Le devoir, 29 mai 2006, Cahier A
COLOMBIE HOCKEY JUNIOR Une deuxième coupe Memorial pour les Remparts de Québec Page B 4 TIa g£»E 1 e il e v o i r .c o ni ?Alvaro Uribe est réélu au premier tour Page B 1 LE DEVOIR V o L .X C V 1 1 N 118 ?LE LU N D 1 2 9 M Al 2 0 0 li 8 7 o + T A x K s 1 $ Un grand temple shivaïste à Dollard-des-Ormeaux •ï,:c JACQUKS N AD F Al FF DFVOIK i 11 11 ' 'f -, î CES SEPT prêtres hindous ont procédé hier à la cérémonie de sacralisation du premier temple hindou shivaïste du Canada à avoir été construit en harmonie avec des préceptes architecturaux millénaires.Ces règles sont considérées comme sacrées par les adeptes du shivatsme, l’une des deux branches principales de l’hindouisme.Cette pratique religieuse est particulièrement répandue dans le sud de l’Inde, mais aussi au Sri Lanka.Is temple inauguré hier à Dollard-des-Omeaux sera d’ailleurs surtout fréquenté par la communauté tamoule, qui compte plus de 15 000 personnes dans la région montréalaise.Il sera toutefois accessible au grand public, invité à découvrir la richesse architecturale de l'édifice.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Hisanori Isomura L'ENTREVUE Pour un dialogue des cultures Journaliste, diplomate et francophile nippon, Hisanori Isomura est un grand défenseur de la diversité culturelle INDONÉSIE Situation critique à Java Le nombre de victimes du séisme de samedi s’élève déjà à plus de 4600 ALEXANDRE SHIELDS Après le choc provoqué par le tremblement de terre qui a frappé l’île densément peuplée de Java, dans le centre de l’archipel indonésien samedi matin, les sauveteurs poursuivaient leurs efforts hier afin de retrouver des survivants de la catastrophe, tandis que le nombre de victimes grimpait à plus 4600 et qu’il devrait continuer d’augmenter dans les prochains jours.Le gouvernement indonésien a d’ailleurs décrété l’état d’urgence pour trois mois et s’est engagé à reconstruire et à réhabiliter entièrement la zone touchée avant un an.Des milliers de rescapés épuisés fouillaient hier les décombres de leurs habitations, à la recherche de vêtements et de vivres.Ils sont plus de 200 000 à avoir été jetés à la rue à la suite de la secousse d’une magnitude de 6,3 sur l’échelle de Richter, la région où s’est produit le séisme s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres carrés dans la province de Yogyakarta.la ville de Bantul, où plus de 2400 personnes ont été tuées et 80 % des maisons rayées de la carte, a été la plus touchée.«D’après les témoignages de nos équipes sur le terrain, la situation est très très grave et on craint que, malheureusement, beaucoup de victimes ne soient découvertes sous les décombres dans les prochains jours», a expliqué au Devoir la porte-parole d’Oxfam Québec, Marie Devers.Elle a également souligné que la population continuait de craindre un autre séisme.VOIR PAGE A R: JAVA Palme d’or à Ken Loach Québec solidaire passe à l’attaque Le nouveau parti dénonce «la dérive sécuritaire» du gouvernement Charest ANTOINE KO HI TAILLE Québec — I,e Québec et le Canada connaissent une «dérive sécuritaire» de la par) des «gouvernements conservateurs» de Jean Charest et de Stephen Harper, ont dénoncé les deux porte-parole de Québec solidaire, Françoise David et Amir Khadir, hier, au terme du premier conseil national du nouveau Parti Québec solidaire, fondé en février.Selon Mme David, c’est le fait non seulement du gouvernement canadien, mais aussi du gouvernement Charest, car ce dernier, pour plaire aux Américains, a annoncé cette semaine dans sa nouvelle Ia- logo de Québec solidaire Politique des rela adopté en fin de semaine lions internationales qu’il créerait une sorte de «mini-CIA québécoise», un Centre de gestion intégrée de l’information de sécurité.Même si le centre en question s’annonce de petite taille et au budget limité (3,5 millions de dollars), Mme I)avid considère qu’il y a là un symbole fort.Selon son parti, a-t-elle expliqué diuis une envolée — acclamée par les quelque 150 personnes VOIR PAGE A H: QUÉBEC ¦ lx* Parti vert rejette une alliance avec QS, page A 3 i Québec solidaire PASSEPORT Moins de Canadiens voyageront aux Etats-Unis ¦ À lire en page A 3 Officier de la Légion d’honneur, commandeur des Arts et Lettres et membre du Haut Conseil de la Francophonie, voilà quelques titres qui signalent un lien étroit avec la France et la langue de Molière.Hisanori Isomura, comme son nom le laisse deviner, est Japonais.Il a dirigé la NHK, la télévision publique nipponne, après une longue carrière de correspondant à l’étranger qui en ferit un observateur avisé de la scène internationale.Le Devoir a rencontré récemment M.Isomura, qui était l’invité du gouvernement du Québec dans le cadre du Mois du Japon.CLAUDE LÉVESQUE Francophile de longue date, Hisanori Isomura est un grand défenseur de la diversité culturelle et un partisan du dialogue des cultures.Ces sympathies lui sont venues «un peu par hasard» au fil d’une carrière de journaliste et de diplomate qui commence en 1953.quand la télévision publique japonaise l’affecte comme correspondant en Indochine.Ensuite, ses fonctions T amènent au Moyen-Orient à Paris et à Washington, puis de nouveau dans la capitale VOIR PAGE A 8: ISOMURA INDEX Annonce*__B 5 Avis publics .B 2 Convergence H 6 Culture B 8 Décé*-B5 Économie —A5 Editorial —A6 Idée»_______A 7 Météo_______B2 Monde.B t Mots croisés B2 Religion*___B 5 Sudoku-B2 Tétéviuion B 7 Le palmarès a été à l’image du Festival de Cannes: un peu décevant FKAtfÇOfS GL’ÎLLOT AGENCE FtANCE PttSSf Le Britannique Ken Loach a reçu sa Palme d’or de* main* de l’actrice Emmanuelle Béart.ODILE TREMBLAY Cannes — Et voilà! Sans avoir été un favori à la Palme d’or.Le vent se lève, du Britannique Ken Loach, œuvre d’humanité sur fond de guerre d’Irlande, remportait hier à Cannes la distinction suprême, seul prix décerné a l’unanimité du jury.Vieux routier du festival, Iziach avait présenté treize de ses films sur la Croisette (dont huit en compétition).Ceux-ci avaient reçu des prix divers: mise en scène, scénario, prix d’interprétation, mais c’était .sa premiere Palme d’or.Il s'avouait stupé-fait (les festivaliers aussi).Devant la , Ajr-— presse, hier, ce cinéaste depuis tou- .v\\CL jours socialement engagé s’est féli- \ cité que le cinéma d’aujourd'hui, celui de Cannes à tout le moins.g soit en phase avec notre époque trou- I blée par les guerres, et que les gens ne U puissent plus détourner leur regard du politique.«Si on dit la vérité sur le passé, on la dit sur le présent», a-t-il lancé en recueillant son prix.Avec un palmares assez inattendu, (ni hué ni chaudement acclamé), mais guère marqué du sceau de l'audace et de la releve pour autant le jury présidé par le cinéaste Wbng Kar Wai est sorti de l'exercice manr lestement exténué par les divisions Chacun avait dû abandonner des coups de cœur personnels au passa ge.et les déceptions se lisaient sur les visages Mais ses membres ont déclaré que la palme au film de Loa ch était une décision collective prise avec leur cour.Le Français Bruno Dumonl avec son controversé mais exigeant Flandres, également placé sous le VOIR PAGE A 8 LOAC H ¦ Lire autre texte en page B 8 nHhAÜMBWn l< i » >| 1UM»I—MRfW 1 V PRÉSENCE”"—' 'AUTOCHTONE du 25 mai au 8 juin et du 21 au 25 juin 2006 Arts visuels nativelynx.qc.ca LE l) E V 0 I LE LUNDI 29 MAI 2 0 0 6 iiilll V> *' ¦ -.x .SOYEZ AUDACIEUX: INVESTISSEZ SANS RISQUE EPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF • Capital garanti à 100 % par le gouvernement du Québec.• Remboursables vins pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.• Achat à partir de 100 1 • Taux avantageux garantis pour 10 ans.1’ 2’ 3* 4* 5* 6' 7* S' 9* 10' année les taux jnnonv.es peuvent vaner en fonction des conditions du marche.7,00 % Teléphonej-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.McGill College, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h.www.epq.gouv.qc.ca 1 800 463-5229 BONI DE X' ¦i1 AKKO l'Al'I A KM l'KRS L’argent sale augmente plus vite que la croissance mondiale.11 menace l’intégrité du système financier international.Le blanchiment progresse en dépit d’une vigilance accrue Les réglementations se multiplient, mais il manque une réelle ambition politique de la communauté internationale PERSPECTIVES Marchands de ballons Il ne reste plus qu’une dizaine de jours avant le début de la Coupe du monde de soccer.La grande fete du ballon rond sera une bonne occasion pour faire le point sur une industrie qui ne tourne pas toujours rond.Comme chaque fois, l’événement donnera beu à une avalanche de statistiques non seulement sportives, mais aussi économiques.Les experts prédisent déjà, par exemple, qu un total de 3,5 millions d’amateurs convergeront vers l'Allemagne du 9 juin au 9 juillet et qu'au moins 30 milliards (sic) de téléspectateurs regarderont les 64 matchs à la télévision.Pas étonnant que les droits de télédiffusion se soient vendus 1,2 milliard d'euros 0 équivalent de 1,7 milhard de dollars canadiens).Les quinze principaux commanditaires et les six fournisseurs officiels du comité organisateur ont versé, quant à eux, plus d'un milliard pour avoir le droit de placarder leurs noms sur tout ce qui bougera.L’investissement devrait s’avérer payant, l’allemande Adidas prévoyant déjà pouvoir vendre 15 millions d’exemplaires du ballon officiel, et porter ses ventes totales d’articles de soccer cette année à 1,7 milliard de dollars.La tenue prochaine de la WeltMeister-schaft, comme on dit là-bas, serait également responsable, depuis quelques mois, d’une surchauffe des usines de téléviseurs à écran plat On se demandera aussi si les retombées économiques engendrées par l’événement justifieront les 8,5 milliards investis dans la construction et la rénovation des stades, et dans l’amélioration des infrastructures de transport, sans parler des 14 milliards consacrés à la construction d’une nouvelle gare centrale et à l’aménagement d’un nouveau quartier des affaires à Berlin.L’Allemagne fonde beaucoup d’espoir dans le pouvoir de la Coupe du monde de la sortir de sa dépression sociale et de la stagnation économique.Jusque-là plus intéressée par la musique classique que par le sport professionnel, la chancelière Angela Merkel s’est même convertie au soccer pour l’occasion.Les expériences précédentes incitent cependant à ne pas attendre de miracle.On parle, tout au plus, de 0,3 % de croissance supplémentaire cette année, et de 60 000 emplois créés dans ce pays de 85 millions d’habitants.L'événement sera aussi l'occasion de se pencher sur l’état du sport en général.On ne manquera pas de signaler qqe le soccer gagne sans cesse plus d'adeptes aux Etats-Unis.On se vantera peut-être du fait que le chiffre d'affaires cumulé des cinq grands championnats européens (Allemagne, Angleterre, Espagne, France et Itabe) a triplé au cours des huit dernières saisons pour atteindre 8,2 milliards en 2003-2004.Cette croissance est toutefois essentiellement le fait de dix grandes équipes, dont quatre anglaises (Arsenal, Chelsea, Manchester United, Liverpool), trois italiennes (Juventus, Milan AC, Inter Milan) et deux espagnoles (Real Madrid, Barcelone).La plupart des autres se portent nettement moins bien.Dans le soccer européen en effet, comme dans les sports professionnels nord-américains, le salaire des joueurs croît encore plus vite que les revenus.En fait, même les équipes les plus riches ont du mal à trouver le moyen de joindre les deux bouts.On compte, pour s’en sortir, sur la construction de nouveaux stades, sur l’augmentation des droits de télévision et sur la vente de nouveaux droits pour les services Internet et de téléphones cellulaires.Mais cela ne suffit pas.Quelques équipes ont fait le pari d'entrer en Bourse pour aller chercher de l'argent frais, la plupart sans succès.Les actions de l’AS Roma et de la Lazio de Rome ont même perdu respectivement 90 % et 98 % de leur valeur initiale.Plusieurs équipes, à l’exception des plus riches, voudraient que l’on établisse, comme au hockey professionnel ou au football américain, une forme de plafond salarial afin de rééquibbrer un peu la compétition.Une telle mesure requerrait un amendement aux lois européennes et serait difficile à mettre en place dans un sport où chaque pays a son propre championnat Blanchiment d’argent, matchs truqués et trafic d’enfants La désaffection croissante des amateurs observée ces dernières années ne tient pas seulement aux salaires excessifs ou au caractère trop inégal de la compétition, a constaté une enquête indépendante, commandée par l’Union européenne et par la Fédération européenne de football, et qui a remis son rapport la semaine dernière.«Le résultat de cette enquête me laisse profondément inquiet Les sports, et le football en particulier, ne sont pas sains», a résumé son auteur, l’ancien ministre des Sports portugais José Luis Amaut Il a dénoncé, notamment l’absence de règle et de mécanisme de contrôle efficace qui aurait permis d'éviter des scandales comme celui auquel sont mêlés aujourd’hui la Juventus de Turin et son directeur général, Luciano Moggi.Un scandale qui vient s'ajouter à ceux qui ont implique dans le passé l’OM de Marseille ou encore des arbitres allemands, et dans lequel il est question cette fois de paris clandestins et de matchs truqués.José Luis Amaut a aussi constaté qu'il serait relativement facile, pour le crime organisé, de se servir du sport pour le blanchiment d’argent II en a profité I pour rappeler l’existence d'une des pratiques les plus choquantes du soccer professionnel, c’est-à-dire le trafic de jeunes joueurs.Souvent âges de 13 a 17 ans.ces jeunes Africains ou Sud-Américains viennent de quartiers pauvres et sont choisis dans leur pays par des recruteurs européens qui leur font miroiter la gloire et la fortune.Us entrent en Europe avec de faux papiers ou de simples visas de touriste.Les plus doués se trouvent une place dans des clubsecoles qui les formeront et les mèneront apres mille détours, a une équipé professionnelle.La grande majorité ne sont toutefois pas retenus.Ceux là.pouvait-on déjà lire dans le rapport d’une enquête menée en Belgique en 2001.iis seront abandonnes à leur sort par les recruteurs et aboutiront ainsi dans le circuit de l'illégalité, c'est-à-dire sans permis de travail ni titre de séjour» Bonne Coupe du monde! ANNE MICHEL C* est la face noire de la finance mondiale, l’encombrant corollaire de la mondialisation de l’économie.Avec des flux annuels estimés entre 700 et 1 750 milliards d’euros par le Fonds monétaire international (FMI) — soit entre 2 % et 5 % du PIB mondial —, l'argent sale augmente plus vite que la croissance mondiale.11 menace l’intégrité du système financier international.Selon les experts internationaux, quatre cinquièmes de ces fonds illégalement perçus seraient directement réinvestis dans l’économie.Le solde chercherait à se blanchir dans des placements financiers légaux Cette évolution est d'autant phis préoccupante qu’elle intervient dans qn contexte de mobilisation apparemment forte des Etats, des autorités de régulation et des acteurs économiques, contre le blanchiment de capitaux.L’attention portée à l’argent sale, qu’il ait pour origine le commerce de la drogue, le proxénétisme, 1,'esclavage ou le terrorisme, n'a jamais été aussi forte.À ce titre, commencée en 2001, l'affaire Clearstream — du nom de cette société financière créée pour faciliter la livraison et le paiement de titres entre banques, et accusée d’avoir abrité des opérations de blanchiment — a inscrit le sujet dans le débat public.Par ailleurs, si l’on exclut les centres financiers offshore et autres paradis fiscaux — qui restent de véritables trous noirs en matière de régulation —, ainsi que les pays émergents, peu ou prou régulés, l'environnement législatif mis en place a l’initiative du Groupement d’action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFT) — une émanation du G7 — paraît assez contraignant Mais, alors, à quels écueils se heurte la lutte contre le blanchiment?D’abord «à un manque d’am- bition politique», affirme Daniel Lebègue, le président de Transparency International en France, une ONG qui se consacre à la lutte contre la corruption.-On a pensé, après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, qu une véritable polifique allait se mettre en place sous l’impulsion des États-Unis, mais le constat est accablant, analyse-t-il.On continue à ne pas toucher aux centres financiers offshore, dans lesquels banques et grandes entreprises internationales possèdent des comptes.Et rien n 'est fait pour améliorer la coopération judiciaire internationale.» -C'est pourtant de la responsabilité des Etats», déplore M.Lebègue.Ensuite, il y a l’acte de blanchiment lui-même, qui emprunte un circuit de plus en plus long, complexe, et difficile à suivre, dans le but, justement, de perdre toute traçabilité des fonds.11 s’organise généralement en trois temps, explique le cabinet d’avocats Carbonnier, I amaze & Rasle: «le placement», qui consiste à se débarrasser d’importantes sommes d’argent, d’origine illicite, en numéraire pour les convertir en produits financiers; puis «l'empilage», qui éloigne* les profits illicites de leur origine grâce à des opérations financières en chaîne, souvent réalisées entre plusieurs pays; et enfin, «l'intégration» dos fonds dans l’économie, à l’occasion, par exemple, de l’achat d’un bien immobilier, conférant une apparence licite à des fonds d’origine criminelle.Sur ce dernier point, sait-on qu’en France les non-résidents ont toute liberté pour régler leurs achats en espèces?Ils ne sont pas assujettis à la loi qui limite le montant des paiements en espèces pour les citoyens français (1 100 euros pour les commerçants entre eux, et 3 000 euros pour les particuliers).C’est aussi le cas dans plusieurs Etats membres de l’Union européenne, comme l'Allemagne: bijoux, voilures., autant d’achats qui peuvent se faire on euros sonnants et trébuchants.la tâche des autorités chargées de traquer le blanchiment se complique à mesure que se complexifient les montages financiers dans un cadre mondialisé.En marge des instruments de blanchiment classiques (jeux d’argent, assurance vie, transferts d’argent à l'etranger, etc.), app;uaissent des moyens plus modernes, ces -caches secrètes, ces circuits plus rapides et ces rendements plus attractifs», que décrit Marie-Christine Dupuis Danon, ex conseillère antiblanchiment à l'ONU dans l'édition 2005 de la Revue d’économie financière.A côté dos nouveaux moyens informatiques et de télécommunications, dont Internet, permettant des transferts d'argent rapides, Mme Dupuis-Danon cite -la désintermédiation financière».Celle-ci permet à un nombre croissant d'acteurs économiques d’accéder directement aux marchés et aux circuits de transit financier pour recycler l'argent sale.Ou la facilité croissante offerte aux entreprises de créer des filiales offshore, -autant de points d'entrée d’argent dont on veut masquer l’origine».-Personne n’est a l’abri d'un acte de blanchiment, conclut Marianne bmrarlour, directrice des réseaux bancaires à la Caisse des dépôts, se référant au «paradoxe de réputation», connu des spécialistes du secteur.-En vertu de ce principe, explique-t-elle, un blanchisseur va cherchera passer par une institution réputée (financière, commerciale, etc.| afin de s'acheter son honorabilité.» Le Monde INVITATION FÊTE PATRONALE CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE PRÉSIDÉE PAR M.LE CARDINAL JEAN-CLAUDE TURCOTTE HOMMAGE À MGR GÉRARD TREMBLAY ET MGR JUDE SAINT-ANTOINE ÉVÊQUES ÉMÉRITES LE MERCREDI 31 MA119 H 30 CATHÉDRALE MARIE-REINE-DU-MONDE (ANGLE RENÉ-LÉVESQUE ET MANSFIELD - MÉTRO BONAVENTURE) L’AGENDA L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi LE DEVOIR ü Qur»rc t ROLEX OVSTtH PtHPtrUALOMI-MASTLH H ACtr.w 11 o» J au n r.Vente et service technique UOAUXCATUCJanCtH-WU I 10NT*tA LE DEVOIR.LE LUNDI 29 MAI 20 0 6 EDITORIAL La péréquation : un droit ! D’ici aux prochaines élections fédérales, on entendra encore beaucoup parler de déséquilibre fiscal et de péréquation.La semaine dernière, les premiers ministres des deux provinces les plus riches, l’Ontario et l’Alberta, ont manifesté leur agacement à l’idée qu’Ottawa puisse accroître ses transferts aux seules provinces qui profitent déjà du programme de péréquation.La route sera longue et pénible ! f Jeun-Robert San s façon u cours du dernier exercice financier, Ottawa a enregistré un excédent de 12 milliards de dollars, soit quatre milliards de plus que ce qui était prévu dans les documents présentés il y a seulement un mois.Ces chiffres confirment la récurrence d’un déséquilibre entre Ottawa et les provinces.Ce déséquilibre, que l’on dit «vertical», le Conference board a calculé qu’il dépasserait 80 milliards par année dans vingt ans si l’actuel partage de responsabilités et de recettes fiscales était maintenu.Cela dit, chacun a sa définition de ce déséquilibre.Pour le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, il affecte surtout les Ontariens puisque que ceux-ci versent chaque année entre 18 et 23 milliards de plus à Ottawa que celui-ci ne leur retourne en transferts et en services à la population.Voilà une conception pour le moins étroite des choses.Le jour où un État fédéral devra redonner à chaque classe de contribuables et à chaque province l’équivalent en transferts et en services de ce qu’elle a versé en impôts, l’expression redistribution de la richesse aura perdu tout son sens.Si les Ontariens versent plus d’argent à Ottawa que les autres Canadiens, c’est qu’ils sont plus riches que les autres.Ce n’est que justice.Trouver une solution au déséquilibre entre Ottawa et les provinces implique donc deux choses: d’abord verser à chaque province, quelle que soit sa richesse, des montants égaux par habitant à titre de contribution fédérale aux programmes dans lesquels Ottawa a choisi de s’impliquer (santé, éducation post-secondaire, infrastructures, etc.); puis contribuer à ce que toutes les provinces aient à peu près la même capacité financière d’offrir une qualité de services essentiels équivalente.Ce dont les provinces canadiennes sont encore loin.A la suite des dernières ententes sur le financement des soins de santé, Ottawa a haussé ses paiements par habitant aux provinces et a ajouté une clause d’indexation annuelle de 6 % pour l’avenir.En revanche, il n’a toujours pas rétabli les transferts pour l’éducation post-secondaire à un niveau acceptable.Voilà donc le premier point à corriger.Ce avec quoi l’Ontario et l’Alberta seront d’accord, puisqu’il s’agit de versements calculés au prorata de la population, et non de la richesse de chacune.?Quant au règlement du déséquilibre horizontal, celui qui désavantage les provinces moins riches par rapport aux autres, plusieurs approches sont possibles.Di formule la plus intéressante est celle d'un transfert de points d’impôt (ou de la TPS, comme le recommandait la commission Séguin), mais dans la mesure où elle est assortie d'un complément de péréquation.Il y a longtemps que les représentants du Québec revendiquent d’Ottawa qu’il concède une partie de son pouvoir de taxation aux provinces.Cela s’est d’ailleurs déjà produit, en 1977, alors qu’Ottawa avait transféré 13,5 points d’impôt aux provinces.L'avantage pour les provinces vient du fait qu’elles conservent toute leur autonomie décisionnelle et qu’elles ne risquent pas de voir leurs transferts réduits lors d’un changement politique à Ottawa.En revanche, un point d’impôt sur le revenu n’a pas la même valeur selon que les contribuables d’une province sont riches ou pauvres.Ainsi, les points d’impôt consentis dans les années soixante-dix rapportent aujourd’hui 667 $ par habitant au gouvernement de l’Alberta, mais seulement 472 $ à celui du Québec et 346 $ à celui de rîle-du-Prince-Edouard.Pour corriger cet écart, un tel transfert doit nécessairement s’accompagner d’une formule supplémentaire de péréquation, ce qui fut le cas, à l’époque.Malheureusement, à moins d’un fort consensus et d'un rapport de force à l’avantage des provinces, aucun gouvernement fédéral n’acceptera plus d’abandonner une partie de son pouvoir de taxation au profit des provinces.?Un autre façon pour Ottawa de corriger le déséquilibre entre les provinces consiste à s’en «'mettre entièrement à la péréquation.ce programme de compétence fédérale exclusive prévu par la Constitution pour que chaque province puisse offrir des services de qualité équivalente.Ottawa versera cette année 11,5 milliards de dollars à huit provinces sur dix.soit celles dont la capacité de lever des impôts est inférieure à une moyenne nationale calculée sur la richesse de cinq d’entre elles, excluant la plus riche et les plus pauvres.La somme est importante, mais elle ne représente tout de même que 6 % des dépenses de programmes du federal.Selon la formule qui serait adoptée par le gouvernement Har-|K'r après avoir tenté de trouver un consensus bien improbable avec les dix provinces, il pourrait en coûter entre trois et six milliards supplémentaires à Ottawa pour régler ce déséquilibre fiscal entre provinces riches et pauvres.Malheureusement, les provinces sont loin de s'entendre, et Ottawa devra trancher.L’Ontario juge que c’est elle, la victime de ce déséquilibre avec Ottawa, et certains ténors de la presse to-rontoise en rajoutent en soutenant que la péréquation nuit à la productivité des provinces prospères et maintient les autres dans leur état de dépendance.A l'inverse, Terre-Neuve ne veut pas que ses revenus du peti ole soient pris en compte dans les calculs pour ne pas subir de réduction dans les paiements d’Ottawa auxquels elle a été habituée.Selon l'hypothèse retenue, le Québec recevrait moins de péréquation si les ressources pétrolières de l’Ouest sont exclues des calculs comme c'est le cas à l’heure actuelle, ou 2.2 ntilliards de plus si elles sont inclues en totalité.On le voit, le dossier est non seulement complexe, mais il est surtout très politique.Le premier ministre Harper a promis de trouver une solution au problème avant les prochaines élections, et il peut le faire.Pour autant qu'il sache naviguer entre les récifs que ne manqueront pas de dresser devant lui tous ceux qui s’opposent à un rééquilibrage de la fiscalité aux profits des provinces moins nanties.j- rsa h sfa cou» /«-ur renforcer un discours ultralibéral, faisant fi de l’importance de vivre en communauté.le discours idéologique qui! défend, désormais au nom des patrons, n’est malheureusement («s jiropi-ce a la concertation.Le lien de confiance avec les autres acteurs de la société sera difficile a rétablir © Guimont et Serge Paquif •geor, rrperrirr Paul Cauchon mfdmt au (luruumdretr* ‘ Fric De*ro«i< »zer Bmieau éditenulistr mpemutU* if la peg* I4ff%i tentéi l/iuiæ M aude NWux Soucy (( ulturn Pauline iftlftlfurt turnuméreifft) Jatquea («renier et oëne Mrmtpetii fléerm/ ( xîile T rernMay Utnéma.Claude Turcotte.FfançoHi Detjardîna Brian Myk** ffuttw* Grave! 'utmrftl ; Ja» Que* Sadeau IrederKjtK ïfoyon hurnumératrf), A 8 LE DEVOIR, LE L L' X D I 29 MAI 2 U O 6 LES ACTUALITES QUEBEC SUITE DE LA PAGE 1 présentes au Cégep François-Xavier Garneau —, ce n est pas de ce «type de sécurité» à l’américaine que le peuple québécois a besoin, mais plutôt «de sécurité alimentaire pour tout le monde; une sécurité du revenu dans son sens le plus noble.On a aussi besoin d'une sécurité écologique, environnementale.Et c’est pour ça que tant de gens au Québec, depuis quelques années, s'opposent à des projets qui sont socialement inacceptables, écologiquement néfastes.Et c’est une très bonne chose que le peuple s’exprime ainsi.» Amir Khadir a pour sa part salué les gens «de plus e?, ^us nombreux» qui, au Canada et au Québec, s’élèvent contre les «certificats de sécurité», «ces détentions sans possibilité de défense» qui représentent selon lui des «mini-Guantanamo» intérieurs.M.Khadir a dit que le parti Québec solidaire mettrait toujours «la sécurité des gens et de la nature devant et au-dessus de la sécurité des profits et des pouvoirs».Un logo, mais pas de chef En clôture du Conseil national, les deux porte-parole ont donc souhaité donner un sens plus large à l’action de leur parti, dont les délégués venaient de consacrer leur fin de semaine à traiter de thèmes liés à l’organisation.Par exemple, après un débat d’un peu plus d’une heure samedi, le Parti s’est choisi un logo représentant un être humain penché vers la gauche, dont les bras, tenant un arc quadricolore, forment la lettre «Q».Les délégués ont aussi mis en place les structures qui permettront d’aboutir, lors d'un congrès qui se tiendra à la fin novembre, à 25 propositions pour les 1000 premiers jours d’un éventuel gouvernement QS.Le parti a par ailleurs expliqué hier qu’il ne comptait pas se donner de chef à proprement parier dans un avenir prévisible.Selon Mme David, la formule des deux porte-parole «fonctionne bien», est «stimulante» et est utile car les deux tètes d'affiche peuvent se partager le travail.Lors d’une prochaine campagne électorale et de manière strictement ponctuelle (lors du débat des chefs, par exemple), on désignera un chef; et ce sera vraisemblablement Mme David, a déjà dit M.Khadir.Ce dernier note que c’est par ces pratiques originales que QS «renouvellera la culture politique au Québec».Politique énergétique Par ailleurs, le parti a fait savoir où il logeait sur la question de l’énergie (il avait commencé dans nos pages vendredi dernier).Ses porte-parole ont par exemple rejeté la nouvelle politique énergétique du gouvernement Charest, déposée le 4 mai.Elle est fondée à leurs yeux «uniquement sur le développement tous azimuts de l'énergie, et ce, dans un but très évident et très affiché de faire des profits le plus rapidement possible et sans beaucoup de souci environnemental».QS opterait plutôt pour une politique qui encouragerait l’économie et les citoyens à être moins énergivores par l’entremise d’un «programme national d’efficacité énergétique».L’énergie économisée pourrait servir, dit Mme David, à l’exportation.Quant à la production d'énergie éolienne, les objectifs actuels du gouvernement sont trop timides et son dévelop>-p>ement est échevelé, se fait sans planification et sans consultation des milieux locaux.QS remet aussi en question le développement de la filière du gaz naturel.Rejetant les projets de pxnts méthaniers, Amir Khadir a repris les propos d’un militant anti-Rabaska (projet de port méthanier à Lévis) selon lequel il faut refuser que les Québécois, après avoir été des «porteurs d’eau, deviennent porteurs de gaz».Le parti réclame un grand débat sur l’énergie, car «ily a une limite au développement de l’énergie», a conclut Mme David.Gauche concrète Toute la fin de semaine, dans un décor aux touches agricoles (brouettes sur la scène, plantes, jardins écologiques miniatures et parsemés de mots clés comme «bien commun», «justice sociale»), les dirigeants ont tout fait pour discipliner les débats de leurs troupes tout en tentant de respecter les règles démocratiques.Avec QS, la gauche «s’éloigne de son passé groupusculaire», soutient François Cyr, responsable de la commission politique de la formation.Avocat en droit du travail, professeur de science politique au Cégep d’Ahuntsic, M.Cyr croit que QS pourrait «enfin» permettre à la gauche de répondre à la critique qu’on lui oppose toujours; «vous les pelleteur de nuages, vous avez de bonnes critiques, mais que proposez-vous?» M.Cyr espère que, grâce aux 25 propositions de la plateforme politique qui sera adoptée en novembre, il y aura «un maximum de gens qui sentiront que la mise en œuvre de ces propositions-là va changer leur vie.Changer la vie maintenant et ouvrir la porte à des changements plus profonds».M.Cyr estime que la gauche arrive à maturité au Québec.Du reste, les dirigeants du parti se disent fiers des résultats d’organisation atteints «en moins de quatre mois».QS revendique 4000 membres, soit plus que l’Action démocratique du Québec et compte en avoir 7000 did à 2007.Le parti s’estime implanté dans près de la moitié des 125 circonscriptions électorales.Souvent accusé d’être un parti montréalais, QS aurait les trois quarts de ses assodations en dehors de Montréal Loin d'être riche, QS s’est voté un budget «plancher» (selon les dires du militant François Saillant) de 306 014 $ pour l’année 2006, dont 31000 $ proviennent du Directeur général des élections du Québec.Souverainiste, QS divisera-t-il le vote anti-Cbarest?«Lors des prochaines élections, si le PQ n’est pas capable de remporter la victoire, il n’aura que lui à blâmer», a répondu Amir Khadir en précisant que «la manière dont les votes se divisent n’est pas aussi prévisible que certains ne le laissent croire».M.Khadir, Mme David et d’autres personnes estiment que QS pourrait emporter trois ou quatre circonscriptions aux prochaines élections générales.Mais rien n’est acquis, surtout en raison de ce qu’exige une vraie campagne électorale et compte tenu du peu de moyens du parti.«Même moi, je ne suis pas certaine d’être capable d’aller chercher un autre 22 % si je me représente», a confié samedi Manon Massé qui a été candidate à l’élection partielle du 10 avril dans Sainte-Marie-Saint-Jacques.Le Devoir LOACH SUITE DE LA PAGE 1 signe de la guerre, a remporté le Grand Prix du jury (qu’il avait déjà récolté en 1999 pour L’Humanité).«Je fais un cinéma qui essaie d'étonner et ne répond pas toujours aux attentes du spectateur», nous a-t-il dit en résumé.Le très remarqué Babel du Mexicain Alejandro Gonzales Inârritu, œuvre brillante et complexe tournée sur trois continents, a reçu un prix de mise en scène qu’il n’avait pas volé.Certains auraient souhaité le voir monter plus haut.Inârritu, dont les deux précédents films avaient aussi été lancés à Cannes (Amours chiennes et 21 grammes), semblait pourtant ravi de son prix, ravi aussi de la présence accrue des films espagnols et d’Amérique latine au festival.Babel a récolté également le prix du jury œcuménique, L’Espagnol Pedro Almodovar était un des grands «palmables» avec son Volver, film délicieux collé à un univers féminin de courage et de fantaisie.Tout comme en 1999, avec Tout sur ma mère, la Palme d’or lui a échappé.Devant la presse, il a parlé de malédiction attachée aux favoris de la course, tout en se disant heureux des deux distinctions faites à Volver.Almodovar a remporté avec lui le prix du scénario, tandis que toute son équipe d’actrices (Pénélope Cruz, Carmen Maura, l/)la Duenas, Blanca Portillo, Yohana Cobo et Chus Lampreave) récoltait le prix d’interprétation féminine.Pénélope Cruz avait pour-tant dominé haut la main la distribution, mais le jury a voulu souligner un travail d’ensemble dans ce chant choral féminin, avec nouveau coup de chapeau et prix de consolation à Almodovar qui attendait davantage.Pénélope' Cruz, avec élégance, nous confiait préférer le partage au prix gagné toute seule dans son petit coin.Cette histoire de prix d'interprétation était fort étonnante de collectivisme (et de dilution, l’impact se perdant dans le nombre), car, du côté masculin aussi, toute une équipe d'acteurs est repartie avec le prix.Pour Indigènes de Rachid Bouchareb, qui abordait le chapitre occulté de la dernière guerre (eh oui, toujours la guerre), celui des bataillons africains venus combattre en Europe pour une France ingrate, Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Siuni Bouaji-la et Beriiiu d Blancan se sont partage le gâteau.Cela nous valut le moment le plus amusant de cette cérémonie animée par Vincent Cassel.les lauréats ont entonné sur scène en faussant horriblement l'hymne des tirailleurs africains, chanté dans le lihn.Jamel Debbouze, également producteur d'indigènes qui avait rencontré de gros problèmes de financement, faisat plaisir à voir, dans sa joie folle et exubérante.Sans constituer une œuvre magistrale.Indigènes a su plaire par son efficacité narrative, sa charge et son émotion.C’est l’Écossaise Andrea Arnold qui g;igné le lYix du jury pour son lancinant film Red Road, une histoire de vengeance et de rédemption dans une banlieue glauque de Glasgow, finement tournée et jouée avec sensibilité.Di Palme d’or du court métrage fut décernée à Sniffer du Norvégien Bobbie Peers.Conte de quartier de Florence Miailhe (coproduit avec l'ONF) a obtenu une mention spéciale.Di Caméra d'or, décernée au meilleur premier film, toutes sections du festival confondues, est allée à A Post Sau N-A Post?(l2lutR à Test de Bucarest) du Roumain Corneliu Porutnboiu.présenté à La Quinzaine des réalisateurs.En compétition, plusieurs favoris turent exclus du palmarès.Rien pour les Climats du Turc Nuri Bilge Ceylan, couronné pourtant en parallèle par le lYix de la critique internationale (FIPRFSCI).Rien pour Le Caiman de Nanni Moretti.Rien pour Les Lumières du jiiubourg d'Aki Kaurismàki.Rien pour Marie-Antoinette de Sofia Coppola que plusieurs appréciaient Devant la presse, le jury a explique que chacun dut sacrifier des coups de cœur.Au chapitre des laissés-pour-compte, il a été question du Kaurismàki (défendu [vir Patrice lœconte), tie LAmi de la famille de Paolo Sorrentino (cher au cœur de Monica Bellucci), de Palais d'ete de Lou Ye (un des favoris de Tint Roth) et d'P.n avant /eu n esse/ de Pedro Costa (qu’Elia Suleiman et Lucrecia Martel affectionnaient).les délibérations s'étaient poursuivies hier une grande partie de la journée, après avoir etc entamées à l'aube.La plupart des palmarès sont le fruit de compromis, et Patrice Leconte, qui avait souhaité au debut de la course que le jury ne donne pas de résultats beiges afin de plaire à tous, n’a pas tout à fait remporté son pari Le palm art's a été à l’image du testé val: un peu décevant, pas trop.Sans éclat particulier.Dans une sorte de brouillard.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du IVvoir sont situes au 2050, rue De Bleury, té étage, Montréal (Québec).H3A 3M9 K Haeedes-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration ; 514-965-3333 JAVA SUITE DE LA PAGE 1 Quelque 450 répliques du séisme ont en effet été ressenties dans le centre de l’Indonésie, ce qui a fait craindre le pire aux survivants.La plus importante réplique était d’une magnitude de 5,2.La situation est d’autant plus difficile qu’au moins 20 000 personnes ont été blessées dans le tremblement de terre et que les hôpitaux ne disposent pas des ressources nécessaires pour faire face à l’afflux incessant de blessés.Plusieurs seraient décédés en attente de soins.Des médecins débordés traitent aussi leurs patients à l’extérieur des hôpitaux, de crainte que des répliques ne provoquent de nouveaux effondrements.Des centaines sont ainsi allongés sur des bâches en plastique, de la paille et même des journaux devant les établissements bondés.«Il y a beaucoup de blessures graves.Nous sommes débordés, et c’est aussi le cas dans les autres hôpitaux.H n’y a pas suffisamment d’infirmières et de médecins pour faire face d la charge de travail», a expliqué un médecin de l’hôpital Bethesda de Yogyakarta, Andrew Jeremijenko.Difficile d’acheminer l’aide Dans toute la zone sinistrée, les autorités peinent à acheminer l’aide et les équipes de secouristes.Et l’eau potable manque un peu partout.«Il nous manque toujours des tentes.De nombreuses personnes vivent dans les rues», a déclaré un secouriste de Yogyakarta.L’aéroport de la région a aussi subi de lourds dégâts, dont l’effondrement du terminal.L’acheminement de l’aide internationale sera donc plus compliqué, selon les organismes d’aide humanitaire présents sur le terrain.Du matériel médical et des sacs mortuaires sont toutefois parvenus à l’aéroport.Des volontaires issus de partis politiques et d’organisations islamiques sont arrivés par camions pour aider aux secours, de même que de nombreux mili- Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone Pur télécopieur Par courrier 514-965-3333 514-985-3360 redaetkmflledevoircom La publicité Au telephone Par télécopieur Extérieur de Montreal (sans trais) 514-985-3399 514-965-3390 1 800 363-0305 taires.À Bantul, où l’on a dénombré jusqu’ici plus de 2000 morts et où la plupart des bâtiments se sont effondrés, des tentes faites de bâches de plastique ont été érigées.L’aide internationale devait suivre, puisque des responsables des Nations unies ont annoncé samedi soir l’envoi dans la zone sinistrée de personnel et de milliers de tentes, de bâches et de lampes, ainsi que du matériel de distribution d’eau.Le Canada a promis deux millions de dollars pour les secours, dont 500 000 $ seront verséç à la Croix-Rouge internationale.L’Australie et les Etats-Unis ont respectivement débloqué 2,5 millions de dollars et 2,2 millions de dollars d’aide à l’Indonésie.Le président de la Banque asiatique de développement (BDA), Haruhi-ko Kuroda, a assuré le gouvernement indonésien de «la coopération et du soutien entiers de la BDA pour rebâtir les vies affectées».Plusieurs pays asiatiques se sont par ailleurs montrés solidaires de l’Indonésie.Le Japon se prépare à fournir des vivres et de l’aide financière, le président chinois Hu Jintao a offert deux millions de dollars en liquide et a annoncé que Pékin acheminerait secours et matériel selon les besoins.La Thaïlande, les Philippines et la Malaisie sont également du nombre.Plusieurs organismes humanitaires sont aussi à pied d’œuvre sur le terrain.«Oxfam a déjà dépêché des équipes supplémentaires provenant d’Aceh, de Jakarta et de Bangkok qui sont arrivées hier pour distribuer le plus rapidement possible», a expliqué hier Marie Devers.Selon elle, la priorité sera de répondre aux besoins en eau potable des milliers de sans-abri.Oxfam souhaite aussi évaluer les besoins à long terme de la population et œuvrer à la reconstruction des infrastructures.Celles-ci ont été rétablies hier matin dans le centre de Yogyakarta, mais, à la périphérie, le courant électrique et les communications téléphoniques restaient coupés.Pour l’UNICEF, il est surtout importent de s’attarder au sort des enfants touchés par la catastrophe.«Ils sont particulièrement vulnérables.Le plus grand défi sur le terrain est de fournir de Teau potable, des abris, du matériel médical et des équipements sanitaires pour leur venir en aide», a expliqué hier le pré- sident d’UNICEF Canada, Nigel Fisher.Selon ses estimations, plus de 40 % des personnes affectées par les conséquences du séisme sont des enfants, dont 15 000 ont moins de cinq ans.Dégâts matériels et nouvelle menace Les dégâts matériels sont évidemment considérables.Aux bâtiments effondrés, aux routes et aux ponts coupés s’ajoutent les graves dommages subis par l’ensemble des temples hindous de Prambanan, datant du IX siècle et classés au patrimoine mondial de lUNESCO.L’Indonésie, qui compte plus de 228 millions d’habitants, devrait aussi subir d’importants contrecoups économiques, puisque le tourisme est un des éléments moteurs de l’économie du pays.Cette industrie a déjà été mise à mal par le tsunami de décembre 2004.La vague mortelle avait fait plus de 165 000 victimes indonésiennes.Et la population pourrait bientôt devoir faire bientôt face à une autre catastrophe, pour l’instant hypothétique.Un volcanologue a fait savoir que l’activité du mont Merapi, situé non loin de l’épicentre, s’était intensifiée à la suite du séisme.Ce volcan, qui s’est réveillé ces dernières semaines avec des émissions sporadiques de lave et de gaz toxiques, pourrait être sur le point de produire une éruption de plus grande ampleur.L’épicenfre du séisme, qui n’a pas provoqué de tsunami, était localisé à quelque 80 km au sud du mont Merapi.Cependant aucun blessé n’a été déploré, car les habitants vivant alentour avaient déjà étjé évacués.Bambang Dwiyanto, du ministère de l’Énergie, a néanmoins mis en garde contre une éruption plus importante du volcan, parmi les plus actifs du monde.L’Indonésie, le plus grand archipel de planète, est localisé sur le «Cercle de feu du Pacifique», un arc de volcans et de lignes de faille encerclant le bassin pacifique.Le pays ne dénombre pas moins de 130 volcans en activité.Le Devoir Avec VAssociated Press, l’Agence France-Presse et Reuters IS0MURA SUITE DE LA PAGE 1 française où il fera plusieurs longs séjours et où il fondera, en 1995, la Maison de la culture du Japon.Le Japon et la France sont souvent sur la même longueur d’onde, explique M.Isomura en entrevue.«Selon l'expression de Paul Claudel, il existe entre nos deux peuples “une sympathie instinctive”.» Depuis que l'archipel s’est ouvert au monde extérieur et en particulier à l’Occident pendant la deuxième moitié du XIX' siècle, il a souvent regardé du côté de la France, dans laquelle il a vu le pôle culturel par excellence.«Cet amour est longtemps resté à sens unique, sauf chez un public avisé qui admirait les arts japonais à l'époque des Impressionnistes.On pariait alors de “japonisme”», constate cependant M.Isomura.Après une longue période d’indifférence envers le pays du Soleil levant, suivie d’une vague d’hostilité quand la qualité nippone s’est imposée sur les marchés — on pense à Edith Cresson qui comparait les Japonais à des «fourmis» —, M.Isomura constate l’émergence, depuis quelques années, d’un «ncojapo-nisme» en France.11 attribue ce phénomène à l'immense popularité des bandes dessinées (mangas), des dessins animés et des jeux vider* japonais qui séduisent les jeunes de tous les milieux sociaux.Ajoutons à cela les arts martiaux comme le judo, qui compte, toutes proportions gardées, plus d’adeptes dans l’Hexagone que dans l'archipel *(> genre de culture populaire a beaucoup contribue à changer l'image du Japon [.], devenu une superpuissance de la pop-culture qui a même détrôné Hollyu'ood, comme Ta déjà écrit Le Monde», explique celui qui a occupé, entre autres fonctions, celle de membre du Haut Conseil de la Francophonie.Contrairement au «premier japonisme» qui se limitait à une elite artistique, «le néojaponisme est un mouvement qui tient de la base et qui remonte au sommet*.Un «sommet» qui s'intéresse aujourd'hui à la culture de «haut de gamme» incarnée dans le nô, le kabuki, la calligraphie et la littérature.L’ami américain Pourtant, estime M.Isomura, le Japon fait relativement peu d’efforts pour exporter sa culture unique.1.existence d’une institution aussi importante que fa Maison de fa culture du Japon à Paris fait plutôt tigre re d'exception.M.Isomura croit d'ailleurs que ses compatriotes, pourtant acquis au concept de diversité culturelle qu'ils ont défendu à l’UNESCO.n’y voient pas la même urgence que les Français ou les Québécois.«Le Japon est un des rares pays où la domination des moyens audiovisuels en provenance des États-Unis est presque négligeable.Dans la télévision française, il y a eu un moment où 80 % des émissions de fiction venaient des États-Unis.Le même chiffre au Japon n ’était que de 4,7 %.Nous n'avons donc pas eu à lutter avec acharnement contre la domination américaine», signale à ce propos M.Isomura, qui a dirigé pendant plusieurs années le réseau public NHK «Lorsque j’en étais directeur général, j’ai été surpris de constater que le pourcentage des programmes importés n était que de 2% à la NHK, alors que la proportion était de 14% à la BBC, ajoute-t-il.Pour que nous ne soyons pas accusés de protectionnisme dans ce domaine, j’ai pris la décision d'acheter beaucoup de programmes de la BBC, de chaînes américaines et de chaînes françaises, si bien que nous sommes passés à 4,7 % au bout d’une vingtaine d’années.» En matière de diversité culturelle comme dans plusieurs autres domaines, le Japon doit tenir compte de la relation étroite qu’il entretient avec les Etats-Unis depuis plus d'un demi-siècle, rappelle M.Isomura; «Au fond de leur cœur, les Japonais sont contre Tunilateralisme culturel des Américains.Lors du vote de la conférence générale de TUNESCO [qui a adopté fa Convention sur fa diversité culturelle) Tannée dernière.le Japon sèst rangé du côté du Canada, de la France et de la majorité des pays membres, mais, derrière la scène, il a tout fiait pour calmer la colère des Américains.» Sur le fond, les Japonais voient d'ailleurs les choses d'un autre œil que les Français ou les Québécois.«Pendant très longtemps, le Japon a subi Tinfluen-ce de la civilisation chinoise, puis, un court moment, celle du christianisme.Ensuite, ce fut la modernisation.A toutes ces occasions, nous avons su assimiler l'influence d'une grande culture extérieure.•Même une grande religion comme le bouddhisme a change de caractère lorsqu'elle est arrivée au Japon depuis TInde.en passant par la Chine et la Corée.Pour écrire.les Japonais utilisent les idéogrammes chinois, même si les linguistes trouvent dans leur langue plus de ressemblances atec le mongol ou même le finnois qu avec le chinois Par conséquent, nous n avons pas peur que la predominance de la culture américaine n efface la nàtre.» Langues et traductions Les Japonais se passionnent pour tout ce qui se fait à l’étranger.On connaît leur capacité d'adaptation et d'amelioration des technologies- En même temps, ik comptent parmi les cancres en ce qui concerne l’apprentissage des langues étrangères, note M.Isomura (dont l'aisance dans fa langue de Molière en fait une des exceptions, quand même assez nombreuses.qui confirment cette règle.) Résultat depuis que le pays s’est ouvert au monde il y a un siècle et demi, presque tout y est traduit.«C’est le seul pays où vous pouvez obtenir un doctorat en littérature française sans avoir de connaissance de la langue française», fait remarquer M.Isomura.Notons quand même qu'il y a dans l’archipel un débat (toujours pas résolu) sur l’opportunité d’enseigner l’anglais dès l’école primaire.«Pour le grand public japonais, il est difficile de comprendre qu’un pays comme le Québec, entouré par une majorité anglophone, lutte pour préserver sa langue propre, note Hisanori Isomura, qui a passé plusieurs étés en famille à Montréal et à Québec lorsqu’il occupait des fonctions de correspondant à Washington.«Aujourd’hui, TUfi compte 25 pays parlant 21 langues différentes.A Bruxelles, dans toutes les réunions, on traduit tous les documents.C’est un effort considérable et coûteux.Lorsque je prends cet exemple pour faire comprendre la situation au public japonais, une des premières réactions consiste à dire: “Pourquoi n 'utilise-t-on pas l’anglais ou l’allemand, ou une sorte d'espéranto?’Je réponds qu'ils [les Européens]un effort parce que la langue, c’est la culture.» Le Québec à l’UNESCO?Hisanori Isomura est conseiller spècial auprès du directeur général de lUNESCO de Japonais Koïchi-ro Matsuura) depuis plusieurs années.Quand on lui demande ce qu’il pense de l’idée d’admettre officiellement des nations non souveraines, comme le Que» bec, au sein de cette organisation internationale, il a cette réponse de diplomate: «Si on donne un siège au représentant des Basques ou de la Corse, ce sera la tour de Babel.Mais la position de Québec est tellement spéciale.[.] Tous les délégués à TUNESCO apprécient beaucoup ce que les Québécois ont fait pour faire adopter la convention malgré l’opposition très marquée des Américains», répond-il en prenant soin de préciser qu'il s'agit là d’une opinion personnelle.Au cours de sa carrière au service étranger de la NHK.de 1953 à 1974, Hisanori Isomura a eu l’occasion d’interviewer les grandes personnalités politiques de l'époque.Par qui a-t-il été le plus impressionne?«Ma réponse est très claire et très courte le général de Gaulle et John F Kennedy.Le moment le plus émouvant que fai couvert dans ma carrière de journaliste.c'est la rencontre entre le général de Gaulle, président de la republique française, et un jeune président des Etats-Unis.John F.Kennedy C’était en 1961.[.] Depuis, je n 'ai pas rencontré de gens plus séduisants que ces deux-là.Cest le charisme en ce qui concerne JFK et la vision en ce qui concerne le générai» Le Devoir Les avis publics et appels d’offres Au téléphoné 514-985-3344 IV télécopieur Par courrier 514-985-3340 avisdevi81edevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement .Au telephone 514-985-3322 Par télécopieur 514-965-3340 Les abonnements .Au telephone 514-9853355 du hindi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements® ledevotr corn Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800-463-7559 L'agenda culturel Au téléphoné 514-9653346 Par télécopieur 514-9853390 [M /V*vr CW puWfr ‘fci HiiKh Ml samedi ,vu lr lVw*r tnc dont h» *vial rst «n* au rue IV Weurv * «agr Momrrai.Vurbrv» H3A VMS R e* an j immee IVrswc A ara»hcr»h c** autonsce a emutowr ri à dHfaarr Va «nfcimvaOom puNvn» * * *' • famnfcMlM» ntvonnur* dont k causr W produit!» ou V» service* prxrr ¦OSX me IV Weurv.s- f«*e Mawtrml iQwrtwv) .VMS I Uns U /V*w 11 /Vtw r* tlartbu* par Mt wMgrnr» IVrMrwque-s, rs teneur* S wus ne mihiair* pas nrcrw de tirre qpnirini de ces ornuMDnn* mater m avertir ocare serwee a te cte—eh •r Inymweif Qurbew* n Van.ivuirvard loduMneL^aini leaa sur V ftchrkru.dtaara de haprènene» Québécor ter, 6U.rue SoteteJaraur* OueaL Montre^ a, 4 >»Mge Quebec»* bx sii\ boutevard Sarw Martin (Xieec Lastel Erma de pnfafateaai — Enregwrmnr’m tr Oft* rvpftt teapÉ ftebfcaheqae aaboaHir da Quebec \
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