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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-05-13, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 MAI 2 0 0 6 LE DEVOIR ^ V||f ^ 74e Congrès McGILL l ne université intégrée à son milieu Hk ff JL1 ^ ± jgi ¦ Te& ¦ ‘iS» iJilliiffi V V J •iÀ*1- ’> ¦ P«,Ÿ •> gft- " ¦ w •, ».M A4 JAC gUI S C.KKNIKK I I DKVOIK Au cœur de la ville Ce n’est pas une première.Pour une seconde fois, l’université McGill accueille le congrès de l’organisme connu longtemps comme l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences et devenu il y a quelques années l’Association francophone pour le savoir.La double appellation décrit en fait un changement profond des pratiques.NORMAND THÉRIAULT es universitaires francophones à McGill.Il ne faudrait point se surprendre: «Vous savez, à McGill, on retrouve plus d’étudiants francophones que n’en comptent plusieurs des universités francophones qui ont accueilli l’Acfas!» Et Denis Thé-rien.vice-principal à la recherche et aux relations internationales de McGill, de mettre en évidence que, des 30 000 étudiants provenant de 153 pays que compte l'institution, 6000 sont francophones.En fait, McGill non seulement se décrit comme une université «québécoise», mais ses porte-parole utilisent aussi la double identité culturelle de Montréal lors des campagnes de recrutement *•/’ai souvent dit, rappelle le vice-principal, à quelqu’un que je convoitais: "Sais-tu qu’un bonus en venant ici, c’est le fait que tes enfants iront à l’école française?C’est fantastique, car ils auront la chance de devenir bilingues! Montréal est le seul endroit en Amérique du Nord qui offre cette occasion.”» Interdisciplinarité Que l'Acfas se retrouve à McGill, cela semble donc aller de soi.Que la nouvelle Acfas tienne congrès dans une institution à laquelle on a accolé surtout jusqu'ici une image de haut lieu scientifique, les sciences de la santé en tête, cela pourrait surprendre.Car, au fil des ans, surtout depuis deux décennies, les divers forums et colloques de l’organisme francophone ont pour animateurs des chercheurs provenant du secteur des sciences humaines.Toutefois, ces colloques ne sont pas pour autant simplement disciplinaires.Si, comme en sciences, il y a des blocs réservés à un secteur de recherche (la cancérologie par exemple, pour la seule avant-midi du jeudi 18 mai), en littérature, on retrouve ainsi une journée, celle du 17, consacrée à la relecture de l’œuvre d’Yves Thériauh.Mais cela est loin d’être la norme.La catégorie interdisciplinaire est le lieu qui compte le plus d’activités: 85 colloques y ont été classés.«C’est une démonstration assez frappante du fait que les barrières tombent, que les gens sont appelés à dialoguer et à se livrer à des échanges sur des sujets qui relient les scientifiques et les humanistes», souligne d’ailleurs Jacques Hurtubise, vice-principal exécutif adjoint de McGill et coprésident de l'événement Subventions Et les humanistes ont bien besoin de l’appui de ces scientifiques, ces derniers semblant le mieux profiter des tendances actuelles qui définissent les politiques de subvention.Car le mécontentement gronde dans le monde de la recherche.On en a eu la démonstration quand, en avril dernier, des chercheurs et des planificateurs, Camille limoges en tête, ont quitté avec fracas la commission d’études que le gouvernement québécois avait initiée.Auparavant, les chercheurs des sciences humaines étaient montés au front pour dénoncer ces politiques en vertu desquelles tout ce qui n'a pas une application immédiate, à savoir dont l'objectif n’est pas de créer des emplois ou de proposer de nouveaux produits, toutes ces recherches sont vouées à l’oubli.Et les professeurs d'université de lancer un cri d'alarme quand une Cécile Sabourin souligne qu’il «est important que la recherche qui se fait à l’universt-té puisse alimenter l’enseignement et puisse l’enrichir C’est primordial.On ne peut pas voir dans la recherche une réponse aux problèmes économiques de la société.Im recherche doit continuer à pouvoir développer la connaissance pour la connaissance».Plus, pour tous On sait que les universités sont de plus en plus des lieux retenus par l’industrie, de l'aéronautique à fa santé, pour développer des projets en phase expérimentale.I>es équipements et les ressources humaines peuvent ainsi recevoir une aide directe des gouvernements.Après, ce sera autre chose quand viendra le temps d’obtenir des brevets ou d'établir des processus de production et de fabrication L'Acfas est donc au cœur de ces débats.D’un côté, on sait qu’il faut toujours réclamer plus: de fonds, de personnel, de subventions.Mais il faut aussi craindre que des pans entiers de recherche puissent être délais sés: les sciences humaines, de fa sociologie à l'éthique, arrivent souvent à déposer des conclusions embarrassantes pour les dirigeants et les bien-pensant» de nos sociétés.lœs Américains en savent quelque chose: sans Darwin, la Bible tiendrait toujours, tout comme sans Chomsky, le capitalisme aurait meilknire image.la connaissant e n'est pas acquise sans danger.Ils seront toutefois GtXX) à McGill pour témoigner de sa nécessité.Le Devoir Filiation Matière Arctique Amériques Page 2 Pour 6000 chercheurs Réseau Page 2 Page 7 Page 6 Page 6 Page 3 SCIENCES ACFAS PHYSIQUE CLIMAT LITTERATURE École Polytechnique de Montréal 2500.chemin de Polylechniqo» Ompus de l’Université de Montréal Métro Université de Montréal Rente 19 oements (SI 4) $40-4990 I iiéfqpjp^mtl.ca POLYTECHNIQUE Jeudi 25 mai 2006 de 8 h 30 à 17 h Entrée libre L’OCCASION DE RENCONTRER DES CHERCHEURS DE HA EXPERIENCE AVEC LE PUBLIC ET FERONT LL POINT DAMS DERNIERES AVANCÉES DI LEUR DOMAINE 5eJOURNÉE DE LA RECHERCHE DE POLYTECHNIQUE LA RECHERCHE NOUS TRANSPORTE À VJRVf : if ?Des objections d’Cimtein aux bits quantiques : les propriétés étranges des photons intriqués, en conférencepnnopate a/r*' ASa:n ASPECT, çitffM'on.d or 200S du r!*R'! 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DI M A N CUE 11 MAI 2 0 0 6 (i 2 ?Sciences et développement 74' Congrès Les Amériques s’ouvrent aux sciences «La façon de convaincre les gouvernements, c'est de parler de pognon » Le Sommet des Amériques de Mar del Plata, en Argentine, s’est conclu sur une nouvelle réjouissante pour la communauté scientifique.Les chefs d’État et de gouvernement réunis à cette occasion ont formellement inclus les sciences et la technologie dans leur stratégie de création d’emplois, de réduction de la pauvreté et d’amélioration de la gouvernance.JEAN-GUILLAUME DUMONT XJ ous reconnaissons que la re-« In cherche scientifique et tech-rwlogique ainsi que le progrès et le développement scientifiques remplissent une fonction essentielle dans le développement intégral de nos sociétés parce qu’ils créent des économies fondées sur le savoir qui contribuent à leur tour à la croissance économique et au relèvement de la productivité.» Cet extrait de la Déclaration de Mar del Plata, adoptée le 5 novembre 2005 par l’Organisation des Etats américains, témoigne de l’importance qu’ont aujourd’hui les sciences aux yeux des dirigeants.Cette prise de conscience amorce une nouvelle ère de développements intégrant davantage les scientiliques, estime Michel Bergeron, président d’Interciencia, une fédération d’associations pour l’avancement des sciences dans l’hémisphère américain.Le développement des pays américains nécessite de créer des emplois, de réduire la pauvreté et d’améliorer la gouvernance.Pour que la science puisse y contribuer, il faut d’abord avoir accès à l’information scientifique et ensuite convaincre les gouvernements d’investir dans l’application de ces connaissances.«Et la façon de convaincre les gouvernements, c’est de parler de pognon», lance Michel Bergeron.Ainsi, il suffit de démontrer que l’investissement sera plus profitable que le statu quo.Au Québec, par exemple, des chercheurs ont persuadé l’ancien ministre de la Santé, Claude Castonguay, de financer un programme d’ajout de vitamine D dans le lait pour prévenir le rachitisme.Partager le savoir Dans la Déclaration de Mar del Plata, les chefs d’Etat américains se sont clairement engagés à soutenir également le transfert de connaissances scientifiques et technologiques: «Nous faciliterons les meilleures interactions possibles entre les communautés de recherche technologique et scientifique en encourageant l’établissement et la consolidation de réseaux de recherche, et la synergie entre les établissements d’enseignement, les centres de recherche, les secteurs public et privé et la société civile.» Pour initier ce transfert de connaissances et «pour avoir accès à l’information scientifique, il faut d’abord avoir accès à Internet», explique Michel Bergeron.Mais la pénétration de ce réseau de communication dans l’ensemble de l’hémisphère américain est très inégalement répartie.Selon Internet World Stats, 68,1 % de la population d’Amérique du Nord y a accès, contre seulement 14,3 % dans le reste du continent.Signe encourageant, le nombre d’internautes a plus que triplé en Amérique latine et dans les Caraïbes entre 2000 et 2005.Lutter contre la pauvreté Aucun pays, même le Canada, n’échappe à la pauvreté.Mais c’est l’Amérique latine, incluant les Caraïbes, qui en souffre le plus.Dans cette région, 175 millions de personnes, soit 36 % de la population, vivent dans la pauvreté, selon la Banque mondiale.Dans la lutte contre ce fléau, les scientifiques peuvent aussi jouer un rôle en proposant des solutions simples pour améliorer la santé de la population, qui sera ainsi plus productive et créera plus de riches- DAVID MERCADO REUTERS Hugo Chavez et la légende du soccer Maradona au Sommet des Amériques de Mar del Plata.se.«Prenez par exemple la dengue, qui est une maladie qu’on retrouve surtout dans les Antilles.Il suffit d’assécher les marais où se reproduisent les insectes qui la transmettent pour qu’il y ait moins de malades», explique Michel Bergeron.Les travaux des chercheurs d’ici permettent également d'améliorer la situation d’une population lointaine, pour autant qu’elle ait accès à cette information.On ptilise par exemple aujourd’hui en Equateur le test de dépistage néonatal de l’hypothyroïdie congénitale, mis au point par le D1 Jean H.Dussault de l'université laval.«Ce test coûte 2 (à réaliser, indique Michel Bergeron.C'est facile, on a juste à tester l’urine de la première couche d’un bébé.S'il est atteint, on peut le soigner et à l’âge de deux ans, cet enfant sera normal.» De plus, les scientifiques pourraient participer à la lutte contre la pauvreté en créant des emplois, croit Michel Bergeron.la Déclaration de Mar del Plata vient appuyer ses dires: «Nous nous engageons à améliorer la qualité de l’enseignement des sciences, et nous nous efforcerons d’y incorporer la science, la technologie, l’ingénierie et l’innova-tiet Eèrtht « Montfwl PWt* T«nt h hv'or*ri**i Mercredi 1 7 mai 2006 17h30à 19h30 Amphithéâtre du pavillon Frank Dawson Adams Université McGill 3450 rue Université Animateur Kim Juniper (Directeur du Centre GEOTOP-UQAlWMcGill, Coordonnateur de l'Observatoire du Globe de Montréal) CONFÉRENCIERS: - Louis Fortier (Université Laval) - Trevor Bell (Memorial University) - Sophie-Andrée Blondin (Les Années lumière; Radio Canada) - Patrick Charland (Université du Québec à Montréal) Les recherches récentes suggèrent que les changements climatiques pourraient être particulièrement importants et accélérés dans l arctique et le subarctique Les scientifiques s inquiètent du futur des écosystèmes, des infrastructures et des populations qui seront touchés.La compréhension de ces enjeux de la part du public et des décideurs est vitale pour s'adapter > aux changements futurs i Une discussion suivra les présentations.Entrée gratuite à tous.Bienvenue à tous i et toutes! i Pour plus d information: Hélène Gaonac h ï 514- 987-3000 (1968) http://Vvww.ogdm-meo.uqam.ca/ i O X I » à I LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 11 M A I 2 O O (I (i :î Physique Au coeur de la matière Un million de fois plus petit qu’un grain de sable.C’est à peu près ça, un nanomètre.Ce n’est pas gros, mais cette échelle promet les grandes révolutions scientifiques des prochaines années.JUDITH LUSSIER L’infiniment petit passionne Guillaume Gervais, et ' cet organisateur de «La physique à l'échelle nanoscopique» a rassemblé physiciens et ingénieurs pour permettre un transfert entre la théorie et la pratique.A 33 ans, Guillaume Gervais lait partie d’une cohorte de jeunes chercheurs rapatriés au Québec depuis quelques années et qui voguent sur la tendance scientifique de l’heure: l’échelle nano.Après Grenoble, Hamilton, Chicago et la Floride (où il a été supervisé par deux Nobel Horst Stormer et Daniel Tsui), le physicien s’est posé à McGill pour approfondir les basses températures.Son laboratoire, aeusé dans le roc du bâtiment Rutherford de l’université McGill, est l’endroit le plus froid au Québec.Ses recherches se déroulent dans l’extrême.L’extrêmement petit dans le froid extrême et daps un champ magnétique extrême.À 10 millièmes du zéro absolu (-273,13 °C), le physicien et son équipe espèrent photographier l’atome sans le «brouillard» thermique habituel.Puis, soumis à un champ magnétique important, les électrons ne se comportent pas de la même façon.L’univers du tout petit est donc observé sous toutes ses facettes dans le laboratoire Gervais.Dans ce bunker, cinq ou six étudiants s’affairent les sourcils froncés sur leur objet de recherche.L’un tente de produire un fil quantique, un autre perfectionne le «réfrigérateur» pour qu’il s’approche toujours plus du zéro absolu, et un autre construit du matériel Guillaume Gervais est fier de dire qu’ici, tout est «fait maison».«Un véritable chercheur fabrique lui-même son matériel.Si ça existe déjà, ça ne vaut pas la peine de chercher», explique-t-il.Au-dessus de la porte est inscrit «Ici, cm ne demande pas la permission; on demande pardon.» Le directeur de recherche préfère que les jeunes prennent des initiatives, quitte à ce qu’ils fas-seqt des erreurs.A quoi ça sert de fouiller l’infiniment petit dans l’ex-trêmement froid?«Honnêtement, à rien», explique le chercheur rempli d'enthousiasme.«Ce qui m 'intéresse, ce n'est pas d’arriver avec une application, mais de comprendre les phénomènes complètement bizarres qui existent dans le domaine quantique.» Forces quantiques La mécanique quantique, c’est quand les règles de la physique classique — «conductance», attractioq, force centrifuge et les autres — ne fonctionnent plus.A petite échelle, le comportement des matériaux est ainsi dominé par des forces quantiques.On comprend bien le monde à l'échelle humaine et on a réussi à bien décoder le comportement de l’atome.Mais le fossé entre les deux échelles reste une terre en friche pour les passionnés du nanomètre.Si ces phénomènes excitent les physiciens, ils constituent un véritable cassetête pour les ingénieurs qui, eux, travaillent sur de nouvelles applications.Guillaume Gervais Prenons l’ordinateur.On lui a ajouté de plus en plus de fransistors, toujours plus petits, pour qu’il atteigne sa vitesse actuelle.Mais Guillaume Gervais prédit qu’un mur sera atteint sous peu.-LWs 2015, on pense qu’on ne pourra plus augmenter la vitesse des ordinateurs parce qu'on ne saura plus comment les dispositifs fonctionnent», explique-t-il.Plus petits, les transistors entreront dans le monde quantique.Et là, leur comportement demeure un mystère.Arrêter le progrès ?11 n’en est pas question Ce qui est un problème technique pour les inven leurs aujourd'hui est perçu comme la superpuissanct de demain par les physiciens.«On sait que les pn blêmes s en viennent, alors on fait la recherche maintt nant», explique Guillaume Gervais.«L'histoire di monde a montré que, s'il nÿa pas de recherches fonda ' mentales, ça retarde le progrès.Imaginez qu'on n’ai pas développé le calcul diflrrentiel intégral.C'est la bas< de l'ingenierie et de la physique modernes, et ce sont d> ' mathématiques qui ont été développées aux XVII et XVIII siècles» Médicaments-robots, textiles intelligents et conte neurs à hydrogène font partie de ces applications en de venir grâce aux recherches fondamentales.D'ailleurs, les mentors du jeune scientifique, ceux I.mêmes qui ont gagné le prix Nobel de physique ei UW, sont à l'origine d’un dispositif présent d;ms la plu.part dr's téléphones cellulaires.Une invention qui vaut des milliards de dollars aujourd'hui.Eux aussi ne tra vaillaient ni pour l’argent, ni pour la gloire.Leur décou -verte, «l’effet Hall», a simplement été récupérée par, des ingénieurs.Le 15 mai, 13 génies sans but précis mais bourrés de curiosité se réuniront donc pour échanger sur la nano calorimetric, l'épitaxie par faisceaux chimiques ou les fùllerénes de CfiO dans un réseau organométallique.Collaboratrice du Devoir Le colloque «La physique à l'échelle nanoscopique» est présenté le 15 mai.CONGRÈS SUITE DE LA PAGE G 2 profitera de cette occasion pour décerner ses prix soulignant le dévouement de membres du réseau universitaire.Le congrès sera de plus marqué par le lancement d'«Expertise recherche Québec», un outil informationnel mis au point par le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l’Exportation, de même que par les trois fonds de recherche du Québec.Sur le plan scientifique, il y a les grands thèmes qui sont couverts et les gens qui viennent de divers horizons: «Cest une conférence qui regroupe de nombreux éléments universitaires, mais il y a aussi un bon nombre de chercheurs du milieu industriel; plusieurs participants nous arrivent d’Europe et en particulier de France.Les attachés scientifiques du consulat de France nous fournissent un vigoureux appui dans l’organisation des colloques et des différentes sessions.» Il soulève un point important: «Je pense qu’il y aune chose qui est particulièrement présente et encourageante, et c’est le rôle que jouent les étudiants dans le présent congrès.Cest un rôle actif et, depuis quelques années, c’est un endroit privilégié pour nos étudiants de maîtrise et de doctorat, qui ont l’occasion de foire leurs premiers pas sur la scène scientifique internationale.Ily a un nombre respectable de nos scientifiques éminents qui ont connu leurs débuts sur cette tribune et ça se poursuit de nos jours.Des 200 colloques, il yen a une cinquantaine qui relèvent de McGill et nos étudiants sont impliqués.» Appelé à dégager le caractère distinctif de cette 74r édition, Jacques Hurtubise revient sur l’interdisciplinarité: «Ily a 85 colloques qui sont classés de la sorte; c’est une démonstration assez frappante du fait que les barrières tombent, que les gens sont appelà à dialoguer et à se livrer à des échanges sur des sujets qui relient les scientifiques et les humanistes.Je regarde du côté de la “Formation et de l’éthique en nanotechnologie”; on ne croit pas qu 'il y a de l'éthique dans cette science mais elle en renferme.R y aura aussi un colloque sur la “Culture et le pluralisme médicamenteux”, qui rejoint des ques- tions culturelles et de santé, parce qu’on soigne des malades issus de différentes populations On voit l’élargissement de nos horizons personnels à travers de nombreuses présentations.Dans la plupart des cas, ce sont les gens du milieu issus de diverses disciplines qui se rendent compte qu’un point de rencontre leur est nécessaire et utile dans leurs propres démarches Cest assez excitant!» Le choix de McGill Entre 20 et 30 % de la population étudiante de l'université est francophone et celle-ci est située dans la deuxième plus importante ville francophone dans le monde; il n’est donc pas étonnant que McGill accueille le congrès: «R a lieu à tour de rôle dans des universités du Québec et du Canada francophone; ça se déroule parfois à Moncton et l'Açfos a des satellites dans l’Ouest du pays.R y a dix ans, l’institution a demandé qu’on l’insère dans le répertoire des universités hôtes.C’est une tâche que nous assumons avec plaisir pour la deuxième fois et c’est toujours bien plaisant de voir avec quel enthousiasme les gens ont répondu à l’appel.Les ressources humaines et physiques abondent pour cette grosse fête du savoir qu ’il nous fait plaisir d’organiser» Le coprésident lance ce message aux participants: «Venez tous en grand nombre et profitez-en.Ily a une espèce de grand buffet qui a été préparé et la table a été mise.C’est une chance assez exceptionnelle de se promener et de goûter à différentes assiettes intellectuelles.» Il indique pour conclure de quelle façon TAc-fas est perçue dans le milieu universitaire: «Du côté francophone, c’est une organisation qui a une longue histoire qui est très positive.L'Association est moins connue du côté anglophone, mais je pense qu’il s’agit de l’une des sociétés savantes présentes en Amérique du Nord qui est assez reconnue dans les cercles universitaires.Celle-ci joue un rôle qui est toujours très pertinent pour augmenter la présence de la science et du savoir dans notre culture; elle souligne l’importance du fait scientifique et humaniste ou culturel sur la scène publique.Elle répond à un besoin.» Collaborateur du Devoir Le partage des connaissances dans une économie axée sur le savoir En tant que ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, je suis fier de m'associer à la tenue du 74e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas).Le congrès de l'Acfas est le plus grand rendez-vous scientifique multidisciplinaire annuel à se tenir au Québec.Nous vivons dans une période où la science et la technologie sont incontournables.Les chercheurs, par leur capacité à travailler en réseaux interdisciplinaires et par leur souci de partager leur savoir, contribuent à enrichir les connaissances d'ici et d’ailleurs.Le Québec se situe parmi les chefs de file en matière de recherche et développement.En s'inscrivant résolument dans l'économie du savoir, le Québec peut compter sur des efforts massifs dans ce domaine pour prospérer et se développer davantage.Ce congrès est l'occasion de favoriser de fructueux échanges entre les participants sur le développement de la science et de la technologie québécoise et de permettre une meilleure compréhension des défis que pose une économie axée sur le savoir.Raymond Bachand Ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation Développement économique.Innovation et Exportation Québec hh Trois guichets informationnels, UNSEULCLIC! www.erq.gouv.qCaCa (Expertise recherche Québec VI y WtLy » * RÉPERTOIRE DES CHERCHEURS RÉPERTOIRE DES REGROUPEMENTS ET DES CHAIRES DE RECHERCHE ENTREPÔT DE DONNÉES SUR LA RECHERCHE UNIVERSITAIRE Développement économique.Innovation et Exportation Québec q o - fonds de U recherche sut U société et U culture • fonds de la recherche sur ta nature et les technotoenes • fonds de la recherche en santé £e4UKrt territoires COMMENT commue l'ACWAiiTi Vie .*-"• politique -‘"Canada rm **««*» nr«>»( Awn** 7nra*i «r Lc développement social Un enjeu pour I’economle sociale i du dragon (Wf'i dfvrieMcmtnt Le développement durable comme compromis la modwNswon c-tolapque dc I'cconemie » I’err de- la mondialisation Hubert Aquin mxi-i images Le temps de l’ambiguïté i.*' i.om«*w p Le plus important niveau de subventions de recherche en moyenne par professeur ¦ Plus de 70 réseaux et centres de recherche au Québec » Plus important récipiendaire de brevets octroyés aux États-Unis aux universités canadiennes Humaniser L'Université de Sherbrooke propose un cadre d'études et de recherche exceptionnel pour combler vos désirs de dépassement.Maîtrises Adaptation scolaire et sociale Administration Administration des affaires (MBA) Biochimie Biologie Biologie cellulaire Chimie Droit Droit et politiques de ta santé Économique Enseignement au collégial Enseignement au préscolaire et au pnnwe Enseignement au secondaire Environnement Études françaises Physiologie Littérature canacfceme conparée Fiscalité Gene aérospatial Gen/e chmmque Géme civil Géme électnque Gène logiciel Géme mécanique Géographie Gérontologie Gestion de ! education et de la Ibnr^oon Doctorats Gestion de r ingénierie Administration (DBA) Gestion du déseioppement des Biochimie coopératives et des collecttvrtès Biologie Histoire Biologie cellulaire Immunologie Chcme informatique Droit -tervention sooaie Education - toxicomanie Études françaises Knanthropoiogie Gér»e chimique Littérature canadenne corrtwee Génie crvrl ^Mathématiques Gen.e électnque Microtwofogie Gene mécanique Orientation Gérontologie Pharmacologie Immunologie °h*îosophe Informatique phySK>IOg*e UOérature canadienne, Physique Mathématiques •^atxjues de U réadaptation htoobtologie ^Vevention et règlement ^-armacologie des ci^éremjs ^hdosophie Phys*ok>g»e Physique Psychoio^e R**ot»o*og* Soences drwques réiedetectJor -béoioge UNTNTRSnt DE SHERBROOKE www.USherbrooke ca L ' a u d a c porte « f LE DEVOIR.LES SAMEDI I S ET D I M A X l HE 14 M Al 2 0 0 « A ( FA S FILIATION Association francophone pour le savoir SUITE DE LA PAGE G 6 n'est plus uniquement la source du mot et du verbe, mais également le lecteur qui a parcouru maints ouvrages.Dans un mouvement de retour, il offre à ses lectures un droit de cité dans son écriture naissante par le biais de références, par exemple.Il imite ou refuse d’imiter ses prédécesseurs, navigue selon son vouloir d'une attitude respectueuse à une attitude iconoclaste, et par là dévoile le paysage dans lequel lui-même évolue.Intertextualité La filiation intellectuelle, pour être décryptée, s’appuie sur l'étude des traces d’intertextualité.Convocations explicites d’un texte, elles prennent la forme par exemple de citations.Implicites, voire même inconscientes, elles se fondent en catimini dans le texte et se cachent derrière quelques mots, quelques allusions.Ces traces sont révélatrices des relations que l’auteur entretient avec l’univers littéraire.Aussi permettent-elles de pénétrer dans son univers subjectif et socioculturel et de mettre à jour un réseau qui dépasse la simple juxtaposition de deux textes.Les textes deviennent interdépendants et se renouvellent réciproquement.Ainsi, la présentation de Martine-Emmanuelle La-pointe est consacrée à l’influence d’Octave Crémazie sur les essayistes contemporains Gilles Marcotte et Jean Larose.Peu prolixe, c’est moins l’œuvre poétique d’Octave Crémazie qui est convoquée aujourd’hui que ses échanges épistolaires avec l’abbé Henri-Raymond Casgrain.«En élisant cette figure et en se réclamant donc de son influence, les auteurs se placent dans une curieuse filiation, non pas de reniement, mais à tout le moins de regard critique sur la littérature québécoise.» En effet, la correspondance d’Octave Crémazie contenait des propos à même d’ébranler l’environnement littéraire canadien français du XDC siècle.Entre continuité et rupture L’approche d’une œuvre par le biais de la filiation intellectuelle comporte une forte aptitude à rassembler des éléments hétérogènes et à imposer une cohérence implicite.«On accorde souvent à la filiation le sens de tradition et de continuité.Mais elle est aussi ruptures brutales et sauts temporels, divers courants esthétiques et historiques traversant le domaine littéraire.» C’est pourquoi le colloque s’intéresse aux modes d’expression de la filiation.Ainsi, Julien Goyette s’attache à la difficulté d’hériter en histoire en s’interrogeant sur «le problème de la filiation intellectuelle en ce qu 'il se pose dans un secteur de la connaissance où le relativisme des interprétations et le culte de l’originalité brouillent les emprunts et masquent les permanences».Fort du caractère révisable des interprétations historiques, quel legs l’historien considérera-t-il, quels éléments seront à même de transcender les lectures interprétatives circonstancielles porteuses de discontinuité?Les différentes présentations du colloque sont variées.Il sera également question, sous l’égide de Dominique Garand, de la composante institutionnelle de la tradition, celle-ci étant considérée comme un «espace dialo-gique facteur d'invention», et de la filiation.Michel Biron et Anne Caumartin traiteront respectivement de la figure de l’autodidacte et de la notion de génération.Maxime Prévost revisitera les œuvres du nationaliste et pourtant anglophile Hubert Aquin, tandis que Claire Jaubert s'interrogera sur le sort de la France littéraire dans l’œuvre de Réjean Ducharme.Certaines œuvres énigmatiques se rebellent contre toute tentative de classification, relève Frédéric Rondeau, telle celle de Gilbert Langevin, si ce n’est que sa filiation s’inscrit dans «l'amitié et le geste fraternel de la dédicace».Quant à Yvon Rivard, il examinera sa propre expérience littéraire en quête de ses filiations.Collaboratrice du Devoir Le colloque «Filiations intellectuelles» se tient le lundi 15 niai.Le réseau des chercheurs «Il va falloir qu’on se pose des questions afin de demeurer à l’avant-garde» Elle est présidente de l’Association francophone pour le savoir.Geneviève Tanguay nous livre ses réflexions sur l’état de la recherche au Québec et sur le rôle d'une organisation qui cumule plus de 80 ans d'existence.Le sous-financement des universités compromet « l’équilibre intergénérationnel » CLAIRE HARVEY Fondée le 15 mai 1923, l’Acias a pour mission «de promouvoir l’activité scientifique, de stimuler la recherche et de diffuser le savoir».Pour ce faire, elle exerce diverses activités: congrès annuel, publication du magazine de vulgarisation scientifique Découvrir, prix, concours, etc.Au fil des ans, TAcfas, dont le siège social est à Montréal, a tissé des liens non seulement au Québec et au Canada, mais aussi partout dans le monde.Autant de réalisations qui, souligne l’actuelle présidente Geneviève Tanguay, ont grandement contribué à la vitalité de la communauté scientifique francophone.«L'Acfits a bâti un magnifique réseau de 6000 chercheurs dans tous les domaines de connaissance, des sciences pures et appliquées aux sciences humaines et sociales.Cest un vrai petit bijou», dit-elle en comparant l’Acfas à une association jouant le même rôle qu’el-le dans le monde, soit The American Association for the Advancement of Science (AAAS).Liens politiques Selon sa présidente, l'Adas a aussi fait reconnaître les sciences par les autorités politiques.«Dans les années qui ont suivi sa création, l'association était très proche du ministère de l’Agriculture, où il se faisait beaucoup de recherche.Au cours du XX siècle, l’Acfas a influencé les politiciens et marqué le paysage scientifique du Québec en recommandant, entre autres, la création du Conseil de la science et de la technologie.» Liberté, égalité, interdisciplinarité, Branchée sur les grands enjeux scientifiques et toujours désireuse de contribuer au progrès social, l’UQAM met en commun les expertises pour faire avancer les connaissances.uqam.ca UQÀM Prenez position Geneviève Tanguay reconnaît que les liens entre les politiciens et les scientifiques ont été tissés plus ou moins serre selon les époques.Cependant, elle croit que les scientifiques doivent être près des décideurs en raison du rôle stratégique de la recherche et du développement aux plans académique, gouvernemental et industriel.«La science peut notamment permettre aux politiciens de prendre des décisions éclairées, aider les entreprises à trouver des solutions technologiques et leur permettre de demeurer concurrentielles.» Consciente des inquiétudes que soulèvent certaines innovations technologiques, la présidente pense aussi que la conunu-nauté scientifique doit se rapprocher de la population.«H faut établir des ponts afin que le grand public sache exactement ce qui se passe dans le domaine scientifique et puisse se prononcer sur les grands enjeux de l’heure.» « Le Québec est “cassé” » Cela ne va pas très bien dans le milieu de la recherche au Québec.En témoigne la série de démissions en avril dernier au sein du Conseil des partenaires pour l'innovation, un organisme créé en novembre 2005 pour collaborer à la mise en œuvre d’une nouvelle politique économique.Ces démissions ont eu lieu afin de protester contre le jx-u de crédits consacrés à l’innovation et à la recherche dans le dernier budget Audet.Préoccupée par le financement de la recherche, Geneviève Tanguay souligne que la position concurrentielle du Québec est loin d’être assurée.«Je reconnais que le Québec est "cassé”, mais il va falloir qu 'on se pose des quittions (fin de demeurer à l'avantgarde», dit-elle en taisjuit référence au manifeste Pour un Québec lucide.La présidente note que le sous-financement des universités compromet «l'equilibre intergénérationnel».«Les jeunes souhaitent qu'on s'attaque à la dette, mais ils veulent aussi que lis universités donnent des services de qualité en matière de recherche et d'enseignement.Ils veulent dire dans une province et un pays qui s'inscrivent dans la société du savoir» Pour Geneviève Tanguay, l’avenir du Québec repose sur sa capacité d’innover.«Actuellement, le (Quebec est bien positionné.En raison des énormes défis que posent les économies emergentes, on ne peut pas se permettre de prendre du recul.Si nous voulons des entreprises performantes, un environnement sain et des conditions de de agréables, nous devrons investir dans la recherche.Pour les generations futures, il est primordial que nous nous engagions à développer notre potentiel en matière de recherche dans une perspective de développement durable.» Soutien aux chercheurs La scientifique se réjouit par ailleurs des sommes investies au cours des dernières années dans les infrastructures de recherche, ce qui a permis aux universités de mettre en place des laboratoires de recherche.«U fallait le faire.» Mais elle remarque qu’il faut désormais s’occuper du fonctionnement de ces infrastructures.«Actuellement, le pouvoir de dépenser des facultés et des universités est nul.Par conséquent, trouver des fonds pour se procurer de l’équipement devient très compliqué.» La présidente s’inquiète notamment du ixni de soutien alloué aux chercheurs.«Il y a eu des moratoires dans les programmes des organismes subventionnaires provinciaux.Tout cela est en train de faire du dégât.» Elle fait observer que le programme du Fonds québécois de recherche sur la nature et les technologies ne permet pas aux nouveaux chercheurs de s’établir.«Les sommes accordées sont passées de 15 000 à 2l> (KH) $ par année, mais la subvention s'échelonne sur deux ans au lieu de trois.Bref.les chercheurs obtiennent 40 (HX) S en deux ans.plutôt que 45 lX>0 $ en trois ans.On ne règle pas le problème ainsi.» Un problème qui risque d'empêcher le Québec d'attirer et de retenir It's meilleurs chercheurs.«Un scientifique, c’est plutôt mobile, signale Geneviève Tanguay.Or, l'Alberta investit énormément en recherche et développement, et die fait du maraudage
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