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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2006-05-13, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 M Al 2 0 0 (i MUSIQUE Aujourd’hui, Fiori redit bonjour à la vie Page E 5 CINÉMA On achève bien les stars.Page E 8 CO EMILIE BELANGER L'Homme invisible (ilN LS MALBERiS Gara Dzive i '¦ Cam four à la croisée YAN1CK MACDONAUi Incendies Z M “ JL.C3 CO CD 2006 est une année-charnière pour le Carrefour international de théâtre de Québec MAIM IN C, EN EST Le Périple Cette année, la plupart des productions débouchent sur l’espoir et la sérénité Organisé dans l’urgence et, avouons-le, par la peau des dents, marqué aussi par le départ prochain de Brigitte Haentjens, le Carrefour prend néanmoins forme dans un contexte de solidarité retrouvée.La codirectrice artistique du festival, Marie Gignac, explique.MICHEL HÉLAI K Nous sommes à moins d’une semaine du début de ce huitième Carrefour international de théâtre de Québec et Marie Gignac parle de sérénité.Qui l’eût cru! Alors que, même ici à Montréal, on a bien senti à quel point le festival avait vécu des heures douloureuses qui vont bientôt le forcer à se redéfinir et que cette édition a dû être sauvée in extremis par une subvention spéciale du CAIjQ, la codirectrice artistique de l’événement s’exprime d’une vont chaude et calme au téléphone en commentant sa programmation .Créations contemporaines *Ce qui me frappe cette année, c'est que la plupart des productions débouchent sur l'espoir et la sérénité.Oh, on ne fera pas dans le léger, mais même un spectacle comme Incendies, de Wajdi Mouawad, débouche sur l’espoir Et on peut dire aussi que les spectacles présentés dans les trots “sections" du festival parlent de quête identitaire, autant la quête intime que la quête cr/Uective Mais bien sûr, c'est le genre de lien que l'on ne peut faire qu une fins toute la programmatum en main .• Ce n’est donc jamais un choix délibéré?Comme un thème, par exemple, que l’on retrouverait abordé différemment d’un spectacle à l’autre?•Non, pas vraiment, sourit la voix.les contraintes sont déjà tellement lourdes — les sous, le calendrier, les jauges, le parc de salles à Québec .— que cela limiterait trop considérablement notre choix Par contre, il est possible de mettre en relief le travail des artistes de pointe d'un pays: nous l'avons fait avec les Français en I99H et les Allemands en 2002 Cette année, nous songions à inviter des Flamands, mais notre passage à Avignon l’été dernier nous a fait changer d'idée.• Nos lecteur» se souviendront que le passage de Jan Fabre, en effet, avait fait plus d'un sceptique au festival l'été dernier.Comme tous les programmeurs, les deux directrices artistiques de Carrefour, VOIR PAGE E 3: CARREFOUR ESPACE GO transat LU $ VU 4890, BOUL.SAINT-LAURENT, MONTRÉAL (QUÉBEC) H2T 1RS / (514) 845-4890 I; DENIS MARLEAU * MARTINE BEAULNE : WAJDI MOUAWAD CLAUDE POISSANT GEOFFREY GAQUÉRE LUCE PELLETIER SERGE DENONCOURT DE LA PAROLE AUX ACTES IJ WWW.ESPACEOO.COM * voix.Tu chantes à deux et une troisième voix fantôme apparaît, c’est tellement trippant.» Je suggère, comme à Renée Marled la semaine dernière, les spectacles à composition variable (le la tour née Tous les garçons, toutes les-filles.Fiori pourrait s'amener sans être annoncé, aux côtés des Déry, Martin Léon, Yves Marchand, Louis-Jean Cormier de IkarkwaJ, etc.Les possibilités sont infinies.L'intéressé sourit, lantasine tout haut.«Faire des harmonies sur leurs tounes.ou juste prendre un solo.essayer une nouvelle toune.Ça serait vraiment la liberté.» Oui, il y a de bonnes chances que ça arrive.La comédie musicale qu’il écrit depuis des années est en voie d'achèvement.Tout est plausible «Le timing est bon.Im vibe est bonne.J'ai le désir, j’ai l’excitation Il faut juste que les gens oublient un peu leurs attentes, au moins le temps qu 'on retrouve ensemble la notion de plaisir.» Collaborateur du Devoir USINE O KADDISH POUR L’ENFANT QUI NE NAÎTRA PAS de Imre Kertész en premiène nouï américaine théâtre-récit interprété par Jean-Quentin Châtelain dans une mise an scène cto Joël Jouanneau >¦ Ce qui frappe d'abord chez Jean-Quontin Châtelain, c'est l< puissance intérieure, terrienne, terriblement physique qu'il dégage en scène.Châtelain crève la scène comme on dit d'un acteur qu'il crève l'écran.CorifWM DenaMkM, /urbain Parti, 2004 « On sort de là creusé des douleurs de Kertész, si bien traduites en français, et ébloui par l'art de Châtelain.A.H., La Figaro, 2004 Déporté à l’âge de 15 ans à Auschwitz, Kertész est libéré en 1945.En 2002, il reçoit le prix Hans Sahl, du cercle des auteurs allemands et le prix Nobel de littérature attribué pour la première fois à un auteur hongrois.UNE COPttOOUCTKJN DU THÉÂTRE VIDY IAUÜANNE E.T.E (SUISSE), DU THÉÂTRE OUVERT (RARIS) ET DE L'ELDORADO (LYON) Du 23 au 27 mat 2006 / 5 soirs seulement! Guichet 521.4403 / Admission 700.1245 / www.usioe-c.cofn fi®?ffl a»,.THÉÀIRE FRANÇAIS 1 06/07 Abonnez-vous O LE DEVOIR, LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 MAI 2 0 0 6 Regard et jeux dans l'espace.et sur toile COLL.MUSÉE D ART DE JULIETTE \ DON DE YVES LAROQUE DE ROQUEBRUNE Huile sur toile découpée d’Hector de Saint-Denys Garneau, non datée - myji ¦ FILIATIONS Anne Hébert et Hector de Saint-Denys Garneau Musée des beaux-arts de Sherbrooke.Jusqu’au 10 septembre RENÉ VIAL Jeune, j’aimais lire à l’ombre des arbres, participer à des séances de la salle paroissiale où l’on jouait Molière ou Labiche avec num cousin Saint-Denys Garneau, mes frères, ma sœur au beau temps des vacances», se souvenait Anne i iébert en 1993.Je tiens à vous dire tout ce que le paysage de Sainte-Catherine a lait pour moi depuis ma toute petite enfance.Marquée par ces lieux, l’auteure du Torrent et des Chambres île bois a voulu être inhumée au cimetière du village où repose également le poète Hector de Saint-Denys Garneau.Ce paysage, c’est aussi le même qu’illustre Hector de Saint-Denys Garneau.Si le poète était également peintre, la peinture pour lui n’avait rien d’un hobby.Ses œuvres décrivent son monde tamilier.bit surtout cette campagne de Sainte-Catherine-de-Fossambault à laquelle, lui aussi, est enraciné.On retrouve dans ses toiles un peu de cette fascination devant «le grand mystère du monde».Ce thème, il le partage dans ses écrits avec Anne Hébert.S'ancrant dans les souvenirs du vert paradis d’une Jeunesse où ils lurent proches, l’exposition Filiations fait se côtoyer les univers d’Anne Hébert (1916-2000) et d’Hector de Saint-Denys Garneau (1912-1943).On y voit des manuscrits, des documents et tapuscrits, des objets familiers.Ces témoignages s’accompagnent d’une dizaine de tableaux peints par l’un, appréciés avec délectation par l’autre.la présentation se veut une conversation inédite entre deux univers qu’une même exigence poétique, et bien d’autres choses, unit Elle se juxtapose à une «exposition dans l’exposition» produite par Bibliothèque et Archives Canada, portant plus précisément sur Saint-Denys Garneau.Dessinateur très académique à ses débuts, Saint-Denys Garneau hisse peu à peu sa peinture au rang d’une expression à part entière.Souvent de dimensions réduites, ses tableaux s’inspirent par bien des côtés de ceux de John Lyman, précurseur de la modernité au Québec, que le peintre-poète admirait Saint-Denys Garneau peintre ne sera redécouvert qu’en octobre 1993, à l’occasion du 50r anniversaire de sa mort Six ans plus tard, le Musée de Joliette consacrait à sop œuvre picturale une grande exposition itinérante.A Sherbrooke, l’exposition Filiations rassemble une dizaine de ses œuvres.La plupart de ces huiles sur toile, le plus sou- vent sans titre, datent de 1943.Sur certaines toiles, des lieux, des sites fréquentés sont clairement identifiables.On y reconnaît ainsi les terres au-delà de la rivière Jacques-Cartier.Saint-Denys Garneau pouvait les apercevoir des hauteurs derrière le manoir Juchereau-Du-chesnay.Ailleurs, la boulangerie de Pierre Beaumont, aussi maître de poste, est représentée.Cette petite maison rouge fut louée par le père d'Anne Hébert Maurice Hébert.Saint-Denys Garneau photographiait également des scènes que son regard aimait particulièrement: le manoir familial, le jardin dont il s’occupait le torrent déchaîné des environs, des arbres sous la neige.Royaumes en commun «/« peins comme un enragé mais sans rage.Calmement», écrit-il dans son journal, là, dans la féerie des sous-bois d’automne inondés d’ombre, des sapins ponc- tuent l’olive des feuillus et l’ocre jauni des prés.Refuge et réservoir pour l’imaginaire, la nature a été croquée seule motif par l’œil aux aguets de Saint-Denys Garneau.Publié à compte d’auteur en 1937, son recueil Regard et jeux dans l’espace est accueilli dans l’indifférence.«Ce qui équivaut, pour le poète, notait Anne Hébert, à la confirmation de son propre jugement destructeur.» De retour d’Europe, il s'isole de plus en plus longtemps au manoir de SainteCatherine.En peinture, ses dernières œuvres témoignent d'horizons rompus par des impasses, un arbre qui s’abat ou des ciels bas et nuageux.Saint-Denys Garneau meurt en canot en 1943 à 31 ans, victime d’une crise cardiaque.En décembre 1944, dans Im Nouvelle Relève, Anne Hébert dresse une sorte de testament artistique de son cousin, que «la lumière a reconquis».«Nous habitions, écrit-elle, la même campagne.La même campagne et le même été.Nous avons mis nos royaumes en commun [.] fêtais la plus petite II m’apprenait à voir la campagne.La lumière, la couleur, la forme: il les faisait surgir devant moi [.] Le paysage d'eau et de feuillages avait fait un pacte avec lui, conclut-elle poétiquement [.] Le paysage a accepté l’offrande consommée sur cette grève de glaise près des sapins noirs.» Conservée à la bibliothèque Anne-Hebert de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier (le nom du village a changé avec les années), une huile de Saint-Denys Garneau transcrit la courbe sinueuse du cours d’eau.Au-delà du jade moussu des feuilles, l’ombre sombre des résineux anime les rives tandis que la rivière charrie ses flots d’écume.Cette toile était particulièrement chère à Anne Hébert, présente à ses côtés lorsqu’elle a été peinte.Peintre, Saint-Denys Garneau l'est également dans ses écrits.Sa correspondance recèle d’allusions à la lumière, aux couleurs du paysage.D décrit ainsi en 1940 ce qu’il voit: «Les arbres sont roses dans le soleil couchant.» La montagne entre eux est d’une teinte indigo.Les arbres roses deviennent mauves, puis violets, ensuite gris du soir, de ce gris chaud un peu brun et qui se mêle à tout On dirait que la brunante promène une poivrière sur le tableau qui est encadré par la fenêtre.Collaborateur du Devoir SOURCE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE SHERVROOKE Hector de Saint-Denys Garneau SÉRIE « AVEC OU SANS SUCRE » CAUSERIE LE DIMANCHE MATIN ENTRÉE LIBRE «JEAN-PAUL LEMIEUX ET LES ESPACES DE LA SOLITUDE» SUJET PRÉSENTÉ PAR GAËTAN BRULOTTE DIMANCHE 14 MAI 2006 2006 CAFÉ ET CROISSANT SERVIS DÉS 11 H,CONFÉRENCE 11 H 30 LES K" 100.rue Sherbrooke EmI.bureau 4000.Montréal, tél M4.842 1043 IMPATIENTS GILLES BOISVERT « eauchaudeaujroide », acrylique, encre, collage, photo, estampe Jusqu’au 27 mai 2006 GALERIE BERNARD www, galerïebemard.ca 3926 rue Saint Denis, Montreal (Québec> H2W 2M2, Tél.: (6141 277 0770 Horaire: mercredi Uh-ITh jeudi vendredi llh 20h samedi 12h 1 Th et sur rendez vous .* * SIX VILLES INVISIBLES en ARCHITECTURE et FICTION à visiter, à lire, à se laisser conter Jusqu’au 10 juin à M *] N If P K L 11 GAtERIt D' ARCHITECTURE 181, rue Saint-Antoine O.(514) 868-6691 www salehcmonopoli corn -"«7*-*’-7 " _ Québec »» E-~ — IUVHW MOIS De ime 2006 OU 01 RU Si VA 17 mai 2006-14 h Conférence Web Québec - Belgique L art impnmè aujourd’hui : l'avènement des pratiques hytmdes Conférenciers : Catherine de Braeketeer (Belgique), René Derouin, Guy Langevln Modératrice Hedwidge Asselln Grande Bibliothèque, salle M455 475 bout de Maisonneuve Est Montreal Entrée libre I Renseignements (514) 525-2621 AR Programmation complète du VAxsau www arprtm.org îj5K,SS l> IH VHK Quad 6 Muret à nos pArtewM #< oomm«n pressioranstes.particuBeranent ces demieres années, alors que hrtiste ne pouvait pki» peindre qu'assis, hii qui avait toujours vouhj peindre rins-tinrhvement, comme un enfant» Le Devoir Avec Le Monde et CAP E IBANîî üuBauIOv frtVOTWf r ARTI VISA DESJARDINS Al mro mil HS Tou* I** autr«* *p*ctad** disponibles au * www.francofolies.com * I Place des Am, 20 h Les Événements fusion œ.'tîSU SALUTÀ SERGE FIORI csiiiranEni ^ BOOM I tf M A WM V • MAMirif AiHAHI (A’IMIHMtt l'UKANIi» MIS AlftlJi •KX StfPHANH |APOINH .MARC IHHV.t Mouiouf (AinnniHiNvms W P LES OGRES DE BARBACK / _ Yr « IA BAI f f)NAI)( LA BAITONADf SUS '' Il r* TM CARTiBLANCHE A ZACHARY ¦CHARD EUE FLYBIN BAND BOULA i .f iMUittt SAlUTACUUDfLÉVflLIiE LARA .ISAIUT ïCTEffiEi FABIAN YJlv' RAYMOND LÉVESQUE ïffjW.WW*" «M.MOU.JhiPL» 10 (M* BILLETTERIE BEWSCKfNf MINtS INFO IRA**' ¦MB* 1 ^ (514) *76*9*) 1 (MA 444 9(14 » wwwfrancofolies.com (SJI CE y***-»* b Q,"t ( .* * ï.k r, i Québec »» r LE I) E V 0 I K .LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 M A 1 2 0 0 6 Carrefour des rêves brisés SOMETHING LIKE HAPPINESS (QUELQUE CHOSE COMME LE BONHEUR) Réalisation et scénario: Bohdan Slama.Avec Tatiana Vilhelmova, Pavel Uska, Ana Geislerova, Ma-rek Daniel, Zuzana Kronerova, Simona Stasova et les garçons Patrick et Denis.Image: Divis Marek Montage: Jan Danhel.Musique: Leonid Soybelman.A Ex-Centris, version origiinale tchèque avec sous-titres français.Précédé du court métrage Portrait de l'artiste en muse d’Etienne Desrochers.ODILE TREMBLAY Largement primé dans son pays d’origine, la République tchèque, mais aussi à San Sebastian, à Athènes et au Festival du nouveau cinéma de Montréal, qui lui a décerné sa Ix>uve d’or, Something like Happiness, tout comme Wild Hees, premier long métrage de ce cinéaste, a représenté son pays aux Oscars.Bohdan Slama appartient à cette famille de cinéastes sociaux, dans la lignée des maîtres britanniques du genre, Ken Loach, Mike Leigh, etc.Il partage avec eux ce doigté, ce regard de tendresse infinie posé sur les détresses humaines.Rien de plus triste, il est vrai, que ce film tendre et subtil, vrai carrefour des rêves brisés.Même la petite ville industrielle peuplée de HLM et de cheminées d’usine qui sert de cadre au film distille sa grisaille comme une haleine fétide: lieu à fuir sous peine d’être étouffé par sa médiocrité.C’est là pourtant que les héros passeront de l’âge des illusions à celui de la responsabilité, à travers une fine chronique de société, des portraits par petites touches sombres, deux doigts d’humour.Tout n’est pas dit, mais les silences, les demi-mots suggèrent les secrets et les drames ta- pis dans les recoins de la mémoire.Dans ces HLM minables ont grandi Monika (Tatiana Vilhelmova), Tonik (Pavel Liska) et Dasha (Ana Geislerova).Tonik habite la vieille ferme de sa tante, Dasha glisse dans la maladie mentale et néglige ses enfants.Monika rêve de rejoindre son fiancé en Amérique mais n’ose abandonner les enfants de Dasha.Ajoutez des parents âgés plus ou moins malheureux ou alcooliques aux vies gâchées, enlisées dans les habitudes.Il y a des scènes très belles, lumineuses, dans ce film d’ombre, tel un repas d’anniversaire dans la vieille ferme décrépite, où le bonheur se fracasse après avoir surgi un instant.Le naturel des interprètes, dont celui des enfants, la générosité du cinéaste qui scrute à travers quatre saisons l’âme de ses personnages avec une caméra inquisitrice, des péripéties qui s'emboîtent comme des poupées russes aux destins superposés, portent Something like Happiness.Comme ces trois profils touchants de jeunes adultes, d’où émergent les prestations sensibles de Pavel Usa, en doux rêveur brisé, et de Tatiana Vilhelmova, en femme de cœur incapable d’échapper aux exigences de son niveau de conscience.Ils confèrent au film une profondeur de champ et une vraie résonance.Un court métrage Un mot sur le beau court métrage documentaire Portrait de l’artiste en muse d’Etienne Desrochers.C’est tout et rien: une femme posant devant l’objectif d’un photographe, mais une dimension poétique et un dialogue amoureux en souffrance s'imposent à la caméra, en insufflant la vie à ces deux univers si différents chargés de mémoire et de drames muets.Le Devoir Hydro Québec ssa financier PARTENAIRE DE SAISON A QUtSEC PARTENAIRE DE SAISON A MONTREAL LES VIOLONS DU ROY LA CHAPELLE DE QUÉBEC BERNARD LABADIE 05 06 LES HEROINES DE a fui e Les Violons du Roy sous la direction de Bernard Labadie SOLISTE Sandrine Piau, soprano JEUDI 25 MAI 2006 20H SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL EDOUARD MONTPCTIT Billetterie Articulée (514)844 2172 (saroftais I St* 844 2172) VENDREDI 26 MAI 2006 20H ÉGLISE SAINT-DOMINIQUE QUÉBEC Bllwtttrte du Grand Th*Atr* de Québec (418)643*131 (sam fraie 1 877 643*131) VJ f FONDS sofeUnt* fTQ x (Itl Quebec nt» Qui m « Il DlMHII ?Culture * CINÉMA fgJlgf ¦ sms: »*v?t- ¦ tTU * * ^ ‘ -52S- mM SOURCE MENGREL MEDIA Dans Don I Come Knocking, c’est une fois de plus l’Amérique dans toute sa splendeur décadente que Wenders scrute avec le même mélange de fascination et de perplexité.On achève bien les stars.DONT COME KNOCKING Réal.: Wim Wenders.Scénario: Sam Shepard.Avec Sam Shepard, Jessica Lange, Tim Roth, Gabriel Mann, Sarah Policy.Image: Franz Lustig.Montage: Peter Pzrygodda, Oli Weiss.Musique: T.Bone Burnett.États-Unis-Allemagne, 2005,110 min.ANDRÉ LAVOIE Wim Wenders en connaît long sur l’errance: depuis Alice dans les villes (1974), ses personnages ne cessent de traverser des paysages dénudés, des lieux anonymes, pour donner à leur existence un sens qui, ultimem,ent, leur glisse entre les doigts.A trop se perdre dans ces méandres existentiels, le cinéaste allemand, après le sublime Les Ailes du désir, s'est égaré dans un cinéma de la contemplation nombriliste (Million Dollar Hotel, The End of Violence).Heureusement qu’un beau jour, à Cuba, il a croisé le Buena Vista Social Club.En 1984, dans un parcours jusque-là sans fautes, Wenders s’est associé avec l’acteur et dramaturge Sam Shepard; ce voyage nommé Paris.Texas fut inoubliable, et couronné d’une Palme d'or.Vingt ans plus tard, ils se retrouvent, et cette fois Shepard ne se contente pas d’écrire une nouvelle quête des origines, des liens familiaux brisés: il porte le chapeau d’une star déchue du western, Howard Spence, dans Don't Come Knocking.Comme dans L’Etat des choses, un plateau de cinéma devient la métaphore d’un monde déréglé, dissolu, et Howard, cet acteur qui n’est déjà plus que l’ombre de lui-même, le quitte sans rien demander à personne.Cet alcoolique violent et débauché va se réfugier chez sa mère (attachante Eva Marie Saint), qu’il n’a pas vue depuis 30 ans et qui lui apprend qu’une femme du Montana a téléphoné, il y a longtemps, pour lui annoncer qu’il a un fils conçu lors du tournage de son dernier grand film, il y a 20 ans.Là-bas, dans une ville peuplée de fantômes et de courants d'air, il retrouve son ancienne flamme Doreen Jessica Lange, dommage quelle ait cédé aux sirènes de la chirurgie plastique.) et leur fils Earl (Gabriel Mann), un jeune chanteur fou furieux, mais aussi Sky (Sarah Policy), sa fille issue d’une autre rencontre d'un soir, traînant une urne contenant les cendres de sa mère.Inutile de préciser le climat de lourdeur qui va s'installer au sein de cette famille très éclatée.Pendant ce temps, un détective (Tim Roth) aux bonnes manières britanniques tente de retracer le fuyard irresponsable.C’est une fois de plus l'Amérique dans toute sa splendeur décadente que Wenders scrute avec le même mélange de fascination et de perplexité.Revisitant des lieux mythiques (Monument Valley), captant la vulgarité sans rien rajouter fies casinos du Nevada) ou montrant des villes frappées de dispari- SOURCE MONGREL MÉDIA Un blues vaguement désespéré mais nullement pessimiste tion aux rues étonnamment désertes, Don’t Come Knocking entonne un blues vaguement désespéré mais nullement pessimiste.Toute cette histoire, ancrée dans un réalisme de façade et une nostalgie décalée (existait-il des stars du western dans les années 80?), est peuplée de personnages éthérés, visions de marginalité dans un monde socialement pétrifié.Pas étonnant que, sur cette terre de désolation, tous cherchent leurs racines avec l'énergie du désespoir.Cette recherche, menée par un être antipathique, incohérent et narcissique (Shepard n’a aucun mal à se glisser dans la peau d'un tel salaud), apparaît souvent dérisoire, prétexte pour le scénariste et le cinéaste à revisiter de grands mythes, surtout ceux nourris par le cinéma américain, tout en y accrochant une intrigue parfois touchante mais quelque peu étriquée.Grâce au charme envoûtant de la photographie de Franz Lustig et une distribution dont le caractère hétéroclite devient aussi objet de fascination, Don’t Come Knocking ressemble à une amorce de résurrection pour un cinéaste dont la figure avait des allures de cow-boy (très) solitaire.Collaborateur du Devoir Concours Musical International de Montréal du 24 mai au 2 juin 2006 s« pMmtuwnim gvmsfs mjsiaits ov ouum CRCHtsmc srmtoww x nonméM Demi finale Du ?4 ou 27 mai Salle Pitne-Mercure, Centre Pierre-Péladeou Coûta de maître ?! mai Salle PollacR, Ecole de musique Schulich Université McGill ENTREE LIBRE Finale Du 2^ au SI mai Avec l'OSM ThéStre Maisonneuve Place des Arts Concert gala 2 juin Avec l’OSM Salle Milfîid-Pelletier Place des Arts BILLETTERIE SU 842-9951 ‘ www» osnrea des Arts -2112 y 8«6 S42.21 12 |*.e« Mtr,»*,*.* o« 7*0 >*»} L’AGENDA L’HORAIRE TÉLÉ.LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans La Devoir du samedi Information 514 845-410! www.concoursmontreal.CQ Wï*tsnn (.S’v ESASCt MUSIQUE LE Devoir 1 LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 MAI 2 O O t> E 1 n om n %é ^Ce n t r i s EX-CENTRIS.COM / 514.847.2206 SOMETHING LIKE HAPPINESS (STESTi) ' BOHO AN SL AM A 13hOS 17h15 19h20 Cinq petites minutes de gloire ART SCHOOL CONFIDENTLAL Réalisation: Terry Zwigoff.Scénario: Daniel Clowes.Avec Max Minghella, Sophia Myles.John Malkovich, Jim Broadbent Image: Jamie Anderson.Montage: Robert Hoffman.Musique: David Kitay.États-Unis, 2006, 102 min.ANDRÉ LAVOIE Terry Zwigoff ne manque pas de cynisme mais, à l’inverse d’un Todd Solondz (Happiness, Palindromes), il sait souvent faire preuve de légèreté.Avec son portrait de l'adolescence tourmentée (Ghost World) ou sa vision acidulée de la figure du père Noël (Bad Santa), il visait juste sans sortir l'artillerie lourde.Dans son documentaire sur le bédéiste Robert Crumb se profilait une critique de l’art contemporain, mais avec Art School Confidential, la dénonciation d’un discours prétentieux et des trafics d’influence n’a rien d’une œuvre abstraite.Seconde collaboration après Ghost World avec le scénariste Daniel Clowes, lui aussi bédéiste et adaptant pour Zwigoff ses propres histoires imagées.Art School Confidential résume, uniquement par son titre, les trois enjeux dramatiques qui se font ici la lutte: une critique du monde clos des arts visuels, une comédie sur le laborieux dépucelage d'un étudiant aspirant à devenir un artiste de génie et une intrigue policière autour d’un serial killer terrorisant les étudiantes du «célèbre» Strathmore Institute.Ceux qui trouveront le tableau un peu chargé n’auront pas tort Sujet à moqueries, Jerome (Max Minghella) ne rêve que de quitter son école secondaire pour fréquenter le célèbre institut et devenir l’égal de Picasso.faisant ainsi craquer toutes les filles.Voilà deux ambitions qui, selon lui, devraient s’accomplir au même momept, et le plus vite sera le mieux.A son arrivée, il découvre des camarades de classe encore plus névrosés et prétentieux que lui, des professeurs exaltés et médiocres (dont John Malkovich, très rigolo) et surtout une jeune modèle, Audrey (So- SOURCK MONGREL MEDIA Le milieu de l’art contemporain est une cible de choix pour Terry Zwigoff dans Art School Confidential.phia Myles), qu’il ambitionne de voir devenir sa muse.Mais le voilà doublé par un autre étudiant, très sûr de lui, dont les tableaux, du sous-Andy Warhol, soulèvent l’enthousiasme des professeurs, de ses confrères et surtout d’Audrey.Jerome trouve alors un certain réconfort auprès d’un artiste aux allures d'itinérant (foudroyant Jim Broadbent).Et pendant tout ce temps, un meurtrier sème la terreur, c’est du moins ce qu’il fout imaginer.Le milieu de l’art contemporain semble une cible de choix pour Zwigoff mais, une fois les premières flèches décochées, et qui seront les plus amusantes, sa critique apparaît pour ce qu'elle est réellement: datée et répétitive.Une fois les ego égratignés et les tableaux vides de sens épinglés sur les murs, le film tente de se concentrer sur la triste histoire de la virginité de Jerome.Vous admettrez qu’à son âge, la chose est peut-être gênante, mais où est le drame lorsqu’on a à peine 18 ans?Et pour pimenter un récit qui ne manque déjà pas de recettes (faciles), la présence du serial killer ne semble s'expliquer que pour justifier une conclusion dépassant les limites raisonnables de l'absurde.La fadeur que dégage Art School Confidential s’explique aussi par celle générée par les interprètes, à commencer par Max Minghella (le fils d'Anthony, réalisateur de Cold Mountain et The English Patient), dont on n'a aucun mal à croire à la virginité mais bien davantage à la passion créatrice qui devrait le brider de l’intérieur.Cette absence de charisme explique sans doute sa fascination pour le personnage de Sophie Myles, un modèle aux courbes inspirantes mais dont le discours n'est bien souvent qu'un tissu de banalités.Pas étonnant qu’elle craque pour la version culturiste d'Andy Warhol.Avec tout cela, Terry Zwigoff ne risque pas d'obtenir son précieux 15 minutes de gloire.Collaborateur du Devoir Samouraï' sans yeux bridés STUPEUR ET TREMBLEMENTS Realisation et scenario: Alain Corneau, d'après le roman d'Amelie Nothomb.Avec Sylvie Testud.Kaori Tsuji, Taro Suwa.Bison Katayama Image: Yves Angelo.Montage: Thierry Derocles.France, 21XXL 105 min.ANDRÉ LAVOIE D> Amélie Nothomb.je ne connaissais que la personnalité publique et ses névroses, sorte de Françoise Sagan de notre époque, écrivant avec une régularité suspecte et portant, tout comme l'auteure de Bonjour tristesse, sa légende comme une voilette.Il suffit pourtant de lire quelques pages de son roman au parfum autobiographique Stupeur et tremblements pour être happé par son petit monde, sa petite musique et ses grandes obsessions.Alain Corneau s'est lui aussi laissé séduire par cette écriture simple et directe, et par l’évocation des rapports étranges d'une Belge qui.parlant le japonais à la perfection, croit possible de percer le mystère du Japon.Lui-même fasciné par ces personnages en quête de sens et qui ratissent les lieux les plus insolites pour y parvenir, comme dans Nocturne indien, la bataille d'Amélie pour devenir «une vraie Japonaise» ne pouvait que l'inspirer.C'est bien sûr un combat à armes inégales: sur le terrain des samouraïs, les barbares doivent souvent se résoudre à battre en retraite.Amélie (Sylvie Testud, elle-même «stupéfiante» et pas seulement pour son aisance dans une langue orientale) a usé de patience pour décrocher un contrat d’interprète dans une grande compagnie basée à Tokyo.Née au Japon, forcée de quitter le pays à l’âge de cinq ans, elle a vécu ce départ comme un déracinement et ne rêvait que d’y revenir.Son rêve va peu à peu devenir cauchemar, celui d’une Occidentale pleine de bonne volonté mais trop naïve pour comprendre que l’on ne traverse pas sans dangers les barrières des classes sociales et les frontières des hiérarchies.Après une série de tâches abrutissantes, elle est heureuse de se voir confier, dans le plus grand secret, la rédaction d’un rapport, ce qu'elle fera avec doigté et diligence.Fubuki (Kaori Tsuji), sa supérieure immédiate, qu’Amélie considérait jusque-là comme une amie et dont elle enviait l’intimidante beauté, voit d'un mauvais oeil sa rapide ascension.Et la vengeance ne sera pas douce dans le cœur de cette Nippone qui a plus d’une épreuve humiliante dans son sac pour pousser Amélie à démissionner.Mais la jeune Belge cache en elle une âme de samouraï.SOI Kl K CHRIS VA! I'll MS Sylvie Testud dans le dernier film d’Alain Corneau, Stupeur et tremblements jttUTM.Ce choc des civilisations dans les corridors feutrés d’une immense tour à bureaux de Tokyo (à peu près tout fut tourné en studios en France) constitue la p;\rt la plus fascinante de Stupeur et tremblements.À la désinvolture d’Amélie s'oppose la rigidité d’un climat social quasi militaire, où est bannie toute forme de spontanéité.Mais il s'agit d'un regard extérieur, et donc schématique, celui d’une jeune femme dost in translation» même si sa connaissance de la langue apparaît comme le meilleur passeport.Et cette assurance, fissurée au fur et à mesure qu’elle se rapproche du lieu ultime de son châtiment (les toilettes), la pousse à se réfugier dans un imaginaire débridé, comme celui de l’héroïne de Tve Heard the Mermaids Singing, volant dans le ciel de la capitale japonaise comme Sheila McCarthy dans celui de Toronto.Tout n’est malheureusement pas aussi léger dans cette adaptation respectueuse, à la limite servile.de Corneau.Puisant abondamment dans le roman de Nothomb, et s’embourbant d’une voix hors champ qui semble destinée à nous faire la lecture, le film s’alourdit de la prose de la romancière au lieu d'être transposée en termes cinématographiques.Un peu comme ces guerriers forcés de s’adresser à l'empereur avec «stupeur et tremblements», Alain Corneau s’est incliné devant ce roman à succès au point de s’effacer, bien humblement.Ne restent que la bouille inimitable de Syl vie Testud et le souvenir d’un Japon à la fois étrange et familier, sentant l’encre ries photocopieuses et le savon bon marché.Collaborateur du Devoir La mer à boire POSEIDON Réalisation: Wolfgang Peterson.Scénariste: Mark Protosevich, d’après le roman de Paul Galileo.Avec Josh Lucas, Kurt Russell, Emmy Rossum, Jacinda Barrett, Mike Vogel, Jimmy Bennett, Mia Maestro, André Braugher, Richard Dreyfuss.Image: John Seale.Montage: Peter Honess.Musique: Klaus BadelL ODILE TREMBLAY Wolfgang Peterson, qui nous avait donné en début de carrière le fascinant Das Boot avec un sous-marin captif pour cadre, ne doit pas être claustrophobe pour aborder ce type d’angoisse prisonnière.Le cinéaste de Troy, de The Perfect Storm et dAir Force One n’a pas craint par la suite de verser dans le film d’action et d’aventures avec effets spéciaux et gros budget, sans le style de Das Boot.Le voici qui retourne à la mer en un film catastrophe où la maîtrise technologique et la nervosité du thriller n’arrivent guère à masquer l’insignifiance des personnages, dont aucun ne parvient à s’imposer.Il est vrai qu'il s’agit d’une production chorale où chaque individu se noie dans le groupe.Mais chacun des héros s’y égare.En partie remake du classique The Poseidon Adventure, réalisé en 1972 par Ronald Neame, ce film met en scène des passagers d’un chic paquebot de croisière, festoyant le 31 décembre jusqu’à ce qu’une vague géante s'abatte sur le bateau, tuant une grande partie de l’équipage et des passagers.Le scénario s’est beaucoup éloigné du film initial et ne possédé pas sa force.Poseidon s'attarde à suivre un petit groupe qui lutte pour sa survie en s’entraidanL au milieu des pires catastrophes, dans l'espoir de quitter le navire en perdition.Stress garanti.Avec force effets spéciaux, musique de circonstance et péripéties terrifiantes, ces passagers intrépides combattent le destin sans relâche.Ni Richard Dreyfuss ni Josh Lucas, pas plus que les actrices aux allures interchangeables (Jacinda Barrett, Mia Maestro), ne ressortent du lot.Le film n’est qu’action pure, avec parfois des images apocalyptiques impressionnantes, un rythme trépidant l’horreur et le vertige communicatifs et quelques scènes de sentimentalité assez cucul.Rien de plus hélas: des émotions fortes qui vous aspirent puis tombent dans le vide.Le Devoir du cinéma indépendant www.lerezo.org présente SAINT-MARTYRS* DESDAMNÉS Un film de Robert Aubin Arrivé sur les lieux de l'enquête.Ravien découvrira un univers qui oscille entre le drame et le fantastique LE MARD116 MAI • Salon B 4231B bout St-laurent Montréal à 19h30 LE MERCRED117 MAI • L'Angélus Bistro 241.ch.du Roy, DesChambault à 19h30 • Calé Fom Fou, 242 Notre-Dame Champtam à 20h00 • Côté-Cour 4014 de la Fabrique Jonquière à 19M0 LE VENDRED119 MAI • Calé Eldorado 556 de la Madone Mont-laurier i 20000 LE SAMEDI 20 MAI • Action An Actuel 190.rue Retielieu St-Jean-sur-Ftichetieu i 14H00 bzssassi W DlMHIî PALMARÈS DVD ARCHAMBAULTyl *t Ot IM( OR Ml DI A Résultats «te ventes Ou?au B mai 2006 FILM/TÉLÉSÉRIE 1 2 3 SAMANTHA OURS! Vol.1 RUMEURS Saison 2 HARRY POTIER AND THE GOBLET OF FIRE LA RIBOULDINGUE HOODWINKED 4 ET DEMI Première saison CAMÉRA CAFÉ Saison 2 LES FILLES DE CALEB L’AUDmON TRISTAN ft (SOLDE MUSIQUE/SPECTACLE/AUTRE JEAN LAPOINTE Ses 50 plus grands numéros JOE DASSIN Live à l’Olympia 1977 DAVID GIUNOUR In Concert La la La Human Steps CÉLINE DION On ne change pas U 7 MAR» JEAN Simplement Mario Jean YVON DESCHAMPS Intégrale années 80-90 H THE BEE GEES One Night Only JOSÉE UMGUEUR Plus ferme que jamais 2 10 NICOLE BOUDE LEAD Le yoga pour tous On n’est jamais trop curieux.——»—.— www.ledevoir.com t E 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET D I M A .V C H E 14 MAI 2 0 0 6 1 ri om ^ iiiuiiiui Une métaphore du monde Le cinéaste Alain Carneau adapte Stupeur et tremblements, roman autobiographique de la Belge Amélie Nothomb ODILE TREMBLAY Le cinéaste français Alain Cerneau n’en est pas à sa première incursion dans les tréfonds des civilisations étrangères (à travers Nocturne indien, entre autres), mais aucun pays ne lui est apparu aussi singulier et opaque que le Japon.D’où son coup de cœur pour le roman autobiographique de la Belge Amélie Nothomb Stupeur et tremblements, paru en 1999.Le livre relate l’éprouvante expérience de Nothomb au sein d’une grande entreprise japonaise xénophobe.Née et élevée au Japon, rêvant par la suite en France de partir travailler là-bas, elle s’est heurtée au Japon à l’enfer de la ligne hiérarchique, toujours rétro-gradée, humiliée, passant d’un travail d’interprète à des fonctions de bureau de plus en plus avilissantes, Amélie Nothomb s’est abaissée jusqu’à l’innommable.— Même à laver les chiottes?lui demandaient, incrédules, ses interlocuteurs.— Même à laver les chiottes.De fait, cette histoire d’une Occidentale qui retourne dans son berceau pour y travailler à ses risques et périls prêtait à une comédie de choc culturel.D’où l’humour du ton.Corneau aime adapter des romans.On se souvient de son éblouissante appropriation du roman de Pascal Quignard Tous les matins du monde.«Avant de porter un livre à l'écran, j’essaie d'entrer dans la peau de l’auteur, puis de retourner dans la mienne afin de changer de langage, de transft>rmer les phrases en images», précise-t-il.Alain Corneau voit Stupeur et tremblements, par-delà sa dimension nippone, comme une métaphore du monde.«Four les Japonais, une entreprise est composée de rituels théâtraux.Le Japon, c'est le théâtre, avec un verre grossissant SOURCE CHR1STAL FILMS Dans ce Japon aux codes uniques, a priori incompréhensibles pour un Occidental, le cinéaste Alain Corneau avoue son manque de esthétique, pourtant.Japc repères.Meme les jardins zen de Kyoto, il n’en saisissait pas vraiment la portée.Mystère doté d’une qui offrira au personnage un parcours initiatique.Ce milieu la fascine mais lui échappe aussi, et c’est en allant au bout de cette expérience en apparence dégradante qu 'elle grandit.Tout le monde connaît l’humiliation, dit Corneau.D’où la dimension universelle du récit.» Ça s’est tourné un peu à Tokyo, davantage à Kyoto, beaucoup à f Paris pour tous les intérieurs.«Le Japon n’a pas de politique de tournage.On a intérêt à filmer surtout ailleurs.J'étais d’ailleurs persuadé qu'il serait difficile de tourner là-bas, avoue le cinéaste.Le livre n’avait pas fait rire les Japonais.Surtout les passages sur l’asservissement de la femme japonaise.J’ai coupé ces segmentsJà et ne pénètre pas dans l'intimité des personnages, ni ne porte de jugement sur leurs actes.Dans ce sens, le film est moins violent que le livre.D’ailleurs, les Japonais l’ont trouvé très drôle.» Dans ce Japon aux codes uniques, a priori incompréhensibles pour un Occidental, Corneau avoue son manque de repères.«On s’y sent complètement perdu.» Même les jardins zen de Kyoto, il n'en saisissait pas vraiment la portée.Mystère doté d’une esthétique, pourtant.Le film se déroule en 1991.com- me les événements qui l’ont inspiré.«Depuis, la crise économique a modifié la société japonaise.» Corneau s’est étonné de voir les acteurs nippons pleurer facilement, eux qu’on dit si réservés.«Mais c’est un pays pétri de contradictions.» Un exercice difficile Le cinéaste se déclare ravi d’avoir choisi Sylvie Testud pour le rôle principal, malgré son physique aux antipodes de celui de l'héroïne véritable.«Sylvie Testud possède une grâce physique qui lui permet de devenir très drôle», dit-il en vantant également son regard bleu, sa beauté mystérieuse de vierge hollandaise des primitifs.Amélie Nothomb est tombée des nues quand elle a appris que Testud l’incarnerait à l’écran: «Elle est mon double au cinéma!» De fait, toutes deux avaient correspondu, s’étaient donné des rendez-vous manqués.Sylvie Testud avait dévoré Stupeur et tremblements.Mais jamais Sylvie Testud n’avait imaginé la difficulté de l’exercice: apprendre 1700 phrases en japonais, ce qui lui a demandé bien plus de travail en amont que sur le plateau.«Un enfer, commente-t-elle.Six heures par jour, durant deux mois.» Corneau s’intéressait beaucoup au rapport entre l’héroïne occidentale et sa belle supérieure immédiate, Fubuki (jouée par Kaori Tsuji), des relations de victime à bourreau, mais faites aussi de fascination esthétique.Sylvie Testud se sentait parfois dans ses petits souliers au cours du tournage.«Il ne fallait pas pousser trop le côté clownesque, ni la naïveté, ni l’entêtement.On avait un peu peur finalement, mais l’autodérision d’Amélie Nothomb est partout.Son héroïne ne dit pas: “Regardez comme Fubuki est méchante.” Elle dit: “J’adore les Japonais.Je vais donc nettoyer les chiottes.”» Elle se déclare bien consciente d’être en France une actrice atypique, que nul n’est parvenu à glisser dans un moule.«Je ne peux pas faire deux fois la même chose», avoue l’interprète au fin visage pointu, découverte dans Karna-val, retrouvée dans La Captive, Aime ton père, lauréate d’un César pour son rôle dans Les Blessures assassines, etc.«En acceptant certaines propositions de films, en en refusant d’autres, j’ai réussi à cho-per une liberté, explique-t-elle.Ce ne fut pas facile, mais je peux désormais travailler sur des ovnis.».D’ailleurs, elle a collaboré de nouveau avec Corneau sur Les Mots bleus, un cinéaste avec qui elle a des atomes crochus.«Il n’est pas cantonné dans un type de film, lui non plus.» Le Devoir Odile Tremblay a réalisé cette entrevue à Paris à l’invitation d’Unifrance Film.DU REALISATEUR DE PARIS, TEXAS H LES AILES DU DÉSIR SAM JESSICA TIM GABRIEL SARAH FAIRUZA EVA MARIE SHEPARD LANGE ROTH MANN POLLEY BALK f SAINT .% xr cci cPTiniu ncctnci i c y».|fcjtor''i'i i ¦ i ¦ f x fil J>3 C SÉLECTION OFFICIELLE % FESTIVAL DE CANNES 2005 M i TéléCiiieObs • Pans Match • Elle • Tele 7 Jours *|f • Positif • Score • Cine live • MCinema com •V "Un film d'une rare beaute et riche émotionnellement.Outrés grand cinéma !" Philippe Descanes.MCmenw rom "Marqué d'un bout à l'autre par dffk images absolument magnifiques tÊHÊ" On ressort de ce film apaisé et des étoiles plein les yeux ! ’’ # ÉtirSïibiJbN Wrap KNOCKING JACQ1FS CREMIER 1 K DEVOIR «Avant de porter un livre à l'écran, j'essaie d'entrer dans la peau de Fauteur, puis de retourner dans la mienne afin de changer de langage, de transformer les phrases en images», précise Alain Corneau.présentement à l'affiche! j^l >U PARC ' I VL OWOWAI.E I- ONtUMMC - I »"«»•' 11 «xoLAis* Ile forum 22 ?! I vmKM ORKMNAIE UtOUUM [CINÉMA DU PARC -— Ijmfci'- - m\ LAC AGES D UKS INDUSTRIE MEURTRIERE ex-centris «GENEVIEVE BUJOLD j: ET CÉLINE BONNIER AU SOMMET DE LEUR ART.» Chante! Guy, iC jjFBi «.,.FILM D'UNE DERANGEANTE INTENSITÉ.INTELLIGENT.MAGNIFIQUEMENT JOUE.» O**»"* Ltforçe U 0m*i
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