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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-05-29, Collections de BAnQ.

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CULTURE RAPPORT D’ENQUETE L’accident de Mirabel aurait pu être évité Page A 2 ?w w w .led e v o i r .(* o ni ?LE DEVOIR v u 1 ¦ x ( 1 1 1 * 1 1 y ?L E M E R C H E D 1 2 il M Al 2 0 0 2 H 7 c + T a x R s - I $ Pierre Nadeau à la radio de Radio-Canada Page B 8 OTAN et Russie, partenaires égaux Programme de commandites Ottawa éliminerait les intermédiaires L’opposition réclame la tête d’un autre ministre VINCENZO PINTO REUTERS LE PRESIDENT RUSSE Vladimir Poutine marche devant les drapeaux des pays faisant partie de l’OTAN.Hier, pour la première fois, M.Poutine a siégé avec ses homologues de l’organisation créée en 1949 pour faire face à une éventuelle invasion de l'armée soviétique.La rencontre historique s’est tenue hier près de Rome.On y a signé la «Déclaration de Rome», qui consacre les nouvelles relations entre l’OTAN et la Russie.À lire en page A6.HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA r Ebranlé par les multiples allégations qui discréditent son programme de commandites, le gouvernement fédéral fait maintenant valoir que le problème en est un de gestion.Et pour le régler, le nouveau ministre responsable des Travaux publics, Ralph Goodale, n’écarte pas la possibilité d’évincer les intermédiaires qui ont touché de copieuses commissions, tels que Groupaction ou Groupe Everest «Le problème n 'est pas au niveau du mérite des projets financés, mais plutôt [au niveau] des procédures administratives par lesquelles le financement est distribué», a déclaré hier M.Goodale.Le ministre avait annoncé la veille un moratoire sur le programme de commandites de 40 millions par année, question de réviser tous les contrats octroyés jusqu’à présent II est allé plus loin hier, indiquant que la gestion de ce programme pourrait être retirée aux neuf agences de communications agissant comme intermédiaires entre Ottawa et les événements comman- dités si cela pennettait d’obtenir de meilleurs résultats.«C’est une option que je considérerais pour l’avenir, a reconnu M.Goodale.De toute évidence, ce n’est pas une option qui m’est accessible pour l’année en cours, mais à long terme, pour les années subséquentes, je crois que c’est une option que nous devons considérer très attentivement, à savoir si le programme peut être gérer plus efficacement à l’intérieur du gouvernement plutôt qu’en sous-traitance.» VOIR PAGE A 10: COMMANDITES Pollution sur le continent L’air s’améliore mais l’eau se dégrade L’Ontario se retrouve dans le peloton de tête des pires pollueurs en Amérique du Nord LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les lacs et les rivières d’Amérique du Nord n’ont pas été épaignés par It's industriels, qui y ont aug menté de 26 % en cinq ans leurs déversements de produits chimiques, révélait hier le premier bilan quin quennal de la commission environnementale de l’AIiv NA à l’échelle continentale pour la période 1995-99.Mais pendant que se détérioraient davantage les eaux de surface, les établissements industriels réduisaient de 25 % leurs rejets globaux dans l’air sous la pression de citoyens visiblement plus convaincants en matière de pollution que les poissons.Cette réduction de la pollution atmosphérique constitue en soi une bonne nouvelle pour le Québec, qui se trouve dans le corridor des vents dominants d’un des principaux centres de cette pollution américaine, le Midwest, où se concentrent deux des principales sources, les fonderies de première fusion et les grands producteurs d’électricité utilisant des combustibles fossiles.VOIR PAGE A 10: POLLUTION Rapport du Conseil du statut de la femme La prostitution à l’heure de la mondialisation Les mafias russe et asiatique font transiter par Montréal les jeunes femmes qui se retrouveront ensuite sur le trottoir à Toronto et à Vancouver BRIAN MYLES LE DEVOIR Une femme a atterri récemment à l’aéroport de Dorval en provenance de l’Inde avec deux filles sous ses bras.N’eût été de l’intervention de la GRC, leurs visas d’une semame se seraient transformés en passeports illimités pour les affres de la prostitution.Agées de 12 et 14 ans, elles étaient destinées à un lucratif marché qui ne connaît pas les frontières et ne reconnaît pas la dignité humaine.Montréal n’échappe pas au trafic sexuel mondial, le Conseil du statut de la femme (CSF) le confirme une fois de plus dans un rapport de situation rendu public hier.L’organisme consultatif n’a déterré aucun scandale inédit, il se contente de brosser un tableau actuel et concis de la prostitution, au Québec comme ailleurs dans le monde.L’incident indien n’est pas tombé sous le regard du Conseil.Sans entrer dans le cas par cas, le groupe décrit l’existence à Montréal d’un réel trafic sexuel auquel se livrent les principales familles du crime organisé, à commencer par les mafias russe et asiatique.«La mafia russe est en mesure de recruter des femmes en Russie et de les intégrer au Québec dans des VOIR PAGE A 10: PROSTITUTION INDEX •N Annonces.A 6 Bourse_______B2 Avis publics.B 6 Carrières.B 4 Culture.B 7 Économie.B 1 Éditorial.AS Cri Idées____.A 9 Le monde—A6 Les sports.B 6 Mots croisés.B 6 Nature.B 5 Télévision.B 7 Météo.B6 Coupe du monde de football FRAUDE Quatre semaines en ballon Même sans Zidane, la France figure parmi les favoris JEAN DION LE DEVOIR La France, l’Argentine, l’Argentine, la France.Consultez n’importe quel preneur aux livres situé près de chez vous, et il vous dira que voilà les deux grands favoris de la Coupe du monde de football qui s’ouvre vendredi à Séoul, en J Corée du Sud, sous les yeux gourmands de l’humanité.Or le preneur aux livres est un être de raison, un personnage sûr, qui ne s’en- / farge ni dans le chauvinisme ni dans le patriotisme bonbon et fait dans le fric.Qui a toutefois établi ses cotes avant que la flamme tricolore, Zinédine Zidane, meilleur joueur au monde, ne s’abîme une des cuisses qu’il a puissantes et n’en soit réduit à regarder le match inaugural contre le Sénégal depuis les lignes de côté.Mais quoi qu’il advienne, les préférés du preneur aux livres ne se retrou- ht-veront pas en finale, du moins pas en- ?semble.Car la France, impériale te- ff nante du titre qui passerait au rang de “ ® dynastie avec une nouvelle conquête, et l’Argentine, qui a ridiculement dominé les éprouvantes qualifications de la Confederaciôn Sudmericana de Fütbol (ConmeboD, se n T invent dans la même moitié de m- _________ bleau.Ainsi va le hasard "^T des affectations.Jk Il faudra donc choi- j sir.D’un côté, la France ou l’Argentine, à moins que ce ne soit le Brésil ou l’Angleterre.De l’autre, ITtalie peut- 10 être ou l’Allemagne, à moins que l’Espagne ou le Portugal ne se faufile.Et encore, on n’évoque là que ce qu’on appelle, en langage toujours merveilleusement imagé du jeu de pieds, les «grosses pointures».Ça ne s’est pas vu souvent, mais un petit comique genre Turquie, Pologne, Suède, Cameroun, Russie, Mexique, Danemark ou Nigeria pourrait venir saisir la planète d’étonnement Ça, la finale, ce sera le 30 juin, à Yokohama, au Japon, et on aura cent mille occasions d’en reparler.En attendant, la Terre est conviée en ballon pendant quatre semaines de fièvre universelle, ressentie de Trafalgar Square aux favelas de Sâo Paulo et de la Place Rouge aux bordels de Bangkok (enfin, on peut imaginer que).Comme événe-ment mondial, à l’exception pos-sible de la grossesse de Véro-nique Cloutier, rien n’est plus suivi.les 32 nations présentes, à l’exception possible des USA L qui sont occupés à regarder I des courses de stock-car, fré- tillent de fébrilité et d’espoir dans la plupart des cas irraisonné, et dans tous les autres pays, on s’est trouvé un favori par procuration, ou alors on s’emballera pour le simple plaisir qu’apporte ce que les Anglais, fondateurs du jeu au XK' siècle, ont surnommé The Beautiful Game.Le vieux Jules Rimet, alors président de la Fédération internationale de football association (FIFA), n’avait certainement jamais anticipé un succès aussi délirant lorsqu’il créa la Coupe du monde en 1928 (premier tournoi, 1930,13 participants en Uruguay) pour une raison bien précise: une dispute avec le mouvement olympique, qui refusait d’admettre les professionnels aux Jeux.Aujourd’hui, la FIFA compte 204 pays membres, une bonne quinzaine de plus que les Nations unies.198 d’entre eux ont pris part aux qualifications des trois dernières années qui ont mené au tableau final.Et s’il est VOIR PAGE A 10: BALLON d *• I I ».D-j i Deux hommes arrêtés avec 30 000 fausses cartes de crédit Page B 8 François Barceto L« plaints à l’t.BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE WÆ Une satire mordante des milieux du cinéma e National Post rapportait hier que M.MacAulay avait discuté avec le commissaire de la GRC, Guiüano Zaccardelli, d’une demande de financement de 3,5 millions provenant du collège que son frère dirige.Alex MacAulay disait chercher au total 6,5 millions pour que le Hollande College de Charlottetown puisse mettre sur pied un programme d’enseignement à distance.L’Alliance canadienne a demandé la démission de M.MacAulay.«Il n’y a aucun doute que la performance des directeurs d’établissements académiques est en partie évaluée selon leur capacité à recueillir du financement et des contrats pour l'institution.Son frère avait un bénéfice direct», a fait valoir le chef Stephen Harper.Joe Clark Le chef conservateur, Joe Clark, a lui aussi vivement dénoncé la pratique.Selon lui, Jean Chrétien a donné l’exemple que ce genre de contact est pennis en téléphonant lui-même le président de la Banque de développement du Canada pour que cette dernière octroie un prêt à un de ses amis, Yvon Duhaime.Depuis Rome où il se trouvait hier, M.Chrétien a défendu son ministre.«Voulez-vous que nous soyons tous des eunuques dans nos postes?Nous avons un travail à faire, MacAulay fait son travail.» Selon M.Chrétien, M.MacAulay n’a pas commis de faute parce qu’il n’avait rien à retirer de cette intervention, ni son frère.«Le collège n’est pas son frère.Son frère travaille pour le collège.C’est deux choses différentes.C’est une institution publique.» M.Chrétien a aussi réitéré sa confiance en son ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Denis Coderre, malmené ces jours-ci à cause d’un séjour de six semaines chez le président du Groupe Everest, Claude Boulay, séjour qu’il avait nié au cours d'une entrevue il y a deux ans.«La vie personnelle de quelqu ’un n ’est pas de mes af faires.Il n ’a pas à se confesser en public.Je ne suis pas le directeur spirituel du caucus.» Avec la Presse canadienne LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, ff étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ESI Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier re L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal 1 (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir peut a l'occasion mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser nos lecteurs.Si vous souhaiter ne pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en aviser notre service à la clientele.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.9* étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.H est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard IndustriefSaint Jean sur le Richelieu, division de Imprime nés Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Ijival.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.DépOt légal: Bibliothèque nationale du Québec.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Après le trafic d’armes et de drogue figure la prostitution au palmarès des activités criminelles les plus lucratives du crime organise.: .-y.,,.,.et i1; a&gÈ prostitution SUITE DE LA PAGE 1 réseaux de prostitution en moins de trois semaines.Ne parlant ni anglais ni français, sans papiers, ces femmes sont à la merci des proxénètes», a lancé hier Diane Lavallée, présidente du Conseil du statut de la femme.Le groupe n’a consulté aucune prostituée active dans le cadre de sa recherche.La barrière de la clandestinité s’est avérée trop difficile à sunnonter.le Conseil s’en remet donc à des informations reçues des milieux policiers et judiciaires pour étayer sa réflexion.La diversification du trafic sexuel est bien réelle en cette ère de mondialisation.Après le trafic d’armes et de drogue, la traite des femmes arrive au troisième rang des activités les plus lucratives du crime organisé, la demande est aux jeunes.Les prostituées font leurs premières passes vers l’âge de 15 ans ou 16 ans.Elles sont en moyenne âgées de 25 ans, mais la tendance lourde est au rajeunissement Les femmes vulnérables, pauvres et marginalisées sont les plus susceptibles de se Retrouver un jour sur le trottoir.À Montréal, les ramifications planétaires de la prostitution ne sautent pas aux yeux.Les groupes criminels dirigent la plupart des prostituées vers des villes comme Vancouver (pour la mafia asiatique) et Toronto (pour la,mafia russe).Citant un rapport du Département d’Etat américain, le CSF rappelle le cas d’une jeu-qe fille de 11 ans retrouvée à Vancouver.Kidnappée aux Etats-Unis, elle avait été forcée à la prostitution.Dans la métropole comme le reste du Québec, la prostitution reste essentiellement un service local pour des clients locaux, que ce soit dans les salons de massage, agences d’escorte et autres bars de danseuses louches.Les exploitants de ces commerces ont pris la relève des proxénètes, estime Mme Lavallée.«Souvent, les bars de danseuses nues jouent m rôle de plaque tournante pour les réseaux de prostitution», a-t-elle dit Pour les plus démunies, comme les prostituées de rue, le vendeur de drogue prend souvent la relève du pimp.Le Conseil du statut de la femme a produit son rapport de 155 pages dans le but d’alimenter la réflexion sur la prostitution.Pas question de prendre position.Mme Lavallée s’est prononcée du bout des lèvres en faveur du statu quo durant sa conférence de presse, mais sans plus.Selon elle, les pays qui se montrent trop permissifs à l’égard de la prostitution (comme l’Allemagne,ou les Pays-Bas), ou trop restrictifs (comme les Etats-Unis), ne sont pas arrivés à des résultats convaincants.«L’information ne nous amène pas à conclure en faveur d’une voie législative ou d’une autre.A l'heure actuelle, la législation canadienne est satisfaisante», estime-t-elle.La position du statu quo fait le jeu du crime organisé, tranche Claire Thiboutot, directrice de Stella, un organisme d’aide aux prostituées.Selon Mme Thiboutot, les lois canadiennes en matière de prostitution ont contribué à maintenir les femmes dans la marginalité, la pauvreté et la violence.Stella a la conviction que seule la décriminalisation des «métiers du sexe» pourra permettre de faire des prostituées des citoyennes à part entière.Sans prendre position, le Conseil du statut de la femme se montre plutôt frileux à l’idée.«On ne veut pas que le Québec devienne une porte d'entrée encore plus grande pour la prostitution et le crime organisé», a dit Mme Lavallée, qui conçoit difficilement qu’une fille se tapant quotidiennement les clients à la douzaine puisse faire un véritable choix.BALLON SUITE DE LA PAGE 1 légitime de se demander comment on s’y prend pour pondre de tels chiffres, il faut faire avec l’estimation, pour la dernière Coupe disputée en France en 1998, d’un auditoire télévisuel — d’où, sans doute, l’expression «écouter la télé» — cumulé de 35, peut-être de 40 milliards d’êtres humains.Comme illustration du monde mondialisé, on peut difficilement imaginer mieux.Comme en 1994, alors qu’elle avait tenté l’expérience avec un bonheur (très) relatif aux Etats-Unis, la FIFA tente cette fois, avec un premier tournoi présenté conjointement par deux pays, Japon et Corée, de percer une autre région, l’Asie, où le foot n’est pas nécessairement roi partout.Quitte à faire subir aux endroits où se trouvent ses supporters les plus nombreux et les plus fidèles, l’Europe et l’Amérique latine, un rude décalage horaire.Cette tentation de l’ouverture fait aussi en sorte que malgré tous leurs mérites, ce ne sont pas les 32 meilleures équipes au monde qu’on pourra voir au cours des prochains jours, pardon, prochaines nuits.La subdivision des qualifications en zones continentales amène la présence de formation?comme la Chine, l’Arabie Saoudite, la Tunisie, les Etats-Unis ou le Costa Rica qui, pour diverses raisons (moyens financiers, popularité du foot dans le pays, degré d’organisation), ne peuvent prétendre rivaliser avec les grosses pointures.Pendant ce temps, une puissance comme les Pays-Bas.ou des nations ordinairement très fortes comme la Norvège, la République tchèque et la Roumanie, seront absentes après avoir trébuché au tour préliminaire.Ah! mais n’est-ce pas là ce qui fait la beauté du merveilleux monde du sport™?Oui, vous avez raison.Le système est d’ailleurs construit de telle manière qu’on pourrait voir un jour, mettons d’ici une centaine d’années, le Canada accéder à la grande scène.Le Canada, pour ceux que l’interrogation empêche de dormir, n’a participé à la Coupe du monde qu’une fois, en 1986, et il n’a marqué aucun but en trois matchs.Reste que les grands honneurs sont une chasse gardée.En 70 ans, sept pays seulement ont décroché le championnat Brésil, Argentine, Uruguay (quoiqu’à une autre époque, 1930 et 1950), Allemagne, Italie, Angleterre et France.L’avantage de la glace, quelle jolie allégorie, a par ailleurs montré son importance: seul le tournoi de 1958, disputé en Suède, a été remporté par une équipe provenant d’un autre continent en l’occurrence le Brésil mené par l’encore tout jeune Pelé.Mais cette fois, vous pouvez parier un vieux brun fripé que le trophée Jules-Rimet ne demeurera pas longtemps en Asie.Sur son site Internet la FIFA affirme que ce tournoi sera le plus ouvert jamais présenté.Championne du monde et d’Europe, la France est contrainte depuis des mois à des matchs amicaux qui ne facilitent pas son évaluation.Dans le foot brésilien, comme toujours, c’est le bordel.L’Angleterre a des blessés et des problèmes de confiance.L’Allemagne est en reconstruction totale.L'Argentine fait partie du «Groupe de la mort».L’Italie se fait discrète.L’Espagne a toujours déçu quand les choses comptaient.Le Portugal est sur une lancée.On devrait, en effet, avoir une Coupe du monde ouverte.Peut-être si ouverte qu’un pied obscur, inattendu, venu de nulle part parviendra à s’y glisser.Ce serait chouette.POLLUTION SUITE DE LA PAGE 1 Ce sixième rapport de la Commission de coopération environnementale (CCE) (www.cec.org), rendu public hier par sa directrice générale sortante, Jeannine Ferretti, contient plusieurs primeurs.Il offre une première vue d’ensemble des rejets et transferts de contaminants à l’échelle continentale en plus d’avoir augmenté de 25 % sa liste de substances chimiques.D contient également un premier bilan des rejets de substances appauvrissant la couche d’ozone., Au palmarès général du Canada et des Etats-Unis, l’Ontario se retrouve encore dans le peloton de tête avec le Texas et la Pennsylvanie pour ses rejets totaux en 1999.L’Ohio s’ajoute à ce trio de tête douteux sous le rapport de la charge chimique, lequel exprime la dangerosité des rejets globaux.L’écart qui sépare l’Ontario du Québec en matière de rejets totaux au cours des cinq dernières années est énorme.L’Ontario, qui était au deuxième rang en 1995 avec des rejets totaux de 64,3 millions de tonnes, gardait toujours ce rang en 1999 avec 75,6 millions de tonnes, une augmentation de 18 %.Le Québec, qui venait au 18e rang en 1995 avec 21,6 millions de tonnes, perdait trois places en 1999 avec 20,1 millions de tonnes, soit une réduction de 7 % de ses rejets.L’Ontario et le Québec viennent cependant en tête des provinces ou Etats ayant enregistré les plus importants «transferts» de produits chimiques vers des centres de traitement en Amérique du Nord.L’Ontario a ainsi reçu 15 494 tonnes alors qu’elle en exportait 22 205.Même s’il arrive au 21'' rang pour la production de déchets industriels, le Québec venait au deuxième rang du palmarès des transferts avec des importations de 14 709 tonnes contre des exportations de 4998 tonnes.Ces tonnages d’import-export sont si faibles par rapport aux totaux produits et rejetés, expliquât hier Mme Ferretti, qu’il est difficile d’y déceler un problème majeur, surtout si les règles d’élimination sont équivalentes, ce que contestent les écologistes québécois.Globalement, le Canada a importé des Etats-Unis en 1999 quelque 30 900 tonnes de rejets de nature chimique alors qu'il en exportait 29 736.Les Américains en envoyaient presque autant au Mexique, soit 26 988 tonnes, mais on ne sait pas combien ils en ont reçu de ce pays.Le portrait quinquennal change de perspective si l’on sépare rejets et transferts, soit ce qui est envoyé hors les murs pour traitement Les rejets globaux ont diminué de 6 % en cinq ans mais les transferts ont augmenté pour leur part de 12 %.«Cela n’est pas une énorme amélioration, expliquait hier Mme Ferretti au Devoir.Mais c’est au moins dans la bonne direction.Plusieurs indices soulèvent néanmoins des inquiétudes, comme le fait que les rejets des fonderies de métaux de première fusion ont augmenté de 17 % en cinq ans.Et que le secteur de l’énergie a accru les siens entre 1998 et 1999 de 3 %, ce qui n’est pas un début de tendance, espérons-le!» Globalement le rapport de la CCE analyse la provenance et la destination des 3,4 millions de tonnes que représentent les rejets et transferts en 1999 des 210 substances répertoriées auprès des 21521 entreprises officiellement polluantes des États-Unis et du Canada, dont 862 en Ontario et 377 au Québec.A noter qu'au Québec, le programme fédéral-pro-vincial de réduction des rejets industriels a ciblé jusqu’ici uniquement quelque 150 entreprises, dont moins de 100 ont terminé leur ménage, révélait le récent bilan des deux gouvernements.Ces entreprises sont par contre obligées de faire rapport de leurs rejets annuellement à l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP), tout comme aux États-Unis une telle obligation existe pour le Toxics Release Inventory (TRI).Le programme mexicain demeure volontaire mais, cette année, 177 entreprises se sont astreintes à l’exercice.Des 3,4 millions de tonnes de rejets polluants de 1999, la moitié ont été rejetées sur place et hors site pour des fins de traitement, dont environ un million de tonnes dans l’air.Les établissements canadiens ont été responsables de 9 % du total déclaré à l’échelle continentale alors que les entreprises américaines ont rejeté 91 % du même total.Les émissions atmosphériques ont dépassé en importance les rejets au sol ou dans l’eau, lesquels venaient au deuxième rang avec 309 000 tonnes.Suivaient les «transferts» ou les envois pour traitement, soit 274 000 tonnes.Les rejets déclarés aux cours d’eau en 1999 ont totalisé 118 200 tonnes de substances chimiques.Du grand total de 3,4 millions de tonnes de toxiques rejetés ou transférés, 223 000 tonnes, soit environ 14 % — ou une tonne sur sept —, sont encore le fait de produits chimiques cancérigènes, ce qui devrait constituer, selon Jeannine Ferretti, une «source de préoccupation majeure» puisqu’il s'agit des plus dangereux.Plus du tiers de ces contaminants ont été crachés dans l'atmosphère continentale et un tiers a été éliminé sur ou dans le sol des entreprises en cause, dont une bonne partie dans des décharges.Le chrome venait en tête des cancérigènes rejetés, suivi du plomb et de ses composés, dont les rejets sont.en augmentation.Mais globalement, les cancérigènes, particulièrement ciblés par les gouvernements, sont plus souvent que les autres toxiques acheminés dans des décharges publiques ou expédiés hors site pour traitement, et ces produits sont moins souvent rejetés dans l’air ou dan?l'eau que les autres types de rejets industriels.A l’échelle continentale, 15 entreprises sont responsables du cinquième des rejets de molécules cancérigènes, dont une en Ontario, la raffinerie de cuivre de ITnco de Copper Cliff, dont les rejets sont particulièrement riches en chrome.La production d’électricité est la première source industrielle en importance dans les rejets totaux avec 1,6 million de tonnes ou 28 % du grand total, en grande partie des acides et des brasques provenant des combustibles fossiles.Si Ton incorpore à ce bilan les transferts, la part des rejets de la production électrique tombe à 14 % du grand total derrière les raffineurs de métaux de première fusion qui détiennent 21 %.Malgré les interdits de fabrication et de vente, plus de 13 000 tonnes de substances chimiques reconnues pour appauvrir la couche d’ozone ont été rejetées dans l’atmosphère Tan dernier par les entreprises contraintes de faire rapport aux deux gouvernements fédéraux.T C^n\«te»vL>e>-ej cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI t Entrée + Calamars aux poivrons grillés et basilic + dessert • 16$ y Envie de cuisiner?Informez-vous sur notre formule Chefd’u 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