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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2006-06-16, Collections de BAnQ.

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CULTURE Sandrine Kiberlain : une actrice qui chante Page B 4 LE DEVOIR C’EST LA VIE! Libre conune un prisonnier Page B 10 WALK Conter Installée sur le site même de l’ancien événement Mosaïcultures internationales, au parc des Écluses du Vieux-Port de Montréal, la première édition de Flora — il y en aura cinq si elle s’enracine — se veut une vitrine valorisant le jardin résidentiel et le savoir-faire horticole québécois.CAROLYNE PARENT lom s'inspire des festivals de jardins éphémères tels qu’ils existent en Europe, explique la directrice artistique, Raquel Penalo-sa, des jardins conceptuels tels que celui des jardins de Métis.L’événement s’inscrit dans la volonté de mettre en vitrine le jardin résidentiel comme lieu de design et de vie.» Doté d’un budget de neuf millions de dollars provenant majoritairement de partenariats privés, Flora ratisse large.Sur cinq hectares, une quarantaine de jardins essentiellement urbains sont présentés aux visiteurs à partir d’aujourd'hui.Une quarantaine d’ambiances, devrait-on dire, et autant d’invitations à se réapproprier et à embellir un espace privé qui, parce qu’il est en représentation, devient aussi public.«À cet égard, le projet s’inscrit également dans l’idée de la ville verte et du développement durable car faire le geste, individuel, de créer un jardin, a un impact sur l’ensemble », poursuit la directrice artistique.Alors que les Mosaïcultures avaient une approche contemplative, presque muséale, souligne Mme Penalosa, qui y fut impliquée à titre d’architecte-paysagiste en chef, Flora souhaite avant tout interpeller les visiteurs.De fait, ce n'est ni Floralies prise 2 ni un jardin botanique: sa raison d’être, c’est de faire entrer le design dans le jardin et de stimuler l'imagination afin que naissent de nouvelles façons de le concevoir.La cueillette des idées Les jardins proposés composent sept aires thématiques.Dans jardins de ville, par exemple, l'espace est organisé comme une ruelle où les visiteurs peuvënt espionner des cours arrière et découvrir des balcons-jardins ou des.jardins en bacs.Les designers anglaises Lizzie Taylor et Dawn Isaac, pour leur part, dédient aux travailleurs autonomes leur jardin particulier, baptisé SoGo, acronyme de Small Office Garden Office.Dans la section jardins de toit, la toiture est présentée comme un nouveau « territoire » à investir et traite, en plus des avantages environnementaux, des possibilités d'aménagement qu’offrent ces espaces peu exploités.« Les Jardins d’avant-garde qui repoussent les limites de conception et d'aménagement sont ce que j’appelle des jardins de curieux », dit Mme Penalosa Ds font appel à une sensibilité aux éléments.D y a ici un jardin flottant en plein canal, un jardin «viticole », un autre musical.De section en section, on apprivoise au passage différentes tendances horticoles d’ici et d’ailleurs, notamment de France, d'Angleterre.d’Allemagne et d’Australie, en passant par l’Ontario.* Dans Jardins de ville, on explore la notion de salon extérieur, une toute nouvelle tendance », dit Mme Penalosa De fait, le cocooning prend ses aises dehors, le jardin, une extension de notre nid douillet représentant la prochaine » pièce » de la maisonnée à revoir et corriger.Agencements monochromes de plantes, mise à contribution des textures de certaines espèces pour créer des effets, jeux de reliefs et de perspectives: l’audace est au rendez-vous et gagne jusqu’au mobilier de jardin.Savez-vous planter.Sur le plan pratique, les visiteurs trouveront pour les jardins mis en vedette une fiche technique qui leur fournira toutes les données nécessaires à la création d’un espace similaire ainsi que les coordonnées des entrepreneurs d’ici qui sont en mesure de le concrétiser.Une autre belle vitrine pour l’industrie horticole du Québec.Aussi, dans la section jardins nourriciers, qui met l’accent sur le potager et les plantes comestibles, un Centre d’ateliers et de Un nouveau rendez-vous met en vitrine le jardin résidentiel comme lieu de design et de vie PHOTOS JACQUES GRENIER LE DEVOIR Sur cinq hectares, une quarantaine de jardins essentiellement urbains sont présentés à 1*International Flora Montréal.L conférences - nourrira • en connaissances les horticulteurs en herbe en abordant chaque semaine une multitude de sujets se rapportant à un theme donné, tels Art de vivre dans son jardin et jardins feng shut, jardins aquatiques, Plantations d'automne et Hibernation du jardin.Bref, il semble bien que tous les pouces verts, et même vert pâle y trouveront leur compte.On prévoit par ailleurs que l’événement attirera quelque 350000 personnes.* Si tous les passionnés de jardin trouvaient, en visitant Flora, une façon de traduire leur possum, ce serait pour mot une grande satisfuctvm! », dit Mme Peftalosa.Chose certaine, ce ne sera pas faute d’avoir semé de ci, de là, des germes de créativité FLORA Jusqu’au 9 octobre ivwvu.fi/iramontreai ca Des mannequins seront disséminés A divers endroits sur le she.O/llabomtrice du Devoir Culture populaire Depuis le 9 juin, le Musée québécois do culture populaire de Trois-Rivières présente Etait-ce un manli ou un dimanche?, une «{position de calendriers et d’almanachs provenant de la collection de Gilles Vigneault.Le chanteur de Natashquan en a accumulé plus de 6000 au fil des ans et une soixantaine ont été sélectionnés |x>ur l'exposition.On peut également en profiter pour faire une visitoexpérienoe en prison et ainsi expérimenter la vie derrière les barreaux sans pour autant être accusé de quoi que ce soit.sauf peutétre d’être trop curieux! www.culturepop.qc.ca, www.enprison.am.Rencontre planétaire Demain soir, il suffira d’être armé d’une paire de jumelles l>our profiter d’un spectacle planétaire.et tout à fait gratuit, les amateurs d'astronomie le savent sans doute déjà, Saturne et Mars se sont donné rendez vous au crépuscule dans la constellation du Cancer.Les deux planètes n'avaient jxis été si proches depuis plus de 12 ans.On pourra même observer leur rencontre à l’œil nu, une heure après le coucher du soleil, bas sur l’horizon et en direction ouest-nord-ouest Saturne sera La plus brillante des deux.« 514 8724530, wwuipla netarium.montreal.qc.ca.L’OSM au stade C?est demain à 19h que l’Orchestre symphonique de Montréal se produira à l'invitation des Alouettes de Montréal au stade l'ercival-Molson dans un concert populaire dont les revenus seront versés à la Fondation Réussite Jeunesse et Garde-Manger jxjur tous.Le nouveau chef en résidence de l’OSM, Jean-François Kivcst, dirigera notamment l'Apprenti sorcier de I >ukas ainsi que des extraits des Planètes de Holst et de la musique de Star Wars.D-s billets sont en vente au prix de 10$.» 514 790-1245.NICOLAS ST FTP.SUT IA LICORNE Simon Houdreault et Johanne Habcrlin.Sans animaux T usqu’au 22 juin, l.a licorne pré-J sente huit tourtes pièces sous le titre de Théâtre sans animaux, un éloge à l’absurde et au sursaut Dans une mise en scene de Jean-Robert Bourdage, Théâtre sans animaux ouvre tout grand les portes de l’imaginaire et offre au spectateur une autre réalité.La Kde Jean-Michel Ribes a reçu olière de la meilleure pièce comique en 2001 Tous les soirs (relâche dimanche) A 20h, à l’exception du 21 juin, où la piece sera présentée a 19h.« 514 523-2246, wwta theatrelalkome crm iMurence Clavel Chrixtoj/he Huns LE DEVOIR, LE VENDREDI 1 fi J U I X 2 0 0 6 B 2 PATRIMOINE L’attente a assez duré, selon Turp Le député péquiste dépose un projet de loi instituant un moratoire visant à protéger le patrimoine religieux LOUISE-MAUDE KIOUX S O U C Y Ennuyé d’attendre une réponse qui, selon lui, a déjà trop tardé, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de Culture et de Communications, Daniel Turp, a déposé hier un projet de loi instituant un moratoire visant à protéger le patrimoine religieux du Québec.Invoquant «l’urgence de la situation», le député de Mercier a insisté pour rappeler que cette mesure a fait l’unanimité au sein de la Commission de la culture formée de libéraux comme de péquistes.Le projet de loi 196 vise à mettre en œuvre la recommandation numéro 11 du rapport Croire au patrimoine religieux du Québec qui propose qu’un moratoire soit institué sur l’aliénation et la modification des bâtiments religieux.Ce moratoire tiendrait jusqu’au 1" janvier 2008 de manière a protéger les biens religieux en attendant que Québec adopte une politique en ce sens.Le projet de loi prévoit de plus l’obligation pour le propriétaire d'un immeuble à caractère religieux de veiller à son entretien et à sa conservation.Daniel Turp affirme avoir repoussé jusqu’au dernier moment le dépôt de son projet de loi en es-l>énint que la ministre de la Culture, Une Beauchamp, donne suite au rapport de la commission, dé-|x>sé il y a dix jours à l'Assemblée nationale.«Pour moi, dix jours, c’est amplement suffisant.Devant le silence et l’hésitation de la ministre, j’ai décidé de déposer moi-même un projet de loi», a expliqué le député péquiste.Le projet de loi 196 prévoit que la ministre de la Culture et des Communications pourra, aux conditions et selon les modalités qu’elle détermine, exempter un immeuble à caractère religieux de l’application de la loi.Mais il faudra attendre la rentrée parlementaire avant de savoir si ce projet de loi trouvera une oreille attentive au sein du gouvernement Charest Ce délai n’inquiète pas M.Turp.«C’est vrai, l’examen de loi ne pourra se faire qu’au mois d’octobre.Mais je voulais planter dans le décor une loi qui serait aussi un message aux gens [pour leur signifier] qu’il ne faudrait pas donner suite à des projets tant que cette loi ne sera pas adoptée ou tant que l’équivalent ne sera pas adopté.» Le député de Mercier s’est par ailleurs dit déçu de l’accueil réservé p;ir la ministre Beauchamp au rapport de la Commission de la culture.«Croire au patrimoine religieux du Québec, c’est également agir et agir vite.Im ministre de la Culture et des Communications n 'agit pas avec la célérité nécessaire.En présentant le projet de loi instituant un moratoire visant à protéger le patrimoine religieux du Québec, l’opposition officielle poursuit le leadership qu 'elle a assumé à cet égard», a estimé le député de Mercier.Au bureau de la ministre de la Culture et des Communications, il a été impossible de savoir hier comment le projet de loi 196 a été reçu.Quant au rapport dont certaines recommandations avaient été jugées «intéressantes» par la ministre Beauchamp, il ferait présentement l'objet d’avis juridiques divers.Le Devoir Ctcoiï, UMt tcououno' ;r ÏM votve .qc .ca VOUS AVEZ ENTRE 1S ET 30 ANS !'Itinéraire |[UNE REDIGEZ UN MANIFESTE sur ce que vous voulu voir cfungw au Quêta et dans le monde VOUS AVEZ PLUS DE 30 ANS SÆ""" DEBATTU AVtCUS |[UNES du contenu de lew manifestes et dtsorte; des grands erçein de notre temps Obtenei en prim* an abonnement dWb,' ruv" .i .^ 1 |usqu'àlafinaoiit.uneTenip(aiieilet',MniiB«,iI/(.lw,fw | [' I M.\ ( M 11 I r I Mb et le sac en tode réutilisable de IINM ' ‘ l.J PLUS Des conferences, des senwuirec des atelitu du tfieâtie les cw débats a l'ONf 069B I l'INM fera de l'Ecole d'ete 2006 un —».événement caiboneutre par '“^planetar àiuqàm VENEZ ENTENDRE UNE CENTAINE DE CONFÉRENCIERS.Andre Boisclair Son Excellence lean Daniel Lafond Philippe Couillard Thomas J.Mulcair Axel Kahn Andree Ruffo.Marie-Claude Premont Alexandre Trudeau Geneviève Boutin Ahmed Djoghlaf jean lapierre Eugenie Brouillet Edgar Fruitier Han Greihammer lacquelme Montpetit Jean Francois Lisee Manon Barbeau Andre Pratte Diane Matte Khalil Shikaki Marie-Eve Proulx.Louis-Gilles Francoeur Robert Dutton Micheline Labelle Mario Cardinal Line Beauchamp, et bien cfautres ' Inscrivee-vous maintenant ! www.inm.qc.ca CD1TDRE- CINÉMA Lepage essuie un second refus de la part de Téléfilm t 0 i" CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Le tournage de l’adaptation cinématographique de la pièce La Trilogie des dragons, de Robert Lepage, devait commencer en août dans la capitale.ISABELLE PORTER Québec - Pour la seconde fois cette année, Téléfilm Canada refuse de financer le film de Robert Lepage, La Trilogie des dragons, un projet d’envergure sur lequel on compte beaucoup, dans la capitale, pour relancer l’industrie du cinéma, qui connaît une période difficile.«Je suis estomaqué.Je vais essayer de m’informer pour savoir ce qui s’est passé», a déclaré le cinéaste et homme de théâtre, qui venait juste d'apprendre la nouvelle lorsque Le Devoir l'a interviewé.«C’est un peu douteux.Disons qu’on avait un projet qui méritait vraiment d'être financé.On est tous très abasourdis.Ce n’est vraiment pas normal.» S la SODEC a déjà donné son appui, c’est la deuxième fois que Robert Lepage et son équipe essuient un refus de la part dejéléfilm Canada.La Trilogie des dragons ne figurait pas non phis parmi les sept films québécois sélectionnés par Téléfilm en mars dernier (Cadavres, d’Erik Canuel, Adieu Max, d’Alain Desrochers, Ma fille, mon ange, d'Alexis Durand-Brault Ma tante Aline, de Gabriel Pelletier, Ce qu’il faut vivre, de Benoît Pilon, L’Heure de la bru-nante, de Fernand Dansereau, et Voleurs de chevaux, de Micha Wald).On n’a pas pu obtenir hier la nouvelle liste des films choisis.Robert Lepage peine d’autant plus à s’expliquer ce refus qu’il estime avoir demandé un appui modeste.«Cest un projet d’environ huit millions de dollars.On avait absolu- ment tout l’argent nécessaire sauf un petit million qu’on demandait à Téléfilm, mais ils nous mettent encore les bâtons dans les roues».La Trilogie des dragons est sans contredit le projet de film le plus ambitieux du cinéaste à ce jour.Il s’agit d’une grande fresque historique se déroulant dans plusieurs pays et dont la version théâtrale dure plus de six heures.La compagnie de production Ex Aequo, cofondée par Robert Lepage et Daniel Langlois à Québec, investit déjà des fonds importants dans le projet, auquel se sont également joints des partenaires français qui financent le cin- quième des dépenses.Le tournage de La Trilogie des dragons est attendu depuis des mois, dans la capitale, par les travailleurs du cinéma, qui ont peu de tournages à se mettrç sous la dent depuis l’an dernier.A ce propos, Robert Lepage s’est montré alarmiste hier.«Cest sûr que si ça ne se fait vraiment pas, c’est la mort du cinéma à Québec.On ne pourra plus jamais compter sur Téléfilm.C’est clair qu’ils veulent polariser la production à Montréal.» La Trilogie des dragons serait le sixième film de Robert Lepage, à qui l’on doit notamment Le Confes- sionnal, Possible Worlds et La Face cachée de la lune.Depuis sa création, à Québec, au milieu des années 1980, la pièce La Trilogie des Dragons connaît un succès sans précédent dans le monde.En 2005-2006, elle a été présentée à Londres, à Paris, à Perth (Australie) et à Wellington (Nouvelle-Zélande).Si le financement attendu avait été octroyé, le tournage aurait débuté en août, prévoyait-on.Hier, le cinéaste n’était pas en mesure de fixer un nouvel échéancier.«Je ne sais pas.On l’apprend à l’instant.On est vraiment étonnés.» L’homme de théâtre a été mis au courant de la décision de Téléfilm Canada peu après le dévoilement de son projet multimédia pour le 400 anniversaire de Québec.Pour souligner la fondation de Québec, Ex Machina compte projeter un montage d’images sur les gigantesques silos à céréales de la compagnie Bunge, dans le port de Quo bec.Au dire des organisateurs, avec 0,6 km de longueur, il s’agirait du plus grand écran jamais utilisé pour un spectacle de ce genre.Baptisé «Le Moulin à images», l'œuvre rendra hommage aux innovations économiques et culturelles qui ont marqué l’histoire de Québec.D’une durée de 40 minutes, la projection sera présentée, tous les soirs à la brunante, durant l’été de 2008.Le musicien René Lussier doit composer une symphonie pour l’accompagner.Collaboratrice du Devoir Les grands événements demandent des explications LOUISE MAUDE RIOUX S O U C Y Les 22 membres du Regroupement des événements majeurs internationaux (REMI) se sont ré unis d’urgence hier, afin de réclamer d’une même voix une audience auprès de la ministre du Tourisme, Françoise Gauthier.Ceux-ci veulent tuer dans l’œuf tout projet consis-tant à accorder moins d’aide finan-cière aux grands festivals pour favoriser l’émergence et l’épanouissement de nouveaux événements, comme la ministre l'avait avancé La veille en |x>int de presse.La?REMI ne comprend fias comment un ministère à caractère économique comme celui du Tourisme peut proposer une telle solution.«J’ai l’impression que [Mme Gauthier] a mal compris son rôle, estime le président-directeur général du re-groupement, Luc Fournier.Elle aurait dit: “Nous allons réévaluer le programme et accimler plus d'importance à ceux qui perfi>rment bien ”, et mm aurùm compris » Subventions aux festivals Mais la proposition d’affaiblir les plus gros joueurs semble dénuée de sens aux yeux de M.Fournier.«En 2004, le gouvernement a encaissé 81,5 millions grâce aux touristes qui ont fréquenté 21 événements majeurs du REMI — ce qui exclut son plus gros joueur, le Grand Prix, calcule M.Fournier.Pour cela, (Québec a versé 7,5 millions, ce qui veut dire que pour chaque dollar versé, il a reçu plus de 10$.» Le regroupement estime que la ministre se trompe de cible, d’autant que les subventions que reçoivent ses membres ne représentent en moyenne que 18,6 % de leurs revenus.«Si la ministre veut aider des émergents, on va se mettre avec elle pour aller réclamer deux millions de plus aux Finances.Mais si c’est pour déshabiller Pierre pour habiller Jacques, on n’embarque pas.» A Festivals et Evénements Québec (FEQ), l’inquiétude du REMI est entièrement partagée.L’organisme souligne que l’enveloppe budgétaire allouée au financement des festivals et des événements au Québec n’a cessé de décroître depuis quelques années et qu’elle n’a jamais été indexée.FEQ note aussi que les festivals et événements ont été touchés par La perte des 2,5 mêlions de dollars de financement attribuable à la fusion du programme de la Société des événements majeurs et internationaux du Québec (SEMIQ) et de celui de Tourisme Québec en 2003.«Comment peut-on espérer augmenter les retombées économiques de l’industrie touristique du Québec m s'attaquant aux produits d’appel de notre industrie?[.] Ce qu’il nous Jaut, c’est plus d’argent! De l’argent et un programme solide de subventions qui permette de mesurer, toutes proportions gardées.la performance des festivals et événements en fonction des objectifs touristiques et économiques afin de distribuer de façon juste les amtributions monétaires du gouvernement», a suggéré son président Camille Trudel.Le De voir EN BREF 15 ans à «bouquiner» Les Bouquinistes du Saint-Laurent célèbrent cette année leurs 15 ans d’existence, du 22 juin au 27 août à Montréal, sur le Quai du Vieux-Port puis poursuivent la fête à Québec et à Ottawa.Le porte-parole de l’événement anniversaire, Dany Laferrière, animera une série de rencontres-débats avec des écrivains, et le public pourra profiter d’une foule d’activités culturelles gratuites: spectacles de l’orchestre de jazz B-Sharp, de la troupe de tambours ambulants Kumpa’nia et projections de films inspirés d’œuvres littéraires.Pour l’occasion, une authentique bouquiniste des bords de la Seine fera escale à Montréal avec sa boîte verte, remplie de gravures, d’estampes et d’affiches parisiennes.Cette même boîte, emblème des bouquinistes parisiens, accédait d'ailleurs au titre de patrimoine culturel mondial en 1992, l'année d’inauguration de leurs vis-à-vis québécois.Depuis, le nombre d'exposants a triplé sous les petites tentes blanches, qui proposent aux badauds des livres anciens, neufs ou usagés de tous les genres.- Le Devoir SJ* D fi P R v J Japan World Expotiflon Commemorative Fuad U U ( 1 N F I N 1 T t ! TOURISME S Montréal 1 t E H Québec SS 6 5 T 1 Consulat SAaénri du Japon 1 MoMéai M O ( ih =* sr A c P Canada I T R B Quand l’archéologie rejoint Part Une collection d’objets • illénoires jaaais réunis en Occident B'iNTE-A-CuiltRE 'Si, (4n ftixir fcfc - M «««pMMMff ip n I Bilan de Montréal, capitale mondiale du livre Dans la continuité FRÉDÉRIQUE DOYON Au grand coup d’éclat, Montréal, capitale mondiale du livre (MCML) a préféré s’inscrire dans la continuité.L’équipe derrière l’événement présentait son bilan tracé hier, près de deux mois après La fin de la manifestation.MCML qui s’est conclu le 23 avril dernier avec un budget équilibre, a rempli son objectif de servir de «levier d'action et de promotion du livre et de la lecture dans une perspective de continuité», a déclaré la directrice générale, Sandra Gonthkr.Dans la foulée de cette grande fête du livre est ainsi né le projet «Petit lecteur deviendra grand», en collaboration avec la Ville de Montréal et la Fondation pour l'alphabétisation, qui permettra à tous les élèves montreakiis terminant leur première année de recevoir un livre en cadeau.On a aussi dévoilé les noms des dix auteurs dont des extraits d'œuvres seront inscrits de façon permanente sur les murs de la métropole dans le cadre d’«Une ville, des mots», une initiative de Metropolis Bleu.Il s’agit de Gaston Miron, Leonard Cohep, Nicole Brossard, Gayle Scott, Emile OUi-vier, Chava Rosenfarb, Mordecai Richler, Michel Tremblay, Marie-Claire Blais et Monique Proulx.D’autres projets suivront Le coprésident de l’événement Denis Vaugeois, a pointé la morosité ambiante comme responsable du peu d'enthousiasme autour de la désignation de MCML S’il y a un plan de développement des bibliothèques scolaires et municipales en branle (tel qu'annoncé mercredi), c'est grâce à MCML a-t-il défendu.«Les objectifs, c’était de tenir des activités, qui ont bien marché.Mais intérieurement, c’était le rattrapage pour les bibliothèques » Le Devoir Par un collectif d'auteurs Directeur da ta collection Yvan RHEAULT collection LÉZARDS PLASTIQUES UnntsHlB-WSCSttucur GUERIN Mttteuf Me (514) 842-3461 i,r cyeli apprsm par le MEis 2* cpcii ip ceart at piriciiiiRiii les pna tont evkqiitt sms re»n A v f t LE DEVOIR.LE VENDREDI 16 JUIN 2 0 0 6 B 3 W E E K - E \ I) CINEMA fESTIVM.DE MUSIQUE nipntréal baroque jwe ::>« juw VltUX-MPliTtjAt www.nionnealbaroque coin ^ 514 84b 7VM À l’affiche cette semaine KEEPING UP WITH THE STEINS États-Unis, 2006,90 minutes.Comedie dramatique de Scott Marshall avec Daryl Sahara.Jeremy Hven, Garry Marshall À 15 jours de la bar mitzvah de son fils Benjamin, le richissime agent d'artistes Adam Fiedler est perturbé par le retour inopiné de son père, le hippie Irwin, qui l’avait jadis abandonné.• V.o.: Forum.SOURCE: MEDIAFILM.CA Martin Bilodeau IPOf Fossé générationnel La semaine prochaine, TVA Films lance en grande pompe la comédie Les Bronzés 3.Budget approximatif de l’opération marketing: 400 000 $.Objectif: obtenir au Québec un suffrage populaire à la hauteur (toutes proportions gardées) de celui de l'Hexagone, où le film a enregistré le record du box-office avec 3,9 millions de spectateurs lors de sa première semaine d’exploitation, début février.Depuis, le film a cumulé dix millions d’entrées et fait bondir l’indice de fréquentation du cinéma français, en hausse de 22 % par rapport à la même période l’an dernier.Revenons au Québec, où l’histoire récente démontre que la comédie française éprouve de plus en plus de difficultés à provoquer l’achalandage aux guichets.En font foi les récents échecs de Podium, de Brice de Nice et même du très export-friendly Palais Royal! de Valérie Lemercier, encore à l’affiche.Exception faite des Astérix, dont les aventures et les personnages sont universellement connus, la comédie française couaque dans nos multiplexes.Et pour cause: ceux-ci sont bondés de jeunes de 18 à 25 ans qui, en grande majorité, n’ont jamais entendu parler de la bande du Splendid, à laquelle on doit la saga des Bronzés mais aussi le remarquable Le père Noël est une ordure.De fait, le Québec contemporain est séparé en deux camps: la moitié plus âgée (disons de 39 ans et plus, histoire de m’inclure), plus familiarisée avec la culture et le star-système français, et l'autre qui ne l'est pas du tout.Dans le contexte, les 400 000 $ prévus pour la promotion des Bronzés 3 prend valeur de devis pour la construction d’une passerelle au-dessus du fossé générationnel.Yves Dion, président de TVA Films, qui vient par ailleurs d’acquérir les droits DVD des deux épisodes antérieurs, n'est pas de cet avis: «En France, ce sont les jeunes qui ont fait un triomphe aux Bronzés alors que la majorité d'entre eux n’étaient pas nés lors de la sortie des deux films précédents.» Soit Mais les passages réguliers des Bronzés f et 2 à la télévision, le culte voué au Splendid en France et la notoriété là-bas des acteurs qui en sont issus (Michel Blanc, Christian Clavier, Josiane Balasko et Thierry Lher-mitte en tête) forment des conditions exceptionnellement favorables sur lesquelles on ne peut pas miser au Québec.C'est pourquoi la machine Québécor, dont TVA Films est une filiale, essaiera de compenser par la publicité et une offensive médiatique qui déboule la semaine prochaine avec, entre autres, la vidéoconférence du réalisateur Patrice Leconte et de toute la distribution dufibn.Cela suffira-t-il pour masser le public devant Les Bronzés 3?Réponse le week-end de la Saint- Jean.Comme tous les distributeurs préoccupés par la carrière de leurs films en salles, Yves Dion fait la danse de la pluie.Pour ma part, je reste convaincu que, Boys ou Bronzés, ces équipes ne gagnent qu’à domicile.?Le sort sur la scène internationale de Congorama, le nouveau film de Philippe Falardeau qui clôturait le mois dernier la prestigieuse Quinzaine des réalisateurs, est entre les mains de The Works, une entreprise britannique au catalogue plus qu’impressionnant.On y retrouve en effet les films de Ken Loach (Bread and Roses), Michael Win-terbottom (Road to Guantanamo), Neil Jordan (The Crying Game).Danis Tanovic (No Man’s Land) et Olivier Assayas (Clean).La rumeur favorable à Cannes, assortie de la vente des droits de distribution du film à la compagnie UGC, a donné des ailes au film.Et cela, nous dit son producteur Luc Déry, en dépit d’une projection tardive au festival: «De plus en plus à Cannes, les gens arrivent tôt et repartent avant la fin.» Si bien que les retombées de la vente à UGC, survenue très tard au cours de l’événement mais qui envoie néanmoins un message clair au monde quant au potentiel commercial du film, devraient être récoltées à Toronto.Les gens de The Works ont visionné Congorama trois semaines avant Cannes et ont immédiatement fait une proposition d’affaires à Micro_Scope.Outre le Canada et la France, Congorama sera distribué en Belgique, pays coproducteur.The Works se promet de lui faire pénétrer les marchés anglo-saxons.A suivre.?L’équipe d’Atopia, petite boîte de production et de distribution montréalaise vouée au cinéma d’auteur, vient de s’agrandir.En effet, la jeune compagnie annonçait cette semaine la nomination de Mitch Davis, ancien programmateur de la série «films cultes et indépendants» du Cinéma du Parc, au titre de responsable des acquisitions et de la distribution.Ma consœur Helen Faradji, qui vient de quitter ses fonctions de critique à l’hebdomadaire Ici, occupera pour sa part les fonctions de coordonnatrice des communications et de la mise en marché.Atopia a egalement confié le poste de coordonnatrice des acquisitions et de la distribution à Freya MacKenzie.Cette équipe renouvelée veillera aux destinées de quatre films québécois attendus: Imitation, de Federico Hidalgo (A Silent Love), Caribou, d'André Line Beauparlant (Le Petit Jésus), Rechercher Victor Pellerin de Sophie Deraspe et The 4* Life de François Miron.Collaborateur du Devoir ChoiR de leHtes inédits, annotes par Marie-Thérèse LEFEBVRE RODOLPHE MATHIEU 2* a*1* un personnage énigmatique THE LOST CITY Etats-Unis, 2006,143 minutes.Drame réalisé et interprété par Andy Garcia avec Tomas Milian.Inès Sastre, Bill Murray.À la fin des années 50, Fïco Fello-ve, issu d’une famille aisée, gère une populaire boîte de nuit à La Havane.Pendant ce temps, ses frères Luis et Ricardo joignent le groupe marxiste de Fidel Castro, qui veut renverser le régime de Batista.• V.o.: Forum.LE TEMPS QUI RESTE France, 2005,81 minutes.Drame de François Ozon avec Mehil Poupaud, Valeria Bruni-Tedeschi, Jeanne Moreau.Alors que sa carrière de photographe de mode va bon train, Romain.31 ans.apprend qu'il est atteint d’un cancer inopérable.Sans rien révéler de la gravité de son état à ses proches, il choisit de passer les dernières semaines de sa vie comme il l’entend.• V.o.: Ex-Centris.THE THREE ROOMS OF MELANCHOLIA Finlande-Suède-Danemark-| Allemagne.2004,106 minute's.| Documentaire de Piqo Honkasaki.Le sort des enfants victimes du conflit tchétchène en trois chapitres: des cadets s'entraînent dans une académie militaire russe; des orphelins de Grozny sont recueillis par une femme courageuse; la vie de ces derniers dans un camp de réfugiés.| • V.o., s.-La.: Cinéma du Parc.WAH-WAH GrandtQîretagne-France.2005.95) minutes.Comédie dramatique de Richard E.Grant avec Nicholas Hoult, Gabriel Byrne.Emily Watson.En 1969.alors que le gouvernement britannique se prépare à décliner l’indépendance du Swaziland.sa dernière colonie africaine, un adolescent d’une famille anglaise établie là-bas vit diverses tribulations.• V.o.: Cinéma du l’arc.Le plus petit dénominateur commun.SOURCE ( UKISTAL I II MS Anick Lemay, la brise d’élégance du film Duo.DUO Réalisation: Richard Ciupka.Scénario: Sylvie Mon, Sylvie Desrosiers.Avec Anick Lemay, François Massicotte, Serge Postigo, Gildor Roy, Julie McClemens.Image: Bernard Couture.Montage: Arthur Tamowski.Musique: Robert Marchand.Canada, 2006,103 minutes.ANDRÉ LAVOIE Si, sous la torture par exemple, il fallait trouver des qualités à Duo, de Richard Ciupka (Le Dernier Souffle, les deux aventures de Mademoiselle C), disons qu’il témoigne du dynamisme créatif de la chanson québécoise.les auteurs-compositeurs-interprètes, de toutes les générations et de toutes les allégeances musicales, n'ont jamais été aussi nombreux et aussi inspirés.Stefie Shock est un exemple parmi d’autres; on peut l'entendre (tant mieux pour nous) et le voir (tant pis pour lui) dans Duo.Mais ce que ce film illustre avec éloquence, c’est ce professionnalisme sans âme qui afflige tout un pan du cinéma québécois.Des éléments disparates — lire: ingrédients à succès — sont saupoudrés sur une production destinée au plus grand nombre, et donc au plus petit dénominateur commun.Mélangez un humoriste connu et interchangeable (François Massicotte), des acteurs à la bouille sympathique (dont Gildor Roy et Serge Postigo), des paysages enchanteurs (ceux de Charlevoix comme autant de cartes postales) et un scénario qui fait l’économie de la subtilité (signé Sylvie Pilon et Sylvie Desrosiers), et vous obtenez une comédie sentimentale empreinte de vulgarité, peuplée de caricatures et qui ne laisse qu’un souvenir désolant la toute dernière réplique du film résume à elle seule ce sentiment d’avoir été floué et je me garderai bien de la retranscrire id.Ce qu'il faut par contre savoir, c’est que deux agents d'artiste, interprétés par Massicotte (un jeu inexpressif aux trompeuses allures de profondeur) et Anick Lemay (la brise d’élégance sur cette mer de désolation), veulent convaincre un chanteur à succès (Serge Postigo) de remonter sur scène après une mystérieuse éclipse; le premier se sert de cette rivalité pour tenter de séduire la seconde, au bord de la faillite et en pleine déconfiture amoureuse.Le théâtre de ce ramdam: un festival de la chanson, croisement entre celui de Tadoussac et de Petite-Vallée au pays du Temps d’une paix.Coincés entre un organisateur lourdaud (Gildor Roy, véritable concert de fausses notes) et une fonctionnaire — tous à vos grilles d’analyse, disciples de Roland Barthes — dénommée Marquise Bureau (Julie McClemens), les deux agents finiront par accorder leur guitare.Avant d’en arriver là, Richard Ciupka nous mene dans un bateau aussi gros que celui qui fait office de résidence secondaire au personnage de Postigo.La phobie de la scène de cette improbable vedette devient alors un prétexte à traitements de choc, suite de situations dites cocasses, assemblage de pirouettes ridicules (sur un voilier, par exemple) ou faussement sensuelles (c’est ici que la vulgarité fait son entrée).Entre les homards qui virevoltent comme autant d’armes de destruction d’ego et ces comédiens qui entonnent bien maladroitement des airs connus pour secouer notre torpeur, ce jèriple se révélé interminable.Affligé d’un scénario qui ne jette aucune ombre sur les intentions de l’agent d'artiste envers sa belle rivale (et celles des arti sans du film cherchant le succès commercial à n’importe quel prix), on se demande où réside la réelle ambition de Duo.Promouvoir Charlevoix?Célébrer la vitalité de la scène musicale québécoise?Dans les deux cas, la cible est ratée, car cette brochure touristique aux images glacées, ce concert de première partie qui aiguise notre patience et irrite nos tympans, ne vaut guère plus qu'une chanson, et certes pas la plus inspirée.Collaborateur du Devoir • V.o.: Quartier latin, Beaubien, StarCité, Forum, Carrefour Angrignon, bingelier, Licordaire, Marché Central 300 000 spectateurs français pour C.RAZ.Y MICHEL DOLBEC Paris — Trois cent mille spectateurs français ont vu le film québécois C.R.A.Z.Y.Ce cap fatidique a été franchi mardi, au moment où le long métrage de Jean-Marc Vallée terminait sa sixième semaine d’expkiitation en France.Pour le distributeur Océan Films, qui espérait beaucoup de cette chronique familiale, il s’agit d’un «joli succès», d’autant plus que le film avait commencé avec modestie sa carrière française avant de se ressaisir de maniéré tout à fait étonnante le week-end qui avait suivi sa sortie.Plus étonnant encore, la courbe des entrées n’a presque pas fléchi par la suite.Cela a mené le distributeur à augmenter le nombre de copies, d'abord passé- de 90 à 100, puis à 110, un chiffre qui se maintient encore cette semaine.•Le bouche à oreille a porté le film depuis le début, a dit hier Jean Hernandez, patron d’Océan.Le public français a été touché par la justesse îles sentiments qu’on retrouve dans C.RAZ.Y.Nous sommes évidemment très heureux.» Mais l’aventure tire vraisembla-bk-ment à sa fin.«U film commence à baisser», reconnaît Jean Hernandez, qui croit pouvoir atteindre «doucement» les 350 000 spectateurs.11 n’est iras dit en revanche qu'il pourra aller jusqu’au seuil des 400 W) entrées, encore qu’on ne puisse jurer de rien, C R.A.Z.Y.n’en étant plus a une surprise prés.In Fête du cinéma (du Zi au 27 juin), ix-ndant laquelle les places ne coûtent rjue 0 juin au 12 août 2006 CAU Lafntmhoiic PerreauM vemiuage le tamedl 1M juin 2006 Ciwntfytr Lali rode - \yn Philiben de 15hOO à IKbOO Conic Lait* irAavJH.f'KTI PeiHanl du mercredi au aamedi de 12bOO A 17h30 t.n Daudchn tjwamée M thAtri A Rnbtftton Mm.de Brotfï Lanvée k/iuMeau lier «in Leblanc .* R/nix DoukJm Lenueux tn M*/>i TremMiiy Fafard Frnirnclk Logan Louifr-Seize ?Tremblay Viger M Oiard Marun ria Voya LE DEVOIR.LE VENDREDI 16 JUIN 2 0 0 6 B 4 ?WEEK-END CULTURE- 18“ FrancoFolies de Montréal L’électrochoc Katerine JACQUES GRENIER LE DEVOIR LE PUBLIC s'est fait aller le popotin sur la piste de danse hier, au rythme de la musique électrochoc du plus savoureusement dévergondé des artistes de la chanson française.(Fhilippe) Katerine et son «groupe rock un peu sauvage» ont envahi la scène du Spectrum un seul soir, dans le cadre des FrancoFolies, un des musts du festival.Avec ses quatre musiciens, Katerine a fait encore une fais la démonstration de son talent à déjouer les attentes musicales, troquant le tête-à-tête avec son groovebox, qui a servi à la création de son dernier album Robots après tout, contre le son électrifiant des instruments et l’énergie grisante des créatures.de chair — rose — et d’os.N Ô S C II O I X Jéronimo Dans sa Belgique, le Liégois d’origine Jérôme Mardaga, dit Jéronimo, guitariste émérite d'allé-geances folk, blues et rock, s'est taillé à la force du poignet une place enviable parmi les trop rares auteurs-compositeurs-interprètes gnuid public de la stature des groupes anglais: aux Francos de Spa, peu après la sortie de son premier album (Un monde à m(>i, en 2002), ce sont les milliers de spectateurs de la grande scène Piem^Rapsat qui l’acclamaient (en première partie de Noir Désir).Récidiviste aux Francos montréalaises, fort d'un deuxième album paru l’an dernier en licence chez Diffusion YFB, il pourrait bien cartonner ce soir à 22h, au l’arc des Festivals, et demain à 23h, au Spectrum, à la même af- fiche que le groupe gagnant du plus récent prix Félix-Leclerc, formidable [karkwa].Sylvain Cormier Antoine Gratton et ses fameux complices On connaît le bonhomme et sa pop sauce sixties, et qu’on aime ou pas, Antoine Gratton se donne à fond sur scène.Apportez donc vos souliers de danse, ça risque de groover.En plus, il sera plutôt bien entouré: Eloi et Jonathan Painchaud, Coral Egan, Manuel Gasse et Martin Léon, de qui on vous dit en passant beaucoup de bien.À 21h et 23h sur la scène Ford Fixais.Philippe Papineau SOURCE FRANCOFOLIES DE MONTREAL Sur son album Manquait plus qu’ça., Sandrine Kiberlain fait le tour de son univers de femme dans la trentaine.Sandrine Kiberlain : et une autre actrice qui chante, une autre ! SYLVAIN CORMIER Le titre ci-dessus est ironique à dessein.Sandrine Kiberlain n’est justement pas une autre actrice française de France qui a ramassé quelques ritournelles dans son filet de voix et puis voilà.C’est une véritable actrice (César du meilleur espoir féminin en 1996, faut-il le rappeler), une chanteuse au timbre bien agréable et, qui plus est une singulière parolière qui a fourni des textes à Bazbaz et Johnny Hallyday et qui a signé un premier album pétillant d’intelligence, pétri de sensibilité et réjouissant d’autodérision.Car elle a de l’humour, la Marie-Thérèse de Beaumarchais, l’insolent.Assez pour se dénoncer elle-même.Manquait plus qu’ça., la chanson-titre de l’album, traite si directement des idées reçues à propos des actrices-chanteuses que ça la rend pour ainsi dire inattaquable: «Elle fait sa Caria / Elle fait sa Vanessa [.] Elle fait une fixette / Pousser la chansonnette / Manquait plus qu’ça.» C’est habile.On en comprend exactement l’envers, à savoir que ce n’est pas une simple velléité, pas seulement l’actrice qui fait un caprice.«C’est surtout auprès d’Alain Souchon que je voulais être inattaquable.1», s’excla-me-t-elle.Un rire sain traverse l’océan.«J'ai fait cette chanson pour qu'Alain entre dans l’aventure.Sur un ton qui, j’espérais, l’amuserait.C’était comme lui dire: “Voilà, Alain, tu vas croire que je claque des doigts et que je me prends pour une chanteuse, mais non, c’est pas si simple, c’est un désir profond, même si j’essaie de ne pas me prendre au sérieux.” Bien sûr, après coup, c’est devenu dans la tête des gens et des critiques comme un avant-goût de ce qu 'ils allaient pouvoir me dire à la sortie.» «J’avais quand même un trac fou d'ouvrir à Alain Souchon mes petits cahiers rouges», ajoute-t-elle.Cahiers qu’on lui avait donnés en cadeau et qu’elle a apportés en 2000 sur un tournage.Entre les prises, les textes ont surgi, les cahiers se sont remplis, «f avais toujours écrit sans trop me dire que c’était des chansons.J’ai baigné dans Barbara, Brassens, Françoise Hardy c'était en moi.Mais là, dans ces cahiers, je me suis découvert une sorte de style, une manière de parier du chagrin, de la solitude, qui soit intimiste sans être impudique.Aveç un certain recul, un certain humour, c’était possible.À partir de là, j’étais sûre de ne pas faire une grosse connerie en les proposant.» De contact en contact, cela s’est fait assez aisément D’autant qu’on savait déjà la rouquine un peu chanteuse: on l’avait entendue pousser joliment la note dans quelques films et dans un spectacle pour les Restas du cœur.Le pote Camille Bazbaz, puis fiston Pierre Souchon ont fourni des musiques.Le père Alain a craqué itou, vous pensez bien, et il a fait ce qu’il ne fait jamais: il a sorti sa guitare pour autrui.Ça donne ce disque délicat, tout en fines touches, avec des textes pas compliqués mais jamais bêtes qui oscillent entre tendre gravité et second degré, où Sandrine Kiberlain fait le tour de son univers de femme dans la trentaine.Rien de facile là-dedans.Rien d’arran-gé avec la fille des vues.«La chanson, pour moi, c’est le contraire du travail d’actrice.Il faut se livrer.Ça demande de la sincérité, de l’introspection, un vrai travail sur soi.Il faut avoir envie de se mettre toute nue devant les gens.C’est un désir un peu irrationnel, mais c’est comme ça.Je crois que je voulais ne plus seulement être derrière les personnages.Etre moi-même, celle qu’on écoute et qu’on regarde.Evidemment, quand est venu le temps de chanter mes chansons devant les gens, c’était une autre histoire.» Elle égrène un petit rire nerveux.«Quand Alain Souchon me parlait de son angoisse de la scène, son envie de mourir avant le début des concerts, je ne comprenais pas.Je croyais qu il charriait.Maintenant, je comprends.La scène, c’est un saut en parachute sans parachute.Le vide.Et puis la première chanson passe et on est bien.» Demain au Club Soda, osera-t-elle, comme sur le disque, reprendre Girl, la ballade des Beatles, avec l’accent anglais le plus atroce de la planète?Eh bien oui.Celle-là et d’autres encore.«Je ne boude pas mes plaisirs.» Collaborateur du Devoir ¦ En programme double avec Jérémie Kisling demain à 20h30 au Club Soda.Manquait plus qu’ça., la chanson-titre de l’album, traite si directement des idées reçues à propos des actrices-chanteuses que ça la rend pour ainsi dire inattaquable ?A LA TELEVISION CANAUX lanoo 1 AlAJoumnl Suct A SalA Rarnclnm t « 1 VA 1 8 Meutes M.u'ui onl tout i)rtt ni [ l t* Joui noI (10:50) Siuiolettos le p Inert ni Dans ma camdt a l a Porte il Ooops! BÏoopet s TVA Une pilule es Atnlles Le Match des ôtoiles / Diana L avalise Un an avec CAline À la ill Staslo Marché Atwater Matière A enquête Opération Pub Bons baisers de France / A Ducharme Le Tôlêjournal/Le Point Le TVA 22 heures Cinéma / AU REVOIR.LES ENFANTS (2) jnvec Gaspard Manesse.Raphaël FeJtO Testostérone Le Grand Journal Au-dessus Des kiwis et des de Li mêlée hommes / P.Marols Sucré Juste pour Tcinéma Salé rire.Cinéma / ZAZIE DANS LE MfTRÔTS)" avec Catherine Oemongeot (22:54) 110'H.| Cinéma7 RÔBOCOP: DIRECTIVES Ijrnl RDI 1 Capital l a Monde ; l a F^art [Vu du largo Le Têlê|oumal/Le Point ‘ Découverte [Le Tâlâ|ournal/Le Point Jrnl RDI [Cible (îr 5R> 1 Jrnl F R2 Ut { Thnlassn Lin soir ê St-Pétersbourg 1 Arte Reportage Journal [ Ecrans .Avocats et Associés [Fous du risque 1 Biographies Preuves A l appui Nouveaux Détectives ] Histoires de crimes [ Excès de stars Sexe.il un été Manger 1 Décor e Métamor.C est pourtant vrai Au-delA des apparences [ Décor e Manon noces Sex pliqe Cinéma Topf* Top5 ' Box Office 1 R02 Décompte j peau de m man Bar ket [.char Vive la.Danse plus Max 80 d.{ anglo | franco Musicographie l es stars j .chansons d’amour Évolution t.étoiles Richesse Boilar d [Degrassi.l« nouvollt» gênêmtlon filles! [Parents Sauvages \70 Char med j Radio Free le trouble [ Spies [ Delilah.J (VTFl N 1 Quoi d neuf Skyland [Futurama Simpson Star South Park cosmos ; Futurama La Clique South Park [Golf PG A ç î *oo> [Sports 30 r ootball Blue Bombers Alouettos [Sports 30 [Lutte Impact TNA |Guet tes et Conflits de moite {Palettes IPorté disparu Messager touristiques en taxi affaires! Canada Diva on.Mentors ABC News Stratégies Voyageur Marmitons CBC News C TV News News Finger Tips Friends News News T NBC News Simpsons , That 'Os The NewsMour BBC News { Business CTV News American Justice Street Legal How It s Made Disasters 1 Master BBC News ICBC News 'Boo While you were out Little Miracles 11 S Open Golf Being Ian ] Martin IX l es Dossiers Da Vinci ÎVIve les mariés! New Yor k gi 1 ' l .i ('«tenté | Z-MCE t nsetgner [ Sakados Les Grands AVventurlers Panorama Éclaireurs This Hour | Gags Access H :eTXIk ET Canada |E.T.Around the World.Friends ! CBS News | Jeopardy [ Simpsons ' BBC News Will, Grace l J Wheel Seinfeld Vermont The Newshour_____ teTAik Jjeopardy Class of 07 Videos i Bravo’ Fact Daily Planet Î JAG :CBC News Au courant Da V Incl s Inquest w hat not to Wear ^Skin Deep JOpening ÎPre-Game Football Destins J.Fournier L Ombre de I épervfer II FemmeS de footballeurs Allas Technolo.[Étudiants A table | l Espagne Ce» animaux qui Wayne & Shuster Ghost Whisperer Zoe Buslek Wild Card Studio 2 Funniest Home Videos Ghost Whisperer Dateline NBC - Friday j Elies j La Loi Ai l’Ordre I Médium du siècle restes Le Cégep [ Hôtels Tendance Cinéma UNE LUEUR DANS LA NUIT (4) avec Melanie Griffith cinéma LE CENTRE DE L UNIVERS (51 j Cl N# NIA Sexe A New York Nip Tuck La Porte des étoiles * Bufîy.Le Québec A la loupe Jet-set Voyageur Victimes du passé Métal hurlant temps [Quartier I Soleil tout Inclus Cinéma / UN BRAVE GARÇON avec Ye Tourna Halifax * Close to Home Windfall Heartbeat Hope & Faith Close to Home Windfall 24 Encore 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Shadow Tinu Yasha Seed Alchemist zixx Monster Dark Oracle Cinéma i.Mystenes ^Frontiers [CSC New» (23:32?* Bu» " (00:02) to Wear Extra NOS CHOIX CE SOIR PaulCauchon COUPE Dl MONDE DE SOCCER L'Argentine affronte la Serbie ce matin, et ce midi c’e le choc Pays-Bas/Côte-d’Ivoire.RDS, 9h et midi THALASSA L émission explore les rivages de Saint-Pétersbourg.TVS, 19h30 VT DU LARGE Le SEDNAIV explore le fleuve Saint-Laurent et aujou d'hui il invite à son bord Zacharv Richard, pour lui fail découvrir les beautés et les difficultés des Grands Lac RDI.20h BONS BAISERS DE FRANCE Les invites: André Ducharme.Sylvie Léonard et Sylv Laliberte.Radio-Canada.21h ZAZIE DANS LE MÉTRO Le film a bien ou mal vieilli?Je parie qu’il reste toujou aussi savoureux.Télé-Québec, 23b Classification des films: (t) Cktfd\r*rn — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5> Passable — Mediocre — (7) Minable * \ LE DEVOIR LE VENDREDI 1 6 JUIN O O ti B 5 E ,\ I) MUSIQUE Jérémie Kisling en spectacle aux 18“ FrancoFolies de Montréal On a tous besoin d’un ourson SYLVAIN CORMIER C* était au printemps naissant.Le deuxième disque de Fauteur-compositeur-interprète suis-se-romand Jérémie Kisling, paru à l’automne en Europe, me parvenait par le truchement d’une licence locale chez GSI Musique.Une semaine plus tard, Ip Kisling en question suivait, en tournée de promo.A l’appartement, il s’est amené avec sa bonne tète ronde, un doux sourire et un petit pot de miel, sur lequel le dessin de pochette de l’album Le Ours (sic) était reproduit Ça tombait bien, j’avais tout le sel des trottoirs de l'hiver dans les poumons.Le gaillard, son disque et son miel étaient plus que bienvenus.On a Lût connaissance.«/ai grandi dans un village de 300 habitants, pas très loin de Lausanne.Sur les hauteurs.Ma chambre avait vue sur le lac Léman.» J’ai soupiré.Toussé.Toussé encore.D a souri, compatissant «C’était un endroit très beau, très calme.J'y étais très heureux.» Le paternel aimait la chanson, passionné de Brassens et.Félix.«Sans y penser, si j’ai appelé mon album Le Ours, c'est probablement à cause de La Mort de l’ours, de Félix Leclerc.Un de mes premiers souvenirs de bébé, c’est juste avant le coucher, on est assis sur la moquette, les quatre enfants et maman autour de papa, qui nous chantait: “Où allez-vous, papa ours?” Félix fait partie de moi.» La veille de l’entrevue, il s’était rendu à l’île d'Orléans.«Je suis allé à sa maison, fai été très ému.» Candide, le gars.Constat patent: il ressemble en tout point au Jérémie Kisling de l’album.Le même regard pur de garçonnet au bord de la trentaine, sorte de Tintin pour vrai.La comparaison l'a fait sourire.«Il m'arrive d’être mélancolique, mais j’essaie de m’amuser avec la vie, la musique, les mots aussi.C'est peut-être parce que j’ai passé une bonne partie de ma vie, de 15 ans à 25 ans, à réagir agressivement à tout.» Il était l'introverti de service dans un groupe rock, toujours au bord de l'explosion.«Et puis il est arrivé qu’à travers la musique même, à travers les chansons que je commençais à écrire, j’ai commencé à me sentir bien.La poésie a dissipé l’agressivité, et j’ai retrouvé une certaine naïveté.» Seul un grand p’tit gamin peut ainsi se mettre à La place d’un ourson en peluche qui «tourne dans la lessiveuse» (Teddy Bear) ou à la place du chien-guide d’un non-voyant (Je guide tes pas).Question d'empathie.«Pourtant, quand j’étais petit, j'avais peur des chiens.Ce qui m’a intéressé dans cette chanson, c’est la relatùm de confiance, ce sentiment de protection réciproque.Ça finit avec le chien qui s'endort dans les bras de l’aveugle et qui se sent à son Untr protégé.U y a toujours une trame de relations humaines dans mes histoires.» C’est si joliment fait, si rafraichissant de délicatesse, que ça pourrait virer gnan gnan.mais non, c’est trop bien écrit On est carrément émerveillé par ses déconstructions du langage façon Queneau et Prévert, ce Rendez-vous courtois où il mêle le tu et le Vf 4 SOURCE FRANCOFOLIES DE MONTREAL Navet confît, de son vrai nom Jean-Philippe Fréchette Navet confit, du demi-sous-sol à la scène PHILIPPE PAPINEAU Explorateur sonore à la démarche fortement artistique, le musicien Jean-Philippe Fréchette, connu sous le pseudonyme de Navet confit trouve difficilement son équivalent sqr la scène musicale du moment A peine quelques mois après son premier véritable long-jeu, justement intitulé LP1, il se retrouve déjà dans la programmation des FrancoFolies de Montréal.Le Devoir l’a rencontré dans son antre sympathique et bordélique.Il faut dire qu’au moment de notre entretien, Fréchette préparait son déménagement.Dans son demi-sous-sol, les boîtes côtoyaient les instruments, les ordinateurs et les sacs de disques sérigraphiés.C’est dans cet appartement qu’il a concocté sa pop-rock psychédélique.«Ça ne peut pas être un projet solo plus que ça.Toutes les parties de la production sont faites Par moi, ou presque.Je suis allé chercher cette autonomie-là pour n’avoir jamais à attendre après personne.et aussi pour que ça me coûte moins cher!», explique-t-il avant d’éclater de rire.Assis à la table de cuisine, une tasse de café « Merry Christmas» a la main et sa tuque enfoncée jusqu'aux oreilles, Navet confit utffise souvent les termes -laboratoire», «démarche» et «liberté» pour expliquer sa musique.«Je suis intéressé par tout ce qui est extrêmement artistique, ce qui a une démarche poussée Je trouve ça plus engagé de faire de l’art et de le pousser à fond que de faire de l’art qui parie de politique», explique l’auteur-composi-teur-interprète.Et sa musique, est-elle extrêmement artistique?•Même quand ç'a l’air insignifiant, il y a quelque chose derrière, il y a toujours plusieurs couches, autant pour le propos que pour la musique C’est toujours un travail d’empilement.de complication de choses qui pourraient être simples au départ » Le prolifique artisan — fl a déjà en poche quatre mini-albums.dont deux disponibles seulement sur Internet — vient de créer avec l’étiquette de disque GSI Musique (Gilles Vigneault, Jean-Pierre Fer-land) un nouveau label, la Confiserie, qui accueillera son LPl et pour lequel il servira en quelque sorte de tête chercheuse.«Ils veulent aller chercher un son plus neuf, que je peux leur amener avec mon réseau de contacts, mais ils cherchent aussi quelqu’un qui peut mener un projet d’un bout à l’autre, quelqu’un qui a une certaine vision.» La nouvelle étiquette sera donc plus audacieuse et offrira «une chanson nouvelle, qui rafraîchit à travers toutes les cochonneries».Le passage du demi-sous-sol à la scène n’inquiète aucunement Navet confit, lui qui en est déjà à une quinzaine de spectacles depuis le début de février, «Je demande aux musiciens de réinterpréter les chansons à leur manière, je les laisse aller Moi, je donne l’élan; après, il peut arriver n’importe quoi.» Et à quel genre de n'importe quoi les festivaliers peuvent-ils s’attendre ce soir?«C'est une raffinerie de feed-back.Cest des sons ultra agressants mais sur lesquels les gens planent.C’est une expérience extrême, avec un côté psychédélique, étourdissant, super libre.• Le Devoir ¦ Navet confit aujourd'hui à 20h à la Zone Molson Dry.Navet confit utilise souvent les termes «laboratoire», «démarche» et «liberté» pour expliquer sa musique VITRINE COMPILATION \ V' H WA .w.ÜÀUl BACHMAN-CUMMINGS SONGBOOK Randy Bachman & Burton CumminRs Sony-BMG Avec The Guess Who, le chanteur-pianiste Burton Cummings et le guitariste Randy Bachman étaient les Beatles canadiens, tandem créatif à la Lennon-McCartney, distillant substrat parfaitement pop après substrat parfaite ment pop pendant quelques fulgurantes années.Laughing, These Eyes, Undun, American Woman, No Time, Share The Ixind sont évidemment les pièces maîtresses de ce songbook commun, qui contient également, pour la première fois, leurs titres majeurs des décennies passées loin l'un de l'autre (à se détester cordialement).Ne manquent donc ni les imparables Let It Ride, Takin ' Care Of Business et autres You Ain't Seen Nothin' Yet, que le bon Randy fournissait à son autre groupe à succès, le rouleau compresseur Bachman-Turner Overdrive, ni les somptueuses ballades de Cummings: Stand Tall, I Will Play A Rhapsody, Break It To Them Gently.C'est dire à quel point le spectacle qu’ils proposent ensemble ces jours-ci — et présenteront mercredi prochain au Saint-Denis — est inespéré: non seulement Bachman et Cummings se parlent, ils chantent de nouveau en harmonie.Sylvain Cormier TRAD ai navet confit Ipl ».va LES TIREUX D’ROCHES.PAPIER, CISEAUX Les Tireux d'Roches Indépendant - Outside En voilà un qui trainassait dans la pile depuis quatre mois.Un bon! De ces disques qui sonnent le déclic.Car des Tireux, on avait moins parlé que des autres.Pourtant, le groupe de Saint-ElieAle-Caxton, patrie d’un certain Fred Pellerin qui fut des premières moutures, fait partie de ceux qui donnent actuellement le ton à la musique trad en desserrant le tricot mais en n’en conservant pas moins l’essentiel de la sève qui coule dans les tripes du pays.De par leur façon de révolutionner le répertoire sans que ça paraisse trop, les Tireux visent juste.Un saxophone et une flûte remplacent les lignes du violon.Un violoncelle doucement dramatique est fortement enduit de sonorités Scandinaves.Un chœur lance l’appel et un soliste répond, à moins que tous n’entonnent de belles harmonies vocales à l’unisson.Un saxo et un banjo peuvent jazzer.Un swing est lancé par un ensemble de percussions à la sauce mondiale.On entame même un drôle de reggae acoustique ou une pièce à la cadence quasi militaire.Mais le verbe flamboyant et l’accent local ne trompent personne.Des extraits d'une légende de Gaston Miron sont là pour nous le rappeler.À voir ce soir a 21h dans le cadre de la série «Chanson festive».Yves Bernard vous dans chaque vers pour mieux exprimer sa gaucherie d’amoureux («Sous mon toit vous serez à ton aise / Donne-moi votre main») et cette chanson qui s'intitule Le Ours et la Hirondelle, où il n’y a aucune élision.«Je fais ça d'abord pour m'amuser mais aussi pour dire autrement les choses qui comptent.C'est le langage même qui donne la clé du sentiment exprimé.Ça dépasse le sens.Du coup, ce qui pouvait être une chanson d'amour a priori banale devient poétique, ludique.peut-être un peu magique.C'est une manière d’être libre, aussi, et j'aime beaucoup éprouver ma liberté.En tournée, on peut très bien aller se foutre à poil dans un champ de blé.» Tout ça est couché sur des mélodies accroche-cœur, au sens Laurent Voulzy, Bénabar, McCartney du terme.De la chanson pop un brin sucrée, mais de sucre naturel, à distinguer du sucre ajouté.•Tous ces artistes-là ont travaillé très fort pour garder leur part de naïveté sans tomber dans la mièvrerie.Moi, j'en suis encore au début de ce métier, mais je sais qu'au risque d’être cucul, je veux rendre des émotions premières.» Collaborateur du Devoir ¦ Aujourd'hui à 18h sur la scène «espoirs», à l’angle des rues Clark et Sainte-Catherine; demain à 20h30 au Club Soda, en programme double avec Sandrine Kiberlain.m.m |p JACQUI S i M NIKK I.K DEVOIR Jérémie Kisling, une sorte de Tintin pour vrai.D U DISQUE D V D IATURNIll N» 1 LES AVENTURES DE SATURNIN Jean Tourane et Ricet Barrier Du Rêve et des images - D.E.E Joie! Allégresse! Coin! Coin! Saturnin le caneton est de retour avec tous les p'tits copains de la série animalière de qualité su]>é-rieure signée Jean Tourane, réalisée entre 1965 et 1985, époque épique où il n’y avait même pas de logiciel pour faire bouger les gueules des bêtes: aux mille et un «interprètes» de Saturnin (ça vieillit vite, un caneton!), il fallait enduire le bec d’eau sucrée pour qu’ils l'ouvrent, apprend-on dans ce DVD riche en bonis, deuxième volume de la collection «Ix-s p'tits bonhommes» lancée cet hiver avec Kiri le clown.Outre les sept chouettes aventures d’une demi-heure chacune, bien plus drôles et plus subtiles que le souvenir d’enfant que j'en gardais, un peu beaucoup à cause des dialogues qui fusaient de l’esprit vif et rigolard de l’inestimable Ricet Barrier, il y a des jeux à profusion, un «canaroké» de l'impérissable chanson-thème, une bio de Tourane et une entrevue exclusive dudit Barrier, drille plus que joyeux à 73 piges.Petits et grands, gras doubles et maigrelets, mammifères de tout gabarit, c’est pour vous.Coin! S.C.C L A S S I Q U A TRAD L’AMANT CONFESSEUR Claude Méthé Roues et Archets Vous aimez la véritable musique traditionnelle québécoise, c’est-à-dire celle qui ne se sent pas obli gée de se colorer d’une touche d’exotisme pour avoir l'air branchée?Vous savez de toute façon que notre folklore musical, dans ses fondements, est déjà irlandais, écossais, français, canadien et acadien?L’Amant confesseur, le nouvel album du violoneux et chanteur Claude Méthé, est donc pour vous.Accompagné de musiciens de haut calibre (notamment le violoneux Pascal Gemme, la multi-instrumentiste Dana Whittle et le guitariste Pascal Belaud), Méthé, aussi membre du trio Ni Saqte Ni Branche, nous y offre une suite enlevante de reels et de gigues de sa composition (dont l’irrésistible Pointe Platon), de même que quelques chansons bien senties qui font sourire ou pleurer (comme la transcendante Bergère aux larmes).Alliant une remarquable qualité d’interprétation à un refus de toute forme d’esbroufe ou de concessions à l’air du temps, ce disque fait La preuve que l’actualité musicale ne se réduit pas à des codes à ht mode.«C’est de h métaphysique», dit toujours mon jeune frère quand je lui fais écouter ce genre d’album.Louis Corne Hier C L A S S I Q U E SAINT-SAËNS Symphonie n'‘ 3, «avec orgue».Joachim Darlitz (orgue), Berliner Sinfonie Orchester, Claus Peter Flor.Berlin Classics 13742BC ou 2 CD 13582BC (Gillmore).Lors de la parution de la ver sion Nézet-Séguin, nous avions pris en référence ce disque de 1986, alors non disponible.Atout majeur et rare: le lieu d’enregistrement est une salle de concert (et non une église) dotée d’un orgue admirable.Une vraie symbiose des parties est ainsi possible, ce que Claus Peter Flor met à profit dans le plus beau mouvement lent jamais enregistré de cette œuvre.La respiration très ample est soutenue par un phrasé au souffle infini et des nuances pianissimo très intenses.Le chef allemand est moins convaincant lors du volet final, mais son interprétation de la premiere partie de l’œuvre est vraiment inoubliable.Curiosité de l’édition, ce document longtemps manquant au catalogue, est réédité sous deux formes en même temps.D'abord dans le couplage original, avec un efficace Concerto pour orgue et timbales de Poulenc (référence 13742).Ensuite, plus intéressant à mon avis, dans un album de symphonies françaises comprenant une belle Symphonie en ut de Bizet par Otmar Suitner et surtout une Symphonie en ré de Franck dantesque sous la baguette de Kurt Sanderiing Christophe Huss KRAUS la musique pour piano (intégrale).Ronald Brautigam (pianoforte).BIS CD 1319 (SKI) L-s Mélodies allemandes (intégral»-) Birgid Steinberger (soprano), Martin Hummel (baryton), Glen Wilson (piano).Naxos 8.557 452 Joseph Martin Kraus (1756-1792), contemitorain quasi exact de Mozart qui fit carrière en Suede, a été redécouvert il y a une quinzaine d’années.I>e génie de Kraus s’exprime au premier chef dans ses symphonies, dont les meilleures rejoignent celles de Mozart, avec quelque chose du dramatisme théâtral de Gluck en plus.I,a musique pour piano et les mélodies appartiennent au second rayon krausien, quoique les mélodies de salon sur des textes allemands soient plus drôles et pas moins bien troussées que celles de Mozart.La portée du CD Naxos est hélas minorée par un baryton dont la voix mal dégrossie se décolore lorsqu’il veut «interpréter».La musique de piano a été enregistrée plusieurs fois, notamment par le Québécois Jacques Després (Naxos).Ronald Brautigam.sur un somptueux pianoforte McNulty, copie inspirée d’un instrument Walther de 1802, donne à cette musique très classique le plus de relief et d'arêtes.Si vous avez les symphonies de Kraus (CD Capriccio ou Naxos), voici le complément idéal à votre collection.C.H.PALMARÈS CD ARCHAMBAUIT3I |C4n^HUOKMII>l\ VMitet Du B «ti 11 |utn 20Ü8 CD FRANCOPHONE DANY BÉDAR Acoustique en studio! PIERRE LAPOINTE La torfil des mal-aimés SERGE FIORI: UN MUSICIEN.Artistes variés KAlN Nulle part ailleurs ARIANE MOFFATt Le coeur dans la léte JOE DASSIN Éternel MARIE-JO THÉRIO Les matins habitables LES COWBOYS FRINGANTS La Grand-Messe DOBACARACOL Soley LULU HUGHES Crary marnai CD ANGLOPHONE FLORENCE K.Bossa Blue RED HOT CHILI PEPPERS Stadium Arcadlum SHAKIRA Oral Fixation V.2 JAMES BLUNT Back to Bedlam MC MARIO | Sun Factory 7 MADONNA I Confessions on a Dance Floor AFI OecemberUndorGround NIGHT FEVER | Artistes variés MICHAEL BUBLÉ It's Time BARKLEY GNARLS St Elsewhere TÉLÉCHARGEMENT ZIK .CA tVANGtUNE Annie (Star Académrei CINQUE THE Elle HIP Dl HIP Les Denis Drolet ÉVANGtUNE Marie Jo Thérlo TOUT PRÈS DU BONHEUR Marc üupré L’AGENDA L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gmurt dans U Davoir du amadl LE DC us.35 I \ï E E K - E \ 1) VINS Les vins de la semaine Notede0à9: olfactive - gustative - ensemble du jugement personnel.Échelle de notation 0 défectueux - vide 1 très inférieur - médiocre 2 commun - passable 3 convenable - moyen 4 agréable - bon 5 supérieur - très bon 6 très supérieur - rare 7 excellent - très rare 8 parfait - unique 9 absolu - achevé R produit régulier SP produit de spécialité SI boutique Signature ESTIVAL, FRIAND, DROIT Château La lieue 2005 Rouge, France, Coteaux Va-rois, n 605287, 12,45 $, R Un rouge de Provence légèrement frais, bien fait, à petit prix.Le fruit rouge frais s’affirme, accompagné de notes épicées.Les tanins sont présents mais en harmonie avec sa fraîcheur et son gouleyant Pas de bois pour cet assemblage de grenache, de cabernet de carignan et de mourvèdre issu d’une culture biologique irréprochable.4-4-6 COMPLET, FRAIS, COSTAUD Sauvignon blanc Beringer 2004.Blanc, États-Unis, Caü-fbmie, n" 534248,19,90 $, R Cette cuvée Founders' Estate de Be ringer affiche un nez abondant de fruit exotique, de figue, de fumée et de vanille.La bouche est fraîche, presque vive, dans un beau style tout à fait californien.La finale soutenue et persistante est tout indiquée pur du thon grillé à peine cuit et bien épicé.4-55 VIF, RICHE, PARFUME Sauvignn blaçc Beringer 2004.Blanc, Etat^Unis, CaHfcr-nie, n 304353,23,25$, SP Jouez le jeu si vous en avez la chance! Ce sauvignon Napa de Beringer, à côté de la cuvée Founders Estate, vous permettra de voir une belle différence.Ici, le sauvignon est beaucoup plus complexe, plus élégant La vivacité est remarquable, plus riche, et son gras est complètement différent Même cépage, même année, même maison.4-5-7 SAVOUREUX, FRAIS Pierre Sparr Brut Réserve Mousseux, France, crémant d’Alsace, n° 10464651, 22,95 $, SP De belles bulles à prix doux Un assemblage réussi de pinot blanc et noir ainsi que d’auxerrois.L’effervescence est abondante et entraîne de discrets parfums de pomme et de pêche blanche.D n'est pas trop brut juste assez enveloppant Parfait nature ou avec quelques gouttes de crème de griotte ou de pêche 356 Vin de cépage ou de terroir?Jean-François Demers Il y a quatre éléments essentiels pour élaborer du vin, et tous influencent, à part inégale, le style de celui-ci.Quatre facteurs qui détenninent la qualité, la structure, le goût et la constitution du vin.Il n’y a rien de magique dans cette théorie.Si l’un ou l’autre de ces facteurs venait à manquer ou était tout simple- ment négligé, le vin n’existerait pas, du moins pas sous la forme qu’on aime bien savourer.Il va sans dire que tout bon chimiste un peu équipé et doté des moyens financiers nécessaires pourrait reproduire de toute pièce n’importe quel vin sur le marché.Un vin sans raisin, un produit qui pourrait prendre l’apparence de n’importe quel grand cru de ce monde.Un vin fabriqué de bout en bout, identique à un Château Palmer, un Amarone, un 2005 ou un 1966, un cabernet ou un chardonnay.Le vin peut — pourrait — avoir son clone fabriqué dans un laboratoire.Heureusement, la science s’arrête là où la magie du vin débute.Le vin n’est jamais le même de millésime en millésime.Il se métamorphose dans le temps et les facteurs influençant sa qualité sont aléatoires.La science n’a pas les moyens de se payer ces modifications complexes et rapides.Mais la chimie moderne peut effectivement reproduire un vin.D s’agira alors de la photocopie du goût d’un vin à un moment précis.Pendant les recherches pour élaborer cette photocopie, ce vin, lui, continuera à se transformer, à vieillir.Le prochain millésime arrivera et un nouveau style émergera du flacon, de la cuve, du tonneau.Pourtant, le vin élaboré en laboratoire serait bon, voire excellent Mais il serait bon aujourd’hui, à ce moment précis, et identique pour le reste de son existence s’il on pouvait en assurer la stabilité, sinon il prendrait une trajectoire laborieusement contrôlable et probablement indéterminable dans le temps.Sous nos cieux imprévisibles, cet arbuste plus ou moins adulte porte un fruit conduit par la main de l’homme sur un terroir unique, en perpétuel change ment C’est ainsi que le bon vin demeure encore loin des tables de travail des laboratoires scientifiques.Il va sans dire que l’agronomie et 1 oenologie modernes ont les techniques et l’ambition de parvenir à titiller le palais du consommateur type, de leur groupe cible, en maîtrisant en modifiant et en standardisant le goût En atténuant et en dirigeant l’influence du cépage, du sol, du climat et en sculptant la structure du vin lors de ses vinifications, il est possible de créer des «Little Penguin» de ce monde.Qu’il soit grand ou petit le vin libère un tatouage unique grâce aux fruits capricieux utilisés et à l’âge de la vigne, dont les ramifications puisent tout de son sol jusqu’à la roche mère, aussi complexe pue variée.Fidèle à lui-même depuis des millions d'années, le soleil ne cache pas ses caprices et réserve d’innombrables surprises.VOIR PAGE B 7: VINS AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES Avis public Montréal CONSEIL D'AGGLOMÉRATION Avis est donné qu’une assemblée ordinaire du conseil d'agglomération aura lieu : DATE : Le jeudi 22 juin 2006 17 h LIEU: Hôtel de ville Salle du conseil 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) Une période de questions du public est prévue au début de l’assemblée.Les personnes désirant poser des questions doivent s'inscrire dans les 30 minutes précédant le début de l'assemblée et utiliser la porte située du côté ouest de l'hôtel de ville (place Vauquelin).Montréal, le 16 juin 2006 La gretfière M- Jacqueline Leduc AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d'établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.Dossier: 615-021 1 Bar avec 9138 6474 danse, Québec inc.projection de THR UPPERCLUB films et 3519, boul.spectacles san Saint Laurent nudité (suite à Montréal, (Québec) une cession) H2X 2T6 Dossier; 532-812 9150 5206 Québec inc BAR EL PASO 169, rue Carter Rouyn-Noranda (Quebec) J9X 1S5 Dossier: 2148 245 9157-0671 Québec inc.CAFÉ DAYLIGHT 1030, rue Saint-Alexandre Montréal (Québec) H2Z 1P3 Dossier: 1884 774 9125-7113 Québec inc OMEGA BAR BILLARD 7001 rue Saint Hubert Montréal (Québec) H2S2N1 Dossier: 1547 132 Aîii Bouhout cS Abdelhak Staoutt (Bistrot Balima vo n c ) BISTRO BALIMA 2888.rue Goyet Montréal (Québec) H3S 1H3 Dossier: 1233 964 Brune' Verrilkx Antonietta Mvjic'iv c A als (Bruno Sport Bar s.e.n.c.1 BRUNO SPORT BAR 313, rue Beaubien Est Monreéal (Québec) H2S1R9 Dossier 1233-717 9007-4352 Québec inc PtZZtDtllC MONT ROYAl 1250, rue Mont-Royal Montréal tQuebec) H2J1X3 Dossier 1127 448 9169-6971 RESTAURANT TONY DU SUD 25.rue Fairmount Ouest Montréal (Québec) N2T 219 Dossier 78*263 Don Mexico Restaurant me.DON MEXICO RESTAURANT iNC 9150 rue Airiie Montréal (Québec.' N8R 2A5 NATURE DE IA DEMANDE ENDROIT dixpi orrATioN Changement 169, rue d .lutiMisation Carter de 1 Bai avec Rouyn danse ot Noranda spectacles sans (Québec) nudité existant à 1 Bar avec danse et spectacles avec nudité )9X 1S5 Permis 1030, rue additionnel 1 Saint Bar sur terrasse Alexandre Montréal (Québec) H2Z1P3 2 Bars dont 1 7001,rue sur terrasse Saint Hubert (suite A une Montréal cession) (Québec) HZS2N1 l Restaurant 7888, rue pour vendre Goyet Montréal (Québec) H3S 1H3 Changement vie 313, rue capacité de Beaubien Est 1 Bar existant Manrveai 1 Bar (suite (Québec) une cession) H2S 1R9 I\?rmis 12S0, oie additionnel Mont Rds.1 ) Restaurant Montréal 1 ! s (Québec) terrasse H2J1X3 1 Restiaurant 2S.rue pour servir FarrnHxmt Ouest Montréal (Québec» M2î 219 2 Restaurants 9150 rue pour vendre .Vnt 1 sur Montréal terrasse (QuétofO H8R 2 AS 9131 7453 Québec inc RESTAURANT SENZALA 4218, rue de la Roche Montréal (Québec) H2J 3H9 Dossier: 452 284 6259545 Canada inc CLU8 77 367, rue Main Gatineau (Québec) J8P 5K6 Dossier: 350710 1 Bar danse, projection de fm$ et spectacles avec nudité (suite une cession) (demande amendée) 170802 Canada Inc.Permis restaurant additionnel NOUVEAU VERDUN 1 Restaurant (CINQUIÈME AVENUE) 5001 Si 5007, rue de Verdun Montréal (Québec' H4G 1N5 Dossier 316 232 9076 3962 Québec itx À GOGO LOUNGE 1682.boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2X 2V4 Dossier 248 179 5001 & 5007, rue de Verdun ML>nreéal pour vendre sur (Québec) terrasse H4G1N5 Changement de 3682, boul.le Saint-Bock Permis de brasserie artisanale producteur inc.1749.rue artisanal vie Saint-Denis brère Montréal (Québec) H2X 1X4 dossier SS-2CH»127 9128 9736 2 Bars Québec me HOTEL LES SUITES LAPE UE 12CS.rue labeHe Montréal (Québec' H2L4C1 Dossier 2262 376 Laurent Prungnaud.Addition lul»en Rotoame, d'automation Eva ledouvDeguir* d* spectacles (Le Balcon StuJo ihévltre, s.e.n c.) LE BALCON STUDK> THÉÂTRE 4732 avenue Monté#! (Québec ' M2H 1V3 Dossier 2I1M10 Québec SS Centre de santé et de services sociaux Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke APPEL D'OFFRES le Centre de santé et de services sociaux - Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke, propriétaire, ayant son siège social à Sherbrooke, demande des soumissions pour le projet- Réfection des sLtlitmnements - Résidence de l'Estrie ”, 5(K) me Murray à Sherbrooke.Les documents contractuels pourronl être obtenus au bureau de Teknlka inc.ISO rue de Vuny nord.Sherbrooke, J IJ 3M7, téléphone : K19-562-3871, conlre un chèque visé non-remboursable de 50Î émis à l'ordre du propriétaire.Les soumissions devronl être accompagnées soit d'un cautionne-ment de soumission délivré par une institution financière el établi au montant de soixante cinq mille dollars (65 000 î) valide pour une période de quaranle-cinq (45) (ours de la dale d’ouverture des soumissions, soit d’un chèque visé au montant de trente deux mdle cinq cent dollars (32 500 $) fait à l'ordre du propriétaire, soit d'obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par les gouvernements du Québec ou du Canada, dont la valeur nominale est de trente deux mille cinq cent dollars (32 500 $).Les soumissions portant la mention «Réfection des slationne-ments - Résidence de l'Estrie» seront reçues au : CSSS - IliCS Direction îles ressources matérielles el financières Bureau 3715, Édifice Norton * Pavillon Argyll 375 me Argyll, Sherbrooke (Qué.) J1J 3H5 le mercredi, 12 juillet 21X16 à 1 ih, heure locale en rigueur, pour être ouvertes publiquement le même jour à la même heure et au même endroit.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitams, lin! pour leur solvabdité que pour le contenu de leur soumission, et doivent les informer des conditions qu’ils entendent leur imposer, et s'assurer qu'ils détiennent les permis et licences requis Visite d’information : Une risite des lieux aura lieu le mardi 27 juin 2006 à I4h (point de rencontre Résidence de l’Estrie, sia-tionnement arrière, 7è avenue Sud.) Le propriétaire ne s'engage pas à accepter la plus bisse ou quelque autre des soumissions reçues.Direction des ressources matérielles et financières Tél.: (819) 821-1170, poste .3464 Note : Consulter les «Règlements adoptés en vertu de la Loi sur les Services de santé ei des Services sociaux (SS.rl.l)».Commission des services électriques de Montréal APPEL D'OFFRES Contrat n” 1047 Modifications et additions au réseau municipal de conduits souterrains dans l’emprise du boulevard de Maisonneuve entre la rue Bishop et la rue Peel, dans l'emprise de la rue Peel entre la rue Notre-Dame et ia rue De La Gauchefière el dans l’emprise de la rue Jeanne-Mance à l’intersection de l’avenue du Président-Kennedy Sont admis à soumissionner les Entrepreneurs généraux détenant les licences appropriées en vertu de la Loi sur le bâtiment (L.R.Q., c.B-1.1).En (onction des termes de la clause ‘Qualifications professionnelles du soumissionnaire" des instructions spéciales, ce contrat est de » CATÉGORIE M ».De plus, seules sont acceptées les soumissions des Entrepreneurs qui se sont procurés les documents d’appel d'offres disponibles à compter du 16 )uin 2006 à partir de 10 heures, aux bureaux de la Commission des services électriques de Montréal situés au 75.rue de Port-Royal Est, bureau 610, à Montréal, (aux heures suivantes 8 h 30 à 12 h ef 13 h â 16 h 30) contre un montant, non remboursable, de cinquante dollars (50 $) payable par chèque ou mandat-poste Les soumissionnaires devront également, pour être admis é soumissionner, s'être procurés, contre un montant non remboursable de cent vingt-cinq dollars (125 S) payable par chèque ou mandat-poste, une copie de la version du devis administratif et technique régissant la construction du reseau de conduits souterrains et les réfections de surfaces, édition préliminaire janvier 2005.disponible aux mêmes bureaux.Pour toute information supplémentaire, une demande écrite par lettre ou télécopieur devra être acheminée à Monsieur Richard Leclerc, chargé de projets, aux bureaux de la CSEM situés à ( adresse mentionnée précédemment Une séance d'information obligatoire aura lieu le 22 juin 2006 è 10 heures aux bureaux de ta CSEM situés à lâdresse mentionnée précédemment La soumission doit être déposée à nos bureaux avant 14 h.le 4 juillet 2006 La séance d ouverture publique se tiendra immédiatement après Chaque soumission doit être accompagnée d’un cautionnement de soumission pour un montant équivalent à dix pourcent (10 %) du montant total de ta soumission insert au bordereau de soumission L Entrepreneur soumissionnaire a la responsabilité de s assurer du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doit s assurer quits détiennent les licences et permis requis La CSEM ne sengage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n assume aucune obligation de quelque nature que ce sort envers le ou les soumissionnaires DMsion Gestion de protêts Commteeton des services électriques de Montneei Centrante du LÀmnd Donnez.On peut faire plus encore.AVIS LEGAUX & APPELS D’OFFRES HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi ré/.514-985-3344 Fax:514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS DE CLÔTURE D’INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l'inventaire des biens de la succession Cécile Bussière, en son vivant domicilié au 125 rue du Curé-Poirier, Saint-Jean-sur-Richelieu, province de Québec, J2Y 1E9, décédée le 20 février 2006, lequel inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude du notaire soussigné au 1050, boulevard du Séminaire Nord, bureau 220, Saint-Jean-sur-Richelieu, province de Québec, J3A1S7.Me Karine Houle, notaire AssodatlOfl (juèhéenjsc Jes tmublw J'appn-mfcwagt: « J'apprends différemment parce que j’ai de la difficulté.» www.aqeta.qc.ca APPEL D'OFFRES APP-06-122 LA VILLE DE LONGUEUIL DEMANDE DES SOUMISSIONS POUR DES SERVICES PROFESSIONNELS (FIRME DE COMPTABLES AGRÉÉS) POUR MANDAT DE VÉRIFICATION EXTERNE POUR LA VILLE DE LONGUEUIL ET SON AGGLOMÉRATION Ouverture : 3 juillet 2006 Ne sont considérées que les soumissions préparées sur les formulaires fournis à cette fin.On peut obtenir lesdits formulaires de même que les documents d'appel d'offres (plans, devis, etc.) à compter du vendredi 16 juin 2006 durant les heures de bureau, soit du lundi au vendredi (sauf les jours fériés), de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 15 à 16 h 30, en s'adressant au comptoir multiservice, situé à l'Hôtel de Ville de Longueuil, au 4250, chemin de la Savane, niveau 200.arrondissement de Saint-Hubert (Québec), téléphone 450 463-7100, poste 2921, moyennant un dépôt non remboursable de 150,00 5 (taxes incluses) pour chaque exemplaire complet, ce paiement doit être effectué en ARGENT COMPTANT ou PAIEMENT DIRECT uniquement Veuillez prendre note que nos bureaux seront fermés le 23 juin et le 30 juin 2006.Chaque soumission doit être déposée au bureau des soumissions du Setyice des approvisionnements de la Ville de Longueuil, d'ici le lundi 3 juillet 2006 à 11 h (horodaté au comptoir multiservice), dans l'enveloppe préadressée fournie à cette fin Le soumissionnaire doit obligatoirement inclure le bordereau de prix dans l'enveloppe fournie à cette fin, scellée et identifiée au nom de son entreprise.Cette dernière doit être insérée dans l'enveloppe de retour.Seul le nom des soumissionnaires ayant présenté une soumission sera mentionné publiquement à la clôture des soumissions à 11 h le lundi 3 juillet 2006 au Service des approvisionnements de la Ville de Longueuil au 4250, chemin de la Savane, niveau 100, arrondissement de Saint-Hubert.L'analyse des soumissions est faite à l'aide du système d évaluation prévu au présent document d'appel d'offres.Pour être retenue une soumission doit obtenir un minimum de soixante-dix (70) points au niveau de l'évaluation qualitative Les enveloppes contenant le bordereau des prix des soumissions retenues sont ouvertes par le comité d'évaluation.Les enveloppes de prix des soumissionnaires non-retenus leur seront retournées sans avoir été ouvertes.L’octroi du contrat se fera à la firme dont la soumission aura obtenu le meilleur pointage final.Seules seront considérées les soumissions qui sont présentées par des fournisseures qui ont un établissement sur le territoire de la province du Québec.Le Conseil ne s'engage à accepter ni la meilleure ni aucune des soumissions reçues, sans encourir aucune obligation ni aucuns frais d’aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.La Ville peut, s'il est avantageux pour elle de le faire, passer outre à tout défaut de conformité de la soumission si ce défaut ne brise pas la règle de l'égalité entre les soumissionnaires et elle n'est pas tenue de motiver l'acceptation ou le rejet de toute soumission.Pour tout renseignement supplémentaire concernant cette soumission, n'hésitez pas à communiquer avec monsieur Pierre Bruneau, au numéro 450 463-7100, poste 2923 Pour connaître las résultats de cette soumission le jour même veuillez communiquer au 450 463-7100, poste 3355 à partir dé 11 h 30.Donné à Longueuil ce 16 juin 2006.Me Nicole Leclerc Chef du service des approvisionnements Ville de Longueuil AVIS est par les présentes donné qu’en raison de la cessation éventuelle de l'exercice de sa profession de dentiste, la garde des dossiers du Docteur Jacques Monette a été confiée au Docteur Abdoulahad Kano.Docteur Abdoulahad Kano exercera également sa profession au 10345 Papineau, #200, tél (514)381-8577, du lundi au vendredi de 8h00 à 17h00.les patients concernés pourront, dans les trente (30) jours du présent avis accepter la cession, reprendre leur dossier ou en demander le transfert à un autre professionnel.Montréal, te 26 mai 2006.PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL N0:500-22-122412-060 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) AVIVA, COMPAGNIE D'ASSURANCE DU CANADA Demandeur c.TONY BRISS0N Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à Tony Bris-son de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame Est, à Montréal, au local’ 1.120 dans ies trente (30) jours de la publication du présent avis-dans le journal LE DEVOIR.Si ia partie défenderesse corn-' paraît, la requête introductive d'instance sera présentée devant te tribunal le 28 juillet 2006,; à 9h00 en salle 1.120, au Palais de Justice de Montréal.Une copie de la requête introductive d'instance a été remise au greffe à l'intention de Tony-Brisson.A Montréal, le 12 juin 2006 Michel Peilerin Greffier adjoint AVIS est par les présentes donné qu'en vertu des dispositions de la Loi sur les compagnies (Québec), LES PRODUITS AGRO B.INC., s'adressera au Registraire des entreprises du Québec afin que sa dissolution soit acceptée et que la date soit fixée à compter de laquelle la compagnie sera dissoute.Montréal, province de Québec, le 12 juin 2006.Les procureurs de la compagnie, STIKEMAN ELLIOTT S.E.N.C.R.L.s.r.l.CANADA, PROVINCE DÊ QUÉ- BEC.DISTRICT DE MONTREAL, COUR DU QUÉBEC 500-22-108182-059, ÉNERGIE-CARDIO LACHINE, Partie demanderesse, vs HEATER BOYLE, Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE.PRENEZ AVIS qu’en vertu d’un BREF DE SAISIE EXECUTION MOBILIERE, les biens de HEATER BOYLE seront vendus pa- huissier le 27 |uln 2006 à 13800.au 69 RUE PERCIVAL.MONTREAL-OUEST, QUEBEC, CANADA H4X 1T4 conformément audit txel Lesdits biens consistent en un système informatique, meubles antiques, téléviseur etc Conditions: argmt comptant ou chèque visé MICHÈLE LAREAU.huissier de Justice du Québec.District d’Iberville AIDANS DUPONT 125, rue Sr-Chartes.St-Jean-sur-Ricfie heu QUEBEC.J3B 2C4.Tél (450 ) 346-3585.Fax (450) 346-4939.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO 540-04-00e334-069 COUR SUPERIEURE ZOUA GUTIERREZ LORENTE Demanderesse NAPOLÉON MEJIA ASSIGNATION ORDRE set (tonne A MONSIEUR NAPOUON MÉJA to se =¦«-s»*» en teto 202 au PaMe » ’-«Ara ® Laval, eeuâ au 2800.Pou Sarr-Manr Ou* e Laval, è 8 h 46 pou la prBeartator e 2eju*aax« 4 toxau to m r*e la juganwx POUTB en rendu cuntata H*ne une topa de • -aouM rendue-tire nuance pou parle e» 'aaerve to pnpr atareraaeu a 4ae tomrae av jntor à nraartacn de “ONSKIW NAPOLÉON «MJIA Laval »i2juai2006 pRancine auoette GREPPIES ST-AUBIN t ASSOCIÉS T4< lASCi 6ICLS210 ÇWWTMNE LALOIC*.evore» HR Dystrophie musculaire Canada 1 *00 567 2236 www.mutclc.ca n.pâli uni actio».U*E 4CTIOW Ml SCltt • LE DEVOIR.LE VENDREDI 10 JUIN 2 0 0 0 B 7 WEEK-END RESTOS Les nappes du mois Qu'elles soient de récentes décou-vertes ou des repaires revisités, voici certaines des bonnes tables de la métropole, tous budgets et tous arrondissements confondus, du petit boui-boui sympathique au grand rendez-vous gastronomique.LE GRAND MÉCHANT LOUP 585, rue Saint-Jean « (418) 524-7832 Dans un local sympathique où loups, petits cochons et chaperons se cachent un peu partout t chef François Richard concocte des soupes exquises, des paninis savoureux et des desserts maison pour lesquels il faut absolument se garder de la place.Un rendez-vous très sympathique où on ne se prend pas là tète et où on pend son pied pour trois fois riea ENZO SUSHI 150, boulevard Rene^Levesque Est » (418) 649-1688 Dans une vaste salle aux multiples sections et au décor sobre et moderne, on sert une cuisine japonaise moderne et audacieuse, dont de succulents rouleaux spéciaux où des feuilles de riz ou de soja font office d'algues et qu'on sert avec des sauces au basilic, aux champignons ou au gingembre.Le service pourrait être plus engageant, mais l'originalité des plats vaut le détour.LA SALSA 1063,3 avenue tr (418) 522-0032 Un sympathique reste mexicain et sahndorien tenu par une tamille sal-vadorienne qui offre, au-delà du chili et des nachos, d’excellents enchiladas verdes.tamales et tujitns.et qui fcüt aussi découvrir îles plus nxv connus comme le yuca tri ta et surtout les pupusas, genre de crêpes farcies typiques du Salvador, le tout servi à prix très modique avec un choix de boissons exotiques et dans j une ambiance chaleureuse.LE BILUG 526, rue Saint-Jean « (418) 524-8341 Cette nouvelle crêperie offri' non seulement It's classiques galettes bretonnes, très minces et bien garnies.parfois avec une bonne dose d’originalité, mais aussi fit's kouè gns, soit des crèpes sucrées à la fo vure, légères et moelleuses, speciaB-tes très locales du sud du Finistère qui valent à elk's souk's un arrêt par ce joli petit kval.Le tout s'accompagne gentiment de cidre pression I et les [fox sont raisonnables.Kaboul, par un beau soir d’été viviale et pus pressée.Au restaurant Le Kaboul, l’atmosphère est calme et paisible A Rémy Charest Dans ce Kaboul-là, l'atmosphère est calme et paisible, conviviale et pas pressée.Le restaurant Le Kaboul, veux-je dire, établissement sympathique qu'une famille afghane, les Nasranee, a ouvert au début de l’année, juste en face de l’église Saint-Sacrement, sur le chemin Sainte-Foy, à Québec.Voilà une belle façon de rappeler qu’au-delà de l’image militarisée qui encadre actuellement notre façon d’appréhender ce pays, l’univers afghan est riche d’une culture aux profondes racines, de nombreuses richesses et de paysages extraordinaires qui ne demanderaient qu’à être redécouverts.Le décor du resto, en ce sens, nous fait agréablement voyager grâce aux broderies, aux instruments de musique, aux accessoires et aux tableaux qui ornent tous les murs et qui nous font vite comprendre le caractère tout à fait distinctif de ce pays et les croisements d’influences qui se sont longtemps fait sentir en ce carrefour de routes au cœur du continent asiatique.D’ailleurs, sur le plan gastronomique, quiconque regarde une carte géographique ne s’étonnera pas particulièrement de constater que la cuisine afghane, aux saveurs bien précises et passablement séduisantes, semble se situer, pour simplifier, entre la cuisine indo-pakistanaise et les cuisines turque et arabes.Je dis d’ailleurs «pour simplifiera parce que les types de cuisine afghane varient passablement du nord au sud, comme une visite au Kaboul pourra vous le démontrer.Ceux qui connaissent la cuisine indienne y retrou-veront, avec des orthographes parfois différentes, des noms déjà connus: qhurma (korma), palow (pa-lao), sambosas (samosas), kebabs et baklavas, par exemple.Mais même là où le nom signale des cousinages, les saveurs sont bien distinctives, les combinaisons épices-fines herbes tout à fait originales et relevées sans brûler, du moins pour ce que nous avons goûté.Le plateau d’amuse-gueules avec lequel nous avons débuté le repas était en soi un beau heu de découvertes.Les pakawra, minces croquettes de pomme de terre frites, les patates bolani, mince sandwich croquant de patates épicées en pâte feuilletée, le lola kebab ou les sambosas végétariens avaient tous beaucoup d’allant avec des combinaisons d’épices où le cumin avait la part belle dans les variations proposées.En supplément de ce généreux plateau, nous avions aussi commandé des abreshom kebabs, mélanges de bœuf haché, de pomme de terre et de pois chiches en purée, créant une «saucisse» très originale, lointain cousin du falafel.Plutôt que la bière ou le vin, j’avais opté pour un doogh, une boisson à base de yogourt comme les lassis indiens.Plus précisément, j’avais choisi le doogh salé, qui combine le yogourt liquide avec du concombre et de la menthe, le tout sur des glaçons, pour un ensemble tout à fait rafraîchissant Le tout allait très bien avec les plats, qui couvraient le nord et le sud du pays.Le poulet kabouli palow, sauté avec carottes râpées, raisins secs et amandes, enrobé d'une sauce onctueuse et raffinée, était servi sur un riz afghan, le selah, aux grains et à la saveur d'une finesse exceptionnelle.Venu du sud, l’agneau karaie, sauté avec des oignons fondants, était aussi savoureux que délicat Le nan pris en accompagnement a bien servi à ramasser la sauce au fond de l’assiette.Après tout ça, nous n'avions de la place que pour un thé kabouli, fortement aromatisé à la cardamome et qui gagne donc à être un brin sucré.C’est presque dommage parce que j’aurais bien goûté un gelabee, pâtisserie frite au sirop, ou un baklava.Sans compter tous les autres plats qui me rendent encore curieux, comme le banjaan bouranee, un plat d’aubergine aux tomates et épices, les plats de pois chiches ou d’ocra, le bœuf du nord, les crevettes sabzie, aux épinards, ou encore le morgh tandoori pour voir comment on se sert de ce four traditionnel dans ce coin du monde.Il y a bien de quoi y retourner deux ou trois fois encore.Petite note au passage: depuis que j'entends parler de l'endroit, j’entends aussi des commentaires variables sur la qualité du service, qui semble être empreint de bonne volonté mais pas toujours d’une grande précision.Au total, le soir où nous sommes passés par là, nous avons été servis avec le sourire, poliment et à bon rythme, l’atterrissage un peu désordonné des plats sur la petite table restant la seule chose à propos de laquelle je pourrais avoir à redire.Avec l’été, sur le petit bout de terrasse installé à l’avant du restaurant, sous une chaleur indolente, ou même au cœur de l'hiver, passablement froid à Kaboul et dans le nord, les saveurs appropriées ne manquent pas pour voyager immobile dans une riche tradition qui, on l’espère, pourra devenir la façon première dont on pensera à l'Afghanistan.Un repas pour deux personnes avec entrées et plats vous coûtera entre 35 et 40 $ avant boissons, taxes et service.Menu midi de 7 à 11 $.De généreux menus composés pour deux personnes sont disponibles pour 38,95 $ ou 33,95 $ en version végétarienne.LE KABOUL 1345, chemin Sainte-Foy ¦a (418) 683-7840 De bonnes choses sur la route Le Parcours gourmand de la région de Québec et Charlevoix a lancé sa présentation 2006 cette semaine pour encourager une fois de plus les gourmets, goinfres, épicuriens et autres amateurs de bonnes choses à aller découvrir chez eux les produits fins concoctés par divers maraîchers, fromagers, producteurs d’alcools artisanaux et autres artisans du terroir.De quoi se faire bien des petites sorties goûteuses pour aller chercher les délicieux canards de Julien Dufour, à Tewkesbury, les légumes de Terra Sativa, à Saint-Alban-de-Portneuf, le cassis des Monna, à File d’Orléans, ou encore les fromages de Maurice Dufour, à Baie-Saint-Paul, pour ne citer que ceux-là.Une excellente idée, dont on trouve d’ailleurs des équivalents dans plusieurs autres régions.Renseignements: www.parcours-gourmand.com.Collaborateur du Devoir L’été, sur le petit bout de terrasse installé à l’avant du restaurant, on voyage en saveurs.I AtsbAnlMAn VINS SUITE DE LA PAGE B 6 Chaque millésime oblige à remettre en question une foule de détails, de formules et de recettes viticoles.Maintenant qu’on sait faire pousser de la vigne presque partout sur la planète grâce aux clones adaptés au climat et au sol, l'œnologie s’occupe du reste pour peaufiner un résultat correct.Mais s’il est un élément qui ne ment pas, c’est le terroir, le grand terroir à vin.Il apporte hors de tout doute la pérennité d’un bon vin.Un grand vin sur un grand terroir s’en sortira toujours bien même dans un millésime difficile.Le terroir, c’est l'ensemble des éléments qui se composent du sol, du sous-sol, de l’inclinaison de la pente face au soleil et au vent, de son altitude, de la proximité d'un cours d'eau, d'une montagne, d’une forêt, bref d’un microclimat.D’ailleurs, les vieux Bourguignons n'indiquent pas la direction pour se rendre dans une région, une commune ou un terroir voisins; non, üs disent plutôt «Le climat d’à côté, jeune homme, à 500 mètres par là, à gauche sur la communale.Vous trouverez, Monsieur.¦¦ » C'est ça, un climat c’est ça, un terroir.c’est le pays d’à côté, à moins d’un kilomètre.Le même cépage, le même soleil, peut-être le même vigneron, sur une parcelle façonnée il y a quatre millions d'années.Si on y regarde de plus près, le cabernet-sauvignon donne un vin aussi fin que racé.Pour s’exprimer, ce cépage tardif a évidemment besoin d’une arrière-saison appropriée, d'un climat tempéré avec un automne doux, de sols chauds et d’une quantité d’eau régulière.Il préfère les graves, les sols à cailloux, pour éliminer l’eau rapidement en surface, obligeant les racines des vieilles vignes à puiser profondément dans l’argile ou le calcaire, là où les réserves nécessaires sont emprisonnées en cas de sécheresse.Ce n’est pas par hasard que les douces pentes qui longent la Gironde, dans le Haut-Médoc, permettent au vin d’atteindre toute son élégance.Une vigne de merlot, plus précoce que le cabernet peut donner d’impressionnantes quantités de fruits.Même s’il s’adapte partout le merlot adore les sols plus froids, plus humides.Autrement sur un sol sec, les grains sont tout petits.Sur les plateaux de calcaire de Saint-Émilion, le vin atteindra de la finesse; sur de l'argile profonde comme à Pomerol, il prendra de la rondeur et de la robustesse, avec un velouté irréprochable.Le grenache, quant à hii, a un grand défaut il s’attire assez rapidement les notes d'oxydation et il faut sérieusement modérer Terroirs de la vallée du Rhône.JtAS-ntANÇOLS DEMESS son rendement C'est pourquoi le mourvèdre, la syrah et le cari-gnan se portent souvent à son secours.Seul, il peut produire un vin aussi magnifique qu’imbuvable, très alcooleux ou doux, complexe ou filiforme, rouge délavé ou grenat intense.Il traverse à merveille les périodes d’extrême sécheresse et en taille gobelet il sifflote allègrement à l’unisson des vents violents qui le frappent Il est possible de bricoler des vins, mais le terroir, le vrai terroir, sculpte à lui seul du vrai vin.Un ou des cépages nobles permettent au vigneron d'apposer sa signature sans compromettre la personnalité de son appellation Alors, ne devrions-nous pas chercher des vins de terroir, des vins provenant de zones de production choyées par cette généreuse mère la Terre, et non des vins dit de cépage?Petite note Au fait, «cépage» signifie «raisin à vin» en opposition à «raisin de table».Or, quand l’étiquette d’une bouteille de vin affiche en grand «vin de cépage», il faut comprendre que le vin est fait de raisin à vin.belle affaire?Peut- Sudoku par Fabien Savary 9 8 3 1 8 6 1 9 4 8 3 1 5 2 1 9 8 6 4 3 5 7 8 7 6 2 Niveau de difficulté DIFFICILE 0283 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 0282 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudofcus médit» de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En axcfcjsnrit» ays et à attiser les tensions entre Américains et chiites en Irak.Agence France-Presse et Reuters Le Hamas est ouvert à une trêve Jérusalem — I-e gouvernement du Hamas s’est déclaré favorable hier à l’instauration d’un cessez-le-feu avec Israël à condition que ce dernier mette un terme à ses activités militaires dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.«J'ai parlé aujourd'hui avec le premier ministre (Ismail Haniyeh] et il a dit qu’il voulait vraiment un cessez-le-feu partout», a annoncé sur les ondes de Radio Israël Ghazi Hamad, porte-parole du gouvernement.Il a précisé que cette offre, qu’aucun responsable israélien n’a commenté dans l’immédiat, était soumise à condition.«Nous sommes prêts à lancer des discussions avec les factions pour parvenir à l'arrêt des tirs de roquettes à la condition qu 'Israël s'engage à stopper toute action militaire contre les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie», a-t-il dit.- Reuters La journée de l’enfant africain : Détruis 16 ans, le continent noir observe une Journée de l’enfant africain brus les 16 juin.Peu de gens aunuent pnsé en 1991 que des miDiers d'enfants aHait'iit continuer d’être tués quotidiennement (Lins des conflits et que des milHons d’autres souffriraient de graves maux jrhyskjues et émotionnels, déplore Nigel Fisher, président d’UNICEF Canada.1 )ans la seule République dénxxratique du Congo, ou M.Fisher s»- trouve prù sentiment, environ 45 % des 3,9 milHons de victimes directes et indirectes de la guerre qui a sévi pendant six ans étaient des bambins de moins de cinq ans.I fans une entrevue téléphonique hier, k- jrrésirfont dTINlCEF Canada s’est (fit en outre frappé pir la viofence qui a été: faite aux filles et aux femmes dans ce pays.- Le Dm/ir La tête de Kadyrov est mise à prix Moscou — Le chef rebelle tchét chêne Chamil Baasafev a offirt 50 000 SUS pair la mort de l’homme fort du parvoir pro-russe Ramzan Kadyrov, rapielant avoir revendiqué l'attentat qui coûta la vie en 20*14 à son pere, le président pro-russe Akhmad Kadyrov, a rapporté hier un siti- Internet in-dep-ndantiste - Reuters Agence France-Presse Sri Lanka : 64 morts dans l’explosion d’une mine A N U R U D D H A L O K U H A P U A R A C H D I A nuradhapura — Un attentat imputé aux Tigres xY tamouls a fait 64 morts hier parmi k*s passagers d'un autobus transportant des civils au Sri I^anka, ont fait savoir les autorités, ce qui a donné Heu à une ri-p>ste de l’armée dans le nord-est de l'îk- L’attentati commis dans la province d'Anuradhapura, dans le centre-nord, est k- phis meurtrier depuis le cessez-le-feu de 2002.Les Tigres de Kbération de lEelam tamoul ont nié toute responsabilité dans cet attentat Les rebelles ont confirmé avoir été pris pour cibles par l’aviation dans les districts de Mulattivu et Trin-comalee.Ils ont affirmé qu’il y avait des victimes mais n'ont pas donné phis de précisions.•Nous devons sérieusement réexaminer l’accejrd de cessez-le-feu et peut-être le restructurer», a déclaré kirs d'une conférence de presse k?porte-parole du gouvernement Kehilya Rambukweüa.•Nous ne sommes en rien impliqués dans ces meurtres de civils innocents», a affirme le chef du secrétariat des Tigres pour la paix.S.Fuleedevan.«C'est au gouvernement sri-lankais de foire respecter la loi et l'ordre sur s/m terriUhre.» Far k passé, k*s rebeBes ont déjà nié toute implication dans des attentats similaires contre des militaires perpétrés dans le nord et l’est de llk-, ou la minorité tamoule est majoritaire et ou ils réclament l'instauration d’un Etat indépendant Selon le gouvernement les rebelles ont utilisé deux mines, placées côte a côte, qui ont explosé dans k bus bondé, sur une route isolée située à proximité du territoire contrôlé par les rebelles.•U: message qui en ress/rrt, c'est qu'ils n’rmt aucune limite».a déclaré le directeur du groupe de réfkTtion National Peace Council, Jehan Per era.C^uekjue 5
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