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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-05-24, Collections de BAnQ.

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CACHEMIRE L’Inde rejette tout dialogue avec le Pakistan Page A 7 ?www .led ev o r .c o ni ?POINTE-À-CALLIÈRE Création d’une école de fouilles archéologiques Page A 3 LE DEVOIR V o L .X C 1 1 1 N " 1 I 4 ?1 E V E N 1) H E D I 2 4 M Al 2 0 O 2 8 7 0 ?TAXES» 1 $ Fini le redoublement au secondaire Un «bilan des apprentissages» permettra à Vélève de passer au niveau supérieur dans les matières où il aura réussi MARIE ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Le ministère de l’Éducation (MEQ) change radicalement son mode d’évaluation au secondaire: afin d’éviter le redoublement, il produira en fin d’année un «bilan des apprentissages» qui permettra à l’élève de passer au niveau supérieur dans les matières où il aura réussi tout en reprenant celles où il a échoué.Suivant la logique de la réduction du redoublement au primaire, le MEQ souhaite ainsi modifier la sanction des études au se-condaire pour permettre des parcours mieux adaptés à l’évolution des apprentissages des élèves, a expliqué hier au Devoir Robert Bisaillon, sous-ministre adjoint à l’éducation préscolaire et à l'enseignement primaire et secondaire.Ces modifications s’inscrivent dans les travaux intenses entourant la politique d’évaluation des apprentissages, promise pour mars 2001, et que le MEQ publiera finalement en juin 2003, a confirmé hier M.Bisaillon.Le projet de politique que le réseau VOIR PAGE A 10: REDOUBLEMENT «Tu peux continuer ton cheminement, mais tu dois solidifier certains apprentissages» Le PLQ souhaite faciliter l’accès à l’école anglaise ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le Parti libéral du Québec souhaite que l’accès à l’école anglaise privée soit plus facile pour les enfants de familles francophones ou allophones de classe moyenne.Pour ce faire, le PLQ propose que les écoles anglaises privées et subventionnées du secondaire puissent admettre des élèves non anglophones, ce que la loi 101 leur interdit C’est la proposition originale qu’a exposée hier le président du PLQ, Marc-André Blanchard, et qui fait partie du document contenant les commentaires du parti sur le projet de loi 104 modifiant la Charte de la langue française.En marge des consultations particulières sur le projet de loi déposé par la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane Lemieux, M.Blanchard a expliqué aux journalistes que les parents québécois ont le droit de choisir pour leurs enfants l’école de leur choix dans la mesure où ils assument la totalité des frais de scolarité.C’est un droit garanti par la Charte des Nations unies et les conventions internationales, a fait valoir M.Blanchard.Ce droit est prévu dans la loi 101.La liberté de choix en matière de langues d’enseignement existe donc dans le réseau des écoles privées non subventionnées et les règles sur la langue d'enseignement ne s’appliquent que dans le réseau public ou le VOIR PAGE A 10: PLQ Les parents québécois ont le droit de choisir pour leurs enfants l’école de leur choix dans la mesure où ils assument les frais de scolarité, dit le président du PLQ -Q « INDEX Annonces.B 6 Avis publics.A 6 Bourse.B 4 Cinéma.B 8 Culture.B 7 Économie.B 5 Éditorial.A8 Idées.A9 Monde.A 7 Mots croisés.A 6 Météo.B 2 C’est la vie.B1 Sports.B 6 Télévision.B 7 REUTERS L’opposition a demandé la démission du ministre des Travaux publics, Don Boudria, à cause de son séjour à la résidence du président du Groupe Everest, dans les Cantons-de-l’Est, mais aussi en raison de nouvelles allégations parues dans le Globe and Mail.Le code d’éthique annoncé laisse l’opposition sur sa faim MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA C* est pour faciliter la correction d'erreurs commises de «bonne foi» et sous le coup de «l’urgence» après le référendum de 1995 que le premier ministre Jean Chrétien a concocté un plan d’action en matière d’éthique, dont il a dévoilé les grandes lignes hier aux Communes.C’est du moins ainsi qui! l’a en partie justifié alors que l'opposition accusait le premier ministre de vouloir avant toute chose détourner l’attention des allé- gations de patronage, de conflits d’intérêts et de corruption qui fusent depuis des semaines.Les premiers détails du plan d’action en huit points seront connus dans deux semaines et certaines mesures attendront à l’automne.Entre-temps, M.Chrétien invite l’opposition à baisser le ton et à cesser de miner la confiance du public dans le système démocratique en parlant sans raison de corruption.«R n’y a pas un député qui ait été accusé de quoi que ce soit au cours des neuf dernières années et ils parlent VOIR PAGE A 10: ÉTHIQUE 10 000 $ pour avoir accès à Chrétien L’opposition demande la démission de Don Boudria pour s’être placé en conflit d’intérêts HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Moyennant la coquette somme de 10 000 $, une cinquantaine de personnes fortunées auront accès au premier ministre Jean Chrétien et à plusieurs de ses ministres québécois dimanche à l’occasion d’une réception privée à la résidence de West-mount d’un sénateur libéral.Outre M.Chrétien, les ministres Martin Cauchon (Justice), Denis Coderre (Citoyenneté et Immigration), Stéphane Dion (Affaires intergouvemementales) et Lucienne Robillard (Conseil du trésor) seront de la partie.Le ministre des Finances et aspirant au leadership, Paul Martin, n’y sera pas.L’événement, qui pourrait rap-illio porter un demi-million de dollars, servira à éponger la dette de trois millions que traîne encore l’aile québécoise du Parti libéral du Canada.Des reçus pour usage fiscal seront émis.Impossible toutefois d’obtenir la liste des généreux invités.Tout au plus a-t-on indiqué, au bureau du premier ministre, que personne des firmes de communication Groupaction ou Groupe Everest, qui font la manchette depuis quelques semaines pour avoir reçu de lucratifs contrats du gouvernement libéral, ne serait présent «]e ne donne aucune information.C'est une réception privée.Je ne sais pas pourquoi je devrais parler aux journaux», a déclaré au Devoir le sénateur Léo Une cinquantaine de personnes fortunées auront accès dimanche à l’équipe québécoise de Chrétien lors d’une réception privée à la résidence de Westmount d’un sénateur libéral x L’éditorial de Bernard Descôteaux en page A 8 VOIR PAGE A 10: CHRÉTIEN Cri de révolte Le Fils constitue l’œuvre la plus troublante des frères Dardenne Cannes — La palme d’or qu’ont récoltée en 1999 les frères Dardenne, Jean-Pierre et Luc de leurs prénoms, avait un arrière-goût de fiel.C’était l’année du palmarès de Cronenberg, celle où les festivaliers avaient par avance décerné le prix à Almodovar pour Tout surma mère et d’autres morceaux à A Straith Story de David Lynch.Le parterre n’avait pas décoléré de voir ses favoris au tapis.La fratrie belge avait raflé les grands honneurs pour Rosetta (récoltant aussi le prix d’interprétation féminine) au milieu des huées et des cris de rage de la critique.Cuisant traumatisme qui a longtemps empêché les Dardenne de savourer en toute quiétude leur victoire.On dit même qu’ils hésitaient à revenir ici en compétition pour cause de malaise profond.Mais allez refriser l’appel du festival.Ils concourent encore, cette fois-ci avec Le Fils, et contre ce même Cronenberg destiné à croiser sans cesse leur route pour le meilleur et pour le pire.Cannes les a révélés.C’est dire qu’ils lui appartiennent un peu.Au départ obscurs documenfaristes et cinéastes de fiction, les frères Dardenne lancèrent leur percutante Promesse ici en 1996 à la Quinzaine des réalisateurs en créant l’événement Puis vint cette palme d’or.Troublant phénomène que celui des fratries de cinéastes.Il y a les Coen, les Taviani, les Dardenne, quelques autres aussi (au Québec, les Gagné), tournant d’un même souffle, partageant une vision, des pensées, tels des jumeaux qu’ils ne sont pourtant pas.Les Dardenne se ressemblent Jean-Pierre plus grisonnant que Luc mais avec un grand front identique, les mêmes yeux gris.Ce sont des réalisateurs sérieux, un peu timides, bressoniens dans leur style cinématographique.As ne caboti-nent pas, ne font guère saliver les minettes et les paparazzis, mais leur cinéma engagé et humain constitue un cri de révolte puissamment répercuté sur la Croisette.Le Fils, hanté par un thème d’une force immense et par une mise en scène de caméra mobile collée non pas au visage mais à la nuque et aux mains des personnages, est sans doute l’œuvre la plus troublante du duo.Un vrai coup de poing.Elle s’inscrit parfaitement dans cette sélection où toutes les misères humaines, les drames politiques et sociaux s’étalent à pleins écrans du Palais.VOIR PAGE A 10: CANNES Odile Tremblay « « ?¦ AGENCE FRANCE-PRESSE Le réalisateur Luc Dardenne (à gauche) en compagnie de son acteur fétiche, Olivier Gourmet, vedette du film Le Fils.LE DEV()I|k NOUVEAU DEPUIS LE 22 MAI S'ABONNER | Une histoire | Publicité | Offres & avis | Qui sommes-nous ?| Nous joindre Arts & plaisirs 778313000689 C'est normal d'avoir envie de s'évader et d'être choyé.Mais vous ne devriez pas être obligé de sortir de la voiture.(il lait du bien de s évader.de se reposer et de se faire gâter.Des générations de eonstructeurs d automobiles l'ont compris et ont promu leurs modèles comme"étant de parfaits véhicules d c\ asion ».Mais ces derniers ont toujours été source de déception.Car il est impossible d'échapper au monde extérieur si celui-ci nous est sans cesse rappelé, l.e bruit et les vibrations provenant de la route, du vent et du moteur se sont toujours infiltrés dans I habitacle.Sauf au volant d'une Lexus.En effet, en a peine plus d'une décennie, nos v éhicules se sont forgé une reputation légendaire pour leur silence de roulement quasi total.Il n en demeure pas moins que la nouvelle Lexus ES sOO représente un formidable bond en avant.Même pour Lexus.Incroyablement silencieuse, cette automobile dotée d'un moteur d'une grande souplesse répond immédiatement au moindre de vos désirs, vous offrant un plaisir de conduire inégalé.Afin de le découv rir, prenez rendez-vous chez votre concessionnaire Lexus pour un essai routier.Et laissez-vous choyer.Pour contacter an concessionnaire Lexus ou en savoir plus : I 800 26-U:Xl .S * wwiv.lexus.ca LA toute nouvelle LEXUS ES 300 ~ À PARTIR DE 43 400 À la conquête de la perfection.© .8 LE DEVOIR.LE VENDREDI 4 M A I 2 O O 2 a LE DEVOIR ACTUALITES lü Christian Rioux ?Tous Américains ?Rappelez-vous la belle unanimité du 11 septembre.C’était l’époque où les «alliés» allaient d’un même élan chasser le moudjahidin dans les plaines afghanes.Les chefs d’Etat européens rivalisaient de zèle.Celui qui hésitait cinq minutes avant d'offrir ses porte-avions et ses frégates passait pour un dégonflé.C’était à qui serait le premier appelé sur le terrain.Quitte à ce que ce soit pour servir de chair à canon sous les balles d’un chasseur américain.Tony Blair était le plus généreux, appelant pratiquement à la conscription générale.José Maria Aznar était le plus va-t-en-guerre, même s’il n'avait pas un soldat qui vaille.Jacques Chirac, toujours le plus futé, s’arrangea pour être le premier à visiter Ground Zero.«Nous sommes tous Américains», titrait Le Monde.?Alors que George Bush sera à Paris demain, il y a pourtant longtemps que l’opinion européenne n’a pas été aussi antiaméricaine.Depuis l’élection de Geoige Bush, presque tout dans la politique américaine a le don d’irriter les Européens.Les sujets ne, manquent pas.De la guerre en Afghanistan, que les Etats-Unis ont menée pratiquement seuls, au refus de signer le protocole de Kyoto en passant par les hausses de 30 % des tarifs douaniers sur l’acier européen et de 67 % de l'aide aqx agriculteurs américains.Sans oublier le retrait des Etats-Unis du traité visant à créer la Cour pénale internationale.Ajoutez à cela l’incompréhension européenne de cette fixation que font les Américains sur Saddam Hussein, et vous comprendrez pourquoi certains analystes ont comparé la situation actuelle à celle du début des années 80, alors que Ronald Reagan voulait imposer la présence de missiles Cruise en sol européen.Selon un sondage du Herald Tribune, 60 % des Français et des Allemands désapprouvent la politique étrangère américaine.La moitié des Allemands juge même que George Bush est un homme incapable, voire dangereux.L’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, n’avait-il pas qualifié sa politique de «simpliste»?Même le très modéré Chris Patten, commissaire européen chargé des relations extérieures, s’inquiète d’une superpuissance qui tend à s’affranchir de toute règle.?Parmi tous les sujets de friction, le terrorisme arrive évidemment en tête de liste.En Édt, les leaders européens ne comprennent toujours pas pourquoi toute leur politique internationale devrait soudainement être entièrement subordonnée à la lutte contre le terrorisme.Surtout que l’administration américaine semble dorénavant considérer l’OTAN comme quantité négligeable.En déclarant hier devant le Bundestag que «les extrémistes peuvent frapper partout, et pas seulement aux États-Unis», George Bush savait-il qu’il disait une banalité?En effet, contrairement aux Américains, les Européens n’ont pas attendu le 11 septembre 2001 pour découvrir le terrorisme.Bombes et détournements d’avions font partie de leur quotidien depuis une trentaine d'années.Les Français ont fait les frais du terrorisme islamiste dès les années 80.Parions que si, le 11 septembre, un avion avait détruit la tour Eiffel, jamais les Américains ne seraient partis en guerre contre une menace dont ils se sentiraient toujours à l’abri à l’intérieur de leurs frontières.Habitués au terrorisme, les Européens hésitent à le considérer comme un tout homogène.Chris Patten, qui s’est longtemps occupé de TUlster, est le premier à le savoir.Peut-on encore rappeler, sans être accusé de traîtrise, qu’un grand résistant comme le Français Jean Moulin fut un terroriste?Que la plupart des anciens pays coloniaux ont dû, à un moment où un autre, commettre des actes terroristes pour accéder à l’indépendance?Et que même des Etats aussi respectables que l'Espagne et la France l’ont pratiqué par le passé?Combattre toutes les formes de terrorisme, c’est combattre tout et rien à la fois.Le 11 septembre marque certes une escalade extraordinaire dans la capacité de petits groupes fanatiques à créer un climat de terreur.En visant des innocents, le terrorisme n’a jamais rien cherché d'autre.Cette capacité est dorénavant décuplée par les armes et par les médias modernes.Cependant au delà de cette définition, le terrorisme n’existe pas.D n’y a que des terrorismes, aussi différents les uns des autres.Aussi abject ^oit-il, le terrorisme palestinien, voué à la création d’un Etat indépendant n’a rien à voir avec le geste nihiliste du 11 septembre, qui visait des innocents sans rien revendiquer.Comment mettre dans ce même panier l'attentat de Karachi, qui visait des techniciens français qui, faut-il le rappeler, remettaient à flot un navire militaire vendu par la France à un Etat «voyou» dirigé depuis des années par une poignée de milifaires?Il ne s’agit pas de justifier une forme ou une autre de terrorisme.D s'agit d’éviter les amalgames entre des réalités politiques qui n’ont rien en commun.Allons plus loin, quitte à se faire taxer d’hérésie: comment reprocher aux Tchétchènes de songer au terrorisme alors que leur pays a été réduit à l’état de ruines par la Russie?À ce propos, le président américain passera trois jours à Moscou alors qu’il ne fera qu’un saut à Berlin, Paris et Rome.Chacun comprend l’importance du traité de réduction des armes nucléaires qu'il doit y ratifier.Les Européens n’ont pas plus intérêt que les Américains à ce que la technologie nucléaire russe soit vendue au plus offrant N’empêche que George Bush trouvera le temps, hindi de se recueillir sur les tombes des soldats américains morts en libérant la France.Les Français y ont vu une allusion peu subtile aux inquiétudes formulées par le président sur les résultats de Jean-Marie Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle et sur les attentats commis contre des synagogues.Le président américain aurait pourtant beaucoup d’autres soucis à se faire au sujet de ses alliés européens.crioux@ledevoir.com Le musée de la Pointe-à-Callière et l’Université de Montréal s’associent Apprendre sur le terrain Les étudiants au nouveau programme de recherches en archéologie historique du Nord-Est américain auront accès à un espace encore vierge ïr .« MU8HR UK I.A COIN 1K À-CAI.UKKK Dessin par Francis Back de la reconstitution du château de Callière, basée sur les recherches réalisées par le musée de la Pointe-à-Callière.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Le Musée d’archéologie et d’histoire de la Pointe-à-Callière et l’Université de Montréal ouvriront début juin une école de fouilles archéologiques sur le site de la fondation de Montréal.En association avec le département d’archéologie de l’université, des fouilles seront menées sur un terrain encore vierge qui correspond à 10 % de la superficie totale du site présumé du fort Ville-Marie ou du château de Louis-Hector de Callière.5000 pieds carrés de terrain seront à la disponibilité des jeunes chercheurs pendant plus de dix ans.L’entente de partenariat comprend la création à TUdeM d’un nouveau programme de recherches en archéologie historique du Nord-Est américain.Le musée de la Pointe-à-Callière rend accessible un site archéologique qualifié de majeur dans la mesure où il est au cœur du lieu de fondation de Montréal.Les stages de recherche permettront aux étudiants du baccalauréat et des niveaux supérieurs d’études de s’aiguiser les truelles.Jusqu’à maintenant, les cours offerts par EUdeM couvraient essentiellement le domaine de l’archéologie classique et préhistorique.Un programme d’archéologie historique est cependant offert à l’Université Laval.A Montréal, ce programme est tout à fait nouveau.Pour le musée qui fête en fin de semaine ses duc ans d’existence avec une foule d’activités spéciales, la nouvelle de cette entente entre institutions est l’occasion non seulement de faire des découvertes sur un site encore non touché, donc de contribuer à l’avancement des connaissances sur la fondation de Montréal, mais également de participer à l’éducation d’une génération entière de futurs archéologues.Faire avancer la connaissance En entrevue au Devoir, Francine Lelièvre, directrice du musée, a fait état de l’importance de ce programme.«Ce sont des secteurs de recherche où on a peu de connaissances.Sur le Régime français, il y a peu d’écrits d’époque.C’est par l’archéologie que nous allons développer et améliqrer la connaissance des modes de vie du passé.» A la fin des fouilles, la connaissance de la période historique française sera grandement avancée.A Montréal, des fouilles sont menées depuis une vingtaine d’années, a expliqué Jean-Guy Brassard, directeur adjoint et archéologue, et «le musée de la Pointe-à-Callière est un résultat concret de cette activité».Cependant, a poursuivi l’archéologue, «c’est une archéologie qui se fait dans un contexte de développement urbain.Ce n’est pas une archéologie de recherche fondamentale.Il y a une archéologie de sauvetage, qu’on appelle parfois préventive.S’il y a un projet de construction sur un site historique, il faut faire des fouilles avant, sinon tout va être détruit par les travaux de construction.Là, ce sont des fouilles pures, des fouilles pour les fouilles, pour la connaissance.C’est un rêve pour l’archéologue.Il y avance à son rythme, au rythme de la recherche».Le terrain visé sur la pointe à Callière se trouve à l’ouest du musée, au 214 de la place d’Youville.L’ancien entrepôt, construit en 1904, abritait des équipements de bateau.Ce terrain est un échantillon du grand site désigné comme lieu de fondation de Montréal: il a successivement accueilli le fort Ville-Marie, premier établissement sur la pointe, suivi par la suite du château de Callière, à la fin du XVI1‘ siècle, remplacé aux alentours de 1760 par d’autres occupations, dont aucune n’a été majeure, a expliqué M.Brassard: «Aucun nouveau bâtiment n’est venu détruire ce qu'il y avait avant, à l’époque du Régime français.» lœs propriétaire du terrain, un couple âgé, sont entrés en contact avec M.Brassard, se disant intéressés à ce que le musée prenne le site en charge le jour où ils chercheraient à s’en départir, lœ terrain a été acquis grâce au soutien du ministère de la Culture et des Communications, de la Ville de Montréal (dans le cadre de l’entente sur le développement culturel MCCQ-Ville) et de la Fondation Pointe-à-Callière.Une grande richesse Les premières expertises démontrent que le site, contrairement aux autres sites archéologiques du Vieux-Montréal, est exempt d’épaisseurs considérables de débris de démolition de bâtiments qui, ailleurs, ont effacé les traces du passé.Les premiers sondages, a souligné Mme Lelièvre, dévoilent une concentration de perles amérindiennes plus grande qu’ailleurs dans le Vieux-Montréal.«Des échanges majeurs ont eu lieu sur ce site entre les Français et les Amérindiens», a-t-elle rappelé.Les premières fouilles à l’extrémité de la pointe, qui ont donné naissance au musée, et les fouilles de 1989, menées par la Société du Vieux-Port et qui ont permis de découvrir le premier cimetière catholique de Montréal, ont montré que pendant 150 ans après la fondation de Montréal, la cohabitation des deux cultures a prévalu.L’épaisseur du tissu archéologique approche les trois mètres «sur l’ensemble du terrain», selon M.Brassard.l.a moitié inférieure du site appartient au Régime français.Les premiers sondages ont livré, selon l’archéologue, «une quantité assez impressionnante de matériel ancien de la période du Régime français, avec beaucoup de matériel associé à des échanges ou au commerce de la fourrure: des perles de verre, des épingles.On sent que pendant une grande période, sur la pointe, il y a eu cohabitation des Frqnçais et des Amérindiens».A défaut de pouvoir faire des fouilles systématiques sur les terrains avoisinant le musée, les indices s’accumulent à coups de carottages depuis le début des recherches.Ces indices partiels ont permis de créer une reconstitution virtuelle du château de Callière, qu’il est possible de voir sur le site Internet du musée (http://musee-pointe-a-calliere.qc.ca).Une fouille systématique du nouveau site archéologique devrait donner de bons résultats.A raison de classes de quatre à six semaines par année, le musée et l’université pensent pouvoir exploiter ce site pendant plus de dix ans.D' rythme de recherche est lent, a concédé M.Brassard, mais «très productif».Des publications et des expositions sont donc à attendre afin de diffuser les résultats des recherches.Uâge de pierre chez les singes AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Deux archéologues américains et un expert en primatologie allemand ont annoncé hier avoir mis au jour, en Côte d’ivoire, le premier site archéologique montrant que les singes, comme les hominidés ancêtres de l’homme, utilisent depuis longtemps des pierres comme outils.Ces scientifiques ont localisé et étudié un site où des chimpanzés avaient utilisé des pierres pour casser des noix qu’ils posaient sur des racines d’arbres, transformées en enclumes.Ils ont retrouvé 479 éclats de pierre à l’endroit où les primates s’activaient, dans ce qui est aujourd’hui le parc na- tional de Taï, dans le sud-ouest de la Côte d’ivoire.«Certains éclats de pierre résultant de la technique des chimpanzés pour casser des noix sont similaires à ceux que Ton voit sur les plus simples des sites oldo-wayens [hominidés] en Afrique de l’Est», a expliqué l’archéologue Julio Mercader, de la George Washington University (GWU), et coauteur de la recherche.C’est la première fois, selon l’archéologue, que de teUes techniques sont utilisées pour l’excavation d’un site animal, «ce qui introduit la possibilité de suivre le développement d’au moins un aspect de la culture des singes à travers les âges» pour nous éclairer sur le développement de l’homme.«Nous savons que des pierres plates étaient utili- sées comme outils il y a 2,5 millions d’années, mais les pierres pourraient avoir été utilisées par les hominidés il y a jusqu’à cinq millions d’années», a pour sa part expliqué Melissa Panger, coauteur de la recherche à la GWU.Le site archéologique a été identifié par Christophe Boesch, expert en primatologie du département d’anthropologie de l’Institut Max Planck à Leipzig (Allemagne), qui étudie depuis 1979 les chimpanzés de Côte d’ivoire et leur utilisation des pierres.Il a notamment pu établir, avec sa femme Hedwige, que les petits chimpanzés mettent plusieurs années pour apprendre de leur mère la tech nique pour casser des noix.EN B Affaire Lizotte: deux, trois ou six coups de poing?(Le Devoir) — Une connaissance du portier Steve Deschâtelets est venue livrer un témoignage contradictoire hier au procès du policier Giovanni Stante pour voies de fait graves, voies de fait causant des lésions et homicide involontaire sur la personne de Jean-Pierre Lizotte.Patrick Desjardins se souvient d’avoir vu l’agent Stante frapper Lizotte au visage à deux reprises, peut-être trois, pendant que le portier du Shed Café le maintenait par-derrière.Ce témoignage est très différent des déclarations que Desjardins avait livrées aux policiers le 22 septembre 1999 et aux procureurs de la Couronne le 6 mars 2000.Desjardins avait alors affirmé que Stante s’était élancé de trois à six fois sur Lizotte.Il avait continué à frapper l’itinérant pendant que Deschâtelets tentait de le clouer au sol, selon ces déclarations.Aujourd'hui, Desjardins affirme n'avoir aucun souvenir des circonstances dans lesquelles Lizotte s’est retrouvé au sol, ni de la façon dont le portier en est venu à relâcher sa prise.Et les trois à six coups sont remplacés par deux ou trois coups.«Ça s’est déroulé tellement rapidement, c’était une approximation sur le nombre de coups», a dit Desjardins en guise de justification.Lors de l'altercation, Lizotte a subi une luxation des vertèbres et des lacéra- is E F lions à la moelle épinière qui l’ont paralysé.H est mort des suites d’une pneumonie provoquée par ces blessures.Deschâtelets, coaccusé dans cette affaire, subira son procès à une date ultérieure.Affaibli, le pape arrive en Bulgarie (Reuters) — Visiblement affaibli par son 96' voyage pastoral à l’étranger, le pape Jean-Paul II est arrivé hier en Bulgarie, pays majoritairement orthodoxe.Tout comme en Azerbaïdjan, précédente étape de son voyage, le pape, âgé de 82 ans et souffrant de la maladie de Parkinson, est descendu de l’avion à l’aide d’un monteeharge.Durant plusieurs jours, il doit rencontrer des responsables politiques ainsi que les dignitaires orthodoxes, juifs et musulmans.Dimanche à Plovdiv, la deuxième ville du pays, il tiendra une grande réunion en plein air.Quelque 2000 personnes seulement sont venues accueillir Jean-Paul II à son arrivée dans la capitale bulgare, découragées par l’imposant dispositif de sécurité et les rumeurs faisant état de longues Jieures d’attente.Malgré l’hostilité de l’Eglise orthodoxe à cette visite, une religion qui compte environ 80 % d’adeptes en Bulgarie, le pape doit rencontrer son dirigeant, le patriarche Maxime.Jean-Paul II veut ainsi lancer un appel à la réunification des deux grands courants chrétiens, divisés depuis le schisme de 1054.MEPHIST0 M PLUS QU'UNE CHAUSSURE x )f TF FIRMA MEPHISTO m d -i TF FIRMA CADEAU f fix régulier li 25 mai 2002 FIRMA CENTRE EATON DE MONTRÉAL LES COURS MONT-ROYAL 705 Ste-Catherme O .#3-139, 1455 rue Peel, #144, Montréal, (Québec) H3B 4G5 Montréal, (Québec) H3A 1T5 (514)288-6006 (514) 845-3007 I LE DEVOIR, LE VENDREDI 24 MAI 2 0 0 2 A 4 ?LES ACTUALITES* Ouverture à Montréal d’un centre de préparation cellulaire Un nouveau pas vers le traitement expérimental du cancer ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Pénuries récurrentes de personnel dans les hôpitaux L’AHQ crée un centre spécialisé pour gérer les crises ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Dès juin, un centre d’expertise en réorganisation du travail sera créé à Montréal pour aider les hôpitaux dans le pétrin à limiter les casse-têtes causés par les pénuries de personnel dans leurs murs.Hier, à l’occasion de son congrès annuel, l’Association des hôpitaux du Québec a fait l’annonce de ce centre, qui sera mis sur pied grâce à 100 000 $ puisés dans les fonds de l’AHQ.«Cette réalité [la pénurie] est là pour rester et cela va nous obliger à revoir les façons de faire.Nous avions besoin de mises en commun, de structuration dans nos Projets.Donc l’idée de mettre sur pied un centre d’expertise est venue», a fait valoir hier le président de l’AHQ, Jean-Paul Cadieux.Ce centre visera notamment à recenser toutes les expériences pertinentes réalisées sur la réorganisation du travail dans les hôpitaux, et viendra aussi en aide à ceux qui lui en feront la demande.Des recherches sur les méthodes d’avant-garde appliquées ici ou ailleurs sont aussi prévues, ainsi que de la formation pour le personnel du réseau hospitalier.Embryonnaire à ses débuts, le centre devrait d’ici trois ans, atteindre sa véritable vitesse de croisière, a expliqué M.Cadieux.Selon l’AHQ, ce centre permettra de trouver des solutions concrètes et à long terme aux problèmes entraînés par la pénurie de personnel, notamment celle des infirmières.Toutefois, il ne se veut pas une réponse aux primes annoncées à la mi-mai par le ministre de la Santé, François I^gault, pour limiter le manque d’infirmières au cours de la prochaine saison estivale.Lors de cette annonce, le ministre avait indiqué qu’en retour des primes, les hôpitaux allaient devoir montrer patte blanche et prouver que de réels efforts de réorganisation du travail sont déployés dans leurs établissements.«L’idée du centre est née bien avant l’annonce des primes et se veut un outil permanent.Nous sommes bien contents des primes, mais elles ne règlent rien à long terme», a indiqué Daniel Adam, directeur général de l’AHQ.EN BREF La maladie du légionnaire (PC) — Une employée de la Société de transport de Montréal (SIM) a été hospitalisée, souffrant de la maladie du légionnaire.la dame a été admise à l’hôpital le 7 mai, mais il a fallu un certain temps avant d’établir qu’il s’agissait de cette maladie, et ce n’est que la semaine dernière que la STM en a été informée.Le premier Centre de préparation cellulaire au Canada, inauguré hier à Montréal à l’Hôpital général juif, permettra d’amorcer des recherches d'avant-garde au Québec sur des traitements anticancers prometteurs, notamment l’immunothérapie cellulaire.Ce centre a été créé grâce à un partenariat entre le Centre de thérapies expérimentales du cancer de Montréal et la société de biotechnologie française 1DM, qui a investi plus d’un demi-million dans les infrastructures hautement sophistiquées qu’abritera l’Hôpital général juif.Un don privé d’environ 100 000 $ a complété les fonds nécessaires pour établir ce centre.La construction d’une petite centrale privée de 10 MW dans l’impressionnant canyon de la rivière Sainte-Anne, qui chute de 74 mètres près du centre de ski du même nom, en banlieue de Québec, est maintenant officiellement dans la mire des défenseurs de rivières, soit les quatre organismes environnementaux à l'origine du programme «Barrage aux barrages».En conférence de presse hier, plusieurs artistes, scientifiques et écologistes connus ont «adopté» ce cours d’eau pour éviter ce qu’ils ont qualifié de «saccage» de l’un des plus beaux sites naturels de la région de Québec.On retrouvera donc au premier rang de ce nouveau front pour la défense de la rivière Sainte-Anne la comédienne Céline Bonnier, le metteur en scène Robert Ix>page, l'historien Michel Lessard, l’écrivain-poète Pierre Morency, l’humoriste Maxime Martin, le comédien Vincent Bilodeau et l’astrophysicien Hubert Reeves.La production de 10 MW sur la rivière Sain te Anne, un investissement de 20 millions, rapporterait environ 300 000 $ par an à ses promoteurs privés ainsi qu’une «Cela établira notre réputation sur la scène internationale tout en permettant à nos investigateurs de développer leurs propres recherches et de multiplier le nombre d’essais cliniques offerts aux patients», a fait savoir hier le D" Jacques Galipeau, oncologue et directeur du programme de thérapie cellulaire et génique à l’Hôpital général juif.Les infrastructures permettront notamment d'amorcer des essais cliniques portant sur l’immunothérapie cellulaire, un traitement expérimenta] qui consiste à prélever des globules blancs des patients et à les modifier chimiquement ou génétiquement en laboratoire.Ces cellules du système immunitaire sont ensuite éduquées à reconnaître les cellules cancéreuses pour pouvoir ainsi mieux s’y attaquer, avant d’être réinjectées chez le patient Jusqu’à maintenant, l’absence d’infrastructures partie à la municipalité, laquelle a été accusée hier de troquer pour un plat de lentilles la demi-douzaine d’emplois permanents liés à l’exploitation touristique du lieu en contrepartie d’un ou deux emplois et de quelques ordinateurs qui contrôleront les débits et les fonctions de la petite centrale.Deux rivières voisines, les Sept Chutes et la chute Montmorency ont déjà été mobilisées pour la production d’électricité.Hubert Reeves Les opposants ont souligné que ce site est classé deux étoiles dans le Guide Michelin 1992.Hubert Reeves devait préciser qu’il comprend le souci du gouvernement de vouloir utiliser des sources d’énergie renouvelables comme les chutes.Cependant, a-t-il ajouté, «il faut également comprendre l’envie que nous avons tous de préserver les splendeurs des paysages naturels.Je connais bien la rivière Sainte-Anne et j'en suis rapidement tombé amoureux.R serait trop triste de la bousiller R faut trouver autre chose.».La Sainte-Anne fait partie des 14 projets de petites centrales privées rescapés par le gouvernement du programme initial, qui en comptait 36.Le site de la Sainte-Anne reçoit annuellement 100 000 visiteurs en raison de sa majesté.permettant de modifier ces cellules constituait un frein majeur à l’avancement des recherches et des études expérimentales dans ce domaine.Désormais, Montréal fait donc partie des dix endroits dans le monde dotés d’un centre de traitement cellulaire.Le O' Gérald Batist, un des vingt chercheurs de diverses universités associées au Centre de thérapies expérimentales de cancer de Montréal, a d’ailleurs annoncé le lancement à Montréal d’une première série d’essais cliniques en immunothérapie cellulaire portant sur le cancer des ovaires.On recrute d’ores et déjà les patientes pour participer à cette première étude.«L’immunothérapie cellulaire est un traitement prometteur, développé depuis dix ans aux Etats-Unis, mais qui était toujours inaccessible au Canada».conclut le Dr Galipeau.Mulcair-Duhaime Les esprits s’échauffent PRESSE CANADIENNE Québec — L’avocat Yves Duhaime et le député libéral Thomas Mulcair en sont venus aux gros mots mardi soir après avoir débattu d’une affaire de lobbying dans un studio de télévision.Le député libéral de Chomedey aurait lancé à l’ancien ministre péquiste: «J’ai hâte de te voir en prison, vieille plotte!», selon le témoignage de Jean Lapierre, qui était l’animateur de l’émission télévisée mettant les deux adversaires face à face à TQS.L’incident s’est produit hors de la présence des caméras, à la sortie du studio, mais a rebondi hier à l’Assemblée nationale.M.Mulcair a reconnu avoir tenu des propos «pas très édifiants».«Avec mon caractère irlandais, j’ai eu une réplique pas très édifiante», a-t-il reconnu.Mais l’avocat Duhaime l’avait verbalement menacé, en des termes qu’il n’a pas voulu préciser.«Ces menaces m’ont choqué et j’ai réagi comme quelqu’un [qui était] choqué», a dit le député libéral.Ce dernier ne veut pas que ce qu’il considère comme une «diversion» serve à cacher le reste de l’affaire, soit «quelque chose que le Code criminel décrit [comme étant du] trafic d’influence», selon ses termes.M.Mulcair a soutenu que l’avocat Duhaime, ancien ministre péquiste, aurait reçu 180 000 $ d’une entreprise privée pour exercer du lobbying auprès du premier ministre Bernard Landry, dont il se dit «un ami intime».Mini-centrale hydroélectrique Hubert Reeves prend la défense de la rivière Sainte-Anne Lastrophysicien joint son nom à la campagne «Barrage aux barrages» LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR À PARTIR DE SEULEMENT jusqu'à 24 mois Tous les moyens sont bons pour réserver sa Jetta Modèle de base Quatre coussins gonflables Banquette arrière rabattable et divisée 60/40 Roues en acier de 15 pouces Freins ABS Système audio stéréo à huit haut-parleurs Système d'alarme antivol et antidémarrage vw.com Etes-vous fait pour Volkswagen?"'!©' •Taux non applicable à la Jetta TDI Toux d« financement à l'ochat de 2,9 % offert pour un terme jusqu'à 24 mois.Autres taux de financement offerts : 3,9 % pour un terme jusqu'à 36 mois, et 4,9 % pour un terme jusqu'à 60 mois.Sujet à l'approbation de c edit de Volkswagen Finance.Roues en alliage illustrées offertes en option.Offre valable pour un temps limité chez les concessionnaires Volkswagen du Québec seulement.Et comme la Jetta est si précieuse, nous avons même buriné 25 de ses composantes SOANS VOLKSWAGEN LS-.* N A T-Â1 < LE DEVOIR.LE VENDREDI 24 MAI 2 0 0 2 A .> LES A C T U A LITES Recyclage Les journaux refusent de payer « une taxe sur la culture et l’information » ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les quotidiens, les hebdomadaires et les magazines du Québec, réunis au sein du regroupement Recyclemédias, s’opposent à ce qu’on leur refile une note de 10 millions pour financer la collecte sélective des matières recyclables, une activité largement déficitaire à l’heure actuelle.Lors de la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 102 modifiant les règles en matière de récupération et de recyclage, des représentants des médias écrits ont demandé au gouvernement d'exclure les imprimés de l’application de la nouvelle loi.Défendu par le ministre délégué à l’Environnement et à l’Eau, Jean-François Simard, le projet de loi 102 vise à éponger la moitié du déficit de la collecte sélective au Québec, une perte de 50 millions par année, selon l’évaluation de Recyc-Québec, qu’assument en totalité les municipalités.Québec voudrait en refiler 25 millions aux «pollueurs-payeurs», y compris les médias imprimés.Les arguments présentés par les médias écrits sont de deux ordres.En premier lieu, les journaux et les magazines ne sont pas des déchets, ni des emballages.Cette nouvelle taxe sur le recyclage «serait en fait une taxe sur la culture et l’information», a fait valoir Alain Dubuc, le p.-d.g.du Soleil.Le taux de lectorat au Québec est de 140 lecteurs par 1000 habitants, contre 159 dans le reste du Canada, 227 aux Etats-Unis et 218 en France.Les entreprises de presse québécoises sont «fragiles» et leur niveau de rentabilité est inférieur à celui observé dans les autres provinces, a-t-il ajouté.La nouvelle taxe contribuera à diminuer le tirage et le lectorat des médias écrits.D’autre part, le papier constitue un élément qui diminue le déficit de la collecte sélective, a signalé Jean-Claude L’Abbée, l’éditeur du Journal de Québec.Une étude de Ernst & Young commandée par Recyclemédias conclut que la récupération de papier, compte tenu de sa valeur financière, est un terme positif de l’équation, contrairement aux autres matières, comme le verre.Enfin, Recyclemédias souligne que la collecte sélective est une activité mal gérée dont les coûts sont hors de contrôle.Le ministre Jean-François Simard a tenu à minimiser les répercussions de cette nouvelle taxe sur les médias imprimés.Il a calculé que la taxe ne représenterait que 600 000 $ de plus dans les dépenses des quotidiens, ce qui équivaut à moins d’un cent par jour par journal.Audiences sur la protection du mont Royal Eviter une bute Montmartre montréalaise Le Conseil régional de l'environnement réclame la consolidation de la montagne et de ses environs FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Si la protection du mont Royal se limite à des règles permettant d’encadrer le développement immobilier, le processus pour y mener est totalement vain.C’est du moins la thèse du Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE Montréal), qui a prié hier la Commission des biens culturels du Qué bec de donner des dents au rapport sur la préservation de la montagne qu'elle déposera sur le bureau de la ministre de la Culture, Diane Lemieux.«Si le résultat des travaux de la commission est d’aboutir à de nouvelles règles du Jeu par lesquelles on déterminera comment les gens continueront, à l’avenir, à grignoter le mont Royal, c’est un travail qui aura été inutile», a indiqué le directeur du CRE', Robert Perreault «Dans 50 ans, il n’y aura tout simplement plus d'espaces verts, un peu comme la butte Montmartre, à Paris.» Pour éviter cela, le CRE recommande donc de consolider le parc du Mont-Royal dans sa forme ac- tuelle et de protéger les espaces verts qui se trouvent dans sa couronne.M.Perreault suggère en ce sens d’agrandir le parc en mettant en avant «un programme dynamique d’acquisition des espaces verts en borçlure du parc».A cet égard, M.Perreault cite le secteur boisé au sommet de la colline Outremont, située derrière le couvent des Sœurs de Marie Réparatrice et qui s’étire jusqu’au Centre d’éducation physique et sportive de l’Université de Montréal.D’une superficie de neuf hectares, ce terrain est actuellement inutilisé, sinon par les marcheurs.«De plus, on pourrait faire un certain nombre d’autres interventions pour rendre le parc encore plus vert, ajoute-t-il.Iss stationnements, par exemple, sont inutilement grands.La route Camillien-Houde, également.est inutilement massive.On p AT ION MAtit-VIXCENT WWWMAJUE VINCÏNT.ORC 1 m >6 i 2433 €UM€5S€ -JP ({#, J?Ç" .puisqu'il agît sur le présent et tr j'aypnîr de près.' de çoo jeunes nÿ travailleurs bénévoles qui améliorent les infrastructures de plusieurs municipalités et organismes communautaires québécois et étrangers.Envoyez vo* dons ; 4545.av.Pierre-De Coubertic.CP.1000, Succ.M.Montrési (Québec) HIV 3R2 Tél.: (514) 252-3015 Télec.: (514) 25l-«7t9 ou I 800 361-2055 Courriel : cj@q.qc Gt Site Web : www.
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