Le devoir, 6 mai 2006, Cahier E
DANSE Dualités illusoires Page E 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE M Al 2 0 0 6 ICINEMA Un air de déjà-vu Page E 7 Maurizio Pollini 1 m m Part de la vertu- .'"WüsniBï .nrh **m ÛUtê w*#i» ,» «.) fe m ¦m ** 'it m É.$ i»T ¦ * * jV, * ?*.fÊMm ' î ?î » ; .•f' # | f* • *’,a PHIUm GONTIKK / ix; C’est évidemment l’un des événements de la saison musicale que cette venue inespérée mais tant attendue du grand pianiste italien Maurizio Pollini pour un récital à la salle Claude-Champagne de l’Université de Montréal vendredi prochain CHRISTOPHE HUSS Maurizio Pollini est, depuis 45 ans maintenant, un phare dans le milieu pianistique.Cette image de «roc artistique», il la doit à bien plus qu’une technique bien trempée.Il y a aussi cette aura de sagesse, de rigueur et de curiosité, qu’il a su glaner dès ses débuts, qui prennent les chemins les plus balisés, ceux des concours.Le premier rendez-vous de ce type pour Maurizio Pollini est Genève, en 1957.Il a quinze ans et finit second derrière.Martha Argerich.Argerich et Pollini ne se croiseront pas à Varsovie pour le Concours Chopin, le plus prestigieux du monde.Pollini, à 18 ans, remportera l’édition 1960; Argerich raflera la mise en 1965.Si on en revient quarante-six ans plus tard à parler d’un concours, c’est pour ce qui suit chez Maurizio Pollini: une année sabbatique pour parfaire sa formation! Non, décidément ce pianiste ne pouvait être ordinaire.Pollini et son temps Si le pianiste prit immédiatement du recul, c’est sans doute pour ne pas se trouver catalogué «pianis- te chopinien».Il reviendra souvent au disque, à intervalles réguliers, au compositeur polonais.Si Argerich, qui enregistre aussi chez Deutsche Grammes phon, marque son territoire dans les Préludes, Pollini délimite le sien dans les Études.beau et éloquent raccourci.Assurément Pollini ne désire pas que le public l’assimile à un simple virtuose qui joue Chopin pour épater la galerie.Les répertoires qu’il approfondit sont le romantisme allemand et la musique contemporaine.En ce qui a trait à la musique de notre temps, le nom de Pollini est étroitement lié à celui de trois compositeurs: Pierre Boulez, dont il défendit et enregistra la 2 Sonate pour piano, Karlheinz Stockhausen, dont il interprète encore les Klavierstücke, et, primus inter pares, Luigi Nono (1924-1990).La symbiose artistique entre Luigi Nono, Claudio Abbado et Maurizio Pollini est parfaitement retracée dans un documentaire de Bettina Ehrhardt, publié il y a deux mois en DVD chez TDK.Au disque, l'héritage de cette fusion musicale nous a donné Como una oia de fiterza y luz (Comme une vague de force et de lumière), cantate politique militante pour soprano, piano et orchestre, écrite pour Abbado et Pollini en 1972 et parue en disque en iiJ 1974.L’autre œuvre de Nono que Ton associe à Pollini est .^offerte onde serene.(ondes sereines, subies), composition de 1976 qui confronte le piano seul à une bande magnétique dans un réglage propre à chaque salle de concert et vise la fusion du piano et des sons enregistrés.On pouvait s’attendre, d’un pianiste aussi engagé et éveillé à la musique de son temps dans les années soixante-dix, à une vision intéressante sur la création musicale de ces vingt-cinq dernières années.Que nenni! En entrevue au Devoir, Pollini ne saurait dire ce qu’il retient du piano actuel: *Vous savez, aujourd'hui dans les concerts, on écoute surtout de la musique des XVIII' et XIX' siècles.Il y a dans le XX' siècle, et dans la deuxième partie du XX' siècle, des chefs-d’œuvre qui devraient être plus présents dans notre vie musicale.» On ne sait si, avec de telles réponses, Pollini s’entraîne pour rentrer en politique, mais poussé un peu plus avant, afin de citer ses «chocs musicaux» des vingt dernières années, U consent à lâcher un nom, •Salvatore Sciarnno, qui a composé plusieurs sonates pour piano, avec une richesse et une recherche de timbres étonnantes».Le pianiste ne citera ni autres compositeurs ni concertos: */c me suis concentré sur des œuvres solo.» Pollini serait-il dévu de la musique contemporaine?Comment interpréter la phrase suivante du documentaire de Bettina Ehrhardt?«Mon admiration pour le musicien Sono, même si j’essaie de faire la part des choses, est teintée par les souvenirs que j’ai de l’homme Sono, mon ami.» En tout cas, il ne tarit pas d’éloges sur Stockhausen, dont il ne se souvient pourtant pas d’avoir programmé des Klavierstücke en seconde partie du 1" livre de Préludes de Debussy à la Cité de la musique à Paris.In juxtaposition n’avait, semble-t-il, pas des résonances si profondes que cela: «Stockhausen, compositeur dün énorme intérêt, a écrit merveilleusement pour le piano.Il y a toujours des choses à découvrir sur le piano moderne et Stockhausen a trouvé, vraiment, des sonorités nouvelles.» On ne peut, en tout cas, lui reprocher de délaisser le répertoire acquis, qu'il représente périodiquement dans ses cycles de concerts «The Pollini lYoject» dans les grandes capitales du monde.Les grands classiques Pas de doute, ce qui motive aujourd’hui Maurizio VOIR PAGE E 2: POLLINI Destins croisés de femmes en colère Délivrez-moi, de Denis Chouinard, œuvre de rédemption et de lumière mettant en vedette Céline Bonnier, gagnera nos écrans vendredi prochain.ODILE TREMBLAY Dans un restaurant du Vieux-Montréal, tout chaud atterri d'Ethiopie, tète et pieds encore accrochés au pays qu’arpenta Rimbaud, le cinéaste Denis Chouinard voyage dans son film et un peu ailleurs.Déçu que son Dëicrez-moi ne soit pas sélectionné à Cannes?fl rit déclare n’y avoir même pas songé, fl faisait de la marche en Afrique, loin, si loin de notre planète cinéma.Le voici pourtant aux côtés de son interprète principale, Céline Bonnier, heureux tout de même d’atterrir sur le macadam du cinéma montréalais, content de son film aussi.Un théâtre grec Une fois n’est pas coutume: Denis Chouinard, le cinéaste de Clandestins et de L'Ange de goudron, voulait faire un film de filles, sur trois générations et avec bien des problèmes relationnels au milieu.Pourquoi ce titre de Délivrez-moi?‘Tous mes personnages ont besoin de se délivrer de quelque chose.» Vrai! •Je vou- lais que ce soit un théâtre grec, avec plusieurs scènes tournées à l’extérieur», ajoute-t-il.Une grand-mere hantée par la mort de son fils, qui carbure à la haine et à la bigoterie (Geneviève Bu-jold), une femme émergeant de prison ou elle faisait des strip-teases pour ses codétenues (Céline Bonnier), une pré-ado (Juliette Gosselin, la fillette de Nouvelle-France) troublée et attirée par cette mère venue de l’autre côté de la liberté.Quand Denis Chouinard a demandé a la romancière Monique Proubc si elle accepterait de retravailler le scénario, celle-ci a demandé: ’Est-ce que ça finit mal ou bien?» Le cinéaste lui a répondu que le film irait vers la himiere.C’est cette démarche-là qui inté- ressait Monique Proubt, et l’idée d’une femme en rédemption, qui sort de prison après le meurtre de son mari et rêve de récupérer sa fille, Tamour de sa vie.C’est après avoir vu Céline si intense au théâtre dans IjO Cloche de verre que Chouinard a jeté son dés vohi sur elle, la comédienne trouvait le scénario bien écrit et brillant Elle a sauté dans le train.Céline Bonnier voit son personnage d’Annie comme celui d’une adolescente qui a grandi trop vite mais n’est pas une criminelle endurcie, plutôt une femme jetée en prison à la suite d'un accident de parcours, une femme qui avance, qui se bat pour gagner VOIR PAGE E 2: COLÈRE i LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE MAI 2 O O 6 E l -* Culture *- Le vrai printemps de Tahani Odile Tremblay Et s’il existait une vie lumineuse après l’ONF?Poser la question à Tahani Rached, c’est entendre son rire joyeux.Il résonne du Caire à Montréal sur le fil de téléphone, avec un soupir de soulagement au bout «Je suis contente d’avoir arrêté de travailler là-bas.Mon rapport à la création s’est modifié.» Le cours du destin aussi, à propos.Son dernier documentaire, El-Henate Dol (Ces filles-là), consacré à de jeunes filles sans abri du Caire, sera de la Sélection officielle du Festival de Cannes, à Un certain regard.D'où la lévitation delà cinéaste.Une vie après l’ONF.Tu parles! La sienne se jouera avec escale au Palais des festivals.«Alors voilà! Je suis folle comme un balai», lance Tahani, tout excitée.On aime beaucoup cette cinéaste, si engagée, si généreuse, jamais tordue.Non, elle ne l’a pas volée, sa sélection cannoise.Vingt-quatre ans passés à l’Office national du film à Montréal, à vivre les hauts et les bas d’une institution qui a viré sur le top au cours de la dernière décennie, ça marque une réalisatrice.On rencontrait Tahani a chaque lancement de film, aussi pour recueillir ses témoignages quand de nouvelles tuiles tombaient sur la tête de l’ONF.Je la sentais un peu papesse dans les locaux de la Côte-de-Iiesse, à cause de gon intégrité, sans doute.Egyptienne tant qu’on voudra, Tahani demeure un peu québécoise et ne s’en défend guère.«J’ai deux “par chez nous”, dit-elle en rigolant.Un en Égypte, l’autre au Québec.» A18 ans, en 1966, Tahani avait quitté son Caire natal, sous le coup des grandes nationalisations égyptiennes qui avaient condamné son père au chômage.Elle avait des cousins à Montréal.Sa ville d’accueil s’est imposée d’office.Avec comme centres d’intérêt la culture et l’engagement social, une carqéra s’est vite posée à son bras.Après les études à l’École des beaux-arts de Montréal, le documentaire fut la grande affaire de sa vie.Son premier long métrage, Les Voleurs de jobs, se penchait sur la relation au travail des nouveaux arrivants au Québec.Elle a filmé le paysage humain qui l’entourait In condition d’immigrante, Tahani connaît.Son nom rime avec cinéma engagé et généreux.A l'ONF", ses films alternaient entre nos réalités «pure laine» (Au chic Resta Pop, Urgence! Deuxième souffle, etc.) et des œuvres collées aux semelles d’un Moyen-Orient en ébullition (Quatre femmes d’Égypte, Soreida - Une femme de Palestine, etc.).Et puis couac! En 2003, la veille de la fin de son tournage de Soreida, la noble institution lui signifia son congé.L’ONF renvoyait ses derniers cinéastes permanents! Fin de l’épisode et d’une époque, avec les amertumes d’usage, les angoisses aussi.Que faire?Où aller?Un vertige vous gagne dans ces moments-là, avec visions glauques de semi-retraite ou de mise au rancart D’autres auraient cultivé leur jardin et abandonné le métier.Mais le cinéma engagé, c’est un ver dans la moelle, qui vous gruge sans fin.Tourner ailleurs.Mais oui.Le métissage des cultures, ça aide au renouveau.Direction: Le Caire.Si Ces filles-là n’apparaît pas sur la courte liste des films canadiens à Cannes, c’est que le documentaire de Tahani participe au rendez-vous français sous la seule bannière égyptienne.«C’est la première fois depuis des lustres qu’une production entièrement égyptienne se retrouve à Cannes, dit Tahani.Tout le monde ne jure plus que par les coproductions, un trouble qui gagne le champ du documentaire.» Elle se sent plus Egyptienne que Québécoise, par les temps qui courent, Tahani.Faut comprendre.Sa mise en orbite internationale s’est jouée là-bas.Ironie du sort, l’Office national du film, invité en fin de parcours à participer à l’aventure de Ces filles-là, n’a pas eu le temps de remuer sa machine bureaucratique pour se revirer sur son trente sous.«Nous devions bouger vite.Et ça ne s’est jamais concrétisé», explique la documentariste.Parions que les bonzes de l’ONF ont la mine basse aujourd’hui et qu’ils aimeraient bien se draper dans le voile égyptien de Tahani au chic festival français.En tournant au Caire, la cinéaste a quand même battu le rappel des vieux alliés montréalais.Serge Beauchemin vint la conseiller là-bas sur le choix de l’équipement pour la prise de son et piloter son technicien.Marie-Claude Gagné a fait le montage sonore.Tahani est d’autant plus fière que son film est le premier à émerger du studio Masr, mythique institution égyptienne qui tombait en ruine jusqu’à ce qu'une bonne àme, Karim Gamal El Dine, ne la reprenne en main et produise par surcroît son documentaire, en lui donnant carte blanche et sa confiance absolue.Elle a donc étrenné le vieux studio ressuscité de ses cendres, prenant des risques et zigzaguant entre les peaux de banane des situations imprévues.Parce que ces toutes jeunes filles, âgées de 14 à 18 ans, qui déambulaient sur le macadam cairote, avaient la démarche parfois chambranlante et l’esprit souvent brouillé.Et qu'il fallait chaque jour fixer leurs pas et leurs vies.D’où les contorsions et les improvisations.Sous ces contraintes, la cinéaste assure avoir découvert avec son équipe une nouvelle façon de tourner, laquelle n’a pas l'air d’avoir porté de trop vilains fruits.Hop là, donc! Son film s’envole à Cannes.L’ONF est loin derrière, quoique toujours en elle pour le tour de main et le bagage du métier.La cinéaste, à cheval entre les cultures, se prépare à croiser ses anciens patrons de l'ONF sur la Croisette, ce mois-ci.Le soleil brillera alors sur les grands voiliers.Les montagnes de l’Esterel se découperont à l’horizon de la baie, et elle aura le petit sourire entendu de celle que les institutions n’ont jamais rouillée.Sa voix est tellement joyeuse, plus jeune qu’avant.A croire qu’on assiste au vrai printemps de Tahani.otrem blay@ledevoir.com COLÈRE «Pour l'inspiration, on a regardé les films d’Antonioni» POLUNI pianiste se réfugie de plus en plus dans le récital SUITE DE LA PAGE E 1 sa place au soleil, pour sortir du marasme.«Ce n’est pas simple, la quête du bonheur, constate celle qui interpréta aussi Monica la Mitraille.R y a des obstacles.» L’obstacle numéro un du film est la grand-mère paternelle, devenue tutrice de l’enfant et cramponnée à elle.Geneviève Bujold incarne cette femme dure qui rappelle un peu son héroïne de Kamouras-ka, quelque 35 ans après le film de Jutra.Et comme dans chaque film, la grande actrice s’est immergée dans son rôle au point de le traîner sur le plateau.«On n’avait pas beaucoup de rapports en dehors du tournage, elle et moi, car son personnage n’aimait pas le mien», confie Céline Bonnier.«Comme bien des gens qui ont des grands malheurs, elle a cherché une sorte d’équilibre dans la religion», explique Chouinard à propos du personnage de Bujold.De Juliette Gosselin (qui incarne la petite Sophie), il salue la grâce naturelle et la disponibilité entière.Céline Bonnier dit aimer camper les personnages qui sortent du gouffre et s’agrippent à la vie.«Quand Annie développe une relation avec Ghislain [Patrice Ro-bitaillel, elle reproduit un modèle qu’elle connaît mais qui ne la nourrit plus.Elle essaiera ensuite de s’améliorer pour gagner l’amour de sa fille.» l^t comédienne admet que le film Clean, d’Olivier Assayas, s’appuie sur un thème similaire à celui de Délivrez-moi — rédemption d’une mère pour récupérer son enfant.«Mais les deux films sont trop différents pour les comparer vraiment.» Survenante «La logistique du tournage fut compliquée, sans grandes répéti- tions: Céline partait en vacances, Geneviève était en Californie avant le tournage mais s’imposa un énorme travail de préparation», rappelle le cinéaste.Trentecinq jours pour tout filmer, avec Steve Asselin comme directeur photo, dont Chouinard avait beaucoup apprécié le travail pour Mémoires affectives, de Francis Leclerc.«Pour l’inspiration, on a regardé les films d’Antonioni: Le Désert rouge.Blow Up, etc.On voulait que le monde de Sophie soit idyllique quand elle s’échappe de chez sa grand-mère.» Denis Chouinard laisse un flou sur la région du Québec (un mélange de Sorel, de Valleyfield, de Huntingdon et de Longueuil) cadre de l’action: une petite ville avec son usine, mais les fjords de Sorel filmés dans la lumière confèrent au paysage un côté Survenant.Survenante plutôt, car ce personnage de reprise de justice, campé par Céline Bonnier, tombe comme un cheveu sur la soupe dans ce milieu clos, étrangement désert le soir.«On a enlevé toutes les voitures et les gens de la rue, précise le cinéaste.D’où un léger décalage.Le lieu ne peut être tout à fait réaliste à cause de tout ce vide.» Tourner hors de Montréal demeure un luxe: «Ce n ’est pas sans raison si environ 90 % des tournages se font à Montréal, offrant ainsi une vision réductrice du Québec, estime Denis Chouinard.Se déplacer coûte si cher.En France, les régions reçoivent des subventions pour accueillir les équipes de films Mais ici.» SUITE DE LA PAGE E 1 Pollini, c’est un retour au «terroir pianistique» délimité par ses arpents principaux: Beethoven, Brahms, Chopin, Liszt, Mozart.Ces compositeurs, il les a tous enregistrés et réenregistrés.Avec un credo artistique reposant sur trois valeurs: puissance, rigueur et clarté.Ce cadrage dans le temps et ce souci de la transparence qu’il applique à la musique lui semblent innés.Peut-être parce que son père, Gino, fut l’un des architectes les plus connus d’Italie, ou que sa mère, qui avait étudié la musique, était la sœur de Fausto Melotti, célèbre sculpteur.On n’imaginerait pas, bien-sûr, des morceaux de façade tomber d’un bâtiment ou la tête manquer à une statue.L’art de Pollini est à considérer dans cet esprit à travers un rapport architectural aux choses musicales.Du cadrage absolu de la structure peut évidemment naître la lumière et lorsque Pollini joue les Nocturnes de Chopin (il y en aura quatre au programme vendredi), c’est moins en tant que cycle — et surtout pas un cycle éthéré, nocturnal ou onirique — que pour brosser le caractère de chaque pièce.Quand on lui demande si dans son enregistrement il a voulu «dé-nocturniser» les Nocturnes, il se défend fermement «Je n'ai eu aucune intention de “denocturniser” quoi que ce soit! Je suis d’accord avec le côté lyrique et rêveur de Chopin, j’ai essayé de l'exprimer absolument.Mais il y aussi l’idée de souligner le caractère dramatique de certains PHILIPPE GONTIER / DG Maurizio Pollini Nocturnes, qui le sont de manière marquée.Par exemple la dernière partie du Nocturne en do mineur est indiquée doppio movimento, soit nettement plus vif qu’on le joue habituellement, avec un caractère dramatique affirmé.Naturellement, chaque Nocturne est différent.H y a une très grande variété de caractères.» Pollini a aussi enregistré les quatre Ballades et avoue un petit faible pour la première et la quatrième.Il a choisi la 1" Ballade pour son concert montréalais.Le pianiste se réfugie de plus en plus dans le récital, seul face à lui-même et à la partition.«Je joue quand même avec orchestre; c’est une expérience intéressante de faire de la musique avec d’autres musiciens.» Parmi ses grandes expériences récentes, il évoque cepen- dant «les Quatuors avec piano de Mozart avec le Quatuor Alban Berg à Vienne».C’est peut-être difficile de jouer Brahms et Beethoven quand on y a été accompagné à Vienne et à Berlin par Abbado, Bôhm et Karajan (ce dernier, dans le 3 Concerto de Beethoven, pas officiellement en disque hélas).Aussi, ce ne sont pas des concertos qu’il rêve de réenregistrer.Non, toute son attention se porte vers l’intégrale des Sonates pour piano de Beethoven, y compris un ré-enregistrement des cinq dernières, et vers Le Clavier bien tempéré de Bach, qui apparaît comme la légitime urgence de l’heure pour les pianistes dans leur soixantaine (Barenboim, Ashkenazy.).Par contre, il est sans doute le seul pianiste à rêver sincèrement — et avec raison — d’enregistrer Stockhausen.A Montréal, la seconde partie de son concert sera consacrée à Liszt, avec, notamment, la Sonate en si mineur.«J’ai dédié plus d’énergie à lu musique de Chopin qu’à celle de Liszt, c'est vrai, mais les pièces que je jouerai à Montréal sont des œuvres marquantes du répertoire et prophétiques sur le plan musical, avec des anticipations extraordinaires.», dit-il.Sa visite, en tout cas, nous honore.Collaborateur du Devoir MAURIZIO POLUNI À MONTRÉAL A la salle Claude-Champagne de l’Université de Montréal, vendredi 12 mai à 20h.Pour réservation: 514 790-1245.Ele théâtre de fortune présente MISE EN SCÈNE : JEAN-MARIE PAPAPIETRO AVEC DENIS GRAVEREAUX HÉÂTRE PROSPERO I (SALLE INTIME) UTILES AUX ELEVES DE LYDIE SALVAYRE EDITIONS VERTICALES/LE SEUIL Billetterie : 5M-526-6582 RESEAU ADMISSION : 5N-790-I245 OU 1.800.361.4595 Un moment de grâce dans la saison •.in spectacle remarquable.» A-M.Cloutier, La Press D’une drôlerie irrésistible»Sl»eLeDmw Le Devoir Mi Ue FERTIVAMOE THEATRE OEB r AMÉRIQUES présente USINE O KADDISH POUR L’ENFANT QUI NE NAÎTRA PAS de Imre Kertész en première nord-américaine ___ Eraritjsrit Jaka Musée des phrases Un théâtre musical de H El N ER GOEB B ELS d’après des textes d’ ELIAS CANETTI avec ANDRÉ WILMS et le QUATUOR MONDRIAAN CE QUE LA PRESSE ÉTRANGÈRE EN A DIT.theatre i(x:rt interprète par Jean Quentin Châtelain dans une mise en scène de Joël Joüanneau « Ce qui frappé d'abord cher Jean-Quentin Châtelain, c'est la puissance intérieure, terrienne, terriblement physique qu'il dégagé en scène Châtelain crève la scène comme on dit d'un acteur qu crève récran.» Connue DonaMtos, 2urbain Paris.2004 « Derrière ce titre imprononçable, ce n’est qu’intelligence.virtuosité, maîtrise du sens dramaturgique, magie de la scénographie, professionnalisme de tous les intervenants (.) Une œuvre rare à voir en urgence.Un moment de grâce.» la tribune f ¦ ce) « Un spectacle d’une lumineuse intelligence (.) On savoure un concert haut de gamme de musiques du XX siècle par le Quatuor Mondriaan, irradiant de bonheur.» nol\ll OBSERVAm>R - > « Et cela donne un spectacle exceptionnel, où la technologie (.) acquiert une force d'attraction qui vous cloue sur votre siège, tout œil, tout oreille, happé par la beauté autant que par le sens que cette beauté donne au propos.» £ monde (Uv 3 REPRÉSENTATION5 EXCEPTIONNELLES À MONTRÉAL En Franp aïs Déporté à rage de 15 ans à Auschwitz, Kertész est libéré en 1945.En 2002, il reçoit le prix Hans Sahl, du cercle des auteurs allemands et le prix Nobel de littérature attribué pour la première fois à un auteur hongrois.Lausanne E TE.?coproduction du Theatre Vidy Lausar Théâtre Ouvert (Paris) et de L'Eldorado 514 790 1245 1 800-361-4595 ADMISSION COM Du 23 au 27 mai 2006 / 5 soirs seulement! Qulchat 521.4493 / Admission 790.1245 / www.uslne-c.com • v www.fta.qc.ca .«.tas et4e fa Ou QueNv le Corrjw.'f des AistMIoVi * M «ttsestml» SOtXC pot# tea: THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEW YORK / JOHN C.WADDELL COLLECTION.GIFT OF JOHN C.WADDELL, 1997 / © 1998 THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART Etagère Carlton, 1981, d’Ettore Sottsass.Editée par Memphis.de Sottssas, rouge également, si symptomatique de l’influence pop du tournant des années 60?Le fauteuil de Terragni (1933) en tubulaire, pièce unique destinée à la maison du fascisme de Côme, a inspiré les designers des années 50 et 60.Un meuble radio en lucite de Franco Albini (1938) affiche une parenté avec des télés conçues par Zanu-so durant les années 60.Suggérant une complicité quelque peu simpliste entre Fontana et une robe à trous cerclés de Bruna Bini (1961), sur les traces des constructions envoûtantes de Melotti, du géométrisme d’Enzo Marri et de Bruno Munari et les designers qui s'y manifestaient, l’exposition aborde les années 50 et 60.Molino.Zanusso.Venini.Et plus tard Baldassari, Castiglioni, Joe Colombo et combien d’autres.Ds sont venus! Ils sont tous là Il y a même quelques fils maudits alors que des lectures contestataires, comme celles de 1/1 rte pavera.mettent en crise la modernité.Dans cette veine, le cinéma — celui d’Antonioni dans Le Désert rouge ou, mieux encore, la fameuse scène de la maison qui explose dans Zabriskie Point — aurait pu, lui aussi, offrir des liens critiques, à présenter avec les projections accompagnant l’exposition.Le parcours montre aussi comment l’héritage du Bauhaus, et son puritanisme, au lendemain de la guerre, s’est acclimaté à la situation italienne, tandis que le projet moderniste s’allie à celui de la reconstruction du pays.Le manifeste du Bauhaus n’appelait-il pas en 1919 à briser ce «mur de dédain entre artisan et artiste»?L'itinéraire aux débuts si révéla- teurs d’un Ettore Sottsass est à cet égard bien cadré.Une vitrine arbore les productions céramiques de l’artiste, lui-même issu de l’artisanat avant de se faire l'apôtre de la dimension symbolique du desigg en contestant son rationalismè fonctionnel.En parallèle avec Iç groupe Memphis fondé par Ettore Sottsass et son refus «postmoderne» d’un purisme d’essence fonctionnalisme, l'exposition dresse aussi le portrait de la «transavant-garde» des années 80.Certes, résumer l’exposition à ces seules synergies de chronologie en dénature la portée, la subtilité de ses rapprochements et les liaisons inattendues qu’elle propose.Le designer s’y retrouve en un tandem parfois dissonant, parfois contigu avec l’artiste.Tous deux, selon les mots du critique d’art Achille Bonito Oliva dans le catalogue, seraient «en mesure de pénétrer dans l’imaginaire d’une société de masse envahie par la suprématie de la technique qui la vide».En revenant vers la période contemporaine, cependant, peut-être par manque de recul, les échanges entre art et design et, en filigrane, les tensions de la société italienne deviennent plus malaisés à déceler.Par ailleurs, les arches qui guident la présentation signée Nathalie Crinière apparaissent un peu trop présentes.On comprend mal également cet accroc en tonne d’amnésie au riche catalogue pourtant si plein d’érudition.Diane Charbon-neau, l’une des commissaires, y affirme que l’influence du design italien au Canada n’aurait été décisive qu’à partir des années 80.C’est notamment passer sous silence la visite à Montréal de Gio Ponti, fondateur de la revue Do-mus et fort présent dans l’exposition, au milieu des années 50.Galvanisant le petit milieu du design d’alors, Ponti enregistra ici une émission de télévision.11 rencontra artistes, jeunes designers, étudiants.Qu’importe! Pour revenir à cette exposition de haut niveau, il est préférable de conclure avec ces paroles d’Ettore Sottsass écrites à la fin des années 70: «En Italie, il existe cette idée qu’à travers une certaine attitude vers le design, on peut développer dans le public la créativité, la possibilité de se désaliéner, de s’exprimer.» Le designer italien, selon Ettore Sottsass, n’est plus tant «cet homme qui dessine une forme»', il serait davantage, toujours selon Sottsass, un médecin d’un genre spécial qui prescrit la beauté en guise de remède à bien des vicissitudes de la vie quotidienne.Collaborateur du Devoir 7 mai -1" juin DENISE GUAY VERNISSAGE Ml i’i.U IM l |)l S I K MU 1 s ()l'l HI C U1 R) 525-8.43 www.gulericlindavergc.ca / COLLECTION LILIANE ET DAVID M.STEWART/ MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Table Org, 2001, de Fabio Novembre Norman Gilbert -t GILLES BOISVERT « eauchaudeaufroide », acrylique, encre, collage, photo, estampe Jusqu'au 27 mai 2006 GALERIE "BERNARD www.galert8bernard.oa 3926 rue Saint-Denis, Montréal /Québec) H2W 2M2, Tél.: (S14) 277-0770 ¦anfa»! mercredi llh-17h jeudi-vendredi llh-gOh samedi 12b-17h et sur rendez-vous Au-tour de la géométrie ri Yves Bouliane Christian Kiopini Manfred Mohr D GillesGheerbrant Richard Lanctôt PeterSchuyff r0|**SLL Dirk Vertiaegen Du 19 Avril eu 21 Mai Mercredi au dimanebe de 12H00-17H3O www.projex-irrtLblogspot.com 1000 AMHERST.#103.MTL/QC) H2L 3K5 - T514.570.9130 - 514.845.7295 Exposition du 9 mai au 27 mai 2006 Vernissage le 10 mai 2006 (17-19h) GALERIE GORA 279 Sherbrooke Ouest espace 205.Montréal tél: 514.879.9694 www.gallerygora.com METRO place-des-arts ESTAMPES INTERNATIONALES Zao Wou-Ki 1956-1994 Du 3 mai au 3 juin 2006 GALERIE SIMON BLAIS Sort laore*.(nord 4e fawnmni local 100 Montreal iQocbeo H?T 1S1 «rw» galeneumonbUncorn (lui MS lits [Xi maect au venAedt de K) K a l* h .samedi de H) h a 17 h 4 WÊtKtKÊÊÊÊÊÊKttÊÊÊÊÊÊtÊÊ LE DEVOIR.LES SAMEDI ti E T D I M A N C II E 7 M A I 2 O O « 1 n niTi o ii \j HJ.UJ - •‘«1 __________________ LA PLANÈTE BLANCHE /THIERRY PIANTANIDA ET THIERRY fl AGOBERT e n t r i s EX-CENTRIS.COM / 514 84T.2206 13h00 IShOO 17h10 19h00 21hOO Péril en Arctique Esthétiquement, le dernier film de Chen Kaige possède d’évidents ; SOURCE CHINA FILM (.ROUI’ Un air de déjà-1 WU JI - LA LEGENDE DES CAVALIERS DU VENT (THE PROMISE) Réalisation: Chen Kaige.Scénario: Chen Kaige et Zhang Tan.Avec Hiroyuki Sanada, Jang Dong-Gun, Cecilia Cheung.Nicholas Tse, Liu Ye, Chen Hong.Image: Peter Pau.Musique: Klaus Badelt.Montage: Zhou Ying, Ii Fang.ODILE TREMBLAY Chen Kaige est presque un monument du cinéma chinois.Le cinéaste à’Adieu ma concubine, palmé d’or à Cannes en 1993, et de L’Empereur et l’Assassin marie la somptuosité des costumes et des décors à une extrême méticulosité technique, sur des reconstitutions historiques complexes avec une foule de figurants.Avec Wu Ji - La légende des cavaliers du vent, il surfe cette fois sur une mode contemporaine mariant les arts martiaux à une trame fantastique, un peu comme dans le Hero de Zhang Yimou et dans Tigres et dragons d’Ang Lee.Mais le genre est devenu convenu et ce Wu Ji n’apporte guère d’originalité à une formule désormais si familière.Chen Kaige n’a pourtant rien négligé au chapitre de la somptuosité.Et les costumes, les chorégraphies martiales, les scènes de bataille ainsi que les décors sont au rendez-vous de l’ambitieuse production chinoise.Ne manque que la grâce de la nouveauté ou un esprit subtil pour élever le produit au-dessus des champs déjà labourés.On pourrait croire que le cinéaste s’est basé sur une authen- tique légende chinoise, mais il a bel et bien imaginé lui-même cette histoire d’un temps reculé, mettant en scène une belle princesse liée par un pacte d’enfance qui la force à perdre les hommes quelle aimera, un général puissant et amoureux (Hiroyuki Sanada), un esclave à qui le secret de la naissance confère une vraie noblesse (Jang Dong-Gim) et un duc cruel (Nicolas Tse).Esthétiquement, le film possède d’évidents atouts.Et la présence du magnifique acteur Jang Dong-Gun, dans la peau de l’esclave Kunlun né au royaume des glaces où l’on court plus vite que le vent, n’est pas le moindre.Son personnage est au centre du film, en évolution perpétuelle, passant de l’état prostré et animal à celui de héros invincible, qui aura rejeté son ancien destin pour entrer dans la lumière.Autre figure intéressante: celle du loup des neiges, qui a perdu son ancienne patrie et qui, sous une robe de plumes noires, se voit condamné à servir le méchant duc, tout en mijotant sa vengeance.Effets spéciaux, envolées des personnages, combats dans les airs: tout cela dégage un air de déjà-vu.Quant à la princesse Qingcheng (Cecilia Cheung), qui fait craquer tous les hommes, elle n’a que sa joliesse en guise de charisme et ne passe guère la rampe.Le grand acteur japonais Hiroyuki Sanada, dans la peau du général que des revers du destin condamnent au doute, possède une gamme infiniment plus complexe d’émotions.Amours et combats sont au menu, mais aussi une incursion plus mystérieuse dans l’ancien pays des neiges.I^e film se veut peut-être une version orientale du Seigneur des anneaux, mais il n’en possède pas la force et ne s’appuie guère sur les mêmes prouesses tech-niques.Wu Ji déploie ses charmes comme il peut mais déçoit en bout de piste, line sorte de remake de toutes sortes de films qu’on énumère mentalement et qu’il n’a pas su transcender.Hélas! Le Devoir LA PLANETE BLANCHE Realisation: Thierry Ragobert et Thierry Piantanida.Scenario: Thierry Piantanida, Stéphane Millière.Image: Thierry Machado, Martin Leclerc et cinq autres directeurs photo.Montage: Catherine Malibat, Nadine Verdier et Thierry Ragobert.Musique: Bruno Coulais.Canada-France, 20t)6,86 min.ANDRÉ LAVOIE Le sujet est d’une urgente actualité; pourtant, bien des politiciens font la sourde oreille.Les changements climatiques n’appartiennent plus au domaine de la science-fiction; ils sont d’une réalité implacable dont la gravité ira en s’accélérant.Ixi Planète blanche, de Thierry Ragobert et Thierry Piantanida.témoigne de ces bouleversements dans l’Arctique, une partie du monde que l’homme n’a jamais pu placer sous sa totale domination.Mais les activités industrielles, au sud, se font sentir sur ces vastes étendues de neige et de glace.Ces transformations, déjà perceptibles à l’oeil nu, entraîneront la disparition d’espèces animales et créeront un déséquilibre qui, lui, n’a rien de fiscal.Cette urgence est prégnante dans ce documentaire animalier qui profite de la popularité engendrée par des films comme Microcosmos, Le Peuple migrateur et Ui Marche de l'empereur.Dans tous ces cas, les images captées relèvent souvent de véritables prouesses, mais elles tapissent également de nombreuses émissions de télévision.La fascination du public tient surtout à cette capacité des cinéastes à raconter une histoire, et parfois même à user du bon vieux truc de Walt Disney, l’anthropomorphisme, pour «humaniser» les espèces mi-males, dont certaines sont en péril.Dmr destin est souvent évoqué sur le mode de la fable, le tout ac- compagné d’une musique dont la richesse des sonorités constitue un personnage en soi.La Planète blanche adopte cette approche séduisante, observant, au fil des saisons, les mouvements des animaux qui se confondent avec cette terre immense d’une pureté aveuglante.En suivant le cours des saisons, certaines très longues, comme l’hiver, et d’autres, surtout l’été, bien plus courtes qu’en nos contrées, le film capte les rituels des ours polaires.les déplacements imposants des bélugas ou encore les séances de Jomiente des morses.Le message d’urgence écologique s'inscrit en filigrane, montrant ici et là des banquises trop minces ou encore des animaux désorientés par un paysage modifié à la vitesse de l’éclair.Le narrateur (Pierre lebeau, dont la voix souffre d’une même surexposition que l’acteur) ne fait que souligner le danger, avec bien sûr quelques inflexions dramatiques, mais laisse le spectateur contempler la beauté (fragile) de ce territoire en apparence inanimé.Ce qui permet aux réalisateurs d'enrober ces lieux de mystère et de rendre ce monde très attachant pour un jeune public, le propos s'affichant plus poétique que strictement scientifique.Ce défilement de paysages magnifiques et cet enchaînement de scènes étonnantes, où la patience des cinéastes et des directeurs photo fut sûrement mise à rude épreuve (dont celle d’ours à la chasse au phoque), ne permettent lias toujours de masquer un sentiment de déjà-vu, et de déjà-entendu (l’envahissante musique de Bruno Coulais, le compositeur de Microcosmos, du Peuple migrateur, de Genesis.).Malgré la noble intention des artisims, dont celle du Québécois Jean 1 entire comme coréalisateur, de Jorane et du groupe Taïma pour d’autres ambiances musicales, le film s’engage, bien vite, dans le sillage de ses illustres prédécesseurs.Les jeunes spectateurs n'y verront sans doute que du feu.Et beaucoup de glace vive.Collaborateur du Devoir SMAM ¦P dumim SlDDIO DE Ml'SlQDH ANCIRNNP.DR MONI RÉAI ^ 'J Le Studio de musique ancienne de Montréal et le consort de violes Les Voix Humaines vous convient à un Duo des Muses le dimanche 7 mai à 19h30.Œuvres pour voix, violes et orgue de compositeurs anglais des 16" et 17" siècles.Église Saint Léon de Westmount 4311, bout de Maisonneuve Ouest, Métro Atwater Renseignements : (514) 861-2626 Billets à partir de 10$.Billets disponibles à la porte 253 saison piano Dorothy Fieldman Fraiberg violon Yukari Cousineau alto Catherine Arsenault violoncelle Alexandre Castonguay Oeuvres de Brahms & Beethoven jeudi 11 mai, 20 heures Salle Redpath, Université McGill Entrée libre www.allegrachambermusic.com part» cet événement musical po* le Guide das M»oens du Québec CONCERTS LMMC 115e saison 2006-2007 SALLE POLLACK 555, rue Sherbrooke Ouest Le dimanche à 15 h 30 24 sept.EMERSON STRING QUARTET, cordes 15 oct.BORROMEO STRING QUARTET, artistes invités sextuor à cordes 29 oct.YOSSIF IVANOV, violon 19 nov.BELCEA QUARTET cordes ANGELA HEWITT, piano TRIO PENNETIER-PASQUIER-PIDOUX Bruno Pasquier quatuor piano et cordes 4 mars NATHALIE STUTZMANN contralto 25 mars AMERICAN STRING QUARTET, cordes 15 avril ANDRÉ LAPLANTE, piano 6 mai STEPHEN ISSERLIS violoncelle Abonnement 200 5 ttrterfc (20 ans) 75 î Billet 35 5 Billet 15 5 ttaMembowsable - Taxes incluses LADIES’ MORNING MUSICAL CLUB Tél.: (514) 932-6796 lmmc@qc.aibn.com ro ica Hommage à Mozart 2005-2006 \|| Série Topaze Dimanche, 7 mai 06, 11H00 Daniel Moran, piano Sonate en si mineur, Hob.XVI: 32, de Haydn Cinq Bagatelles, de Carl Vine Polonaise-Fantaisie, op.61, de Chopin Tableaux d’une exposition, de Moussorgski Billets : 22$, 10$, inu^aivs (taxai et frais en sus) en vente à la Place des Arts : 842-2112 Renseignements : Pro Musica, 845-0532 www.promusica.qc.ca r^becSS ?üutiou.3 Scot* Muwcüte Q ALCOA «SS , ÇlawiAéiix >4MH P>»c« o— An» l|i
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.