Le devoir, 10 juin 2006, Cahier F
1) 1 M A S CHE 1 J T 1 X 2 0 « ti LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DOCUMENT André Malraux: mémoires d’un dynamiteur Page F 8 # BIOGRAPHIE Michael Moore: son étiquette n’est pas que sa casquette Page F 9 Les livres sondent Vimaginaire mais font aussi bourlinguer physiquement SOURCK NF.WSCOM Les nouveaux pèlerinages ' m • FRÉDÉRIQUE DOYON Il y a des pays cjui inspirent des lectures.Qui n’a pas eu Fidée, quand un voyage se dessine à l'horizon, d’emporter des livres d’auteurs du pays visité ou dont l’action est campée dans cette région géographique?Par les temps qui courent, ce sont plutôt les oeuvres littéraires qui font bourlinguer les lecteurs autour de la planete, pour donner un sens à leurs pérégrinations de loisir.On suit la trace des auteurs ou de leurs rédts, comme autrefois celle des saints.Pas étonnant que le Code Do Vinci, où les symboles religieux sont passés au crible, ait largement contribué à la vague de tourisme littéraire de masse.Depuis sa publication, l'industrie du tourisme et des bestsellers (surtout quand ceux-ci ont été portés au grand écran) font assez bon ménage Les agences de voyages d’Europe multiplient les offres de circuits à Paris et à Londres faisant la tournée des Beux foulés par les héros du Saint-GraaL Les Editions BartiLat.en France, viennent de pubber Sur les pas du code Do Hun, un guide parisien de tous les hauts lieux de l’intrigue.L’agence Voyages Horizon 2000 de Montréal vient de se lancer dans la course avec ce qui semble être le premier forfait québécois en français.«Sar les traça du Do Vinci Code*-Dans le même esprit l’Office du tourisme de Grande-Bretagne a mis à la dispoatior de ses visiteurs une carte indiquant tous les Beux fiés de près ou de loin à Harry Potter, aussi dans la mire des agences de voyages.Au lecteur-voyageur qui s'aventure sur les traces non défrichées de son auteur cbsskyie pré- féré, s’ajoute désormais le voyage de groupe organisé dans des contrées que la fiction a magnifiées.•C’est marginal pour l'instant (au Québec), estime Nicole David, chef d’agences chez Club Voyages.Mais le tourisme se redéfinit et üy a une émergence du tourisme de niche à thème.La gens ont envie de voyager de façon différente et l'idée de la regrouper par intérêt semble de plus en plus populaire.» Au pays de Mallatg Le phénomène touche déjà, dans une moindre mesure, une auteure du Québec.La fiction littéraire de Diane Lacom be rejoindra bientôt la réalité du voyage.Dans quelques jours, un groupe de 41 lecteurs de sa trilogie de Mallaig (vendue à 400 000 exemplaires, affirme son éditeur) part en voyage Bttéraire, viater TEcosse médiévale qui a servi de décor aux trois romans (La Châtelaine de Mallaig, Sorcha de Mallaig et L’Hermine de Mallaig).Les voyageurs-lecteurs ont chacun déboursé près de 3000 $ pour un périple de dix jours en compagnie de l’auteure, qui les guidera de cathédrales en châteaux, sur les sites réels et fictifs des péripéties de Gunefle, Sorcha et Lite.Mme Lacombe, qui lira des passages de son œuvre en cour?de route, estime avoir transmis sa passion pour l'Ecosse, •/’avaxs plusieurs courriels de lecteurs qui me disaient que je leur avais donné le goût de l’Ecosse; Hyena même qui me demandaient da suggestions de sda a visiter Ce sont ces lecteurs qui m'ont donné envie d’organiser un voyage qui serait le parcours da rhàtelaina de Maüaig - L’auteure a adapté des circuits existants chez les grossistes.Le groupe s'arrêtera notamment à Glasgow, où séjourne Sorcha qui y vend le -Tribut de la Vierge», au château de Dumbarton, que Baltair l'Ancien garde durant plus d'un an et où Lite viendra le retrouver.Une randonnée pédestre à Mallaig les mettra sur la piste du château fictif des héros littéraires.LTle de Skye et le mythique Loch Ness, Inverness et EL gin font égalemept partie de l’odyssée, qui se conclut à Edimbourg le 21 juin.•La voyages thématiques sont populaires, mais c'est la première fois qu'on en a un inspiré d'une œuvre littéraire; (’a connu un engouement incrr/yable, on a dû refuser des gens», s’étonne Claudie Lepage, de l’agence de voyages Quatre Saisons, qui a bouclé les réservations des 41 voyageurs.Au teu rs-voyageu r», édition voyageuse Chose certaine, les écrits québécois donnent de phis en plus matière a voyager dans l’espace Le magazine Lire consacrait son dernier dossier à cette ouverture au monde des auteurs québécois, de La Route da petit matins de GSes J obi-don.qui se situe en Asie, a Un dimanche a la piscine a Kigali de Gil Courtemanche, en passant par U Messie de Helém de Pierre Samson, tout imprégné du BrisiL Car pour que les livre-s donnent envie de voir du pays, il faut bien que ces pays aient d'abord donné l’envie d’écrire à des auteurs.Tout un On suit la trace des auteurs ou de leurs récits, comme autrefois celle des saints pan de l’édition s’est ainsi développé à partir de cette prémisse.Ceux que le Japon passionne depuis qu’ils ont lu Soie, d’Alessandro Barrico, peuvent maintenant dévorer Voiles de v/te, journal de bord d’un marchand français i>arti au Japon en 1871 pour acheter des vers à soie.Si l'industrie touristique profite des meilleurs vendeurs en Bbrairie, le monde de l'édition profite en retour de la fièvre du tourisme mondial.Ainsi, Hôtels littéraires, voyage autour de la terre fait découvrir les hôtels du monde où ont séjourné les plus grands auteurs de la fittératun- A travers une foule de citations, on entre au Ritz de Paris fréquenté par Marcel Proust et Hemingway, mais aussi dans les établissement» moins recommandables que squattaient les Allen Ginsberg et Willliam Burroughs.L’auteure NathaBe H.De Saint-l'balle y fait même revivre les au-berges aujourd’hui disparues ou sont passés Byron, Chateaubriand ou Flaubert littérature et voyages se conjuguent de toutes sortes de manières.Désert de couleurs, paysaga et littérature de l'Ouest américain fait découvrir les grands espaces américains à travers ses romanciers.On peut aussi marcher Sur la traça de Simenon a Liège (Editions de FOctogone) ou.De Moscou a Irkmitk, sur la pas de Michel Stro-goff (Romain Pages éditions).•Avec l'apparitvn de ce genre de livra, je pense que ça va commencer’, affirme Marc Rigole, gérant de la Bbrairie Ulysse, qui souligne toutefois ciue, pour l'instant, ces rédts de voyage ne se vendent pas particulièrement bien dans sa Bbrairie.VOIR PAGE F 2 VOYAGE e 4 F 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 J LT I N 2 0 O fi D’ETE EN APARTÉ JeartrFrançois Nadeau Au centre-ville de Montréal, jour après jour, les gros hôtels accueillent des congrès d’analystes professionnels et d’autres spécialistes en expertises.Pour cette faune zébrée des hôtels chic, rien de trop beau, à ce qu’il semble, pour témoigner de la grandeur de notre époque.Rue de la Montagne, au Novotet l’avenir apparaît ainsi plein de promesses si on en juge par le bon goût qu’illustrent les toilettes des hommes.Là, les urinoirs à la Marcel Duchamp ont été remplacés, comme dans nombre de ces établissements à la mode, par des cascades d’eau qui coulent lentement sur des plans inclinés en verre ou en acier inoxydable.Pour faire encore plus noble, on y a mis, tout au fond, des amoncellements d’agrumes frais.Cette possibilité de vous soulager la vessie sur des quartiers d’oranges, de pamplemousses et de citrons juteux apparaît sans doute comme un insigne de la valeur évidente ,de ceux qui fréquentent ces lieux.A quand les demi-melons au fond des cuvettes pour faire encore plus chic?Allez savoir pourquoi, devant pareil spectacle, l’idée de lire Noblesse oblige, la biographie de cette lanterne que fut Philippe de Gaspé Beau-bien II, l’ancien patron de Télémédia, m’est apparue comme de plus en plus incontournable pour comprendre l’ordre des choses.Mais qui se souvient que Télé-média fut, grâce au concours de Power Corporation, un des principaux géants des communications en Amérique du Nord, contrôlant radios, imprimés et ondes de télépho ne?On parle désormais de l’entreprise du siècle une heure avant de passer à la prochaine.Grandeur sans misère L’intérêt de lire ce liyre très laid qu’est Noblesse oblige (Éditions Lo- Les médias et leur noblesse giques/Quebecor) tient beaucoup, pour tout dire, au souvenir de Pierre Vallières et de ce qu’il racontait au sujet des Gaspé Beaubien, cette importante famille aux ramifications multiples pour qui il avait travaillé dans les années 1950.Dans Nègres blancs d'Amérique, Vallières parlait des pauvres hommes et femmes qui travaillaient pour cette branche de la famille liée au courtage.Les commis de bureau, parfois au travail depuis vingt ou trente ans, ne gagnaient que des salaires de misère, disait-il, dans un cadre d’exploitation paternaliste «aux mains nettes et au visage respectable», où la menace du chômage planait pourtant toujours.Dans la famille, on comptait aussi, rappelle-t-il, cette vieille dame qu’était Justine Gaspé Beaubien, «fondatrice» de l’hôpital Sainte-Justine.Les Gaspé Beaubien s’occupaient des investissements et du rendement de capital des bonnes sœurs autant que du cardinal, lesquels offraient en retour «la Croix pontificale à (Justine Gaspé Beau-bien], la grande chrétienne dont la fortune était faite de l’explcntation et de l’aliénation du peuple».Vallières n’y allait pas de main morte avec cette dame, lui qui était au fond un homme doux; «Ah! cette dépouille de notre bourgeoisie “nationale”! À incinérer, camarades, à incinérer!» Les Gaspé Beaubien sont liés de près à la finance québécoise depuis des décennies.Leur importance au fil du temps a été relayée sur commande par des biographes à gages tels Robert Rumilly dans les années 1950 et, aujourd’hui, Hélène-Andrée Bizier, auteure de La Famille de Gaspé, un ouvrage tiré à cent exemplaires numérotés commandé par Gaspé Beaubien II en même temps qu’il chargeait un antiquaire de parcourir l’Amérique pour trouver des meubles ou des documents qui «avaient pu» appartenir à sa noble lignée.Pour se griser davantage du sentiment de noblesse, le brave homme s’est aussi fait dessiner, à partir des documents d’un aïeul, des armoiries édifiantes comme tout lœs auteurs de Noblesse oblige, Jacqueline Cardinal et Laurent La-pierre, tous deux de la «chaire de leadership Pierre-Péladeau de HEC Montréal», présentent leur sujet comme un projet de «méthode des cas dans l’enseignement de la gestion».Ailleurs, on dirait qu’il s’agit tout bonnement d’une biographie.Mais comme les auteurs sont des savants, ils ne peuvent se résoudre à employer ce mot vulgaire, allant jusqu’à hii préférer la jolie formule d’«enquête sur le tas» pour décrire leur sujet Généalogie financière Un généalogiste s’y perdrait le jeu des alliances grâce auxquelles la famille a fait son miel apparaît complexe ej bien nourri à tous les râteliers.Évidemment, on finit quand même par retenir l'essentiel: les alliances sont lucratives.Pour abréger, disons seulement que le petit-fils du premier maire francophone d’Outremont, qui est aussi le fondateur de la Brasserie Frontenac, a un nom long comme un convoi ferroviaire: Joseph-Marie-Philippe Aubert de Gaspé Beaubien II.Son père frkasse dans un milieu près des pouvoirs publics, à titre d’échevin, d’entrepreneur en construction (l'oratoire Saint-Joseph, l’Université de Montréal), ainsi que de commerçant en matériel électrique.Viendront plus tard Philippe de Gaspé Beaubien III et Philippe de Gaspé Beaubien rV, à confondre avec les deux premiers si vous voulez puisque des noms pareils sont aussi conçus pour cela.Petit, le numéro deux de ce nom générique se fait les dents en apprenant d’abord à manier convenablement le couteau en argent massif autant que la petite serviette de tpble en fine broderie de Bruges.Études primaires longues et laborieuses à l’Académie Querbes, au Séminaire des vocations trop tardives puis à l’incontournable CoDè ge Sainte-Marie.On comprend que l’homme ne brille pas par son génie sur les bancs de l’école.Son paternel, perspicace, lui fait observer à juste titre «qu'il ne possède aucune formation universitaire de base en quoi que ce soit et qu’il n’a qu’une Les Gaspé Beaubien sont liés de près à la finance québécoise depuis des décennies connaissance approximative de l’anglais», et qu’il n’a en main qu’un baccalauréat «obtenu sur le tard».Ce qui pousse fiston à produire une sorte de numéro de cirque pour entrer à la Harvard Bqsiness School Ses études aux États-Unis marquent la rencontre avec Nan-b, une jolie serveuse blonde, fille de bonne famille.Elle deviendra son associée dans une sorte de rêve américain décimé dans un pur français d’affaires.Inscrite à des cours de fran- r's à l’Université de Montreal, Nan-montre sûrement du génie puisque «huit semaines plus tard die est bilingue».Et puisqu’elle est «parfaitement bilingue», à quoi bon étudier encore ailleurs qu’à l’université McGill?Étude de psychologie à McGill, à travers la vie d’une petite famille qui grandit en se demandant: «Mommy, why do we need daddy?» Avec son nom ronflant, notre homme est bien assis sur l’assurance que donne de l’argent à une lignée, même si les rapports avec son père, et donc aux cordons de la bourse, son compliqués.Pour reprendre un des clichés de cette enquête «sur le tas», numéro deux se «retrousse les manches et cogne à toutes les portes».Le voilà distributeur des croustilles Hostess au Québec.Un début simple, celui des bâtisseurs évidemment 10 camions d’un coup, en partenariat il est vrai avec la modeste General Foods.Deux ans plus fard: 150 camions.Comme on est bilingue dans la famille, on déménage donc à Toronto.Mais tout tombe.Nouveau départ, du côté,cette fois de produits d’aluminium.Échec.On recommence.On cherche.N’importe quoi, n’importe où.Ce sera directeur de l’exploitation à l’Expo 67.Ce n’est pas précisément des affaires, mais il s’agit d'exploitation quand même.Et ensuite?Pourquoi pas les médias plutôt que la politique ou des conseils d’administration?Un empire pour rien En 1970, la Power Corporation de Paul Desmarais met la main sur tout ce qui bouge dans le mon- de des médias.Journaux, radios, télés.L’affaire alerte l'opinion, en particulier celle de Claude Ryan du Devoir.Pour s’éviter une décision défavorable du CRTC devant une concentration jugée excessive, Power accepte de céder certaines de ses nouvelles «entreprises» à Gaspé Beaubien, même s’il n’a pas un sou.Dans les faits, Power lui finance à 100 % le rachat de ses propres acquisitions, comme l’expliquent les auteurs de Noblesse oblige'.Bien sûr, il assure en échange la défense des intérêts de Power jusque dans des parties de bluff oratoire devant le CRTC.A l’époque, Claude Ryan ignore ce petit détail qui se chiffre à quelques millions de dollars, mais il suspecte néanmoins qu’«if y a dans ce dessein généreux qu’on prête aux souscripteurs éventuels d’actions [de Télémédia], des éléments tellement renversants qu’on doute qu’un tel projet soit possible à moins qu’en sous-main, des intérêts non identifiés ne se soient déclarés disposés à qf/fir aux souscripteurs des garanties considérables».Sur cette lancée peu orthodoxe, Télémédia finira par permettre à Gaspé Beaubien d’acquérir aussi le contrôle des ondes pour les téléphones cellulaires canadiens avec Cantel, tout comme une multitude d’imprimés lucratifs, dont TV Hebdo, TV Guide, TV Bus, Coup de pouce et Elle Québec.Au passage, on apprend entre autres comment le dynamique patron se passionne soit pour l’information, soit pour le divertissement, selon ce qui rapporte le plus en un lieu donné.Avec CKAC à Montréal, ce sera l’information.Mais cela aurait pu être le sport, comme on le fait à Toronto avec CJCL A travers le récit de tout cela, le plus beau est de voir à quel point l’information demeure secondaire par rapport à la soif de profits.Tout se termine bien sûr, comme dans les meilleures bandes dessinées d’aventures, par des banquets, dont un mémorable tenu en l’honneur de Paul Desmarais.L’honneur d’une noblesse autoproclamée, symbole éclatant de notre époque, apparaît ici dans toute sa grandeur.Le Devoir VOYAGE SUITE DE LA PAGE F 1 L’engouement pour ces nouveaux pèlerinages ranime aussi les anciens, comme Saint-Jacques-de-ComposteUe, qui fait l’objet de plusieurs ouvrages récents.«C’est le gros boom, note M.Rigole.Le nombre d’ouvrages qui sont sortis en quelques années est hallucinant.On est rendu à près de 40 titres alors qu’on avait du mal à en trouvé un ou deux convenables il y a cinq ans.» Les œuvres des grands auteurs classiques font depuis longtemps courir les lecteurs bohèmes.Depuis les années 30, le 16 juin est Bloomsday à Dublin.Ce jour d’errance sublime du héros Leopold Bloom dans Ulysse, de James Joyce, est devenu, pour les fans dé l’œuvre, l’occasion de promenades sur les traces du héros joycien.L’Espagne a profité du 4(X> anniversaire de la publication de Don Quichotte de Cervantès pour promouvoir la région de Castille-la-Manche, au centre de la péninsule, dont les moulins ont guidé l’odyssée du chevalier.Le site Internet du Routard propose aussi son Petit guide à l’usage du chevalier errant sur les chemins de la Manche.On ne peut pas mettre les pieds à Cuba et à La Havane sans passer par la célèbre Bodeguita del Medio, bar où Ernest Hemingway s’enivrait de mojitos, cocktail cubain fait de rhum, de limes, de menthe et de sucre.La capitale de l’île et ses environs regorgent de lieux hantés par l’esprit du plus cubain des écrivains américains.Dans cet esprit a paru Hemingway à Cuba de Gérard de Cortanze.L’écrivain brésilien Joge Amado avait compris bien avant l’heure l’attrait du voyage au pays du livre.Si, en route vers Salvador de Bahia, vous cherchez la version originale du roman Bahia de tous les saints, vous tomberez sur.un guide de la ville.Amado a en effet rédigé Bahia de todos los santos, un guide sous forme de «chant d’amour à la plus vieille ville du Brésil», écrit-il, dix ans après avoir livré son roman de 1935.À quand un guide du Plateau Mont-Royal signé Michel Tremblay ou Guillaume Vigneault?En attendant on peut déjà faire le tour du Québec grâce aux Pays littéraire du Québec de Denise Perusse.Le Devoir Cet été, troquez la fiction pour la réalité | PIERRE MORE NC Y Lf cycle denncaqe D« * it* A r c b • m b « a U L i i « ¦ Ckb***fil» LES BONS FONT LES BONS COUPLES Selon Pierre Morency, le couple n’a rien à voir avec l'amour inconditionnel, l'égalité des sexes ou tes âmes sœurs.Le couple, c'est un merveilleux appareil pour se nettoyer.«On y entre encrassé, on en ressort purifié.» Partant de ce principe original et employant le style décapant qui a fait le succès de Demandez et mus recevrez l'auteur présente les bonnes raisons de former un couple.Ça va brasser ! U cycle de rinçage Pierre Morency • 150 p.• 24,95$ Ann Daawali « Wm WMU MONI 2 O O « U rtpaan Aiimndt m ymém qtmhm il Hw «Jüsal Plus de 50 000 personnes provenant de sa pays se sont prononcées sur les grands enjeux de l’heure terrorisme, démocrate, sida, immi-graficm.Analysant les résultats du plus vaste sondage jantars mené è l'écheHe mondiale, ce livre est un outil de référence unique pour qui désire connaître les tendances de l'opinion publique.L’opinion du monde Léger Marketing • 192 p.• 22,95 $ « Spexhhuloiir et turpimant! » René Homier-Roy.Radio-Osnudu Ouvrir un compte conjoint partager à 50% les factures quand il y a écart salarial omettre d'actualiser son testament.«Assez!» disent les au-teures de ce livre.Avec plus de 150 capsules thématiques à bre dans l'ordre ou dans te désordre, ce guide vous indiquera queles mesures prendre pour éviter que votre ex profite de votre REER_.et sa nouvelle flamme de votre auto! Les bons comptes font les bons couples Denise Archambault et Üson Chévreis « 215 p.• 22,95$ «t> iïvre vraiment pratique nous fait prendre conscience de bien des choses, même quand on pense qutm gère bien l'argent dans son couple.» Marie-France Baz/o.Radio-Canada « Of livre évrfe le piège du jargon et de b théorie pour se concentrer sur la vraie vie.* Jean-François St-Pierre, La Presse Cestla .premiere impression qui compte.'-assr La première impression que vous laissez aux autres agit comme un filtre sur leurs perceptions 01e est bonne?Tout ce que vous direz et ferez sera interprété positivement EBe est mauvaise ?Vous avez toute une pente à im*ert à retoumer te "ww et dévoilent les 7 règles d or des premières rencontres.C'est ta première impression qui compte Ann Oemaraiset Valene White • 275 p.• 22,95$ .; En vente dans toutes les bonnes librairies ou commandez vos exemplaires au 1 866 800-2500 (sans frais) •TPS et frais d’envoi en sus Les Éditions Transcontinental MMMi mm 809452 LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE M JUIN 2 0 0 t> F ;i LECTURES D'ETE Dans la lumière de l’été Suzanne Giguère -wpmi- été n’est pas pour moi une saison propice au travail.Je ressens trop vivement l’appel du dehors, le beau temps m’incite à sortir, à aller me promener, à m'abandonner à cette atmosphère de vacances», écrit Charles Juliet dans Dans la lumière des saisons.En cette saison propice aux évasions de toutes sortes, voici quelques suggestions de romans québécois à lire ou à relire.Retour sur quelques titres manquants.A lire dans le vent vert de juin, un roman qui rend heureux: Un jardin de papier de Thomas Wharton (Alto).Québec, 1759.Dans une librairie qui vient d’être bombardée, au milieu des ruines et des livres de braise, une jeune femme qui a fait le tour du monde raconte l’étonnante histoire qui Ta menée avec son père jusque dans l’Orient fabuleux du XVIIIe siècle, à la recherche du livre absolu qui contiendrait les histoires de tous les livres du monde entier.Une fable gigogne qui bouillonne d'histoires insolites, pose des énigmes, nous égare dans une multitude d’univers parallèles et d’effets de miroir.Laissez-vous enchanter par les rêveries d’un incroyable fabuliste à la recherche du bonheur qui durerait toute l’éternité.Un pur plaisir de lecture.Après avoir pédalé longtemps dans le soleil de juillet, reprendre la lecture de La Kermesse, de Daniel Poliquin (Boréal), en buvant un grand verre de limonade (citrons et limes pressé^, bâton de cannelle, essence de fleur d’oranger).A travers le récit d’un homme perdu dans ses rêveries capiteuses et la déchéance de familles nobles au début du siècle dernier, c’est toute une époque et une société dans l’histoire du pays que cherche à saisir le romancier franco-ontarien dans un récit haut en couleur et pétillant d'humour.Dès la première page, l’histoire est lancée.Le personnage principal, baptisé Absalon, dévide ses souvenirs.Un certain jour d'été tardif, au sortir de l'adolescence, un homme a bouleversé sa vie.Cette CLÉMENT ALLARD LE DEVOIR Avec Un jardin de papier (Thomas Wharton), La Kermesse (Daniel Poliquin), La Musique, exactement (Micheline Morisset), Un petit gros au bal des taciturnes (Jacques Marchand), La Logeuse (Eric Dupont), le dernier roman de Jacques Poulin (photo), La traduction est une histoire d’amour, est à mettre au menu littéraire de l’été.figure ne cessera de croiser le chemin d'Absalon à travers ses conquêtes amoureuses.Composé autour de personnages en quête d'un accomplissement malgré les brûlures de la vie et celles de l'Histoire, La Kermesse, récit à la plume enjouée, demeure capti-vaqt du début à la fin.À lire assiste) au bout du quai, les pieds dans l'eau, sous un ciel d’un bleu inépuisable, Im Musique, exactement de Micheline Morisset (Québec Amérique), un récit d’une grande sensibilité sur l’amour, la vieillesse et la perte.Luce est de retour en Gaspésie, le pays d’eau de son enfance, pour emmener sa mère dans un centre d’accueil.Assise sur la grève, ses mains fouillent dans le sable à la recherche des traces du passé.Luce a cinq ans.Elle remplit sa petite valise fleurie, se rend jusqu’à l’intersection de la route puis attend, accroupie sur sa valise, le retour de son père, chanteur d’opéra.La fillette rentre avec lui main dans la main.Sa mère, dans La plus belle des robes bleues, retrouve son sourire, l’ois de nouveau les chagrins des départs, les mots restés en travers de la gorge, les tendresses tues.Un roman émouvant aux images profondément durables.Un petit gros au bal des taciturnes, de Jacques Marchand (Fides), semble tout indiqué quand une pluie tiède et fine ruissellera sur les nuits d’été.Avec ses pages mélancoliques et joyeuses, le roman raconte une histoire de filiation et d'affection mutuelle entre deux frères qui s'opposent presque en tout, ,au point d’apparaître le négatif l’un de l’autre.Ecrivain à l’esprit libre et indépendant, Jacques a conquis sa liberté au prix d’obscures privations et de contradictions douloureuses.Léo est un homme d'affaires qui rêve de calme mais qui a besoin de tempête.Le voyage à rebours dans le Labyrinthe des émotions de l’enfance et de l'adolescence nous montre deux frères moins dissemblables qu'il n'y paraissait de prime abord.Sous-tendu par une sensibilité philosophique, le roman est traversé par une réflexion sur La nature humaine, 4e plus erratique des sujets d'observation».Dans les après-midi très chaudes du mois d'août, allonge(e) dans un fauteuil de toile, corps au soleil, tète à l'ombre, pendant que les rires des enfants qui jouent recouvrent les bruits du monde, ouvrir Di Logeuse, d’Éric Dupont (Marchand de feuilles).11 y a à peine quelques mois, l'existence de Rosa si' résumait à une rassurante routine: lire Marx, jouer au scrabble, apprendre des proverbes et marcher sur le rivage en fixant l’horizon.Exilée à Montréal à l’âge de vingt ims.la jeune Gaspéstenne découvre une facette de l’humanité que son village lui avait cachée.Caustique, féroce, le roman brille iwr son humour et sa dérision, tandis qu’en arrière-plan se dessine le portrait d’un Québec contemporain, confit dans le conformisme et recuit dans ses vieilles querelles identitaires, l e manège dure trois cents bonnes pages sous les yeux amusés du lecteur.Enfin, pour ceux et celles qui croient qu’un livre, en toutes saisons, c’est comme une main sur une épaule, La traduction est une histoire d'amour, de Jacques Poulin (Leméac/Actes Sud), les comblera avec ses mots doux.Le roman dessine les contours d’une amitié tendre entre une traductrice et un écrivain vieillissant.Romancier de la fragile émotion et de la dif ficile communication entre les êtres, Jacques Poulin nous offre un roman à l’émotion contenue, touchant.Un des très rares romanciers à pouvoir créer du silence avec les mots.Don déjeuner sur l’herbe, bonne sieste, n’oubliez pas votre roman pisé sur la nappe à carreaux verts et bleus qui rappelle les couleurs des plafonds pants des temples de Chine.En terminant, un proverbe de ce pays, pour saluer la belle saison qui s'avance: «Si vous gardez une branche verte dews votre cœur, le pinson viendra s'y poser.» Collaboratrice du Devoir LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Un Da Vinci Code éclaté MICHEL LAPIERRE Comme Dan Brown dans Da Vinci Code, la romancière québécoise Monique de Gramont évoque la liaison amoureuse entre Jésus-Christ et Marie-Madeleine, mais recule encore plus hardiment dans le temps que l’écrivain américain avec qui elle rivalise.Elle n’a pas craint d’intituler son roman Adam, Eve et.Qu’en penseront le Vatican et l’Opus Dei?Les esprits religieux ont de quoi s’affoler.Monique de Gramont nous révèle que le monde a commencé, par un ménage à trois: Adam, Eve et une autre femme: Lilith.Elle nous apprend aussi que Dieu le Père souffre depuis toujours d’une psychose et que Dieu le Fils, Jésus pour les intimes, s’est associé avec le diable pour devenir tous deux des «thérapeutes» afin de rendre plus humain Dieu le Père! Cela ressemble à une version presque satirique de la paradoxale théologie de la mort de Dieu qui, il y a quatre décennies, faisait fureur chez les protestants libéraux et même dans certains milieux catholiques.Mais le style alerte et la drôlerie permettent à la romancière d’éviter de s’enliser dans des thèses absconses et frelatées.C’est pour nous amuser que Monique de Gramont joue à la théologienne hétérodoxe.Elle tient à nous avouer que, pour mettre en scène le personnage de Lilith, elle s'est inspirée d’une des principales sources de la Kabbale: le Zohar, livre ésotérique juif qui se situe plus ou moins en marge de la Bible.Si Dan Brown veut nous faire croire qu'il y a eu un complot séculaire pour nous cacher l’existence des descendants de Jésus et de Marie-Madeleine, la romancière québécoise prétend que l'occultation du Zohar a résulté d’un complot semblable.Ce livre ancien qui traite de Lilith est évidemment sulfureux.Il faut dire que Lilith, comme nous la décrit Monique de Gramont, est un être hors du commun.D s'agirait de la première créature humaine, celle qui, sous l’œil de Dieu, aurait insufflé une âme à Adam avant d’en de venir la première femme.En faisant l’amour, Lilith refusait obstinément d’adopter la position du missionnaire et tentait de dominer le premier homme.Las d’être aux prises avec la première féministe de l’histoire, Adam demanda au Tout-Puissant la permission de changer de compagne.Dieu açcepta en créant une autre femme, Eve, non plus, cette fois, avec de la terre mais avec l'une des côtes d’Adam pour éviter les embêtements.Au lieu de façonner un être aux cheveux noirs comme Lilith, il créa une femme plus simple et plus rassurante: une blonde.Sous l’influence de lilith, Caïn, l'un des fils d’Adam, décida de couvrir sa nudité.Le jeune homme affirma: «Ce morceau de chair qui pendouille et se dresse parfois est trop voyant à mon goût.» On ne s’étonnera pas de voir Lilith, la compliquée, la clitoridienne, se marier avec le diable, comploter avec lui et Jésus pour guérir Dieu le Michel DAVID — , _ LE PETIT MONDE DE SAINT-ANSELME L’ENRACINEMENT LE TEMPS DES ÉPREUVES LES HÉRITIERS V- as La tétralogie est rÊim maintenant complète et son succès assuré.LIBRAIRIE BONHEUR D’OCCASION Livres d'occasion de qualité —o Livres d'art et de collections —o Canadiana -o Livres anciens et rares -kl Bibliothèque de la Pléiade Littérature Philosophie Sciences humaines Service de presse Achetons à domicile 514-522-8848 1-888-522-8848 4467.rue De La Roche (angle Mont-Royal) booheurdoceasion @beUnet.ca NOUS NOUS DÉPLAÇONS PARTOUT AU QUÉBEC.POUR LACHAT DE BIBLIOTHÈQUES IMPORTANTES.Père de son sexisme.Dans l'art du scandale, l’auteure donne de sérieuses leçons à Dan Brown.Collaborateur du Devoir ADAM, ÈVE ET.Monique de Gramont HMH Montréal, 2006,336 pages PALMARÈS LIVRES ARCHAMBAULT"! » QUEBECOR MEDIA Résultats des ventes :: Du 30 mai au S Juin 2006 ROMAN I OUVRAGE GÉNÉRAL 1 U CLANDESTIN John Grisham (Robert Laflont) DECEPTION POINT Dan Brown (JC Lattàs) LE RETOUR OU PflOFESSElffi DE DANSE Henning Mankeü (Seuil) ANGES ET DÉMONS Dan Brown (X Lattàs) Frai Peilerin (Planète Rebelle) SANS PARDON Cbrystme Brouillet (Courte échelle) 7 OURLES LEltNfelAKE11 Yves Beauchemin (Rdes) IA PORTE DU SUNCE HenhBeMtoXU DA UNCI CODE Dan Brown X Lattès) UE IWRE DES JOURS Michael Cunmngham (BeNnnd) LIVRE DE POCHE 1 PASSAGES ni nés JoeéHto Michaud (Libre expression) OU ET CHARUET U GRANDE EXPO Martin Handton) (Griind) SIS BEAUTÉ MENUS EU Chantal Lacroix (la semaine) DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ Piètre Morency (Tranecontinental) U CYCLE DE MRÇAGE Piene Morency (Tranecnntlnentisl) AUMENTS CONTRE LE CANCER Richert Béliveau (Trécarré) David Surtant il ne raux pour voir si elle a encore l’a jamais écrit.Peut-être même ne l’a-t-il jamais prononcé.» Il n’empêche que l’auteur de La Condition humaine reconnaissait le «caractère fimdamental du fait religieux dans le fut humain», même s’il professait un «agnosticisme absolu».«Je suis, écrivait-il, un agnostique avide de quelque chose de pertinent à nous dire.«Malraux, constate l’essayiste, cherche peu à dérrumtrer.U lui suffit d’affirmer.» Aussi, le résultat d’une telle démarche réflexive, qui semble avoir ses adeptes même si elle s'avère souvent décevante pour un esprit rationnel, tient plus de l'in- tuition que de la démonstration.On peut néanmoins, en faire ressortir quelques éléments fort intéressants pour aujourd'hui.«Que faire d’une âme, demande un personnage de La Condition humaine, s’il n’y a ni Dieu ni Chris42».Cette interrogation fon-damentale, citéea répétition par Cardinal, obsédait Malraux, qui tentait de penser fa transcendance sur fond d’absurdité de la condition humaine.Même agnostique, en effet, le romancier retrouvait en l’homme une «part divine» qu'il situait dans «son aptitude à mettre le monde en question».Homme de l’action, qui donne une raison de vivre et de mourir puisqu'*o« ne peut échapper à l’absurde, mais on peut le combattre», Malraux se veut aussi le penseur de la fraternité, cette «charité du cœur» qui permet un saut hors de l’absurde par l'altruisme.C’est Ka-tow, dans La Condition humaine, donnant son cyanure à ses frères d'armes pour leur éviter 1a mort atroce qu’il devra affronter.Ce sont les soldats allemands dans Les Noyers de l’Altenburg, tentant de sauver les ennemis russes qu’ils viennent de gazer en toute innocence.C’est cette pitié, écrit Cardinal, qui «nous dit du fond des âges que l'homme est aussi au-delà de toutes les horreurs qu’il crée».Sur 1a question du mal, justement Malraux, dans ses Antimémoires, aura cette phrase superbe (que je tente de rétablir parce que Cardinal la déstructure): «Car s’il est vrai que, pour un esprit religieux, les camps, comme le supplice d’un enfant innocent par une brute, posent la suprême énigme, il est vrai aussi que, pour un esprit agnostique, la même énigme surgit .itf*.Cet été.w * i A, - "ia votre plaisir % déliré! s , ’ 4K* ï '*• * A - - V « 3 .j., + \ / * v ¦ x • .*' Abonnez un(e) ami(e)* ^ A: et votre abonnement (olfr'éabonnemeï sera gratÜir% / ! entre les iijnes fîentte les lijnes •leaiie les lignes ïeatre lesi^nes U eleslijses estiîjssips, : W Bulletin d'abonnement Remplir et retourner à n» »• wss* MM m « *' nuui*'«K.nu»«« J Out fiNinne uiHe! de mer jmt(eHa(invi^u(ne6i«etellies et (eNneflaederoflredete 2jN'nnementsp«irmi»S-*n-H.(»S J Oui je m'abonne m nv*>ume ftitie te lÿnes (abonnement rebuter) J 4 numéros an: ?t»»IMO$(li«ll»nOT 2i0ü $ » & - ÏSJO S) J S nnmemj fi ans ; ÎS.00 $ + 6r « ÜUS î {tertuliers «UV$*t»»«00$l IB COOMQNNftS X MON AMKt) : -m, i fterw ____________________________________________ VBl:-tonton:_______Codepostal:__________ WlnS,:- TAS»;____________________________ CotoW:_________________(___________________________________ ffbdl de paiement : J OretoHomruKtott rcntedr VntiHmlmUstpt! J VS) JtoJSfcrC* •tartodeato»_______________________________________________ narriK**»-tor.LES MOTS DE VOTRE ÉTÉ Éditions d'an Le Sabord Une histoire Lyne Laverdière Roman historique sur l* traversé* et [arrivée de sept Plies du Roy en 1669 288 pages ¦ * 4 dre au bord de l'eau .Temps de lecture estimé :* l< t Z d'elles Mamerlor Réiean Bonenfant Récipiendaire du Prt»G*r.ld-
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