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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-06-01, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 E T DIMANCHE .1 V I N 2 0 O 2 DANSE Mouvements et paroles d’ici Page C 4 CINÉMA Un grand petit film Page C 6 ?LE DEVOIR ?Free jazz et Black Power La Casa Del Popolo présente un festival décapant du 2 au 23 juin SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Il y a tout d’abord l’affiche.Singularité linguistique oblige, elle est double.Couleur brun prolétaire pour les Anglos; orange m’as-tu-vu pour les Francos.Sur l’une comme sur l’autre les noms des musiciens qui se produiront à la Casa Del Popolo entre le 2 et le 23 juin sont évidemment les mêmes.On lit, on relit et on prend ce recul qui va avec la paresse.En clair, on y va lentement On prend le temps de ruminer quelque peu, histoire de discerner où-qu’elle-est-la-particularité.Cet exercice achevé, on se dit: «0 punaise, c’est très lutte des classes.Ça va être politiquement bruyant» Il n’y a pas de quoi rigoler.Encore que.En deux mots et quelques autres, la programmation de cette fête musicale se démarque par son empreinte free jazz et Black Power.Les plus vieux se souviendront certainement de ce livre écrit par Philippe Caries et Jean-Louis Comolli, aux Editions 10/18, dans lequel ces derniers déclinaient les us et coutumes de ce mouvement baptisé justement jazz libre et pouvoir noir.Bon, c’est bien beau tout ça, ne manquera pas de cogiter le citoyen et la citoyenne ou inversement, mais pourquoi que ça va être plus Attica Blues et Marna Africa que jazz pour Chrysler ou jazz fleur bleue?Parce que les contrebassistes William Parker et Alan Silva, le trompettiste Joe McPhee, le violoniste Billy Bang, les saxophonistes David Ware, Jean Derome et Peter Brotz-mann, le batteur Hamid Drake, ainsi que le pianiste Matthew Shipp ne l’entendent pas autrement, le jazz, que combattant Voire râpeux.Ds sont tous des funambules évoluant sur le fil de la syncope.Sur ce fil dressé, dans l’ordre chronologique, par Eubie Blake: Jelly Roll Morton, Thelonious Monk, Charles Mingus, Cecil Taylor, John Coltrane, Albert Aylçr, Archie Shepp et Julius Hemphill.A bien des égards, ceux qui occuperont la scène de la Casa sont les héritiers de ce groupe d’individualités qui ne pouvaient pas se contenter de jouer pour parce que souvent il y a obligation de jouer contre.Contre le jazz d’hôtel, contre une conception de la politique, contre l’asservissement aux compagnies, contre l’air du temps lorsque celui-ci est étouffant Mettons qu’ils sont militants et non artistes soumis.L’un d’entre eux symbolise particulièrement bien cette tendance, car il n’a jamais abandonné la partie.Il était acteur du free jazz dans les années 60, il l’est toujours resté.Il s’appelle Sunny Murray.Il joue de la batterie.Son style?.Le déluge! Sa présence doit être particulièrement saluée.Table rase Il s’est installé à New York à une époque de grands bouleversements artistiques.La combinaison de son temps dans ce temps doit être soulignée.Pourquoi?Parce que beaucoup faisaient dans la table rase.Lorsque Murray débarque dans la Grosse Pomme, Robert Rauschenberg et Jaspers Johns dans la peinture, Kerouac et Ginsberg dans les lettres, John Cassavettes dans le cinéma, Cecil Taylor.Paul Bley et Omette Coleman dans le jazz multiplient les pieds de nez à l’endroit de l’académisme.Observons qu’ils étaient de méchante humeur.Toujours est-il que dès 1959, Murray devient membre du trio de Cecil Taylor.VOIR PAGE C 6: FREE JAZZ SOURCE: MUSÉE DES BEAUX ARTS DU CANADA Tom Thomson , Dans le Nord.Hiver 1915.Huile sur toile.ESPACES Grands nouvelles frontières * «f : •»* Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) s’apprête A ébranler quelque peu la statue de l’artiste canadien-anglais Tom Thomson (1877-1917), dont la vie, la carrière et l’œuvre, avec celles de Grey Owl, ont sans contredit suscité LE PLUS D’ÉCRITS ET DE MYTHES AU PAYS.HOMME DES BOIS ÉLEVÉ AU RANG DE DIVINITÉ, MEMBRE RÉPUTÉ DU GROUPE DES SEPT, FONDÉ EN 1920 ET PASSÉ A L’HISTOIRE COMME L’UN DES REGROUPEMENTS DE PEINTRES AYANT LE PLUS MARQUÉ L’ART ET L’iMAGINAI-RE CANADIENS, THOMSON EST UNE AUTHENTIQUE LÉGENDE.MAIS IL A AUSSI MARQUÉ UNE MODERNITÉ AUX MULTIPLES VISAGES.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR En cinq ans, de 1912 à 1917, Tom Thomson est passé d’artiste commercial à héros national.En cinq ans de production, il est parvenu, grâce à une quarantaine de tableaux et plus de 400 esquisses, à développer un style marqué par un colorisme remarquable et la production de motifs forts, tous appuyés sur son sujet de prédilection, la nature.A Ottawa vient de s’ouvrir la première rétrospective en 30 ans consacrée à l’art de Thomson, ici replacé dans le contexte esthétique et socioéconomique de son époque.Né en 1877 près de Claremont, en Ontario, Thomson a commencé à peindre à l’huile en 1911.Ce n’est qu’en 1914, trois ans avant sa mort, qu’il se consacre pleinement à son art Ses nombreux voyages dans le Nord ontarien, son goût prononcé pour la nature sauvage, son silence et le caractère secret de sa vie ont contribué à faire de lui la figure par excellence de l’artiste mythique.L’aura de Thomson auprès des artistes visuels est difficilement saisissable, bien que les écrivains et poètes du Canada anglais en aient fixé les contours.Même la culture populaire, encore récemment, s’est fait l’écho de sa légende.Dans la chanson Three Pistols de l’album Road Apple (1991), le groupe rock canadien The Tragically Hip chante: •Tom Thomson came paddling past / I'm pretty sure it was him.» («Tom Thomson est passé en canot / Je suis presque sûr que c’était lui»).Tom Thomson est un peintre autodidacte.Sa vie dans la région du parc Algonquin, au nord de l’Ontario, où il a peint et travaillé comme gui- de de pêche et garde forestier, a nourri sa peinture.Les lieux communs autour de sa carrière, inspirés du fameux coast to coast canadien, veulent que le travail de friche qu’il a réalisé en peinture, dans le créneau moderniste, soit intimement lié aux frontières de la nature sauvage sans cesse repoussées par lui, telle une quête.La mort de Thomson, survenue par noyade et dans des circonstances demeurées mystérieuses le 8 juillet 1917 au lac Canoe, allait accélérer le passage vers le mythe.Toute son existence était alors vue comme une sorte de communion avec les esprits du Nord, lesquels avaient déjà rappelé à eux quelques artistes.Fait nouveau: l’exposition évoque le cas de Neil McKechnie, jeune homme à l’avenir prometteur, emporté par les rapides en 1904.C’est une autre des contributions importantes de l’exposition que d’éclairer les récits fondateurs qui ont forgé la fortune critique de Thomson après sa disparition.Ainsi, la mort de Thomson rejouerait celle de McKechnie, toutes deux résonnant de celles des milliers de Canadiens tombés au combat pendant la Première Guerre mondiale.Thomson est décédé trois mois après la bataille de Vuny: le fait, qui a été perçu comme le sacrifice de l’artiste à son art, a rejoint le sacrifice des soldats canadiens au front La culture populaire a très tôt alimenté ces croisements, analysés avec doigté par Andrew Hunter dans la publication qui accompagne cette exposition coordonnée par Charles C.Hill, conservateur de l’art canadien au MBAC.Approches multiples Le terrain balisé par l’exposition est considérable.Plus de 140 esquisses, huiles, peintures de Thomson fondent un parcours augmenté de plusieurs photographies et d’œuvres d’autres artistes qui rendent hommage à Thomson ou qui témoignent de sa renommée, en plus d’œuvres graphiques qui replacent l’artiste dans le contexte esthétique qui fut le sien.la rétrospective est composée de cinq sections.Plusieurs historiens de l’art ont contribué à la vaste étude qui a précédé cette exposition au titre dont le laconisme joue du mythe par sa concision même: Tom Thomson.Dennis Reid, Andrew Hunter, Sandra Webster-Cook et Anne Ruggles ont, outre Charles Hill, fourni leur expertise.Dennis Reid est conservateur en chef au Musée des beaux-arts de l’Ontario; Andrew Hunter est artiste et commissaire indépendant; Sandra Webster-Cook est conservatrice des peintures au Musée des beaux-arts de l’Ontario et Anne Ruggles l’est elle-même au MBAC.La publication et l’exposition sont issues d’un partenariat entre l’institution d’Ottawa et celle de Toronto.Joan Murray, qui a déjà publié deux monographies sur Thomson, dont la récente et très romantique Tom Thomson - Design For A Canadian Hero (Dundum Press, 1998), a quant à elle été chargée d’établir une chronologie serrée ainsi que l’édition des rares lettres laissées par Thomson.Réalisée par Charles C.Hill, la section principale de l’exposition retrace la chronologie des œuvres de l’artiste.Depuis les premières esquisses peintes in situ lors des premières grandes expéditions en canot, en 1912, jusqu’au dernier tableau, Le Vent d'Ouest, peint lors du dernier hiver passé dans le parc Algonquin, cette portion retrace, comme les saisons, les cycles VOIR PAGE C 2: ESPACES I LE DEVOIR.LES A M E I) I 1 E T DIMANCHE 2 JUIN 2 0 0 2 Culture THOMSON Les œuvres de Thomson ont nourri le mythe du Nord ontarien tel qu'entretenu par les guides touristiques SUITE DE LA PAGE C 1 de l’art de l’artiste ontarien.C’est ainsi que, de petits formats en petits formats emportés par Thomson sur le terrain, sa manière s’émancipe, adopte momentanément un impressionnisme plus linéaire que le modèle français pour accéder à un schématisme et faire preuve d’une faculté, louée par plusieurs, de capter les couleurs du Nord et d’en faire voir la lumière.La rapidité avec laquelle Thomson a développé son art est particulièrement visible dans cette section de la rétrospective.I.a partie ordonnée par Dennis Reid présente 20 toiles, esquisses à l’huile, œuvres graphiques et peintures décoratives.Elle vise à situer l’artiste à l’intérieur des mouvements élargis Arts and Crafts et Esthétique qui ont eu cours à Toronto au cours des deux premières décennies du XX' siècle.Des toiles de prédécesseurs et de contemporains tels Mary Hiester Reid, George Reid, C.W.Jefferys, A.Y.Jackson, J.E.H.MacDonald, Arthur Lismer, Fred Varley et Lawren Harris (ces cinq derniers membres du Groupe des Sept) permettront d’apprécier l’œuvre de Thomson en fonction des préoccupations artistiques de son temps.Le mythe du nord Une autre section de l’exposition tente de montrer en quoi Thomson n’est pas aussi inclassable et SOURCE MUSÉE DES BEAUX ARTS DU CANADA Little Cauchon Lake / Petit lac Cauchon, printemps 1916.isolé que ce qu’en dit la légende.En abordant le contexte socioéconomique dans lequel l’artiste a évolué, oscillant entre, d’une part, une conception du tourisme contestée, comme l’écrit Hunter, par •les partisans du nouveau tourisme de loisir au confort douillet et ceux qui veulent que leur Nord demeure un lieu de solitude et d'aventure» et, d’autre part, la transformation de sites touristiques livrés à l’exploitation forestière, cette partie de l’exposition montre en quoi la pureté du Grand Nord, à laquelle l’intégrité et la droiture de Thomson se seraient abreuvées, est une notion éminemment discutable.Au début du XX' siècle, la nature est un objet que se disputent des aventuriers en quête de sensations fortes et la bourgeoisie fuyant l’environnement de plus en plus étouffant de la grande ville.Ainsi, les œuvres de Thomson ont nourri le mythe du Nord ontarien tel qu’entretenu par les guides touristiques et par les œuvres des autres artistes, que le fantasme de nouvelles contrées picturales et territoriales à explorer stimulait au plus haut point, celles-ci étant étroitement liées à la création d’un art national.Finalement, la section des œuvres choisies par Sandra Webster-Cook et Anne Ruggles est consacrée aux techniques et matériaux employés par Thomson.Celle-ci aborde aussi le problème des nombreux faux disponibles sur le marché, dont les fabricants se sont approprié l’art et la vie de Thomson, tout comme les biographes et les artistes qui l’ont suivi.Mythologie posthume I-a dernière salle de l’exposition aborde la mythologie posthume créée autour de la vie et de la disparition du peintre.Son corps n’a été retrouvé que huit jours après son décès par noyade.Il sera d’abord inhumé dans le parc Algonquin mais la dépouille sera plus tard transportée au cimetière de Leith, en Ontario, où se trouve sa famille.Ses amis ont érigé au lac Canoe un cairn commémoratif portant une plaque conçue par J.E.H.MacDonald, ce qui ne donne qu’un aperçu de l’ampleur du mythe en train d’être créé à partir de juillet 1917.Les textes sur Thomson, fait remarquer Hunter dans son essai rédigé pour le catalogue, se terminent souvent par ces mots de MacDonald, reproduits sur la plaque et qui expriment une sorte de «vérité» profondément ancrée dans la culture canadienne: •Nous avons posé notre regard et vu que les choses avançaient / Pour aboutir à une issue sacrée / Et toutes les belles choses nous ont semblé plus rares / Grâce à notre ami.» TOM THOMSON Musée des beaux-arts du Canada A Ottawa Du 7 juin au 8 septembre 2002 Musique de chambre Trio Beaux-Arts Quatuor Leipzig Les Vents d’Orford Quatuor Molinari Colorado Quartet Grands solistes Agnès Mellon Anton Kuerti Karina Gauvin Scot Weir Karl Leister Bienvenue à l’opéra W.A.Mozart-Don Giovanni Incroyables chambristes Janos Starker André Laplante Terence Helmer Denis Brott Kenneth Weiss .et plus DU 29 JUIN AU 17 AOUT DIRECTION ARTISTIQUE : AGNÈS GROSSMANN www.arts-orford.org Abonnez-vous dès maintenant Centre d'Arts Orford 3165, chemin du Parc Orford (Qc) J1X 7A2 1 888 310 3665 819 843 9871 centre@arts-orford.org Hydro Lav Québec Festival Danse Canada en coproduction avec le Centre national des arts 7-15 juin 2002 www.canadadance.ca Renseignements : 613.947.7000 ext.741 The Jack Pine /Le Pin, hiver 1916-17.SOURCE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANDA Un magnifique coloriste Le conservateur de Tart canadien du Musée des beaux-arts du Canada explique Tabsence du mythe Thomson au Québec BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR La renommée de Torn Thomson n’est pas aussi grande au Québec.Son mythe encore moins.Le Québec possède ses propres mythes d’artistes singuliers, plus tardifs: Borduas, l’artiste exilé, et Riopelle, le •trappeur supérieur», comme l’a baptisé Breton, qui remplissent les cases que l’art et son histoire aiment à réserver aux mythologies.Mais la méconnaissance, au Québec, de cet artiste qui domine le panthéon des artistes canadiens, selon Charles C.Hill, tient à d’autres facteurs.Deux raisons expliqueraient cette méconnaissance, selon le conservateur de l’art canadien du Musée des beaux-arts du Canada.«D’abord, il y a une autre tradition du paysage au Québec.C’est une image rurale de la nature.Ça commence au XIX' siècle et continue jusqu’aux années trente.Je pense évidemment à Suzor-Côté, un artiste qui précède Thomson mais qui continue à peindre dans les années 20.Clarence Gagnon et Marc-Aurèle Fortin ne lui sont pas identiques mais participent d’une même continuité.» En Ontario, l’identification avec une image rurale du pays, retrouvée à la fin du XK' siècle chez Homer Watson ou George Reid, «se transforme au moment où Thomson travaille.La nature sauvage, vierge — qui évidemment n’est pas sauvage ni vierge entièrement mais qui est peu habitée —, explique le conservateur, devient plus importante et on ne montre pas les transformations apportées par la colonisation.C’est l’image de la nature pure — le terme est contradictoire — qui s'impose, même si Thomson a montré des images de l’exploitation forestière».D’autres facteurs, comme le mouvement du terroir, la vague créditiste qui a suivi le gouvernement du-plessiste, bref, le mouvement conservateur agricole de droite, depuis la fin du XK' siècle, sont des valeurs, au Québec, divergentes de celles qui ont permis à la légende de Thomson de naître.Aussi, dès après son décès, •Thomson a été lié à une idéologie nationaliste canadienne», explique Hill.«En partie, ça pourrait faire partie du rejet du Groupe des Sept au Québec.Cela a été formulé par les collègues de Thomson, qui l'ont incorporé dans leurs batailles.Or Thomson n’a jamais exprimé de telles positions lui-même.Partageait-il ce sentiment?On ne le sait pas.» Le Groupe des Sept était très «agressif» dans sa lutte pour un art presque pancanadien, «ce qui est contradictoire puisqu’un paysage ne peut représenter tous les paysages au pays».Sauf erreur, le Musée des beaux-arts de Montréal serait la seule institution québécoise à posséder de ses œuvres: «On ne le voit pas», indique Charles C.Hill.Le mythe déconstruit La rétrospective va dans une autre direction que celle, plus romantique, défendue par plusieurs biographes.Le mythe est déconstruit, l’artiste resitué dans un contexte.«O» le remet en contexte et, en faisant cela, on dit qu’il est unique et en même temps qu'il ne l’est pas, explique le conservateur.Par la force de son expression, par les couleurs et la vivacité de son oeuvre, il est différent de tous les autres artistes de sa génération au Canada.En même temps, il y a des aspects de son œuvre qui sont liés aux autres artistes.Le contexte esthétique et aussi le milieu dans lequel il travaille n’étaient pas si isolés que cela.Ce n’est pas l'homme des bois isolé de tout contexte, qui n’avait de contacts avec personne, ni un artiste vierge qui sort du bois avec ses esquisses sous le bras et qui tout à coup devient un génie innocent.Ce n’est pas du tout ça.» Thomson a appris de ses collègues et il reflète des préoccupations partagées par son milieu et la société dans lesquels il a travaillé.«L’identité de Thomson est posthume.Il devient quelque chose de plus grand que lui.Avant sa mort, très peu d’éléments sont documentés: quelques va-et-vient, quelques critiques dans la presse, les œuvres qu’il a exposées, les quelques lettres qu’il a laissées», raconte HiU.L’étude du contexte socioéconomique entourant Thomson permet de comprendre dans quel système l’artiste évoluait.«Les barrages, le déboisement faisaient partie du paysage, qui n’était pas vierge.C’est un paysage réaménagé pour faciliter le passage des billes de bois.La pêche était aussi importante pour lui que la peinture.» Charles C.Hill soutient qu’il faut désormais se questionner sur l’image de la nature que Thomson a léguée.«Ça reste à être précisé.Thomson partait souvent pour voir la fin de l’hiver et le début du printemps.Selon moi, c’est ça qui l’intéresse, les dernières traces de neige dans le bois, la débâcle des glaces.Ce sont les seules références qu’on retrouve dans scs lettres sur le sujet.Il parle aussi des changements des couleurs de l’automne.» L’engouement pour la nature comme baume sur les plaies de la vie urbaine, de plus en plus aliénante, a rendu Thomson plus populaire auprès d’une certaine bourgeoisie.«Cette idée de quitter la ville, d’abord pour les banlieues puis pour les chalets, les camps d’été, dans un mouvement plus large de santé publique lié aux problèmes urbains, le rejet de la ville», tout ceci fait partie du mythe canadien, indique Hill.Le développement de l’art aux Etats-Unis et en France, par exemple, est fortement lié à celui de la ville, à ses loisirs, à ses occupations, à la notion de travail.Pour Thomson, la question demeure, qui a alimenté le mythe, de ce qu’il aurait pu devenir s’il avait vécu plus longtemps.Il a cristallisé les histoires de bûcherons, de trappeurs, de tous ceux qui ont été avalés par les bois.Ce qui reste de Thomson, après cette révision qui le ramène à des dimensions plus humaines?«Pour moi, indique Hill, c’est toujours la couleur.Les effets qu’il crée dans ses œuvres sont impressionnants.Les gens s’intéressent plus à sa mort.Mais la seule raison de s’intéresser à sa mort, c’est à cause de sa vie, la seule raison de s’intéresser à sa vie, c’est son œuvre.» SOURCE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA and Rocks / Neige et rochers, printemps Compagnie Marie Chouinard cojjc Étude n° 1 (y Des feux dans la nuit Samedi 8 juin 20 H 30 Théâtre du CNA 29,50 $ Billets en vente dès maintenant! ticftetmaster.ca (613) 755-1111 CIHTM NATIONAL Dll ADTI LE DEVOIR i LE DEVOIR.LES SAMEDI I * * ET D I M A N ( Il E l I \ 2 O O 2 ( full lire- THÉÂTRE S’amuser à tout risquer.Momentum présente Deus Ex Machina -Tryptique polymorphe et spontané, ce samedi seulementy à VUnion française Défilé chez les fusiliers Le Nouveau Théâtre expérimental propose La parade du temps qui passe au Manège des fusiliers Mont-Royal MICHEL BÊLAI R LE DEVOIR Elle est comme tombée dedans quand elle était petite: dès l’âge •de cinq ans, Salomé Corbo jouait jdans son premier spectacle.«Un \flash de cinq minutes, dans la ruelle ¦Chateaubriand, avec la Fanfare \Pour-pour», explique-t-elle avec un ‘ sourire à faire fondre toutes les fanfares du monde.C’était Q y a 20 ans.Aujourd’hui elle traficote du côté de Momentum dont elle assurera «la mise en plis», comme elle dit du prochain spectacle.Ça porte le litre de Deus Ex Machina - Triptyque polymorphe et spontané.Et ça n’a lieu qu'une fois, ce samedi soir précisément, à 20h, dans la salle de l’Union française, rue Viger.Comme la salle ne compte que 200 places, on suggère aux fanatiques du groupe de se précipiter sur le téléphone dès qu’ils auront lu ces lignes.et on les retrouve plus bas.Pour les gens qui orbitent autour de Momentum, ce spectacle est un deus.«C'est une vieille formule qui date d’une bonne dizaine d’années, reprend Salomé Corbo.Nous l’avons un peu trafiquée pour les circonstances.» Développé par la Ligue universitaire d’improvisation (LUD, le deus est une forme théâtrale basée sur l’improvisation dans laquelle on ne retrouve pas de compétition entre des équipes ou des individus.Le deus implique que les comédiens qui s’y livrent construisent en- semble une seule et même impro.i Ici, il réunit une douzaine d’«ar-tistes volontaires- et se déploie ¦en un triptyque.En fait, pour être précis, seule la première partie du spectacle est un deus.Six co-tmédiens y participent: Céline Bonnier, Réal Bossé, Salomé Corbo, Stéphane Demers, François Papineau et Marcel Pomerlo.Avant d’entrer en scène, ils auront choisi au hasard des élé-iments de costumes et de décors.-Quant au thème de l’impro qu’ils construiront ensemble pendant tune heure, c’est le public qui le choisira, au hasard, dans un dictionnaire.Le tout sera mené par une sorte de M.C., le Deus lui-: même, Antoine Vézina.La seconde partie du spectacle, Ex, «pour Extase», précise la metteuse en plis, regroupera aussi six comédiens — Isabelle Brouillette, Guillaume Choinière, ?Nathalie Claude, Stéphane Crête, Dominique Leduc et Sylvie Moreau — qui, contrairement à la première équipe, auront, eux, développé «secrètement» un per-: sonnage.Ici, le rôle du Deus sera de déterminer trois lieux, au hasard bien sûr, et d’interviewer les six comédiens pour que le public : connaisse chacun de leur personnage.C’est alors la salle qui choisira trois duos différents associés, chaque fois, à un lieu.Chaque duo devrait courir pen-.dant une quinzaine de minutes et : ici Salomé Corbo et un comparse , agiront comme «radicaux libres», ; c’est-à-dire comme supports scé-nographiques appuyant l’action (un serveur, un passant, un nuage, un mort, etc.).Quant au Deus, il a aussi tout le loisir, en Itout temps, de s'improviser met-jteur en scène.Vous suivez?Tant '.mieux, parce que la troisième : partie du triptyque polymorphe ; est la plus difficile à décrire.: Cette troisième partie, elle pren- V JACQUES GRENIER LE DEVOIR Salomé Corbo: «Ni le NTE ni Momentum ne cherchent à plaire à qui que ce soit.Ce sont deux compagnies laboratoires pour lesquelles la recherche et la création sont absolument prioritaires.» dra la forme d’un joyeux party.«Nous voulons que les gens participent, qu’ils dansent et qu’ils s’amusent, poursuit Salomé Corbo.C’est la partie “Machina’’ du spectacle et nous souhaitons vraiment ouvrir la machine.» Il y aura de la musique.Et des activités diverses.Les spectateurs auront l’occasion de bouger en dansant sous les élucubrations musicales d’une DJ (Miriam), mais aussi en passant de l’une à l’autre des petites interventions préparées par l’équipe de comédiens.Dans un coin, par exemple, François Papineau et deux comédiens construiront un meuble: Salomé Corbo tricotera en radotant et ceux qui voudront partager ses histoires n’auront qu’à se joindre à elle; ailleurs, le Deus jouera une partie d’échecs avec des spectateurs et quelqu’un peindra une toile.Pendant ce temps, des cigarettes girls circuleront un peu partout en vendant des CD des performances passées de Momentum et la séance de délire collectif festif plus ou moins contrôlée pourrait se terminer aux petites heures de la nuit.Même combat L’occasion est trop belle pour ne pas souligner que, pour une rare fois, l’espace réservé au théâtre dans ce cahier est occupé tout entier par deux des compagnies les plus stimulantes du petit monde du théâtre montréalais.Trop belle aussi pour ne pas demander à Salomé Corbo de préciser la démarche de Momentum par rapport à celle du NTE.«Je vois d’abord beaucoup de points communs, répond-elle.L’exploration systématique de nouvelles formes théâtrales.Le goût permanent du risque.Le plaisir.La géné-^ rosité aussi.Et le fait que ni le NTE ni Momentum ne cherchent à plaire à qui que ce soit.Ce sont deux compagnies laboratoires pour lesquelles la recherche et la création sont absolument prioritaires.» En fait, s’il fallait absolument trouver des différences entre l’approche des deux groupes, elles seraient bien minimes.D’autant plus qu’aujourdbui, la scène montréalaise est beaucoup plus ouverte qu’à une certaine époque où les comédiens et les metteurs en scène se limitaient habituellement à un type de théâtre et souvent à un type de salle.Aujourd’hui, tout le monde prend plaisir à se ressourcer régulièrement dans le travail de Momentum ou du NTE.Salomé Corbo a joué dans le premier spectacle de la saison du NTE (Dave veut jouer Richard III) et Monique Mercure fera partie de la distribution de La parade du temps qui passe dont on vous parle tout juste à côté.«Au fond, conclut la metteuse en plis de Momentum, le NTE travaille plus “suri et “avec” les matériaux théâtraux alors que, de notre côté, nous faisons peut-être plus partie de la culture trash; nous pensons que tout estthéâtra-lisable.Sinon, c'est la même approche ludique et festive.» Et c’est ce que nous nous souhaitons pour longtemps encore.P LA PARADE DU TEMPS QUI PASSE Cédérom hybride PC (Pentium 300, Windows 95) et Ma- (ÔS 8.1), 32 Mo.Production: Nouveau Théâtre expérimental.Public vise: les 17 à 77 ans.Dans les magasins très specialises ou chez l’éditeur.Prix: non disponible.MICHEL BÊLAI R LE DEVOIR Difficile de ne pas être séduit par les propositions déviationnistes des activistes interventionnaires du Nouveau Théâtre expérimental (NTE).Imaginatifs, dérangeants, drôles, provocateurs souvenu ils ne font jamais les choses comme tout le monde.Cette saison seulement, ils nous auront fait connaître des lieux qu’on n’associe habituellement pas au théâtre: l’auditorium du sous-sol de l'hôpital Sainte-Justine et le temple maçonnique de Montréal.A compter de mercredi prochain, ils nous ouvrent les portes d’un autre lieu «fantasme»: le Manège des fusiliers Mont-Royal, avenue des Pins.L’on pourra y voir leur plus récente production, jusqu’au 22 juin, Im parade du temps qui passe, le spectacle avec lequel le NTE devait célébrer la réouverture de l’Espace libre de la rue Fullum.dont les rénovations ne sont toujours pas terminées.Pour ceux qui ne le savent pas encore, le NTE est aujourd’hui dirigé par une «troïka infernale» — Marthe Bouliane, Alexis Martin et Jean-Pierre Ron-fard — après avoir connu toutes sortes de régimes pour la plupart «communisants» autour des deux figures centrales de Robert Gravel et Jean-Pierre Ron-fard depuis 1983.Les camarades du NTE fonctionnent, comme il se doit, autour d’un plan quinquennal qui se terminera avec la saison 2004-05.Mais comme ils le disent eux-mêmes sur leur site Internet (http://www.nte.qc.ca/sansflasli/presentation.htmD, ils n’obéissent en fait «qu'à l'attrait exigeant, irrésistible et joyeux de la nouveauté».Depuis plus d’un quart de siècle — l’ancêtre de la compagnie, le Théâtre expérimental de Montréal (TEM) a été fondé en 1975 — leur approche désinvolte, festive et imprévisible «les a amenés à faire des expériences en tous genres: improvisation, jeux avec l’espace, jeux avec le temps, rendez-vous originaux avec le public, marathons d’écriture, festival de courtes pièces, activité éditoriale.» Le NTE s’est toujoure placé en filiation directe de cette explosion créatrice du théâtre québécois des années 70, bien en marge des grandes scènes, multiple par définition.Et il ne faut pas s’étonner qu’il s’intéresse aussi au multimédia qui n’esi au fond qu’une autre façon de «tenter de faire les choses un peu différemment».Pharaonique.Mais pourquoi vous parler d’un cédérom ou du site Internet du NTE?Pourquoi cette surenchère de nouveaux médias — surtout que cette p.ige de journal est chapeautée du mot-clé Théâtre —?Eh bien parce que, bêtement, les objectifs révolutionnaires des camarades Ronfard et Martin tout comme les nôtres se sont vus bouleversés par le principe d'accélération de l’histoire.Bousculés par le temps, dépassés par les échéanciers de rénovation et/ou de production, ils ont choisi de composer avec le moment en proposant une rencontre unique aux médias.Ce qui est loin d’être bête.Sauf que nous n'avons tout simplement pas pu y participer.C’est comme ça.Mais ça va quand même.Et vous?Donc, pas de rencontre.Pas de photo toute neuve.Pas de citation de première main; rien, l’pschhhhhh.Surtout que déjà, entre vous et moi, Alexis Martin et Jean-Pierre Ronfard n'ont [xis vraiment tendance à se précipiter sur les journalistes pour leur donner des scoops ou pour négocier des exclusivités comme d’autres ne se gênent |ias de le taire.1 )es deux côtés de la barrière.Donc rien.Zéro.Sauf qu’il reste finalement des traces intéressantes.Ce cédérom réalise |xu l'équipe du NTE pour les médias, il est fort bien fait et l’on vous souhaite de tomber dessus iwr hasard (tout comme sur n’importe laquelle des publications du NTE).On y voit d’abord le chantier pharaonique de l'Espace libre puis, avec son casque d’ouvrier qui bosse dans la caserne, Ronfard explique que La Parade n’est pas vraiment une pièce de théâtre mais plutôt une «suite de scènes illustrant le thème du temps».Ces scènes, elles s’enchaîneront les unes aux autres comme dans un rêve, sans véritable continuité de tyi>e logique.Ronfard et Martin ont écrit les textes, défini les grandes lignes de la mise en scène et ils jouent aussi dans Im Parade.Au total, 12 comédiens vont construire le spectacle à mesure, chacun assumant aussi un bout de mise en scène.Affublé lui aussi d'un casque jaune et manipulant prestement la barre à clou, Alexis Martin élabore ensuite sur ce thème du temps qui prendra toutes les formes à travers de multiples niveaux de langues et de tons.mais Marthe Boulianne, la boss, intervient pour mettre fin à la discussion.La scène finale est savoureuse.Trois ouvriers, des vrais ceux-là, discutent de Im Parade en soulignant que l’on pourra même y voir le philosophe allemand Heidegger «C’est à ne pas manquer pour tout le béton du monde.» Cette fois-ci, on y sera! PARADE DU TEMPS OUI PASSE D ALEXIS MARTIN et JEAN-PIERRE RONFARD Stéphane Crête JACQUES GRENIER LE DEVOIR JACQUES GRENIER LE DEVOIR Céline Bonnier LA TROUPE xf Alexis Martin Anne-Marie Provencher Colette Drouin Daniel Brière Isabelle Gingras Jean-Pierre Ronfard Julie Le Breton Luc Taillon < Monique Mercure Sylvie Daigle Valérie Le Maire UNE CREATION DU Nouveau Théâtre Expérimental DU 5 AU 22 JUIN 2002 DU MARDI AU SAMEDI À 20H30 au MANÈGE DES FUSILIERS MONT-ROYAL 3721 HENRI-JULIEN (ANGLE AVENUE DES PINS) RESERVATIONS 514.521.4191 ENTRÉE 18$ www.nte.qc.ca lx//ypU4fa4{ UkXilff \ I n fl h i e r__________________________________s p é c i ._a Lectures d’été LE DEVOIR » 0805 I.K DEVOIR, LE S A M EDI 1 ET DI M A V ( H E 2 J I 1 X 2 0 0 2 Culture DANSE Mouvements et paroles d’ici Le neuvième grand rendez-vous bisannuel de la danse canadienne a lieu dès vendredi à Ottawa, et cette année, l’événement est mené par Brian Webb, un artiste qui aime profondément la danse, un homme de parole.Pendant ces dix jours de mouvements, d’échanges de regards et de visions, le nouveau producteur du Festival Danse Canada tentera de pousser encore plus loin le dialogue entre les générations et les tenants d’esthétiques des plus diverses.ISABELLE POULIN Avec ses trente-cinq œuvres, dont une douzaine de premières mondiales, le Festival Danse Canada, qui réunit les forces vives de la création chorégraphique au pays, est avant tout un événement qui réjouit les sens.Cette année, le menu est à la fois copieux, éclectique et raffiné.D’abord, le contingent québécois est plus solide que jamais.Qu’on en juge: Marie Chouinard, Paul-André Fortier, Ginette Laurin, Daniel Léveillé, Sylvain Emard, entre autres.Voir ces artistes réunis en un seul événement est un cadeau inespéré, d’autant plus qu’ils y présentent des œuvres majeures qu’il faut absolument voir ou revoir.Marie Chouinard y va d’un doublé intime: deux solos, Des feux dans la nuit, une première incursion dans un univers masculin sur une musique pour piano de Rober Racine et Étude n°l, créé l’an dernier pour une de ses interprètes, Lucie Mongrain, avec la musique de Louis Dufort.Paul-André Fortier, le chorégraphe-danseur-pédagogue qui n’a rien perdu en 20 ans de son regard incisif sur le monde, présente Tensions, un des grands moments du dernier Festival international de nouvelle danse.Une de ses pièces de groupe, Jeux de fous, créées avec et pour des plus jeunes, est également à l’affiche.Ginette Laurin et sa compagnie O Vertigo s’amènent avec Luna, Sylvain Emard présente Scènes d’intérieur, deux œuvres où la puissance de l’image n’enlève rien à celle du mouvement; Daniel Léveillé offre Amour, acide et noix, un quatuor d’une beauté limpide, une véritable ode au corps.Deux grandes compagnies to-rontoises seront de la partie: Dan-cemakers et son inspirateur Serge Bennathan ouvrent le Festival avec The Satie Project, avec en prime une interprétation musicale en di- ¦ ¦ '* c ; J iSîll i.M-i 1 Iffil J ill o C 0 ü en et les gémeaux ruai le Studio de t’ASO DE LA DANSE PRÉSENTE MONTREAL.ARTS INTERCULTURELS s ' ' , .: .: , ,.29, 30, 31 mai 2002 & 1er juin 2002 à 20h00 3680 Jeanne-Mance, Montréal Billetterie : (514) 982-3386 Admission 15$ ètudiams/professionnels/ainés 13$ Le jeune du Québec Direcleur artistique : Didier Chirpaz JOSE NAVAS CHORÉGRAPHE INTERPRÈTE 4 > 8 JUIN 02 COMPLET , IE 4 JUIN 1 jniini L’AGORA DE LA DANSE 514.525.1500 — » mTTTTl 840.RUE CHERRIER ”f r.ADMISSION 514 790 1245 MhlAUll: 840.RUE CHERRIER Pour gagner des billets www.flak.org/solo L« mercredi 5 juin Au Théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts Événement-danse où le Jeune Ballet du Québec interprète des créations de chorégraphes internationaux, dont : ~ Ginette Laurin (OVertigo, Montréal) ~ Hélène Blackburn (Cas Public.Montréal) ~ Carlos Ovares ( Costa Rica) ~ Jane Mappin (Montréal) ~ Christophe Garcia (France) En présence de nombreuses personnalités du monde de la danse : ~ Gradimir Pankov, directeur artistique.Grands Ballets Canadiens de Montréal — Louis Robitaille, directeur artistique, Ballets |azz de Montréal ~ Andrea Boardman, interprète, La La La Human Steps ~ Ginette Laurin, chorégraphe, 0 Vertigo ~ Hélène Blackburn, chorégraphe, Cas Public ~ André Ganépy, v.-p.du conseil d'administration de l'Agora de la danse ~ Dena Davida, directrice artistique, Tangente ~ Clothilde Cardinal, codirectrice, Danse Danse Prestations d'artistes de renom, dont : ~ Lourdes Gracia et Edgar Zendejas des Ballets jazz de Montréal ~ Geneviève Boucher et Yves Saint-Pierre de Cas Public Billet-bénéfice : cocktail au Jardin de sculptures du Musée d'art contemporain de Montréal à 18 h et spectacle-gala au Théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts â 20 h : 100 S Spectacle-gala seulement à 20 h : 30 $ Théâtre Jean-Duceppe Place des Arts friie.e>vw.nituau ]11] •1 au www.Mta.qc m (taNMv AdrnWton SH TC IMS Québec SS is>uMiî'7i i-lINf eutx OOÉON ——i I 1AMOU8 PLACEUR-l f— MÉUA l*lf X" QUXZO —1 r— Mf (àA Pl*X - OU/ZO —1 r FAMOO* PI AV ü
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