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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-05-10, Collections de BAnQ.

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LE MONDE % PLAISIRS Les États-Unis verrouillent leurs frontières Page A 5 —?w w w .1 (' (1 e \ o r .(* o m ?Clairvoyance à gogo Page B 1 LE DEVOIR Affaire Groupaction L’opposition réclame une enquête publique MANON CORNELLIEK DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA LJ affaire Groupaction n'est que la pointe de ' l’iceberg et une enquête publique indépendante s’impose pour faire la lumière sur les agissements du gouvernement, clame l’opposition au lendemain du dépôt du rapport massue de la vérificatrice générale, Sheila Fraser.Après avoir payé 25 fois plus cher que Québec en 2001, Ottawa a versé 610 000 $ de plus que le gouvernement du Québec pour, à peu de chose près, le même nombre de pages de publicité dans XAlmanach du peuple 2002, a offert en guise d’exemple le chef bloquiste Gilles Duceppe.Ottawa a versé 668 140 $ pour 138 pages, et Québec a déboursé 58 000 $ pour 139 pages, a-t-il soutenu.«J'aimerais savoir où sont passés les 610 000 $ en trop?» N’ayant pas encore reçu l’information nécessaire de la part de ses fonctionnaires, M.Bou-dria ne pouvait pas confirmer les chiffres avancés.Il ignorait par exemple si son gouvernement avait acheté des services connexes.Le ministre a pourtant annoncé qu’il avait annulé, dès le 13 mars dernier, le contrat d’achat de publicité dans XAlmanach du peuple 2003.Mercredi, la vérificatrice générale Sheila Fraser affirmait que «de hauts fonctionnaires ont violé presque toutes les règles» dans le dossier de Groupaction, une entreprise de communication qui devait produire trois rapports sur le marché de la commandite.La situation était telle qu’elle a référé l’affaire à la GRC et annoncé qu’elle entreprendra une vérification de tous les programmes et contrats de publicité et de commandites du gouvernement.L’opposition, qui n’avait que le mot «corruption» à la bouche, a applaudi aux deux décisions.Selon elle, toutefois, la portée du travail de la GRC et de la vérificatrice générale demeure limitée.«Une enquête publique est nécessaire pour déterminer le râle politique que les ministres ont joué dans l’octroi de contrats aux amis du régime», a résumé Gilles Duceppe aux Communes.Le chef conservateur Joe Clark réclame une enquête devant permettre d’examiner toutes les pratiques contractuelles du gouvernement et de citer à VOIR PAGE A 8: GROUPACTION « Une enquête publique est nécessaire pour déterminer le rôle politique que les ministres ont joué dans l’octroi de contrats aux amis du régime» Weekes flanche Cellules souches : la recherche permise au cas par cas Les scientifiques devront obligatoirement obtenir le feu vert d’Ottawa HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le Canada a fait son nid: la recherche sur les cellules souches provenant d’embryons humains sera permise au pays, mais seulement en guise de dernier recours.In pratique sera strictement réglementée, et une agence centrale à être créée devra donner son feu vert, au cas par cas.Imitant plusieurs autres pays occidentaux qui l’ont devancé en la matière, Ottawa a finalement dévoilé hier la loi qu’il veut se donner pour encadrer la recherche sur les cellules humaines, notamment le clonage.Le projet de loi réglementera aussi tout le secteur des nouvelles techniques de reproduction en imposant pour la première fois des normes uniformisées aux cliniques de fertilité.Le projet de loi C-56 déposé hier par la ministre de la Santé, Anne McLellan, complète le cycle d’un an de discussions sur le sujet.Son prédécesseur, Allan Rock, avait présenté un avant-projet de loi au printemps dernier, et un comité de la Chambre des communes a fait des recommandations sur cette ébauche en décembre.la recherche sur les cellules souches (qui ont le potentiel de se développer dans n’importe quel organe et que l’on croit très utiles pour guérir toute une VOIR PAGE A 8: CELLULES Une équipe d’inspecteurs pourra visiter les lieux de recherche afin de s’assurer du respect de la loi JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE GARDIEN Kevin Weekes, des Hurricanes de la Caroline, n’a pu résister à la pression des attaquants de la Sainte Flanelle, hier soir au Centre Molson, accordant deux buts en tout début de match.Lire aussi en page A 3 ¦ Le don de soi.dans l’anonymat Accord en vue à Bethléem Les troupes israéliennes se massent près de la bande de Gaza L’école publique reprend du galon MARIE-ANDRÉE C H O U I N A R D LE DEVOIR À LIRE DEMAIN Un cahier spécial de 16 pages sur l’été culturel D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE Bethléem — Une proposition européenne de transfert à Chypre de 13 Palestiniens retranchés dans la basilique de la Nativité augmentait hier les chances d’une levée du siège de l’église, alors qu’Is-raël préparait sa riposte à un attentat palestinien commis mardi.Tour à tour, Nicosie, l’Union européenne (UE) et des sources politiques à Rome ont fait état d’un accord consistant à envoyer à Chypre ces Palestiniens, dont Israël exige le bannissement, en attendant de leur trouver un pays d’exil.Plusieurs pays européens pourraient constituer la destination finale de ces Palestiniens dont le sort bloque la levée par l’armée israélienne du siège de cinq semaines de la basilique, l'un des lieux les plus saints du christianisme.Le Canada n’a pas été approché pour accueillir des Palestiniens assiégés, comme la rumeur le voulait hier.«L’information voulant que le Canada accueille des Palestiniens expulsés a été démentie par le vice-premier ministre Manley», a déclaré hier une porte-parole du ministère des Affaires étrangères en ajoutant que seule l’Union européenne allait jouer un rôle dans ce dossier.Le premier ministre Jean Chrétien, en visite en Espagne, avait affirmé mercredi que le VOIR PAGE A 8: ACCORD INDEX .Annonces Avis publics A4 .B6 A7 OC Monde .A5 L/J Bourse .B 4 Mots croisés .A4 W Cinéma B 8 Météo .B2 a Culture .B 7 C’est la vie.Bl O' Économie .B 5 Sports .B6 ! Éditorial .A6 Télévision.B 7 VO P école publique a la cote! Un sondage Léger Marketing révèle que les Québécois sont deux fois plus satisfaits de l’école publique secondaire qu’ils ne l’étaient il y a dix ans.Pour gonfler davantage cette statistique, les écoles devront toutefois mieux se faire valoir, puisque la même enquête démontre que prés de la moitié des Québécois jugent que les écoles ne donnent pas assez d’information sur ce qu’elles font Alors que l’attrait pour l’école privée n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années, 59 % des Québécois sont satisfaits de l’école secondaire publique; ils n’étaient que 40 % en 1993 à formuler la même affirmation, ce qui représente un bond de 50 % en l’espace de dix ans.Les mêmes répon- dants au sondage Léger Marketing, qui visait à vérifier les perceptions des Québécois à l’égard de l’école publique, sont satisfaits de l’école primaire dans une proportion de 69 %, contre 61 % en 1993.C’est avec ces statistiques réjouissantes que démarrait hier le colloque «Les défis de l’école publique», organisé conjointement par le ministère de l’Education et la Fédération des commissions scolaires du Québec.Satisfait de la marque de confiance donnée par les Québécois, le ministre de l’Education, Sylvain Simard, s’est interrogé sur les manières que pourrait adopter l’école publique pour «continuer d’être une option gagnante pour la population».«L’une des clés du succès est l'encadrement des élèves», a-t-il lancé aux quelque mille travailleurs de l’éducation venus assister au colloque, ce VOIR PAGE A 8: ÉCOLE Une écriture.», un style.Reginald Martel 1 • O V I S Ci AUI HI till Voyage au Portugal avec un Allemand F A « ARCHIVES LE DEVOIR 778313000689 A 2 L K DEVOIR.LE VENDREDI O M A I 2 0 0 2 LES ACTUALITES La violence est en hausse dans les hôpitaux Assurance- médicam ents ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Des caméras de surveillance dans les salles d’opération et des gardiens de sécurité dans les corridors?C’est l’absurde réalité vécue dans certains hôpitaux de la métropole, où les actes de violence envers les employés ont poussé les administrateurs à s’armer de moyens dignes des comptoirs bancaires.Selon la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec (FIIQ), la violence envers les infirmières est en hausse depuis cinq ans.Un sondage dévoilé hier par cette fédération démontre que 07 % des infirmières ont été victimes de violence physique ou verbale depuis cinq ans, et la moitié pense que le niveau de violence a augmenté depuis ce temps sur leurs lieux de travail.Selon Michèle Boisvert, vice-présidente de la F'IIQ, au moins trois hôpitaux de la métropole ont dû se munir dernièrement de caméras de surveillance en raison d’actes de violence qui avaient mis ' en danger la sécurité de leur personnel infirmier.«Il y a aussi des miroirs près des postes de garde pour pouvoir garder un œil sur les déplacements dans les corridors.On a même, vu des agents de sécurité postés dans des salles d’opération», a soutenu Mme Boisvert, qui a refusé de dévoiler le nom des établissements concernés.On se souviendra toutefois que l’histoire d’une infirmière agressée violemment par un médecin dans un des hôpitaux du Centre univer- sitaire de santé McGill a provoqué tout un émoi l’hiver dernier.Un sondage précédent, réalisé en 1995 auprès de 1000 infirmières, avait révélé que 80 % des infirmières avaient été l’objet d’actes violents depuis le début de leur pratique.A la lumière de son nouveau sondage, la Fédération des infirmières estime qu’il faut revenir à la charge et viser la tolérance zéro dans le réseau de la santé.Four ce faire, les hôpitaux seront invités à signer une déclaration de principe d’ici le 12 mai, dans laquelle ils s’engagent à adopter d’ici 2003 une politique de prévention de la violence.Selon la FIIQ, les infirmières sont le plus souvent victimes d’injures verbales proférées par des patients mécontents, mais elles écopent aussi de menaces, de pincements, de griffures, de claques, voire de coups de poing.Parfois, l’abus se traduit aussi par une main baladeuse sur les fesses ou ailleurs.«1m violence s’observe partout, dans tous les départements d’un hôpital.Entre patients et infirmières, bien sûr, entre infirmières et médecins, mais aussi entre différentes catégories d'employés.On demande donc aux établissements de signer cette déclaration et de s'engager concrètement», a soutenu hier Jennie Skene, présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).Selon l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ), au moins 40 % des hôpitaux se sont déjà dotés de politiques internes contre le harcèlement au travail et la violence.Les primes seront indexées chaque année ROBERT DLTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre d’État à la Santé et aux Services sociaux, François Legault, et ses successeurs n’auront plus a porter l’odieux du décret des hausses de primes du régime public d’assurance-médicaments: dorénavant, tout se fera automatiquement, sans leur intervention.La décision politique d’augmenter ou non les primes fait place à un mécanisme technocratique d’indexation.En vertu du projet de loi déposé mercredi par M.Legault, le gouvernement adoptera par voie de reglement un mécanisme d’indexation annuelle non seulement de la prime mais aussi des paramètres de contribution, c’est-à Action démocratique du Qué-1 bec vient de mettre la main sur une militante libérale en vue de l’élection partielle qui doit être déclenchée d’ici la fin juillet dans Joliette.Sylvie Lespérance briguera les suffrages sous la bannière adéquiste après avoir fait deux tentatives avec les libéraux, en 1989 et 1998.Mme lespérance reconnaît sans tomne, servant ainsi à contrer l’exode rural.•C’est la réponse par le concret à la tendance démographique des populations dans un certain nombre de régions», a expliqué le ministre.Avec la signature d’un pacte, une MRC s’engage à respecter les orientations de la politique de la ruralité, qui soutient le développement en partenariat avec les autres organismes du territoire.Cette politique veut toucher 1,6 million de Québécois vivant dans 1000 villages en zone rurale.Dans un premier temps, un plan de travail devra être convenu entre les membres de la MRC et présenté au ministère d’ici 90 jours.Dans le cas de Coaticook les premiers projets pourront donc être évalués avant la fin de l’année.Les sommes injectées pourront servir à sauver des écoles de rang, croit M.Belzil, mais devront surtout encourager de nouvelles initiatives.ambages être devenue adéquiste la semaine dernière.La situation n’entache en rien sa crédibilité, dit-elle.«Quand je fais des promesses, je les tiens.Regardez les infrastructures que j’ai mises en place sans l’aide gouvernementale.Je suis une femme d’action», explique Mme lespérance.Cette dernière, une infinnière de formation devenue entrepreneur en ouvrant plusieurs résidences privées pour personnes âgées dans Joliette, estime que le Parti libéral du Québec a une vue tronquée en ma- En outre, a insisté le ministry Trudel, il n’est pas question que l’Etat en profite pour se désister de son rôle dans les régions rurales, notamment en santé et en éducation.Les pactes ruraux découlent de la politique nationale de la ruralité, dévoilée à l’automne par l’ancien ministre Gilles Baril.Cette politique de 90 millions en cinq ans offre aux décideurs locaux des outils afin d’assurer le développement des communautés rurales au Québec, selon des priorités qui leur sont propres.Obstacles Toutefois, plusieurs obstacles continuent de se dresser sur la route d’une plus grande autonomie des communautés rurales.Notamment la loi 77, dont l’étude en commission parlementaire s’est terminée mercredi, qui doit permettre l’élection au suffrage universel des préfets des MRC à tière de santé.«Quand Mario [Dumont] m’a exposé sa philosophie, j’ai dit: “R ut de crisse, c’est ma viskm depuis des années!”Enfin, quelqu'un qui va me laisser dire ce que j’ai envie de dire et qui va faire changer les choses au Québec», a-t-elle lancé hier lors d’un entretien téléphonique.directeur général du PLQ, Joël Gauthier, n’a pas caché sa surprise en apprenant le changement d’option de Mme Lespérance, croyant que l’ADQ avait davantage de sympathisants dans les rangs caractère urbain et rural.Le président de la FQM, Michel Belzil, s’inquiète de la position du ministre André Boisclair, qui semble souffler le chaud et le froid sur ce dossier.M.Belzil demande que soit revu le processus de prise de décision au sein de ces MRC afin de permettre aux ruraux d’avoir une voix qui porte autant que celle des villes centres, ce que ne prévoient ni la loi ni le ministre, semble-t-il.Autre obstacle: le débat au gouvernement n’est toujours pas terminé sur les rôles respectifs des CLD (Centres locaux de développement) et de la Financière (filiale d’investissement Québec) dans le développement rural.Le ministre Trudel estime cependant que la collaboration des deux organismes sera fructueuse.«Les modalités de fonctionnement avec la Financière nous permettront d’ajouter au coffre à outils», conclut-il.péquistes.«Jusqu’à la semaine dernière, elle voulait se présenter pour nous», a souligné M.Gauthier.Mme Lespérance affirme que ce sont plutôt les libéraux qui l’ont sollicitée.En coulisses à l’ADQ, on racontait, sourire en coin, que les libéraux «magasinaient» hier un candidat pour Joliette.Au PQ, ce sera l’actuel député du Bloc québécois de Berthier-Mont-calm, Michel Bellehumeur, qui tentera de prendre la relève du ministre démissionnaire Guy Chevrette.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Ly offre de prolongation de la 1 convention collective du gouvernement ne soulève pas les passions en assemblée générale: au sein des syndicats liés à l’éducation, que l’on accepte ou refuse «en bloc» l’entente de principe, seuls 20 % des membres se déplacent pour livrer leur avis.•Les enseignants de cégep membres de la FAC [Fédération autonome du collégial] rejettent à plus de 90 % la proposition de prolongation de la convention collective et exigent que s'amorce une véritable négociation», disait en substance une publicité de la FAC parue en nos pages lundi.Derrière cette statistique, qui rallie en effet 90 % des 17 syndicats (collèges publics) membres de la FAC, se profile un mince 20 % des 4000 individus liés à la fédération, qui a donné sa posi-tioi) en assemblée générale.A la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), 80% des syndicats membres ont donné leur aval à l’entente de principe, mais seul un mince pourcentage de syndiqués sont allés jusqu’à l’assemblée.«Je ne serais pas étonnée que ce soit une faible proportion des membres qui se soient prononcés», explique Louise Chabot, vice-présidente de la CSQ.«C’est clair que ça n’a pas soulevé les foules.» Sans être en mesure de préciser cette statistique, elle convient qu’une participation de 30 ou 40 % des membres est considérée comme «bonne» et que nous sommes en deçà de cette marque cette foiscL A la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), où une première consultation des membres n’a pas permis d’atteindre la double majorité necessaire à l’obtention d’une réponse, ce sont aussi 20 % des membres qui se sont pointés aux assemblées générales.•Cest un petit peu faible, en effet», convient Pierre Patry, président de la FNEEQ, qui compte 35 syndicats eux-mêmes mandataires de 14 000 membres.«Je dirais que l’entente de principe a beaucoup été présentée comme une affaire réglée, ce qui n'a pas tellement mobilisé nos membres.» La règle de la double majorité — qui prévaut à la fois à la FNEEQ, à la CSQ et à la FAC — commande une majorité des voix à la fois des syndicats membres et des votants eux-mêmes.Lors d’un premier tour de consultation, la FNEEQ a obtenu l’aval des deux tiers de ses syndicats pour entériner l’entente alors que 48 % des votants, contre 51 %, y ont donné le feu vert «Nous avons décidé de retourner en consultation, ce qui sera complété à la fin mai», note M.Patry.Si la participation des membres demeure une préoccupation pour les syndicats interrogés, ils ne s’étonnent pas outre mesure du peu d’enthousiasme que soulève cette question de prolongation.«Ce ne sera ni étonnant ni la première fois qu’un contexte de prolongation des conventions ne passionnera pas les membres», note Louise Chabot, de la CSQ.«Ce n’était pas l’entente du siècle non plus, amvenons-en.» Joliette Une ex-candidate libérale représentera l’ADQ Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com I »N » D » E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange | 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES MOTS CROISES 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 2 Opération obligatoire pour la validité de certains actes juridiques Conjonction.Avenue, - Pétrissage Sa capitale est Sait Lake City.- Sang purulent (vx).Chrome.- Recouvrit d'une mince couche d'acier.- Le premier.Action de couper.-Élude.Habitation de neige.- Adresse Fer.- Terre préparée à recevoir les semailles d'automne.- Devant le nom d'un cardinal.Utopies Machine.- Arbre malais.10 - Agiter - Métalloïde.11 - Parasite intestinal.- Liliacée à odeur forte.- Davier 12 - Poivrier d'Inde.- Bombé VERTICALEMENT 1 - Produire.5- 6- 7- 8- 9- Offenser vivement.- Première femme, 3 - Roue à gorge.- Lui.- Replace.4- Combinaison chimique contenant un halogène.5 - Le matin.- Manière de fixer.6 - Se dit d'une corolle gamopétale à deux lobes en forme de lèvres.- Choisira.7 - Lui.- Poil.- Quatre.8 - Omettre - Indique une addition.- Graminée.9- Engin de terrassement.10 - Ampère-heure - Iri- dium.- La boxe par exemple.11 - Sépare le petit-lait du caillé.- Blessant.12 - Monotone.- Groin.Solution d'hier 509 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Ven ilk/, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.Il m vont ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.LES PETITES ANNONCES 121 ESTRIE 121 ESTRIE 176 CHALE1S À LOUER 542 MASSOTHÉRAPIE DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 1 7 H 00 Pour placer, modilier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit ESàDS VISA STE-CATHERINE-DE-HATLEY Vue Mt Orford et accès lac Magog.Maison const 2000, 4 c.c., bureau, s.s.aménagé, cave à vin etc., terrain 1,5 acres (poss.4 a.boisés).Tranquillité absolue.Également disponibles: lots de 1,5 è Sacres boisés, à partir de 0.40$ le p.c.Aussi, érablière de 16 acres.1-800-511-2484 (proprio) APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER APPARTEMENTS El LOGEMENTS À LOUER CHALET rustique et confortable, foyer.Grand domaine sauvage sur rivière.Mandeville.(514)831-6603 LAC DU HUIT (région des Appalaches).Chalet 4 saisons, tout équipé.450$/sem.(418)338-0202 GÎTES, SÉJOURS 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d’obésité, rapporte une nouvelle enquête de Statistique Canada.Ces données sont inquiétantes: une personne obèse sera tôt ou tard aux prises avec des problèmes de santé graves et coûteux.Iæs pouvoirs publics ont donc tout intérêt à consacrer plus d’énergie pour infléchir cette tendance.Une personne sur sept au pays est obèse, soit 15 % de la population, comparativement à 13 % il y a sk ans.Cette hausse surprend à première vue, compte tenu du fait que l’information sur les bienfaits d’une bonne alimentation est aujourd’hui abondante.Mais à bien y penser, elle reflète un mode de vie où le manque d’exercice physique et la restauration rapide forment un cocktail destructeur pour trop de gens.Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, la vie en ville produit moins d’obèses que la vie à la campagne.Par ailleurs, sans lier systématiquement pauvreté et obésité, ce n’est pas un hasard si Terre-Neuve, championne du chômage et de la pauvreté, affiche un taux d’obésité de 21 %.Au delà des chiffres, le sondage traduit une grande disparité en ce qui a trait à l’état de santé des Canadiens.Les Québécois, bien qu’ils suivent la courbe ascendante générale, se classent deuxième, avec 13 % de citoyens obèses, comparativement à 12 % pour la Colombie-Britannique.Mais il n'y a pas de quoi pavoiser: en effet, comme dans toutes les autres provinces, l’obésité est en hausse au Québec.De plus, les Québécois sont moins nombreux que les autres Canadiens à faire de l’exercice physique, à l’exception des habitants du Nouveau-Brunswick.Ce manque d’activité physique fait surtout des ravages dans la tranche des 45-54 ans, mais un grand nombre de jeunes s’exposent également aux ravages d'une vie centrée sur la télévision et l’ordinateur.Les enfants des quartiers défavorisés, dont les parents n'ont pas les moyens d’organiser des loisirs en famille et où l’accès aux équipement sportifs est déficient, sont particulièrement pénalisés.Ces jeunes, outre qu’ils sont des candidats aux maladies liées à l'embonpoint, comme le diabète, 1’hypertension et les maladies cardiovasculaires, sont souvent mal acceptés par leurs pairs et développent des problèmes d’estime de soi.Il faut souhaiter que l’école en fasse davantage pour encourager l’activité physique, notamment pour les filles moins portés vers les sports d’équipe.L’enquête de Statistique Canada devrait faire réfléchir.L’obésité est aujourd’hui une source de préoccupation majeure pour l'Organisation mondiale de la santé, qui prévoit déjà quelle aura d’énormes répercussions financières sur les système de soins de santé de nombreux pays.Mas la situation est loin d’avoir l’ampleur quelle a aux États-Unis, et il est encore temps de se ressaisir en renversant la courbe des dernières années.les gouvernements doivent en faire plus et les professionnels de l’éducation et de la santé doivent insister davantage sur l'importance d’une vie équilibrée.Pa u le des Rivières ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇO.N Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE PAN?la SÉRIE : Vp'/on* LE Bon Cote DC4 Cllôieç ! Mm* sti- m Si GRouPACTitN AVAiî Ci* Ct ConTrM, C'IST TRotS MiRASCi-^ Qo'ii PiAuDRAiT /g S Mire* etc ifARVoTre En témoignage de ce passé qui est notre présent Le conseiller Marvin Rotrand veut sortir le crucifix de l’hôtel de ville.Le maire Gérald Tremblay a beaucoup de préoccupations à l’heure actuelle, mais cette demande de M.Rotrand sera sûrement étudiée avec sagesse.Dans notre beau pays tolérant et accueillant, le kirpan est accepté à l’école, le turban est toléré dans les rangs de la GRC, etc.Nous ne devons pas pour autant oublier notre passé, ni ceux et celles qui ont construit ce beau grand pays, particulièrement le Québec.Nous devons respect et souvenir à nos ancêtres.Ils ont défriché la belle terre québécoise à la sueur de leur labeur et dans la foi.Il reste quelques symboles de ce passé, de ces mères qui ont élevé des familles nombreuses dans la générosité et dans l’amour de Dieu.(Toutes ces mères devraient être sanctifiées!) 11 reste des églises debout qui témoignent d'un passé de sacrifice et de fierté.Même si certaines sont converties en condominiums, elles sont toujours debout, et leur clocher pointe vers le ciel.Les crucifix à l’hôtel de ville sont aussi un témoignage de ce passé qui est notre présent S’il n’y avait pas eu tous ces enfants pour le construire, le Québec ne serait pas là Les crucifix peuvent rester à l’hôtel de ville comme témoins non pas du catholicisme mais bien de notre histoire.Un pays qui se souvient de son passé et garde le respect de ses traditions et de ses ancêtres est un pays qui a un avenir.Marie-Cécile Laroche Montréal, 4 mai 2002 Un cas de femme en médecine On aura beau souligner le pourcentage élevé (80 %) de femmes inscrites aux facultés de médecine au Québec et, par conséquent, leur présence grandissante au sein de la profession médicale, il n’en reste pas moins que nombre de rouages administratifs, de règlements, de lois et de pratiques implicites dans ce milieu professionnel vont à l’encontre, entre autres, de la volonté de jeunes femmes médecins d’avoir une vie familiale quasi normale et d’exercer leur profession avec excellence.Cette profession, cependant, leur impose des règles qui n’ont rien à voir avec un projet de société où la natalité et le respect des individus devraient primer.Sans vouloir contredire une allégation de l’éditorial de Paule des Rivières (mardi 30 avril), à savoir qu'«a« fil des ans, elles en sont venues à imposer une organisation du travail qui tient compte de leurs responsabilités familiales», il y aurait là matière à enquête approfondie.Voici un exemple, et non le pire, de ce qui freine l’harmonisation travail-famille pour de jeunes femmes médecins: une jeune femme, qui amorce son internat (spécialisation en médecine), se marie, devient enceinte et accouche.Rien d'anormal à cela, sauf que son conjoint, dont le travail le retient dans une autre ville (située à presque trois heures de route de là), est contraint de faire, en toute sai-son, la navette entre les deux villes au prix des difficultés qu’on peut imaginer et d'une vie familiale bien souvent démembrée.La jeune femme fait une demande pour être mutée dans cette ville afin d’y poursuivre et d’y terminer son internat, là même où de meilleures occasions sur le plan universitaire foisonnent.Elle veut avoir une vie de famille convenable, d’autant plus que le jeune couple se propose d’avoir plusieurs enfants sans attendre dix ans.Impossible, lui dit-on: une loi provinciale, datant de plusieurs années, interdit de tels transferts d'étudiants internes d’un hôpital universitaire à un autre, lu réponse de son supérieur clôt l’entretien: «Soyez modernes! Vivez cha-cun de votre côté, y a rien là!» Et vlan pour la vie de famille et la natalité, vlan pour la situation des femmes en milieu professionnel! La dénatalité est un fait dramatique au Québec, l'accroissement du nombre des familles monoparentales également.Dans le cas évo- LETTRES -?- qué ici, à cause d’une loi issue de procédures comptables, un jugement de nature civique et sociale ne peut plus s'exercer en faveur de demandes légitimes de jeunes femmes médecins.Pourtant, la profession médicale est littéralement au cœur de notre vie à tous, mais pour les femmes et les hommes qui s’y engagent, à quand une harmonisation minimale des exigences professionnelles et de la rie de famille?Ën 2002, au Québec, la question demeure inchangée.Il faut se tourner du côté de la Suède pour voir combien, au contraire, on y encourage le fait que la jeune femme médecin, en cours d’internat, puisse déjà planifier la naissance de ses premiers enfants pour s’apercevoir qu’au Québec, on est en retard de plusieurs crans sur l’amélioration réaliste des conditions de travail et de rie de ces jeunes femmes qui tentent toujours de concilier travail et famille.Rose-Marie Arbour Montréal, le 30 avril 2002 La belle province?printemps est arrivé.Nous prenons la route; les sorties de week-end, bientôt les voyages d’agrément un peu partout au Québec.Mais quelque chose est en train de réduire le plaisir visuel qui doit nous accompagner la croissance cancéreuse, au cours des dernières années, des grands panneaux publicitaires le long de nos routes, surtout autour de nos villes.Comme les verrues détruisent une belle peau, les réclames polluent un beau paysage.Concitoyens, si vous voulez voir un paysage peu enlaidi par les insultes publicitaires, allez dims le Maine, où la pub extérieure et contrôlée, ou, mieux encore, au Vermont, où les pancartes publicitaires sont carrément interdites depuis 1937.Quelle beauté! Nos plaques d’immatriculation portent la phrase «Je me souviens».Beaucoup de gens se posent la question sur le sens et l’origine de cette petite phrase qui, comme par hasard, a succédé à celle-ci: «La Belle Province»! Tomas Feininger Vieux-Québec, 4 mai 2002 \ A quoi servent les commissions d’enquête?Dans un texte intitulé «Québec, après Ottawa, s’en prend à la loi 101» (Le Devoir, 29 avril 2002, page A 8), les membres du très estimable Cercle Godin-Miron s’en prenaient, eux, à la ministre des Communications et ministre responsable de la Charte de la langue française.Cette dernière, en effet a l’intention de mettre en œuvre l’une des recommandations les plus controversées du très décevant rapport Larose, à savoir celle qui préconise la frision des quatre organismes présidant à l'application de la loi 101: l’Office de la langue française, la Commission de protection, le Conseil de la langue française et la Commission de toponymie.Il est bien évident que cette mesure diminuerait la protection administrative, déjà bien faible, dont jouit notre langue, et la loi 101 en particulier, après tous les jugepients défavorables de la Cour suprême.A ce propos, d'ailleurs, il serait sans doute salutaire de publier la loi 101 telle qu'elle est devenue à la suite de ces amputations.L'entreprise des membres du Cercle Godin-Miron est éminemment utile, mais il semble que ceux-ci n’aient pas très bien saisi ce à quoi servent, chez nous, les commissions d'enquè-te.Or l’exemple de la commission Larose est pourtant exemplaire, pour ainsi dire.H y avait bouillonnement au sein du PQ, en particulier à Montréal-Centre, où on réclamait, à juste titre si on considère le déclin de la population de langue française à Montréal, un durcissement des dispositions de la loi 101 relatives à l'admission à l’école anglaise: ce qui s’applique au primaire et au secondaire devait, disait-on, s'étendre au cégep, et il fallait donc combler les failles de la loi.fl y avait surchauffe.Alors, pour calmer les esprits, le premier ministre d'alors a tout simplement promis une commission d’enquête destinée à cerner la question, encore une fois, et surtout à gagner du temps.Et voilà! Le tour était joué.Il suffisait ensuite de mettre en œuvre une ou deux recommandations au chobc et de se taire, au nom de la «paix linguistique» retrouvée.Cela signifie, entre autres, que les nouveaux venus ne cesseront de s’angliciser au cégep de langue anglaise, que les irréguliers continueront allègrement de grossir les effectifs des écoles anglaises et que notre premier ministre pourra, afin de faire plaisir aux anglophones, proclamer haut et fort, en toute ignorance de cause, que l’anglais est l'espéranto du monde contemporain.Gaston Laurion Professeur titulaire à l’université Concordia Montréal, 3 mai 2002 Un processus de sélection critiqué S'il est de mise de saluer la décision de l’Université de Montréal à propos de la mise en place de nouveaux critères d’admission à sa faculté de médecine, il faut également s’assurer que ces nouvelles règles soient bien le signe d’un changement en profondeur d’un processus de sélection et d’un système d’éducation souvent critiqués, à tort ou, le plus souvent, à raison.En effet, même si les universités québécoises se défendent bien de ne baser l’accès aux secteurs contingentés, comme la médecine, que sur les résultats scolaires des candidats, une réalité demeure: c’est la liste de cotes R (cotes de rendement au collégial) qui détermine, essentiellement, l’identité des futurs médecins dans la majorité de nos universités et qui, par le fait même, favorise les femmes.C’est ainsi que des établissements comme l'Université de Sherbrooke établissent leur sélection sur cette fameuse statistique ainsi que sur un «test d’aptitudes à l’apprentissage de la médecine», un test aux qualités douteuses et qui donne une bien mince idée des qualités personnelles des candidats.D’autres institutions, qui ont enfin intégré l’entrevue à leurs procédures de sélection, conservent cependant plusieurs réticences à accepter des étudiants qui ont choisi un parçours non traditionnel, souvent des hommes.A titre d’exemple, le titulaire d'un baccalauréat international, le diplôme préuniversitaire le plus reconnu à travers le monde, doit convaincre de la validité de sa formation pour que Ton considère son entrée en médecine.Les évaluateurs semblent généralement préférer quelques heures bien gonflées de bénévolat en milieu hospitalier à une expérience immensément plus riche qu’un candidat étudiant aurait vécue à l’étranger (qui, ô malheur, n’aura pas de cote R).Que les universités cessent de se leurrer.Si elles ont choisi la voie de la facilité en basant leur processus d’admission sur la performance scolaire, quelles le disent clairement.Évidemment, il s'agirait là d'une grave erreur que les universités fautives ne sont pas prêtes d’avouer.Reprenons l'exemple de la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, avare d’information sur son processus de sélection: un vide inavoué de critères autres que le rendement scolaire entraine un manque certain de transparence, comme si l’établissement gardait jalousement son privilège de sélectionner les futurs professionnels de la santé.Or il est grand temps que cela cesse et que les universités s’ouvrent aux candidats (aux hommes?) qui n’entrent pas dans le moule étroit qu'elles ont utilisé depuis des années, soit, en d'autres termes, la barre des 34,6 (cote R).Car voilà une limite dangereuse: ceux qui l’atteignent peuvent bien être des rats de bibliothèque ne possédant pas les qualités personnelles liées à leur profession.Bref, la formation des médecins et autres professionnels relève de l'intérêt du public et doit être l’objet d'un engagement de la part du gouvernement, qui y verra peut-être une voie alternative à ses contrats de performance ou encore à l'exode de nombreux médecins éduqués au Québec et attirés, entre autres, par de meilleurs salaires en Ontario ou chez nos voisins du Sud.Mathieu Desruisseaux Sherbrooke, 30 avril 2002 LE DEVOIR.L E V E V D K E D O M A I 2 (t O 2 A 7 IDÉES Il faut développer le Montréal international universitaire Les universités doivent renforcer leur coopération Le texte qui suit est tiré d’une allocution qu’a prononcée hier le recteur de l’Université du Québec à Montréal, Roch Denis, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.ROCH DENIS Recteur de l'Université du Québec à Montréal esdames, messieurs.Ce matin, je veux partager avec vous une réflexion sur une idée toute simple à propos de Montréal et de ses universités.Une idée toute simple et pourtant, à mes yeux, combien emballante: celle de renforcer la coopération entre les établissements universitaires de Montréal.Pourquoi?Parce que si nous faisons plus de choses ensemble, nous donnerons plus d’ampleur à la contribution universitaire de Montréal.Nous ferons davantage pour la qualité de la formation et de la recherche, pour la relève, pour la qualité de la vie économique, sociale, culturelle et démocratique de notre dté.Montréal, nous le savons, est une des grandes villes universitaires d’Amérique du Nord.Comme l’a rappelé Jacques Girard récemment, Montréal est la ville qui compte le plus d’étudiants universitaires par habitant, et on estime qu'un de ses travailleurs sur quatre est diplômé universitaire.Elle accueille quatre universités à vocation générale: l’Université de Montréal, McGill, Concordia et l’UQAM, ain$i que six écoles et institqts de calibre international: l’Ecole polytechnique,,l’École des hautes études commerciales, (HEC), l’École de technologie supérieure (EFS), l’École nationale d'administration publique (ENAP), la Télé-Université (TELUQ) et l’Institut national de la recherche scientifique - Institut Armand-Frqppier (1NRS-IAF).A moins de deux heures de Montréal — une distance qui ne compte pas pour toute métropole régionale internationale —, on retrouve également l’Université de Sherbrooke et l’Université du Québec à Trois-Rivières.Montréal abrite aussi le siège de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), le nouvel Institut de la statistique de l’UNESCO ainsi qu’ORBICOM, le Réseau international des chaires UNESCO en communication.La vingtaine de cégeps et collèges s’intégrent, ne l’oublions pas, au grand réseau de l’enseignement supérieur montréalais.Activité intense L’activité intellectuelle, scientifique et créative est intense à Montréal.Les établissements universitaires y réunissent un bassin de 5000 professeurs et chercheurs, une concentration exceptionnelle, située au confluent des traditions intellectuelles nord-américaines et européennes.Plus de 400 centres de recherche sont installés à Montréal, qui a accueilli cette année 12 000 étudiants étrangers, plus que toute autre ville canadienne.Mon université, à elle seule, forme près de 20 % des étudiants étrangers que compte Montréal.Les quatre universités montréalaises à vocation générale ainsi que HEC, Poly et l’ETS ont généré, à elles seules, une moyenne annuelle de 344 millions de dollars en subventions et contrats de recherche entre 1997 et 2000.Ces sept établissements encadrent annuellement près de 20 000 étudiants de deuxième et troisième cycles pendant cette même période.En 2000, ils ont diplômé 4746 étudiants de maîtrise et 1090 nouveaux docteurs.A l’automne 2001, ils accueillaient très exactement 142 558 étudiants; je devrais d'ailleurs dire «étudiante?» puisque cette population est à 58,4 % féminine.A Montréal, les étudiants ont accès à un éventail de programmes de deuxième et troisième cycles couvrant largement tous les domaines du savoir.Plus d’une quinzaine de programmes de maî- ~rr V fM X.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le pavillon Judith-Jasmin de l’Université du Québec à Montréal.Outre l’UQAM, la ville accueille trois universités à vocation générale: l’Université de Montréal, McGill et Concordia, ainsi que six écoles et instituts de calibre international.frise et de doctorat sont offerts en collaboration entre les établissements.L’UQAM est fière de participer à la plupart d’entre eux.L’université McGill a démontré que la venue d’étudiants étrangers et les subventions de recherche de l’extérieur sont source d’une activité économique très importante.En 1995-96, elles ont entraîné, de la part de McGill seulement, des dépenses de 616 millions de dollars.En même temps, les besoins sont grands et le temps nous presse.Le recteur lacroix a mis en évidence, lors du récent symposium de la Chambre de commerce, le grand défi que représente la forte demande de nouveaux docteurs.Positionnement stratégique Mais justement, après 30 années d’avènement à maturité, l’heure est venue de réfléchir au positionnement stratégique de nos établissements pour leur permettre de donner, avec encore plus d’élan et plus d’efficacité, leur plein potentiel.Le mode de développement des universités depuis trois décennies a été largement institutionnel.C’est-à-dire que le développement de chaque établisse- ment, additionné à celui des autres, constitue une somme qui sert à mesurer nos progrès.Dans ce mode, la concurrence entre établissements — qui s’exerce, d’une part, sur la base commune des financements publics pour les subventions de fonctionnement comme pour la recherche et, d’autre part, sur les bases complémentaires des soutiens privés, des fondations ou de la communauté — a été utilisée comme levier de développement.1^ course aux clientèles étudiantes se situe au cœur de ces processus.Il s’agit aujourd’hui de se demander si ce levier est suffisant surtout à l’heure de la mondialisation.Je pense que non.Sur quel axe pouvons-nous assister à un nouveau pas en avant dans le déploiement stratégique du Montréal universitaire international?Je pense que c’est celui d’une coopération interinstitutionnelle renforcée.Ui formation des cerveaux représente un patrimoine collectif majeur.C’est pourquoi les universités ont ensemble, face à ce défi, une responsabilité commune, et pas seulement des engagements particuliers pour elles-mêmes.Il importe donc que, tout en préservant et en mettant en avant leur autonomie créatrice, les universités de la region de Montréal explorent aussi désormais leur potentiel de coopération.Chaque université a sa couleur propre, ses forces et st-s traits distinctifs, et c’est là une richesse en soi.I e développement dos savoirs et de la création n'est à l’aise que dans la pluralité et trouve son dépassement dims un certain niveau d’émulation.Mais pourquoi ne «réserver» qu’à nous-mêmes les effets de cette emulation?Une plus grande convergence de nos actions sur des cibles et tit's projets choisis nous permettrait d’être plus forts ensemble et de nous projeter ici et à l’échelle internationale avec beaucoup plus de force.Nous donnerions à nos institutions des conditions renouvelées d’exercice de la di versité et, à nos professeurs, à nos chercheurs et à nos étudiants, un espace encore plus ouvert et favorable à l’epanouissement de leur créativité et de leur sens de l’innovation.Projets majeurs Montréal et le Quebec tireraient grand avantage d’une collaboration plus active de leurs universités, s’appliquant à concevoir ensemble des projets majeurs à même de s’imposer ici et sur la scène internationale avec plus d’impact.Un bel exemple d'actualité, évoqué plus haut, est celui des sciences de la vie, domaine autour duquel Montréal International veut mobiliser les forces, les nouveaux créneaux qui s'ouvrent à tout ce qui touche aux rapports entre santé et société sont très importants.Nous pourrions, autre bel exemple, valoriser davantage, à l’international, l'Institut des sciences mathématiques, déjà un très beau succès pour Montréal et le Québec en ce qui a trait à l'intégration d’activités de formation et de recherche de très haut calibre dans un contexte de coopération interuniversitaire exemplaire.Nous avons aussi tout ce qu’il faut pour être un joueur incontournable dans la formation en gestion, un des piliers de nos établissements, alors que nous avons déjà un programme de doctorat conjoint entre les quatre universités à vocation générale de Montréal, que l’UQAM exporte déjà son MBA dans une douzaine de pays, dont la France et l’Allemagne, qu’elle vient de recevoir la prestigieuse accréditation Êuropean Quality Improvement System (EQU1S) que détient aussi HEC.L’offre montréalaise en gestion pourrait être considérable en explorant les points d’ancrage de nouvelles coopérations, par exemple dans des domaines en émergence.C’est le cas aussi du domaine de l’éducation et de la formation des maîtres, si déterminant pour toute grande ville et pour toute sw'iété, ainsi que du domaine des études internationales, où nos masses critiques de chercheurs sont remarquables.Dans le domaine de la création et des arts, je veux citer un exemple tout à fait à même d’accroître l’«in-dice bohémien» de Montréal: c’est celui du multimédia.Avec une culture de l’interdisciplinarité qui a une bonne longueur d’avance sur bien d’autres pays et un secteur des arts et de la création particulièrement performant, nous sommes en mesure de contribuer de manière décisive au réseau international de la formation, de la recherche et de la création dans ce domaine; c’est en particulier ce que nous ambitionnons de faire avec l’Institut de recherche et création en arts et technologies médiatiques (Hexagram), un projet particulièrement innovateur.la liste des exemples de collaborations montréalaises de calibre international que l’on peut mieux développer et valoriser est longue.Ne serait-il pas à notre avantage d’y travailler ensemble de façon un peu mieux intégrée?En plus d’optimiser la portée internationale de plusieurs de nos actions, de telles initiatives pourraient avoir un effet d’entraînement vis-à-vis d’autres établissements du réseau universitaire québécois.Mais surtout, une telle dynamique permettrait d’explorer ensemble de nouvelles voies de l’innovation.Ce souhait pressant a été exprimé avec beaucoup de conviction dans le rapport de la Commission dçs universités sur les programmes, il y a deux ans.A nous de le réaliser.Crise du logement La pauvreté n’est pas seule en cause c ÈVE PARÉ Économiste à l’Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ) omment expliquer que la pénurie actuelle de logements ne provoque pas de boum dans la construction de logements locatifs, comme elle devrait normalement le faire?Voilà une bonne question que pose François Saillant, coordonnateur du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRA-PRU) («L’appauvrissement des locataires serait-il en cause?».Le Devoir, 30 avril 2002).Question à laquelle la réponse est simple: il n’est pas rentable, à l’heure actuelle, de détenir des logements.L’immobilier est un investissement au même titre qu’une obligation d’épargne ou que des actions en Bourse.Les investisseurs sont pour la plupart des particuliers de la classe moyenne et propriétaires de moins de dix logements.En plus d’assurer la gestion et l’entre tien de leurs immeubles, ils doivent faire face à une ré glementation sévère sur la fixation des loyers, ce qui limite le rendement espéré sur l'investissement Pas surprenant que les investisseurs choisissent d’autres types d'investissements, crise du logement ou non.L’APCHQ est une association qui regroupe principalement des entreprises œuvrant dans le secteur de la construction résidentielle.Ce sont ces mêmes entreprises qui bâtiront les 5000 unités de logements sociaux prévues dans le cadre du programme «Logement abor- dable Québec».Rappelons ici que seuls 18 des 323 millions de dollars du programme seront dépensés dans le cadre du volet privé.En d’autres termes, 94 % des sommes sont consenties aux logements sociaux (HIM, coopératives d’habitation, etc.).Qui en assumera les frais?Les contribuables québécois.Des projections démographiques permettent d’évaluer que la pénurie de logements atteindra plus de 16 000 unités dans la grande région de Montréal did la fin de 2005.Ces données tiennent compte de tous les programmes de subvention annoncés et du rythme naturel de construction de logements.On doit pouvoir mettre le secteur privé à contribution pour la construction d’une partie de ces unités, contrairement à l'investissement massif et récurrent en logements sociaux préconisé par M.Saillant dans sa lettre ouverte.Devant l’ampleur de la situation, comment peut-on affirmer qu’il s’agit uniquement d’un problème de pauvreté?C’est un problème pour lequel le FRAPRU est plus à même de proposer des solutions concrètes, telle l’adoption d’une politique d’ensemble de lutte contre la pauvreté.La problématique complexe que représente la pénurie de logements soulève en fait deux questions centrales: celle de la pauvreté et celle du besoin d’assurer un nombre suffisant de logements pour l’ensemble de la population.Les deux sont liées mais requièrent des réponses différentes.Mesures fiscales L’APCHQ propose une panoplie de mesures fis- cales qui encourageraient la construction de nouvelles unités privées de logement.Il s’agit notamment de mesures relatives à l’amortissement et au gain en capital.Certaines de cellesci ont déjà existé par le passé.M.Saillant soulève un doute à propos de l’iniquité fiscale que provoquerait leur instauration.L’intérêt pour l’adoption d’allégements fiscaux vient de la nécessité de trouver des solutions affectant le moins possible les budgets d’exploitation du gouvernement.Puisqu’il s'agit essentiellement de mesures visant des reports d’impôts, elles ne représentent pas réellement un coût en soit lœs premiers a bénéficier de telles mesures seraient avant tout les locataires eux-mêmes.En optant pour des allégements fiscaux, le gouvernement relâcherait la pression sur les taux d’inoccupation et, du même coup, sur les loyers.En d’autres mots, plus on construira d'unités, plus il y en aura de disponibles pour fins de location.De plus, les règles de la science économique nous enseignent que si l’offre augmente, les prix diminuent.La solution préconisée par le FRAPRU, soit un investissement massif en logements sociaux de la part de nos gouvernements, serait irresponsable et consisterait à faire porter encore une fois le fardeau par les contribuables.Ces dépenses n’occasionneraient peut-être pas d'iniquité fiscale mais entraîneraient un nivellement par le bas des classes sociales.Les Québécois ne sont-ils pas suffisamment taxés?Il ne s'agit pas de nier le problème de la pauvreté mais bien de s’assurer que des solutions adéquates soient adoptées pour remédier au problème de pénurie.M.Saillant avance que le revenu médian des locataires a diminué de 27,7 % en dollars constants entre 1981 et 1996 alors que celui des propriétaires n’a diminué que de 4,5 %.Si la Société d’habitation du Québec (SHQ) relate en effet ce chiffre, M.Saillant omet cependant de préciser que ces données sont basées sur le revenu brut et que l’écart ne représente en rien le revenu disponible des ménages, le niveau de taxation de la classe moyenne ayant considérablement augmenté durant cette période.Un ministre Au Québec, il n’y a plus de véritable politique en matière d’habitation ni de ministère entièrement voué à ce volet important de notre société.Il faut remonter à 1984, sous le gouvernement dirigé par le Parti québécois de l’époque, alors que Guy Tardif était ministre de l’Habitation et de la Protection du consommateur, pour retrouver une analyse sérieuse du marché de l’habitation.L’APCHQ espère que la récente nomination d’un ministre délégué à l'Habitation permettra de remédier à la situation.Dans ce débat chacun poursuit essentiellement le même objectif: loger adéquatement la population.S’il faut trouver des solutions pour loger les familles qui se retrouveront à la rue en juillet prochain, il faut aussi penser à des solutions efficaces à long terme, de sorte que la crise se résorbe définitivement L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), François Cardinal (actualité municipale), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports): Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoit Munger (responsable du site Internet), Josée Boileau, Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé): Michel Carneau (caricaturiste) ¦, Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l'information culturelle Michel Bélair (responsable).Jean-Pierre l/*gault, Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche (arts trisuels): h l'information économique : Gérard Bémbé (adjoint au directeur de l’information).Dominique Reny, Éric Desrosiers, Valérie Dufour.Pauline Gravel, Claude Turcotte; è Plnfortnation internationale Claude levesque, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); è l’information politique : Hélène Buzzetti.Manon Comellier (correspondantes parlementaires d Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque : Mari^Hélene Alarie (secrétaire a la rédaction), Diuise-Maude Rioux Soucy (commis).Iji documentation Gilles Paré (directeur): Manon Derome.Serge laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy, Gyslaine Côté.Marlene Côté.Martin Fournier, Véronique Géraud.Anouk Hurbutt, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau.Claire Paquet.Micheline Ruelland.(publicitaires), Laurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette.Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production).Claudine Bédard, Michel Bernatchez.Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Donald Filion.Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBITION ET TIRAGE.Unda Thériault (responsable service à la clientèle, distribution et tirage), Hélène Gervais, Marie-Ève Santerre.(cr/ordonatrice à la promotion et a la sollicitation), Monique L'Heureux, Use Lachapelle.Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Olivier lachambre (contrôleur).Ghislaine I^afleur.Claudette Béliveau (adpnnte-administrative), Danielle Laperriére, Caroline Perrier.Danielle Ross LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) LE DEVOIR, LE VENDREDI 10 MAI 2002 A H -* LE DEVOIR ?- ACTUALITES GROUPACTION CELLULES SUITE DE LA PAGE 1 comparaître d’anciens ministres comme Alfonso Ga-gliano.L’Alliance canadienne, elle, veut savoir si un système de ristournes profitant au Parti libéral du Canada avait été mis en place.En voyage en Espagne, le premier ministre Jean Chrétien a refusé de répondre aux questions sur le rapport de la vérificatrice générale ou sur les demandes d’enquête publique.Les partis d’opposition ont par ailleurs été outrés des propos de deux députés libéraux, Dominic Leblanc et Dan McTeague, qui ont publiquement mis en doute l’impartialité de la vérificatrice générale.Joe Clark a été particulièrement cinglant, accusant M.Leblanc, lui-même très proche de M.Chrétien, de «jouer les chiens de poche» en s’attaquant «au chien de garde».Ia; ministre Boudria a encore une fois dû réparer les pots cassés et a réitéré la confiance du gouvernement en Mme Fraser.Mais le gouvernement avait bien planifié les choses, fi a reçu le rapport de la vérificatrice générale lundi mais ne l’a dévoilé que mercredi, soit la veille du dépôt du projet de loi sur les nouvelles techniques de reproduction.la présentation de cette législation hier a failli détourner complètement l’attention.Les partis d’opposition n’ont pas pour autant lâché le morceau.Ils ont toutefois subi le traitement qu’ils craignaient.Presque à chaque question, le ministre des Travaux publics, Don Boudria, a répondu en disant que la GRC se penchait sur l’affaire ou que la vérificatrice générale élargissait sa vérification.Le NPD a tenté, sans succès, d’obtenir un débat d'urgence.Le président de la Chambre a rappelé que celle-ci pourrait en quelque sorte se reprendre d’ici la fin mai, lorsqu’elle se réunira en comité plénier pour examiner les crédits du ministère des Travaux publics.Le ministre Boudria, pour sa part, a insisté sur le fait qu’il a déjà annoncé des changements pour améliorer l’allocation des contrats.Ceux-ci devront être plus détaillés.Une entreprise et ses sociétés affiliées ne pourront pas obtenir plus de 25 % de la valeur des contrats attribués.Mais surtout, la banque d'entreprises que le gouvernement établit tous les trois ans sera refaite à partir de nouvelles règles, et ce, dès juin.Les entreprises seront divisées en au moins deux groupes: celles capables de remplir des contrats au niveau national et celles capables de le faire au niveau régional.Ensuite, toutes les sociétés appartenant à des intérêts majoritairement canadiens pourront faire soumission afin de faire partie d’un de ces deux groupes d'entreprises auxquelles le gouvernement fera ensuite appel selon ses besoins.Jusqu’à maintenant, seules les firmes à propriété 100 % canadienne y avaient droit.M.Boudria nie avoir agi sous la pression de certaines entreprises.Son seul but, a-t-il confié au Devoir, est d’améliorer la gestion du programme.Or, a-t-il dit, la règle du 100 % et la nécessité d’être apte à remplir des contrats à l’échelle nationale avaient pour effet de limiter l’accès à un nombre très restreint d’entreprises.«C'est supposé être un système concurrentiel.Mais les règles étaient tellement serrées que ce n'était pas le cas.Ça réduisait énormément la compétition.» Selon une source active dans ce domaine, Ottawa chercherait ainsi à déplacer une partie du marché à Toronto, où on trouve davantage de sociétés à propriété mixte.Mais au moins trois autres sources actives dans le milieu pensent que le ministre a plutôt pris acte, afin d’assurer une plus grande concurrence, de la réalité de ce secteur, qui a beaucoup changé depuis dix ans.les entreprises entièrement canadiennes sont maintenant rares, mais il est vrai qu’elles sont plus nombreuses à Toronto.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O1' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514)985-3346 Par télécopieur (514)985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) 1^ Devoir peut a l'occasion mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser nos lecteurs.Si vous souhaitez ne pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en aviser notre service à la clientele.L» Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situe au 2050, rue De Bleury.O' étage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc-., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, [.’agence lYesse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Croupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, l^val.Envoi de publication — Enregistrement ne 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 gamme de maladies) ressort comme l’élément qui fera couler le plus d’encre.Les cellules souches se retrouvent dans les embryons et le tissu fœtal, mais on commence à en déceler ailleurs dans le corps d’humains adultes.Le gouvernement annonce que la recherche avec les cellules souches provenant d’embryons sera permise, mais seulement si les chercheurs prouvent que leur «utilisation est nécessaire pour la recherche en cause».Une façon de dire, assurent les fonctionnaires de Santé Canada, «en dernier recours» seulement.Les embryons utilisés seront les surplus provenant des cliniques de fertilité.Le consentement écrit des géniteurs devra être obtenu.Aucun embryon ne pourra être conçu à seules fins de recherche.La tâche de décider de ce qui est «nécessaire» reviendra à la toute nouvelle Agence canadienne de contrôle de la procréation assistée.Cette agence, qui disposera d’un budget de dix millions de dollars, sera dirigée par un maximum de 13 administrateurs provenant de divers horizons.Tout chercheur basé au Canada, en laboratoire public ou privé, qui voudra mener des expériences avec des cellules souches devra non seulement faire approuver son projet par les organismes subventionnaires qu’il sollicitera et les comité scientifiques habituels mais aussi obtenir le feu vert de l’agence.Cette agence disposera aussi d’une équipe d’inspecteurs qui auront le pouvoir de visiter les lieux de recherche afin de s’assurer du respect de la loi canadienne.La Loi concernant la procréation assistée maintient les interdictions envisagées dans l’ébauche, notamment le clonage humain à des fins de reproduction ou de recherche thérapeutique, la sélection du sexe d’un enfant à naître ou encore la création d’hybrides zoohumains.Sur la question des cliniques de fertilité, le gouvernement n’aura pas écouté les recommandations du comité de la Chambre.Le comité demandait que la pratique des mères porteuses soit fortement découragée et que l’identité des donneurs de sperme ou d’ovules soit obligatoirement révélée aux futurs enfants.Le gouvernement, sensibilisé au fait qu’un couple sur huit est infertile et que le problème est appelé à prendre de l’ampleur, ne veut pas décourager ces pratiques (voir autre texte en page A 3).Quand la vie commence-t-elle?La ministre Anne McLellan s’est bien défendue de ne pas tenir compte, en permettant la recherche sur les embryons par son projet de loi, des arguments de ceux qui défendent le caractère sacré de la vie humaine.«Nous pensons que nous en sommes arrivés à un équilibre approprié», a-t-elle déclaré à la presse.Mme McLellan refuse de se laisser attendrir par la destruction des embryons dans le processus de recherche sur les cellules souches.«Ce sont des embryons surnuméraires.Vous savez ce qui leur arrive?Vous savez ce qui leur arrive?Ils sont jetés à la poubelle», a-t-elle lancé d’un ton empreint de défi.«Le donneur peut choisir et décider qu’ils soient jetés, ce qui est tout à fait son droit, ou il peut aussi choisir, dans certaines circonstances, de laisser ces embryons surnuméraires être utilisés pour la recherche médicale.» Au moins trois députés libéraux, tous membres du caucus pro-vie de la colline parlementaire, ont déjà indiqué qu’ils voteront contre le projet de loi tel que présenté.Paul Szabo, Dan McTeague et Torn Wappel soutiennent tous qu’ils n’approuvent pas la destruction d’une vie, celle d’un embryon, au nom de la guérison potentielle d’une autre personne, par exemple un malade atteint de Parkinson.M.Wappel se réjouit toutefois que la loi définisse un embryon comme un «organisme humain».«C’est la première fois qu’on définit la vie humaine de façon à ce qu’elle comprenne les embryons», a-t-il indiqué au Devoir.ÉCOLE «Ne devrait-on pas réduire le financement du privé pour augmenter celui du public?» SUITE DE LA PAGE 1 qui constituait son plus vaste auditoire issu du milieu depuis sa nomination.Les Québécois abondent tout à fait en ce sens.Interrogés sur les éléments qui pourraient rendre l’école publique plus attrayante, 35 % répondent justement «un meilleur encadrement des élèves», la réponse la plus populaire avant «des programmes diversifiés» (27 %), «une meilleure disponibilité du personnel enseignant» (14 %), «une augmentation du temps de présence des élèves à l’école» (10 %) et «la transmission de plus d’information aux parents» (7 %).Les Québécois interrogés, issus de tous les milieux et de toutes les couches d’âge, estiment en outre, dans une proportion de 48 %, que l’école ne divulgue pas suffisamment son information, ce qui a fait dire au président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron, qu’il faut «travailler encore sur la perception des gens à l’égard de l’école publique», ce sur quoi «on n’a pas mis assez d’efforts dans le passé».La programmation du colloque lui donne raison, puisqu’une partie importante des ateliers d’aujourd’hui est vouée aux stratégies de communications et de marketing que pourraient adopter les écoles pour mieux faire valoir leurs «produits».Alors qu’un débat sur les défis du réseau public donnait le ton hier après-midi, une question venue de la salle a fait bifurquer le propos vers le réseau privé, dont la concurrence alimente les discussions de corridor.«Ne devrait-on pas réduire le financement du privé pour augmenter celui du public?», a demandé Robert Cadotte, de la Commission scolaire de Montréal, désignant le privé comme «le fantôme» du colloque.Si plusieurs applaudissent à cette idée, Sylvain Simard croit, lui, que l’heure n’est pas à tenir ce débat.«Je pense que, ce que nous faisons de très stimulant à l’école publique, peut-être nous ne le ferions pas s’il n’y avait pas cette compétition que nous a donnée l’école privée.» Le sondage Léger Marketing, effectué en mars dernier auprès de 1000 Québécois, nous apprend aussi que les 18-34 ans sont très nombreux — 87 % — à croire qu’il est important que l’école offre une plus grande diversité de programmes.Le ministre Simard acquiesce à cette idée, particulièrement pour la région de Montréal, où Tattrait du privé est le plus grand.«H faut tout de même garder une certaine mesure là-dedans», note-t-il toutefois, afin de ne pas risquer de dépeupler les écoles publiques au profit.d’autres voisines du réseau public! Pour formuler leur opinion sur le réseau scolaire public, les répondants au sondage affirment, dans une proportion de 53 %, se baser sur leur propre expérience (43 %) ou sur celle de leurs enfants (10 %).Le controversé mais très médiatisé Palmarès des écoles secondaires du Québec est une référence pour seulement 3 % des répondants.U amour B3CI§ .REUTERS L’AMOUR maternel ne connaît pas la barrière des espèces, semble-t-il.Cette guenon, qu’un trafiquant d’animaux a vendue à une boutique de Dacca, au Bangladesh, a jeté son dévolu sur ce chiot, qu’elle a adopté et ne cesse de cajoler.Us lois du Bangladesh interdisent la chasse et la vente des singes, mais ces lois sont rarement appliquées.ACCORD SUITE DE LA PAGE 1 Canada «était prêt à aider» à trouver une solution au siège.«On ne nous a pas demandé d'accueillir des gens au Canada mais, si on nous le demande, le Canada est un pays qui est toujours prêt à aider dans une situation aussi tragique que celle du Moyen-Orient.» Un avion militaire britannique a quitté dans la soirée Chypre à destination d’Israël pour aller chercher ces Palestiniens, selon des télévisions locales.Une source militaire israélienne a néanmoins indiqué que «rien de définitif n'a été conclu», espérant un «accord final dans lès prochaines heures».A Bethléem, un diplomate britannique de l’UE, Alistair Cook, impliqué dans les négociations, a indiqué à l’AFP que «les choses ne sont pas encore réglées».Les Etats-Unis restaient prudents sur un accord.«Les Européens trair>evvt ¦—- cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI: Entrée + poêlée de crevettes au fenouil + dessert • 18$ ^ CE SOIR: Soupe r au son du Trio Jazz Gutenberg 359.av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) • ©Place des Arts •Tél.: 285-8686 .gutenberg@qc.aira.com wbcrii
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