que les jeunes (de même que les organisateurs, avouons-le) vivent la période la plus difficile du Marathon alors que la fatigue est à son comble et que l'ambiance feutrée de la nuit se fait douce.Seize heures se sont écoulées depuis le début du Marathon, la plume se fait plus lente, les paupières plus lourdes et les jeunes savent qu'ils n'en sont qu'aux deux tiers de l’aventure.Une fois cette dure étape traversée, le petit déjeuner est servi et l'énergie refait surface en même temps que le soleil.On remet ça l'an prochain Le Marathon d’écriture intercollégial sera de retour Tan prochain pour la treizième année consécutive.Devenu un véritable événement dans le milieu collégial, il est possible d'espérer le voir rayonner davantage encore dans le futur alors que des jeunes plumes qui y sont passées sauront sans doute devenir les figures marquantes du paysage littéraire québécois.Longue vie au Marathon d'écriture intercollégial! Les finalistes du du 12e Marathon d‘ Au Cégep André-Laurendeau : Marie-Andrée Roy Catherine Patenaude Myriam Saint-Denis Lysée Audrey Lemieux Marie-Christine Lambert Perreault Laurence Pinard Alexandre Warnet Robin Raymond Richard Vachon Maude Pilon Simard Au Cégep de Limoilou : Héloïse Leclerc Amélie Robitaille Lisa-Marie Girard Au Cégep de Drummondville : Audrey Gauthier Dominique Gélinas Francis Ducharme Au Cégep de Rimouski : Sophie Gasse Marie-Hélène Voyer Philippe Bouchard concours littéraire écriture intercoliégial Séminaire de Sherbrooke Collège de Bois-de-Boulogne Cégep de Saint-Jérôme Collège de Valleyfieldi Collège de Bois-de-Boulogne Collège de Maisonneuve Collège André-Grasset Collège Ahuntsic Collège de Maisonneuve Cégep du Vieux-Montréal Collège François-Xavier-Garneau Cégep de Limoilou (Charlesbourg) Cégep de Saint-Félicien Cégep de Saint-Hyacinthe Collège Shawinigan Cégep de Granby Haute-Yamaska Cégep de Rimouski Cégep de Rimouski Cégep de Matane Comité organisateur : Gilbert Forest animateur socioculturel Cégep André-Laurendeau Julie Roberge professeure de français Cégep André-Laurendeau Jean-Claude Tremblay directeur à la vie étudiante Cégep André-Laurendeau Marie-Pier Poulin professeure de français Cégep André-Laurendeau Jean-Jacques Barrette directeur des ressources matérielles Cégep André-Laurendeau Marie-Josée Fiset régisseure des ressources matérielles Cégep André-Laurendeau Christiane Dionne coordonnatrice des ressources humaines Cégep André-Laurendeau Geneviève Lapointgje-shiTitiénne en information Cégep André-tâüréndeau Clément Rainville animateur socioculturel Cégep de Rimouski François Godbout animateur socioculturel Cégep de Limoilou Michel Grou animateur socioculturel Cégep de Drummondville Le comité organisateur tient à remercier les partenaires suivants : Chartwell's Mme Monique Jérôme Forget, députée du comté Marguerite-Bourgeoys Office de la langue française Coopérative du Cégep André-Laurendeau i ^ ï NORMAND LESTER PRÉSIDENT D'HONNEUR Premier prix du Concours littéraire : Le sacré et le profane « Je ne reverrai plus jamais la lumière.» Je me souviens avoir chuchoté ces mots maintes fois, alors que je pourrissais sous mes propres draps dans l'appréhension de la clarté du matin, ces heures impossibles et trop éphémère à te haïr en silence.Je m'y souviens de nos deux corps entrelacés non pour le meilleur mais toujours pour le pire.Je m’y souviens des clairs-obscurs d'une fillette en devenir, mon enfance chevauchée par tes désastres.Je m'y souviens d’une princesse aux joyaux de larmes, une courtisane aux colliers de malheurs.Je m'y souviens de ce qui ne faisait de nous qu'un seul et même être, le paysage anthracite de ma peine, cette foi où tu m'avais abandonné en meurtrissures, le vacarme de tes branches contre les miennes, l'apocalypse des chairs qui s'entrechoquent.J'étais la joie de toutes les femmes et chaque soir tu venais dérober ta progéniture, cette putain aux désirs insatiables qui ne demandait qu'à oublier, étendue sur une plage d’ossements telle une lubrique rêverie.J'attendais chaque nuit ton retour, la venue de ce pire que j'avais incessamment déifier, celui qui me sussurait de tendres images à l'oreille ne me nourrissait plus maintenant que de sombres abîmes.J'étais la jeune fille et tu étais ma mort.Les années se sont écoulées en la clepsydre de mon intarissable ennui, mais je n'ai jamais pu me débarrasser de l’odeur de ta peau, des soupirs de ton plaisir sadique.Ton sourire est un cauchemar d'où s'écoulent encore les souillures de ta pâmoison, tu es un mauvais génie aux souhaits de carnage, un massacre silencieux, un soleil sépulcral qui ensanglante les palabres de ma triste jeunesse, cet antre de ma folie.Et j'ai prié toute ma vie qu'on m'extirpe de cette existence étriquée, qu'on apaise les douleurs de mes lamentations, en vain.J’ai parcouru toutes les époques et je fai fuis par toutes les portes pour échapper aux cieux monochromes et épuisés de tes revendications.J'ai bien essayé de t'abandonner, toi, mon seul amour.Je ne les ai jamais désirés ces pénombres de mes jours, jamais voulu ces pluies incandescentes, ces couvertures froides d'où je me glisse pour te rejoindre dans la couleur écarlate de nos péchés.Tu disais toujours que l'amour est une lumière d'où personne ne sort inchangé.Je crois, maintenant, que tu avais raison.Le tien était une lumière blafarde et glaciale d'où je ne suis jamais sortie, et le mien n'est plus qu’un reflet sur la lame nue d'où tu n'émergeras jamais plus.J'ai changé le nom de mon Dieu et nous aurons perdu tous les deux.Philippe Bouchard Étudiant au Cégep de Matane Ils étaient 223 passionnés d'écriture, amoureux de la langue, obsédés de l’image évocatrice, mordus du mot juste, à passer l'annuelle nuit blanche de la grande aventure du Marathon d'écriture intercollégial.Pendant 24 heures ils ont rivalisé d'endurance dans le combat contre le syndrome de la page blanche, Écrire, acte de création individuel s'il en est un, avait ici un caractère collectif.Il fallait voir avec quelle énergie, avec quel enthousiasme, heure après heure, thème après thème, ces jeunes s'adonnaient au plaisir de la plume.Le parfum de l'encre, le thème retenu pour ce douzième marathon, évoquait justement la dimension sensuelle de l'acte d’écrire.Pour trouver ces mots, pour façonner ces phares, pour traiter ces textes, point d'ordinateurs.Tout était en effet écrit «à la main», à l'ancienne.En lisant les textes primés de l'année dernière, j'avais été frappé par leur caractère souvent mélancolique.Je m’étais donc proposé de trouver un sujet qui obligerait oresque les participants de cette année à écrire un texte ensoleillé comme l'après-midi de deux amoureux au printemps.«L'amour est lumière » Essayez donc de broyer du noir avec ça! leur avais-je lancé en pensée.Le talent se moque des contraintes et des ornières.Le texte gagnant est plutôt sombre.Nés d'une nuit de passion collective, ces textes vont maintenant vivre dans l'imaginaire des lecteurs.NORMAND LESTER MOT DU MINISTRE DE L’ÉDUCATION L'écrivain français Jules Renard disait : « Écrire, c'est une façon de parler sans être interrompu.» Le moins qu'on puisse dire, c'est que le Marathon d'écriture intercollégial est un excellent moyen pour donner vie à cette maxime.Je tiens à féliciter chaleureusement toutes les participantes et tous les participants à cette brillante initiative, et particulièrement les gagnants.Par vos efforts et votre talent vous contribuez à la vitalité culturelle du peuple québécois, et vous le faites grandir.mvi SYLVAIN SIMARD Éducation Québec hh Deuxième prix du Concours littéraire : Le voyage du cerf-volant Et le vent souffle.Shh.Shhh.Corrine tient la longue corde qui tire son cerf-volant rouge.Le tissu écarlate s'agite entre deux nuages comme un drapeau dépeignant son bonheur d'enfant.Et danse, cerf-volant, danse pour ses huit ans.Mais soudain, le vent se fâche.Et crac! se casse la corde.Loin, loin le jeu volant.Pauvre Corrine! L'enfant part à la recherche de sa « chose qui vole » et pénètre dans une danse forêt.Partout autour, d'obscurs murmures : « Corrine, que fais-tu ici, loin, loin de la maison?» Mais Corrine ni n'écoute, ni ne voit, ni ne sent; où est son cerf-volant?Dans une chaumière qui fume, une mère attend, inquiète, le retour de sa fillette.Enfin, petite Corrine a retrouvé son jeu volant, mais a perdu son chemin.Ouh! Ouuh!, chante le hibou.Et sombre se fait le jour.Corrine a peu, a faim, a froid; en pleurs elle s'endort dans les bois.De la chaumière fumante, la porte s'est ouverte.Une vieille femme, un hibou, mais qu'est-ce que?Corrine est en danger : vite, il faut la retrouver! La femme explique, sans plus tarder, que c'est au royaume des songes que Corrine s’est égarée.Seul Tamour d’une mère, fort et sincère, arrivera à guider la fillette en danger.Curieuse incantation; la magie se révèle.Au pied de Corrine, assoupie, apparaît une marre lumineuse.Que c'est beau! L'enfant se penche au dessus et, oh! surprise, au lieu de son reflet, c'est le visage de sa mère qu'elle voit.Sourire et amour, l'éclat de la flaque s'envole au ciel pour faire naître une étoile.Corrine est sauvée! Guidée par l'astre maternel bienveillant, Corrine retrouve le chemin de la maison.Si l'éclat d'un cerf-volant permet le voyage, c'est l'amour d'une mère qui est lumière et ancrage.Marie-Christine Lambert Perreault Étudiante au Collège de Bois-de-Boulogne CEGEP ANDRÉ-LAURENDEAU Cégep de Drummondville COLLÈGE DE LIMOILOU CÉGEP Cégep de viF Rimouski I SERVICES D'ÉDrfToÏÏl mec ON NOLLY Culture et Communications Québec S S FONDATION DU CÉGEP ANDRÉ-LAURENDEAU Vw"*«çÆte r ( LE DEVOIR.LE VENDREDI :l M A I i O O 2 A :i LE DEVOIR ACTUALITES [Wg n Christian Rioux ?La France de Jean-Marie Cela faisait deux heures que je suivais le cortège du Front national.Deux heures que je marchais entre les anciens combattants venus d'Alsace et les lycéens de Bretagne.•Tiens, ai-je pensé, ça fait au moins deux heures que Je n’ai pas entendu la sonnerie d’un téléphone cellulaire!» C’est là que j’ai compris qu’au delà des idéologies, de l'origine sociale et des partis, la France qui vote Le Pen est celle qui n’a pas de téléphone cellulaire.Celle, surtout, qui ne comprend pas pourquoi elle devrait en avoir un.Surtout que dans l'aprèsKtiidi, à la grande rave syndicale du 1" mai, ça n’arrêtait pas de sonner.Sur un demi-rmllion de manifestants, il devait y avoir 250 000 cellulaires.Ça téléphonait dans tous les coins.«Tas vu comment on est nombreux!»-, •Tes pas encore à Bastille?Putain!»-, «fte rappelle en arrivant à Nation.Ciao!» Boulevard Beaumarchais, j’ai entendu plus de conversations téléphoniques que de slogans contre Le Pen.Rien de cela chez ceux qui marchaient en direction de la place de l'Opéra.La France de Jean-Marie, comme ils disent, est tout sauf à la mode.C’est une France un peu déglinguée qui ne porte pas de jeans teints ni de casquette de rap-peur.EUe n’est pas non plus élégante et ne s’habille pas chez Kenzo.Elle est plutôt mal atlriquée et porte la cravate de travers.Les femmes ont parfois des fichus, comme portait ma grand-mère pour aller à l’église.C’est la France d’avant les baskets et le t-shirt Ils sont venus en famille avec les enfants et les grands-parents.Certains ont amené leur chien.Ils n’ont pas oublié l’appareil photo.Ce n’est pas tous les jours que Jean-Marie est au deuxième tour.Ils se font photographier avec les ambulanciers qui attendent patiemment sur les rues transversales.Ils ne sont pas plus pauvres que les autres.Ils n’ont pas de carte de crédit Mais le RMI (le BS français), ce n’est pas pour eux.Même qu’ils ont des économies.Ceux qui ont réussi sont devenus commerçants.Ils ne vendent pas de logiciels mais des escalopes, des bagues de fiançailles ou des chaussures.Cela frit 28 ans que Daniel est magasinier dans une filiale dEDE E ne comprend pas pourquoi tout le monde parle aujourd’hui de changer d’emploi.Daniel ne gagne que 500 $ par semaine, mais il habite un beau quartier sans immigrants dans le 15' arrondissement de Paris.A 55 ans, célibataire, il n’est pas syndiqué.Ses cousins de Lorraine votent Le Pen, comme lui depuis 1984.•Je suis pour la souveraineté du pays.Seul Le Pen peut arrêter la décadence.Lui, il n’est pas tenu parles lobbys.» L’insécurité?D n’y en a pas dans son quartier.Pas plus que de mises à pied dans son entreprise.Sa vie à lui?«Ça peut aller.Mais vous avez vu, à la télévision!» La France de Jean-Marie n’est pas celle des exploités ni celle de l’insécurité.Ce serait plutôt celle des oubliés.Celle que le pays q oubliée dans un coin U y a de cela pas mal d’années.A moins que ce ne soit elle qui a oublié de changer.AEez donc savoir.Es ne souffrent pas.Enfin, pas plus que les autres.Mais Es ont l’impression que cette société n’est plus vraiment faite pour eux.Plus que l’insécurité, l’Europe ou les étrangers, c’est la société qui les inquiète.Elle change trop vite.Ils ne s’y reconnaissent plus.Toute leur souffrance est là En attendant, place de l’Opéra, ils écoutent Aux Champs Êlysées, le vieux tube de Joe Dassin.Ça fausse affreusement Pas grave! Au moins, ce n’est pas du rap.Es n’entendent rien à cette cacophonie.Comme à ce drapeau européen qu’on veut leur imposer avec plein d’étoiles jaunes.Dans leur temps, des étoiles, E n’y en avait que sur le drapeau américam.L'Europe?Es n’y sont jamais allés.Leurs vacances.Es les passent dans fa maison des grands-parents, comme faisaient leurs parents avant eux Et puis, pour voyager, E faut parler des langues étrangères.«Non, je ne parie pas anglais», répond un manifestant à un coEègue anglophone qui veut l’interviewer.«On est tous Français, ici.Si tu veux parier anglais, va voir Tony Blair!» La France de Jean-Marie ne vit pas en HLM mais plutôt dans de petits pavillons de banlieue.Dans les années 60, elle faisait l’envie de tout le monde.Aujourd’hui, elle ne comprend pas pourquoi on a construit toutes ces tours d'habitation dans leur cour.«On n’est pas racistes», dit Gregory, 16 ana Ce lycéen des Mureaux près de Paria a une tête de scout B habite près d’une cité.Bien sûr, ses parents se sont fait cambrioler.Mais E me parle surtout d’un ami qui s’est fait casser le braa Par qui?«Ben voyons, par eux! Eux, quoi Les.Arabes!» Des Arabes, Julien n’en connaît pas vraiment Mais E les voit chaque jour passer en bandes lorsqu’il circule avec ses copains.Les groupes se lancent des regards assassina Es se battent parfois.«Ces gens n’ont jamais parié à un Arabe de leur vie», me dit un badaud.«Ils les voient, mais ils ne leur ont jamais parié.» Julien n'aime pas ce qull nomme les «dérapages» de Le Pen.Lorsqu’il parle des fours crématoires comme d’un «détail de l’histoire», par exemple.Ou des «camps de transit» pour les sanspapiera «Je ne suis pas d’accord quand il dit ça.Il exagère.Il ne devrait pas.» E trouve quand même que fa presse déforme tout lorsqu’efle les traite de fascistes, lui et ses amis.«Franchement, regardez-nous.Est-ce qu'on a l’air d’une bande de fascistes?» ?La France de Jean-Marie ressemble à l'Italie de Berlusconi, me dit Emmanuel Perotti.Ce miEtant de droite est venu de Turin avec son feutre à la Vittorio de Sica.«Maintenant qu’il est au second tour, Le Pen doit modérer son discours, dit-il.Comme les anciens fascistes italiens qui ont renié le fascisme.» Heureux de s’être fait entendre, les amis de Jean-Marie se sont dit au revoir et à Tannée prochaine.Certains sont aUés casser la croûte en famEle avant de rentrer chez eux Baroud d’honneur ou début d’une nouvefle époque pour l’extrême droite française?Si on se fie aux nouveaux complets bien coupés de Jean-Marie et à son discours plus modéré, ses fans pourraient bien un jour être obligés de s'acheter un cellulaire.C’est alors que le mien s’est mis à sonner.crioux@ledevoir.com Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris.JACQUES NADEAU US DEVOIR Le conseiller Marvin Rotrand invite ses collègues à faire de l’hôtel de ville un lieu parfaitement laïque en enlevant les deux crucifix qu’on y retrouve toujours.- ' * Rotrand veut sortir le crucifix de l’hôtel de ville «Nous vivons dans un État laïque», explique le conseiller Il y déjà 15 ans que l’on ne prie plus à l’hôtel de ville de Montréal.Mais bien que l’on ait cessé de s’adresser à Dieu avant les séances du conseil municipal, le p’tit Jésus sur sa croix observe encore aujourd’hui les éche-vins lors de leurs réunions.Un élu part en croisade pour déclouer une fois pour toutes ce symbole religieux.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Marvin Rotrand, conseiller associé au maire en matière de démocratie, a lancé une patate chaude aux élus de 1a Ville de Montréal, hier.Agissant à titre personnel, E a fait parvenir à tous ses collègues une missive visant à ouvrir le débat sur une épineuse question: la présence de deux crucifix à l’hôtel de vEle.Selon lui, rien n’est plus incongru.M.Rotrand invite donc les conseElers à réfléchir à la présence d’un crucifix dans un lieu non confessionnel que l'on veut ouvert à tous, peu importe leurs croyances.«En reconnaissance du caractère multiethnique et de la pluralité religieuse de notre population et afin d’affirmer que le gouvernement municipal est, et devrait être, entièrement laïque, écrit-il, Je crois que les deux crucifix se trouvant dans la salle du conseil et dans la salle Peter McGill [là où se réunit le comité exécutif], devraient être enlevés.» «Le crucifix est sans contredit un symbole de la foi catholique alors que nous vivons dans un État laïque dans lequel les citoyens ont le droit d’embrasser la foi de leur choix tout en étant traités de la même manière par nos gouvernements», poursuit-il.Ce n’est pas 1a première fois que M.Rotrand soulève la question.Déjà, lors des règnes des maires Jean Doré et Pierre Bourque, il avait manifesté son souhait de voir le crucifix disparaître.En vain.Mais cette fois-ci, le conseiller du district Snowdon croit réussir le tour de force qui est de sortir le p'tit Jésus de l’hôtel de ville.Il y a deux ans, les élus membres de 1a Communauté urbaine de Montréal (CUM), qui se réunissaient périodiquement à l’hôtel de ville de Montréal, avaient eu à se pencher sur la question.Suite à un vote très serré, le crucEix était resté en place.En 1987, le conseil municipal avait décidé d’abolir la prière lors des séances.Il avait alors été convenu que les deux crucifix seraient retirés lors des travaux de rénovation à la salle du conseil et à la salle Peter McGill.Bien que les ouvriers se soient affairés, les crucifix sont toujours aux murs.Malgré cela, M.Rotrand estime que la question doit faire l’objet d’un vote.«Je ne veux forcer personne, dit-il.Ce que je veux, par contre, c'est un débat serein sur ce que signifie le fait de vivre dans une société sécularisée.Même s'il n’y a qu’un groupe qui se dit inconfortable d’assister aux séances en raison de la présence d’un crucifix, il faut considérer son retrait.» Le question lancée fait partie d'un débat plus large qui a été amorcé par la nouvelle administration.En effet, le 14 mai prochain débutent les séances publiques de 1a commission de 1a présidence qui visent à améliorer la participation au conseil ainsi que l’aménagement des lieux.los citoyens seront alors consultés sur des sujets aussi divers que l'accessibilité des citoyens à l’hôtel de ville, 1a période de questions, l’aménagement de la salle du conseil et de l’hôte) de ville, les avis publics, 1a diffusion et l’accès à l’information.M.Rotrand invite les membres du conseil, tout comme le public en général, à se présenter ou à écrire à la commission afin que le plus grand nombre de personnes s’expriment sur ces sujets ainsi que sur la présence de deux crucifix à l’hôtel de ville.«Us lois s'appuient sur des chartes qui définissent notre pays comme un État laïque et nos lieux publics devraient respecter cet engagement», conclut-il.Formation continue 450 millions pour former les Québécois de tout âge Simard veut augmenter de 33 000 le nombre de personnes inscrites à Véducation des adultes MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Québec investira 450 millions d’argent neuf d’ici cinq ans afin d’augmenter de 33 000 le nombre d’inscriptions à l'éducation des adultes.En lançant hier une première politique gouvernementale et un plan d’action en formation continue et en éducation des adultes, le premier ministre Landry a en fait officié à une grande union entre fa formation et le marché du travail, ce qui devrait permettre de former plus de gens, de tout âge et de toute race, partout au Québec.«Emploi et Education sont parfaitement mariés, a déclaré le ministre de l’Éducation Sylvain Simard.C’est la révolution culturelle qu’on annonce vers la formation continue.» ,Ce dernier projet émanant des États généraux de l’Éducation en 1995 a tardé à venir, reconnaît le ministre Simard, mais il répond largement aux demandes d’amélioration d'interface entre 1a formation et l’emploi exprimées depuis des années.Les réactions ont d’ailleurs été généralement positives à l’égard de l’annonce d’hier.M.Simard a rappelé que Québec n’a récupéré d’Ottawa les mesures actives de formation de la main-d’œuvre active qu’en avril 1997.La politique a été établie consensuellement avec tous les partenaires du marché dq travaE, a-t-il souligné.Concrètement, l’Éducation injectera d’ici cinq ans 343 millions, et l’Emploi 114 millions, pour convaincre 33 000 adultes de plus que les 230 000 actuels à poursuivre leur formation.Québec fera la promotion de fa formation continue, améüorera ses services d’accueil et de référence aux adultes et, surtout, développera des outils d’évaluation pour la reconnaissance des acquis.«Une personne par commission scolaire et par CLE (Centre local d’emploi) vont fmcr une équipe pour fai- re le bilan des acquis et compétences des personnes», a expliqué fa ministre déléguée; à l’Emploi, Agnes Maltais.Au centre de ce plan d’action, une table interminis-térieUe établira les outils de reconnaissance des acquis et des compétences.Cette reconnaissance sera d’aiüeurs clarifiée au secondaire et au collégial.Québec veut faire passer de 76 à 80 % le nombre d’employeurs qui investissent au moins 1 % (loi du 1 %) de leur masse salariale en formation du personnel.la formation en entreprise sera aussi mieux reconnue, ainsi que l’éducation et l’expérience des immigrants dans leur pays d’origine.Réactions L’Alliance des manufacturiers et exportateurs du Québec félicite le gouvernement de reconnaître la valeur de la formation offerte sur les lieux de travail.«La politique répond mieux aux attentes des entreprises manufacturières, dans les secteurs où les métiers évoluent rapidement», a déclaré Paul-Arthur Huot, président de TAMEQ.La présidente de la CSQ (qui regroupe plusieurs syndicats d’enseignants), Monique Richard, est également satisfaite mais émet un bémol, puisque 1a politique s’en remet un peu trop, selon elle, aux entreprises.«()n va ère très interrogatif sur la place du réseau de l'éducation; on se réfère au réseau, mais de façon très ambiguë.Si on superpose les rôles, bien sûr qu’on va intervenir.» La Fédération des commissions scolaires a accueilli, quant à elle, cette politique comme un beau défi, soulignant l’approche partenariale retenue pour «susciter l’expression de la demande».Enfin, l’opposition libérale à Québec estime que le gouvernement aurait dû dès maintenant accoucher de propositions de reconnaissance des acquis, «un outil majeur», au lieu de confier ce mandat à un comité qui dispose d’une année supplémentaire pour y arriver.Approche client à l’école publique Pourquoi ne pas utiliser les mêmes outils que le privé?, demande Simard MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, ne voit rien de mal à ce que l’école publique utilise le marketing pour concurrencer le réseau privé et mieux répondre aux attentes des parents québécois.Selon lui, «le marketing fait partie de nos vies» et il faut bien reconnaître, ajoute-t-il, que «l’école privée, elle, se vend, c’est le, moins qu'on puisse dire».Le ministre de l’Éducation réagissait ainsi à fa nouvelle du /JmrtV à propos d’un colloque organisé il y a deux semaines par son ministère et fa Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) en faveur d’une approche client de l’école publique.Pour parer aux baisses de clientèle et faire face à fa concprrence du réseau privé, fa FCSQ et le ministère de l’Éducation veulent proposer aux écoles publiques des stratégies de communication et de mise en valeur de leur «produit».«Que l’école publique prenne les moyens de mieux se faire connaître, fasse connaître ses bons coups, je n’ai rien contre ça», souligne le ministre Simard.Le tout doit se faire séton certaines règles, préciserai, ajoutant qu'il en a déjà parlé au président de la FCSQ, André Caron.«Il n’est pas question de se lancer dans des compétitions désordonnées, du genre: “Venez chez nous, les institutrices sont plus jeunes!”», a-t-il lancé à fa blague.Le colloque de fa FCSQ et du MEQ, organisé à Québec début mai, doit porter sur «les défis de l'école publique» et cible comme thème principal les stratégies de communication nécessaires pour mieux vendre le produit que chaque école doit vendre aux parents-clients.Une poignée de publicitaires et de spécialistes de relations publiques ont d’ailleurs été invités au colloque pour présenter leurs outils aux école; publiques.Avec Marie-Andrée Chouinard 1 A I LE DEVOIR, LE VENDREDI 3 MAI 2 O O 2 L E S A C T ü A LIT É S KM BREF Procès de Maurice Boucher: toujours pas de verdict (PC) — Au procès de Maurice Boucher, le huitième jour de délibérations des jurés ne leur a pas permis d’en arriver à un verdict À la lin de la journée, devant le juge Hern.' Béliveau, les quatre femmes et huit hommes affichaient invariablement une mine fatiguée, déconfite.Il faut dire que la journée a été sans événement Ils n’ont présenté aucune demande, n’ont posé aucune question et n’ont demandé de réentendre aucun témoignage.Ds ont pris leur pause-repas à l’heure habituelle, de 12h30 à 14H30, et conclu leurs travaux autour de 16h45.Ils sont retournés à leur hôtel où ils sont constamment sous surveillance.Par exemple, si l’un veut aller à la piscine, un gardien doit s’assurer qu’il n’y a personne d’autre.Durant la nuit une surveillance de tous les instants se fait dans le corridor des chambres.Quelques secondes avant leur en- trée dans la salle d'audience, hie-ren fin de journée, le juge a signifié aux avocats de la défense et de la Couronne que le verdict ne serait pas pour aujourd’hui Landry ne s’inquiète pas des finances du PQ (Le Devoir) — Le premier ministre Bernard Landry ne s’inquiète pas outre mesure de l’état des finances du Parti québécois.Réagissant à la nouvelle du Devoir d’hier sur l'année financière au PQ, qui s’est terminée avec un déficit de 120 (XX) $, M.Landry a dit ne rien trouver de «dramatique-’ à un tel manque à gagner.Selon le premier ministre, la nouvelle campagne de financement péquiste aurait déjà atteint ses objectifs à 55 %.Autre explication, a -t-il ajouté, le PQ base ses finances sur des traditions légèrement différentes de celles des autres partis.«On ne puise pas tout à fait dans les mêmes sphères sociologiques, mais on se débrouille», a-t-il conclu.Le président de la FTQ rencontre les maires de Montréal, Laval et Longueuil Fermeture de GM : les maires se rendront à Détroit s’il le faut Gérald Tremblay est outré de la manière dont Ottawa et Québec défendent le dossier JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR SX il le faut, les maires de Montréal, Laval et Longueuil se rendront à Détroit pour rencontrer les dirigeants de GM afin qu’ils reconsidèrent leur décision de fermer l’usine de Boisbriand, dont la fermeture est prévue pour septembre 2003.En rencontrant hier après-midi les élus de la grande région de Montréal, les représentants syndicaux de l’usine de Boisbriand complétaient leur tournée des régions afin de sensibiliser la population au sort qui attend les travailleurs de GM et aux conséquences d’une éventuelle fermeture sur l’écono- mie québécoise.Qualifiant les maires «des trois personnes les plus importantes et les plus influentes» au Québec, Henri Massé, président de la FTQ, s’est dit convaincu qu’ils réussiront à «faire vibrer des cordes que nous ne sommes peut-être pas capables de faire vibrer tous seuls».«Ce n’est pas seulement la fermeture d’une usine de montage, a ajouté M.Massé.Nous sommes convaincus qu’à moyen terme, c’est la fin d’une industrie qui dépasse les 20 000 emplois directs et indirects.» Aux côtés de ses homologues de Laval et de Longueuil, Gilles Vaillancourt et Jacques Olivier, le maire de Montréal Gérald Tremblay a affirmé que les trois élus avaient l’intention d’exercer des pressions auprès d’Ottawa et de Québec afin de sauver l’usine.«C’est inacceptable qu'on ne défende pas mieux ce dossier.Pourquoi attendre la fermeture de l’usine et ensuite considérer de donner des crédits d’impôts pour des entreprises qui seront situées en Ontario?» Si nécessaire, les trois maires iront aux Etats-Unis pour rencontrer les dirigeants de GM afin de défendre la cause de l'usine de Boisbriand, a affirmé M.Tremblay.«GM est là pour faire de l’argent.On veut leur démontrer qu ’au Québec, on est capables de faire des affaires et de faire faire de l’argent aux gens qui ont confiance dans les Montréalais, les Québécois et les Canadiens.» Dès hier soir, le maire de Lon- gueuil, Jacques Olivier, avait l’intention de discuter de la question avec le ministre fédéral de l’Industrie, Allan Rock.«Cette usine n'appartient pas à 100 % à GM, elle appartient en droit à plusieurs Québécois qui y ont investi.A ma connaissance, tant que tu n’as pas payé ta dette, tu as encore des dettes envers ceux qui t’ont prêté de l’argent», a-t-il expliqué, en faisant référence aux investissements de 220 millions $ accordés par les deux paliers de gouvernement L’usine de Boisbriand, qui fabrique 45 000 véhicules par année, cessera sa production le 29 août prochain.La fermeture définitive des installations est prévue pour septembre 2003.Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6.Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant 9112-0444 Québec inc.CHEZ BAPTISTE 1045, av.du Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J1X7 Dossier: 277-418 Restaurant bar a tapas inc.RESTAURANT BAR A TAPAS 1468, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B6 Dossier: 326-207 Huu Nghia Quach et Ngoc Huy Duong (Restaurant tay do S.E.N.C.) RESTAURANT TAY DO 300, rue Duluth Est Montréal (Québec) H2W 1H8 Dossier: 367-193 1 Bar (suite à une cession) 3 Bars dont 1 sur terrasse 1045, av.du Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J1X7 1468, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B6 Pietro Marcello Pirillo RESTAURANT CAFFÉ PIZZA VILLA PEROSA 9484, bout.Lacordaire Saint-Léonard (Québec) H1R3N3 Dossier: 384-396 Permis additionnel 1 Restaurant pour servir sur terrasse Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Restaurant pour servir (suite à une cession) 1 Restaurant pour vendre 300, rue Duluth Est Montréal (Québec) H2W 1H8 9484, boui.Lacordaire Saint-Léonard (Québec) H1R3N3 Général real estate 2 Restaurants 168-170, rue company (grec) inc.AMALFI pour servir Prince-Arthur 1 Restaurant Est 168 170, rue pour servir sur Montréal Prince-Arthur Est terrasse (Québec) Montréal (Québec) H2X 1B7 Dossier: 406-199 H2X 1B7 3791645 1 Restaurant 5295, avenue Canada inc.pour vendre du Parc PIZZA DONINI Montréal 5295, avenue (Québec) du Parc Montréal (Québec) H2V 4G9 Dossier: 1075-027 H2V 4G9 Bistro des artistes Changement de 2153, boul.corn inc.capacité et Lapinière BISTRO DES addition Brossard ARTISTES.COM d'autorisation (Québec) INC.de spectacles J4W 3L1 2153, boul.sans nudité Lapinière dans 1 Bar Brossard (Québec) (suite à une J4W 3L1 Dossier: 1309-871 cession) 9076-7450 Changement 215, rue St- Québec inc.de capacité Laurent, #120 CLUB DE SNOOKER dans 1 Bar Saint- ST-EUSTACHE Eustache 215, rue St-Laurent, (Québec) #120 Saint-Eustache (Québec) J4P 4W4 Dossier: 1617-570 J4P 4W4 Mario Laposta et 1 Restaurant 1580, rue Apostino Laposta ((!afé bistro Lazio pour vendre sur Dollard terrasse LaSalle S.E.N.C.) (Québec) CAFÉ BISTRO LAZIO 1580, rue Dollard LaSalle (Québec) H8N 1T3 Dossier: 1621-721 H8N 1T3 Maria Tudor, 1 Restaurant 3200, rue Sébastian Tatulescu pour vendre Crémazie Est (Café restaurant Montréal tudoris) (Québec) CAFÉ RESTAURANT H2A 3N9 TUDORIS 3200, rue Crémazie Est Montréal (Québec) H2A 3N9 Dossier: 1706-183 9102-7839 Québec inc.SCORES RÔTISSERIE BBQ & CÔTES LEVÉES (MASSON) EXPRESS 2525, rue Masson Montréal (Québec) H1Y1V7 Dossier: 1897-982 9084-3103 Québec inc.RÔTISSERIE DÉ L EST 12000, Armand Bombardier Montréal (Québec) H1E1M5 Dossier: 1898-303 Yves d'Avignon LE FRÉJUS SAINT-RAPHAEL CAFÉ ENR.5433, rue 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 2525, rue Masson Montréal (Québec) H1Y 1V7 12000, Armand Bombardier Montréal (Québec) HIE 1M5 5433, rue Bannantyne Verdun (Québec) H4H 1G1 Bannantyne Verdun (Québec) H4H 1G1 Dossier: 1898-329 3903281 1 Bar sur 1200, rue de Canada inc terrasse la RESTAURANT LA (suite à une Gauchetière CAGE AUX SPORTS cession) Ouest 1200, rue de la Montréal Gauchetière Ouest (Québec) Montréal (Québec) H3B 2S2 H3B 2S2 Dossier: 1898-527 9113-2480 1 Restaurant 4736, rue Van Québec inc.pour vendre Horne BAHAY KUBO Montréal 4736, rue (Québec) Van Horne H3W1H8 Montréal (Québec) H3W1H8 Dossier: 1899-376 9088-8710 Mini-bar dans 1055, boul.Québec inc.les chambres St-Laurent HOTEL DAUPHIN Ouest MONTRÉAL- Longueuil LONGUEUIL (Québec) 1055, boul.J4K1E1 St-Laurent Ouest Longueuil (Québec) J4K1E1 Dossier: 1899-525 California Dream 2 Restaurants 355, rue Restaurant inc.pour vendre, Youville CALIFORNIA 1 Bar Montréal DREAM (Québec) 355, rue Youville H3Z 2P9 Montréal (Québec) H3Z2P9 Dossier: 1899-582 Beck Canada Itée A/s: Me Patrick Buchholz Lavery De Billy snc 1, place Ville-Marie, bureau 4000 Montréal (Québec) H3B 4M 4 3601, rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H4C 3N6 Changement d'endroit d'exploitation du permis de distributeur de bière n° DB-020 et 2525, rue Lapierre LaSalle (Québec) H8N 1B7 Beck Canada Itée Permis A/s: Me Patrick d'entrepôt Buchholz (bière) Lavery De Billy snc 1, place Ville-Marie, bureau 4000 Montréal (Québec) H3B 4M4 Beck Canada Itée Permis A/s: Me Patrick d'entrepôt Buchholz (bière) pour les Lavery De Billy snc fins de l'agent 1, place Ville-Marie, bureau 4000 Montréal (Québec) H3B 4M4 Beck Canada Itée Permis A/s: Me Patrick d'entrepôt Buchholz (bière) pour les Lavery De Billy snc fins de l'agent 1, place Ville-Marie, bureau 4000 Montréal (Québec) H3B 4M4 Beck Canada Itée Permis A/s: Me Patrick d'entrepôt Buchholz (bière) pour les Lavery De Billy snc fins de l'agent 1.place Ville-Marie, bureau 4000 Montréal (Québec) H3B 4M4 Beck Canada Itée Permis A/s: Me Patrick d'entrepôt Buchholz (bière) pour les Lavery De Billy snc fins de rage 1, place Ville-Marie, bureau 4000 Montréal (Québec) H3B 4M4 l'agent 2525, rue Lapierre LaSalle (Québec) H8N 1B7 50, rue Labatt LaSalle (Québec) H8R 3E7 2525, rue Lapierre LaSalle (Québec) H8N 187 2505, rue Senkus LaSalle (Québec) H8N 2X8 2523-B, avenue Dollard LaSalle (Québec) H8N 3A9 d'entrepôt (bière) poui fins de Vag Bières Boddingtons Permis Canada me.A/s: Me Patrick Buchholz Lavery De Billy snc 1, place Ville-Marie, bureau 4000 Montréal (Québec) H3B 4M4 agent Permis d’entrepôt (bière) pour les fins de l'agent Permis d’entrepôt (bière) pour les fins de ragent La Brasserie McAusIan inc.4850.rue Saint-Ambroise, Local 100 Montréal (Québec) H4C 3N8 La Brasserie McAusIan me.4850, rue Saint-Ambroise, Local 100 Montréal (Québec) H4C 3N8 Brasserie futuriste Changement de Laval Ltée.de capacité BAR RESTO LE PUB dans 2 Bars STE-THÉRÈSE existants 2.boulevard Labelle Samte-Thérèse (Québec) J7E 2W9 Dossier: 193-144 50, rue Labatt LaSalle (Québec) H8R 3E7 1700, autoroute Laval Laval (Québec) H7S 2E7 1800, autoroute Laval Laval (Québec) H7S 2E7 2.boulevard Labelle Sainte- Thérèse (Québec) J7E 2W9 Québec On prépare l'avenir Terrorisme Montréal n’est pas outillée pour faire face à une attaque FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR T a ville de Montréal constitue une cible potentiel-^ le pour les terroristes», peut-on lire dans un document approuvé par le comité exécutif cette semaine.Le problème, c’est que la Ville n’est pas prête à faire face à une telle menace.Le comité consultatif antiterrorisme mis sur pied dans la foulée des événements du 11 septembre estime que des lacunes existent, lesquelles ne permettraient pas de répondre adéquatement à une telle attaque.Le Service de police de la Ville de Montréal, Urgences-Santé, la sécurité civile et la Direction régionale de la Santé publique sont parmi les participants du comité en question dont le mandat est dévaluer la capacité de réponse des services municipaux et des partenaires en cas d’attaque terroriste.«Les travaux menés jusqu’à ce jour ont permis d’identifier des lacunes en formation du personnel intervenant et [en ce qui a trait aux] équipements nécessaires pour pouvoir contrôler un tel événement», f>eut-on lire dans le document distribué aux élus, mercredi.Ainsi, le comité exécutif de la Ville de Montréal a approuvé cette semaine un protocole d’entente avec le ministère de la Sécurité publique visant à mettre en place une équipe spécialisée d’intervention.Celle-ci serait appelée à réagir lors d’événements compor- tant des risques de nature chimique, biologique, radiologique et même nucléaire.Afin de financer cette unité spécialisée, la Ville signera bientôt, lors d’une conférence de presse, une entente avec le gouvernement afin que celui-ci puisse avoir accès à l’équipe d’intervention en produits chimiques qui fait partie du Service de sécurité incendie de Montréal (SSIM).L’acceptation d’un tel échange de bons procédés par l’administration Tremblay permettra à la Ville de recevoir du gouvernement du Québec 1,65 million d’ici 2011.Cet argent proviendra essentiellement des programmes mis sur pied par Ottawa pour renforcer la sécurité au pays.L’un de ceux-ci offre précisément aux provinces la possibilité de financer la mise en place de capacités d’intervention adéquates en cas d’attaques de natures chimique, biologique, radiologique ou nucléaire.A l’heure actuelle, l’équipe d’intervention des pompiers joue le rôle que pourrait jouer l'unité spécialisée.Depuis septembre, certains achats ont été effectués pour doter les pompiers d’une capacité de décontamination de masse advenant une attaque terroriste.Le personnel du Service de prévention des incendies de l’ancienne Ville de Montréal a été formé à l'automne 2001 pour procéder rapidement aux manœuvres nécessaires dans un tel cas.Les pompiers des ex-villes de banlieue sont actuellement en formation.Loi sur le lobbying Les lobbyistes sont vexés KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La démarche du gouvernement du Québec pour encadrer les activités de lobbying ressemble à une chasse aux sorcières.Et le projet de loi qui en découle repose sur la méfiance et le doute.C’est ce qui ressort des nombreuses critiques lancées hier lors d'un débat sur le lobbying organisé par le Conseil du patronat du Québec.Les lobbyistes-conseil les responsables des relations gouvernementales en entreprise, les relationnistes et autres avocats présents étaient unanimes à décrier les effets pervers que risque d’entraîner le projet de loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbying.Pour Daniel Matte, vice-président et associé chez Hill & Knowlton / Ducharme Perron, le gouvernement du Parti québécois «a réagi sous le coup de la panique» en condamnant d’avance le lobbying.M.Matte, qui a été chef de cabinet de l’ancien ministre Guy Chevrette alors qu’il était aux Affaires municipales, a cité des extraits du mémoire présenté par le ministre de la Justice, Paul Bégin, à ses collègues du cabinet, question de démontrer l’esprit dans lequel baigne le gouvernement «Le caractère privé du lobbyisme, parce qu’il favorise les occasions de conflits d’intérêts, de trafic d’influence ou d'autres formes d’abus, contribue grandement à discréditer aux yeux des justiciables l’intégrité de principe des élus et des administrateurs publics», peut-on lire dans le document Selon l’ancien premier ministre Daniel Johnson, aujourd’hui avocat chez McCarthy Tétrault, le projet gouvernemental devrait présumer de la bonne foi des lobbyistes, ce qui ne transparaît pas.«Le gouvernement n ’est-il pas en train de se tromper de cible?L’objectif devrait être de s'assurer de l’intégrité de l’appareil public plutôt que des lobbyistes», a affirmé M.Johnson.Raymond Hudon, professeur de science politique à l’Université Laval, s’est dit déçu que le projet ne reconnaisse que timidement la légitimité de la pratique.«Ce projet stigmatise des gens en présumant qu’ils exercent des activités douteuses», a commenté M.Hudon.En septembre prochain, l’Université Laval ouvre un nouveau programme d’études supérieures en affaires publiques et représentation des intérêts.Le professeur Hudon refuse d'accoler le terme «lobbying» à ce programme.Plusieurs participants ont dénoncé l’esprit de délation que pourrait susciter ce projet, mais surtout l’inégalité des chances.«Oui à la transparence, mais pour tout le monde.[.] Pourquoi les syndicats sont exclus?Peut-être parce qu’ils ont fait un bon lobbying», a suggéré Daniel Matte.Crise du logement Le FRAPRU lance l’opération occupation JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Les Montréalais renoueront avec l’occupation de bâtiments vacants d’ici quelques jours.Mais celled n’aura rien à voir avec le squat des jeunes qui, réfugiés au Centre Préfontaine, avaient défrayé la chronique l’été dernier, souligne le FRAPRU (le Front d’action populaire en réaménagement urbain), organisateur de l’événement «Ce sera une action politique, colorée, festive», disait la porte-parole Marie-Josée Latour pour annoncer la semaine d’occupation qui se tiendra dans six régions du Québec — et six quartiers de Montréal — du 12 mai au 17 mai.Différents comités de défense des locataires occuperont des terrains vacants ou des immeubles abandonnés, parfois pour quelques heures, certains pour quelques jours, histoire de revendiquer plus de logements sodaux.La population, poursuit Mme Latour, comprendra.«R faut voir que la situation est extrêmement grave.Les gens nous appellent en détresse car ils se retrouvent à la rue, en panique totale.C’est ça qui devrait être illégal! C’est beaucoup plus dramatique que d’occuper un bâtiment vide pendant 24,48 ou 72 heures» Les quartiers touchés sont Côte-des-Neiges, Hochelaga-Mai-sonneuve, Parc-Extension, Ville-ray, Saint-Henri et Centre-Sud, mais la plupart des lieux d'occupation sont encore gardés secrets.Plusieurs de ces actions seront accompagnées de marches, expositions, repas, musique.La chorale de l’Accueil Bonneau et l’humoriste Yvon Deschamps partidperont ainsi à certaines activités.Au bureau du ministre délégué à l’Habitation Jacques Côté, on signale que le Québec vient quand même de se lancer «dans un des plus vastes chantiers de logements sociaux depuis très longtemps».Quant à la crise prévue le 1" juillet, des solutions seront annoncées sous pieu, dans la foulée de l’adoption cette semaine du projet de loi 49.L’un de ses articles permet maintenant à la Sodété d’habitation du Québec d'adopter des mesures spéciales en cas de dreons-tances exceptionnelles.Marché francophone de la poésie Place ôéralcl-ôocl/w (cétro Mont-Royal) olv l av 5 r-’ai ZûQl .\kxst»limais co‘lak
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