Le devoir, 30 mai 2006, Cahier A
ECONOMIE Décès de Jacques Bouchard, le père de la publicité au Québec Page B 1 I ,F, DEVOIR V o L .X C V I I N " 1 1 9 ?L E M A R D l 3 O M Al 2 1) O (i 8 7c + r a x k s » I $ AFGHANISTAN Une bax^re américaine provoque des émeutes à Kaboul Page A 7 Kyoto: Ottawa n’aidera pas Québec Charest doit oublier les 328 millions promis par les libéraux ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le gouvernement du Québec peut faire adopter toutes les motions unanimes qu’il veut, le gouvernement fédéral n'a pas davantage l’intention de lui verser une enveloppe budgétaire lui per- mettant de financer son plan de réduction des gaz à effet de serre.Si le Québec veut aller de l’avant et désire atteindre ses objectifs de Kyoto, il devra se passer d’Ottawa.En fait.Le Devoir a appris que le gouvernement Harper avait signifié il y a plusieurs mois au gouver- nement Charest que l’enveloppe de 328 millions de dollars promise par les libéraux ne serait pas au rendez-vous, même si Québec continue de réclamer cette somme.Au contraire, le fédéral travaillera en collaboration avec les provinces seulement dans le cadre de son «f>lan national» de réduction des gaz à effet de serre qui sera dévoilé cet automne, abandonnant du même coup l’approche territoriale souhaitée par Québec.VOIR PAGE A 10: KYOTO JEWEL SAM AI) AGENCE FRANCE-PRESSE Une femme et son enfant au milieu des ruines de sa maison à Bantul, dans la province de Yogyakarta.Le séisme de samedi a fait plus de 5100 morts et des dizaines de milliers de sinistrés plongés dans le dénuement total.^XV.'Vk^ v- > '• t**" I } ‘3 .-wf Séisme en Indonésie L’aide internationale arrive Jakarta — L’aide humanitaire étrangère se mettait en place hier dans l’île indonésienne de Java frappée samedi par un violent séisme qui a fait plus de 5100 morts.La priorité était d’aider des dizaines de milliers de sinistrés plongés dans le dénuement total alors qu’une forte pluie hier soir venait ajouter aux terribles conditions sur place.la seconde urgence était sanitaire.«Les hôpitaux sont totalement bondés», a indiqué Carlos Afonso, coordinateur de l'Office d’aide humanitaire de la Commission européenne.«Il y a d'énormes besoins dans le champ médical: des médecins, des infirmières, du personnel soignant, du matériel de soins et chirurgical, a-t-il précisé.Iss estimations font état de 20 000 blessés.>> L’ONU a réclamé d’urgence hier à Genève trois hôpitaux de campagne, des fournitures médicales et des tentes.«Iss besoins les plus urgents, qui doivent être satisfaits dans les trois jours, portent sur trois hôpitaux de campagne, du matériel médical orthopédique, des générateurs et des tentes», a expliqué Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONl I.Des dizaines de milliers d’habitants de Java étaient toujours à la recherche de nourriture et d’abris hier, au surlendemain du puissant séisme de magnitude 6,3 qui a frappé la grande île indonésienne.VOIR PAGE A 10: INDONÉSIE Enseignement de l’histoire Une commission parlementaire est inutile, dit Fournier Le ministre s'en prend au Devoir dans une lettre ouverte ANTOINE ROBITA1LLE Québec — S’il n’en tient qu’au ministre de l’Éducation, la Commission de l’éducation de l’Assemblée nationale ne se penchera pas sur l’enseignement de l’histoire au Québec, comme l’avait réclamé l’opposition officielle la semaine dernière.Dans une lettre (reproduite dans notre page «Idées») et adressée au président de la Commission, le député Jacques Chagnon, le ministre Jean-Marc Fournier explique qu’à son avis «la nouvelle» publiée dans Le Devoir du 27 avril «était erronée».Désormais, «la vérité doit reprendre ses droits», écrit-il avec emphase.Rappelons que nous publiions ce jour-là un article sur le projet de programme du nouveau cours «Histoire et éducation à la citoyenneté» qui devrait être implanté à l’automne 2007 en III’ secondaire et l’année suivante en IV' secondaire.Dans ce document on ne faisait pas mention de certains événements VOIR PAGE A 10: FOURNIER INDEX Annonces B 4 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie— B 1 Éditorial.A 8 Idées.A 9 Météo .B 5 Monde.A 7 Mots croisés.B 5 Sudoku.B 4 Télévision.B 7 Alerte à la moléculture Une coalition internationale voudrait empêcher la culture d’OGM à des fins pharmaceutiques IRAK 61 morts à Bagdad, dont deux journalistes britanniques ¦ À lire en page A 7 REUTERS Un champ de tabac, l’une des cultures touchées à ce jour par l’expérimentation d’OGM en pharmacie.FABIEN D EG LISE Une coalition internationale d’organismes environnementaux, altermondialistes et consuméristes demande au gouvernement fédéral d’empêcher immédiatement au pays lutilisation commerciale d’organismes génétiquement modifiés (OGM) à des fins pharmaceutiques.Connue sous le nom de moléculture végétale, cette pratique devrait, selon eux, faire l’objet d’un «débat public, ouvert et large sur les aspects socioéconomiques et éthiques» qui l’entourent.Et ce, avant de se généraliser dans l’environnement Dans une lettre adressée au premier ministre fédéral, Stephen Harper, la semaine dernière, ce regroupement baptisé l’Alliance pour cibler l’intégrité en agriculture, demande officiellement au chef du Parti conservateur de «contrer les ministères et organismes du gouvernement fédéral qui veulent autoriser la dissémination commerciale dans l’environnement de végétaux génétiquement modifiés destinés à la moléculture».Les 60 groupes de pression de cette coalition — Greenpeace International, l’Institut Polaris, At-tac-Québec, Équiterre, Californians for GÉ-Free Agriculture ou encore la Research Foundation VOIR PAGE A 10: OGM «En matière de contamination, le risque zéro n’existe pas» [rüwntNnür ‘ uaaüaCT.j PRÉSENCE^.'AUTOCHTONE du 25 mai au 8 juin et du 21 au 2fi juin 2006 oud» ss nativelynx.qc.ca infn 514 qhq 'lOCM> T .'ràjJTl IL M.• ' «¦ iM t V / Au Québec, c’est le gouvernement qui décide pour vous combien de temps il est acceptable de souffrir.Le gouvernement a vraiment perdu le sens des valeurs.Fédération DES MÉDECINS SPÉCIALISTES du Québec En 2003, nous, médecins spécialistes, avons de bonne foi signé une entente formelle avec le gouvernement qui, aujourd'hui, renie son engagement.Des gens de valeur En fin de compte, c'est de valeur pour tout le monde.www.fmsq.org I f LE DEVOIR L E M A R 1) O M A 2 o o t; POLITIQUE Michel David Le courage de gouverner Lors des prochaines élections, les Québécois auront à choisir entre le courage de la saine gouvernance ou les déchirements d’une nouvelle campagne référendaire, a lancé le premier ministre Charest dimanche à Sainte-Marie-de-Beauce.D’une certaine manière, c’est aussi le choix que devra faire le PQ.fl y a en effet des choses incompatibles.Quand Lucien Bouchard a donné à Louise Hard le feu vert pour procéder aux fusions forcées des municipalités, elle a tout de suite compris qu'il avait renoncé à la tenue d’un référendum.Il ne faut pas confondre le courage et la foUe témérité.La réforme municipale était peut-être une bonne idée en soi, mais il était inévitable qu'elle ferait des mécontents.Le Bloc québécois et le PQ en ont tous les deux payé le prix en 2000 et en 2003.Inévitablement, le oui aurait écopé lui aussi.S’il n'en avait pas été question durant la campagne de 1998, c’est que M.Bouchard n’avait aucune intention de s’y attaquer à ce moment-là Quoi qu’en pensent les «purs et durs» du PQ, il souhaitait tenir un autre référendum, mais les résultats des élections, encore plus mauvais que ceux de 1994, l’ont convaincu que les «conditions gagnantes» ne seraient pas au rendez-vous.C’est un autre de ces chantiers à haut risque politique que le PQ ouvrira au conseil national des 9,10 et 11 juin: la révision de la politique de subvention des écoles privées.La situation actueUe, qui mène l'école publique à sa perte, ne peut plus durer, que le Québec devienne souverain ou qu’il demeure une province canadienne, mais la solution est tout sauf simple.?\£ programme adopté au congrès de juin dernier prévoit de «réduire de façon importante les subventions aux écoles privées pour signifier clairement que l’école publique est le lieu premier et essentiel pour réaliser l'intégration de toutes les Québécoises et de tous les Québécois».Peu importe que le régime actuel constitue une anomalie au Canada et même en Amérique du nord, il fait maintenant partie des mœurs.Un changement de cap majeur provoquerait à coup sûr de très sérieux remous ^u sein de la société québécoise, donc de l’électorat.A la veille d’un référendum, le moment serait donc très mal choisi.André Boisclair est parfaitement conscient de cette réalité.Durant la course à la succession de Bernard Landry, le futur chef du PQ s’était dit favorable à une révision à la baisse du financement public des écoles privées, mais il excluait toute mesure en ce sens avant le référendum.Pour sortir de l’étemelle opposition entre école publique et école privée, le PQ préfère maintenant parler d’écoles «inclusives» et d’écoles «exclusives» ou encore d’écoles «sélectives» et «non sélectives».Sous un gouvernement péquiste, toutes les écoles qui pratiquent une sélection des élèves, qu’elles soient publiques ou privées, pourraient voir leurs subventions diminuer, voire disparaître complètement.Inversement, les écoles qui ne pratiquent aucune sélection verraient leurs subventions augmenter.Cette façon de voir les choses permet sans doute de prendre en compte la réalité de certaines écoles publiques qui pratiquent elles aussi l’écrémage qui est reproché à l'école privée, mais il est clair que cette dernière sera davantage pénalisée.Si on pousse le raisonnement à sa conclusion logique, les écoles qui sélectionnent leurs élèves sur une base religieuse, par exemple les écoles juives, pourraient perdre toute subvention, ce qui ouvrirait un autre débat Certaines écoles publiques à vocation particulière pourraient très bien décider de compenser la baisse de leurs subventions en demandant une contribution supplémentaire aux parents.Cela aurait l’effet assez paradoxal de les transformer en une sorte d’écoles semi-privées! ?Il est évidemment possible de trouver un problème à chaque solution.En voyant les choses d’un œil plus optimiste, on peut cependant imaginer qu’avec le temps il serait possible d’atteindre un nouvel équilibre qui éviterait à l’école publique d’assumer presque seule le fardeau des élèves qui ont des problèmes d'apprentissage, avec le résultat de faire fuir vers l’école privée tous ceux qui en ont les moyens.Il n’est certainement pas normal d’investir autant d’argent dans des écoles où personne ne veut aller.La période de transition risque toutefois d’être longue et difficile.On peut prévoir que bon nombre de parents qui ont fait le choix du privé vont très mal accepter de payer plus cher ou de voir arriver une clientèle plus lourde.Et ils ne se gêneront pas pour le faire savoir à ceux qu’ils en tiendront responsables.Le premier ministre Charest s’est d’ailleurs empressé d’exploiter l’affaire en accusant le PQ de semer la confusion.D ne nie pas qu'il existe un problème, mais il laisse entendre que la solution consiste plutôt à augmenter les ressources mises à la disposition de l’école publique qu’à pénaliser l’école privée.D reste que la proposition péquiste s’inscrit parfaite ment dans l’optique d’une «répartition plus égalitaire des perspectives d’avenir», qui fait partie des principes fondamentaux énoncés dans le programme du parti La question est de savoir s’il s'agit d'un lointain objectif, dont la réalisation devrait attendre une souveraineté qui ne semble pas imminente, ou si un gouvernement péquiste ne devrait pas s’y attaquer aussitôt élu.En saisissant le conseil national du problème, M.Boisclair commence-t-il à préparer ses militants à l'idée qu'il faudra peut-être gouverner une province pendant encore un certain temps?Une réforme comme celle-là peut très bien être réalisée dans le cadre constitutionnel actuel Elle ne nécessite même pas le règlement du déséquilibre fiscal.Bien sûr, elle ferait des mécontents, mais, si le PQ y croit vraiment, il manquerait à ses responsabilités en la reportant indéfiniment dans l’attente du Grand Soir.Le courage de gouverner, c’est aussi celui de renoncer temporairement au souhaitable pour accomplir le possible.mdavid@ledevoir.com Grève sauvage à Toronto r / :vV -\r .* I ' V " x y'.-.¦¦ * .> ¦¦m.MIKE CASSrSK KH II US UN DEBRAYAGE surprise des employés du transport en commun de Toronto a forcé hier matin plus de 8(X) (XX) usagers à se déplacer par leurs propres moyens ou à tout simplement rester à la maison.L’arrêt de travail s’est terminé aussi abruptement qu ’il avait commencé, sans résultat.Une ligne de piquetage déjà érigée pendant la nuit par des employés d’entretien insatisfaits de leurs conditions de travail a été renforcée par les chauffeurs du quart de jour.Un geste qui a suscité beaucoup de mécontentement de la part des usagers du transport en commun.Le président du Syndicat des travailleurs unis du transport en commun regroupant 8500 membres, Bob Kinnear, a fait savoir que les employés seraient au poste ce matin.Il a de plus affirmé que l’exécutif du syndicat n’était pas responsable du débrayage jugé illégal par le Conseil des relations de travail de l’Ontario qui a décrété un retour au travail immédiat.Négociations entre les médecins et le gouvernement Les spécialistes ont 16 millions pour livrer bataille Les médecins spécialistes se donnent les moyens de mener une âpre bataille contre le gouvernement Charest en mettant de côté 16 millions.Ce soir, ils seront plus de 2000 au Stade olympique pour réclamer la correction de l’écart important qui existe entre leur rémunération et celle de leurs confrères du reste du Canada.ROBERT DUTRISAC Québec — Les médecins spécialistes se constituent un trésor de guerre de 16 millions pour mener fa bataille qui les oppose au gouvernement Charest au sujet du rattrapage de leur rémunération.Pour doter ce fonds exceptionnel, 1a Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) a exigé de chacun de ses 8000 membres une cotisation spéciale de 2000 $.Il y a deux semaines, les 125 délégués de la FMSQ ont décidé d’imposer cette cotisation aux médecins afin de financer, notamment, une campagne de publicité grand public liée aux négociations qui s’annoncent ardues avec le gouvernement La cotisation habituelle d’un médecin spécialiste à sa fédération est de 900 dollars par an, a précisé, hier, 1a porte-parole de 1a FMSQ, Dominique Drouin.«C’est le gouvernement qui nous parle de raison d’Etat comme s’il était en guerre.Pour nous, on n’est pas en guerre, sauf qu’on se donne des moyens à la hauteur des enjeux», a dit le président de la FMSQ, le D'Yves Dugré.Cette cagnotte de 16 millions permettra à la FMSQ de poursuivre son plan d’action qui «demeure le même», a-t-il dit «On a eu une belle gradation récemment.Un rapport de force, ça s’établit de plusieurs façons.Mais nous sommes dans le mode de négociation», a souligné le Dr Dugré.L’heure n’est pas aux moyens de pression comme les journées d’études qui entraînent le report des chirurgies électives, a-t-il fait savoir.Il y a quelques semaines, la FMSQ a lancé une campagne de publicité choc jouant, entre autres choses, sur la peur du cancer ou le mauvais fonctionnement du système de santé.La FMSQ s’est payé une dizaine de pleines pages couleur dans onze quotidiens.Selon certaines évaluations, le coût de cette campagne dépasse 1,5 million de dollars.Les médecins spécialistes ont rejeté il y a deux semaines l’offre du gouvernement qui leur accordait 8 % répartis sur six ans, soit une hausse identique à cejle in)-posée aux employés de l'Etat.A cela, s’ajoutait une somme de 169 millions pour diverses mesures ciblées.Ce soir, on prévoit que plus de 2000 médecins spécialistes participeront à un grand rassemblement, baptisé «Opération: fini le mépris!», au Stade olympique où ils seront informés de l’offre gouvernementale et du plan d’action de leur fédération.La FMSQ réclame que le gouvernement corrige l'écart de rémunération qui existe entre les médecins spécialistes du Québec et ceux des autres provinces.L’organisme syndical estime que le gouvernement renie carrément sa signature.En avril 2003, le gouvernement précédent signait une lettre d’entente avec les médecins spécialistes.Cette entente, assor- tie d’une hausse immédiate de leur rémunération de 5 %, survenait après des mois de négociations et l’utilisation de moyens de pression, dont plusieurs journées d’études qui avaient paralysé les blocs opératoires de plusieurs hôpitaux en rotation.N’eût été le règlement, ces moyens de pression auraient culminé en une journée de grève générale.«Le gouvernement s’engage à corriger les écarts reconnus par les parties afin de s’assurer et de maintenir un niveau de rémunération concurrentiel visant à permettre la rétention et le recrutement des médecins spécialistes nécessaires au bon fonctionnement du système de santé», peut-on dans cette entente.En outre, le gouvernement et les médecins s’étaient entendus pour former un comité d’étude indépendant afin de déterminer quels étaient les écarts de rémunération entre les médecins spécialistes québécois et leurs confrères du reste du Canada.Déposé en novembre 2(X)4, le rapport de ce comité concluait à l’existence d’un écart variant de 26 % à 38 %, soit un débours de 500 à 700 millions pour l'État.Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a décidé de passer outre à cette entente, avançant que l’état des finances publiques ne permettait pas de faire mieux.Selon la FMSQ, en dix ans, le Québec a perdu 322 médecins spécialistes, ce qui représente une fois et demie le nombre de spécialistes qui sortent des facultés de médecine à fa fin de l'année.«En médecine spécialisée, l’exode est un élément.Je ne comprendrais pas un gouvernement qui dirait: “Ce n'est pas grave, ils ne partent pas, je peux les payer moins”.Je pense qu'on jouerait avec le feu», juge le D'Dugré.Le Devoir Les premiers ministres espèrent que l’accorc de Kelowna survivra Gimli — Réunis pour leur rencontre annuelle, hier, les premiers ministres de l’Ouest et les dirigeants des Territoires ont pressé le gouvernement fédéral de ne pas reculer sur l’entente de 5,1 milliards destinée à améliorer la vie des autochtones.Ce qu’on appelle l’accord de Kelowna a été signé en novembre dernier par l’ex-premier ministre Paul Miirtin, les premiers ministres des provinces, les leaders des territoires et les organisations autochtones.Mais le nouveau gouvernement conservateur de Stephen Harper n’a pas montré beaucoup d’enthousiasme à son sujet.Et le fait qu’il n’ait pas été men donné dans le budget fédéral en amène certains a craindre qu’il ne soit condamné.les premier ntinistres des provinces de l’Ouest se sont entretenus avec des leaders autochtones dès le début de leur rencontre pour discuter de la question.D’emblée, le premier ministre manitobain Gary Doer a soutenu qu’il serait «moralement répréhensible» de reculer sur cet engagement À son avis, l’accord de Kelowna ne pouvait pas résoudre les problèmes accumulés au fil de 120 ans d’histoire, «mais au moins, c’est un début».Son homologue de Colombie-Britannique, Gordon Campbell, espère que le gouvernement fédéral n’a pas abandonné l’accord et il a suggéré que les provinces aillent de l’avant avec certaines parties de cette entente.«Mon espoir est que tous les gouvernements provinciaux présenteront leurs plans pour les Premières Nations, les Inuits et les Métis pour combler l’écart entre autochtones et non autochtones et convaincre le gouvernement fédéral de fournir le genre de ressources qui sont nécessaires à long terme.» Selon M.Doer, si des groupes comme celui des premiers ministres de l’Ouest apportent leur soutien à l’accord, alors le gouvernement fédéral ne sera peut-être pas tenté d’aller en sens contraire.L’accord de Kelowna a été conclu au terme de 18 mois de pourparlers.Il incluait un plan en 19 pages fixant des objectifs à atteindre et des obligations de reddition de comptes sur 10 ans.Il prévoyait 624 millions pour les Amérindiens juste pour la première année, plus des millions de dollars supplémen taires pour les Inuits et les Métis.Le budget fédéral comportait des engagements de financement ferme pour des dossiers intéressant les autochtones — 150 millions sont promis cette année et 300 millions l’an prochain.Presse canadienne Jacques BEAUCHESNE mv FIRST ENQLISH DICTIONARY 608 ptqes - 12.55 S GUERIN éditeur tw (514)842-3481 un ouurage d une grande originalité.En veille dans toutes les uiratnes Les prix son! indiqués sous reserve de modifications HlNl>oV ?.T \i* Y- % m 1 • ' ?jfl,.rfjpES * - « «b- mk.Æfj'mEr 64 piges- 17,30$ Nicole-Andrée CHARBONNEAU Simon DERASPE Sm« la direction da Jean-Marie DEBUNNE LA TRADITION HINDOUE ÉTNIQUE ET CULTURE HEIIOIEUSE AU SECONDAIRE Le* «riit.on» LA PENSÉE En «Cille IIM1 l««tC« IM IIDrilllM (514)848-9042 Les prix sont indiqués sous réserve dç modifications. LE DEVOIR, LE MARDI 30 MAI 2006 A 4 •LES ACTUALITES- Présence canadienne en Afghanistan Les sénateurs libéraux se butent à l’ironie du ministre McKay HÉLÈNE B U Z Z EXT I Ottawa — Pourquoi la mission canadienne en Afghanistan a-t-elle été prolongée de deux ans et pas trois, cinq ou dix?C’est la question que se posent les sénateurs à Ottawa et à laquelle le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, a fourni hier une réponse non convaincante: parce que la politique est ainsi faite.Le comité sénatorial sur la sécurité nationale et la défense s’inquiète des versions contradictoires entendues sur le temps nécessaire pour rétablir un semblant d'ordre en Afghanistan.L’ambassadeur du Canada à Kaboul aurait parlé de «cinq générations», le major-général Andrew Leslie, qui a dirigé la mission, de 20 ans, et l’ambassadeur afghan en poste à Ottawa, 5 ans.Le gouvernement canadien, lui, a choisi février 2009, date qui a été entérinée par la Chambre des communes lors d'un débat extraordinaire il y a deux semaines.Qui dit vrai?«Il nous apparaît déraisonnable de fixer une date, alors que ce que nous recherchons, c’est l’atteinte de certains objectifs», a lancé le sénateur libéral Colin Kenney.Le ministre lui a fait comprendre que le choix de cette date arbitraire s’expliquait par des impératifs politiques plus terre à terre.«Bien, si vous me dites au nom de l’opposition que vous seriez prêts à prolonger la mission encore plus, nous déposerons une autre motion», a-t-il lancé.Sa pointe d’ironie n’a pas été très appréciée.Le ministre MacKay a reconnu que le Canada pourrait très bien rester encore plus longtemps en Afghanistan si le besoin s’en faisait sentir.«La mission pourrait être prolongée lorsque nous approcherons de la date de février 2009.De la même manière que la mission initiale, qui avait été mise en place par l’ancien gouvernement et que nous appuyions, a été prolongée.» Le sénateur Kenney déplore que le gouvernement n’ait pas fourni de critères «métriques» pour mesurer les progrès dans la société afghane qui permettraient au Canada de dire un jour «mission accomplie».«Je ne crois pas que ce soit la bonne façon de déterminer quand tout ceci devra prendre fin», pense le sénateur.En outre, M.Kenney croit que le ministre se trompe lorsqu'il affirme que la culture du pavot, à l’origine du commerce de l’héroïne, va en déclinant Le ministre MacKay a déclaré qu’il «n'y a plus autant de personnes impliquées dans le commerce, mais le retour financier est plus important».«Tous les chiffres que nous avons vus indiquent plutôt que l’augmentation est substantielle», rétorque le sénateur.Le Devoir L’État doit soutenir ses enseignants, dit le PQ PIERRE SAINT-ARNAUD Le Parti québécois accuse le ministre de l’Éducation, Jean-Marc Fournier, d’ètre désinvolte devant la situation très délicate qui s’annonce pour la rentrée scolaire de septembre.Le réseau devra en effet accueillir environ 5200 nouveaux enseignants pour combler les départs à la retraite et répondre aux besoins causés par l'augmentation du temps d'enseignement au primaire et l’ajout de spécialistes, notamment en anglais et en éducation physique.Or.plusieurs de ces nouveaux enseignants n’auront pas la formation nécessaire en pédagogie parce que le ministre a assoupli les règles d’embauche afin d’éviter une pénurie.L'opposition demande au gouvernement de prévoir un soutien adéquat pour ces nouveaux enseignants et de suspendre l'application de l’enseignement en anglais dès la première année.Le porte-parole du Parti québécois en matière d'éducation, Camil Bouchard, a indiqué hier qu’il faudrait ajouter 660 professeurs d’anglais pour étendre l’enseignement de cette matière en première et deuxième année alors qu’il en manque déjà plus de 140 dans le réseau et que les universités n'en diplô-ment que 200 par année.«Si les ressources ne sont pas au rendez-vous, il y a de quoi se préoccuper, a souligné M.Bouchard.Il y a des gens qui sont inquiets.Ils nous disent: "est péenne a rangé hier les relies sri-lankais des Tigres de li-ration de l'Eelam tamoul dans catégorie des organisations ter-ristes, ont déclaré des diplo-ites européens.Cette décision a été prise lors me réunion ministérielle.Elle im-que un gel des avoirs et des ire -dictions de déplacements.Il git en outre d'un revers diploma-ue pour les Tigres, qui luttent ur l'indépendance d’une partie nord et de l’est du Sri Lanka.Les Etats-Unis, le Canada et la andeBretagne ont déjà rangé les ?res dans leurs listes respectives s organisations terroristes.Reuters Deux journalistes britanniques sont tués Journée sanglante à Bagdad Bagdad — La violence a fait 61 morts hier en Irak, dont deux correspondants britanniques de la chaîne de télévision américaine CBS, reléguant au second plan le procès du président déchu Saddam Hussein jugé pour le massacre de chiites dans les années 1980.Ces attaques témoignent de la situation sécuritaire alarmante, alors que le premier ministre Nou-ri al-Maliki n’a toujours pas réussi, faute d'un consensus entre les blocs politiques, à nommer les titulaires des ministères de la Défense et de l'Intérieur malgré l’investiture le 20 mai de son cabinet, cinq mois après les élections.M.Maliki, dans une interview télévisée, a souhaité une coopération sans faille des pays arabes pour rétablir la sécurité dans son pays.«Toute aide et tout soutien au terrorisme seront considérés comme une contribution au massacre d’irakiens et une action contre le projet national irakien», a-t-il dit L’attaque la plus meurtrière s’est produite dans la journée à Khalès, à 80 km au nord de Bagdad, dans laquelle 14 personnes ont été tuées et 17 blessées, selon une source médicale.Une vague d’attentats a également secoué la capitale irakienne malgré un plan de sécurité annoncé par le nouveau gouvernement.La police irakienne a recensé en tout au moins dix attaques, la plupart perpétrées à Bagdad.Toujours à Bagdad, le reporter d’images Paul Douglas, 48 ans, et le preneur de son James Bro-lan, 42 ans, tous deux britanniques travaillant pour la chaîne de télévision américaine CBS incorporés dans une unité militaire américaine ont été tués dans l’explosion d’une voiture piégée conduite par un kamikaze.Un officier américain et un interprète irakien y ont également été tués, alors que la correspondante américaine Kimberly Dozier, 39 ans, a été grièvement blessée.Plusieurs députés irakiens se sont alarmés de la recrudescence de la violence.Un député chiite du sud, Okail Abdel Hussein, a rejeté sur la Force multinationale dirigée par les Etats-Unis la responsabilité de la détérioration de la sécurité à Bassorah.La même accusation a été reprise par un autre député chiite, cheikh Jalaleddine Saghir, à propos de la situation dans la province de Diyala.Le regain de violence a coïncidé avec une nouvelle audience à Bagdad dans le procès de Saddam Hussein et de sept de ses ex-lieutenants jugés pour le massacre de 148 chiites après une tentative d’assassinat du président déchu à Doujaïl, au nord de Bagdad, en 1982.Après avoir entendu huit témoins de la défense, le Haut tribunal pénal irakien a décidé de tenir sa prochaine audience aujourd’hui.les témoins ont déposé en faveur de Saddam Hussein, de son demi-frere Barzan al-Tikriti et du président du tribunal révolutionnaire de l’ancien régime qui avait condamné à mort les 148 villageois chiites.Agence France-Presse et Reuters Le rêve brisé de Berlusconi Rome — La gauche italienne devrait conserver la gestion des villes de Rome, Turin et Naples à l’issue des élections municipales de dimanche et hier, brisant les rêves de revanche de Silvio Berlusconi, mis en difficulté dans son fief de Milan.«Nous attendons les résultats définitijs.mais les premiers résultats montrent que le centre gauche continue de progresser et que le centre droit n'a pas récupéré».a déclaré hier soir le vice-premier ministre Francesco Rutelli dans un premier commentaire.Contraint de céder le pouvoir après sa défaite aux législatives des 9 et 10 avril, Silvio Berlusconi espérait prendre sa revanche avec les municipales et avait donné un ton très dur à la confrontation.«Avec le vote de dimanche et lundi, les modérés donneront un avis d’expulsion à cette gauche, à ce gouvernement et à cette majorité qui n’en est pas une», avait-t-il lancé vendredi à Rome dans son discours de fin de campagne.Mais les premiers résultats officiels partiels ont brisé ce rêve.Les maires sortants de Rome, Turin et Naples, trois personnalités de l’Union de la gauche, étaient largement en tête et en mesure d’être élus dés le premier tour de scrutin.Ils avaient été contraints d’aller au second tour en 2001.- AFP 75 nouveaux grévistes Miami — Des dizaines de prisonniers détenus par les Etats-Unis sur la base Guantanamo ont entamé une grève de la faim, rejoignant ainsi trois détenus qui se privent déjà de nourriture, écrivait le quotidien Miami Herald.Selon le journal qui cite le capitaine de frégate Robert Durand, les grévistes seraient désormais 78 au total.Les trois premiers observent une grève depuis août 2005 mais sont nourris de force par intuba- E N BREF tion.Interrogée sur ces techniques d’alimentation forcée, la Maison-Blanche a indiqué il y a quelques semaines que les détenus étaient traités humainement Selon le capitaine Durand, aucun des grévistes ne court de danger.Des avocats qui ont visité le camp de détention affirment que les cas de dépression sont très répandus parmi les 460 personnes détenues, pour la plupart depuis quatre ans et sans qu’aucune accusation n’ait été formulée à leur encontre.Les Nations unies, ainsi que la Grande-Bretagne par l'entremise du principal conseiller juridique du gouvernement britannique, Lord Goldsmith, ont demandé instamment au président américain George W.Bush de fermer Guantanamo.-AFP Casques bleus enlevés Kinshasa — Les rebelles qui ont capturé sept Casques bleus népalais dimanche dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) exigent une rançon pour les libérer, a-t-on appris hier de sources congolaises et proches de l'ONU.Les sept hommes sont dé tenus par une faction du Mouvement révolutionnaire du Congo dirigée par Peter Karim, qui réclame 20 000 dollars par Casque bleu, ajoute-t-on de même source sous le sceau de l'anonymat Les Nations unies sont en contart avec les ravisseurs, «Notts avons fictivement sept soldats manquants, et nous poursuivons nos efforts sur le terrain pour tenter de connaître leur sort», a déclaré le porte-parole de la mission de l’ONU, Kemal Saiki.L'incident qui s'est produite en Ituri, à 100 km au nord de Bunia montre que les 17 000 Casques bleus en mission au Congo ont encore du pain sur la planche pour pacifier le pays avant les élections présidentielles et législatives pluralistes prévues le 30 juillet les premières depuis 40 ans.- Reuters Putrajaya — le Hamas a jugé hier injustifié et inutilement coûteux le référendum que se propose d'organiser prochainement le président Mahmoud Abbas si le mouvement islamiste ne se rallie pas d’ici au week-end prochain à un document reconnaissant implicitement Israël.«Ce processus a un coût alors que nous avons besoin d’argent.Nul ne reconnaîtra Israël, ce n est pas la peine d'avoir un référendum», a déclaré Mahmoud Zahar, en marge d’une réunion ministérielle des non-alignés en Malaisie.En dépit de toutes les pressions diplomatiques, politiques et financières, le Hamas, ;u -rivé au pouvoir dans la foulée de sa victoire aux élections législatives de janvier, se refuse à renoncer à son objectif de destruction de l'Etat juif.A l’occasion d'un «dialogue national» engagé la semaine dernière entre le Fatah, le 1 lamas et les autres factions politiques.Abbas a mis au défi le mouvement islamiste d approuver une projet de règlement négocié émanant de leaders palestiniens actuellement emprisonnés en Israël.Ce document prévoit la fin des attentats en Israël, la formation d'un gouvernement d’union nationale et la création d’un Etal palestinien sur l’ensemble de la Cisjor-danie et de la bande de Gaza, avec Jérusalem-Est pour capitale.Taufik Abou Khoussa, porte-parole du Fatah, s’est interrogé sur les raisons qui poussent le Hamas à refuser un référendum.«Ils disent que la majorité de la rue soutient leur programme politique.Pourquoi alors existe-t-il une telle peur panique face à l’éventualité d’un référendum?», a-l-il déclaré.Mahmoud Abbas a donné dix jours aux participants au dialogue.et particulièrement au Hamas, pour accepter le document, faute de quoi il a annonce qu’il le soumettrait à un référendum dans les 40 jours.Risque calculé «Il croit aux méthodes politiques qui, de notre point de vue.ne seront pas en mesure d'être mises en œuvre.C’est irréaliste», a déclare Zahar.«Nous n'avons pas peur d'un referendum, mais c'est une perte de temps et d’argent», a-t-il ajouté.Zahar a dû quitter la réunion des Non alignés lorsque Farouk Kaddoumi, «ministre des Affaires étrangères» de l'Organisation de libération de la Palestine a contesté son habilitation à occuper le siège de la Palestine au sein du mouvement le Hamas n’appartient pis à l’OLE qui est reconnue comme unique représentant des Palestiniens au sein des organisations internationales.Le document de paix que Mahmoud Abbas veut faire adopter prévoit l’intégration du Hamas et du Djihad islamique à l’OLP, qui est reconnue par Israël et a conclu avec lui les accords d’( )slo de 1993.Ceux-ci habilitent l'OLP, et non l'Autorité palestinienne, toutes deux présidées par Abbas, à représenter les Palestiniens à l'étranger, à mener leur politique extérieure et à ouvrir des représentations ou des ambassades.Le Hamas semble sur le |x>int de rejeter et le plan des prisonniers et le référendum, dont il conteste la lé-gïdité et la légitimité après sa victoire électorale éclatante de janvier, mais Abbas est résolu à organiser la consultation quoi qu’il arrive, dit-on dans son entourage.Agence France-Presse et Reuters « Il croit aux méthodes politiques qui, de notre point de vue, ne seront pas en mesure d’être mises en œuvre » Constitution européenne La France dirait encore non Paris — lJn an après la victoire du non au référendum sur la constitution de l’Union européenne, anciens partisans et adversaires du traité s’accordent sur un seul point: tout reste à faire pour relancer la machine européenne.Selon un sondage CSA publié hier dans lœ Parisien, une majorité des Français rejetteraient à nouveau le traité constitutionnel.En douze mois, les lignes ont peu bougé: 52% des personnes interrogées voteraient non, contre 54,6 % le 29 mai 2005.Une étude TNSSofres, réalisée auprès des lecteurs de la presse régionale et gratuite, montre cependant que 47 % des Français ne sont pas satisfaits du résultat du référendum, contre 46 % qui s’en accommodent.De plus, 64 % des sondés estiment que le rejet de la constitution a «plutôt affaibli» la position de la France en Europe.Pour Valéry Giscard d'Estaing, qui présidait la Convention européenne chargée de rédiger la constitution, «la France a beaucoup perdu» en matière d’image et d'influence.«J'ai été peiné de voir qu’m ne s'occupait plus de la France.En même temps, elle a mis l'Europe en panne», a déclaré l’ancien président de la République sur Europe 1.L’anniversaire du référendum tombant un an avant l'élection présidentielle, tous les regards de la gauche se tournent vers 2007.Puisque le gouvernement «n’a tenu aucun compte» du vote des Français, la nouvelle majorité devra le faire, explique dans le quotidien 20 minutes durent Fabius, seul «présidentiable» socialiste ayant prôné le non.Pour remettre l’Union dans le bon sens, l'ancien premier ministre souhaite la construction dans les plus brefs délais d’une politique commune de l’énergie ]x>ur faire face à la hausse du prix du pétrole, ;tinsi que deÿ coopérations renforcées entre Etats dans les domaines social et fiscal.«Tout le monde a compris que, pour qu’il y ait relance, il faudra attendre 2007 et espérer qu'un nouveau président et une nouvelle majorité politique puissent prendre les initiatives nécessaires», a renchéri le porte-parole du PS, Julien Dray.Qu'ils aient milité pour le oui ou le non, les socialistes rejettent le blâme de la panne européenne sur l’exécutif français.«On constate que le président de la République a été totalement absent du combat pour la relance de la construction européenne, et le président de LUMP se satisfait pleinement de l’Europe qu’il voulait, à savoir une Europe purement libérale», a expliqué Julien Dray lors d’un point de presse.L’organisation altermondialiste ATLAC, elle, entend profiter de l’élection présidentielle pour poser à nouveau la question d’une «réorientation» de la politique européenne.Elle prépare un Manifeste 2(X)7 après sa campagne pour le non au référendum.«Im base antilibérale du non ne s’est pas effritée, bien au contraire», remarque AT-TAC dans un communiqué.Reuters 128 piges-1t25 S Louise HALLÉ LES FRESQUES DE L’UNIUERS SOCIAL COIItCtlOS QÉOGRAPHIE, HISTOIRE ET EOUCOTIOH A IR CITOKHRETÉ in irrIi (r 2i CVCIE DU PRIMAIRE LIOEC inc (514)843-5991 Ei voRli dim tomes loi lilniriés Le* pn* sont indiqué* *o«* réserve de modifie ¦?\ f LE DEVOIR.LE MARDI 3 U MAI 2 0 0 0 A 8 EDITORIAL Profitons de l’occasion Vendredi dernier, le premier ministre fédéral, Stephen Harper, a réitéré sa promesse de tenir des élections à date fixe, tous les quatre ans.Par la même occasion, il a aussi annoncé qu’il présenterait un projet de loi, dès cette semaine, pour que les sénateurs soient élus au lieu d’être nommés.Voilà deux changements de portée bien différente, l’un plutôt intéressant, l’autre qui verse dans l’illusionnisme et dont nous reparlerons au moment du dépôt du projet en Chambre.J Jean-Robert Sansfaçon es projets annoncés par M.Harper ne tombent pas du ciel: lors de la récente campagne électorale, les conservateurs ont retenu six éléments de leur programme de parti pour les traduire en priorités au chapitre de «l’amélioration de la démocratie».De ces six points, deux avaient trait au Sénat et quatre à la Chambre des communes.Pour le Sénat, le programme électoral conservateur promettait de trouver un moyen pour que les futurs sénateurs soient d’abord élus dans une province avant d’être nommés par le premier ministre, faisant ainsi l’économie d’une réforme constitutionnelle.Il promettait aussi des réformes pour s’assurer «que le Sénat est un organe efficace, indépendant et représentant toutes les régions de façon équitable».En ce qui concerne la Chambre des communes, ce programme annonçait des élections tous les quatre ans, à date fixe, «sauf si le gouvernement perd la confiance de la Chambre», plus de pouvoir au Parlement et aux comités parlementaires pour demander des comptes aux ministres, plus de députés pour l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta dont la population s’est accrue et, finalement, le vote libre aux Communes sur tous les sujets, à l’exception du budget.En faisant part de son intention d’aller de l’avant bientôt sur quelques-uns de ces points, M.Harper respecte donc ses engagements.Quant au contenu des amendements, ceux qui touchent le Sénat notamment, il faudra attendre le projet de loi pour se prononcer, mais l’on peut appréhender le côté bricolage d’une réforme des institutions effectuée sans consultation.En revanche, modifier la loi électorale pour forcer la tenue d'élections à date fixe, voilà une bonne idée qui est déjà appliquée dans plusieurs pays du monde, et aussi chez nous, en Ontario, en Colombie-Britannique, à Terre-Neuve et dans la plupart de nos municipalités.Jusqu’à ce jour, c’est le premier ministre seul qui pouvait décider de la date des élections.Ce pouvoir lui donnait un avantage considérable sur ses adversaires.Sous Jean Chrétien, les Canadiens ont été appelés aux urnes deux fois sans motifs valables, après seulement trois années de gouvernement.Dans les deux cas, l’équipe Chrétien a profité de l’effet de surprise chez ses adversaires qui n'avaient pas eu le temps de se préparer.Rien ne justifiait de dépenser autant d’argent alors que le gouvernement disposait d’une solide majorité pour gouverner.Dans notre système parlementaire, le premier ministre du parti majoritaire a beaucoup de pouvoir, trop de pouvoir même.C’est lui qui nomme et congédie les ministres et les dirigeants des sociétés d’Etat, qui décide des projets de loi présentés devant la Chambre, qui conduit son pays en guerre, et c’est encore lui qui fixe le jour de son départ de la direction du parti.Pour les élections, tous doivent être sur le même pied, ce qui n’est toujours pas le cas malgré les changements récents au financement des partis.On pourra trouver curieux qu’un premier ministre en exercice respecte une promesse qui le prive d’un privilège important.Attribuons cela à la pureté du débutant qui mise sur le respect de ses promesses pour séduire.Quoi qu’il en soit, prolitons-en, car ce changement, somme toute fort simple, profitera à la vie démocratique.j- rsansfacon@ledevoir.com L’Union paralysée LE DEVOIR FONDÉ PAK HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE /l.,raVr /l.,raVr UN Vfw 'A G Au eue, ûMMTtf UN lo&o 0f5^iN£ /V\£)D£l£, ViviAwT.a.LETTRES -?- Harper et le pétrole Que se passerait-il si l’Alberta avait des champs de tabac au lieu de champs pétrolifères?Oui, des gens vivraient bien de cette culture: des agriculteurs, des ouvriers en usine, des détaillants, etc.Des compagnies de tabac seraient milliardaires.Mais, à la suite des études révélant les effets dévastateurs sur la santé des gens, cette province serait néanmoins obligée de commencer à se réorienter.Eh bien, c’est la même chose avec le pétrole, comme le révèle une autre étude sur ses effets sur la santé des humams.Et non seulement cette substance affecte très négativement notre santé, mais elle est aussi le cancer de cette planète.D est temps qu’on l’appelle par son nom.Le pétrole est un cancer pour nous tous, aussi «ac-cro» qu'on y soit et qu’on le nie ou non.H est évidemment problématique d'avoir comme premier ministre un valet du lobby du pétrole.Il est plus que temps qu’on se réveille.Daniel Breton Montréal, le 23 mai 2006 GBS Mont-Orford La coalition du Gros Bon Sens lancée récemment par Roger Nicolet à titre de préfet de la MRC de Memphrémagog a rapidement permis à un très grand nombre d’Estriens de prendre conscience qu’un projet récréotouris-tique durable, c'est-à-dire capable de concilier des enjeux environnementaux, économiques et sociaux, pourrait rapidement faire consen- sus.Le débat constructif d’à peine quelques jours que cette initiative a suscité, a rapporté infiniment plus de résultats concrets que celui des nombreuses semaines précédentes qui n’avaient contribué, la plupart du temps, qu’à creuser davantage le fossé d’incompréhension et de méfiance qui sépare trop souvent les écologistes et les développeurs.La vision actuelle d’un projet rassembleur, conçu par, mais surtout en priorité pour la population, pour plusieurs générations à venir et dans le respect des générations passées, se situe à l’opposé de la démarche législative qui était jusqu’à ce jour proposée.Il importe maintenant pour tous les Estriens, de participer à cette nouvelle coalition qui fait confiance au gros bon sens, à la bonne foi et également à l’expérience locale et qui exigera de chacun et de chacune d’exprimer pleinement ses attentes devant un tel projet.Il importe aussi pour le gouvernement d’adhérer avec confiance à cette nouvelle coalition en reconnaissant à la région le droit incontestable de façonner son propre environnement économique et social.Mais en reconnaissant également son privilège de pouvoir manifester, au quotidien, son type particulier de fierté qui s’est développé au cours des dernières décennies, par la recherche inlassable de ce qui les unit et les rattache parfois pas sionnément aux Cantons-de-l’Est, avant de mettre l’accent sur tout ce qui pourrait les diviser.Vivement donc la Conunission parlementaire sur ce qui s’avère être le symbole le plus puissant de la solidarité estrienne: le mont Or-ford.Et cordiale bienvenue à tous les parle- mentaires, surtout ceux des autres régions qui sauront peut-être reconnaître, mieux que quiconque, que les enjeux de la prochaine semaine ne se limitent pas à un banal centre de ski, jumelé à un banal parcours de golf.Denis Bachand Le 22 mai 2006 Mettre sa télé dans le placard Récemment, votre chroniqueur nouveaux médias, Bruno Guglielminetti, présumait que ceux qui mettent «leur télé dans le placard», protestent d’une certaine façon, contre la surmédiatisation de notre époque.Aujourd’hui, dans Le Devoir, on annonçait à pleine page, la nouvelle émission de Radio-Canada Tout le monde en parlait.Le sujet: l'adoption du régime d'assurance maladie en 1970.L’invité, Claude Castonguay lui-même, père de l’assurance maladie au Québec.Pourquoi sortirais-je ma télé du placard pour entendre celui qui, pas plus tard que la semaine dernière, présentait un mémoire en commission parlementaire pour recommander l’établissement d’un «ticket modérateur»?Pour apprendre qu’il considère qu’il a fait une erreur de jeunesse?J’ai décidé de laisser la télé dans le placard et j’ai préféré écouter de la musique.Pas par indifférence ou apolitisme.J’ai écouté Plume Latraverse par esprit de protestation et de délinquance.Jacques Beaumier Québec, le 23 mai 2006 0 Serge Truffaut n dit l’Europe en panne.Peut-être serait-il plus approprie de la décrire paralysée.Car, après le double refus de la constitution signifié il y a un an par les Hollandais et les Français, les ministres des Affaires étrangères des 25 pays de l’Union ont décidé de reporter d’un an ce qu'ils devaient commencer à discuter ces jours-ci.Plus précisément la période de réflexion décrétée au lendemain des rebuffades des populations des deux nations évoquées va se poursuivre pendant encore douze mois.Réunis en Autriche, pays qui termine ces jours-ci sa présidence de l’Union, les ministres des vingt-cinq ont beau avoir apporté certains changements — qualifier par exemple la constitution de loi fondamentale — ils peinent à masquer le fait suivant: la période de réflexion qu’ils s’étaient accordée n'a pas modifié les sentiments de bien des Européens.Un sondage réalisé tout récemment confirme en tout cas qu'en France et aux Pays-Bas le non l’emporterait encore.Dans ce résultat, l’ambiance politique qui plane sur l’Europe depuis l’an dernier y est évidemment pour beaucoup.En France, le régime Chirac n’en finit pas de mourir.A un point tel que c’est à se demander ce qu’il reste de crédibilité au locataire de l’Elysée.Au Royaume-Uni, la concurrence qui a cours entre Tony Blair et son ministre des Finances, Gordon Brown, est si prononcée quelle a relégué le sujet Europe aux annexes de l’agenda politique.En Pologne, la frange la plus violemment anti-européenne a été portée au pouvoir.En Belgique, en Norvège, au Danemark, bref un peu partout sur le vieux continent, le rejet de l’Union a fait des percees.A l’exception de l’Espagne, de l'Italie et de l’Allemagne.Cette déliquescence du rêve européen est probablement attribuable.en piU'fie il va sans dim, au fait que la génération actuelle de di-ligeants fait en la matière le service minimum contrairement à leurs prédécesseiirs.À leur décharge, il faut relever que certaines des mesures arrêtées par le Traité de Nice favorisent ou plutôt produisent de l'impuissance.Ainsi en est-il du mécanisme de vote.Toute décision doit être prist' à l'unanimité et non à la majorité qualifiée.À 25.Toujours est-il qu'une rallonge d'un an vient d’être arrêtée.Le gouvernement allemand, qui héritera de la présidence de l’Union en janvier 2007, s’est d’ores et déjà engagé à présenter «une proposition substantielle».C'est celle-ci qui.éventuellement, gommera le terme constitution pour le remplacer par loi fondamentale.Il semblerait qu'avoir qualifié de constitution le texte ayant fait l'objet de référendums a heurté bien des Européens.La promesse allemande mise à part, les ministres ont convenu d'étudier également la «capacité d'absorption» de l'Europe.En fait, à cet égard, les diplomates se sont mis au diapason de leurs opinions publiques.À l’évidence, celles-ci jugent que l'addition de nouveaux membres fut trop rapide et trop ample.Santé : l’accès PIERRE-ANDRÉ BERNIER Président de la Fédération québécoise des centres de réadaptation pour personnes alcooliques et toxicomanes JEAN MARIE BOUCHARD Président de la Fédération québécoise des centres de réadaptation en déficience intellectuelle JEAN-GUY FRIGON Président de l’Association des établissements de réadaptation en déficience physique du Québec JEAN-NIL THÉRIAULT Président de l'Association des rentres jeunesse du Québec La garantie d'accès aux services s'inscrit logiquement dans la continuité de la réforme des services de santé et des services sociaux.L'introduction de mécanismes de garantie de soins dans le système de santé québécois est susceptible, selon les associations d'établissements spécialisés regroupant les centres de réadaptation et les centres jeunesse du Quebec, d'amener un changement de culture important qui impose au réseau de la santé et des services sociaux des obligations de résultats pour certains actes et certaines dientèk's.Or.le ministère de la Santé et des Services sociaux envisage d’appliquer le principe de garantie de soins de façon très restrictive, tellement restrictive que l'on craint que plusieurs clientèles, et plus particulièrement celles qui sont vulnérables, et donc pins silencieuses et moins revendicatrices, soient reléguées au deuxième rang.C'est pourquoi, les associations d'etablissements spécialisés ont souhaité solliciter une audience dans le cadre de la consultation publique que préside actuellement le ministre Philippe Couillard.de manière à se faire les porte-parole de ces clientèles.Bien qu elles appuient l'objectif du ministère LIBRE OPINION -?- pour les clientèles vulnérables de la Santé et des Services sociaux (MSSS), qui s'engage à respecter des temps d'attente maximaux pour un certain nombre de chirurgies, cancers, maladies cardio-vasculaires, cataractes, remplacement des hanches et des genoux, et quelles souscrivent au maintien du financement public dans son approche, les quatre associations s’inquiètent à l'idée que cette orientation générale ne cristallise pour les années à venir les efforts — ainsi que les ressources — essentiellement autour de certains problèmes prioritaires de santé physique, et ce, au détriment de problèmes sociaux graves, tels que les problèmes d'alcoolisme, de toxicomanie, de protection de la jeunesse, de criminalité juvénile, d’incapacités découlant d'une déficience intellectuelle ou physique et de troubles envahissants du développement.Le bilan déposé par le MSSS en 2004 sur la Politique de la santé et du bien-être, fait état que, «malgré lïmpa!taire {adroint au dinrteur de l'infamuitiou) Jeanne Corriveau {affaire*, muninpaif ' >.fabi'-n I »¦*[ 1 Marie-Amirée Chouinard {/durât»'» i : Jotée Boileau tidiloriaUste, mponsabir dr la page Idtnf, Brian Myiea (juttin • f tait* de iociftt) Clairandree Caui-hv {Général) Jean Dion.Louis-Gilles Francœur trunronnrmrut), Benoit Monger (responsable du site Internet).laiurence Clave).Jean-Gutllaum» Dumont leommts Internet) Isabelle Paré (santé), Louise Maude Rioux Soucy (Culture), Pauline Grave! fneîences) ; Miche! Gameau 'caricaturiste .Lliane Précouri {responsable des pages thématiçnes) .Martin Duclos.Michele Malenfani et Christine Dumaret treleeteurst Penee |>o Guimont er Serge Paquin treleeleurs tarnumératrn) .Jacques Grenier ei Jacques Nadeau 'photographes) , b l’information culturelle Michel Belair : hr aire r! cahier {.ultum.Julie Carpentier (pupitre > Paul Bennett f pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end) Stéphane Baillargeon t reporter) Paul Cauchon (médiat/.Caroline Montpetit (liven/, Odile Tremblay (cinéma/, Frédérique Doyon nrnumrrairc ) à l’information économique Gérard Bérubé {adjoint an dirrrtenr de l'information' Dominique peny (pnpitrt'.Philippe Papineau {surnuméraire).F.ric Desrosiera.Claude Turcotte, Francois Desjardins (surnuméraire); h l’information internationale lean-Pierre Legault {pupitre international rt page éditoriale) Claude levesque.GuyTatîlefer tadjeant au directeur de Vinformato r.Serge T ruffaut (éditoriestiste).à l’information politique Hélène Buzzetti, Manon Cornéliier et Aiec Castunguay {rorrnpnndanis parlementaires a Ottawat, Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires d ténèbre' Kathleen Lévesque Marilyse flamelin (secrétaire à la rédaction! Marie Her Frappier, Alexandre Shields (commis/ La documentation Gille» Paré (directeur) Manon Derome.Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ FT IE MARKETING Jean de Billy.Jean Francois B„vse, Marlene Côte.Dave C amerrm.Yan Hamel.Christiane D-gault.Ame * Ma ta» h, es A, Nade au CUm l'.c ¦ Marie ¦ Riotei» Mit iwline Puelland.Nadia Sebai, Melicandc mart! {publicitaires).Laurence rhénaolt (directrice ad .satt) Sylvie laporte Martine Berube {secretaire LÀ PRDIH CTION Christian Goulet {directeur de product! !» \ Michel Bernatchez, Johanne Brunet, Dar • b* l antara Richard De, ( «rimer.Donald FUion.Yannick Monn, Nathalie Zemaitiv Olive-r Zuida.INFORMATIQUE Yank-k Martel (responsable) PROMOTION DISTRIBUTION ET TIRAGE Uexandre Gaudreau (reerdessflirar d/u preaieri,.a et c .’c olheitatian{ Ca-' Simard rnponsabh terrire a la clientele, par intérim) Manon Blanr hette.Monique LTD reux.Par belle 1er lerr L’ADMINISTRATION Francxws Bisson ironirôlmr).Nicole Carmel (responsable des seestees Comptables Cebne Furoy.Ghislaine Lafleur.C laudette Beîtveau 'ad/omte administrative Claudine Chevrier Monique Protean.Danielle Ros- 7 1 48 A 10 LE 1) E V 0 I H .LE MARDI RO M A 1 2 0 0
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