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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2002-05-27, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE LUNDI M Al 2 0 0 2 BASEBALL Dans leur uniforme de 1969, les Expos complètent le balayage contre les Phillies Page B 4 THÉÂTRE JEUNESSE Le Petit Peuple à' la brume: Tous Colibris, Hirondelles et Lézards confondus.Page B 8 LE DEVOIR ECONOMIE FONDS D’INVESTISSEMENT PORTRAIT Michel Marcoux ?Pour votre culture économique La morosité boursière amène de plus en plus d’investisseurs à rechercher de nouvelles occasions.Les fonds de marchés émergents, avec leur rendement moyen de 8,9 % depuis le début de l’année, forment actuellement une catégorie qui semble attrayante.L’intérêt porté à ces fonds est d’autant plus grand lorsque l’on considère le rendement des fonds d’actions canadiennes, américaines et européennes.Pourtant.Les fonds de marchés émergents sont passés plutôt inaperçus durant les années 90.La bonne tenue des fonds axés sur le marché canadien et américain combinée aux rendements appréciables de certains fonds de titres techno n’incitaient pas l’investisseur à chercher davantage de diversité.Le contexte a changé.On associe souvent, à tort, l'expression marchés émergents aux pays pauvres: les marchés émergents englobent une foule de pays dont la Chine, la Russie et le Mexique où les capacités économiques sont grandes.Ces pays possèdent, en raison de leur population nombreuse, ainsi que de leurs richesses naturelles, de forts potentiels de croissance.La Chine, par exemple, compte quelque 1,2 milliard d’habitants, et sa population croît à un rythme de 12 millions de personnes chaque année, soit plus du tiers de la population canadienne.Et il y a plus que la démographie: l’expansion économique chinoise est impressionnante.En effet, le PIB annuel de la Chine de 1990 à 2000 — certains experts en contestent la véracité—s’est situé en moyenne à 10,3 %, par rapport à 2,9 % pour le Canada et à 3,5 % pour les Etats-Unis.La croissance prévue de la Chine pour les prochaines années est d’environ 7 %, celle de l’Inde de 6,5 % et celle de la Corée de 5,5 %.Peut-on se permettre d’ignorer de telles données macroéconomiques?Les réformes économiques et politiques entreprises par plusieurs pays émergents devraient attirer de plus en plus les capitaux étrangers.Pourtant, l’hésitation des investisseurs envers ces marchés est toujours présente.Un investissement à l’étranger inclut un lot de risques supplémentaires: fluctuation importante du taux de change, instabilité politique et économique, pratiques comptables parfois douteuses, manque de liquidité des actifs financiers, etc.Il s'agit là de risques inhérents aux marchés émergents qui sont, par définition, en transition.Plusieurs gouvernements des pays émergents adoptent des mesures pour attirer les investissements étrangers.On tente d’établir à tout prix un système financier propre à l’investissement, c’est-à-dire un marché liquide, des lois favorisant la protection de l’investisseur ainsi que des coûts de transaction raisonnables.Pourtant, l’investisseur avisé évitera d’associer les fonds de marchés émergents à des éléments efficaces de diversification.En raison de leur nature exportatrice, ces économies sont tributaires des pays développas.C’est ainsi qu’elles ont été affectées par le recul du prix des matières premières qui constituent une part importante de leurs exportations.Bien sûr, les fonds de marchés émergents ont obtenu, au cours de la dernière année, de meilleurs résultats que beaucoup de fonds canadiens.La chute moyenne de ces fonds pour l’année 2001 n’a été que de 0,9 %, Quant à la croissance associée à la reprise économique, on devrait la voir dominer en Asie.L’ampleur de la croissance dépondra notamment de l’évolution du secteur technologique étant donné la forte présence de ce secteur dans ce continent La croissance de la plupart des pays d’Amérique latine devrait être, selon }es prévisions, moindre que celle du Canada ou des Etats-Unis.La principale raison vient de l’incapacité de ces pays de mettre en place des politiques monétaires et budgétaires équivalentes aux nôtres.Certains éléments d’ordre politique fourraient également rendre les investisseurs nerveux.En effet cinq élections présidentielles devraient s’y tenir avant la prochaine année.Les pays d’Europe de l’Est devraient connaître une bonne période de croissance économique.Même si cette région ne sera pas aussi favorisée que celle de l’Asie, la croissance du PIB des pays de l’Europe de l'Est (Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne et Russie), prévue pour 2002, devrait se situer aux alentours de 3,2 %.Pourtant les fonds de pays émergents ne s'adressent pas à tous les investisseurs.Seuls ceux qui ont un très long horizon d’investissement peuvent y penser.La volatilité demeure une donnée extrêmement impx)rtante : ces pays n’ont pas atteint le stade de la maturité économique.Et, c’est là le problème.La seule façon de profiter du potentiel de ces pays, c’est de contribuer à un bon fonds international qui aura une pondération raisonnable dans ces pays dits émergents.Autrement l’investisseur risque trop.question@avantages.com Michel Marcoux est président de Avantages Services Financiers inc.une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement.La nouvelle route de la soie Grâce à ses chèvres transgéniques, Nexia Biotechnologies produit des fibres ultrarésistantes dérivées des soies de l’araignée Spider-Man peut aller se rhabiller, les véritables prouesses humaines en matière de soies d’araignée se font à Vaudreuil-Dorion au sein d’une petite entreprise, Nexia Biotechnologies, qui réalise l’un des rêves que caressait Louis Pasteur au XIX' siècle et qui devrait atteindre bientôt un objectif sur lequel s’acharne le Pentagone depuis 30 ans.Et ce n’est pas du cinéma.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR De quoi s’agit-il?De biomimétisme, c’est-à-dire mimer ce que fait mère nature, en l’occurrence combiner la technique ancestrale de l’élevage de chèvres à la génétique de la soie d’araignée afin de produire en quantité industrielle des biomatériaux à haut rendement qui n’étaient pas disponibles auparavant Essayer en somme de répéter ce que les araignées ont appris à faire depuis 400 millions d’années: des fils d’une efficacité incomparable.Le Dr Jeffrey D.Turner, fondateur, président et chef de la direction de Nexia en parle avec un enthousiasme communicatif: «C’est incroyable qu’une créature aussi minuscule qu’on trouve dans notre jardin puisse créer un matériau aussi formidable grâce à des acides aminés, les mêmes éléments à partir desquels sont formés la peau et les cheveux.La soie d’araignée est une merveille de la science des matériaux, une structure de nanofibres autoassemblée, biodégradable, à haute performance, qui fait le dixième du diamètre d'un cheveu humain et qui peut arrêter une abeille volant à 30 kilomètres à l’heure sans se rompre.La soie d’araignée a éclipsé toutes les réalisations humaines en science des matériaux jusqu 'à ce jour.» Cela explique pourquoi depuis fort longtemps les scientifiques et les ingénieurs ont cherché à reproduire cette fabrication géniale.Malheureusement, il est impossible de domestiquer les araignées ou d’en faire l’élevage, puisqu’elles ont un sens du territoire très développé et qu’elles se dévorent entre elles.Par hasard Le D'Turner est arrivé à sa découverte presque par hasard.Détenteur d’un doctorat en biologie moléculaire et de deux maîtrises, Tune en chimie des protéines, l’autre en physiologie animale, il a enseigné au Collège Macdonald (Université McGill) de 1987 à 1994 et il y a dirigé un programme de recherche en génétique moléculaire des bovins laitiers.Il était par ailleurs très intéressé par le développement technologique.Ayant remarqué qu’avec un animal consommant du foin et de l’eau on pouvait obtenir à faible coût du lait et beaucoup de protéines, il se disait qu’il y avait un potentiel intéressant du côté de la recherche de médicaments.Puis dans ses travaux, il a constaté une grande similitude entre une cellule de l’araignée pour la production de la soie et une cellule (sur un total de 70 000 gènes) de la chèvre pour la production du lait II s’est dit qu’en mettant cette cellule de l’araignée dans la chèvre, peut-être y aurait-il production de soie par la chèvre.Cela a marché.Partant de là, il a élaboré sa stratégie d’utiliser des chèvres transgéniques.Son troupeau installé dans trois fermes, dont deux à Saint-Té-lesphore au Québec et une à Platts burg dans l’Etat de New York compte présentement 1500 bêtes dont 100 qui sont transgéniques.Son objectif est d’augmenter son troupeau jusqu’à 5000 chèvres transgéniques dans deux ans, de manière à pouvoir répondre à la de- mande pour des utilisations médicales, militaires et industrielles.Appuis financiers Par ailleurs, Nexia a pu, à partir de 1993, compter sur des appuis financiers fort sérieux, à commencer par Innovatech du Grand Montréal et MDS Capital de Toronto qui a fait son premier investssement au Québec dans Nexia.A ce jour, cette jeune entreprise a pu obtenir 24,7 millions en capitaux privés et 42,4 millions grâce à un appel public à l’épargne.Emise à 8 $, l’action de Nexia se négociait 4,15 $ vendredi dernier.M.Turner ajoute que sans le programme de crédit d’impôts du gouvernement québécois, il n’aurait pas pu lancer sa compagnie,et que les mesures d’appui de l’État équivalent à un investissement de 40 millions.L’entreprise jouit néanmoins d’une brochette prestigieuse de partenaires, dont le fonds de pension Teachers d’Ontario, Sofi-nov, filiale de la Caisse de dépôt du Québec, Royal Bank Ventures, etc.M.Turner conserve 15 % des actions et demeure le plus important actionnaire individuel.Nexia se retrouve aujourd’hui avec 34 millions en banque et avec des dépenses d’environ un million par mois, elle a suffisamment d’argent pour fonctionner à ce rythme pendant deux ans et demi.M.Turner songe à une émission sur le marché américain, sur Nasdaq probablement, d’ici un an ou deux, si le marché est favorable.D espère que les ventes de l’entreprise démarreront sérieusement en 2004.Pour l’instant, les revenus sont d’environ 500 000 $ par année.Outre ses actionnaires conventionnels, Nexia a conclu une entente tripartite avec le Pentagone à Washington et le ministère de la Défense du Canada.Le D'Turner ne veut pas donner trop de détails sur cette entente, mais il mentionne que les Américains veulent avoir accès à sa technologie, particulièrement en ce qui concerne la fabrication de vêtements pare-balles en tissus souples et légers capables de résister aux projectiles les plus dévastateurs qui soient Dans l’état actuel des recherches, les tissus faits avec la soie d’araignée produite par les chèvres transgéniques peuvent arrêter une balle de calibre 22.«Nous sommes à 70 % de notre objectif», ajoute le président Le marché militaire pourrait atteindre 400 millions par année.Présentement les soldats qui doivent grimper les montagnes d’Afghanistan portent des vestes anti-balles contenant des plaques d’acier très lourdes.Multiples débouchés Nexia, qui emploie une centaine de personnes, consacre 20 % de son effort de recherche à des produits médicaux et le reste à divers matériaux.Dans le domaine médical, la soie d’araignée peut servir à fabriquer des filets chirurgicaux, à des greffes artérielles et à des sutures.Dans le secteur industriel, M.Turner mise beaucoup sur les lignes à pêche, un marché de 500 millions par année.La soie d’araignée, plus souple, résistante et légère pourrai remplacer les lignes en nylon et en kev-lar.Les tamis des raquettes de tennis pourraient à terme être constitués de cette matière.Le produit principal de Nexia est commercialisé sous la marque de BioSteel.Il est fait à base de pro- Les tissus faits avec la soie d’araignée produite par les chèvres transgéniques peuvent arrêter une balle de calibre 22 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le Dr Jeffrey Turner devant l’image d’une de ses précieuses chèvres.r .c- téines recombinantes de soie d’araignée.Nexia détient les droits exclusifs et mondiaux aux brevets généraux à l’égard des gènes et des protéines de soie élaborées par son troupeau de chèvres transgéniques.Ce troupeau, au fait, n’est pas le résultat d’un clonage, mais il se développe selon la méthode conventionnelle de reproduction avec des mâles et des femelles qui, elles, portent le gène régissant la production de la protéine htPA (activateur tissulaire de plasminogène humain) dans leur lait Cette protéine complexe est similaire à une autre commercialisée actuellement pour le traitement des crises cardiaques et qui est très coûteuse.Nexia pourrait offrir sa protéine à un coût nettement inférieur.Que pense le Dr 'Turner du débat actuel sur les OGM et tout ce qui peut être transgénique?Sa réponse se veut rassurante.Tout le monde veut bien avoir les meilleurs soins en cas d’accident vasculaire ou autre.Tout le mondé est d’accord pour que les chèvres donnent du lait et que les chèvres soient bien traitées.D’ailleurs, les chèvres de Nexia sont totalement végétariennes depuis le début, bien avant la crise de la vache folle en Europe.«Quand les gens voient ce que nous faisons vraiment, il n’y a plus de réticences», dit cet homme qui, à 42 ans, n’a aucunement l’intention de vendre l’entreprise qu’il a fondée et qu’il entend bien conduire à sa maturité.RAYMOND WEIL GENEVE 'LJanifal A A ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ CHÂTEAU D’IVOIRE Depuis 1978 2020 de la Montagne.(514) 845-4651 MAI 2002 Ces données, fournies par Fundata Canada inc., présentent le rendement des fonds communs de placement pour la semaine se terminant ieudi (sauf pour les rendements sur un mois (1 m%) et un an (1 an%).calculés à la fin du mois der nier).U valeur de chaque unité, i.e.la valeur de l'actif net par action (VANPA) est exprimée en dollars canadiens à moins d'indication contraire.Les don nées ne doivent servir qu’à titre d'informa-bon; une confirmation du prix devrait être obtenue auprès des gestionnaires du tonds ou d'un vendeur autorisé.Var.% et Var.$ indiquent les variations en pour centage et en prix depuis une semaine •et :> '/.y; M tetjofttcan •.oiieui tr«* ira - • ¦¦ m -mm Fonds D INVESTISSEMENT m j («Enefgie 8,73 *2,57 -,2300 8.64 -,80 -.0700 !¦!?npowMw m i 18.44 -1.02 -.1900 1 E «SOtlS ' £ ¦ ’risque F 10.18 +.01 *.0012 /Actions 1 roiss 8 Rev ncome sa&,.i Act sect euro jAdGiD » sec can divers mond i.evenu can CT conooémo mond 34 *.0342 TION COM icames ic actions can ic actions int iccr^oap 13.14 “ 825 9,95 -,01 -.0007 P 8,61 -1,94 *,1700 1 " v Crois rev E 4ond pet soc ¦.h " • jn-term ¦ ]n mond fe&i p Select cail ¦Timm Actions Actions 14,13 +1.02 +.1421 mondiales ulre-^ier .it-" e- 71 -.1465 CONC(n) ractmtRER croissance d)rtecrçan Drte cr int 0900 0120 NA 17.67 -,19 •.0329 +6.4 Actions Actions Can Tl.T i m G h RSP ouve;ono ncti men evnxacan • MMI Ad Euro achats pe M n'.ei IB L^n rev cr prud îan équi cri inmot ¦echB pffl ¦fs car ira cr max-act a nt cr max-act 33.54 -2,07 -.7100 NA Actjorscan 1 ;ntr pomin REP itr Dominant con Pmerg ^ m m 13:11 11: i 1:11 B croiss RtH ’V'-vf.émerg 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Chinois, vus comme une nation * civilisée >, les missionnaires furent obligeç de commencer l'évangélisation par leur propre sinisation afin de concilier le système chrétien avec les traditions confucianistes., i !• .A _ IntcrfJ uliurcs nées mondiales de la jeunesse à Toronto avant de se rendre à Guatemala City et à Mexico.Jean-Paul II était arrivé jeudi en Bulgarie, pays à 80 % orthodoxe, pour une visite pastorale — la 96' de son ministère — aux 60 000 catholiques du pays (0,75 % de la population) et pour promouvoir le dialogue œcuménique avec l’Église orthodoxe, dont le représentant le plus prestigieux, le patriarche Alexis II de Moscou, observe un,e attitude polémique à l’égard de l’Église catholique.Le patriarche orthodoxe bulgare Maxim, considéré comme proche du patriarche russe, avait accueilli Jean-Paul II avec tiédeur vendredi, se bornant à serrer la main au souverain pontife, mais sans donner la traditionnelle accolade de pane au pape, qui lui avait pourtant ouvert ses bras.Jean-Paul II a quitté Plovdiv pour Rome en début de soirée.En prenant congé des autorités bulgares à l’aéroport, le pape a déclaré que «si quelqu’un venant de Bulgarie devait passer près de chez moi durant la nuit, au milieu des difficultés de la vie, il trouvera toujours à ma fenêtre une lampe allumée».COLLOQUKS ET CONFER E NC ES LA TRAVERSÉE DU SUD DE LA FRANCE Lundi 27 mai à 19h Maison des cyclistes, 1251, rue Rachel Est, Montréal Réservation: (514) 521-8356, poste 344 Traversée loin du trafic, par sentiers et petites routes de campagne, de l’Auvergne à la Méditerranée en vélo de montagne.Au menu, le Parc des Volcans, tes gorges du Tarn et de la Vis jusqu’aux oliviers et aux plages dorées, sans oublier les délicieux fromages et la cuisine régionale! Présentation de Bernard Roch dans le cadre des Conférences vélo-voyages.LES INITIATIVES DE RECONVERSION INDUSTRIELLE À PARTIR DE LA SOCIÉTÉ CIVILE Du 28 au 31 mai UQAM, Salle Marie-Gérin Lajoie Info: http://unmaruces.uqam.ca/ aruces/rvm2002/index.htm Depuis quelques années, au Québec et ailleurs dans le monde, de nombreuses initiatives de reconversion industrielle se sont fait jour.L’objectif de ce colloque est de faire connaître ces initiatives.Une vingtaine d’expériences de reconversion industrielle, provenant de 12 pays y seront présentées.Ce colloque est organisé par la Société de développement Angus, l’Alliance de recherche entre universités-communautés en économie sociale et l’Organisation de coopération en développement économique.Animée par la journaliste Madeleine Poulin, la rencontre réunira de nombreux conférenciers dont André Boisclair, Claude Drouin.Gérald Tremblay, Carlos Mendi-zabal, Roch Denis, Donald Johnston et Christian Yaccarini.LA ESPALDE DEL MUNDO Mardi 28 mai à 19h30 Mason de la culture du Plateau-Mont-Royal, Montréal Info: (514) 766-9766 A l’occasion de la publication du rapport annuel d’Amnistie internationale, Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal organisent la projection du film La Espalde Del Mun-do de Javier Corcuera (Espagne, 2000, couleur, 89 minutes).La projection sera suivie d’un débat.Entrée libre.TROUBLES MENTAUX : CE QUI SURVIENT DANS LE CERVEAU ET COMMENT Y REMÉDIER Mardi 28 mai à 19h30 Amphithéâtre Jeanne Timmins, Institut neurologique de Montréal, 3801, rue Université Info: (514) 398-8825 A l’occasion des Soirées du neu-ro.animées par la journaliste Andrea Howick, les médecins Rémi Quirion, professeur au Département de psychiatrie de l’Université McGill et directeur scientifique du Centre de recherche de l’Hôpital Douglas, et Chawkie Benkelfat, professeur au Département de psychiatrie de l’Université McGill et directeur de recherche en psychiatrie au Centre de santé de l’Université McGill, présentent les résultats de leurs recherches.Isabelle Quentin iquentin@sim.qc.ca t LE DEVOIR, LE L l'.\ D 1 M Al 2 0 0 2 H LE DEVOIR CONVERGENCE TECHNOLOGIE MÉDIAS Les activistes du sans fil Organiser un réseau sans fil communautaire est maintenant à la portée de tous Michel D uni ai s £ Imaginez-vous une belle journée d’été, assis dans un petit square au centre-ville, armé de votre portable ou votre assistant portatif personnel, en train de consulter votre courriel ou vagabonder sur la Toile grâce à un accès sans fil communautaire.Utopie?Pas pour les habitants de Seattle qui peuvent depuis peu bénéficier d’un tel réseau.Les concepteurs des technologies sans fil, dont la norme la plus connue est la 802.11b, avaient-ils un jour pensé que cette technique pourrait servir une communauté à accéder à Internet?Pourtant, avec quelques compères de la ville de Seattle, Matt Westervelt, un administrateur de systèmes informatiques, a eu l’idée d’harnacher cette norme et de la mettre au service de ses concitoyens en créant un réseau sans fil communautaire ayant comme mission à moyen terme d’encercler la ville de Seattle au complet et de permettre l'accès à toute une communauté à de la bande passante qui, normalement, eût été gaspillée du fait de sa non-utilisation.Et tout ceci est aujourd’hui possible, grâce à beaucoup d’ingéniosité et de débrouillardise de la part de Matt et ses amis, et un peu de matériel ne coûtant pas plus de quelques centaines de dollars.Dans une précédente chronique, nous vous avions présenté la norme sans fil 802.11b, un standard permettant à un ordinateur personnel, portable ou de bureau, ou à un assistant numérique personnel (PDA), d’accéder et de se brancher à un réseau local, ainsi qu’à Internet Pouvant filer jusqu’à des vitesses théoriques de UMbps, un ordinateur branché sur un réseau sans fil 802.11b avec l’aide d’une petite carte émettrice/réceptrice ne coûtant pas plus que 100 dollars dans certains cas peut ainsi se brancher à n’importe quelle borne d’accès respectant cette norme.Des sociétés comme Link-sys, D-Link ou Intel fabriquent ces cartes et ces bornes d’accès et celles-ci sont maintenant disponibles à des prix raisonnables.En branchant mon modem câble sur une de ces bornes, tout ordinateur équipé d’une carte émettri-ce/réceptrice dans un rayon approximatif de 300 pieds de la borne peut accéder à mon réseau, ainsi qu’à Internet Mais qu’arriverait-il si j’installais une antenne plus puissante sur le toit de ma maison, que je reliais celleci à ma borne d’accès, et que je limitais l’accès à ma borne en ne permettant uniquement qu’une voie d’entrée à Internet?Je viendrais ainsi de mettre à la dis- -C -?- '—^ -V*-.¦ 'K l.'dBl'E.?BT IL SOURCE INTERNET Certaines zones de Seattle sont maintenant accessibles à toute personne ayant un portable ou un assistant numérique personnel équipé d’une carte 802.11b.position de la communauté une partie de ma bande passante, inutilisée, pour lui permettre d’accéder gratuitement à Internet.Imaginez alors que plus d’une centaine de personnes, ou mieux, plusieurs milliers de personnes ainsi que des compagnies fassent la même chose.Vous auriez ainsi un colossal réseau sans fil encerclant une ville, permettant à tout et chacun de se brancher au Net, et ce, tout en maximisant et en utilisant la bande passante disponible de tous ces généreux «donateurs».Et c’est ce que Matt Westervelt et sa bande de joyeux activistes ont réussi à faire à Seattle.Une expérience qui fait des petits A un coin de rue, en attendant l’autobus, ou dans un café, certaines zones de Seattle sont maintenant accessibles à toute personne ayant un portable ou un assistant numérique personnel équipé d’une carte 802.11b.Des dizaines de points d’accès sont maintenant disponibles dans la ville de Seattle.Et l’expérience de Seattle est en voie de se répéter à plusieurs endroits.New York, Paris, San Francisco, Vancouver ou Toronto, les activistes du sans fil s’organisent et échafaudent leur réseau public d’accès sans fil.Qui sait si un jour, il ne serait possible de partir en voyage avec son portable, tout en sachant qu’un peu partout dans le monde, des bornes d’accès sans fil seront accessibles pour tous les voyageurs.Car la recette pour partager ainsi ses ressources en bande passante est fort simple.Outre de la bande passante rapide, ce qui exclut ceux qui sont branchés par modems, et un petit comité de coordination, une simple borne d’accès et une antenne à large gain, que l’on trouve, soit chez un fabriquant, ou encore, que l’on construit soi-même, Internet (et le site de Seattle Wireless) regorgeant de modes d’emploi pour se faire une antenne à petit prix, suffisent pour mettre à la disposition de la communauté ses ressources.La suite demandera au valeureux donateur de bidouiller un peu dans ses configurations logicielles, pour que ceux qui accèdent à Internet, aient uniquement accès au réseau des réseaux, et non à toutes les ressources du réseau local.Vous ne voudriez tout de même pas laissez une porte d’entrée vers les fichiers de vos ordinateurs quand même.Des villes manquantes Évidemment, tout ceci ne fait pas l’affaire des fournisseurs de services Internet.Certains ont même inscrit dans leurs conditions d’utilisation que la «réutilisation» de la bande passante, que ce soit par la revente ou gra- tuitement, est totalement interdite.Mais honnêtement, qui peut vraiment certifier qu’une personne qui accède à une borne d’accès n’est pas celle qui achète les services d’un fournisseur de services Internet.New York, Paris, Seattle, Vancouver, Toronto.Ne trouvez pas qu’il manque quelques villes, comme Montréal, Québec, Hull-Otta-wa?Il me semble que cela ferait bien de voir dans cette liste d’une centaine de villes à travers le monde quelques noms typiquement québécois.Si jamais des activistes du sans fil se décident à faire quelque chose au Québec, n’hésitez pas à nous écrire.Il nous ferait grand plaisir de vous encourager et qui sait, si nous sommes dans la même ville, de participer.Seattle Wireless ¦ unvuxseattlewireless.net/ Toronto Wireless ¦ www.geocities.com/ffff654/ toronto.html La norme IEEE 802.11b ¦ www.ieee802.org/ LE livre: 802.11 Wireless Networks: The Definitive Guide.Creating and Administering Wireless Networks ¦ www.oreilly.com/catalog/ 802dotll/ mdumais@ledevoir.com EN BREF Les portables supportent mal les vacances Londres (Reuters) — Certains technophiles britanniques ne peuvent se séparer de leurs ordinateurs portables qui souffrent souvent d’insolation, de noyade ou d’éthylisme pendant les vacances.«Septembre et octobre sont les mois où de nombreux ordinateurs portables viennent en réparation après avoir été emmenés en vacances.Certains sont restés trop longtemps au soleil, d’autres ont coulé au fond de piscines ou ont reçu quelques verres de boissons alcoolisées», explique Colin Middle-miss, du magasin informatique The Computer World.Des techniciens de son atelier ont récemment trouvé du sable, des graviers et même de petits crabes à l’intérieur d’un ordinateur.Micro-soldats (ASP) — L’armée s’intéresse à son tour aux nanotechnologies, ces technologies invisibles à l’œil nu.Au cours des cinq prochaines années, le Massachusetts Institute of Technology dépensera 50 millions, résultat d’un financement de l’armée américaine.Les recherches pourraient en théorie mener au développement de technologies microscopiques pour renforcer les gilets pare-balles, ou pour des uniformes de camouflage qui pourraient ainsi changer de couleur à volonté.Un nouveau centre de recherche, l’Institut pour les nanotechnologies du soldat, sera mis sur pied à cette fin, employant 150 chercheurs.CÉDÉROMS LUDIQUES Le parcours du combattant du créateur de jeux YVONNE DEBEAUMARCHÉ LE MONDE Testé une fois, deux fois, trois fois.Avant de lancer un cédérom pour enfants sur le marché, les équipes de production doivent effectuer un véritable parcours du combattant.Chez la plupart des éditeurs, trois séries de tests sont organisées auprès des enfants afin de s'assurer que le contenu du titre convient bien à l’âge visé mais aussi afin d’évaluer son potentiel de vente.A l’instar d’un vêtement confectionné sur mesure, il arrive ainsi qu’un titre doive être retouché au cours de sa réalisation.Les enfant sont d'abord convoqués au moment de l’élaboration de la maquette du cédérom: ils donnent alors leur avis sur le design du personnage et l’univers dans lequel celui-ci est appelé à évoluer.Un moyen de faire émerger des détails qui auraient échappé aux adultes qui conçoivent le produit Ainsi, fars de l’élaboration de la série des Mouzz, série parue en août 2001 chez Emme Interactive, «la première version de la petite souris a beaucoup choqué les enfants car elle ne portait pas de culotte», raconte Delphine Grégoire, responsable marketing du pôle jeunesse chez Emme Interactive.Les tests sur les personnages permettent par ailleurs de dégager quelques tendances concernant les goûts par âge des enfants.Les tout-petits apprécient évidemment les animaux, d’où le succès de Popiclic (Bayard), qui met en scène Petit Ours Brun dans une ferme, ou d’Adiboutchou dans la savane (VüIP).«En grandissant, les enfants sont souvent sensibles à la notion de club et à l’esprit d’équipe.Le club des Trouvetout ou les Zoombinis répondent à cette exigence», ajoute Hugo Roca, chef de produit éducation chez Mindscape.La phase de test Le scénario du cédérom est ensuite mis à l’épreuve.Une bonne dose d’énigmes et une pincée de voyages dans de mystérieuses contrées constituent par exemple la recette d’une enquête réussie et d’un scénario de jeu efficace auprès des 7-12 ans.Pour les titres plus éducatifs, «sans scénarisation, l’enfant décrochera, fatalement», explique Hugo Roca.La phase de test des jeux, considérée comme la plus importante, donne lieu à la majorité des ajustements.Le passage dans le labyrinthe de Loulou le Pou, le joK cédérom pour tout-petits sorti chez Gallimard, a ainsi dû être modifié car les enfants le trouvaient trop compliqué.Dans Alice au pays des merveilles (Emme Interactive), un épisode qui met en scène des araignées a totalement rebuté les enfants.«Les araignées ont été remplacées par des fleurs, et le feu, apparemment incompréhensible, a été totalement revu», se rappelle Delphine Grégoire.Les éditeurs n’oublient pas non plus qui tient les cordons de la bourse.«Les parents exigent deux choses d’un titre ludo-éducatif, qu’il propose de véritables activités éducatives, et surtout que l’enfant ne s’en lasse pas au bout d’une semaine», explique Hugo Roca.Des enseignants ou des experts sont ainsi consultés afin d’assurer aux parents un contenu éducatif de qualité.Artus et le Vaisseau fantôme (RMN, Gyosa production) a par exemple été conçu en association avec des conservateurs et documentalistes du Musée national de la marine.«Les parents sont généralement convoqués au moment de l’élaboration du packaging du cédérom», précise Delphine Grégoire.D est bien sûr important d’y faire figurer quelques mots clés — «réfléchir», «découvrir», «expéri-menter» — ainsi qu’une petite note à l’attention des parents, comme c’est le cas sur le coffret de La Trilogie de l’Oncle Ernest.Le prix du cédérom influe lui aussi sur son potentiel de vente.En 2001, le prix moyen d’un cédérom ludoéducatif a cessé de baisser pour se stabiliser autour de 30 euros environ (42 $).«Un prix trop bas constitue un frein psychologique à l’achat», explique Thomas Pinson, responsable multimédia diezVUIR Toutes ces réunions avec enfants et parents ne sont pas pour autant gages de la réussite d’un titre.Elles permettent au mieux d’ajuster une création, qui peut être plus ou moins bonne, à la tranche d’âge visée.Pour Thomas Pinson, «il faut oser devancer la demande des enfants et leur offrir des logiciels toujours plus interactifs».P a u I C a n c ft o n ?Radio-Canada : la bataille s’est .déplacée sur Internet CM est iv matin que™ s * 1400 employés de Radio-Canada qui étaient en lock-out depuis deux mois retrouveront leur bureau.Parmi eux Jean-Hugues Roy, journaliste à Montréal ce soir, ancien animateur du magazine Branché, franchira les portes de l'immeuble de la SRC à Montréal après avoir fait l’événement Lors de la grande assemblée syndicale finale de mercredi dernier qui réunissait un millier de «lockoutés» quelqu’un a demandé au micro qu'on applaudisse Jean-Hugues Roy.Celui-ci ne faisait partie d’aucune structure syndicale, ni d’aucun comité.Il a pourtant obtenu la plus chaleureuse ovation de toute cette assemblée.Car Jean-Hugues Roy a créé dès le début du conflit un site Internet, Blogue-Out/Portrait d’un cadenas, qui a remporté un succès exceptionnel.Il s’agissait d’une initiative purement personnelle et selon nos informations certains responsables syndicaux n’appréciaient pas tellement qu’un membre syndiqué étale sur la place publique les contradictions de son propre groupe.Plusieurs fois par jour Jean-Hugues Roy mettait en ligne sur son site des commentaires, des entrevues, de petits récits, des informations, et des photographies prises par son petit appareil numérique qu’il traînait partout.Portrait d’un cadenas s’est rapidement imposé comme «la» référence qui permettait de prendre le pouls du conflit.Jean-Hugues Roy a publié des lettres de personnalités, de nombreux courriels de citoyens ordinaires qui comparaient leur situation d’employés précaires à celle des «radiocanadiens», a décrit la rage, la colère des syndiqués, le désarroi de certains cadres de Radio-Canada.Certaines de ses photos sont mémorables.Le site a reçu 60 000 visites en deux mois et des centaines de courriels.Les journalistes des autres médias y ont puisé des informations.Selon nos informations des députés et même des ministres du gouvernement fédéral l’ont consulté régulièrement pour se faire une idée exacte du conflit au-delà de la rhétorique patronale.Une page évolutive Portrait d’un cadenas est un «blogue», terme dérivé de «Web Log» et maintenant officiellement accepté par l’Office de langue française.L’OLF définit le blogue comme «une page Web évolutive et non conformiste présentant des informations de toutes sortes, généralement sous forme de courts messages mis à jour régulièrement, et dont le contenu et la forme, très libres, restent à l’entière discrétion des auteurs».Depuis les premiers balbutiements d’Internet des internautes en tous genres y ont publié leur journal personnel.Mais grâce à de nouveaux logiciels très faciles d’utilisation à peu près n’importe qui peut maintenant rédiger un tel journal.Plus besoin d’être un programmeur ou d’apprendre le langage HTML.Le terme blogue s'est donc développé depuis plusieurs années autour de cette nouvelle mode et de cette nouvelle facilité technique.Iv terme regroupe un ensemble de réalités, qui vont du journal intime aux commentaires politiques.Il y aurait maintenant des centaines de milliers de blogues sur Internet et le chroniqueur Jean-Pierre Cloutier des Chroniques de Cybérie en recense quelques-uns sur sa page Internet personnelle, au http://www.cybe-rie.qc.ca/jpc/jou rnoblogs.html.Certains auteurs de blogue sont devenus des vedettes, comme l’Américain Andrew Sullivan, ancien rédacteur en chef du New Republie, qui affirmait en avril dernier qu’il est maintenant en mesure de vivre des seuls revenus publicitaires de son blogue personnel, qui aurait reçu 800 000 visiteurs le mois précédent! Le blogue de Jean-Hugues Roy est exemplaire dans le sens où il a vraiment effectué le journal de bord d'un événement qui comportait un début et une fin.Dans le sens aussi où il s’est démarqué par un véritable travail journalistique, en fouillant pour mettre en contexte et aller au-delà des discours officiels, tout en racontant des histoires personnelles.«Ce qui caractérise le blogue, explique-t-il au Devoir, c’est l’esprit, la liberté, la facilité qui permet à tout le monde de publier.Moi j’ai étiré un peu la définition classique du blogue parce que habituellement les textes y sont plus courts».Au début du conflit Jean-Hugues Roy travaillait (bénévolement rappelons-le) six heures par jour à son blogue.Son site était suivi avec tellement de passion que lorsqu’il a pris un temps d’arrêt de trois jours entre les deux dernières assemblées syndicales, épuisé,*il a été inondé de courriels de lecteurs qui s’inquiétaient de sa santé.Le conflit à la SRC est probablement le premier grand conflit au Québec à être autant marqué par Internet Cela tient sûrement au fait que ce conflit mettait aux prises des gens de communication qui étaient incapables de rester à ne rien faire.D’autres journalistes en lock-out ont ouvert des sites Internet Le syndicat lui-même a lancé une radio diffusée sur le Web.Un groupe de discussion a été ouvert sur Yahoo pour permettre aux syndiqués de s’exprimer.Devant cette vèritablé'explosion, la direction de la SRC a été obligée, avec au moins deux semaines de retard sur le syndicat de lancer son propre site Internet pour tenter de se faire entendre.«Internet a joué un rôle dans ce conflit, soutient Jean-Hugues Roy.Les gens y ont trouvé des outils de communication pour se parler.Et des cadres m’ont dit qu’ils vivaient la même angoisse que nous mais qujls ne pouvaient pas en parler.» A quel point cette activité sur Internet a-t-elle permis de maintenir la cohésion syndicale?A quel point a-t-elle permis de susciter une sympathie publique forte envers les syndiqués?Difficile à dire.Mais la question mérite d’être posée et elle est sûrement déjà analysée par les spécialistes en communication.En attendant on peut consulter le blogue de Jean-Hugues Roy au http://rad-can.blogspot.com et son auteur cesse sa publication cette semaine.pcauchonfwledevoir.com Blogue-Out My husband is tough! vendredi, mai 24, 2002 »A*l fur Le bé! «• %•* bit H SOURCE INTERNET Un aperçu du blogue de Jean-Hugues Roy, Portrait d’un cadenas, qui s’est rapidement imposé comme «la» référence permettant de prendre le pouls du conflit à la SRC.4 I LE DEVOIR, LE LUNDI 27 MAI 2002 B 8 -* LE DEVOIR *- CULTURE Festival de Cannes CONCERTS CLASSIQUES Un Lelouch à hurler en clôture ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Cannes — Les grands yachts lèvent l’ancre, bien des festivaliers se sont envolés dès le début du dernier week-end.I.a ville cinéma fait ses bagages.Elle s’est offert hier son ultime montée des marches avant l’annonce du palmarès, avant aussi la projection du très mauvais film de Claude Lelouch qui clôturait le bal.And Now Ladies & Gentlemen servait de toute évidence à fournir quelques vedettes au tapis rouge: Jeremy Irons, la chanteuse Patricia Kaas qui fait ses débuts à l’écran, Claudia Cardinale, également de la distribution (qui n’est pas venue, finalement).Je n’aime pas le cinéma de Lelouch.Celui-ci atteint toutefois ici des sommets de vacuité.Lelouch avait reçu la palme d’or à 28 ans pour Un homme et me femme.Depuis, ses rapports avec Cannes sont plus houleux.Multipliant avec une irritante prétention les références à ses propres films: La Bonne Année, Un homme et une femme, etc., Lelouch livre une oeuvre mal jouée, mal faite, d’un ké-taine à hurler.Cette histoire de gentleman braqueur de bijouterie et navigateur solitaire Oeremy Irons) qui finira par rencontrer une chanteuse de piano-bar au Maroc (Patricia Kaas), et par trouver la rédemption dans l’épreuve commune (ils souffrent tous deux d’une tumeur au cerveau) laisse pantois.Kaas, mal dirigée, ne joue que sur la note unique de son regard mélancolique sans développer d'aub e registre, le talent de Jeremy Irons s’égare dans l’aventure, l’épouse de Lelouch, Alessandra Martines, incarne la première compagne du héros avec un œil morne et plat Claudia Cardinale vieillie, dans le rôle ridicule de la richissime rombière qui s’erjnuie, fiait peine à voir.Des images dÉpinal du Maroc, apparemment tirées d’un guide touristique complètent le tableau, avec chansons entremêlées à l’histoire pour achever de l’enterrer sous la guimauve.Pas un moment de grâce ou de naturel ne sauve la mise.Les films de clôture sont généralement mauvais à Cannes (ils ont déjà projeté GodàUaf), mais cette année, on s’en irrite d’autant plus que le niveau général de la compétition était relevé, ses thématiques collées aux malaises sociaux de la planète.Le point final méritait moins de bons sentiments mal régurgités.J’ai renoncé à assister à la conférence de presse de Lelouch.Non merd! Un mot pour vous entretenir des derniers films présentés en compétition.Samedi matin était projeté UAdversaire de Nicole Garda (seule femme réalisatrice dans la course cannoise).Un journaliste italien en conférence de presse s’étonnait d’ailleurs du fait que le producteur Alain Sarde ait confié le projet., à une femme.On est loin de l’égalité sexuelle sur la Croisette et les questions de nos collègues en témoignent.Une seule palme d’or a été donnée à une réalisatrice dans toute l’histoire du festival: à Jane Cam- pion pour La Leçon de piano.Ce n’est pas le rendez-vous des dames.L’Adversaire porte à l’écran le livre d’Emmanuel Carrère, lui même basé sur un fait divers: l’affaire Jean-Claude Romand qui secoua la France en 1993.Cet homme avait prétendu pendant 19 ans être un médecin travaillant pour une grande organisation internationale en Suisse.D avait dupé tout le monde, sa famille au premier chef et vivait en escroquant de l’argent à ses proches sous couver) de faux placements.A l’heure d’être démasqué, Romand avait assassiné sa femme, ses enfants et ses parents avant de tenter en vain de se suicider.Donnant la vedette à Daniel Au-teuil, le film suit son ahurissant parcours.Nicole Garcia affirme avoir fait œuvre de fiction puisqu’elle a imaginé les dialogues des person-tjages et l'état d’esprit du fabulateur.A travers cette œuvre fluide, mais sans éclat particulier, la cinéaste de Place Vendôme joue de professionnalisme plutôt que d’audace.Auteuil s’en tire avec honneur, quoique l’étincelle noire ne vienne guère embraser un rôle au départ si porteur.Le problème principal, c’est que L’Adversaire arrive après L’Emploi du temps, film que Laurent Cantet a réalisé à partir du même sujet (en modifiant l’histoire).Or L'Emploi du temps, œuvre hantée et brillante, était bien meilleure que L’Adversaire.On ne pouvait que comparer les deux versions au dé- triment du film de Garcia.Autre film projeté en fin de parcours, Ivre de femmes et de peinture du grand cinéaste Coréen Im Kwon-Taek (qui devait recevoir le prix de la mise en scène au palmarès).Porté par la perfection technique qui caractérise souvent les œuvres asiatiques, il se révélait, surtout dans la seconde partie du film, très émouvant Au-delà des troubles historiques qui embrasaient la Corée de la seconde moitié du XIXe siècle, évoqués id de façon somme toute académique, le film repose sur le portrait qu’il trace d’un peintre: Ohmon.Alcoolique et viveur, issu d'un milieu pauvre, se faisant connaître par son seul génie, son destin nous est livré grâce au charisme puissant et mélancolique du comédien Choi Min-Sik qui parvient à humaniser le film, à l’extraire de sa perfection stylistique pour susdter l’émotion.Le festival de Cannes est fini, mais nous a frappés par la qualité de sa sélection et par la tragédie de la plupart de ses thèmes, collés à la misère et à la solitude humpine comme aux fracas politiques.Etonnant aussi de constater à quel point les grands rôles revenaient aux hommes cette année.Des histoires de femmes, il y en eut peu.Les prestations d’actrices manquaient à l’appel.Même la seule réalisatrice de la compétition, Nicole Garcia, a exploré la psyché masculine.Il y avait comme un grand trou du côté féminin, soudain étrangement sans voix, ou presque.Hasard?Signe des temps?Allez savoir.Cannes THÉÂTRE JEUNESSE Tous Colibris, Hirondelles et Lézards confondus.LE PETIT PEUPLE DE LA BRUME Idée originale: Rose Hanse et Bernard Chemin.Mise en scène: Bernard Chemin, Didier De Neck, Cajo Cajarsa et Emmanuel Fardeau.Avec Bernard Chemin, GaëUe Clark, Jérôme Lagrange et Denis MPunga.Scénographie et marionnettes: Christine Flasschoen.Une production du Théâtre du Papyrus de Bruxelles présentée par le festival Coup de théâtre en collaboration avec le Carrefour international de théâtre de Québec et le Harbourfront Milk International Festival de Toronto.À l’Usine C jusqu’au 26 mai.Public visé: les 3 à 7 ans.MICHEL B É LAI R LE DEVOIR Cy est biste à dire, mais vous êtes passé à côté: que vous le vouliez ou non, vous ne pourrez pas voir Le Petit Peuple de la brume du célèbre Théâtre du Papyrus, qui était de (trop court) passage à l’Usine C la semaine dernière, invité par le festival Coups de théâtre.Pourquoi un si court séjour?On peut spéculer tout ce que l’on voudra, rien n’y changera: le spectacle est bel et bien retourné à Bruxelles en faisant à peine un saut à Montréal après son passage au Carrefour de théâtre de Québec.Pourquoi en parier alors?Parce que le Papyrus est une compagnie exceptionnelle animée depuis 20 ans par un duo tout aussi exceptionnel, Rose Hanse et Bernard Chemin, ce dernier étant aussi un comédien absolument remarquable d'aisance et d'invention sur scène.Et qu’un de leurs passages est, en soi, un événement Surtout que Le Petit Peuple de la brume marque une nouvelle façon d’approcher les enfants.Beaucoup plus que dans Hulul, qu’on a pu voir à la Maison Théâtre il y a trois ou quatre ans, on voit se développer ici une histoire qui ouvre sur le théâtre d’objets.D’entrée de jeu, Bernard Chemin explique aux enfants qu’il ne peut pas leur raconter l’histoire du Petit Peuple.mais qu’il sait comment avec ses amis, les mener dans leur pays étrange.Il faudra s’y rendre — l’aube jour, on a pu sentir un petit frisson dans la salle, du côté des plus jeunes, les Colibris, les Hirondelles et les Lézards.Il faudra bouver le chemin à travers le brouillard en passant sous la grande cheminée, une petite clochette à la main pour signaler sa présence, si jamais.Bientôt tout le monde se retrouve au pays de la brume.Là, une fois les Colibris calmés, on fait face à une terre dévastée peuplée de ruines, de cailloux, de troncs d’arbres calcinés et d’un petit lac crachant des nuages de brumes.L’effet est assez saisissant.Les Hirondelles ont frémi à leur tour.Tout cela s’animera peu à peu pour raconter l’histoire du Petit Peuple de la brume avec un dragon incompris de circonstance et plein de bouvailles autant musicales que scéniques.Le tout à la vue des enfants qui voient bien que ce sont là de minuscules marionnettes et de tout petits accessoires, et même que l’histoire est un peu tirée par les cheveux.Mais qui y croient quand même.Moments magiques.Drôles et tragiques tout mêlés; au point de confondre même les Lézards.Cette visite trop courte du Théâbe du Papyrus nous aura au moins permis de suivre l’évolution de la compagnie.Tout en nous donnant l’occasion de rappeler aussi que le festival international de théâbe jeunesse Coups de théâbe — qui se spécialise dans les surprises et les «mises à jour», il faut le reconnaître — est passé de l’aube côté de l’été.et qu'on a déjà très hâte que ça commence.On notera le passage, du 30 mai au 2 juin, de la compagnie danoise Gruppe 38 et de sa fabuleuse comédienne Bodil Ailing qui «revisitera» Le Petit Chaperon rouge de Grimm.Ça se passera à l’Usine C.Beau, malgré les failles LES VIOLONS DU ROY W.A Mozart Symphonie n°34 en do majeur, K.338; Concerto pour piano n° 23 en la majeur, K.488; L van Beethoven: Ire Symphonie en do majeur, op.21.Robert Levin, piano; Les Violons du Roy, dir.Bernard Labadie.Salle Claude-Champagne, le 24 mai 2002.FRANÇOIS TO U SIGNANT Bon.C’est un concert gala, alors on se tape les discours et le retard, sans maugréer quelque part sur le fait que les concerts de Violons du Roy attachent vraiment bop d’importance à l’aspect social ce qui délaye l’attention sur la musique.La symphonie de Mozart qui ouvre le programme est vraiment très bien faite.Bernard Labadie nage dans cette partition comme un poisson dans l’eau.Les cordes, premier leitmotiv de la soirée, sont absolument extraordinaires.Pas question de retourner entendre les Musici de Turovsky maintenant que cette formation de Québec commence à bien faire son nid en murs montréalais.Tout n’est pas parfait cependant On le sait par les réactions du chef de l’Orchesbe symphonique de Québec, Yoav Talmi, la Vieille Capitale est plus que pauvre en cor, et les Violons du Roy ne font pas exception; la soirée durant, les deux insbu-mentistes connaîtront plus que leur lot de problèmes — et nous les feront subir.C’est d’autant plus dommage que les hautboïstes ne sont également pas à la hauteur détonnant drôlement sur ce que le chef tire du reste de l’effectif; dans ces conditions, on est content quand les aubes œuvres ne les requièrent pas.Je me répète, les cordes sont idéales et bellement sonores.Les clarinettes sont aussi formidables, de même que les bassons: on tient ici le standard exceptionnel sur lequel on se doit de juger cette composante de l’ensemble, comme à l’OSM.Le plus bel exemple de cette qualité fut le boisième mouvement du concerto K.488 de Mozart, un véritable casse-gueule pour les bassons.Robert Levin a pris ce rondo à toute berzingue; dans son siège, on se demande comment le premier basson va faire pour tenir le coup.La réponse est simple: avec tout le naturel du monde, d’une technique et d’une musicalité irréprochable.Pour la Ire Symphonie de Beethoven, l’enthousiasme fléchit Labadie ne semble pas êbe musicien à humour et bonne humeur.Certes, Beethoven n’est pas toujours bès subtil, mais il commande un raffinement qui a sonné hors de portée des interprètes.Premier mouvement ampoulé, second ostentatoire, Menuetto passable et finale d’un ordinaire commun indescriptible.Ces gens devraient entendre un Kurt Masur faire cela avec élégance et en tirer les leçons qui s’imposent Reste le soliste invité, nul autre que Robert Levin.Aucun doute possible: on tient ici un grand artiste.Les mouvements vifs sont d’une perfection idoine à ce qu’on sait de Mozart — et même davantage.Que de plaisir et d’aristocratie dans ce jeu; la seule petite chose qui cloche est qu’on sent Levin plus habitué au pianoforte qu'au piano moderne et que, physiquement, une certaine sonorité en pâtit.Les doigts sont présents, soit, mais pas la maîtrise du médium.Rien pour gâcher quoi que ce soit ce fut assurément fabuleux si on oublie l'adagio, où Levin a bop ornementé.Du haut de sa stature, le pianiste sait exactement quoi faire en mouvement rapide et son intelligence sidère, comme son intime alchimie avec le texte.Voulant trop jouer à la prima donna expressive en contexte réflexif, il se livre à un étalage d’extériorité qui, sans jamais tomber dans la vulgarité, ne démonbe pas moins une superficialité certaine.Il y a aussi eu une séance d’improvisation sur des thèmes suggérés par le public.Génial en ce domaine, Levin a ravi, mais fit montre d’une curieuse autosatisfaction.Pas dans l’emploi de ready-made usuels en ce style, mais un mot de sa part laisse songeur «Curieux, ce thème [fourni par le premier basson de l’or-chesbe] commence sur la dominante ce qui est très rare dans ce style.» Pourtant dans ce concert — pire, dans le concerto qu’il vient de jouer! —, deux thèmes sur bois commencent sur ce dit cinquième degré de la gamme.Allez bouver l’erreur! Néanmoins, ce fot un moment assez étonnant, surtout quand arriva le thème de fugue, tout à fait dans le style et qui fut une sorte d’acmé de l’imagination fébrile de l'instrumentiste — car on ne saurait parler de composition en ce domaine.Ce qui s’impose est qu’on tient enbe nos deux oreilles une phalange et un chef hors du commun, mais qui monbent une petite tendance «fonctionnaire» dont ils doivent se méfier.Même chose pour le soliste qui, avec le fouet d’un Gardiner, sait donner mieux, bien mieux.On ne dénigre rien ici; simplement, on sait que tout un chacun a déjà montré aube chose et que, ce vendredi sofr, l’addition était moindre que la somme des parties.Reste le soliste invité, nul autre que Robert Levin.Aucun doute possible : on tient ici un grand artiste.?A LA TÉLÉVISION* ¦BB^BCesoiT Cinéma / SUR LA ROUTE DE MADISON (4) avec Clint Eastwood, Meryl Streep Le Téléjournal/Le Point Sport Oném^EFFRE^n avec S.Weber (23:25) ¦HPHÜ >
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