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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2002-06-05, Collections de BAnQ.

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ETATS-UNIS Une économie toujours en expansion, selon Greenspan Page B 1 GRAND PRIX Jacques Villeneuve, un gagnant dans l’adversité Page B 6 ?w w w .I t' (1 e \' o i r .c o in ?LE DEVOIR Le vote de confiance aura lieu, assure Chrétien HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien a voulu calmer le jeu hier en confirmant que le vote sur son leadership aura bel et bien lieu en février prochain.Mais ü a aussi prévenu ses troupes qu’elles risquent de faire élire l’Alliance canadienne si elles continuent de s’entre-déchirer.M.Chrétien a ainsi répondu à la colère exprimée par plusieurs de ses députés pro-Martin, qui s’indignaient lundi qu’on remette en question la pertinence d'un vote de confiance compte tenu du fait que le premier ministre a été reporté au pouvoir.Aux journalistes qui lui demandaient si le vote serait reporté ou annulé, il a lâché un non catégorique.Le vote aurat-il lieu?«Oui», a-t-il répondu tout aussi sèchement M.Chrétien n’a pas voulu dire à quelle hauteur il place la barre pour qu’il reste en selle.Par le passé, le premier ministre citait souvent les 91 % qu’il avait ol> tenus en 1998.Cette fois-ci, il s’est rabattu sur son score lors de la course au leadership de 1990, qui l’avait opposé à Paul Martin.«Nous verrons la campagne, a-t-il dit C’est un vote, c’est comme un congrès au leadership.La dernière fois4 j’ai gagné avec 58 % du vote au premier tour.A d’autres congrès, ça prend parfois cinq tours de scrutin._ S’ils transforment cela en congrès.Je vais m’assurer que j’ai la confiance de cela [des militants].* Une chose est certaine dans l’esprit de M.Chrétien: la seule voie alternative à son leadership est le chef de l’Alliance canadienne, Stephen Harper.VOIR PAGE A 10: CONFIANCE ¦ La chronique de Manon Cornellier en page A 3: Qui gouvernera ?Le Japon, première puissance «propre» d’Asie Le gouvernement nippon accepte de ratifier Kyoto LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le Japon s’est affirmé hier comme la première puissance économique «propre» de l’Asie en décidant formellement de ratifier le protocole de Kyoto, et ce, malgré l’opposition immédiatement réaffirmée de son principal allié économique, les Etats-Unis.La décision du Japon, annoncée hier, soit à la veille de la Journée internationale de l'environnement suit d’une semaine la ratification par l'Union européenne du protocole grâce auquel les humains vont tenter de reprendre le contrôle du climat La décision a été prise par le gouvernement nippon après que le Sénat japonais et la Chambre des députés ont eu signé les actes législatifs de la ratification au cours des deux dernières semaines.Le Japon a officiellement avisé de sa décision le Secrétariat de la Convention sur les changements climatiques, initialement signée au Sommet de Rio en 1992.VOIR PAGE A 10: JAPON SANTÉ 15 millions pour lancer les premiers groupes de médecine familiale ¦ À lire en page A 2 INDEX N Annonces.B 5 Bourse.B2 Avis publics.A 6 Carrières.B 4 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.AS Idées.A9 Le monde.A6 Les sports.B 6 Mots croisés.A 6 Nature.B 5 Télévision.B 7 Météo.B 5 1 Le Sommet de Montréal Des péages à tous les ponts ?Montréal pourrait demander aux gouvernements le pouvoir de taxer les automobilistes pour financer les transports en commun JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Bloup, bloup!» C’est ainsi que s’est exprimé Pop Tart hier après avoir «déposé amoureusement» une tarte à la crème sur le visage de Gérald Tremblay.C’est pour dénoncer le système judiciaire «pour les riches» qui a permis au maire de Montréal d’échapper à la destitution malgré une déclaration d’intérêts pécuniaires incomplète que le célèbre entarteur a frappé à l’ouverture du Sommet de Montréal.Bien qu’il se soit fait arrêter par les policiers, Pop Tart ne risque aucune poursuite judiciaire — cette fois-ci — puisque le maire ne déposera pas de plainte.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR La Ville de Montréal n’exclut pas l’idée de demander aux gouvernements d’installer des postes de péage sur chacun des ponts qui rt^ lient Hie de Montréal à la banlieue, la totalité des montants ainsi porous, qui pourraient atteindre annuellement 200 millions, servirait à financer les transports en commun.L’idée, lancée hier lors du Sommet de Montréal par l’ex président de SNC Lavalin, Bernard la-marre, a reçu l'approbation d’un bon nombre de participants à l’atelier sur le développement dr's infrastructures stratégiques de transport.Même Claude Dauphin, le responsable du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal, trouve l’idée attrayante.«C’est intéressant comme propo sition, a-t-il reconnu en entrevue, hier.Des postes dt péage pour favoriser les transports en commun, personnellement, je ne suis pas contre.[.] C'est une idée vendeuse qui vaut la peine d’être étudiée.» M.Lamarre a fait cette suggestion alors que les 70 délégués présents à l’atelier débattaient d’une proposition visant à définir un nouveau cadre financier global pour supporter les investissements dans les transports en commun.VOIR PAGE A 10: PÉAGES Lire aussi en page A 4 : ¦ Les policiers craignent d’être laissés pour compte 70% des enfants de neuf ans disent avoir été victimes de violence ou d’intimidation Une enquête de Vlnstitut de la statistique trace un portrait sombre et troublant du climat scolaire MARIE ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR La violence et l’intimidation régnent durement dans les écoles: alors que 70 % des enfants de neuf ans affirment en avoir été victimes, plus de un enfant sur dix a subi le taxage et le tiers d’entre eux ont été frappés ou poussés violemment dans l’environnement de l’école.Pour ajouter à ce portrait sombre et troublant dé- peint dans l’Enquête sociale et de santé auprès des enfants et des adolescents québécois par l’Institut de la statistique du Québec, on sait que 20 % des garçons de 16 ans affirment avoir porté une arme au cours des six derniers mois (couteau, chaîne, coup-de-poing, etc.), un pourcentage qui s’élève à 13 % chez les garçons de 13 ans.De plus, 8 % des petits garçons affirment avoir eu des «idées suicidaires sérieuses».Voilà quekjuesAines des troublantes statistiques révélées hier dans le cadre de cette enquête menée en 1999 auprès de 3700jeunes Québécois de 9,13 et 16 ans.Les données brossent un portrait très général de l’état de santé physique et mental des jeunes, de leurs habitudes de vie et de leurs relations avec leur entourage.Au Québec, les données sont quasi inexistantes sur la violence et l’intimidation à l’école.Si, aux États-Unis, le phénomène du bullying — "brimades», «intimidation» ou «victimisation» — fait partie des principaux VOIR PAGE A 10: VIOLENCE Cap sur le monde Alessandro Baricco livre dans Next les résultats de son enquête sur la mondialisation SOURCE ALBIN MICHEL L’écrivain italien Alessandro Baricco.CAROLINE M O NTPETIT LE DEVOIR On le connaît pour ses romans pleins de musique et de poésie: Novecento, pianiste.Soie, City.Rapidement montés sur la liste des meilleurs ventes, ils ont fait de lui un jeune auteur riche, célèbre et branché.Son dernier livre, Next, est, comme City, coiffé de quatre lettres et porte un nom anglais.Mais à 44 ans, l’écrivain italien Alessandro Baricco a pour un moment changé de cap.Contre toute attente, il signe en effet, cette foisd, un court essai sur la mondialisation.Next, c’est un peu une question, une interrogation sur le monde à venir, le monde global.L’idée est venue à l’écrivain lors du Sommet du G8, à Gênes, l’été dernier.«Ce qui m’avait surtout surpris, lors de ce sommet, c'est de m'apercevoir tout d'un coup que je savais si peu de choses à ce sujet», a dit l’intéressé, joint à Turin, où il habite, pour un entretien.Pour ce faire, donc, Baricco a pris la position du naïf, de l’homme candide et ouvert D’abord, il se demande quelle est cette mondialisation dont on parle tant «On utilise le mot “mondialisation''pour nommer des choses différentes», dit-il.Pour ce faire, il a demandé aux gens de son entourage de lui donner des exemples de ce qu’est pour eux, la mondialisation.Puis, il a remis en question la véracité de certains faits tenus pour acquis de façon automatique par de nombreux opposants à la mondialisation.VOIR PAGE A 10.BARICCO Virginia Woolf Nicel Nicolson Virginia Woolf m MDiS « s « LF.DEVOIR, LE MERCREDI 5 JUIN 2 0 0 2 LE MONDE Le Congo-Kinshasa sous occupation La mission de l’ONU est accusée de croiser les bras GUY TAILLEFER LE DEVOIR La Mission d’observation des Nations unies au Congo, la MONUC, dont le mandat est sur le point d’arriver à échéance, est tournée en dérision au sein de la société civile de Kinshasa.«Elle observe sans voir»*, vocifère Floribert Che-beya, président de La Voix des sans-voix pour les droits de l’homme, une ONG locale qui réclame comme bien d'autres le renforcement du mandat de la mission afin qu’elle puisse s’interposer pour protéger les civils et éviter des exactions comme celles commises depuis la mi-mai à Kisangani, une ville du nord-est du pays enclavée depuis quatre ans par des rebelles appuyés par le Rwanda.Des événements graves se sont produits depuis quelques semaines en République démocratique du Congo (RDC), qui trahie sent l’impuissance de l’ONU en général et de la MONUC en particulier — certains diront leur vo- E N BREF Pourrissement de la situation malgache Antananarivo (AFP) — Au moins douze personnes ont été tuées dimanche et lundi dans des combats entre les troupes du président élu de Madagascar, Mafc Ravalomanana, et du chef d’Etat sortant, Didier Ratsiraka, dans la région de Sambava, au nord-est de Madagascar.Hier, les deux camps se sont observés sur le «front», figé de part et d’autre d’un pont, à quatre ou cinq kilomètres au nord de Sambava.Seuls quelques tirs sporadiques ont résonné dans la brousse alentour, selon des sources militaires.Devant cette dégradation de la situation, les diplomates tentent toujours de trouver une issue négociée.Le président sénégalais Abdoulaye Wade et le secrétaire général de l’OUA, Amara Essy, doivent rencontrer mardi soir à Libreville le président gabonais Omar Bongo et le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, pour discuter de la crise malgache.Rafle chez les mafieux new-yorkais New York (AFP) — Dix-sept membres présumés d’un clan mafieux new-yorkais ont,été arrêtés, à New York et dans l’Etat du New Jersey, pour racket, blanchiment d’argent et subornation de témoins, ont annoncé hier des procureurs américains.Parmi les inculpés figure Peter Gotti, le frère du baron de la mafia John Gotti, déjà en prison.Il aurait notamment dirigé le clan Gambino depuis 1999 lorsque son neveu, John Gotti junior, a été incarcéré pour corruption, extorsion et jeu.La plupart des 68 chefs d’inculpation font état de corruption dans les affaires maritimes de la ville, où l’influent clan mafieux aurait placé des hommes de confiance à des postes de pouvoir, notamment au sein des syndicats de main-d’œuvre.«En frappant au sommet et en ciblant sur les gros bonnets de ces familles et de ces organisations, nous espérons extirper la corruption des zones maritimes», a affirmé Alan Vinegrad, procureur du district est de New York.Le Chili sous la pluie et la neige Santiago (Reuters) —D's violentes tempêtes, qui touchent la quasi totalité du Chili en ce début d’hiver austral, ont fait dix morts lundi, portant à vingt-deux le nombre total de victimes depuis le début des intempéries il y a près de deux semaines, selon un nouveau bilan officiel communiqué hier matin.Les pires inondations que connaisse le Chili depuis plus d’un siècle ont également fait des milliers de sans-abri, ont rapporté hier les services de secours.Dans la capitale Santiago, certaines rues étaient sous un mètre d’eau après trois jours de précipitations ininterrompues, et la rivière Mapocho menaçait de sortir de son lit Dans cette ville, 3270 personnes ont fui leurs habitations et ont trouvé refuge dans des écoles et autres bâtiments publics.Bon nombre de villes du sud du pays sont sors un mètre cinquante de neige.A Punta Are-nas, dans l’extrême sud du pays, le maire dit ne pas avoir vu autant de neige depuis 1958.lonté — à imposer sa médiation et son autorité.La fin de semaine dernière, le RCD-Goma (Rassemblement congolais pour la démocratie, soutenu par Kigali), qui occupe dans l’est le tiers du territoire congolais depuis 1998, a ordonné l’expulsion de trois fonctionnaires onusiens pour «indiscipline», «mépris de l’autorité du ECU» et «menace à la sécurité intérieure».Cette fin de semaine encore, l’envoyé spécial de l’ONU dans la région, le Camerounais Amos Namanga Ngongi, a été déclaré persona non grata par le RCD.Ces tensions «diplomatiques» surviennent trois semaines après la sanglante répression d’une mutinerie à Kisangani qui aurait fait 200 morts parmi les civils, les policiers et les militaires.Violences commises, a dénoncé l’organisation les Amis de Nelson Mandela pour la défense des droits humains (ANMDH), «au nez et à la barbe» de la MONUC — qui a par la suite produit un rapport dénonçant de graves violations de la part des forces soutenues par le Rwanda.Une impuissance jugée d’autant plus intolérable au sein de la société civile que cette guerre a fait trois millions de morts en Afrique centrale, sans provoquer de mobilisation internationale adéquate, et que la promesse de démilitarisation de la ville de Kisangani, contenue dans les accords de Lusaka de 1999, n’a toujours pas été respectée.La MONUC compte un personnel non armé d’environ 4000 personnes dans le pays, en majorité des observateurs militaires, et d’importantes infrastructures à Kinshasa.Une quarantaine de Canadiens font partie de la MONUC dont le mandat arrive à échéance le samedi 15 juin prochain.D paraît çxclu que la mission soit annulée.A la lumière des récents événements, plusieurs espèrent au contraire que le Conseil de sécurité acceptera enfin de lui donner plus de mordant Emmurée par les rebelles et loin des regards occidentaux, Kisanga- ni souffre aussi de l’indifférence de Kinshasa Les deux villes sont séparées par un bon milber de kilomètres et aucune route ne les relie.Vrai, dit le le journaliste Alain Dome, de la revue catholique Renaître, qu’«t7 y a une sorte d’indifférence générale à Kinshasa face à ce qui se passe à Kisangani».Dans l’espoir de désenclaver cette «ville-martyre» d’environ 300 000 habitants, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a affrété avec succès, en mai, une barge transportant 500 tonnes de vivres et d’équipement La barge a mis trois semaines pour se rendre de la capitale à Kisangani par le fleuve Congo.Le défi, affirme Michel Noureddine Kassa, directeur d’OCHA en RDC, consiste maintenant à convaincre les commerçants de la capitale d’affréter de nouveaux bateaux.Guy Taillefer rentre de Kinshasa où il s’est rendu à Les députés espagnols projettent d’interdire le parti Batasuna AGENCE FRANCE-PRESSE Madrid — Les députés espagnols ont adopté, hier, un projet de loi controversé réformant la loi sur les partis politiques, dont l’objectif est de déclarer hors-la-loi le parti indépendantiste basque Batasuna, bras politique du mouvement séparatiste basque ETA Ce projet gouvernemental, qui a fait l’objet d’une procédure parlementaire d’urgence, a été adopté à une très large majorité, au cours d'une séance extraordinaire, par 304 voix pour et 16 contre.Le Parti populaire (PP, au pouvoir) et l’opposition socialiste (PSOE) ont voté en faveur du projet.Les députés nationalistes basques modérés du Parti nationaliste basque (PNV), ainsi que la coalition Izquierda Unida (IU, gauche unie, autour des communistes) ont voté contre.Ce projet de loi est «un instrument concret pour déclarer illégaux et dissoudre les partis qui, comme Bata- suna, font partie de la mouvance terroriste», selon le ministre espagnol de Injustice Angel Acebes.Le texte du projet prévoit que le Tribunal suprême espagnol pourra interdire et dissoudre, à la demande du gouvernement de 50 députés ou de 50 sénateurs, un parti politique dont l’activité consiste «à détériorer ou détruire le régime, de libertés, ou à éliminer le système démocratique».Un article mentionne explicitement que «le soutien actif ou tacite au terrorisme», est un motif de dissolution.Ce projet de loi vise directement Batasuna, parti légal qui a obtenu 143 000 voix (soit 10 % de l’électorat) aux dernières élections régionales au Pays basque espagnol.De nombreux responsables ou élus locaux de cette formation ont été arrêtés ces dernières années pour collaboration avec l'ETA dont les actions terroristes pour l’indépendance du Pays basque ont fait plus de 800 morts en 34 ans.Les deux principales formations politiques espagnoles se heurtent cependant à la ferme opposition, non seulement de Batasuna, mais aussi du PNV, au pouvoir au pays basque et opposé à la violence de l’ETA.La coalition Izquierda Unida est également opposée au texte.Le président du PNV, Xabier Ar-zalluz, a estimé qu’il «ne sortira rien de bon» du projet de loi parce que les nationalistes radicaux, «par solidarité», voteront aux prochaines élections pour la gauche radicale basque, alors que le PNV avait réussi, lors des dernières élections en 2001, à attirer près de la moitié des électeurs de Batasuna qui avait alors perdu la moitié de ses députés au parlement régional.Le débat a été alimenté, de façon imprévue, au cours des derniers jours, avec la publication d’une lettre pastorale par les évêques basques qui y ont exprimé leur crainte que la mise hors-la-loi de Batasuna n’ait «de sombres conséquences» au Pays basque espagnol et n’y aggrave «la division et la confrontation».Décès de l’ancien président péruvien Belaunde lima, Pérou (AP) — Fernando Belaunde, qui fut deux fois président du Pérou et une figure clé de la démocratisation en Amérique latine, est mort hier, a annoncé son neveu.D avait 89 ans.Victor Andres Garcia a annoncé à la station de radio Radioprogra-mas que l’ancien président est mort des complications d’une attaque à 17h25 dans un hôpital de Lima Il était tombé dans le coma plus de quatre heures plus tôt Après cinquante années au service de la vie politique de son pays et de son continent, Fernando Belaunde, élu président en 1963, a été évincé du pouvoir et exilé par le général Juan Velasco en 1968 avant d’être réélu avec une majorité très importante douze ans plus tard.Grand orateur, il avait une réputation d’honnêteté qui faisait de lui une exception parmi les dirigeants de l'histoire péruvienne.Le président Alejmidro Toledo, visiblement très ému, a déclaré trois jours de deuil national et salué en son prédécesseur le «paradigme de la démocratie» au Pérou.H était «un homme exemplaire et une énorme autorité morale, un homme qui inspire la confiance dans le service public,» a déclaré le président Lauréats 2001 des Prix du CCME pour la prévention de la pollution Joignez-vous au CCME pour féliciter les lauréats 2001 des Prix du CCME pour la prévention de la pollution Prix Moyenne entreprise Dana Canada Division des arbres de transmission Spicer Thorold (Ontario) Prix Grande entreprise IBM Canada Usine de Bromont Bromont (Québec) Innovations Calgary Transit Calgary (Alberta) Organisation, institution, groupe Cambridge Memorial Hospital Cambridge (Ontario) Réduction des gaz à effet de serre Arrondissement scolaire 44 Coquitlam (C -B ) Réduction des gaz à effet de sern Dana Canada Usine de Thorold Thorold (Ontario) Pour de plus amples renseignements sur les lauréats, visitez le site www ccme.ca CCME Canadian Council Le Oonaoü canacften of Mlniatara des mintetras of the Environment da l'environnement La principale tribune au Canada pour la discussion et l’action conjointe dans les dossiers environnementaux d’intérêt national et international.Les entreprises suivantes sont fibres d’avoir commandité les Pnx du CCME pour la prévention de la pollution 2001 A' Tetra Pak plus que rrmbtiiagr BARRICK Exercice N IR KAFR REUTERS UNE TOUR percutée par un avion prend feu, alors qu’une charge de forte puissance explose dans ses sous-sols: la ville de Givatayim, près de Tel Aviv, a testé hier le scénario de l’attentat gigantesque tant redouté par Israël.Cette crainte a été renforcée par un attentat raté perpétré le 23 mai contre le principal dépôt de carburants du pays, situé au nord de Tel Aviv, qui aurait pu provoquer un désastre.63 % des Palestiniens veulent une reprise des négociations AGENCE FRANCE-PRESSE T érusalem — Une large majori-J té de Palestiniens souhaite que des négociations de paix avec Israël reprennent, selon les résultats d’une enquête-sondage réalisée par l’université de Bir Zeit, près de Ramallah (Cisjordanie), et publiée hier.Quelque 63 % des Palestiniens interrogés lors de cette enquête se sont dits en faveur de la reprise de ces négociations jusqu’à ce qu’un accord final soit frouvé pour mettre un terme au conflit qui les oppose aux Israéliens depuis plus d’un demi-siècle.Selon ce même sondage, la proportion des Palestiniens qui souhaitent une solution définitive fondée sur les résolutions de l’ONU demandant à Israël de se retirer des territoires occupés lors de la guerre des Sbc Jours en 1967 s’élève à 86 %.Cette enquête, réalisée auprès de 1195 Palestiniens vivant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, montre également que les Palestiniens ont subi une détérioration sans précédent de leurs conditions de vie depuis le début de l’intifada, fin septembre 2000.Quatre foyers sur dix ont un revenu de moins de 200 $ par mois; environ 17 % des foyers ne peuvent compter sur aucun de leurs membres pour gagner l’argent pour les nourrir.Ce taux est plus élevé dans la bande de Gaza (23 %) qu’en Cisjordanie (14 %).Malgré les conditions de vie de plus en plus difficiles qui découlent de la violence et du blocus israélien non seulement des terri-toires vers Israël mais aussi entre les villes des territoires, la plupart des Palestiniens refuseraient toute aide des États-Unis, principal soutien de l’État hébreu.Selon l’enquête, 71 % des personnes interrogées refuseraient de recevoir une aide d’urgence en nourriture et médicaments de la part du gouvernement américain, tandis que 53 % d’entre elles accepteraient l’aide d’ONG américaines.Office de la langue française Québec «H L’Office de la langue française félicite l’agence de publicité Diesel, pour sa publicité « Je pense à toi », lauréate du prix Jacques-Bouchard 2002, le français dans la publicité.Jacques Bouchard, Eva Van Den Bulcke, directrice artistique, Louis-Thomas Pelletier, concepteur-redacteur, Claudia Roy, productrice, M “ Diane Lemieux, ministre d’Étatà la Culture et aux Communications, ministre responsable de la Charte de la langue française et de l’Autoroute de l'information, et Jean-François Bouchard, president de l'agence Diesel.Photo : LABSOLU TACQUES- ^gOUCHARD I c Iront ois * IWHUBffgiiiirtmw www.prixjacques-ljoucKartl.qc.ca I A 10 LE DEVOIR.LE MERCREDI 5 J I I N 2 0 0 2 BARICCO SUITE DE LA PAGE 1 •Se demander si les choses sont vraies avant de se demander ce que nous en pensons est un exercice qui finit par paraître ingénu tant il est passé de mode», écrit-iL II remet donc en question certaines certitudes en vogue: le fait, par exemple, que les voitures sont toutes faites de pièces provenant de différents pays du monde, le fait qu’on trouve du Coca-Cola, des Nike et des Mariboro aux quatre coins de la planète, ou encore le fait que les moines tibétains surfent désormais, comme tout le monde, sur Internet L’entreprise était ambitieuse, l’auteur s'en est rendu compte en cours de route.Ces cent pages ne permettront évidemment pas d’aller au fond d’un sujet aussi complexe.Baricco déboute cependant ces trois exemples, affirmant que la Fiat vendue en Italie est presque toute construite dans ce pays, qu’un fort pourcentage d’indiens de l’Inde ne boivent pas de Coca-Cola (puisqu’ils n’en ont pas les moyens) et que les moines tibétains n’ont aucune vitrine sur Internet Par ailleurs, il souligne que la «globalisation», comme on l'appelle, est survenue essentiellement dans un Occident en paix.Et afin de préciser que les lois économiques ne sont pas nées hier matin, il ajoute que même Beethoven répondait entre autres à des impératifs économiques lorsqu’il écrivait de la musique.Ce faisant, l’écrivain n’encense pas pour autant le discours des tenants de la mondialisation.Il fait par exemple cette observation sur les zones franches, ces endroits où on peut produire et vendre en ne respectant pratiquement aucune règle, que celle-ci soit d’ordre environnemental, syndical ou fiscal.«Aujourd’hui, constate Baricco, 27 millions de personnes travaillent dans ces “zones franches”.C’est énorme.[.] H ne faut surtout pas oublier qu’elles sont là pour rappeler quelque chose de plus dérangeant: la globalisation se fait là où il est possible de “jouer dur".Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le projet de la globalisation est né précisément quand, en Occident, nous avons commencé à tendre vers une dérégulation généralisée qui laisserait les mains libres aux investisseurs.» En entretien, Baricco avoue aussi que l’extrême globalisation survenue après le 11 septembre, à travers un discours étatique répétant, essentiellement, «nous sommes tous avec les Américains», lui fait un peu peur.«Je ne connais pas d’exemples semblables dans l’histoire, dit-il.C’était une répétition pour la globalisation.» Le livre ne tranche donc pas entre les partisans et les opposants de la mondialisation.D peut cependant indiquer une voie nuancée pour poursuivre la réflexion.«Je n’ai pas peur d’un monde qui a ses contradictions, ajoute-t-il.[.] Cela veut dire qu’il y a un système en place mais qu’il y a aussi des moyens de s’en échapper.» La rédaction de cet essai ne s’est pas faite sans peine.Baricco dit d’ailleurs avoir passé beaucoup de temps à écrire ces quelque cent pages.«C’était ma façon d’habiter le débat collectif.» g’il l’a fait, lui qui a déjà écrit un essai intitulé L’Ame de Hegel et les vaches du Wisconsin, portant sur la musique et la philosophie, c’est aussi parce qu’il se sentait insatisfait du travail fait par les journalistes sur la mondialisation.Dans son essai, il exprime par exemple le fait que trop peu de journalistes se rendent sur le terrain pour vérifier les conditions de travail dans les usines exploitées par les compagnies Levi’s ou Nike.D y a une trop grande disparité, dit-il, entre les données sur la mondialisation que l’on tient pour acquises et celles que l’on vérifie.Ce travail journalistique, Baricco en a mesuré la difficulté.Mais sa démarche, qui est aussi une démarche philosophique, lui a permis d’avancer un peu dans sa réflexion.Aujourd’hui, il affirme qu’D faudrait mettre en place une «mondialisation plus humaine» et que cette mondialisation ne doit pas rester exclusivement entre les mains des banquiers.Et en attendant que le monde change, l’écrivain est retourné au roman.Sa prochaine œuvre, qui devrait d’ailleurs fort bien se vendre, devrait paraître cet automne en Italie.NEXT Alessandro Baricco Albin Michel Paris, 2002,105 pages LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Parcourrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Lt Devoir est pubbé du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.9" étage.Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean.800.boulevard IndustrielSaint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et i diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0658.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.LE DEVOIR rriT ITES Scandale des indemnités Le conseil d’Hydro One s’en va avant d’être congédié COLIN PERKEL PRESSE CANADIENNE Toronto — Le conseil d'administration d'Hydro One a démissionné hier, quelques heures après le dépôt d’un projet de loi, à Queen's Park, prévoyant le congédiement des membres.Le texte déposé par le gouvernement ontarien cherche aussi à réduire les indemnités énormes que devaient toucher les cinq principaux dirigeants du réseau provincial de distribution électrique.Ces événements font suite au scandale provoqué par l’ampleur des dédommagements destinés à ces administrateurs, que le gouvernement d'Emie Eves a qualifiés d’insultants pour les contribuables.«Vu la tournure des événements et le manque de confiance du gouvernement, nous n'avions aucun autre choix que la démission», a affirmé le président du conseil, Graham Day.Présenté par le ministre de l’Énergie, Chris Stock-well, le projet de loi vise les indemnités qu'auraient reçuçs les patrons d’Hydro One, en quittant la société d'Etat «Je crois qu'ils n’ont pas vraiment compris la gravité de la question ni jusqu’à quel point nous la trai- tons sérieusement», a affirmé le ministre, se disant «choqué» et d’après qui une loi était «nécessaire».Un nouveau conseil d’administration, qui doit être nommé aujourd'hui, va négocier des indemnités fortement réduites, a ajoute le ministre.Le texte déposé à la législature empêchera en outre les dirigeants de Hydro One de poursuivre en dommages la province.L'Opposition a toutefois refusé le consentement unanime, qui aurait fait entrer en vigueur immédiatement le projet de loi.Cette affaire d’indemnités faramineuses roule depuis la révélation du fait qu'en plus de leur salaire substantiel, les cinq dirigeants au sommet de la hiérarchie auraient reçu 12 millions en presque toute circonstance.La fureur dans l’opinion est axée sur la présidente de Hydro One, Eleanor Clitheroe, qui a touché 2,2 millions $ en salaire l’an dernier et aurait engrangé en sus 6 millions $ à son départ, sans oublier une pension à vie annuelle de 1 million.Selon M.Day, ces indemnités «étaient justes et raisonnables pour une grande société» et le gouvernement a été tenu informé des conditions faites aux dirigeants depuis la création d’Hydro One en 1999.PÉAGES SUITE DE LA PAGE 1 «La suggestion est intéressante en ce qu’elle permettrait une diminution de la circulation automobile et un meilleur financement des transports en commun», a indiqué M.Lamarre.Ce dernier propose donc de réhabiliter les postes de péage abolis par le gouvernement de René Lévesque dans les années 80 en étendant leur rayon d’action à tous les liens routiers qui permettent aux automobilistes d’entrer et de sortir de 111e.Si le coût du passage était fixé à 1 $, comme il est suggéré, c’est une somme de «150 à 200 millions», selon M.Lamarre, qui deviendrait soudainement disponible.«100 % de cet argent pourrait être réinvesti dans les transports en commun», qui deviendrait la seule voie de contournement aux péages.L’ex-ministre des Transports, Guy Chevrette, était opposé à une mesure aussi draconienne parce qu’il refusait d’installer des postes de péage là où les automobilistes n’avaient pas accès à une alternative gratuite.Reste donc à voir si son successeur, Serge Ménard, sera plus ouvert à la suggestion.Restera également à voir si le gouvernement fédéral, qui a responsabilité des ponts qui enjambent le fleuve, trouvera cette proposition alléchante.Toujours est-il qu’hier, lors du Sommet, aucun des participants à l’atelier n’a exprimé de désaccord par rapport à l’idée lancée, bien au contraire.Même qu’un bon nombre d’entre eux se sont dits d'accord avec l’idée.«Plusieurs personnes étaient en faveur, a expliqué M.Dauphin, parce que cet argent servirait à finqncer les transports en commun.» A l’heure actuelle, les péages refont surface un peu partout en Amérique du Nord dans le cas de construction de nouvelles routes.La 407 à Toronto, par exemple, est équipée de postes de péage.Cette autoroute est entièrement gérée par un consortium du secteur privé qui comprend justement SNC Invalin.«Une opportunité d’être» Far ailleurs, le Sommet s’est ouvert hier matin à l’École des hautes études commerciales sur un discours du maire de Montréal, Gérald Tremblay, qui a parlé de l’événement comme d’un «rendezvous avec l’histoire», d’un «moment de vérité», à'«une opportunité d’être».Puis, lors d’une rencontre impromptue avec les journalistes, le maire est devenu la dernière victime de l’entarteur Pop Tart, qui a déclaré avoir «déposé amoureusement» une tarte à la crème sur le visage du maire afin de protester contre les nombreux scandales qui ont éclaboussé son administration au cours des derniers mois.L'incident passé, les 900 participants se sont séparés en 19 ateliers où ils ont travaillé toute la journée, dans une ambiance très studieuse, à peaufiner les propositions qui seront soumises en séance plénière aujourd'hui et demain au marché Bonsecours.Parmi celles-ci, on compte notamment celle, formulée par les délégués de l’atelier sur la démocratie, visant à réviser le mode de scrutin à Montréal.On désire engager une réflexion sur la révision du cadre électoral en tenant une consultation encadrée par le futur Office de consultation publique de Montréal (OCPM) que présidera Jean-François Viau.L’expression «cadre électoral» est très englobante puisqu’elle comprend tant le mode de scrutin que le nombre d’arrondissements, le nombre de conseillers municipaux, la nomination des directeurs d’arrondissement et le financement des partis politiques.«Je suis heureux que l’atelier ait appuyé cette proposition, a indiqué le conseiller responsable de la démocratie à la Ville de Montréal, Marvin Rotrand.Cela permettra de dépolitiser un débat qui aurait pu éventuellement diviser les élus.» VIOLENCE SUITE DE LA PAGE 1 sujets de préoccupation, notamment dans les écoles, ici, fl est encore méconnu, explique Céline Muloin, directrice générale de Tel Jeunes, un service d’aide téléphonique destiné aux jeunes et à leurs parents.«La première étape dans l’intervention est la sensibilisation et la reconnaissance du problème, explique Mme Muloin.Au Québec, nous en sommes encore à cette étape de reconnaissance.Le problème est encore sous-estimé dans les écoles, où on apparente l’intimidation à de petites chicanes d’enfants.» L’enquête le précise toutefois clairement même si «la limite est ténue entre des comportements anodins et d’autres, problématiques, pour le jeune qui y est exposé de façon persistante, cette violence peut avoir des effets dévastateurs».On se rappellera le cas extrême, mais bien réel, de la jeune Dawn-Marie Wesley, cette étudiante d’une école secondaire de la Colombie-Britannique qui s’est enlevé la vie en novembre 2000, excédée par l’intimidation — le bullying — dont elle était victime.Récemment, l’une des assaillantes de la jeune Dawn-Marie a d’ailleurs été jugée coupable de harcèlement criminel et d’avoir proféré des menaces de mort, un précédent dans l’histoire juridique canadienne.«Les enfants parlent de “rejet” pour identifier les victimes», explique Céline Muloin, qui mène des activités de sensibilisation à ce phénomène auprès des jeunes de tous les cycles du primaire et du secondaire.On parle d’intimidation lorsqu’un enfant est ridiculisé, rejeté, bousculé, frappé, ignoré ou menacé par un ou plusieurs autres enfants.«L’intimidateur est perçu comme ayant plus de pouvoir tandis que la personne victime d’intimidation a souvent de la difficulté à se défendre», explique-t-on sur le site de Tel Jeunes (www.teljeunes.corn).L’enquête révèle que la victimisation à l’école diminue avec l’âge: de 69 % à neuf ans, ce pourcentage chute à 46 % à 13 ans et à 25 % à 16 ans.On apprend aussi qu’elle est plus le lot des garçons que celui des filles, peu importe l’âge.À neuf ans, un enfant sur trois affirme s’être fait pousser ou frapper violemment à l’école ou sur le chemin de l’école.Un sur quatre s’est fait menacer de se faire frapper ou de se faire détruire un de ses biens.Mais qui n’a pas été un peu la victime d’un autre enfant à l’école?«Il y a toujours eu de l’intimidation dans les cours d’école», explique Daniel Martin, conseiller pédagogique de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), qui pilote plusieurs actions pour contrer ce phénomène.«Mais il y a maintenant une différence dans l’intensité de la violence et ses modes d’expression.» «Ce phénomène était perçu comme un problème mineur lié à la dynamique normale des groupes d’enfants», écrivait le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) sur le sujet dans un avis publié en 2000.«Toutefois, à la suite de suicides d’enfants de niveau primaire et du premier cycle du secondaire, qui étaient victimes de harcèlement par leurs pairs, le harcèlement est devenu un objet majeur d’attention.» Le CSE poursuit toutefois en soulignant l’inaction des écoles à propos du phénomène: «Ce qui étonne le plus, c’est que, malgré l’importance du phénomène, les enseignants et les directeurs semblent sous-estimer le problème et réagiraient,peu pour y mettre un terme.» Au ministère de l’Education, le phénomène du taxage constitue un sujet de préoccupation qui commande d’«aller plus loin», explique l’attaché de presse du ministre, Nicolas Girard.«Le ministre [Sylvain Simard] est très préoccupé par cette question-là, comme le sont les parents et les élèves.Il a d’ailleurs demandé au ministère de lui proposer, pour l’automne prochain, une stratégie d’action pour combattre le taxage.» Fin juin, le ministère de la Sécurité publique présentera à ce sujet les résultats d’un sondage mené auprès de 17 000 jeunes par le truchement d’une trentaine d’organismes communautaires.?Voici quelques-unes des nombreuses données révélées par (’Enquête.¦ de 11 à 13 % des jeunes souffrent d’embonpoint; ¦ 20 % des filles de 16 ans affirment avoir subi de la violence physique d’un partenaire amoureux; ¦ 10 % des filles de 16 ans ont subi de la violence sexuelle d’un partenaire amoureux; ¦ entre 13 et 16 ans, la consommation de drogues passe de llà47%; ¦ 10 % des jeunes sont touchés par l’insécurité alimentaire; ¦ 25 % des jeunes de 16 ans ont déjà doublé une année.CONFIANCE SUITE DE LA PAGE 1 A aucun moment a-t-il mentionné ses adversaires potentiels au leadership, Paul Martin en tête.•Les gens doivent regarder quelle est l'alternative.Veulent-ils avoir Harper, qui pense qu’on devrait être à genoux devant les Américains, que s'ils nous frappent par-derrière, on doit se retourner et dire: ‘J'espère, Monsieur, que vous ne vous êtes pas fait mal au pied”! Harper dit qu 'ils sont tous paresseux dans les provinces atlantiques, que nous, les Canadiens français.ne devrions pas avoir notre langue comme une langue officielle, que le bilinguisme n’est pas bon.Cest cela, l’alternative.» lotis les militants libéraux seront appelés, à compter du mois d’août, à voter en faveur ou non d’une révision du leadership de Jean Chrétien.De plus, les délégués au congrès de février seront eux aussi appelés à voter.La combinaison des deux scrutins constituera le résultat final qui sera dévoilé à ce congrès.L’épouvantail Harper que Jean Chrétien commence à brandir vaut aussi pour ses propres députés, le premier ministre a lancé un appel au calme à ses troupes, déclarant que «s'ils détruisent le Tarti libéral, l’alternative, c’est Harper».le premier ministre a ajouté que si les députés libéraux mécontents veulent à ce point ébranler leur gouvernement, ils n’ont qu’à voter contre It's crédits budgétairçs demain soir.«L'élection n’est pas pour demain.A moins qu'ils veuillent en avoir une, ils n’ont qu'à voter jeudi soir pour avoir une élection.» Une réunion du caucus libéral est prévue ce matin et risque d’être plutôt mouvementée.M.Chrétien croit toutefois que si les désaccords existent, la solidarité du cabinet et du caucus n’a pas été ébranlée avec le limogeage du ministre des Finances.«U n’y a pas eu de démission de ministre, ce qui aurait pu être, dans d'autres circonstances, un grand danger.Et puis, il n'y a pas eu de démission de député, à ce que je sache.» Selon lui, le gouvernement est revenu à son ordre du jour.L’appel au calme de M.Chrétien se résumera à dire aux députés et sénateurs que c’est M.Martin qui a voulu démissionner et qu’il avait eu «de la peine».«Il voulait démissionner lundi matin.Moi, je voulais qu 'il démissionne dimanche à cause que le marché ouvrait à 8h dimanche soir.» JAPON SUITE DE LA PAGE 1 «Il ne sera pas facile de respecter l’engagement de réduction des gaz à effet de serre stipulé dans le traité de Kyoto», a précisé le premier ministre du Japon, Junichiro Koizumi.Malgré l’opposition ouverte d’une importante partie de l’industrie japonaise, les constructeurs automobiles ont offert hier leur collaboration en promettant de construire des voitures beaucoup moins énergivores.M.Koizumi a immédiatement invité les États-Unis à s’engager sous la bannière de Kyoto et la Russie à donner suite à la décision d’avril de son conseil des ministres.Cependant, de son côté, le président américain George Bush fermait aussitôt la porte à double tour.Commentant le rapport publié lundi par l’Envi-ronmental Protection Agency (EPA), qui reconnaît pour la première fois la valeur scientifique du réchauffement climatique, le président Bush a Bush ; «Je déclaré: «J'ai lu ce rapport de notre bureaucratie et je reste op- reste opposé posé au traité de Kyoto, qui va à , , l’encontre de l’économie améri- DU traité de caine.Ce n 'est pas quelque chose que j’accepte.» George Bush a ajouté qu’il se limitera à ralentir la croissance des émissions américaines (43 % d’ici 2012) au lieu de les réduire de 5,2 % sous le niveau de 1990, comme prévu à Kypto.Les États-Unis sont les principaux responsables du ré- Kyoto, qui va à l’encontre de l’économie américaine.» chauffement de la planète, avec 25 % des émissions mondiales annuelles et plus du tiers de toutes les émissions depuis le début de l’ère industrielle.Pour entrer en vigueur, le protocole de Kyoto exige d’être ratifié par 55 pays.Il doit aussi englober 44 % des émissions des pays signataires de l’annexe I du traité, soit les pays développés qui se sont engagés à réduire globalement leurs émissions de 5 % sous le niveau de 1990 d’ici 2012.L’objectif de réduction du Japon a été fixé à 6 %, comme celui du Canada.Avec les signatures de TUE et du Japon, 36 % des émissions des pays de l’annexe 1 sont engagées sous l’autorité du protocole.Si la Russie adhère au traité en cours d’année, il suffira de la signature du Canada ou de la Pologne pour que le traité entre en vigueur.«L’importance de cette ratification est fondamentale, expliquait hier Steven Guilbeault, de Greenpeace: d’une part, elle n’était pas acquise comme celle de l’Europe et, d’autre part, il s’agit d’un des principaux partenaires économiques des États-Unis et d’un des membres du Groupe parapluie, avec le Canada, dont les réticences avaient empêché la mise au point définitive du protocole à la conférence de Im Haye efforcé leur reprise à Bonn et à Marrakech l’an dernier.Le Canada ne peut désormais plus dire qu’un partenaire majeur des États-Unis doit s’abstenir de ratifier Kyoto pour préserver sa capacité concurrentielle.Avec cette ratification, le premier ministre Jean Chrétien devra justifier son retard auprès de son principal allié, avec lequel il s’est engagé à bouger de pair.» Pour Jennifer Morgan, porte-parole du Fonds mondial de la nature, le Canada doit faire preuve d’autant de leadership économique et technologique que le Japon et éviter devant ses partenaires et alliés du reste de la planète de devenir le pays qui empêchera la ratification en raison de l’importance de ses émissions.dSxilewtierg - cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI ; Entrée + salade de chevre chaud + dessert *13$ ^ Envie de cuisiner ?Informez-vous Sur notre formule Chef d'an soir.b r \ B (i LE DEVOIR.LE MERCREDI 5 JUIN' 2 0 0 2 l iai (le la reserve collective de sani La réserve dt g»ng: g lourg Groupes sanguins en demande aujourd hui B -A - Le devoir HÉMA-QUÉBEC Info-collecte: 832-0873 LES SPORTS HORS-JEU Jean Dion ?Parlons coiffure ela aurait dû être une excellente occasion de parler d’Emmanuel Olisadebe.Comme - illustration du soccer sans frontières, celui- ïà a la palette de nations plutôt originale.Nigerian.Fait carrière en Grèce, avec le club Panathanaikos.JJoue pour l’équipe de Pologne pendant cette Coupe
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